Introduction
Dans un monde en constante évolution économique et financière, la comptabilité demeure un
pilier essentiel pour comprendre, évaluer et gérer les activités des entreprises. Ce livre
propose un voyage à travers les principaux défis et évolutions de la comptabilité moderne,
mettant en lumière les enjeux, les pratiques et les transformations qui façonnent cette
discipline fondamentale. À travers une exploration approfondie de dix chantiers comptables,
nous découvrirons les évolutions prévisibles des règles comptables, les réflexions en cours au
sein des instances de normalisation comptable et les défis de l'harmonisation internationale.
Des scandales financiers aux bouleversements technologiques en passant par les implications
fiscales, chaque chapitre offre un regard critique et éclairant sur les enjeux contemporains de
la comptabilité. Que vous soyez un professionnel de la finance, un étudiant en comptabilité
ou simplement un curieux désireux de mieux comprendre le fonctionnement des entreprises,
ce livre vous invite à explorer les rouages complexes et fascinants de la comptabilité
moderne.
Première partie : Le b.a.-ba de la comptabilité
CHAPITRE 1. Qu’est-ce que la comptabilité ?
Ici, on explore les bases de la comptabilité, en commençant par ses origines historiques,
remontant jusqu'au Moyen Âge. On introduit le concept fondamental de la "partie double" de
la comptabilité, attribué à Fra Luca Pacioli en 1494. Ce chapitre met en lumière l'importance
de la comptabilité en tant qu'outil de gestion financière et de prise de décision, tant pour les
entreprises que pour les organismes publics, en abordant les différentes formes de
comptabilité, telles que la comptabilité de gestion, la consolidation des comptes pour les
groupes de sociétés, la comptabilité nationale et la comptabilité publique. Enfin, il clarifie les
rôles des différents professionnels de la comptabilité, tels que les experts-comptables, les
comptables et les commissaires aux comptes.
1. Expert-comptable:
Il détient un diplôme sanctionnant des études approfondies en comptabilité,
finance et fiscalité, équivalent à un doctorat.
Il peut exercer en tant qu'indépendant ou salarié d'une entreprise.
Son inscription à l'Ordre des Experts-Comptables (OEC) est nécessaire pour
porter le titre d'expert-comptable et comporte des contraintes telles que le
respect de la déontologie, la formation continue, et le contrôle qualité.
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Ses missions peuvent inclure la tenue de la comptabilité, l'élaboration des
comptes annuels, la gestion fiscale, le conseil en gestion, et l'accompagnement
de l'entreprise en création.
Son rôle est crucial dans la gestion fiscale en raison de la complexité des
règles fiscales et de l'obligation souvent requise pour bénéficier d'avantages
fiscaux.
2. Comptable:
Il est chargé de tenir la comptabilité de l'entreprise, pouvant être le dirigeant
lui-même ou un salarié.
Dans les grandes entreprises, différentes personnes peuvent être affectées à la
comptabilité, avec des qualifications variées, telles que l'aide-comptable, le
comptable et le chef comptable.
Dans les petites entreprises, la comptabilité est souvent gérée par une
secrétaire comptable qui s'occupe également des tâches administratives.
3. Commissaire aux comptes:
Il a pour rôle de contrôler les comptes d'une entreprise pour s'assurer qu'ils
reflètent fidèlement sa situation financière.
Contrairement à l'expert-comptable qui conseille, le commissaire aux comptes
est indépendant et impartiale dans son contrôle.
Il est désigné par les actionnaires en assemblée générale et dispose de larges
pouvoirs pour mener ses investigations.
4. Centres de gestion agréés et associations agréées:
Ils fournissent une assistance en matière de gestion et contrôlent les
déclarations ○ fiscales des entreprises.
Leur adhésion offre des avantages fiscaux significatifs aux entreprises
soumises à l'impôt sur le revenu.
5. Règles comptables et fiscales:
Elles sont définies par les directives européennes, le Code de commerce, le
plan comptable général (PCG) et les normes internationales (IFRS).
Les divergences entre les règles françaises et les IFRS portent notamment sur
le principe de prudence, la juste valeur, et l'apparence juridique vs la réalité
économique.
Les règles fiscales influencent également la comptabilité, par exemple en
imposant certaines écritures motivées uniquement par des impératifs fiscaux.
