Memoire Iram
Memoire Iram
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Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique
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Université de Carthage
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Institut Supérieure de Gestion de Bizerte
Cabinet d’Accueil
Elaboré par : Iram Aouadi Encadré par : Mme. Olfa Ben jemâa
Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour que vous me portez depuis mon
enfance et j’espère que votre bénédiction m’accompagne toujours. Puisse Dieu, le
Très Haut, vous accorder santé, bonheur et longue vie.
Vous n’êtes pas uniquement mon frère, mais aussi mon ami et mon confident. Nous
étions toujours très proches et nous le serons pour toute la vie.
A MA SŒUR DHOUHA
Ma sœur votre présence m’a toujours donné l’impression d’être proche de toute la
famille. Sans vous ma vie ne serait que simple. Je voudrais vous exprimer à travers
ces quelques lignes tout l’amour et toute l’affection que j’ai pour vous.
Abréviation Signification
logements sociaux
1
secteur. Pour combler cette lacune, le CNC a élaboré un projet de normes spécifiques,
finalisé en 2015 et officiellement validé le 26 décembre 2017. Cette norme a été
publiée par un arrêté du ministère des finances pour être applicable à partir du premier
janvier 2018. Elle est intitulée « NCT45 : Norme comptable relative aux
associations, aux parties politiques et aux autres organismes sans but lucratif ».
Ce mémoire est conçu dans le cadre d’un stage de fin d’étude du master professionnel
en CCSI effectué au sein du cabinet de comptabilité « COFI+ ». Cette immersion
dans le milieu professionnel m’a offert l’opportunité d’enrichir mes compétences
théoriques en audit, de les adapter aux réalités du terrain et d’observer de près les
différentes étapes d’une mission d’audit au sein d’une association.
2
Afin de répondre à la problématique posée et atteindre les objectifs fixés, ce mémoire
s’articule autour de deux chapitres principaux.
Le premier chapitre est composé de deux sections. Il débute par une présentation du
cadre juridique, fiscal et le traitement comptable introduit par la NCT45 des
associations. La deuxième section met en lumière les démarches détaillée d’audit
adapté aux exigences de la NCT45.
3
Chapitre I. L’Audit Externe Des Associations en
Tunisie : Cadre Théorique
Introduction
Depuis 2011, le paysage associatif tunisien a connu un essor considérable marqué par
une implication croissante des associations dans l’économie et jouent un rôle essentiel
dans la création de l’emploi et de la valeur ce qui conduit à une réflexion approfondie
sur leur cadre juridique, comptable et financier, ainsi que sur les mécanismes de
contrôle à mettre en place.
Dans ce contexte, le législateur a mis en place une nouvelle NCT45 qui est devenue
effective à partir des 1 ères janvier 2018. Cette norme apporte des modifications
significatives en introduisant des règles comptables spécifiquement conçues pour
répondre aux caractéristiques uniques du secteur associatif en tant qu’entités à but non
lucratif.
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La deuxième section de ce chapitre est réservée à la présentation d’une méthodologie
d’audit adaptée aux associations en tenant compte les nouvelles dispositions
comptables introduites par la NCT45.
D’après le guide des associations de Tunasso publié en avril 2011 « Une association
est un regroupement d'au moins deux personnes qui décident de mettre en commun
des moyens afin d'exercer une activité dont le but n'est pas leur enrichissement
personnel. Par exemple, la pratique d’un sport, une activité culturelle ou humanitaire.
Le caractère désintéressé de l'activité interdit la distribution d'un bénéfice aux
associés mais il n'implique pas que l'activité soit bénéficiaire : un bénéfice peut servir
à la développer ».
5
Il ressort de cette définition que l’association est un groupement volontaire de
personnes réunies autour d’un objectif commun, non lucratif, qui peut être d’ordre
sociétés commerciales, les associations ne poursuivent pas un but lucratif : leur objectif
principal n’est pas la réalisation de bénéfices à partager entre leurs membres, mais la
démocratiques.
mieux saisir leur rôle, leur fonctionnement et les défis qu’elles rencontrent.
2. Les caractéristiques d’une association
L’une des caractéristiques essentielles qui distinguent une association d’une entité est
son but non lucratif. Une association ne vise pas l’enrichissement personnel de ses
membres. Les profits financiers réalisés, le cas échéant, doivent être réinvestis dans
les activités ou projets de l’association. Ce principe assure la cohérence entre les
objectifs déclarés de l’association et son mode de fonctionnement, tout en garantissant
sa légitimité morale et sociale.
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L’adhésion à une association repose sur le principe de volontariat. Chacun est libre
d’y entrer ou d’en sortir selon les conditions fixées par les statuts. Cette liberté
renforce la nature démocratique de l’organisation, où les membres peuvent participer
activement à la prise de décision et à la vie associative, souvent dans un esprit de
coopération et d’intérêt général.
Malgré leur statut non lucratif, les associations bénéficient d’une autonomie de
gestion. Elles peuvent percevoir des cotisations, solliciter des dons, gérer des
subventions, engager du personnel, ou organiser des événements. Cette autonomie
leur permet de fonctionner de manière indépendante, tout en étant soumises à
certaines obligations comptables et réglementaires.
Une fois que l’association a entamé toutes les étapes pour être déclarée existante
légalement, elle acquiert une personnalité morale qui lui permet d’agir en justice, de
signer des contrats, de posséder un patrimoine, ou encore d’ouvrir un compte bancaire
en son nom. Cette reconnaissance juridique renforce sa capacité d’action et sa
crédibilité auprès des tiers (partenaires, bailleurs, institutions).
2.6 La transparence financière
7
Afin de préserver la confiance du public, des membres et des partenaires financiers,
les associations sont tenues d’assurer une gestion transparente de leurs ressources.
Cela implique la tenue d’une comptabilité régulière, l’élaboration de rapports
financiers, et parfois la soumission à des audits ou contrôles externes, notamment en
cas de financement public ou étranger.
Une fois avoir approfondi les caractéristiques des associations, nous passons dans ce
qui suit à examiner le cadre juridique et fiscal des associations.
Le cadre juridique et fiscal des associations définit les règles et les obligations qui
régissent leur création, leur fonctionnement et leur activité. Une compréhension
approfondie de ce cadre est cruciale pour assurer la pérennité et la légitimité des
associations dans la poursuite de leur objectif.
1. Le cadre juridique
Pour devenir membre d’une association, les conditions sont accessibles : Il suffit
d’être tunisien ou étranger résidant en Tunisie, d’avoir au moins 13 ans, accepter
formellement les statuts de l’association par écrit et de régler la cotisation fixée.
8
Ces critères visent à garantir un engagement clair et responsable, tout en favorisant
une participation ouverte et respectueuse des principes de l’association.
1.2 Quelles sont les étapes à suivre pour créer une association
9
2. Le cadre fiscal
Il est important pour les associations de bien comprendre leurs obligations fiscales et
de se conformer aux réglementations en vigueur.
Les associations à but non lucratif bénéficient généralement d’une exonération de l’IS
pour les activités conformes à leur objet social à condition qu’elles respectent les
critères légaux.
Selon les dispositions de l’article 52 du code de l’IRPP et l’IS, les associations ne sont
pas tenues de procéder à une retenue à la source sur les sommes versées qui n’entrent
pas dans son champ d’application. Toutefois, les revenus de capitaux mobilier perçus
restent soumis à une RAS définitive et non restituable au taux de 20% de leur montant
brut.
Sur le plan fiscal, les associations à but non lucratif ou caritatif peuvent être exonérées
de la TVA pour leurs activités d’intérêt général et leurs acquisitions financées par des
dons. Pour bénéficier de cette exonération elles doivent présenter une attestation
délivrée par le bureau de contrôle compétent ainsi que les documents officiels de
l’association et la convention de don.
Les associations ne sont pas soumises à la TFP car elles sont exclues de champ
d’application de l’IS.
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2.5 Contribution aux collectivités locales
Les associations en raison de leur caractère non lucratif sont généralement exonérées
de la TCL. Cependant, cette exonération ne s’applique pas aux immeubles utilisés par
les associations pour leurs activités et situés dans des zones relevant des collectivités
locales.
L’élaboration des états financiers dans le milieu associatif est réalisée selon des
modalités particulières, répondant aux spécificités de leur gestion.
La NCT45 définit un cadre rigoureux pour l’élaboration des états financiers des
organismes à but non lucratif en s’appuyant sur des principes et des règles
fondamentaux.
