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Méthodo Vocabulaire Pour Commenter Un Texte de Théâtre

Le document présente une méthodologie pour analyser un texte de théâtre, en introduisant un vocabulaire théâtral essentiel tel que monologue, dialogue, actes et didascalies. Il décrit également des concepts clés comme la scène d'exposition, le quiproquo, et la bienséance, tout en fournissant des exemples illustratifs. Enfin, il aborde des notions plus complexes comme l'hubris et la catharsis, qui sont fondamentales dans l'étude des tragédies.

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Méthodo Vocabulaire Pour Commenter Un Texte de Théâtre

Le document présente une méthodologie pour analyser un texte de théâtre, en introduisant un vocabulaire théâtral essentiel tel que monologue, dialogue, actes et didascalies. Il décrit également des concepts clés comme la scène d'exposition, le quiproquo, et la bienséance, tout en fournissant des exemples illustratifs. Enfin, il aborde des notions plus complexes comme l'hubris et la catharsis, qui sont fondamentales dans l'étude des tragédies.

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Méthodologie . Le vocabulaire théâtral.

Eléments pour analyser un


texte de théâtre.

Obj : préparation en vue d’un exercice de commentaire d’un texte de


théâtre.

Question préalable : quels termes connaissez-vous pour parler d’un


texte de théâtre ?

Monologue
Dialogue
actes
scènes
pièce
bienséance
tirade
didascalies (indications scéniques)
vraisemblance
le « quatrième mur »
côté cour, côté jardin
metteur en scène
comédiens
dramaturge
décors
aparté
costumes
soliloque
répliques
Le vocabulaire théâtral. Eléments pour analyser un texte de théâtre.

Dramaturge : Auteur de pièce de théâtre.

Tragédien : comédien qui ne joue que dans des tragédies.

Didascalies : indications de jeu de scène (intonations, entrée ou sortie


d’un personnage, silence…) en italiques.

Didascalie interne : parole d’un personnage qui fait comprendre


quelque chose du jeu de scène d’un autre personnage. Ex : un
personnage A dit à un personnage B : « Parlez moins fort ! » ; cela fait
comprendre au lecteur que B parlait très fort.

Réplique : prise de parole d’un personnage, courte ou longue.

Acte : Ensemble de scènes qui constitue un des grands volets de la


pièce. Les tragédies classiques sont toujours en 5 actes. Dans le théâtre
moderne (après 1945) on voit apparaître des pièces sans actes (avec
simplement des scènes). Dans Juste la fin du monde, il y a :
un Prologue
Une première partie
Un Intermède
Une Deuxième partie
Un Epilogue

Scène : découpage de l’action théâtrale. Dans le théâtre classique, on


change de scène quand un personnage sort de scène ou qu’un autre
arrive. Dans le théâtre contemporain, il n’y a pas toujours de règle aussi
claire (cela peut être des changements thématiques)

Scène d’exposition : c’est la scène du début de la pièce qui permet de


présenter les personnages et les éléments principaux de l’histoire.
Ne pas la confondre avec le prologue du théâtre contemporain, qui est
une sorte d’introduction (même si nous apprenons également des
informations importantes dans ce prologue).
Dans l’immense majorité des cas (et surtout dans le théâtre classique),
la scène d’exposition est la scène 1 de l’acte I (voire éventuellement la
sc 2 de l’acte I).

Entrée in medias res : Début d’une pièce où l’on prend l’action en


cours de route. Il s’est déjà passé beaucoup de choses avant que la pièce
ne commence. Dans ce cas la scène d’exposition sert notamment à
expliquer tout ce qui s’est passé avant le début.
Ex : Toutes les tragédies sont caractérisées par une entrée in medias
res.

Quiproquo : erreur sur la personne. On prend quelqu’un pour


quelqu’un d’autre.
Ex : Dans Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, le comte Almaviva
fait la cour à une jeune femme derrière un buisson, pensant qu’il s’agit
d’une dénommée Suzanne, la servante de son épouse… mais en fait
c’est sa propre femme, la comtesse, qui est derrière le buisson.

Monologue : un personnage, seul en scène, parle longuement.

Monologue délibératif : monologue dans lequel un personnage doit


prendre une décision très difficile à prendre, et pèse longuement le pour
et le contre. Il délibère avec lui-même. Ce type de monologue est
souvent une forme de «torture mentale ». Ex : monologue d’Hermione
dans Andromaque de Racine.

Dialogue : échange verbal (dans la durée) entre deux personnages.

Dialogue de sourds : échange verbal faussé, car sans interactivité réelle.


L’un parle d’une chose, et l’autre lui répond au sujet d’autre chose. Les
deux paroles ne se rencontrent jamais . Ex : « Et Tartuffe ? Le pauvre
homme », Acte I scène 4 de Tartuffe de Molière.

Tirade : longue prise de parole d’un personnage face à un autre, qu’il


lui réponde ou non (ou peu).
Ex : la tirade du nez de Cyrano de Bergerac.
La tirade de Dom Louis à son fils Dom Juan dans Dom Juan de
Molière.