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CHAPITRE 2. Les notions de base : le bilan et le compte
de résultat
Dans le chapitre 2, intitulé "Les notions de base: le bilan et le compte de résultat", on met en
évidence les bases essentielles de la comptabilité en détaillant le contenu du bilan et du
compte de résultat. Le bilan présente la situation financière de l'entreprise à une date donnée,
tandis que le compte de résultat expose les performances de l'entreprise sur une période
donnée. L'auteur insiste sur l'importance de consulter les deux documents pour évaluer
correctement la santé financière d'une entreprise. Le bilan se divise en actif (ce que
l'entreprise possède) et passif (ce qu'elle doit), tandis que le compte de résultat résume les
revenus et les dépenses de l'entreprise sur une période donnée. L'actif inclut les éléments
durables et non durables, tandis que le passif comprend les capitaux propres et les dettes. On
fournit également un exemple concret pour illustrer la façon dont un bilan est établi à partir
des transactions financières d'une entreprise. Le compte de résultat complète le bilan en
expliquant comment l'entreprise s'est enrichie ou appauvrie au cours de l'exercice comptable.
Il distingue les produits (ventes, placements financiers, indemnités) des charges (coûts de
production, charges financières, amortissements). Le bénéfice ou la perte est déterminé par la
différence entre les produits et les charges. Les produits et les charges sont classés selon leur
nature dans le compte de résultat. Le résultat comptable représente la variation du patrimoine
net de l'entreprise, reflétant son enrichissement ou son appauvrissement, qui peut affecter
n'importe quel élément du patrimoine, pas seulement la trésorerie.
CHAPITRE 3. La « mécanique » comptable
Le chapitre 3 traite de la "mécanique" comptable, notamment du principe de la partie double,
où chaque opération implique deux flux: un flux sortant et un flux entrant. On distingue les
notions d'emplois (but de la transaction) et de ressources (moyen qui a permis d'obtenir
l'emploi). L'analyse des opérations se fait en identifiant l'emploi et la ressource, en se
concentrant sur le présent et le passé proche. Les opérations avec impact sur la trésorerie sont
analysées différemment de celles sans impact. Enfin, les dettes et créances sont considérées
comme des flux sortants et entrants respectivement. On explique également les principes
fondamentaux de la comptabilité, notamment le principe de la partie double où chaque
transaction est enregistrée deux fois pour maintenir l'équilibre comptable. Les actifs et les
charges apparaissent à gauche du bilan, tandis que les dettes et les produits apparaissent à
droite. Les opérations peuvent affecter le bilan seulement ou le bilan et le compte de résultat,
selon qu'elles modifient ou non le résultat de l'entreprise. Les opérations qui n'affectent que le
bilan incluent les achats et ventes à crédit, tandis que celles qui affectent le compte de résultat
incluent les charges et produits. Le chapitre explique également les différentes étapes de
l'enregistrement comptable, ainsi que l'importance de documenter chaque transaction.
CHAPITRE 4. Le fonctionnement des comptes
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Le chapitre 4 explique le fonctionnement des comptes en comptabilité. Il aborde la
numérotation des comptes, le débit et le crédit, les écritures comptables et l'enchaînement des
livres comptables. Les comptes sont les éléments de base de la comptabilité, représentant les
différents aspects financiers et opérationnels d'une entreprise. Chaque opération est
enregistrée dans un compte, avec une colonne de débit et une colonne de crédit. Le débit est
utilisé pour les emplois et le crédit pour les ressources. Les comptes sont classés en sept
catégories, correspondant aux éléments du patrimoine et de l'activité de l'entreprise. Les
soldes débiteurs et créditeurs des comptes doivent se compenser, et la numérotation des
comptes est standardisée en France pour faciliter la comptabilité et l'analyse financière. Le
chapitre 4 porte sur le fonctionnement des comptes en comptabilité. Il explique comment les
comptes sont organisés en classes et rubriques, détaillant les différentes catégories de
comptes et leurs significations. Il présente également les méthodes pour rechercher un
numéro de compte, en soulignant l'importance de la précision et de la méthode dans cette
démarche. Le chapitre aborde également les niveaux de détail des comptes, les adaptations
sectorielles et la présentation des comptes. Enfin, il explique le processus des écritures
comptables, leur équilibrage et leur présentation. Le chapitre 4 explore le cheminement de la
comptabilité, de l'enregistrement des écritures comptables au bilan et au compte de résultat.