Les critères qualitatifs à savoir, la pertinence, la fiabilité, la comparabilité et
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l’intelligibilité garantissent une information financière utile pour la prise de décision,
tout en respectant les hypothèses sous-jacentes comme la comptabilité d’engagement
et les conventions comptables, notamment l’entité et la permanence des méthodes.
- La pertinence : la pertinence de l’information financière repose sur sa
capacité à éclairer efficacement les décisions des utilisateurs en fournissant
des données significatives et actualisées. Pour être véritablement utile, cette
information doit non seulement refléter fidèlement la réalité financière de
l’association, mais aussi parvenir aux décideurs dans des délais compatibles
avec leurs besoins opérationnels.
- La fiabilité : la fiabilité de l’information financière repose sur l’exactitude
absolue des données et leur conformité à la réalité économique. Elle se
caractérise par quatre attributs indissociables : la neutralité, l’exhaustivité, la
fidélité et la vérifiabilité.
- La comparabilité : une information financière est considérée comme
comparable lorsqu’elle offre aux utilisateurs des états financiers la possibilité
d’analyser l’évolution des données financières sur différentes période.
- L’intelligibilité : l’intelligibilité constitue la qualité primordiale qui permet à
l’information financière de remplir sa mission essentielle : être
compréhensible pour les utilisateurs des états financiers.
L’élaboration des états financiers repose sur des principes comptables stricts,
définis par la NCT45. Parmi ces règles, deux éléments majeurs doivent être
respectés :
- Le principe de périodicité exige que les états financiers doivent être arrêtés
chaque année à une date précise, généralement fixée au 31 décembre,
conformément aux dispositions du paragraphe 8 de la première partie de la
NCT45. Toutefois, en cas de nécessité, il est possible de modifier cette date
pour l’adapter aux besoins spécifiques de l’entité concernée.
- Le principe de non-compensation interdit toute compensation entre les
postes d’actifs et de passif, ainsi qu’entre les charges et les produits. Cette
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règle définie dans le paragraphe 9 de la même norme, vise à assurer une
présentation fidèle et transparente des comptes. Cependant, sauf dans des cas
exceptionnels liés à des événements spécifiques, tels que des séminaires ou
des manifestations organisés par l’association.
le bilan reflète la situation financière de l’OSBL à une date donné. Il structuré en une
seule colonne (format anglo-saxon), et se divise en deux parties : les ressources
économiques détenues par l’association, ses obligation et la différence entre l’actif et
le passif qui représente les actifs nets.
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monétaires associés aux différentes transactions financière.
Le résultat comptable d’une association n’a pas pour objectif d’être distribué à ses
membres. Toutefois, cela n’exclut pas la possibilité pour une association de générer
un excèdent financier. Lorsque l’association enregistre un bénéfice, cet excèdent est
alloué selon la décision de l’organe compétent, soit en réserve, soit en report à
nouveau positif. En revanche, en cas de déficit, la perte comptable est reportée sur les
exercices suivants afin d’être compensé ultérieurement.
La gestion des apports d’une association en Tunisie repose sur des règles comptables
précises, notamment la NCT45. Les apports peuvent prendre plusieurs formes telles
que les cotisations des adhérents, les dotations, les subventions publiques ou encore
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les apports affectés à des projets spécifiques. Leur comptabilisation varie en fonction
de leur nature.
- Les cotisations : les cotisations représentent les contributions financières des
adhérents. Elles sont enregistrées comme des revenus dans la comptabilité de
l’organisation.
- Les dotations : les dotations entrainent une augmentation des actifs nets. Elles sont
spécifiquement comptabilisées dans la rubrique “Dotations“ du bilan.
- Financement des biens amortissables : les fonds alloués à l’acquisition de biens
amortissables sont inscrit dans les actifs nets sous la rubrique “apports affectés à des
immobilisations“. Ils sont ensuite intégrés au résultat au fur et à mesure que les
amortissements sont constatés.
- Financement des biens non amortissables : les fonds destinés aux biens non
amortissables sont également enregistrés dans les actifs nets sous la même rubrique
“apports affectés à des immobilisations“. Ils sont transférés au résultat une fois que les
obligations liées à ces biens sont réglées.
- Les apports reportés : ces fonds remboursés l’année précédente (N-1) et utilisés
pour couvrir des dépenses de l’année en cours (N). Ils sont initialement comptabilisés
au passif puis incorporés au résultat lors de la constatation des charges
correspondantes sous la forme des produits différés.
- Les ressources affectées : ces ressources sont directement comptabilisées dans le
résultat de l’exercice concerné.
- Les subventions et aides publiques : leur traitement comptable est régi par la
NCT12 «subventions publiques», qui définit les règles d’enregistrement et de suivi de
ces aides.
Ces apports toujours sans contrepartie, sont évalués à leur juste valeur et leur
affectation doit être clairement indiquée dans les notes aux états financiers. Les
contributions bénévoles représentent des prestations de services effectuées à titre
onéreux par des intervenants qualifiés au profit d’une association.
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Comptablement, ces prestations sont considérées comme des apports en nature.
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Tableau 1. Analyse comparative entre les associations et les sociétés commerciales en Tunisie
L’association est une personne morale de droit La société commerciale est une structure juridique
Nature juridique privé à but non-lucrative constituée par au moins créée pour exercer une activité économique en vue de
trois membres dans le but de poursuivre une générer des profits distribuables entre les associés ou
mission d’intérêt commun ou général. actionnaires.
Le fonctionnement des associations en Tunisie Les sociétés commerciales sont soumises aux
Cadre juridique est régi par le décret-loi n°2011-88 du 24 dispositions du Code des sociétés commerciales (CSC),
septembre 2011, qui consacre la liberté promulgué par la loi n°2000-93 du 3 novembre 2000,
d’association tout en imposant des obligations de complété par divers textes d’application.
transparence et de conformité.
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La création d’une association se fait par dépôt La constitution d’une société requiert une
d’un dossier de déclaration auprès du Registre immatriculation formelle au Registre national des
Création national des entreprises. L’obtention d’un entreprises. Elle implique la rédaction de statuts, le
récépissé dans un délai légal de 30 jours donne dépôt de capital et la publication au JORT.
droit à la personnalité morale.
L’association acquiert la personnalité morale à La société acquiert sa personnalité juridique dès son
Personnalité morale partir de la délivrance du récépissé de enregistrement au registre du commerce, ce qui lui
déclaration, ce qui lui permet d’agir confère des droits et des obligations en tant qu’entité
juridiquement en son nom. autonome.
Les associations doivent tenir une comptabilité Les sociétés sont tenues de produire des états financiers
appropriée à leur taille. Celles recevant des fonds selon les normes comptables en vigueur. Certaines
Contrôle financier publics ou étrangers sont soumises à un contrôle formes juridiques doivent désigner un commissaire aux
par la Cour des comptes, et doivent publier un comptes, et se soumettre à des contrôles fiscaux
rapport financier annuel. réguliers.
Le financement des associations repose Les sociétés financent leurs activités grâce aux apports
Sources de financement principalement sur les cotisations des membres, en capital, aux crédits bancaires et aux revenus générés
les dons, les subventions publiques ou privées, par leur activité. Elles peuvent également lever des
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ainsi que les aides étrangères, sous conditions de fonds sur les marchés financiers.
transparence.
Les associations ne sont généralement pas Les sociétés sont assujetties à l’impôt sur les sociétés, à
Régime fiscal soumises à l’impôt sur les sociétés, sauf si elles la TVA et à d’autres obligations fiscales prévues par le
mènent des activités lucratives. Elles peuvent Code des impôts, en fonction de leur chiffre d’affaires
être assujetties à la TVA selon la nature de leurs et de leur secteur d’activité.
opérations.
Les organes de gouvernance des associations La gouvernance des sociétés varie selon leur forme
Gouvernance sont généralement constitués d’une assemblée juridique. Elle peut être assurée par un gérant, un
générale et d’un bureau exécutif. La gestion est conseil d’administration ou une assemblée générale des
souvent bénévole et encadrée par les statuts. actionnaires. Les dirigeants sont en général rémunérés.
Une association peut être dissoute La société peut être dissoute de façon volontaire, de
volontairement par décision de ses membres, ou plein droit ou judiciairement (par exemple en cas de
Dissolution automatiquement en cas de violation de la loi. La faillite). Une procédure de liquidation permet de
dissolution entraîne la liquidation de ses biens répartir les actifs restants entre les créanciers et les
selon les statuts. associés.
