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Ce document traite des procédés de production mécanique des fils textiles, en détaillant les étapes de la filature et du filage, ainsi que les types de fils selon leur composition et leur structure. Il aborde également les opérations mécaniques impliquées dans la production de fibres naturelles et chimiques, ainsi que les avantages et inconvénients des différentes fibres textiles. Enfin, il présente les traitements d'ennoblissement qui ajoutent de la valeur aux tissus.

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Ce document traite des procédés de production mécanique des fils textiles, en détaillant les étapes de la filature et du filage, ainsi que les types de fils selon leur composition et leur structure. Il aborde également les opérations mécaniques impliquées dans la production de fibres naturelles et chimiques, ainsi que les avantages et inconvénients des différentes fibres textiles. Enfin, il présente les traitements d'ennoblissement qui ajoutent de la valeur aux tissus.

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COURS

FILATURE
Procédés de production mécanique

First Edition
4
CHAPITRE

TABLE DES MATIÈRES

1 Les fils textiles 9


1.1 De la fibre au fil : la filature et le filage . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.1 La filature des fibres naturelles . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.2 Le filage des fibres chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2 La torsion du fil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Les types de fils d’après leur composition . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4 Les types de fils d’après leur structure . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2 Fibres Textiles 15
2.1 DEFINITIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.1.1 Qu’est-ce qu’une matière textile ? . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2 CLASSIFICATION DES MATIÈRES TEXTILES . . . . . . . . . . . 15
2.2.1 Les fibres chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.2.2 Les fibres artificielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.2.3 Les fibres synthétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.3 Les biomatériaux, ces nouvelles fibres en voie de standardisation . . . 24
2.4 Les opérations mécaniques de la filature . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.5 Les étapes de production d’une fibre naturelle . . . . . . . . . . . . . 28
2.6 Le filage des fibres chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.6.1 Les opérations mécaniques du filage . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.6.2 Les étapes de production d’une fibre synthétique . . . . . . . . 30
2.7 Avantages et inconvénients des fibres textiles . . . . . . . . . . . . . . 31

5
6 TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE

TABLE DES FIGURES

1.1 Les fils textiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9


1.2 torsion des fils et type de fils retors . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 fils fantaisie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2.1 CLASSIFICATION DES MATIÈRES TEXTILES . . . . . . . . . . . 16


2.2 Le principe de fabrication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.3 Le principe de fabrication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4 Les principales formes disponibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.5 Les fibres artificielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.6 Les avantages et les inconvénients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.7 Les avantages et les inconvénients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.8 Les fibres prot einiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.9 Textile classification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.10 cardage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.11 Les fromages de pre-fil en sortie de carde . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.12 Scene d’assemblage et de retordagee . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.13 Les devidoirs sont de longues machines qui permettent de preparer les
fils en echeveauxe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.14 exemple de processus de production 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.15 exemple de processus de production 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

7
8 TABLE DES FIGURES
CHAPITRE

LES FILS TEXTILES 1

Figure 1.1 – Les fils textiles

Le fil textile, qu’il soit de structure simple ou complexe, est un assemblage de


fibres (filé) ou de grande longueur de filaments (fil continu) directement utilisables
pour des fabrications textiles.
L’aspect des fils est lié à la nature des fibres et à leur mode de fabrication (torsion,
collage, filage, assemblage, tissage, tricotage. . .) ainsi qu’aux apprêts et traitements
d’ennoblissement complémentaires (teinture, mercerisage, impression, enduction, . . .)