Les logiciels comptables automatisent les opérations, de la journalisation des écritures au
grand-livre, puis à la balance. Les soldes de la balance sont ensuite utilisés pour établir les
comptes annuels, avec les comptes de classe 6 et 7 formant le compte de résultat et les
comptes de classe 1 à 5 constituant le bilan. Les soldes sont reportés d'une année à l'autre,
assurant la continuité et la cohérence des données comptables.
Deuxième partie : La mise en place d’une comptabilité
CHAPITRE 5. Quelle comptabilité mettre en place ?
Le chapitre 5 traite de la mise en place d'une comptabilité pour les entreprises, en
commençant par une analyse des différents régimes fiscaux. On focalise sur les obligations
comptables dépendent de la forme juridique, du régime fiscal, de la nature de l'activité, de la
taille de l'entreprise et d'autres facteurs. Les entreprises peuvent choisir entre une
comptabilité de trésorerie et une comptabilité d'engagement, avec des chapitres dédiés à
chaque type de comptabilité. Le chapitre détaille également les régimes fiscaux, tels que
l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, ainsi que les différents régimes d'imposition
pour les bénéfices industriels et commerciaux (BIC), les bénéfices non commerciaux (BNC)
et les bénéfices agricoles. Il aborde également des aspects tels que la franchise de TVA et les
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options fiscales disponibles pour les entreprises. On aborde les obligations comptables, en
commençant par celles imposées par le Code de commerce aux commerçants, notamment
l'enregistrement de toutes les transactions, la tenue de plusieurs livres comptables et la
réalisation d'un inventaire annuel. Il explique également les obligations pour les artisans, les
professions libérales et les entreprises agricoles, en fonction de leur régime fiscal. Enfin, il
mentionne les documents nécessaires pour les employeurs, tels que le registre du personnel,
la déclaration unique d'embauche et le document unique sur l'évaluation des risques. Le
chapitre 5 traite du choix entre la comptabilité d'engagement et la comptabilité de trésorerie
pour les entreprises, en mettant en avant les avantages et inconvénients de chaque méthode. Il
aborde également la conservation des documents comptables, les règles de classement et de
référencement, ainsi que les obligations légales en matière de conservation des archives.
CHAPITRE 6. Comptabilité de trésorerie : mise en place
et fonctionnement
Le chapitre 6 traite de la mise en place et du fonctionnement de la comptabilité de trésorerie.
Voici un résumé des points clés :
1. Création et tenue des livres de comptes : La comptabilité de trésorerie nécessite la
création de livres de comptes où sont enregistrés les encaissements et décaissements
chronologiquement.
2. Classification des pièces comptables : Les pièces comptables doivent être classées
avec soin pour répondre aux obligations légales et faciliter le suivi des créances et des
dettes.
3. Rapprochement bancaire : La technique du rapprochement bancaire est essentielle
pour contrôler périodiquement la comptabilité, ainsi que celle du banquier.
4. Établissement des comptes annuels : En fin d'année, il est nécessaire d'établir les
comptes annuels ou la déclaration de résultat, en fonction du régime fiscal de
l'entreprise.
5. Organisation des livres comptables : Les livres de banque et de caisse enregistrent les
encaissements et décaissements. Ils peuvent être tenus manuellement sur des registres
à colonnes ou sur ordinateur via des feuilles de calcul.
6. Contenu des livres de comptes : Les livres de comptes doivent contenir des colonnes
pour enregistrer les principales informations sur les opérations, ainsi que pour ventiler
les montants enregistrés selon leur nature.
7. Rubriques conseillées pour différents régimes fiscaux : Le chapitre fournit des
suggestions de rubriques à enregistrer dans les livres de comptes pour les entreprises
relevant de différents régimes fiscaux, comme les BIC, les BNC, et les bénéfices
agricoles, ainsi que des rubriques complémentaires pour suivre les encaissements et
décaissements non liés au compte de résultat.
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On aborde ensuite lac comptabilité des immobilisations, notamment le registre des
immobilisations qui permet de suivre la valeur des biens durables de l'entreprise. Il explique
la nécessité de ce registre pour calculer les dotations aux amortissements et propose des
modèles de fiches pour suivre les immobilisations et leurs amortissements. Il présente
également une fiche récapitulative pour faire le lien avec le bilan et le compte de résultat.
Enfin, il aborde l'enregistrement des opérations comptables, notamment la numérotation des
opérations, la saisie des informations principales et le rapprochement avec le relevé bancaire.
On explique comment ventiler les sommes enregistrées dans les colonnes des livres
comptables en fonction de leur nature pour faciliter la déclaration de résultat. Il détaille
également les règles applicables en matière de TVA en fonction de la situation de l'entreprise.