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Section II. L’audit des associations selon la NCT 45
La NCT45 établit un cadre normatif spécifique pour l’audit des associations qui
permet de répondre aux enjeux particuliers de ce secteur. Cette norme ne se limite pas
à une simple vérification comptable, il englobe une évaluation globale des processus,
des risques et des mécanismes de contrôle interne visent à garantir la conformité aux
dispositions légales et l’efficacité de la gestion associative.
La NCT45 est une référence comptable essentielle pour les associations en Tunisie.
Elle définit les règles de comptabilisation et de présentation des informations
financières pour garantir ainsi la transparence et la fiabilité des états financiers.
L’application de cette norme permet aux associations de présenter leurs activités
financières de manière claire et cohérente et faciliter la prise de décisions éclairées par
les parties prenantes notamment les donateurs, les bénéficiaires et les autorités de
régulations.
Les associations occupent une place essentielle dans le tissu économique et social.
Bien que leur objectif premier ne soit pas lucratif, elles doivent répondre à des
exigences rigoureuses en matière de transparence et de bonne gouvernance vis-à-vis à
l’ensemble de leurs parties prenantes notamment les dirigeants, les adhérents et les
tiers. C’est pourquoi la législation prévoit la désignation obligatoire d’un CAC
lorsque les ressources de l’association dépassent un seuil déterminé, conformément à
l’article 43 du décret-loi n°2011-88. La mission du CAC vise à certifier la régularité et
la sincérité des états financiers.
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mission d’audit et de certification des comptes annuels.
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- Détecter les risques inhérents liés aux activités ou à la gestion.
- Déterminer les principales sources de financement et évaluer l’équilibre
financier.
- Identifier les parties prenantes liées à l’association.
- Orienter et structurer les travaux en fonction des éléments recueillis.
- Comprendre les missions, les projets et les opérations menés par l’association.
Le CAC est chargé d’établir un plan opérationnel précis structuré autour de trois
dimensions fondamentales : La méthodologie d’audit, le périmètre d’intervention
clairement défini et le calendrier des travaux. Ce plan constitue le fondement principal
de l’élaboration du programme de travail et il doit intégrer les éléments essentiels
suivants :
- Une présentation claire de l’activité de l’association et de ses objectifs.
- Une analyse préliminaire des risques liés à l’environnement interne et externe
de l’association.
- L’identification des ressources financières majeures de l’association.
- L’examen du système comptable adapté par l’association.
- Le calendrier et l’étendu des procédures d’audit
Une fois la mission planifiée et le seuil de signification défini, le CAC doit attribuer
les tâches aux membres les plus qualifiés et expérimentés de l’équipe. Par ailleurs, il
est essentiel d’assurer un suivi rigoureux du travail des collaborateurs impliqués dans
la mission.
25
4. Evaluation du système de contrôle interne
Conformément à la norme ISA330, le CAC doit mettre en place des tests spécifiques
visant à apprécier le bon fonctionnement du système de contrôle interne ainsi que la
crédibilité des informations collectés.
Dans ce cadre, il doit également s’assurer que les procédures de contrôle interne
définies par la NCT45 sont effectivement respectées en s’appuyant notamment sur
l’analyse des éléments développés ci-dessous.
4.3 Gestion et suivi des financements, dons, subventions et autres aides reçus
Le CAC doit examiner le dispositif mis en place pour la collecte des différentes
sources de financement afin de vérifier les éléments suivants :
Le CAC doit garantir que la gestion budgétaire d’appuie sur une méthodologie
robuste permettant d’analyser systématiquement les écarts entre prévisions et
réalisations. Cette analyse critique constitue le fondement d’actions correctives
ciblées.
Les associations sont tenues de respecter une réglementation stricte depuis leur
création jusqu’à leur dissolution. L’auditeur doit être attentif aux risques juridiques
que l’association peut rencontrer dans le cadre de ses activités. Ces risques concernent
principalement :
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- Le non-respect des engagements contractuels pris par l’association.
Afin d’évaluer ces risques de manière efficace, le CAC doit procéder à une analyse
approfondie des statuts, du règlement intérieur et des procès-verbaux des assemblées
générales, tout en prenant en compte le cadre législatif spécifique au secteur
associatif.
Pour détecter et apprécier ces risques, le CAC doit examiner la structure hiérarchique
de l’association, contrôler les autorisations de signature à la banque et ainsi que
vérifier la régularité des délibérations des organes de gouvernance.
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dites « écrans ». Ces entités sont souvent utilisées comme moyens d’évasion fiscale
ou pour bénéficier d’exonérations d’impôts directs tels que l’impôt sur les sociétés et
l’impôt sur le revenu.
Pour prévenir ces dérives, le CAC doit s’assurer que les activités de l’association
reposent effectivement sur le bénévolat et le volontariat et que les excédents éventuels
sont intégralement réinvestis dans la réalisation des missions de l’association. Il est
également nécessaire de vérifier que les membres et les dirigeants ne reçoivent pas
aucune rémunération ni avantage en nature.
Aujourd’hui, avec l’augmentation des actes terroristes, les associations sont souvent
considérées comme exposées à des risques élevés de blanchiment d’argent et de
financement du terrorisme. C’est pourquoi la Banque Centrale de Tunisie, dans sa
circulation n°2013-15115 demande aux établissements financiers d’appliquer une
vigilance renforcée lorsqu’ils traitent avec des partis politiques ou des associations.
Dans ce cadre, le CAC d’une association doit rester particulièrement attentif lorsqu’il
contrôle une association tout au long de sa mission. Il lui revient d’examiner de
manière rigoureuse les opérations financières afin d’identifier tout activité pouvant
indiquer un risque de blanchiment ou de financement illicite.
5.2.1 Les risques liés au non-respect des procédures et les conditions d’octroi du
financement public
Le secteur associatif tunisien repose en grande partie sur les subventions publiques.
30
De ce fait, le respect des règles encadrant l’attribution de ces financements est
primordial. Plusieurs risques peuvent résulter d’un non-respect de ces obligations
notamment :
- Le non-renouvellement de la subvention.
- Le non-respect des termes contractuels avec l’organisme donateur.
- L’absence de transmission des rapports exigés.
- Une comptabilisation erronée des subventions.
Pour apprécier ces risques, le CAC doit s’appuyer sur les dispositions du décret
n°2013-5183 qui énonce les critères, les procédures et les conditions d’octroi du
financement public aux associations.
Rappelons que le risque d’audit (RA) se définit comme le risque que l’auditeur émette
une opinion erronée sur des états financiers comportant des anomalies significatives.
Il dépend de trois composantes : le risque inhérent (RI), le risque lié au contrôle
interne (RNC) et le risque de non détection (RND). La formule suivante permet de le
calculer :
Afin de limiter ce risque et d’adopter une approche d’audit adaptée, le CAC doit
analyser l’environnement de l’entité auditée et repérer les zones sensibles. Il évalue
alors les risques d’anomalies significatives pour chaque assertion en tenant compte de
la combinaison RI * RNC.
31
Selon la norme ISA 500, les assertions utilisées par l’auditeur concernent à la fois les
flux d’opérations (comme le rattachement, l’exhaustivité, l’exactitude, la séparation,
la classification) et les soldes de comptes (tels que l’existence, les droits et
obligations, l’évaluation, l’affectation). Ces assertions doivent être suffisamment
précises pour guider l’évaluation du risque, la collecte des éléments probants et
l’élaboration de la stratégie d’audit.
Dans cette phase, le CAC doit planifier et réaliser des tests de substance afin
d’évaluer les assertions et de répondre aux risques d’anomalies significatives.
L’objectif est d’obtenir des éléments probants permettant de formuler une opinion
fondée.
Les tests de détails sont des procédures de contrôle mise en œuvre pour vérifier la
validité des informations figurant dans les états financiers à partir des pièces
comptables ou de tout autre élément probant. Le CAC utilise différentes techniques
pour mener ces tests notamment :
32
des calculs dans les pièces justificatives et les écritures comptables.
- L’observation physique : Cette méthode vise à constater directement
l’existence d’un actif afin de confirmer qu’il a bien été pris en compte dans la
comptabilité. A titre d’exemple, le CAC peut assister à l’inventaire réalisé par
le personnel d’une association.
- La confirmation externe (ou circularisation) : cette technique consiste à
demander à un tiers de confirmer une information ou une situation. Les
réponses obtenues sont généralement plus fiables car elles proviennent d’une
source indépendante.
- Les demandes d’informations : L’auditeur peut interroger des personnes
compétentes à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entité pour obtenir des
renseignements financiers ou non financiers. Ces informations peuvent être
recueillies par écrit ou oralement.
