Présentation Élément Finis Master AMA
Présentation Élément Finis Master AMA
M. M OUMNI
2.1 Unisolvance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
N ≥ 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 6
6 Quelques aspects pratiques de la méthode des éléments finis135
les différences finies, ainsi que les méthodes sans maillage. La MEF
tion.
système d’équations aux dérivées partielles avec des conditions aux li-
oú f est un fonctions donnée continue sur ]a, b[. Un tel problème est
Définition 1.1 Une solution classique (ou solution forte) de (P) est
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une fonction de C 2([a, b]) telle que u(a) = u(b) = 0 et ∀x ∈] a, b[, −u′′(x) = f (x).
Rappel
Ω/φ(x) ̸= 0}.
support compact inclus dans Ω.D(Ω) est parfois appelé espace des
fonctions-tests.
φ est une fonction de D(]a, b[) pour tous a < −1 < 1 < b.
f avec une fonction-test v ∈ D(]a, b[) (c’est à dire en intégrant sur [a, b]),
on a :
Z b Z b
′′
− u (x)v(x)dx = f (x)v(x)dx
a a
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 14
soit, en intégrant par parties le premier terme :
Z b Z b
′ ′
u (x)v (x)dx = f (x)v(x)dx
a a
car v(a) = v(b) = 0 puisque v ∈ D(]a, b[). Chaque terme de cette équation
a en fait un sens dès lors que v ∈ H01(]a, b[). De plus, D(]a, b[) étant dense
dans H01(]a, b[), cette équation est vérifiée pour tout v ∈ H01(]a, b[). On
est immédiat que toute solution forte de (P) est aussi une solution
faible.
Z Z
f (x)v(x)dx = (−∆u(x) + u(x))v(x)dx
Ω Ω
Z Z
∂u (1.4)
= (∇u(x) · ∇v(x) + u(x)v(x))dx − (x)v(x)ds
Ω ∂Ω ∂n
Z Z
= (∇u(x) · ∇v(x) + u(x)v(x))dx − g(x)v(x)ds
Ω ∂Ω
Pour que le premier et les deux derniers termes de 1.4 aient un sens il
Z Z Z
(∇u · ∇v + uv)dx = gvds + f vdx∀v ∈ H 1(Ω). (1.5)
Ω ∂Ω Ω
en intégrant par parties les termes d’ordre les plus élevés en tenant
vectoriel sur R, muni d’un produit scalaire, notée (x, y), qui est com-
p
plet pour la norme associé à ce produit scalaire, noté ∥x∥ = (x, x).
(Un espace vectoriel normé est complet si toute suite de Cauchy est
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une suite convergente dont la limite appartient à cet espace.)
1. L(·) est une forme linéaire continue sur V , c’est-à-dire que v → L(v)
4. a(·, ·) est coercive (ou elliptique), c’est-à-dire qu’il existe ν > 0 tel
que
cive sur V . Alors la formulation variationnelle 1.6 admet une unique so-
L.
par
1
J(v) = a(v, v) − L(v) (1.7)
2
sur H01(a, b) × H01(a, b), et l est une forme linéaire continue sur H01(a, b).
de Lax-Milgram.
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 24
Cherchons maintenant à interpréter cette solution u de 1.2. Prenons
c’est à dire (−u′′, φ)0 = (f, φ)0∀φ ∈ D(]a, b[).D(]a, b[) étant dense dans
L2(]a, b[), on a donc : −u′′ = f dans L2(]a, b[). Puisque u est dans H01(]a, b[)
et que u′′ est dans L2(]a, b[), on en déduit que u est dans H 2(]a, b[). Donc
u est dans C 2([a, b]). Car en dimension 1 tout élément de W 1,p(]a, b[) peut
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 25
être assimilé à une fonction continue.
départ.