Le chapitre aborde également le classement des pièces comptables, le rapprochement
bancaire, la construction des comptes annuels et la balance de trésorerie. Il donne des conseils
pratiques pour organiser le classement des factures à payer et à encaisser, ainsi que des
factures payées et encaissées. Le chapitre conclut en expliquant les spécificités de la Société
Civile de Moyens (SCM) en matière fiscale.
CHAPITRE 7. La comptabilité d’engagement : mise en
place et fonctionnement
Le chapitre 7 porte sur la mise en place et le fonctionnement de la comptabilité d'engagement.
Il aborde le choix d'un logiciel comptable, les logiciels complémentaires et le paramétrage du
logiciel. Il présente également les principaux éditeurs de logiciels comptables, les solutions
alternatives comme les logiciels gratuits et en ligne, ainsi que les modules complémentaires
disponibles. Il détaille les étapes du paramétrage d'un logiciel comptable et offre des conseils
pour choisir le logiciel le mieux adapté aux besoins de l'entreprise. On porte sur la saisie des
informations relatives à la société dans un logiciel comptable. On explique comment créer un
dossier pour la société, saisir les informations telles que la forme juridique, l'adresse, le
régime fiscal, etc. On aborde également le choix de la date de début et de fin de l'exercice
comptable, ainsi que le plan de comptes à utiliser. Il mentionne la gestion des devises, les
paramètres relatifs à la TVA, les différents journaux à utiliser, le plan comptable analytique et
les comptes centralisateurs. Enfin, il donne un aperçu du fonctionnement général d'un logiciel
comptable. On aborde la reprise des soldes à nouveaux lors du démarrage d'un nouvel
exercice comptable. On explique comment saisir ces soldes, en soulignant l'importance de ne
pas changer de logiciel en cours d'exercice en détaillant également la manière de reprendre
les soldes clients et fournisseurs, ainsi que la saisie des écritures, en mettant en avant les
fonctionnalités des logiciels comptables pour faciliter ce processus. Enfin, on insiste sur la
nécessité de conserver les factures fournisseurs et explique la validation des écritures dans le
"brouillard de saisie". Le chapitre 7 traite du lettrage des comptes, principalement des
comptes clients et fournisseurs, pour identifier les enregistrements qui s'annulent
mutuellement. Il explique comment effectuer le lettrage manuellement ou automatiquement
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via des logiciels, et détaille les principales anomalies de lettrage et les actions à entreprendre
pour les corriger. Le chapitre aborde également la clôture des comptes, une étape complexe
visant à sécuriser les enregistrements comptables et à préparer la comptabilité de l'année
suivante.
Troisième partie : La comptabilité au jour le jour
CHAPITRE 8. L’enregistrement des ventes et des
encaissements
Dans le chapitre 8, intitulé "L'enregistrement des ventes et des encaissements", vous
apprendrez à comptabiliser les ventes et les encaissements de manière précise pour éviter les
difficultés comptables. Voici un résumé des points principaux :
1. Enregistrement des factures de vente : Les factures doivent comporter des mentions
obligatoires telles que l'identification du vendeur et de l'acheteur, le numéro de
facture, la date de la vente, les produits vendus avec leur prix unitaire et les montants
HT, TVA et TTC.
2. Règles de base : Les ventes sont enregistrées au crédit du compte "70. Ventes", avec
la contrepartie dépendant des conditions de règlement : créance client (compte "411.
Clients") ou encaissement direct (comptes "512. Banques" ou "53. Caisse").
3. Différents types de ventes : Les ventes de produits finis, de prestations de services et
de marchandises sont enregistrées dans des comptes spécifiques ("701", "706" et
"707" respectivement).
4. Enregistrement de la TVA collectée : La TVA collectée est enregistrée au crédit du
compte "44571. TVA collectée" et peut être subdivisée selon les taux de TVA
appliqués.
5. Gestion des encaissements pour les prestataires de services : La TVA est exigible sur
les encaissements, ce qui peut compliquer la gestion comptable.
6. Cas particuliers : Des spécificités comme les remises, les emballages consignés et les
avoirs émis sont expliquées avec les méthodes de comptabilisation appropriées.
7. Enregistrement des avoirs émis : Les avoirs sont enregistrés de manière inversée par
rapport aux factures, avec des comptes spécifiques selon le motif de l'avoir.