5.2. Mises en œuvre des procédures analytiques conformes aux normes ISA 570
- Comparer les résultats annuels avec les données des années précédentes ou
avec les prévisions établies.
- Repérer les écarts importants et comprendre leur origine.
- Mettre en comparaison les données comptables de l’association avec celles
d’autres structures similaires du même secteur.
6. Le rapport d’audit
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obligations légales et réglementaires.
34
Dans ce paragraphe, le CAC exprime son opinion qui peut prendre les formes
Suivantes :
Une opinion sans réserve : lorsque les états financiers de l’association
sont présentés de manière transparente et fidèle en conformité avec la
NCT45 sans anomalies significatives.
Une opinion avec réserve : le CAC peut émettre une opinion avec réserve
lorsqu’il rencontre une limitation dans l’étendue de ses travaux ou lorsqu’il
existe un désaccord avec la direction notamment sur les méthodes
comptables appliquées ou les informations présentées en annexe.
Toutefois ces points ne sont pas assez importants pour justifier une opinion
défavorable.
Une opinion défavorable : Elle est émise lorsque les états financiers ne
respectent pas la réglementation en vigueur. Contrairement à une opinion
sans réserve, les données présentent alors des erreurs, des incertitudes ou
des inexactitudes significatives.
- Paragraphe sur les autres obligations légales et réglementaires : ce
paragraphe contient les conclusions du CAC sur le respect du cadre juridique
et réglementaire applicable.
- La date d’émission du rapport.
- La signature, l’identité et les cordonnées de l’auditeur ou du cabinet en
charge de l’audit.
L’audit des associations en Tunisie présente des enjeux et défis spécifiques liés à leur
environnement réglementaire, économique et social nécessitant une approche adaptée
pour garantir la transparence et la bonne gestion des ressources.
L’audit des associations en Tunisie présente plusieurs enjeux. D’une part, il vise à
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garantir la transparence financière et la bonne gestion des ressources essentielles pour
maintenir la confiance du public et des bailleurs de fonds. D’autre part, il permet
d’évaluer l’efficacité et l’efficience des actions menées par ces organisations souvent
impliquées dans des projets de développement social et économique.
L’audit des associations en Tunisie présente plusieurs défis notables. Parmi ces défis,
on peut citer la complexité des réglementations applicables qui nécessite une mise à
jour permanente des connaissances pour garantir la conformité.
De plus, la gestion des ressources financières provenant de diverses sources telles que
les dons et les subventions, pose des difficultés en termes de traçabilité et de
transparence.
36
Conclusion
37
Chapitre II. L’Audit Externe Des Associations
En Tunisie : Cas De l’Association « XYZ »
Introduction
Les cabinets comptables occupent une place cruciale dans l’accompagnement des
entreprises à chaque étape de leur développement en tant que soutien stratégique et
opérationnel de haute qualité.
Mon intérêt s’est rapidement orienté vers le département d’audit car il représente un
choix stratégique correspond à nos ambitions professionnelles et offre des
perspectives de croissance qui nous permettant de réaliser mes objectifs de carrière.
Au cours de la période de notre stage, plusieurs missions d’audit ont été confiées au
cabinet. Toutefois, notre intérêt s’est adressé en particulier à l’audit d’une association
amicale notamment en raison de la spécificité de son régime comptable régi par les
nouvelles dispositions de la NCT45.
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Section I. Présentation du cabinet d’accueil et tâches
exécutées
La période du stage que nous avons réalisé est considérée comme une expérience
professionnelle enrichissante, courant laquelle nous avons eu l’occasion de rejoindre
l’équipe du cabinet « COFI+ » où nous avons activement contribué à diverses
missions qui nous ont permis de développer nos compétences et notre expertise. Cette
première section vise à présenter de manière détaillée le cabinet « COFI+ » et par la
suite les différentes tâches effectuées durant ce stage.
Au niveau de cette partie, nous commençons par présenter une description historique
du cabinet, son organigramme, et les principales tâches qui font partie de son activité.
1. Historique du cabinet
« COFI+ » est un cabinet d’étude comptable et fiscale qui a été créé en février 2002 à
Bizerte. Il est fondé par Monsieur Dhakouani Fethi membre à la compagnie des
comptables de Tunisie ayant plus de 20 ans d’expérience.
39
Tableau 3. Fiche signalétique
Dénomination social COFI+
Sigle usuel
2. L’organigramme du cabinet
Le cabinet « COFI+ » est composé d’un comptable inscrit dans la compagnie des
comptables de Tunisie, d’un auditeur, d’une assistante comptable et fiscal et d’un
CAC.
La figure ci-après présente l’organigramme du cabinet COFI+ qui permet de
visualiser la structuration interne de l’équipe.
Direction
Générale
Auditeur
CAC
Assistante
Comptable
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3. Les activités du cabinet
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financières, détecter les anomalies éventuelles et formuler les recommandations pour
améliorer les processus financiers et comptables.
COFI+ offre une assistance précieuse dans les démarches administratives et juridiques
qui permet à ses clients de naviguer efficacement dans le paysage réglementaire
complexe. Grâce à une expertise approfondie des lois, les professionnels fournissent
des conseils personnalisés et des solutions adaptées pour faciliter les interactions avec
les administrations publiques et les institutions juridiques.
Une fois avoir présenté le cabinet d’accueil et les différentes activités exercées au sein
de ce cabinet, nous exposons dans ce qui suit, les différentes tâches que nous avons pu
effectuer tout au long de la période de notre stage.
42
II. Les tâches effectuées
Durant notre stage, nous avons pu acquérir une compréhension concrète et globale des
défis quotidiens rencontrés par les agents comptables. Nous avons notamment eu
l’occasion de réaliser les missions développées ci-dessous.
Les opérations d’assistance que nous avons pu contrôler tout au long de la période de
notre stage sont liées aux opérations courantes. Elles sont liées essentiellement à la
tenue de la comptabilité, la gestion de la paie et les déclarations fiscales.
- Préparer les états financiers périodiques tels que les bilans, les comptes de
résultats et les tableaux de flux de trésorerie.
- Enregistrement des écritures comptables.
- Gérer les comptes fournisseurs et clients.
- Suivre les paiements et les encaissements.
- Collecter les documents nécessaires tels que les relevés bancaires, les factures
et les reçus.
43
- Préparer les déclarations fiscales à travers les informations collectées.
Les travaux d’audit que nous avons réalisés sont liés à trois catégories d’audit, à
savoir l’audit interne, l’audit légal externe et l’audit des associations.
Nos tâches ont été variées et ont portées sur les aspects suivants :
- Vérifier les états financiers pour s’assurer qu’ils sont exacts, complets et
conformes aux normes comptables et réglementaires applicables.
- Exprime une opinion sur la sincérité et la régularité des états financiers.
- Vérifie la conformité aux lois notamment en matière fiscale et sociale.
Au cours de cette mission, nous avons été amenés à réaliser diverses tâches après
avoir pris connaissance de manière générale de l’organisation et du fonctionnement de
l’institut. Notre intervention s’est principalement concentrée sur l’audit de plusieurs
cycles à savoirs :
Les charges (dépenses).
Les produits (recettes).
Les immobilisations.
44
Les stocks.
La trésorerie.
Le budget.
Cette section se concentre sur l’analyse de l’audit légal des comptes annuels d’une
association sociale conformément à la NCT45. L’audit porte spécifiquement sur
l’exercice clos le 31 décembre 2023 qui correspond à la deuxième année
d’intervention du cabinet « COFI+ » en qualité de CAC. Les états financiers de cette
association (présentés en annexe 5) ont été arrêtés à la même date. Pour respecter les
règles de confidentialité, l’association sera désignée sous le nom « XYZ ».
45
et la conformité des états financiers aux dispositions de la NCT45. Mais avant de
commencer à décrire cette démarche d’audit, nous procédons en premier niveau à la
présentation de l’association objet de notre cas pratique.
L’amicale « XYZ » est une association tunisienne à but non lucratif créée en 2014
conformément aux dispositions du décret-loi n°88-2011. Sa mission principale est la
prise en charge et la réhabilitation des personnes ayant subi des actes de torture.
46
Tableau 4. La répartition des rôles et des fonctions au niveau de l’amicale
Le cabinet « COFI+ » a été désigné en tant que CAC par l’AGO de l’amicale
« XYZ » pour réaliser l’audit de l’exercice 2023. La décision d’accepter ou de
poursuivre une mission constitue un choix stratégique majeur pour un cabinet. En
effet, une mauvaise décision peut entraîner non seulement une perte de temps mais
également une pression accrue sur les équipes et une atteinte à la réputation.