9
10 CHAPITRE 1. LES FILS TEXTILES

Les fils textiles ont ainsi des propriétés différentes et leur choix dépend des pro-
priétés requises pour un produit (douceur, résistance, apparence, etc.. . .)
Qu’est-ce que l’ennoblissement ?
L’ennoblissement est le nom générique des différentes étapes de finitions décoratives
et techniques qui vont donner la valeur ajoutée de l’étoffe en modifiant son toucher,
son aspect ou ses propriétés.
Cette étape s’effectue pendant et/ou après la fabrication de l’étoffe ou du vêtement.
Le tissu dit ≪ tombé de métier” (ce terme, propre au fabricant de tissu chaı̂ne
et trame, indique que le tissu vient d’être tissé) est rarement utilisable en l’état et
nécessite un prétraitement pour faciliter l’application de la teinture ou de l’impression
et pour améliorer la netteté de sa surface
On compte 3 grands domaines d’intervention :
— les prétraitements et la préparation des fils
— la coloration : teinture et impression textile
— les apprêts mécaniques et chimiques
Ces actions s’effectuent quelque soit la famille de textiles (Chaı̂ne et trame, maille,
non-tissé. . .).
Avec l’objectif d’embellir et d’apporter de nouvelles propriétés aux étoffes, les
traitements peuvent être appliqué directement sur la fibre ou le fils, après la forma-
tion de l’étoffe (tissage ou tricotage) et/ou après l’apport de couleurs (teinture ou
impression).

1.1 DE LA FIBRE AU FIL : LA FILATURE ET LE


FILAGE

1.1.1 La filature des fibres naturelles


Les fibres naturelles et artificielles s’assemblent par le procédé de la filature pour
devenir des fils textiles retors, câblés, multibrins ou encore guipés. Nombre d’in-
terventions mécaniques sont possibles pour donner aux fibres de la cohésion, de
l’extensibilité, du volume, de la structure. . .

1.1.2 Le filage des fibres chimiques


Les fibres chimiques existent d’abord sous forme de filament. Un filament provient
du filage, procédé industriel consistant à extruder une matière continue (la solution
d’un polymère additionné de solvant passe dans plusieurs petits trous d’une filière).
1.2. LA TORSION DU FIL 11

À la sortie de la filière, les multi-filaments obtenus sont soit réunis pour former des
fils continus à la manière du fil de soie, soit coupés en fibres discontinues à la manière
de la laine, du coton, etc.
Les fibres de différentes nature, quelles soient naturelles, artificielles ou synthétiques
pourront se mélanger pour former un fil multifibres.

1.2 LA TORSION DU FIL


La torsion d’un fil, qui comprend le sens de torsion et le degré de torsion, a pour
objectif d’assembler les filaments pour amplifier la qualité du fil.
Le sens de torsion des fils peut être ≪ en S ≫ (les spirales du fil prennent la
direction du trait oblique de la lettre ≪ S ≫, du bas droit vers le haut gauche) ou
≪ en Z ≫ (les spirales du fil prennent la direction du trait oblique de la lettre ≪ Z ≫,

du bas gauche vers le haut droit)


Le degré de torsion désigne le nombre de tours par unité de longueur soit le
nombre de tours des fils simples par mètre. Le degré de torsion a une incidence
directe sur la solidité du fil. Plus un fil est tordu, plus il est résistant. A l’inverse, un
fil avec une faible torsion (200 à 400 tours/mètre) conserve sa souplesse, sa rondeur
et son gonflant (fils pour tricotage, fils à broder). La torsion la plus fréquente est une
torsion moyenne entre 500 et 1000 tours/mètre (fils pour tissage, fils pour couture).
Les torsions plus élevées seront réservées aux voilages et tissus crêpe pour plus de
fermeté et de tombant (jusqu’à 3000 tours/mètre pour la soie).

Figure 1.2 – torsion des fils et type de fils retors


12 CHAPITRE 1. LES FILS TEXTILES

1.3 LES TYPES DE FILS D’APRÈS LEUR


COMPOSITION

1. Fil monofilament : Fil constitué d’un seul filament avec ou


sans torsion. Ce monofilament doit être suffisamment résistant et
flexible pour être tissé, tricoté ou tressé, etc. On utilise le terme
≪ crin ≫ pour désigner un gros filament, le terme ≪ monofilament

≫ est en général réservé aux filaments fins.