Le chapitre 8 traite de l'enregistrement des ventes et des encaissements en comptabilité en
expliquant comment comptabiliser les ventes au comptoir, les règlements reçus selon
différents modes de paiement (espèces, virement, chèque, carte bancaire, effet de commerce)
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et les acomptes reçus. On détaille également l'enregistrement des escomptes accordés et des
impayés, avec des exemples pratiques pour chaque cas.
CHAPITRE 9. L’enregistrement des achats et des
décaissements
Le chapitre 9 traite de l'enregistrement des achats et des décaissements dans la comptabilité.
Il aborde les points suivants :
1. Enregistrement des achats courants : Les achats de consommation courante sont
détaillés, avec une distinction entre charges et immobilisations.
2. Enregistrement des factures d'achat : Les règles de base pour enregistrer les achats
sont expliquées, notamment la comptabilisation des factures fournisseurs et de la
TVA déductible.
3. Cas particuliers de non-déductibilité de la TVA : Certains frais, comme les frais de
transport ou les frais somptuaires, ne sont pas déductibles de la TVA.
4. Différents types d'achats : Les achats sont classés en charges ou en immobilisations,
en fonction de leur durée prévisible d'utilisation.
5. Comptes de charges : Les principaux comptes de charges sont présentés, avec des
exemples d'achats correspondants.
6. Enregistrement de la TVA déductible : Les modalités d'enregistrement de la TVA
déductible sur les achats sont expliquées, notamment en fonction de la date de
déductibilité.
Le chapitre 9 traite de l'enregistrement des achats et des décaissements en comptabilité en
abordant les cas particuliers tels que les remises, les emballages consignés, les achats
intracommunautaires, les règlements émis, les avoirs reçus, les acomptes versés et l'escompte
pour règlement anticipé. Chaque situation est accompagnée d'exemples et d'explications
détaillées sur la manière de les comptabiliser correctement.
CHAPITRE 10. La TVA et les autres impôts
Dans le chapitre sur la TVA et les autres impôts, voici un résumé des points principaux :
1. La déclaration de TVA : Selon le régime fiscal de l'entreprise (franchise de base,
remboursement forfaitaire, réel simplifié ou normal), les déclarations et les paiements
de TVA varient en fréquence et en méthode de calcul.
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2. Les opérations imposables et non imposables : Les ventes en France métropolitaine et
les achats auprès de fournisseurs européens entrent généralement dans le champ
d'application de la TVA, tandis que les ventes à l'exportation et vers les DOM-TOM
sont généralement non imposables.
3. La TVA collectée et déductible : La TVA collectée est calculée sur le montant hors
taxe des opérations imposables, tandis que la TVA déductible est celle payée sur les
achats et investissements. La différence entre ces deux montants détermine la TVA à
payer ou le crédit de TVA.
4. L'enregistrement comptable : Les déclarations de TVA et les paiements sont
enregistrés dans les comptes correspondants, avec des schémas comptables
spécifiques selon le régime fiscal de l'entreprise.
5. Autres impôts et taxes : Outre la TVA, d'autres impôts et taxes comme l'impôt sur les
bénéfices et l'IFA sont également discutés, avec des conseils sur leur enregistrement
comptable.
CHAPITRE 11. L’enregistrement de la paie
Le chapitre 11 traite de l'enregistrement de la paie, couvrant les aspects suivants :
1. Élaboration des bulletins de salaire : Pour les entreprises de moins de 10 salariés, il est
possible de les établir soi-même, sinon, il est recommandé de recourir à un expert-
comptable.
2. Mentions obligatoires sur les bulletins de salaire : Elles incluent l'identification de
l'employeur et de l'employé, les détails sur le travail effectué et la rémunération, les
déductions et majorations, ainsi que divers éléments.
3. Calcul des cotisations salariales : Basé sur la rémunération brute, les taux varient en
fonction des différentes cotisations sociales, telles que la CSG, la CRDS, l'assurance
maladie, l'assurance vieillesse, etc.
4. Calcul des cotisations patronales : Ces cotisations sont calculées sur la base de la
rémunération brute et varient selon les mêmes critères que les cotisations salariales.
5. Mécanisme de la paie : Illustration du processus de paiement des salaires, montrant
les cotisations patronales et salariales.
6. Ajustements pour obtenir le salaire net : Inclut les déductions supplémentaires comme
les acomptes précédemment versés et les suppléments tels que les remboursements de
frais.