Lax-Milgram 1.1 dont nous vérifions les hypothèses avec les notations
Z Z Z
a(u, v) = (∇u · ∇v + uv)dx et L(v) = gvds + f vdx
Ω ∂Ω Ω
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 26
En utilisant l’inégalité de Cauchy-Schwarz et à l’aide du Théorème de
trace, on voit clairement que a est une forme bilinéaire continue sur
H 1(Ω) et que L est une forme linéaire continue sur H 1(Ω). Par ailleurs,
1.5.
à préciser. Nous allons supposer que les données sont régulières. Plus
précisément nous allons supposer que nous sommes dans les condi-
Z Z Z
∂u
∆u(x)v(x)dx = − ∇u(x) · ∇v(x)dx + (x)v(x)ds (1.9)
Ω Ω ∂Ω ∂n
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qui est valable pour u ∈ H 2(Ω) et v ∈ H 1(Ω). Rappelons que l’intégrale de
bord dans 1.9 a bien un sens à cause du Théorème de trace qui affirme
∂u
que pour u ∈ H 2(Ω) la dérivée normale ∂n a un sens dans L2(∂Ω). On
Par conséquent, l’égalité ci-dessus est vraie pour toute fonction v ré-
∂u
gulière sur ∂Ω, et on déduit que ∂n − g = 0 dans L2(∂Ω), et donc presque
vant.
du
partout dans Ω, ∂n = g presque partout sur ∂Ω
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 30
En résumé :
variationnelle (Q).
solution faible, ceci prouve qu’il y a au plus une solution forte pour
(P).
— On a prouvé que cette solution faible est bien une solution forte.
de bonnes propriétés, c’est à dire par exemple qu’on soit dans les hy-
problème approché
que ∥φ − φh∥ −→ 0
sous la forme
Nh
X
uh = µi φ i
i=1
PNh
Trouver µ1, . . . , µNh tels que i=1 µi a (φi , vh ) = l (vh) , ∀vh ∈ Vh
PNh
Trouver µ1, . . . , µNh tels que i=1 µi a (φi , φj ) = l (φj ) , ∀j = 1, . . . , Nh
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 36
c’est à dire résoudre le système linéaire
a (φ1, φ1) · · · a φN , φ1 µ1 l (φ1)
h
... ... .
.. =
...
a φ1, φNh · · · a φNh , φNh µNh l φNh
liberté (ou ddl) tels que la donnée de ces ddl détermine de façon
à quelques mailles.
à des calculs sur une seule maille "de référence", par un simple
changement de variable.
à valeurs dans R. On dit que Σ est P -unisolvant ssi pour tout ensemble
L : P −→ RN
p −→ (p (a1) , . . . , p (aN ))
est bijective.
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 42
En pratique, on montrera que Σ est P -unisolvant en vérifiant que
que
de P telles que
pi (aj ) = δij 1 ≤ i, j ≤ N
On vérifie aisément que (p1, . . . , pN ) ainsi définie forme bien une base
de P .
Espaces de polynômes
ou égal à k.
• Sur R, Pk = Vect 1, X, . . . , X k et dim Pk = k + 1.
(k+1)(k+2)
• Sur R2, Pk = Vect X iY j ; 0 ≤ i + j ≤ k et dim Pk = 2 .
(k+1)(k+2)(k+3)
• Sur R3, Pk = Vect X iY j Z l ; 0 ≤ i + j + l ≤ k et dim Pk = 6 .
Coordonnées barycentriques
λj (ai) = δij , 1 ≤ i, j ≤ N + 1.
à 1.
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 48
2.3.1. Exemples 1-D
Elément P1
• K = [a, b]
• Σ = {a, b}
• P = P1
Elément P2
• K = [a, b]
• Σ = a, a+b
2 ,b
• P = P2
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 49
Elément Pm
• K = [a, b]
• Σ = a + i b−a
m , i = 0, . . . , m
• P = Pm
Elément P1
• P = P1 .