47
Dans le cadre de cette mission, le cabinet a respecté les étapes développées ci-dessous
pour garantir une prise de décision éclairée et assure la qualité de la relation client.
1. Les critères à remplir pour accepter une mission d’audit
La lettre de mission est essentielle car elle représente une garantie pour le CAC et
permet également d’informer la direction de l’amicale sur les objectifs, les
responsabilités et le rôle de l’auditeur dans le cadre de sa mission.
48
3. La composition de l’équipe d’intervention et l’estimation budgétaire
temporelle
49
1. Prise de connaissance de l’amicale « XYZ »
La réussite de la mission d’audit repose sur une analyse approfondie des risques
potentiels et une appréciation rigoureuse de système de contrôle interne de l’amicale
« XYZ ». Cette évaluation revêt une importance majeure car chaque composante du
contrôle interne influence directement la fiabilité des états financiers.
L’équipe d’audit a adopté une démarche structurée articulée autour des étapes
suivantes :
Test de conformité
Evaluation du système de
contrôle interne
Recommondations
51
2.1 Saisie et compréhension des procédures du contrôle interne
Cette phase constitue une étape clé dans l’évaluation du système de contrôle interne
par l’auditeur car elle détermine la qualité et l’efficacité de l’ensemble du processus
d’audit.
Pour vérifier la conformité des procédures de contrôle interne avec les exigences de la
NCT45, l’auditeur a adopté une méthode narrative. Cette approche repose sur deux
axes principaux : l’analyse de la documentation disponible et la conduite d’entretiens
avec les acteurs concernés.
Les tests de conformité ont pour objectif de valider la compréhension par l’auditeur
du système interne. Ils consistent à vérifier l’adéquation entre les procédures
formellement établies et leur application concrète au sein de l’organisation. Cette
phase de contrôle s’appuie principalement sur deux méthodes complémentaires : La
52
réalisation des entretiens avec les acteurs concernés ou l’étude de cheminement des
opérations.
Dans le cas de l’amicale « XYZ » ces tests ont été réalisés principalement par des
confirmations verbales. Cette méthode implique d’interroger les différents
intervenants impliqués dans les procédures afin de recueillir des preuves qui permet
d’attester le respect des processus établis.
Les procédures contrôlées dans le cadre de cette mission sont :
La procédure comptable
Ce tableau synthétise les principaux test et dispositifs de contrôle mises en œuvre par
le cabinet dans le cadre de la vérification de la procédure comptable.
53
l’efficacité et l’autonomie dans le traitement des
opérations comptables.
Enregistrer de façon L’amicale veille à enregistrée de manière
complète toutes les exhaustive l’ensemble de ses opérations
opérations. conformément aux procédures établies.
Respect des obligations L’amicale ne respecte pas les articles 52 et 53 du
fiscales en vigueur. Code de l’IRPP et de l’IS qui imposent l’obligation
de retenue à la source pour toute opération
supérieure à 1000 DT.
54
concordance entre les l’amicale.
montants des aides
enregistrées en comptabilité
et les documents justificatifs
pour garantir l’exactitude et
l’exhaustivité des
informations comptables.
Ce tableau fournit une analyse structurée des procédures spécifiques aux associations
à travers une description détaillée des pratiques actuelles et des critères de contrôle
afin de garantir leur conformité avec les exigences légales et réglementaires.
57
d’archivage des comptable en cas Le processus
documents d’incident d’établissement
comptables. technique ou des états
humain. financiers.
Il convient également
de se conformer à
l’article 42 du décret-
loi n°2011-88 qui
impose la
conservation des
documents et
registres financiers
pendant une durée
minimale de dix ans
ainsi que la mise à
disposition des
moyens matériels
nécessaires à leur
archivage sécurisé.
58
membres ce qui
permet de
compromettre la
pérennité de
l’association.
59
juridique comportent pas des décisions légales obligatoires
certaines mentions adoptées qui dans les procès-
légales obligatoires permet de verbaux des
telles que le numéro compromettre assemblées générales.
du PV, l’heure de ainsi la validité
début et de fin, des délibérations
l’ordre du jour le associatives.
numéro d’affiliation
et les signatures des
membres présents.
Dans le cadre de l’audit des états financiers de l’amicale « XYZ », il est essentiel
d’adopter une approche fondée sur les risques. Cette méthode permet d’identifier les
anomalies potentielles pouvant affecter de manière significative les comptes.
L’objectif est de définir une stratégie d’audit adaptée et de formuler une opinion
raisonnable sur la fiabilité des informations financières.
En effet, le cabinet « COFI+ » n’a pas appliqué cette approche pour l’étude de cas de
l’association. Au lieu de procéder à une évaluation globale des risques l’audit s’est
60
limité à l’examen des comptes présentant des soldes significatifs identifiés à partir de
la balance générales. Ces comptes en raison de leur importance matérielle ont fait
l’objet d’une analyse spécifique. La liste des comptes concernés par cet examen est
synthétisée dans le tableau présenté ci-dessous :
mouvements Soldes
Numéro Intitulé des Débit Crédit Débit Crédit
de comptes
comptes
532100 Banque 5 714 485,811 5 495 357,235 219 128,576
Attijari
532140 Atij UNVF 2 654 916,570 2 604 948,700 49 967,870
Durant cette étape, il convient de mettre en œuvre des tests de substance essentiels
visant à recueillir des éléments probants, suffisants et pertinents. Ces procédures
permettent de fonder un avis d’audit solide et d’aboutir à des conclusions
raisonnables.
61
Ci- dissous nous exposons les travaux d’audit réalisés par le cabinet « COFI+ » sur
les comptes jugés significatifs à partir de la balance comptable.
62
Les liquidités ont diminué entre 2022 et 2023 ce qui pourrait indiquer une réduction
des fonds disponibles ou une augmentation des dépenses par rapport aux entrées de
trésorerie.
63
compte plus forte baisse (99,95%).
027407 Cela indiqué un transfert de
fonds vers d’autres comptes
comme Attijari.
Recommandations stratégiques
L’analyse des liquidités de l’amicale « XYZ » révèle une diminution globale des
fonds disponibles en 2023 marquée par une centralisation des ressources dans le
compte Attijari et des baisses significatives dans les comptes ATB. Pour cela il
recommandé de :
- Vérifier l’origine des fonds (dons, subventions) pour identifier les causes de la
baisse.
- Diversifier les comptes bancaires pour réduire la concentration à un seul
établissement et sécuriser les fonds.
- Mettre en place un tableau de bord financier pour surveiller les flux de trésorerie
et anticiper les besoins opérationnels.
64
montants reste impayée. Une vérification des échéances de paiement serait
recommandée.
- L’apparition des charges constatées d’avance qui représentent des dépenses
payées à l’avance pour des services ou biens à recevoir ultérieurement s’élèvent à
424,522 en 2023. Cela peut refléter une meilleure planification ou des
engagements financiers anticipés par l’association.
Les montants des dépôts et cautionnements versés restent inchangés entre 2022 et
2023 avec un total net de 5000 DT. Cela reflète une continuité dans la gestion de cette
rubrique et indique que l’association n’a pas engagé de nouvelles garanties ou dépôts
en 2023.
65
Identifier l’existence de comptes associés ouverts au nom de dirigeants ou
d’adhérents et les mentionner dans le rapport si nécessaire.
- Procédure de confirmation :
Il est recommandé d’effectuer une circularisation pour obtenir une
confirmation des soldes des comptes auprès des fournisseurs.
Adresser des demandes de vérification à certains fournisseurs afin de
confirmer leur existence et l’exactitude des soldes.
Le cabinet « COFI+ » n’a pas reçu de réponses aux circularisations adressées aux
fournisseurs ce qui limite l’accès à des informations externes fiables permettant de
valider les soldes des comptes fournisseurs.
L’audit a mis évidence une anomalie non significative dans les comptes
fournisseurs. Celle-ci n’affecte pas la régularité globale des comptes et ne remet
pas en cause leur fiabilité.
66
4.6 Excédent ou déficit reporté
Un examen approfondi des documents a été réalisé pour cette rubrique notamment à
travers l’analyse du procès-verbal de l’assemblée générale et vérification de
l’affectation des résultats de l’exercice précédent.
L’association est passée d’un déficit reporté important en 2022 (-123 161,557) à
un excédent reporté en 2023 (101 270,999). Cela reflète une meilleure situation
financière globale.