7. Exonérations et réductions : Certaines heures supplémentaires sont exonérées de
cotisations sociales, et il existe des réductions sur les cotisations patronales en
fonction de différents critères.
Le chapitre aborde les déclarations sociales et la comptabilisation de la paie tout en
expliquant les dates et modalités de déclaration en fonction de l'effectif de l'entreprise.
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Ensuite, on présente deux schémas de comptabilisation: le classique et le simplifié, ainsi que
la gestion des acomptes et des oppositions sur salaires. Enfin, on traite de la rémunération de
l'exploitant et de l'enregistrement de ses prélèvements et cotisations sociales.
CHAPITRE 12. Les investissements et leur financement
Le chapitre 12 traite des investissements et de leur financement en comptabilité. Voici un
résumé détaillé :
1. Enregistrement comptable des investissements : Le chapitre commence par expliquer
la distinction entre une dépense courante et un investissement en comptabilité. Les
investissements sont des éléments durables du patrimoine de l'entreprise destinés à
être utilisés sur une durée supérieure à un exercice comptable.
2. Types d'immobilisations : Il existe trois principaux types d'immobilisations : les
immobilisations incorporelles (brevets, licences), les immobilisations corporelles
(terrains, bâtiments, matériel), et les immobilisations financières (placements
financiers, prêts accordés).
3. Comptabilisation des investissements : Les investissements sont enregistrés
différemment des dépenses courantes. Par exemple, lors de l'achat d'un équipement, le
montant hors taxes est enregistré au débit d'un compte d'immobilisations, la TVA
déductible est enregistrée séparément, et le montant total TTC est crédité au compte
fournisseur d'immobilisations.
4. Distinction entre charges et immobilisations : Il est crucial de distinguer les dépenses
à enregistrer en charges et celles à enregistrer en immobilisations. Les acquisitions
durables doivent être enregistrées en immobilisations, mais il existe une tolérance
fiscale pour les biens de faible valeur unitaire.
5. Amortissement des immobilisations : Les immobilisations sont amorties sur leur
durée d'utilisation afin de répartir leur coût sur plusieurs exercices comptables. Le
chapitre aborde également les règles de base concernant l'amortissement des
immobilisations.
6. Dépenses d'entretien et de réparation : Les dépenses d'entretien courant sont
enregistrées en charges, tandis que les grosses réparations ou réfections peuvent être
étalées sur plusieurs années.
7. Cessions d'immobilisations : Lors de la vente d'une immobilisation, une facture est
émise et enregistrée de manière similaire à une facture client. La valeur de
l'immobilisation est retirée de l'actif de l'entreprise.
8. Apports des associés ou de l'exploitant : Les investissements peuvent également être
financés par des apports en capital ou en compte courant des associés ou de
l'exploitant.
9. Emprunts bancaires : Une autre option de financement est l'emprunt auprès d'une
banque. Les fonds débloqués sont enregistrés en compte bancaire, et les
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remboursements sont comptabilisés périodiquement, généralement sous forme de
mensualités constantes.
CHAPITRE 13. Les opérations de trésorerie
Le chapitre 13 traite des opérations de trésorerie en entreprise, mettant en lumière
l'importance de maintenir un équilibre entre liquidités suffisantes et rentabilité. Voici un
résumé :
1. Gestion de trésorerie : La trésorerie est essentielle pour répondre aux obligations
financières de l'entreprise. Un excès ou un manque de trésorerie peut avoir des
conséquences graves.
2. Placements financiers : Les excédents de trésorerie peuvent être placés à long terme
ou à court terme pour optimiser la rentabilité.
3. Comptabilisation des placements : Les placements à long terme sont enregistrés
comme des immobilisations financières, tandis que les placements à court terme sont
considérés comme faisant partie de la trésorerie.
4. Enregistrement des revenus : Les revenus des placements (intérêts, dividendes, plus-
values) sont comptabilisés selon leur nature, avec des écritures spécifiques.
5. Financements à court terme : En cas de besoin de trésorerie, les entreprises peuvent
recourir au découvert bancaire, aux prêts à court terme ou à la mobilisation des
créances clients.
6. Comptabilisation des financements : Les différentes formes de financements à court
terme sont enregistrées selon des schémas comptables spécifiques, en fonction de la
nature de l'opération (prêt, mobilisation de créances).