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 50
Les fonctions de base sont définies par pi (aj ) = δij . Ce sont donc
Elément P2
• P = P2
Elément Q1
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 51
• K = rectangle de sommets a1, a2, a3, a4, de côtés parallèles aux axes
• P = Q1
ai.
Elément tétraèdrique P1
• P = P1
Elément tétraèdrique P2
• P = P2
Elément parallélépipèdique Q1
axes
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 53
• Σ = {ai}1≤i≤8
• P = Q1
Définition 2.5 Deux éléments finis (K̂, Σ̂, P̂ ) et (K, Σ, P ) sont affine-équivalents
• K = F (K̂)
• ai = F (âi) i = 1, . . . , N
n o
−1
• P = p̂ ◦ F , p̂ ∈ P̂
Remarque 2.1 Si l’on est dans Rn, B est donc une matrice n × n inver-
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 54
sible, et b est un vecteur de Rn.
Proposition 2.1 Soient (K̂, Σ̂, P̂ ) et (K, Σ, P ) deux éléments finis affine-
tions de base locales de K̂. Alors les fonctions de base locales de K sont
D’un point de vue pratique, le fait de travailler avec une famille affine
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 55
d’éléments finis permet de ramener tous les calculs d’intégrales à des
(1, 0).
• En 3-D tétraèdrique : le tétraèdre unité, de sommets (0, 0, 0), (1, 0, 0), (0, 1, 0)
et (0, 0, 1).
n
X n
X
F :x= xiei −→ F (x) = Fi (x1, . . . , xn) ei
i=1 i=1
définie par
∂Fi
(JF (x))ij = (x1, . . . , xn) 1 ≤ i, j ≤ n
∂xj
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 57
On a alors la formule de changement de variable :
Z Z
u(x)dx = u(F (x̂)) |det JF (x̂)| dx̂
K K̂
leurs sur les points de Σi, qu’on appellera les noeuds du maillage. Il est
Vh = Vect φ1, . . . , φNh
Il est facile de remarquer qu’une telle fonction φi est nulle partout, sauf
noeud, φi vaut 1 sur ai et 0 sur les autres noeuds de K. Donc φi|K est
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 60
une fonction de base locale de K. On voit donc que la fonction de base
tion de points (xj )0≤j≤n+1 (comme pour la méthode des différences finies)
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 63
tels que
à-dire que
1
xj = jh avec h= ,0 ≤ j ≤ n + 1
n+1
mais ce n’est pas nécessaire. Les points xj sont aussi appelés les som-
mets (ou noeuds) du maillage. Dans tout ce qui suit on notera Pk l’en-
inférieur ou égal à k.
n o
Vh = v ∈ C([0, 1]) tel que v|[xj ,xj+1] ∈ P1, ∀0 ≤ j ≤ n et v(0) = v(1) = 0 .
(3.1)
pour j = 1, · · · , n par :
0 si x ∈
/ [xj−1, xj+1] ,
ϕj (x) = x−xj−1
si x ∈ [xj−1, xj ] , (3.2)
xj −xj−1
xj+1 −x
si x ∈ [xj , xj+1] .
xj+1 −xj
où
1 − |x| si |x| ≤ 1,
ϕ(x) =
0 si |x| > 1.
Lemme 3.1 L’espace Vh, défini par 3.1, est un sous-espace de C 0(0, 1)
(xj )1≤j≤n
n
X
vh(x) = vh (xj ) ϕj (x) ∀x ∈ [0, 1]. (3.4)
j=1
de Vh, on montre seulement que cette famille est libre. Soient donc αj des
— Pour i = 1, on a :
d’où :
α1 = 0
...
d’où :
α2 = 0
...
- Pour i = n, on a :
d’où :
αn = 0
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 69
Donc : ∀j ∈ {1, . . . , n}, αj = 0 Ainsi, {ϕj }1≤i≤n est une famille libre.