Le compte relatif aux excédents ou déficits reportés ne présente aucune
anomalie notable ce qui suggère une gestion saine et régulière des finances.
Une analyse détaillée des comptes de produits a été menée selon une approche
analytique en mettant l’accent sur les points suivants :
- Vérification exhaustive des subventions attribuées notamment la subvention
octroyée à l’amicale « XYZ » d’un montant total de 533 454,579 DT. La
confirmation de ces montants a été effectuée sur la base des procès-verbaux.
- Vérifier la conformité au principe fondamental de la séparation des exercices
comptable.
le comptes de produit révèle une diminution notable passant de
67
présence des numéros d’identification fiscale, des taux et des montants de la taxe
appliqués.
Analyse des contrats établis entre l’amicale « XYZ » et ses fournisseurs
d’exploitation.
- Une procédure de circularisation :
Adresser une demande de confirmation écrite aux fournisseurs concernant les
montants déclarés.
Le cabinet «COFI+» n’a reçu aucune réponse de la part des fournisseurs
d’exploitation.
Les comptes de charge présentent certaines anomalies non significatives. Toutefois,
ces irrégularités n’ont pas d’impact sur la fiabilité et la conformité globale des
comptes selon les conclusions de l’audit.
Selon la norme ISA 580, la lettre d’affirmation est un écrit fourni par la direction de
l’entité auditée destiné à servir de preuve pour confirmer certains éléments obtenus au
cours de l’audit. Elle vise à renforcer la crédibilité des informations utilisées pour
émettre une opinion motivée sur les états financiers.(Voir la lettre d’affirmation
fournie dans l’annexe 9)
68
Dans le cadre de cette mission, le comité directeur de l’amicale « XYZ » a remis une
déclaration formelle portant sur plusieurs points spécifiques relatifs aux états
financiers. Cette lettre contient notamment les confirmations suivantes :
La mission d’audit de l’amicale « XYZ » s’est achevée par la rédaction d’un rapport
(annexe 9) dans lequel le cabinet « COFI+ » exprime son opinion sur les informations
financières présentées par l’amicale. Le rapport d’audit comprend les éléments
suivants :
- Destinataire du rapport : Le rapport est adressé aux membres de l’amicale
« XYZ ».
- L’opinion sur les états financiers : Le cabinet d’audit a émis une opinion sans
réserve sur le rapport financier de l’amicale « XYZ » pour l’exercice 2023. Cette
réserve mentionne que les états financiers reflètent une image fidèle et sincère de
la situation financière de l’association conformément aux dispositions de la NCT
45.
- Fondement de l’opinion sans réserve : Le cabinet a signalé qu’aucun élément
significatif n’a été identifié pouvant remettre en question la régularité, la sincérité
69
et la conformité des états financiers de l’association pour l’exercice clos le
31/12/2023 conformément aux exigences légales tunisiennes la NCT45.
- Paragraphe d’observation : Le cabinet a souligné plusieurs points nécessitant
une attention particulière des destinataires du rapport sans remettre en cause son
opinion :
L’amicale est tenue de procéder à la retenue à la source sur tous les montants
versés pour le compte de tiers conformément aux articles 52 et 53 du Code de
l’IRPP et l’IS.
Lors de l’analyse des comptes fournisseurs le cabinet a constaté que la
majorité des fournisseurs n’a pas fourni de réponse satisfaisant ce qui
complique l’obtention d’éléments probants fiables.
L’amicale ne dispose pas de manuel de procédures formalisé pour les activités
destinées aux adhérents ce qui nuit à la qualité du suivi comptable et financier.
- Domaine de la mission d’audit : Le cabinet a précisé que l’amicale est tenue de
respecter le cadre comptable applicable aux entreprises tel que défini par la loi
n°112 du 30 septembre 1996. Cette exigence est complétée par l’application de la
NCT45 relatives aux associations et partis politiques ainsi que par les dispositions
du décret n°5183 de novembre 2013.
- Responsabilité de la direction pour les états financiers : Il appartient à la
direction de l’amicale de préparer et de présenter des états financiers sincères et
réguliers conformément à la NCT45. Elle est également responsable de la mise en
place d’un système de contrôle interne adéquat qui permet de garantir la fiabilité
des informations financières et l’absence d’anomalies significatives.
- Responsabilité du réviseur : Le cabinet a rappelé que sa mission consiste
formuler une opinion sur les états financiers et que l’audit réalisé selon les normes
internationales en conformité avec les règles de déontologie. Il a également
précisé que l’objectif de l’audit est de fournir une assurance raisonnable sur la
sincérité et la régularité des états financiers.
70
- Rapport sur les vérifications spécifiques : Le cabinet a souligné que l’amicale
tient à jour les registres légaux exigés par l’article 40 du décret-loi n°2011-88
notamment :
Le registre des membres.
Le registre des délibérations des organes de direction de l’association.
Le registre des activités et des projets.
Le registre des aides, dons, donations et legs.
71
Conclusion
Le stage effectué dans un cabinet comptable constitue une expérience enrichissante
qui permet d’acquérir des compétences pratiques et d’approfondir les connaissances
théoriques.
Dans le cadre de l’audit légal de l’association « XYZ », cette étude de cas a permis
d’explorer la méthodologie d’audit spécifique aux associations depuis l’acceptation de
la mission jusqu’à la formulation d’une opinion sur la conformité et la sincérité des
états financiers.
72
Lors de la phase d’évaluation des risques le cabinet « COFI+ » a adopté une approche
centrée sur l’examen des soldes significatives des comptes spécifiques sans recourir à
l’approche par assertion.
Au niveau des travaux sur les comptes ont principalement reposé sur des tests de
substance. Cependant, la présence de données comparatives pour l’année précédente
offre la possibilité de réaliser une analyse approfondie des variations.
73
Conclusion générale
Les organismes sans but lucratif (OSBL) présentent des particularités uniques à
plusieurs égards. Leur vocation non lucrative, leur impact social et la diversité de
leurs ressources financières les rendent vulnérables à certains risques, notamment en
matière de détournement de fonds. Pour répondre à ces enjeux, un cadre normatif
comptable spécifique a été développé, visant à garantir la transparence et à répondre
aux besoins des parties prenantes en informations financières fiables.
En Tunisie, le législateur a instauré une obligation d'audit légal pour les associations,
conformément aux normes internationales d'audit. Cette mesure a pour objectif de
contrôler l'origine des fonds et d'assurer la traçabilité des dépenses. Dans ce contexte,
la NCT45, entrée en vigueur le 1er janvier 2018, a introduit des dispositions
comptables adaptées aux spécificités des associations, notamment l'absence de
recherche de profit.
Cette section expose en détail les fondements et les normes qui régissent la
préparation des états financiers. Cela comprend notamment l'état de situation
financière, l'état des résultats (produits et charges), l'état des flux de trésorerie, ainsi
que les notes explicatives complémentaires. En outre, elle traite des aspects
particuliers de la comptabilité tels que la structuration des systèmes comptables, les
mécanismes de contrôle interne et la classification méthodique des comptes.
74
Enfin, une méthodologie d'audit adaptée au secteur associatif est proposée. Cette
démarche s'articule autour de plusieurs étapes clés, notamment la prise de
connaissance de l'association, la planification de la mission et l'évaluation du système
de contrôle interne, l’évaluation des risques, les travaux de contrôle des comptes et
finalement la rédaction du rapport d’audit. Cette approche structurée permet d'assurer
un audit rigoureux et conforme aux exigences légales et normatives.
Mon stage au sein du cabinet « COFI+» m’a offert l’opportunité de m’intégrer à une
équipe d’audit légal chargée d’examiner les comptes de l’amicale « XYZ » pour
l’exercice 2023. Cette structure, à but culturel et social, a constitué le cadre d’une
étude de cas approfondie, mettant en pratique les différentes phases d’une mission
d’audit, depuis l’évaluation préliminaire jusqu’à la formulation d’une opinion
indépendante.
76
Références Bibliographiques
Décret-loi
Décret-loi n°2011-88 du 24 septembre 2011 portant organisation des
associations.
Décret-loi n°2013-5183 de 18 novembre 2013 fixant les critères, les
procédures et les conditions d’octroi du financement public pour les
associations.
Webographie
[Link]
et-social-regissant-les-associations-en-tunisie Rejeb Elloumi opinions
« cadres juridique, comptable, fiscal et social régissant les associations en
Tunisie ».
[Link]
_Guide_des_associations_-_v1.[Link] « Le guide des associations Tunasso
(avril 2011) ».