2. Fil multifilament : Fil constitué de plusieurs filaments avec ou


sans torsion.
3. Filé de fibres : Fil composé de fibres maintenues ensemble par
torsion la plupart du temps, voire par un autre procédé tel que
collage.
4. Trait : Filament continu en métal, obtenu généralement par
étirage à travers une filière ; le filament peut éventuellement être
gainé, par exemple, par une matière plastique déposée en couche
fine.
5. Lame textile : Bande continue relativement étroite, d’une
matière apte à un usage textile (par exemple métal, matière cel-
lulosique) obtenue par découpage ou filage et dont l’épaisseur est
relativement faible par rapport à la largeur.

1.4 LES TYPES DE FILS D’APRÈS LEUR STRUCTURE


éventuellement être gainé, par exemple, par une matière plastique déposée en
couche fine.

1. fil simple : Fil avec ou sans torsion dont on peut supprimer la


torsion en une seule opération de détorsion éventuellement être
gainé, par exemple, par une matière plastique déposée en couche
fine.
2. fil retors : Fil composé de plusieurs fils simples (minimum 2)
sensiblement de même longueur, pouvant être rendus parallèles
1.4. LES TYPES DE FILS D’APRÈS LEUR STRUCTURE 13

par une seule opération de détorsion. éventuellement être gainé,


par exemple, par une matière plastique déposée en couche fine.
3. fil câblé : Fil composé de plusieurs fils, dont au moins un retors
ou câblé, retordus par une ou plusieurs opérations de torsion.
éventuellement être gainé, par exemple, par une matière plastique
déposée en couche fine.
4. fil assemblé : Fil résultant de la réunion sans torsion notable de
plusieurs fils simples, retors ou câblés. éventuellement être gainé,
par exemple, par une matière plastique déposée en couche fine.
5. fil texturé : Fil textile continu, avec ou sans élasticité, avec ou
sans torsion, ayant un aspect gonflant qui résulte d’une ondula-
tion ou d’une frisure du ou des filaments élémentaires. éventuellement
être gainé, par exemple, par une matière plastique déposée en
couche fine.
6. fil guipé ou fil à âme : Fil formé par enroulement régulier en
hélice d’un fil, d’une lame ou d’un trait, autour d’un autre fil,
d’une lame ou d’un trait, formant une âme. éventuellement être
gainé, par exemple, par une matière plastique déposée en couche
fine.
7. fil fantaisie : Fil qui a été fabriqué pour uniquement pour son
apparence et diffère d’un fil classique.

Figure 1.3 – fils fantaisie


14 CHAPITRE 1. LES FILS TEXTILES
CHAPITRE

FIBRES TEXTILES 2

2.1 DEFINITIONS
Un textile est un matériau susceptible d’être tissé ou tricoté. Initialement, il
désigne un matériau qui peut se diviser en fibres ou en fils textiles, tels le coton, le
chanvre, le lin, la laine (textiles organiques) ou la pierre d’amiante (textile minéral),
puis avec les évolutions de la technique des fibres synthétiques. Les fibres textiles
sont des éléments de forme allongée qui composent la matière textile.

2.1.1 Qu’est-ce qu’une matière textile ?


Une matière est dite textile si elle permet la réalisation de fils, de feutres ou de
nontissés. Elle peut se présenter sous forme de :
• FIBRES : Eléments discontinus de petite longueur (de quelques millimètres à
quelques dizaines de centimètres de long).
• FILAMENTS : Eléments continus de plusieurs centaines de mètres.

2.2 CLASSIFICATION DES MATIÈRES TEXTILES


Les fibres textiles peuvent être classées selon plusieurs critères : leurs propriétés,
leur provenance ou encore leur utilisation (habillement, automobile, aéronautique...).
Mais pour plus de simplicité, c’est la classification des fibres par leur origine qui a

15
16 CHAPITRE 2. FIBRES TEXTILES

été retenue.
Il y a deux grandes familles de fibres textiles : les fibres naturelles et les fibres
chimiques. Les fibres textiles naturelles sont déjà présentes à l’état de fibres dans
la nature, qu’elles soient d’origine végétale ou animale. Les fibres textiles chimiques
sont obtenues par transformation chimique et n’existent pas telles quelles dans la
nature.
Par ailleurs, les fibres textiles chimiques, quant à elles, se divisent en deux catégories :
les fibres textiles artificielles et les fibres textiles synthétiques. Les premières sont
issues du traitement par voie chimique d’une matière première d’origine naturelle et
renouvelable ; les secondes sont obtenues par réaction chimique complexe (appelée
polymérisation) de matières premières non renouvelables (comme le pétrole).