Remarque 3.1 La base (ϕj ), définie par 3.2, permet de caractériser une
sont localement P1, on dit que l’espace Vh, défini par 3.1 est l’espace
Z 1 Z 1
Trouver uh ∈ Vh tel que u′h(x)vh′ (x)dx = f (x)vh(x)dx ∀vh ∈ Vh
0 0
(3.5)
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 70
On décompose alors uh sur la base des (ϕj )1≤j≤n et on prend vh = ϕi ce
qui donne
n
X Z 1 Z 1
uh (xj ) ϕ′j (x)ϕ′i(x)dx = f (x)ϕi(x)dx
j=1 0 0
R
1
En notant Uh = (uh (xj ))1≤j≤n , bh = 0 f (x)ϕi(x)dx , et en introdui-
1≤i≤n
Z 1
Kh = ϕ′j (x)ϕ′i(x)dx
0 1≤i,j≤n
système linéaire
KhUh = bh.
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 71
En résolvant ce sytème linéaire, on obtient le vecteur Uh dont les com-
tons également que comme les fonctions de base ϕj ont un "petit" sup-
−1
−h si j = i − 1
2h−1 si j = i
1
Z
ϕ′j (x)ϕ′i(x)dx =
0
−h−1 si j = i + 1
0
sinon.
Ces deux formules sont exactes pour les fonctions ψ affines. Si la fonc-
tion par des droites sur chaque élément du maillage [xi, xi+1] est trop
tion continue sur [0, 1], et polynômiale de degré 2 sur chaque maille
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 76
[xi, xi+1] . L’espace d’approximation est alors défini par
En notant
xi + xi+1
xi+ 1 = , i ∈ {0 . . . n}
2 2
les centres des mailles, on voit que toute fonction de Vh est entièrement
déterminée par la donnée des valeurs qu’elle prend en les points inté-
ψi+ 1 ∈ Vh, ψi+ 1 (xj ) = 0, ψi+ 1 xj+ 1 = δij , ∀j
2 2 2 2
x−x
x−x
i+ 1
Si le maillage est uniforme, alors ψi(x) = φ h
i
et ψi+ 1 (x) = ψ h
2
.
2
Lemme 3.2 L’espace Vh, défini par (1.9), est un sous-espace de C 0(0, 1)
n
X n
X
vh(x) = vh (xj ) ψj (x) + vh xj+1/2 ψj+1/2(x) ∀x ∈ [0, 1].
j=1 j=0
(cf. la Remarque 3.1 ). Comme les fonctions sont localement P2, on dit
que l’espace Vh, defini par 3.7, est l’espace des elements finis de
Lagrange d’ordre 2.
base correspondantes dans Vh. Dans cette base Uh ∈ R2n+1 est le vecteur
groupe les triangles et les tétraèdres dans la famille plus générale des
On dit que le N -simplexe K est non dégénéré si les points (aj )1≤j≤N +1
traèdre est non "plat"). Si on note (ai,j )1≤i≤N les coordonnées du point
1. Ki ⊂ Ω̄ et Ω̄ = ∪ni=1Ki,
triangles est soit vide, soit réduite à un sommet commun, soit une
tétraèdres est soit vide, soit un sommet commun, soit une arête com-
N
X +1 N
X +1
λj = 1, ai,j λj = xi pour 1 ≤ i ≤ N
j=1 j=1
qui admet bien une unique solution car la matrice A, définie par 4.1,
points de K qui vont jouer un rôle particulier pour la suite : pour tout
1 k−1
Σk = x ∈ K tel que λj (x) ∈ 0, , . . . , , 1 pour 1 ≤ j ≤ N (4.2)
k k
sommets et des points milieux des arêtes reliant deux sommets (voir
X i
p(x) = αi1,...,iN xi11 · · · xNN avec x = (x1, . . . , xN )
i1 ...iN ≥0
i1 +...+iN ≤k
pour Pk ).
d’ordre k, défini par 4 dont les points sont notés (σj )1≤j≤nk . Alors, tout
que
ψj (σi) = δij 1 ≤ i, j ≤ nk .
contenant cette face, qui ne dépend que des sommets de cette face. Par
de v.
