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Fouad Machrouh

Le séminaire aborde le diagnostic financier des entreprises, en mettant l'accent sur l'analyse de la performance, de la solvabilité et de la rentabilité. Il présente également des méthodes pour choisir les investissements les plus rentables et adopter des financements peu coûteux. Les utilisateurs du diagnostic financier incluent les dirigeants, associés, salariés, préteurs, investisseurs et concurrents, chacun ayant des objectifs spécifiques liés à la performance de l'entreprise.

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Fouad Machrouh

1
Contenu de séminaire

 Diagnostiquer efficacement une entreprise

 Choisir l’investissement le plus rentable

 Adopter le financement le moins couteux

2
Diagnostiquer efficacement une
entreprise

3
Définition de diagnostic financier

Le diagnostic financier est une démarche, qui s’appuie sur l’examen


critique de l’information comptable et financière fournie par une
entreprise à destination des tiers, ayant pour but d’apprécier le plus
objectivement possible sa performance financière et économique
(rentabilité, pertinence des choix de gestion), sa solvabilité (risque
potentiel qu’elle présente pour les tiers) et enfin son patrimoine.

4
Utilisateurs du diagnostic financier

Utilisateurs Objectifs
Dirigeants ➢ Juger les différentes politique de l’entreprise
➢ Orienter les décisions de gestion

➢ Assure la rentabilité de l’entreprise

Associés ➢ Accroitre la rentabilité des capitaux


➢ Accroitre la valeur de l’entreprise

➢ Réduire le risque

Salariés ➢Assurer la croissance de l’entreprise


➢ Apprécier le partage de la richesse créée par l’entreprise et l’évolution
des charges de personnel.
Préteurs ➢ Baisser le risque
➢ Apprécier la solvabilité

Investisseurs ➢ Accroitre la valeur de l’entreprise


➢ Accroitre la rentabilité des capitaux

Concurrents ➢ Connaître les points forts et les points faibles de l’entreprise


➢ Apprécier la compétitivité.

5
Schéma du diagnostic financier

1. L’analyse de l’activité et des performances

Compte de résultat

Capacité d’autofinancement Etats des soldes de gestion (ESG) Ratios (activités, profitabilité, etc)

2. L’analyse statique de la structure financière

Bilan comptable

Bilan fonctionnel Bilan financier

•Fonds de roulement financier


•Fonds de roulement net
global
•Ratios (solvabilité, liquidité, etc)
•Besoin de fonds de roulement
•Trésorerie nette
•Ratios (structure, rotation, etc)

6
Analyse de l’activité et des performances

7
Etats des soldes de gestion

Expliquer et Comprendre la formation du résultat


Analyser la profitabilité de l’entreprise
Situer l’entreprise par rapport à son passé et à ses concurrents.

8
Ventes de marchandises
- Coût d’achat des marchandises vendues

= MARGE COMMERCIALE
Production vendue
+ Production stockée
+ Production immobilisée

= PRODUCTION DE L’EXERCICE
Marge commerciale + Production de l’exercice
Comprendre et
- Consommation en provenance des tiers expliquer la
= VALEUR AJOUTEE formation du
+ Subvention d’exploitation résultat
- Impôts et taxes
- Charges de personnel

= Excédent Brut d’Exploitation (EBE)


+ RAP d’exploitation
+ Autres produits d’exploitation Analyser la
- DAP d’exploitation
profitabilité de
- Autres charges d’exploitation
l’entreprise
= Résultat d’exploitation
+ Produits financiers
- Charges financières

= Résultat Courant Avant Impôt (RCAI)


+ / - Résultat exceptionnel
-- Impôt sur les bénéfices (IS)

= Résultat de l’exercice

9
Capacité d’Autofinancement (CAF)

La CAF est un flux de trésorerie potentiel généré par l’activité courante de l’entreprise.
Elle représente une ressource de financement d’origine interne.

Elle permet de :
❖ Financer les investissements de l’entreprise
❖ Augmenter le Fonds de Roulement
❖ Rémunérer les associés
❖ Rembourser les dettes financières

Autofinancement = CAF – Dividendes

10
Calcul de la CAF
CAF à partir de l’EBE ( approche soustractive ou explicative)

11
CAF à partir du résultat net ( approche additive ou vérificative)

12
Analyse de l’équilibre financier

13
Bilan fonctionnel en masses

Actif ou emplois Passif ou ressources

Actif stable Ressources stables

Immobilisations incorporelles Capitaux propres


Immobilisations corporelles Amortissements et dépréciation
Immobilisations financières Provisions
Dettes financières
Actif circulant Passif circulant

Actif circulant d’exploitation Dettes d’exploitation


Actif circulant hors l’exploitation Dettes hors d’exploitation
Actif de trésorerie Passif de trésorerie