Figure 2.1 – CLASSIFICATION DES MATIÈRES TEXTILES

2.2.1 Les fibres chimiques

Les fibres textiles chimiques sont obtenues par la transformation chimique d’une
matière et n’existent pas sous forme de fibres dans la nature.
2.2. CLASSIFICATION DES MATIÈRES TEXTILES 17

Le principe de fabrication

Figure 2.2 – Le principe de fabrication

Partant de matières premières d’origine différente (1), on aboutit par des trans-
formations physico-chimiques ou chimiques (2) à une matière filable (3) capable de
passer au travers les orifices extrêmement fins d’une filière (4). A la sortie de la filière,
les filaments obtenus sont : soit rassemblés en fils continus (5) ; soit rassemblés en
câbles qui seront craqués ou coupés pour obtenir des fibres discontinues (6). Pour
la production de filaments continus, l’opération de filage peut être réalisée, soit par
fusion (le plus fréquemment), soit à sec, soit au mouillé.

Les spécificités des filaments obtenus


La filière peut avoir des trous de tailles et de formes différentes qui confèrent
aux filaments de multiples propriétés : meilleur drainage de l’humidité, effet mat ou
brillant, toucher doux en microfibres...
. Grosseur
De par leurs dimensions, les orifices (ou trous) de la filière permettent d’obtenir
des filaments plus ou moins gros. Le diamètre du filament peut varier de plusieurs
dizaines de micromètres (laine : 20 micromètres) à moins de 10 micromètres (soie :
18 CHAPITRE 2. FIBRES TEXTILES

10 micromètres). Par ailleurs, lorsque le diamètre du filament est inférieur à 10


micromètres, on parle de microfilaments, qui, lorsqu’ils seront coupés, donneront
des microfibres.

Figure 2.3 – Le principe de fabrication

Ces dernières sont devenues incontournables dans le domaine de l’habillement


pour leur douceur, leur confort au porter, leur finesse ou encore leur légèreté. Elles
sont donc beaucoup utilisées dans la lingerie, le chaussant et les petites pièces en
maille.
. Section

La forme des orifices de la filière permet de produire des filaments de section


différente (ronde, creuse, trilobée. . .). Chaque forme confère au filament des pro-
priétés spécifiques telles que la brillance, l’isolation, l’absorption d’humidité ou encore
l’évacuation de la transpiration.
. Composition

Le filage de plusieurs polymères différents dans une même filière permet d’obtenir
un filament multi-composant qui bénéficie des propriétés de chaque composant. A
titre d’exemple, un filament bi-composant comportant un élément métallique per-
mettra au textile d’évacuer l’électricité statique.
2.2. CLASSIFICATION DES MATIÈRES TEXTILES 19

Figure 2.4 – Les principales formes disponibles

2.2.2 Les fibres artificielles


Les fibres textiles artificielles sont fabriquées à partir de matières existantes dans
la nature qui sont transformées chimiquement afin d’obtenir une ”pâte” filable au
travers d’une filière. Dans l’habillement, les fibres artificielles sont principalement
d’origine cellulosique (viscose, lyocell, modal, cupro...) et parfois d’origine protéinique
(issues du soja, de la caséine de lait...).

Figure 2.5 – Les fibres artificielles

Attention ! On a tendance à croire et à conclure hâtivement que, lorsque le


20 CHAPITRE 2. FIBRES TEXTILES

matériau de base est d’origine naturelle, la fibre textile obtenue l’est aussi. Or, ce n’est
pas toujours vrai ! Preuve en est : les fibres chimiques artificielles dont la fabrication
débute bien d’une plante de laquelle on extrait la cellulose, l’amidon ou les protéines
mais ces derniers sont ensuite transformés chimiquement.