Nous avons maintenant tous les outils pour définir la méthode des
l’espace discret
n o
Vh = v ∈ C(Ω̄) tel que v|ki ∈ Pk pour tout Ki ∈ Th (4.3)
qu’une seule fois les points qui coincident et ndl est le nombre de degrés
(âi)1≤i≤ndl .
part des somme du maillage et d’autre part des points milieux des
telle que
ndl
X
v(x) = v (âi) ϕi(x)
i=1
Démonstration 4.3 Les éléments de Vh, étant réguliers sur chaque maille
Ki et continus sur Ω̄, appartiennent à C 0(Ω̄). Grâce au Lemme 4.2 les élé-
(ce qui prouve au passage que Vh n’est pas réduit aux seules fonctions
(ϕi)1≤i≤ndl de Vh.
(4.4)
donne
ndl Z Z Z
X
uh (âj ) (∇ϕj · ∇ϕi + ϕj ϕi)dx = gϕidx + f ϕidx
j=1 Ω ∂Ω Ω
R R
En notant Uh = (uh (âj ))1≤j≤ndl , bh = ∂Ω gϕi dx + Ω f ϕi dx 1≤i≤ndl , et en in-
système linéaire
KhUh = bh
matrice Kh est creuse. Pour calculer les coefficients de Kh, on peut uti-
α1! · · · αN +1!N !
Z
λ1(x)α1 · · · λN +1(x)αN +1 dx = Volume(K)
K (α1 + . . . + αN +1 + N )!
PN +1
avec a0 = (N + 1)−1 i=1 ai, le barycentre de K, et
Z N +1
Volume(K) X
ψ(x)dx ≈ ψ (ai) .
K N + 1 i=1
finis
5.1.1. Introduction
éléments finis. Nous allons voir que le principe de cette méthode est
directement issu de l’approche variationnelle que nous avons étudiée
une forme bilinéaire continue et coercive a(u, v), et une forme linéaire
dont on sait qu’elle admet une unique solution par le Théorème de Lax-
le lemme suivant.
mension finie. Soit a(u, v) une forme bilinéaire continue et coercive sur V ,
5.2 admet une unique solution. Par ailleurs cette solution peut s’obtenir
problème sous une forme plus simple, on introduit une base (ϕj )1≤j≤Nh de
PNh Nh
Vh. Si uh = u ϕ
j=1 j j , on pose Uh = u1 , . . . , u Nh le vecteur dans R des
KhUh = bh (5.4)
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 110
avec, pour 1 ≤ i, j ≤ Nh,
sitif de la matrice Kh, et donc son inversibilité. En effet, pour tout vecteur
Uh ∈ RNh , on a
2
Nh
X
KhUh · Uh ≥ v uj ϕj ≥ C |Uh|2 avec C > 0
j=1
solution.
Nous avons déjà vu que la méthode des éléments finis fournit un pro-
çant l’espace V par son sous-espace Vh. Plus précisément, nous allons
a(u, u) ≥ ν∥u∥2 ∀u ∈ V
M
∥u − uh∥ ≤ inf ∥u − vh∥ (5.5)
v vh∈Vh
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 113
Démonstration 5.2 . Puisque Vh ⊂ V , on déduit, par soustraction des
En choisissant wh = uh − vh on obtient
à-dire que
lim ∥u − uh∥ = 0
h→0
∥v − rh(v)∥ ≤ ϵ ∀h ≤ h0
considérons une approximation P1. Les fonctions de base (ϕj )j sont alors
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 117
les fonctions chapeau données par 3.2. Pour démontrer la convergence
n+1
X
(rhv) (x) = v (xj ) ϕj (x)
j=0
Cette définition a bien un sens car, les fonctions de H 1(0, 1) sont conti-
rhv d’une fonction v est simplement la fonction affine par morceaux qui
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 118
F IGURE 5.1 – Interpolation P1 d’une fonction de H 1 (0, 1).