Le rapprochement de banque consiste à comparer les enregistrements de votre
comptabilité avec ceux de votre relevé bancaire pour détecter les erreurs ou les écarts. Les
étapes comprennent le pointage des montants identiques, la correction des écarts, et la
vérification des soldes corrigés. Les écarts peuvent être dus à des erreurs de la banque ou
du comptable, et nécessitent un suivi pour correction. En cas de chèque non présenté en
banque, des actions spécifiques sont nécessaires selon la situation.
Quatrième partie : L’heure du bilan : l’élaboration des
comptes annuels
CHAPITRE 14. Les écritures d’inventaire
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Le chapitre 14 traite des écritures d'inventaire, notamment la variation des stocks,
l'amortissement des immobilisations, les dépréciations et les provisions en expliquant
pourquoi il est nécessaire d'ajuster les stocks en fin d'exercice comptable et comment le
faire. Ensuite, il détaille la comptabilisation de la variation des stocks pour les matières
premières, les marchandises et les produits finis. On aborde également l'inventaire
physique et la valorisation des stocks tout en expliquant l'amortissement des
immobilisations, comment le calculer et le comptabiliser, ainsi que la dépréciation des
éléments d'actif et sa comptabilisation. On aborde donc les écritures d'inventaire, en se
concentrant sur la dépréciation des stocks et des créances clients, ainsi que sur les
provisions pour risques ; en expliquant comment comptabiliser ces pertes potentielles et
les reprises éventuelles. De plus, on détaille les ajustements nécessaires pour les charges
et les produits, notamment les charges constatées d'avance et les produits constatés
d'avance, ainsi que les charges à payer et les produits à recevoir. Enfin, on présente les
écritures pour les impôts et taxes, les congés payés acquis, les factures à établir et les
avoirs à établir, ainsi que d'autres produits à recevoir.
CHAPITRE 15. La cosmétique comptable
Le chapitre 15, intitulé "La cosmétique comptable", explore diverses techniques pour
influencer le résultat comptable d'une entreprise de manière légale. Voici un résumé des
principaux points abordés :
1. Provisions et dépréciations : Ces mécanismes sont utilisés pour couvrir les risques
d'appauvrissement de l'entreprise. Leur évaluation est subjective et dépend des
objectifs de l'entreprise.
2. Amortissement : Le choix du plan d'amortissement et du mode d'amortissement
(linéaire, dégressif, variable) influence le résultat comptable et la base taxable de
l'entreprise.
3. Valorisation des stocks : Deux méthodes sont autorisées en France : le PEPS et le
CMUP. Le choix de la méthode affecte la valorisation du stock de clôture et, par
conséquent, le résultat comptable.
4. Charges activables : Certaines dépenses peuvent être comptabilisées en charges ou en
immobilisations, ce qui influence la répartition des charges et des actifs et, par
extension, le résultat comptable.
5. Frais d'établissement et frais de développement : Ces dépenses peuvent être
comptabilisées en charges ou en immobilisations, selon le choix de l'entreprise, et leur
impact sur le résultat comptable est étalé sur plusieurs années en cas d'immobilisation.
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CHAPITRE 16. La révision comptable
Le chapitre 16 aborde la révision comptable, soulignant son importance pour vérifier les
soldes comptables avant de construire les états financiers annuels. On détaille les étapes de
vérification, telles que le contrôle de la trésorerie, l'analyse des comptes clients et
fournisseurs, et la vérification des autres comptes du bilan. Des conseils pratiques sont
donnés pour identifier et corriger les erreurs éventuelles, comme les inversions de chiffres ou
les omissions d'écritures. Enfin, il mentionne l'importance de conserver des traces écrites des
contrôles effectués pour répondre aux questions des experts-comptables ou des contrôleurs
fiscaux. On porte également sur la révision comptable, en mettant l'accent sur plusieurs points
clés :
1. Vérification des comptes d'immobilisations pour assurer l'exactitude des chiffres et
l'intégration correcte des nouvelles immobilisations et des cessions.
2. Établissement d'un tableau de suivi des valeurs brutes et des amortissements pour
préparer l'annexe aux comptes annuels.
3. Rapprochement des soldes des comptes de bilan avec ceux des tableaux de suivi des
immobilisations et des amortissements.
4. Contrôle des comptes de stocks pour vérifier leur correspondance avec les états
d'inventaire.
5. Vérification des comptes de personnel pour s'assurer de l'exactitude des paiements et
des provisions.
6. Vérification des dettes sociales et fiscales en comparant les soldes avec les
déclarations et avis d'imposition.
7. Contrôle des comptes de régularisation pour s'assurer de l'exactitude des charges et
produits constatés d'avance.