1. Les fibres cellulosiques

—Viscose
La viscose est une fibre obtenue par dissolution de la cellulose
de végétaux, à l’aide de solvants, puis extrudée et filée selon
la forme et la longueur désirées. La cellulose est généralement
issue du bois (de peuplier, d’eucalyptus ou de pin blanc du
Canada), mais peut également être issue du bambou.
La viscose pose deux difficultés :

[Link] de la traçabilité car lors du procédé de fabrication, la


dissolution chimique de la pulpe végétale rend impossible la
détermination de sa provenance.

[Link] de l’utilisation de solvants toxiques et non réutilisables


tout au long du procédé. Cela débute par la dissolution dans
des bains de soude caustique, puis par un mélange avec du
disulfure de carbone pour rendre la ”pâte” filable, et enfin
par un refroidissement des filaments dans un bain de sulfates
et d’acide sulfurique (ou vitriol).

On distingue deux types de viscose :


La rayonne : viscose en fibres continues que l’on appelle parfois
”soie artificielle”.
La fibranne : viscose en fibres courtes discontinues, associées
par torsion, qui peut être utilisée en fil à tricoter. La mention
sur l’étiquette de composition est viscose.
2.2. CLASSIFICATION DES MATIÈRES TEXTILES 21

Figure 2.6 – Les avantages et les inconvénients

—Lyocell
La pulpe du bois (hêtre, pin ou épicéa) est plongée dans un bain
de solvant organique réutilisable (le NMM0 : N-méthylmorpholine-
N-oxyde) qui dissout la cellulose. La solution obtenue est une
pâte visqueuse qui est ensuite filtrée, extrudée, puis filée, comme
pour la viscose. Le solvant peut être réutilisé pour des pro-
ductions ultérieures, car l’eau qui le compose est recyclée par
évaporation. La récupération quasi-complète du solvant représente
donc un avantage majeur, tant environnemental qu’économique.
La mention sur l’étiquette de composition est lyocell.
—Modal
22 CHAPITRE 2. FIBRES TEXTILES

Le procédé est inspiré de celui de la viscose mais se différencie


au niveau du filage et du bain de coagulation qui contient des
produits chimiques supplémentaires.
La mention sur l’étiquette de composition est modal.

Figure 2.7 – Les avantages et les inconvénients

2. Les fibres protéiniques


Dans un esprit de constante innovation, de nouvelles fibres arti-
ficielles ont été développées par les fabricants.

Figure 2.8 – Les fibres prot einiques

Cependant, leur utilisation reste encore très ”confidentielle” à ce


jour. Pour ces fibres, la mention sur l’étiquette de composition
est protéinique.
2.2. CLASSIFICATION DES MATIÈRES TEXTILES 23

Fibre issue du soja :


Les protéines sont extraites de l’huile de soja, puis extrudées
par voie humide. Cette fibre présente les avantages d’être an-
tibactérienne et thermorégulatrice.
Fibre issue de la caséine de lait :
La caséine de lait est isolée, puis transformée en pâte qui est
ensuite extrudée pour obtenir des fils

2.2.3 Les fibres synthétiques


Les fibres textiles synthétiques sont fabriquées totalement par voie chimique à
partir de pétrole ou de plastiques recyclés. Elles ont été créées pour pallier l’insuf-
fisance mondiale en fibres naturelles, mais aussi pour disposer, à un coût modéré,
de fibres avec des propriétés spécifiques répondant aux attentes des consommateurs
(solidité, extensibilité, facilité d’entretien...). Cependant, comme elles ne possèdent
pas nécessairement toutes les propriétés ”requises” pour chaque type de vêtement, il
est donc fréquent de les mélanger entre elles, ou avec des fibres naturelles comme le
coton, la laine ou encore la soie.
Il y a 6 familles de fibres synthétiques : les polyesters, les polyamides, les acryliques,
les chlorofibres, les polyuréthanes ou caoutchoucs synthétiques (élasthanne...) et les
polyoléfines (polyéthylène, polypropylène. . .).
L’enjeu environnemental majeur pour ces fibres est leur recyclage car il est urgent
et nécessaire de réduire la dépendance de la filière textile à une matière vierge non
renouvelable.
1. Les monomères issus du pétrole
- Polyester :
Le polyester est le résultat de la condensation (estérification) de
deux composants issus du pétrole : un acide (acide téréphtalique)
et un alcool (éthylène glycol). La mention sur l’étiquette de com-
position est polyester.
- Trois types de polyesters modifiés :
peuvent être utilisés comme des alternatives à l’élasthanne, tout
en conservant les propriétés propres au polyester.
2. PTT (PolyTriméthylène Téréphtalate)
Apprécié pour sa souplesse, sa reprise élastique et son affinité
tinctoriale (teinture à des températures plus basses que le po-
lyester), le PTT concilie le confort du polyamide (douceur au
24 CHAPITRE 2. FIBRES TEXTILES