lemme suivant.
h telle que
à-dire que
De plus, si u ∈ H 2(0, 1) (ce qui est vrai si f ∈ L2(0, 1) ), alors il existe une
portionnelle à h). Bien sur cet avantage a un prix : il y a deux fois plus
diagonales non nulles au lieu de trois dans le cas P1. Remarquons que
si la solution n’est pas régulière u ∈ H 3(0, 1) il n’y a aucun avantage
que P1.
sion N ≥ 2
2. il existe une constante C telle que, pour tout h > 0 et tout K ∈ Th,
diam(K)
≤C (5.10)
ρ(K)
tout K ∈ Th. Insistons sur le fait que la condition 5.10 est tout aussi
est régulière.
Proposition 5.1. Rappelons que nous avons noté (âi)1≤i≤ndl la famille des
la raison de l’hypothèse k + 1 > N/2, rh est bien défini sur H k+1(Ω) car
suppose que k + 1 > N/2. Alors, pour tout v ∈ H k+1(Ω) l’interpolée rhv est
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 131
bien définie, et il existe une constante C, indépendante de h et de v, telle
que
V = Cc∞(Ω) qui est bien dense dans H01(Ω). Comme Cc∞(Ω) ⊂ H k+1(Ω),
5.6 du Lemme 5.3 (pour des fonctions régulières on n’a pas besoin
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 132
de la condition k + 1 > N/2 dans la Proposition 5.13). Pour obtenir
l’estimation d’erreur 5.12 on utilise le Lemme de Céa 5.2 qui nous dit
que
on obtient 5.12.
Z b Z b Z b
′ ′
αu (x)v (x)dx + βu(x)v(x)dx = f (x)v(x)dx. (6.2)
a a a
longueur. V0,h est alors l’espace des fonctions continues affines par
x−xi−1
si x ∈ [xi−1, xi],
xi −xi−1
∀i = 2, . . . , N, wi(x) = x−xi+1
si x ∈ [x , x ], .
x i −x i+1
i i+1
si x ∈
0
/ [xi−1, xi+1]
posons :
Z b
Fi = f (x)wi(x)dx
a
et
Z b Z b
Aij = α(x)wj′ (x)wi′ (x)dx + β(x)wj (x)wi(x)dx
a a
donc
j=N
X
Aij uj = Fi ∀i = 2, . . . , N
j=2
AU = F.
Z b N Z
X xk+1
Kij = α wj′ (x)wi′ (x)dx =α wj′ (x)wi′ (x)dx
a k=1 xk
Considérons par exemple l’élément Ti = [xi, xi+1] . Sur cet élément, il n′y
′ −1 ′ 1
wi|T = wi+1|T =
i xi+1 − xi i xi+1 − xi
Z xi+1 Z xi+1
1 1
ei1,2 = ei2,1 = wi′ (x)wi+1
′
(x)dx = − dx = −
xi xi (xi+1 − xi)2 xi+1 − xi
Z xi+1 Z xi+1
1 1
ei2,2 = wi′ (x)2dx = dx =
xi xi (xi+1 − xi)2 xi+1 − xi
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 143
d’où
1 −1 1 −1
xi+1 −xi xi+1 −xi 1
ElemKi =
=
xi+1 − xi
−1 1
xi+1 −xi xi+1 −xi −1 1
Sur l’élément Tk = [xk , xk+1] , il n’y a que 2 fonctions de base non nulles :
wk , wk+1, Ainsi les seules composantes non nulles sont Fk , Fk+1. On uti-
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 145
lise les formules d’intégration numérique, par exemple la formule des
calculer.