[Link] Septembre 2008 PDF « La démarche générale d’audit et les
nouvelles normes » (Approche spécifique des PME) (septembre 2008).
Les Normes
77
politiques et aux autres organismes sans but lucratif ».
ISA 230 : « Documentation de l’audit ».
Ouvrages
Ammar Ghassen, (2021), «Guide de l'expert-comptable « Tous ce qu'il faut
savoir sur les associations en Tunisie » .19 p.
Mémento d’audit pratique Francis Lfebvre, « Audit et commissariat aux
comptes », Edition 2011-2012 Lefebvre Franci
78
Annexes
79
Annexe 2. Modèle d’état des produits et des charges
Charges
CH 6-Autres pertes
80
Annexe 3. Modèle d’état de flux de trésorerie
81
Trésorerie à la cloture de l’exercice
11 Réserves
101 Réserves statutaires AN5
14 Subventions d'investissement
AN3
141 Subventions d’investissement incorporelles affectées à des
immobilisations
AN3
142 Subventions d’investissement affectées à des immobilisations
corporelles
149 Subventions d'investissement inscrites aux comptes de produits. AN3
15 Provisions pour risques & charges PA4
Emprunts & dettes assimilées PA7
17 Comptes de liaison des établissements, succursales et bureaux de représentation PA6/AC6
Autres passifs non courants PA6
19 Apports reportés PA5
Apports reportés affectés aux charges d'exercices futurs PA5
Autres apports reportés PA5
2 COMPTES D’ACTIFS IMMOBILISES
21 Immobilisations incorporelles. AC9
Immobilisations corporelles. AC8
23 Immobilisations en cours. AC8/AC9
Immobilisations à statut juridique particulier AC8/AC9
82
25 Participations & créances liées à des participations AC7
Autres immobilisations financières AC7
27 Autres actifs non courants AC6
Amortissements des immobilisations AC8/AC9
29 Provisions pour dépréciation des actifs immobilisés AC8/AC9
3 COMPTES DE STOCKS
31 Matières premières & fournitures liées AC5
Autres approvisionnements AC5
33 En-cours de production de biens AC5
En-cours de production de services AC5
35 Stocks de produits AC5
Stocks de marchandises AC5
39 Provisions pour dépréciation des stocks AC5
4 COMPTES DE TIERS
40 Fournisseurs & comptes rattachés PA3/AC3
Clients/Adhérents et comptes rattachés AC4
42 Personnels & comptes rattachés AC3
Etats & collectivités publiques AC3/PA2
83
Annexe 5. Les états financiers de l’association « XYZ »
84
Détails des notes :
85
86
87
88
89
90
91
Annexe 6. Questionnaire fermé relative à la trésorerie
personnes autorisées ?
5 Un relevé quotidien des paiements est-il établi pour : Uniquement suivi
– les espèces ? via les relevés
– Les chèques ? bancaires.
– Les virements bancaires ?
6 La signature des chèques est-elle assurée par des La signature est
personnes indépendantes de celles en charge : conjointe entre le
– du contrôle des pièces ? président et le
– De la tenue des journaux ? trésorier.
– De la préparation des paiements ?
7 Les paiements sont-ils effectués uniquement après X
92
9 Une double signature est-elle requise pour X Politique en vigueur :
l’émission de chèques d’un montant deux signataires
significatif ? obligatoires pour tout
chèque
10 Le mode de paiement ainsi que la date X Permet une meilleure
figurent-ils sur les pièces justificatives traçabilité des
afin de prévenir les doublons ? opérations
11 Les chèques annulés sont-ils correctement X Contribue à la
invalidés (ex : perforés ou agrafés à la sécurisation des
souche) afin deviser toute réutilisation ? moyens de paiement
12 Les règlements sont-ils enregistrés de X Garantit l’exhaustivité
façon ordonnée dans un journal dédié (par et la transparence
ordre chronologique ou numérique) ?
13 Les écritures comptables relatives aux X Conformité aux
règlements sont-elles passées : principes comptables
– à la date d’échéance pour les effets de
commerce ?
– À la date d’émission pour les chèques ?
Les recettes :
1 Les fonds reçus (chèques ou espèces) X Les paiements en
sont-ils consignés dans un registre espèces ne sont pas
chronologique avant leur remise au acceptés dans la
trésorier ? pratique actuelle
2 Le trésorier établit-il quotidiennement un X Document de synthèse
état récapitulatif des encaissements transmis à la
(espèces, virements, etc.) ? comptabilité
3 Une séparation claire est-elle opérée entre X Assure une meilleure
les recettes à déposer en banque et les affectation des fonds
93
sommes destinées aux dépenses internes ?
4 La comptabilité effectue-t-elle un contrôle X Procédure de
journalier des dépôts bancaires afin de rapprochement en
vérifier l’exhaustivité des remises ? place
5 Le trésorier exerce-t-il ses fonctions en X Il est uniquement
toute indépendance par rapport aux tâches chargé de la signature
suivantes : et de la validation des
– Réception du courrier pièces justificatives
– Approbation des pièces
– Signature et envoi des chèques
– Rapprochement bancaire
– Tenue des journaux comptables
Banque :
1 Établit-on des rapprochements bancaires X
94
vérifiés pour s'assurer que ces opérations
ont été soldées sans retard excessif et que
l'opération a été correctement enregistrée
dans chaque compte ?
4 Le rapprochement est-il revu et signé
chaque mois par un responsable autre que
celui qui l'établit ?
5 Les suspens bancaires sont-ils vérifiés et
apurés régulièrement ?
95
Annexe 7. Circularisation de la banque Attijari
Amicale « XYZ »
Tunis le : 01/03/2024
Monsieur
Dans le cadre de l’audit de nos comptes annuels clos le 31/12/2023, nous sollicitons
votre aide pour fournir directement et promptement à notre auditeur externe,
Monsieur Dhakouani Fethi, par e-mail les informations bancaires suivantes :
- Les soldes actualisés de tous les comptes ouverts au nom de notre amicale dans
votre établissement, en précisant les éventuelles restrictions d’utilisation
associées.
- Le montant des intérêts créditeurs ou débiteurs ainsi que les frais bancaires non
encore comptabilisés dans les soldes à la date de clôture.
- Les noms et cordonnées des personnes habilitées à effectuer des opérations sur ces
comptes que ce soit de manière individuelle ou conjointe.
Nous vous remercions par avance pour votre coopération et restons à votre disposition
pour tout complément d’information
96
Annexe 8. La lettre d’affirmation
A l’attention de Monsieur Dhakouani Fethi
La présente lettre d’affirmation est établie dans le cadre de votre mission d’audit des
états financiers de l’amicale « XYZ » pour la période du 1er janvier 2023 au 31
décembre 2023. Son objectif est de certifier que ces états reflètent fidèlement la
situation financière de l’amicale au 31 décembre 2023 ainsi que les résultats de ses
activités et les flux de trésorerie pour l’exercice clos à cette date conformément à la
législation comptable en vigueur.
En notre qualité de responsable de la préparation et de la présentation des états
financiers, nous attestons de bonne foi et en toute transparence les points suivants :
Nous n’avons constaté aucune anomalie notable concernant la gestion ou les
collaborateurs ayant un rôle significatif dans l’élaboration et le contrôle
interne des états financiers.
Nous n’avons identifié aucun manquement ou mise en demeure d’organismes
officiels lié au non-respect ou à une mauvaise application des règles de
présentation des comptes annuels pouvant avoir un impact significatif sur
ceux-ci, n’a été constaté.
Nous confirmons que les états financiers sont exempts d’irrégularités
significatives.
Nous attestons l’absence de toute omission importante dans les informations
fournies.
Nous avons mis à disposition tous les documents comptables ainsi que
l’ensemble des procès-verbaux des assemblées.
Notre association respecte pleinement les clauses des contrats en vigueur et
nous n’avons identifié aucun manquement notable susceptible d’affecter de
manière significative les états financiers. De plus, nous confirmons l’absence
de toute violation des exigences des autorités de contrôle qui pourrait
influencer ces documents de manière significative.
97
Annexe 9. Rapport général du réviseur comptable
3. Paragraphes d’observation
98
Sans remettre en cause notre avis mentionné ci-dessus, nous estimons utile d’attirer
l’attention sur les faits suivants :
1) L’association est tenue d’appliquer le régime fiscal en vigueur, qui englobe les
impôts sur les sociétés ainsi que les taxes sur les revenus des personnes
physiques, conformément aux articles 52 et 53 du code des impôts, pour toutes
les entités morales et sociétés concernées.