toucher) et la facilité d’entretien du polyester (séchage rapide,


résistance aux tâches. . .). Sa résilience lui donne également, dans
sa version texturée, un effet stretch qui permet de réduire, voire
de supprimer le besoin d’élasthanne.
3. PBT (PolyButylène Téréphtalate) Cette fibre résiste bien à
l’eau de Javel, aux UV, aux lavages fréquents et assure un confort
permanent. De plus, elle est environ 3 fois plus élastique et a une
meilleure force de rétractation qu’une fibre standard de polyester.
4. Elastomultiester
C’est un fil composé de filaments constitués de polymères aux re-
traits différents. Cette construction permet d’obtenir un fil possédant
une élongation et un retrait propre, sans passer par un traitement
spécifique. Ce fil peut être utilisé dans tous types de tissus aux
propriétés élastiques, nu ou guipé (caché derrière une autre fibre
dans le fil).

2.3 LES BIOMATÉRIAUX, CES NOUVELLES FIBRES


EN VOIE DE STANDARDISATION
L’industrie textile semble avoir exploré toutes les pistes qu’offrent les fibres na-
turelles, mais la famille des fibres chimiques s’enrichit régulièrement de matériaux
innovants. Du fait de leur nature hybride ou de techniques de production inédites,
ces nouvelles fibres ne rentrent pas toujours dans les catégories existantes.
Jusqu’à récemment, la distinction entre fibres artificielles et fibres synthétiques
reposait essentiellement sur l’origine des matières premières qui pouvaient être na-
turelles, renouvelables et chimiquement transformées (fibres artificielles) ou non re-
nouvelables (fibres synthétiques).
Avec l’apparition de nouvelles fibres chimiques à cheval sur plusieurs catégories,
les frontières s’estompent et le classement se complexifie, notamment dans le domaine
des biomatériaux artificiels ou synthétiques. Comment intégrer les nouvelles fibres
polymères biosynthétiques issues de ressources renouvelables : bio PET, bio PTT,
bio PA ou PHA ? Quid de la fibre de champignon, fibre artificielle issue du mycélium
composée à la fois de cellulose, de protéines et de chitine ?
Des questions auxquelles Fashion For Good et Biofabricate ont trouvé des réponses,
à l’occasion d’un rapport sur les biotechnologies appliquées dans le secteur textile.
Cette étude rassemble les connaissances et le point de vue d’experts dans le domaine
2.4. LES OPÉRATIONS MÉCANIQUES DE LA FILATURE 25

des biomatériaux et de leurs techniques de production. Son but ? Expliquer, partager


les connaissances afin de mettre en place un langage commun normalisé concernant
les produits textiles issus de la biotechnologie, une étape indispensable pour per-
mettre à ces fibres d’avenir de trouver leur place. Leur proposition d’intégration
des biomatériaux dans la classification des fibres textiles se trouve dans le tableau
ci-dessous.