Technique d’assemblage
taire
déré ici ensemble des fonctions continues sur [a, b] et étant polyno-
gré deux est fixé par ses valeurs en trois points. On prend les extré-
x2i−1 +x2i+1
avec x2i = 2 pour i = 1, . . . , N et Ti = [x2i−1, x2i+1] pour i = 1, . . . , N .
conditions :
wi (xj ) = δij ∀i = 1, . . . , 2N + 1 et ∀j = 1, . . . , 2N + 1
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 150
Après des calculs élémentaires on obtient :
(x−xi−2 )(x−xi−1 )
si x ∈ [xi−2, xi]
(xi −xi−2 )(xi −xi−1 )
wi(x) = (x−xi+1 )(x−xi+2 )
si x ∈ [xi, xi+2]
(x i −xi+1 )(xi −xi+2 )
si x ∈
0 / [xi−2, xi+2]
2N Z
X b Z b Z b
αwj′ (x)wi′ (x)dx + βwj (x)wi(x)dx uj = f (x)wi(x)dx∀i = 2, . . . , 2N
j=2 a a a
xi+2 −xi
Par le changement de variable Fi(t) = xi+1 + 2 t, on passe de t ∈
[−1, 1] à x ∈ [xi, xi+2] . Les fonctions de base dans [xi, xi+2] s’expriment
t(t − 1) t(t + 1)
ŵ1(t) = , ŵ2(t) = −(t − 1)(t + 1), ŵ3(t) =
2 2
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 152
L’expression des dérivées est :
1
xi+2 − xi
Z
β ŵi(t)ŵj (t)dt pour i, j = 1, 2, 3
2 −1
élément :
4 2 1
15 15 − 15
xi+2 − xi
Mi = β
2 16 2
2
15 15 15
1 2 4
− 15 15 15
dw2i+k dŵk+2 dt
On a dx = dt dx pour k = −1, 0, −1 et i = 1, . . . , N. Ainsi les coeffi-
par
Z b
Fi = f (x)wi(x)dx ,
a
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 155
est également calculée par assemblage des contributions élémentaires
(k)
Fi . On a :
N N Z x2k+1
(k)
X X
Fi = Fi = f (x)wi(x)dx
k=1 k=1 x2k−1
(k)
où les Fi désignent les contributions des éléments k. Sur l’élément
Tk = [x2k−1, x2k+1], il n’y a que 3 fonctions de base non nulles : w2k−1, w2k , w2k+1.
Technique d’assemblage
blage est très simple dès lors que l’on dispose d’un tableau associant
I = 2K + i − 2 numéros globaux
J = 2K + j − 2 numéros globaux
taire
taire
de degré trois est fixé par ses valeurs en quatre points. On considérera
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 159
donc une discrétisation globale en 3N + 1 points ou noeuds xi indexés
par i = 1, . . . , 3N + 1 :
wi (xj ) = δij ∀i = 1, . . . , 3N + 1 et ∀j = 1, . . . , 3N + 1.
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 160
Ainsi, lorsque les fonctions wi correspondant à un point xi qui est ex-
(x−xi−2 )(x−xi−1 )(x−xi+1 )
si x ∈ [xi−2, xi+1]
(xi −xi−2 )(xi −xi−1 )(xi −xi+1 )
wi(x) =
0 si x ∈
/ [xi−2, xi+1]
nant un problème approché qui s’écrit : Trouver u2, . . . , u3N tels que :
3N Z
X b Z b Z b
αwj′ (x)wi′ (x)dx + βwj (x)wi(x)dx uj = f (x)wi(x)dx∀i = 2, . . . , 3N
j=2 a a a
t ∈ [−1, 1] à x ∈ [xi, xi+3]. Les fonctions de base dans [xi, xi+3] s’expriment
1 9
ŵ1(t) = 16 (1 − t)(3t − 1)(3t + 1), ŵ2(t) = 16 (t + 1)(t − 1)(3t − 1),
1 9
ŵ4(t) = 16 (t + 1)(3t − 1)(3t + 1), ŵ3(t) = 16 (t + 1)(1 − t)(3t + 1),
dŵ1 1 dŵ2 9
−27t2 + 18t + 1 , 9t2 − 2t − 3
= =
dt 16 dt 16
dŵ4 1 dŵ3 9
27t2 + 18t − 1 , −9t2 − 2t + 3 .