2) L’examen des pièces comptables fournies révèle que, bien qu’elles soient
présentées comme justificatifs, la plupart de ces informations ne permettent
pas d’établir une fiabilité suffisante. Un soutien complémentaire serait requis
pour confirmer leur exactitude.
3) Il a été relevé que l’association "XYZ" respecte les règles énoncées dans le
manuel des procédures dédié aux activités comptables et financières. Les
membres adhérents appliquent également ces directives de façon cohérente.
4. Domaine de la mission d’audit allant de 01 janvier 2023 au 31 décembre
2023
L’Amicale « XYZ » est tenue de respecter les obligations juridiques et comptables en
vigueur. Cela inclut l’application des dispositions de la loi n° 112-96 de 1996 relative
à la comptabilité des sociétés, ainsi que du décret-loi n° 88 du 24 septembre 2011
concernant la comptabilité des associations. Elle doit également adopter un système
comptable conforme à la loi n° 112 de 1996, en date du 30 septembre 1996, ainsi
qu’aux normes comptables n° 45 applicables aux associations, établies au plus tard le
30 novembre 2013. Enfin, le comité directeur des associations et des partis politiques
est chargé d’élaborer les états financiers pour l’exercice 2023, en respectant les
normes en vigueur.
5. Responsabilité de la direction dans la préparation et la présentation des
états financiers
la direction de l’association est responsable de la préparation et de la présentation
fidèle des états financiers conformément aux normes comptables tunisiennes, ainsi
que du contrôle interne qu’elle considère comme nécessaire pour permettre la
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préparation d’états financiers exempts d’anomalies significatives, que celles-ci
résultent de fraudes ou d’erreurs. Lors de la préparation des états financiers, c’est à la
direction qu’incombe d’évaluer la capacité de l’association à poursuivre son
exploitation, de communiquer, le cas échéant, les questions relatives à la continuité de
l’exploitation et d’appliquer le principe comptable de continuité d’exploitation, sauf si
la direction a l’intention de cesser l’activité de l’association ou si aucune autre
solution réaliste ne s’offre à elle.
6. Responsabilité de l’auditeur des états financiers
Nos objectifs sont d’obtenir l’assurance raisonnable que les états financiers pris dans
leur ensemble sont exempts d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de
fraudes ou d’erreurs, et de délivrer un rapport de l’auditeur contenant notre opinion.
L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, mais n’est pas une
garantie absolue que l’audit, réalisé conformément aux normes internationales d’audit
applicables en Tunisie, permettra toujours de détecter toute anomalie significative qui
pourrait exister. Les anomalies peuvent résulter de fraudes ou d’erreurs et elles sont
considérées comme significatives lorsqu’elles, prises individuellement ou
collectivement, elles peuvent influencer les décisions économiques que les utilisateurs
des états financiers prennent en se fondant sur ces derniers.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes internationales d’audit
applicables en Tunisie, nous exerçons notre jugement professionnel et faisons preuve
d’esprit critique tout au long de cet audit. En outre :
- Nous identifions et évaluons les risques que les états financiers comportent des
anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs, concevons
et mettons en œuvre des procédures d’audit en réponse à ces risques, et révisions
des éléments probants suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Le
risque de non-détection d’une anomalie significative résultant d’une fraude est
plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la
fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les
fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne.
100
- Nous acquérons une compréhension des éléments du contrôle interne pertinents
pour l’audit afin de concevoir des procédures d’audit appropriées dans les
circonstances, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du
contrôle interne de l’Amicale « XYZ ».
- Nous apprécions le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le
caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, de même
que des informations y afférentes fournies par cette dernière.
- Nous évaluons la présentation d’ensemble, la forme et le contenu des états
financiers, y compris les informations fournies dans les notes, et apprécions si les
états financiers représentent les opérations et événements sous-jacents d’une
manière propre à donner une image fidèle.
- Nous communiquons aux responsables de la gouvernance notamment l’étendue et
le calendrier prévus des travaux d’audit et nos constatations importantes, y
compris toute déficience importante du contrôle interne que nous aurions relevée
au cours de notre audit.
- Nous fournissons également aux responsables de la gouvernance une déclaration
précisant que nous nous sommes conformés aux règles de déontologie pertinentes
concernant l’indépendance, et leur communiquons toutes les relations et autres
facteurs qui peuvent raisonnablement être considérés comme susceptibles d’avoir
des incidences sur notre indépendance ainsi que les sauvegardes connexes s’il y a
lieu.
- Parmi les questions communiquées aux responsables de la gouvernance, nous
déterminons celles qui ont été les plus importantes dans l’audit des états financiers
de la période considérée : ce sont les questions clés de l’audit. Nous décrivons ces
questions dans notre rapport, sauf si des textes légaux ou réglementaires en
empêchent la publication ou si, dans des circonstances extrêmement rares, nous
déterminons que nous ne devrions pas communiquer une question dans notre
rapport parce que l’effet d’une telle communication de cette question dépasserait
les avantages pour l’intérêt public.
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7. Rapport sur les vérifications et informations spécifiques
- Conformément aux dispositions de l’article 40, du Décret-loi n°2011-88 du 24
Septembre 2011, portant organisation des associations, nous n’avons pas de
remarques particulières sur les informations données dans les registres, préparés
par l’association au titre de l’exercice 2023, qui sont les suivants :
Le registre des membres.
Le registre des délibérations des organes de direction.
Le registre des activités et des projets.
Le registre des dons.
- Conformément aux dispositions de l’article 38, du Décret-loi n°2011-88 du 24
Septembre 2011, portant organisation des associations, toutes les transactions
financières de recettes ou de dépenses de l’Amicale « XYZ » sont effectuées par
virements ou chèques bancaires chaque fois que leur valeur dépasse Cinq Cents
(500) Dinars.
- Conformément aux dispositions de l'article 41 du Décret-loi n°2011-88 du 24
Septembre 2011, portant organisation des associations, l’Amicale « XYZ » a
procédé à la publication des données relatives aux aides, dons et donations
d'origine étrangère. Par ailleurs, nous attirons votre attention sur le fait que ladite
publication devrait intervenir dans un délai d'un mois suivant la date de la
réception des aides, dons et donations d'origine étrangère.
8. Rapport relatif aux obligations légales et réglementaires
Dans le cadre de notre mission de commissariat aux comptes, nous avons également
procédé aux vérifications spécifiques prévues par les normes publiées par l'ordre des
experts comptables de Tunisie et par les textes réglementaires en vigueur en la
matière. À cet effet, nous n'avons pas détecté d'irrégularité liée à la conformité des
comptes de l’Amicale « XYZ » avec la réglementation en vigueur.
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Résumé
À la suite de la révolution du 14 janvier 2011 en Tunisie, le paysage associatif a
connu une diversification significative de ses activités, une expansion de ses domaines
d’intervention et une multiplication de ses sources de financement. Pour garantir une
gestion transparente des fonds alloués à des objectifs spécifiques et prévenir tout
détournement, le législateur tunisien a instauré, via le décret-loi n°2011-88, un cadre
réglementaire strict encadrant les flux financiers des associations.
Cependant, ce décret-loi ne constitue pas un référentiel comptable adapté aux
spécificités des associations, limitant ainsi la fiabilité de leurs informations
financières. Pour pallier cette lacune, la norme NCT45 a été introduite, visant à
renforcer la qualité et la transparence des données produites.
Pour montrer l’impact de cette norme sur l’amélioration de la qualité de l’information
fournis par les associations, on a procédé à l’étude de cas d’une amicale « XYZ » en
suivant une démarche d’audit qui prend en considération les dispositions relatives à
cette norme.
Mots clés :
La NCT 45- l’audit externe- le secteur associatif.
Abstract
After the revolution of January 14, 2011 in Tunisia, the associative landscape has seen
a significant diversification of its activities, an expansion of its areas of intervention
and a multiplication of its sources of funding. To ensure the transparent management
of funds allocated to specific objectives and prevent any misappropriation, the
Tunisian legislator introduced a strict regulatory framework governing the financial
flows of associations, via Decree-Law no. 2011-88.
However, this decree-law does not provide an accounting framework tailored to the
specific characteristics of associations, thus limiting the reliability of their financial
information. To remedy this shortcoming, the NCT45 standard was introduced,
designed to enhance the quality and transparency of the data produced.
To show the impact of this standard on improving the quality of information provided
by associations, we proceeded to the case study an association “XYZ” by following
an audit process that takes into account the provisions relating to this standard.