Figure 2.9 – Textile classification

2.4 LES OPÉRATIONS MÉCANIQUES DE LA


FILATURE
Pour former un fil, les fibres naturelles et artificielles passent par les étapes sui-
vantes :
+ l’ouvraison ou le brassage : les fibres sont livrée en balles comprimées puis
elles sont décompactées grossièrement en flocons
+ le lavage : graisses et impuretés sont éliminées des fibres animales grâce au
lavage (avec une précaution particulière pour la laine afin d’éviter le feutrage par
frottement)
26 CHAPITRE 2. FIBRES TEXTILES

+ le battage : grâce à cette action mécanique, les flocons de fibres sont une première
fois démêlés et les dernières impuretés solides et débris végétaux éliminés (surtout
pour le coton)
+ l’ensimage : les fibres de laine particulièrement sont traitées en surface pour
favoriser leur glissement et les rendre antistatiques.
+ le cardage : le brossage mécanique des flocons de fibres permet d’individualiser
et de paralléliser les fibres en plus d’éliminer les dernières impuretés. On obtient un
ruban de fibres (nappe de fibres) assez régulier. A cette étape, des fibres d’origines
différentes peuvent être mélangées.

Figure 2.10 – cardage

+le doublage et l’étirage : avec plusieurs passages, ils permettent d’améliorer


la parallélisation des fibres et de régulariser la grosseur du ruban de fibres. A cette
étape, des rubans d’origines différentes peuvent être mélangés. C’est le nombre de
tours nécessaires de la turbine pour avoir suffisamment de fibres au fond de la turbine
pour le titre désire. D = VT/VS = 3.14*d/n/torsion
AVEC
— VT : vitesse de la turbine
— VS : vitesse de sortie
— D : diamètre de la turbine
+Le peignage : il permet de former un ruban de fibres longues en sélectionnant les
fibres du ruban en fonction de leur longueur, fibres courtes et débris étant éliminés.
+l’étirage : les rubans sont étirés et affinés pour se présenter en ≪ fromages ≫ soit
en rondelles.
2.4. LES OPÉRATIONS MÉCANIQUES DE LA FILATURE 27

Figure 2.11 – Les fromages de pre-fil en sortie de carde

+la filature ou le continu à filé : le ruban est encore étiré pour obtenir un fil
qui s’enroule sur des bobines. Une torsion des fibres permet de garder une cohésion.
+le retordage : la filature permet d’obtenir des fils simple (composé d’un seul fil),
le retordage permet l’assemblage de 2 ou plusieurs fils simples : on obtient un fil
retors
+le moulinage ou l’assemblage : il consiste à tordre et / ou assembler deux ou
plusieurs fils pour n’en former qu’un seul, plus solide

Figure 2.12 – Scene d’assemblage et de retordagee

+le guipage : il consiste à enrouler un fil autour d’un autre fil support
+la texturation : elle consiste à augmenter le volume et parfois l’élasticité d’un fil
en utilisant ses propriétés thermoplastiques
+le bobinage : il a pour but d’obtenir une quantité maximale de fils sur un même
support en réunissant plusieurs fils simples ou fils retors.
+le dévidage : à partir des bobines de fils retors, les fils sont mis sur écheveaux,
prêts pour le teinture.
28 CHAPITRE 2. FIBRES TEXTILES

Figure 2.13 – Les devidoirs sont de longues machines qui permettent de preparer
les fils en echeveauxe

+l’ourdissage : cette opération consiste à réunir et à disposer parallèlement les


uns aux autres, sur une ensouple, les fils de chaı̂ne.

2.5 LES ÉTAPES DE PRODUCTION D’UNE FIBRE


NATURELLE

Figure 2.14 – exemple de processus de production 1


2.6. LE FILAGE DES FIBRES CHIMIQUES 29

exemple de processus de production d’un des matériaux le plus utilisés dans


l’industrie de la mode et du textile : le coton
1. Culture du coton
2. Récolte du coton
3. Séparation
4. Égrenage
5. Cardage et filature pour former un fil
6. Fabrication du tissu (exp : tissage ou tricotage)
7. Ennoblissement : Apprêtage, teinture, impression
8. exemple de produit fini : un tissu en coton teint (tissé ou tricoté)

2.6 LE FILAGE DES FIBRES CHIMIQUES


Les fibres chimiques existent en réalité d’abord sous forme de filament (le filament
pourra être coupé en fibre par la suite). Un filament provient du filage, procédé
industriel consistant à extruder une matière continue (la solution d’un polymère
additionné de solvant passe dans plusieurs petits trous d’une filière).