14
Analyse de l’équilibre financier

Le Fonds de roulement net global: FRNG


Le Besoin en Fonds de Roulement : BFR
La trésorerie nette
Analyse du bilan fonctionnel
Les Mesures pour améliorer l’équilibre financier

15
Fonds de roulement = Ressources stables – Emplois stables

16
Besoin en Fonds de Roulement = Actif circulent – Passif circulent

17
Processus de formation du BFR

18
Trésorerie nette = Trésorerie Active – Trésorerie passif

Trésorerie = Fonds de Roulement – Besoin en Fonds de Roulement

Comment améliorer l’équilibre financier


Si la trésorerie reste continuellement ou fréquemment négative,

❖ Augmentation des fonds propres


❖ Emprunts de restructuration
❖ Cession d’immobilisation
❖ Autofinancement
❖ Diminution des stocks
❖ Raccourcissement des délais d’encaissement des créances
❖ Allongement des délais de règlement aux fournisseurs et assimilés

19
Analyse complémentaire par les ratios

20
Ratios d’activité et de profitabilité
plus ils sont élevés, mieux c’est (en général)

❖ La profitabilité de l’entreprise commerciale met en relation un résultat


avec un chiffre d’affaires. Elle est habituellement mesurée par la marge
commerciale. Il permet les comparaisons dans un même secteur
d'activité.

Il permet de situer l'entreprise par rapport à ses concurrents et au


secteur d'activité, tant au niveau du marche domestique
qu'international.

21
• Ratios d’activité

CAHT (N) – CAHT (N-1)


Taux de croissance du CA Croissance relative annuelle
CAHT (N-1) du CA

Marge commerciale
Taux de marge La marge du commerçant
commerciale Ventes de M/se pour 100€ de ventes

VA
Taux de VA Dépendance de l’entreprise
CAHT vis-à-vis des tiers

Chiffre d’affaires (CA) = ventes de marchandises + production vendue


22
• Ratios de profitabilité

Taux de marge d’exploitation EBE Profitabilité de l’entreprise


brute hors politiques financières et
CAHT d’investissement

Taux de marge d’exploitation Résultat d’exploitation Profitabilité de l’entreprise


nette hors politique financière
CAHT

Résultat net
Taux de marge nette Profitabilité nette de
CAHT l’entreprise

23
• Ratios de Rentabilité

Résultat net
Rentabilité financière Rentabilité de l’apport
des actionnaires
Capitaux propres

Résultat net
Rentabilité globale Rentabilité de l’ensemble
des actifs
Total actifs nets

Résultat net
Rentabilité économique Rentabilité des actifs
Actifs immobilisés net + BFR économiques

24
Ratio d'indépendance financière
plus on est indépendants, plus on est maître de décision

Capitaux propres
----------------------------
Capitaux permanents
Ce ratio, qui en principe doit être supérieur ou égal à 0,5.
Le montant des fonds empruntés à moyen et long terme ne doit
pas excéder le montant des capitaux propres.

25
Ratios d’endettement
l’acte d’équilibrage

Total des dettes


--------------------
Total de l'actif

Le ratio d'endettement compare les dettes (court, moyen et long


terme) par rapport au total des actifs que possède l'entreprise.

Un niveau d'endettement supérieur à 0,8 signifie que l'entreprise


est déjà lourdement endettée.

26
Ratio de capacité de remboursement
Plus on crée de la richesse, plus on rembourse vite

Dettes financières à LT 4
-----------------------------
CAF

Il mesure l’aptitude de l’entreprise à rembourser ses ressources


d’emprunt. Certaines banques n’accordent pas de prêt si les
ressources d’emprunt dépassent 4 années de CAF.

27
Ratio du poids des frais financiers
Plus on s’endette, plus on paie

Frais financiers
--------------------  4%
CA HT

Les frais financiers ou les charges financières ne doivent


pas excéder 4% du chiffre d’affaires hors taxes.

28
Ratios de rotation des stocks
garder des stocks c’est immobiliser de la trésorerie

Ils expriment la durée de présence des stocks dans l’entreprise.


Un ratio faible signifie que le stock « tourne rapidement ». Les
fonds immobilisés dans le stock se transforment rapidement en
liquidités.
NB: Les stocks sont évalués à leur coût d’achat s’il s’agit de
matières premières, approvisionnement ou de marchandises

Stock moyen de marchandises


------------------------------------- x 360 j
Coût d’achat des marchandises vendues

29
Ratios de rotation des créances clients
plus de vente à crédit, plus de clients mais moins d’argent frais

Il exprime la durée moyenne du crédit accordé aux clients. Ce


ratio dépend de la politique commerciale suivie par
l’entreprise.