Rôle : personnage joué et incarné par un comédien.

Rôle titre : rôle du personnage qui donne son titre à la pièce.

Intrigue : l’histoire de la pièce, avec les problèmes qu’elle soulève.

Aparté : n.m. (un aparté) Parole prononcée à l’écart des autres


personnages, qui ne sont pas censés l’entendre. Ce type de remarque
s’adresse le plus souvent au public (ou bien le personnage se parle à lui-
même).

Double énonciation : fait, au théâtre que lorsqu’un personnage parle, il


est entendu à la fois des autres personnages sur scène et des spectateurs.
Il y a donc, toujours, de fait, 2 types de destinataires au théâtre.

Situation d’énonciation : Qui parle ? A qui ? Dans quelles de


conditions de parole ?

Souffleur : Personne cachée au bord de la scène (dans une sorte de


niche sous le sol) et qui peut être amené à souffler son texte à un
comédien qui a un trou de mémoire.
De nos jours, le souffleur est parfois remplacé par un prompteur (écran)
ou même une oreillette.

Coup de théâtre : révélation subite et inopinée, qui vient totalement


bouleverser le cours de l’intrigue, en bien ou en mal.

4ème mur : c’est le mur « virtuel » qui sépare les comédiens du public.
En effet, la scène et le parterre du public sont deux espaces censés être
comme « étanches » l’un à l’autre (illusion théâtrale).
Or, certains personnages franchissent, brisent le 4ème mur symbolique
pour s’adresser directement au public.
Ex : Dans le monologue d’Harpagon dans L’Avare, Harpagon
soupçonne des voleurs dans le public même.

Communication oblique (destinataire indirect) :

C’est le fait de s’adresser à une personne autre que celle à qui on est en
train de parler. Le destinataire des paroles n’est donc pas celui qui est
désigné explicitement.
Ex : Tartuffe. La scène où Orgon est caché sous la table, et qu’Elmire,
parlant à Tartuffe, s’adresse en réalité à Orgon, son époux.
On ne badine pas avec l’amour de Musset. Scène où Perdican fait venir
Rosette à la fontaine, et lui tient un discours sur l’amour qui s’adresse
en fait à Camille, cachée, qui observe toute la scène.

Bienséance :

Règle du théâtre classique qui veut que l’on évite tout débordement sur
scène : violence, érotisme, propos trop explicites.
Par exemple, dans les tragédies du 17ème siècle, un personnage ne peut
pas mourir sur scène, du fait de la bienséance, alors qu’au 19ème siècle,
c’est souvent le cas (notamment dans les drames romantiques de Victor
Hugo).
Pour un auteur, le but est d’essayer de contourner cet interdit. Ex : la
mort de Phèdre dans la pièce de Racine.

Invraisemblance :

Situation, fait ou action qui est normalement impossible si l’on est


rationnel.
Ex : le revirement total d’un personnage qui fait le mal est une
invraisemblance au théâtre.

Les 3 unités :
Elles viennent également du théâtre classique. Unité de temps, de lieu et
d’action.

« Qu’en un lieu, en un jour, un seul fait accompli


Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli. »

Boileau (17ès.), Art poétique.

Travestissement :

C’est le fait, au théâtre, de changer d’apparence, par le vêtement, le


langage, l’attitude, pour se faire passer pour autre que soi, notamment
pour faire croire que l’on est d’une autre classe sociale.
Ex : l’essentiel du théâtre de Marivaux, auteur du 18è siècle, passe par
le travestissement.

Imposture :

Consiste à prétendre à des fonctions et des compétences que l’on n’a


pas.
Ex : le sous-titre de la pièce Tartuffe est L’Imposteur, car c’est ce qu’est
tartuffe : il se fait passer pour un dévôt, alors qu’il n’en est rien.

Hubris :

C’est un terme grec qui désigne un déchaînement incontrôlé de colère,


de violence, de passion (qui peut être la passion amoureuse). Un
personnage en proie à l’hubris n’est plus maître de lui-même, si bien
qu’il peut prononcer des paroles ou commettre des actes irréparables.
Ex : dans la pièce Hercule Furieux de Sénèque (auteur latin de
l’Antiquité), Hercule se réveille d’un accès d’hubris phénoménal et
réalise qu’il vient de massacrer toute sa famille.

Catharsis :
Terme grec emprunté à la médecine et qui signifie : purgation,
purification. Il est employé par le philosophe Aristote dans son ouvrage
La Poétique, qui définit les règles de la tragédie. Pour Aristote, une
tragédie réussie doit susciter terreur et pitié, qui sont les deux piliers de
la catharsis. Ainsi le spectateur est comme purifié de ses émotions
négatives et devient un homme meilleur, par la démonstration de
l’exemple à ne pas suivre (celui des héros tourmentés des tragédies).

Agon :

C’est un affrontement entre deux personnages. On parle généralement


d’agon verbal, parce qu’au théâtre, le conflit se manifeste verbalement.

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