2.6.1 Les opérations mécaniques du filage


Pour former un fil, les fibres synthétiques peuvent être filés de 3 manières :
à sec : les polymères en solution (acétate, triacétate de cellulose, Lyocell, chlorofibres,
chlorofibre, polyuréthane) passent dans une filière située dans un courant d’air chaud
qui solidifie les filaments.
par voie humide : les polymères en solution (acryliques, viscose, lanital) sont
immergés dans un bain coagulant. En fin de parcours, les filaments se solidifient.
par fusion : les polymères fondus (polyamide, polyester, polypropylène) passent
dans une filière située dans un courant d’air froid qui solidifie les filaments. À la
sortie de la filière, les multi-filaments obtenus sont soit étirés entre plusieurs rouleaux
tournant à différentes vitesses jusqu’à la rupture puis réunis pour former des fils
continus à la manière du fil de soie, soit coupés en fibres discontinues (opération
de convertissage) à la manière de la laine, du coton, etc. Les fibres de différentes
nature, quelles soient naturelles, artificielles ou synthétiques pourront se mélanger
pour former un fil multifibres.
30 CHAPITRE 2. FIBRES TEXTILES

Les filières peuvent être de formes variées : ronde, plate, triangulaire, en forme
de 8, en forme d’étoile, en forme de flèche, en forme de U, en forme de W, chacune
apportant des qualités différentes au filament comme du gonflant, un aspect lustré,
une meilleure absorption, de la légèreté, de la rigidité, etc.
Le diamètre du fil final est déterminé par la dimension et les conditions de filage
et l’étirage exercé.

2.6.2 Les étapes de production d’une fibre synthétique

Figure 2.15 – exemple de processus de production 2

exemple de processus de production d’une matière synthétiques comme le poly-


ester :
1. Production de pétrole brut / gaz naturel
2. extraction du pétrole brut / gaz naturel
3. raffinage du pétrole brut / gaz naturel en molécules utiles par procédé de
≪ cracking ≫ ou de ≪ reforming ≫

4. production de monomères par procédé de ≪ cracking ≫ ou de ≪ reforming ≫

5. Polymérisation
6. Création du polymère
7. Filage du filament
8. Assemblage de multi-filaments pour former le fil
9. Fabrication du tissu (exp : tissage ou tricotage)
10. exemple de produit fini : un tissu en synthétique (tissé ou tricoté)
2.7. AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES FIBRES TEXTILES 31

2.7 AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES FIBRES


TEXTILES
Les fibres naturelles ou chimiques présentent des avantages et des inconvénients
selon l’utilisation.
Quelles fibres textiles choisir ?
Les fibres naturelles sont réputées pour leur toucher doux et naturel et sont très
confortables au quotidien.
Elles absorbent très bien l’humidité mais en contrepartie elles s’alourdissent à
cause du stockage d’eau et sèchent lentement.
Contrairement aux fibres synthétiques, elles sont antistatiques.
Elles s’exposent aussi au boulochage.

Les fibres chimiques ont d’abord été créées pour reproduire artificiellement des
propriétés des fibres naturelles (en premier lieu de la soie et de la laine). Les fibres
chimiques n’ont pas pu imiter la nature mais sont dotées d’autres qualités. Elles sont
généralement plus solides et plus résistantes à l’usure que les fibres naturelles.
Les fibres synthétiques ont l’avantage d’être peu absorbantes et sèchent rapidement.
Elles sont idéales pour les activités sportives car elles permettent contrairement au co-
ton par exemple, d’évacuer facilement la transpiration. En contrepartie elles stockent
les odeurs.
Elles sont aussi résistantes aux tâches ce qui donne des tissus faciles d’entretien.
La plupart des tissus synthétiques sont peu froissables car les fibres sont thermoplas-
tiques. On obtient ainsi des tissus avec des plis permanents ou des tissus infroissables.
Les fibres minérales et notamment celles du verre sont imputrescibles, résistantes aux
températures élevées et très solides. Elles servent notamment pour la fabrication de
matériaux composites.

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