8. Revue analytique pour comparer les soldes d'un exercice à l'autre et vérifier
l'évolution cohérente des comptes.
CHAPITRE 17. L’élaboration des comptes annuels
Le chapitre 17 traite de l'élaboration des comptes annuels, en mettant l'accent sur la
construction du bilan, du compte de résultat et du contenu de l'annexe. Voici un résumé
succinct :
1. Construction du bilan : Les comptes du plan comptable général sont regroupés en
comptes de patrimoine (classes 1 à 5) pour le bilan et en comptes d'activité (classes 6
et 7) pour le compte de résultat. L'actif recense les éléments positifs du patrimoine,
tandis que le passif recense les dettes et les capitaux propres.
2. Construction du compte de résultat : Il détaille l'activité de l'exercice écoulé en
utilisant les soldes des comptes de charges (classe 6) et de produits (classe 7). Le
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résultat de l'exercice est calculé par différence entre le total des produits et celui des
charges.
3. Contenu de l'annexe : L'annexe fournit des informations significatives pour
comprendre et analyser les comptes annuels, notamment les faits caractéristiques de
l'exercice, les règles et méthodes comptables utilisées, les informations sur l'actif et le
passif, ainsi que les engagements hors bilan.
Cinquième partie : La partie des dix
CHAPITRE 18. Les dix commandements de la
comptabilité
Le chapitre 18 présente les "Dix commandements de la comptabilité", offrant des conseils
pratiques pour une gestion comptable efficace. Voici un résumé succinct des points abordés :
1. Tenir sa comptabilité au fur et à mesure : Éviter la procrastination et effectuer les
tâches comptables régulièrement pour éviter l'accumulation.
2. Adopter une méthode de classement rigoureuse : Organiser les documents comptables
de manière ordonnée pour faciliter la recherche d'informations.
3. Choisir les outils en fonction des besoins : Opter pour des outils comptables adaptés et
maîtrisés plutôt que de se laisser séduire par des solutions sophistiquées mais
complexes.
4. Faire son apprentissage progressivement : Commencer par les tâches simples et
élargir progressivement ses compétences comptables.
5. Se faire conseiller par des experts : Ne pas hésiter à consulter des professionnels
compétents pour obtenir des conseils avisés.
6. Prendre le temps de réflexion avant de comptabiliser une écriture : Analyser l'impact
des enregistrements sur les comptes annuels pour éviter les erreurs.
7. Utiliser les moyens de recoupement : Vérifier et comparer les écritures comptables
pour détecter les erreurs plus facilement.
8. Vérifier régulièrement les soldes comptables : Effectuer des révisions périodiques
pour garantir l'exactitude des données comptables.
9. Anticiper les échéances comptables et fiscales : Prévoir suffisamment de temps pour
effectuer les déclarations et clôtures comptables dans les délais.
10. Garder le guide pratique à portée de main : Utiliser le guide pratique comme référence
en cas de doute sur le traitement comptable d'une opération.
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CHAPITRE 19. Dix chantiers comptables
Le chapitre 19 explore dix chantiers comptables majeurs, notamment les évolutions
prévisibles des règles comptables, les réflexions au sein des instances de normalisation
comptable et la difficulté de l'harmonisation internationale. On aborde des thèmes tels que
l'amélioration de la qualité et de la fiabilité des données comptables suite à des scandales
financiers, l'harmonisation internationale des règles comptables, la remise en cause de la
connexion entre comptabilité et fiscalité, le choix entre la "juste valeur" et le principe de
prudence, le traitement des contrats à long terme, des engagements de retraite, des charges
activables, l'adaptation des règles comptables aux PME et l'externalisation de la fonction
comptable.
Conclusion
À travers ces dix chantiers comptables, nous avons parcouru un panorama riche et varié des
défis et des transformations qui marquent la comptabilité contemporaine. Des scandales
financiers aux avancées technologiques, en passant par les enjeux de l'harmonisation
internationale et les implications fiscales, chaque aspect de la discipline offre un terrain fertile
pour la réflexion et l'action. En conclusion, la comptabilité reste au cœur des activités
économiques et financières, offrant un cadre indispensable pour évaluer la performance des
entreprises, prendre des décisions éclairées et assurer la transparence et la fiabilité de
l'information financière. Tout en évoluant avec son temps, la comptabilité demeure un pilier
fondamental sur lequel repose la confiance des investisseurs, la régulation des marchés et la
pérennité des entreprises.
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