= =
dt 16 dt 16
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 163
Calcul de la matrice de masse élémentaire
1
xi+3 − xi
Z
β ŵi(t)ŵj (t)dt pour i, j = 1, 2, 3, 4
2 −1
dw3i+k dŵk+3 dt
On a dx = dt dx pour k = −2, −1, 0, 1 et i = 1, . . . , N. Donc, les
Z 1
2
α ϕ′i(t)ϕ′j (t)dt pour i, j = 1, 2, 3, 4
xi+3 − xi −1
Z b
Fi = f (x)wi(x)dx
a
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 165
est calculée également par assemblage de contributions élémentaires
(k)
Fi selon
N N Z x3k+1
(k)
X X
Fi = Fi = f (x)wi(x)dx
k=1 k=1 x3k−2
(k)
où les Fi désignent les contributions des éléments k. Sur élément Tk =
[x3k−2, x3k+1], il n’y a que 4 fonctions de base non nulles : w3k−2, w3k−1,
w3k , w3k+1. Donc, sur cet élément, il n’y a que les contributions non
non nulles : w3k−2, w3k−1, w3k , w3k+1. Ainsi les seules cont ributions non
blage est très simple dès lors que l’on dispose d’un tableau associant
I = 3K + i − 3 numéros globaux
J = 3K + j − 3 numéros globaux
taire
I = 3K + i − 3 numéros globaux
taire
Maillage
Γ0 ∩ Γ1 = ∅ et ∂Ω = Γ0 ∪ Γ1.
Le repérage des noeuds est fait par l’intermédiaire d’un tableau COOR (2, Nh) :
caux" (car on travaille dans cet exemple sur des triangles). Ces noeuds
l(i = 1, 2, 3).
tableau NEUM0 (N1) balayant les N1 éléments ayant un côté sur Γ1, et
par un second tableau NEUM (3, N1) indiquant quels côtés des éléments
sont sur Γ1 :
est Aµ = b, avec
Z Z
Aij = a (φi, φj ) = ··· + ···
Ω Γ1
Z Z
bj = l (φj ) = ··· + ···
Ω Γ1
R
1. Calcul de Aij = Ω···, pour i = 1, . . . , Nh, j = 1, . . . , Nh.
R
2. Calcul de bj = Ω···, pour j = 1, . . . , Nh.
sur Γ1
R
• bj = bj + Γ1 ···
• Ajj = 1
• bj = uj
traite. Aij peut évidemment être décomposé sur les éléments du maillage :
Nl Z
(l) (l)
X
Aij = Aij avec Aij = H (φi, φj )
l=1 Kl
Pour j = 1 à Nh
Pour l = 1 à Nl
(l)
Calcul de Aij
(l)
Aij = Aij + Aij
(l)
Toutefois, on calcule ainsi une grande majorité de contributions Aij
(l)
nulles. En effet, Aij ̸= 0 ssi les noeuds i et j appartiennent à l’élément
Pour l = 1 à Nl
Pour i0 = 1 à 3
Pour j0 = 1 à 3
i = CONEC (i0, l)
j = CONEC (j0, l)
(l)
Calcul de Aij
(l)
Aij = Aij + Aij
[4] Joly P., 1990 : Mise en oeuvre de la méthode des éléments finis.
M ÉTHODES DES ÉLÉMENTS FINIS M ASTER AMA 181
Ellipses.
tifique. Masson.