❖ Ratio de crédit client

Créances clients et comptes rattachés + EENE


---------------------------------------------------- x 360 j
Chiffre d’affaires TTC

30
Ratios de rotation des dettes fournisseurs
plus long est l’ échéance , plus long est le remboursement

Il détermine le délai moyen de règlement accordé par les


fournisseurs. Le délai de paiement accordé par le fournisseur
constitue une source de financement.

❖ Ratio de dettes fournisseurs

Dettes fournisseurs et comptes rattachés


---------------------------------------------- x 360 j
Achats de biens et services TTC*

*Le compte fournisseur d’immobilisation est exclu de ce ratio.

31
Ratios de liquidité
Pouvons-nous payer nos factures?

32
Ratios de répartition de la valeur ajoutée
Qui consomme plus de la richesse de l’entreprise

Charges de personnel + Participation des


salariés
Part du personnel

Valeur ajoutée
Impôts, taxes + Impôts sur les bénéfices
Part de l’Etat
Valeur ajoutée
Charges financières (hors dotations)
Part des créanciers
Valeur ajoutée
Autofinancement
Part de l’entreprise
Valeur ajoutée
33
Choisir l’investissement le plus
rentable

34
Caractéristiques d’investissement
❖ Son coût initial (I0): il comporte les dépenses d’acquisition et de la mise en place
de l’investissement.

❖ Les cash-flows nets prévisionnels (CFN) : il s’agit des flux de trésorerie (revenus
futurs) qu’on espère tirer de l’investissement.
❖ La durée de vie (n) : il s’agit de la durée de vie économique de l’investissement qui
tient compte de la durée de vie technique et du risque d’obsolescence.
❖ La valeur résiduelle (VR) : c’est la valeur de revente de l’investissement à la fin de
la durée d’utilisation.

35
Investissement Initial (I0)

Montant de l’Investissement
=
 Le prix d’achat
 Les frais accessoires d’achat
 Les frais d’installation
+
 Le coût de la mise en route
 Les frais de formation du personnel
+
Variation BFRE générée par l’exploitation du projet

36
Cas 1:
Une société a décidé de faire construire un deuxième bâtiment afin de se
développer. Le CAHT devrait passer de 12 000 000 Euros à 18 000 000Euros
entre N et N-1.
Dépenses prévues (montant HT): terrain: 100 000Euros, constructions: 1 000 000
Euros; matériels: 280 000 Euros; frais d’installation: 120 000 Euros. Le BFRE
est estimé à 1 mois de cette augmentation CAHT.

Question: calculer le montant du capital investi.

37
❖ La durée de vie économique
- Elle correspond à la durée technologique
❖ La durée de vie comptable
- elle correspond à la durée d’amortissement

On retient la durée de vie comptable pour deux raisons:

- La durée de vie économique est difficile à prévoir


- Elle est souvent trop long, ce qui complique la prévision du cash-flow

38
La valeur résiduelle

A la fin de cette période, le projet est supposé disparaître et la valeur résiduelle de


l'immobilisation être nulle (valeur nette comptable).

Dans certains cas, on attribue une valeur marchande résiduelle non nulle à ce bien. Il
s’agit d’une recette supplémentaire à prendre en considération à la fin de projet. Deux cas
peuvent se présenter:

- Si on vent le bien: le produit de cession encaissé donne lieu à la détermination


d’une +/- value, laquelle est soumise à l’impôt.

- Si on conserve le bien: tout ce passe comme si on prévoyait de céder le bien à


un autre projet. Cette cession n’a aucune incidence fiscale.

39
Un investissement de 500 KEuros (amortissements constants) est cédé au terme du
projet (5 ans) pour 60 KEuros. Calculer la plus-value nette d’impôt? On prend un
taux d’imposition de 30%.

40
La récupération du BFRE

En fin de projet, les stocks sont liquidés, les créances clients sont recouvrées et les
dettes fournisseurs réglées. On considère alors que le besoin en fonds de roulement
(BFR initial + BFR complémentaires) est récupéré.

41
La notion de flux de trésorerie (cash-flows)

L’analyse d’un investissement conduit à étudier les flux nets de trésorerie


strictement liés à cet investissement, en ignorant l’activité d’ensemble de
l’entreprise. C’est pourquoi, on parle d’analyse marginale des flux
monétaires.

L’objectif est de calculer la rentabilité économique du projet. Résultat, le


calcul se fait indépendamment du mode de financement.

Le coût de financement est pris en compte au niveau du taux d’actualisation

42
Le calcul de flux de trésorerie (cash-flows)

D’une manière générale:


Cash-flows
=
(Recettes imputables au projet)
-
(Dépenses imputables au projet)

- En principe, les cash-flows sont générés de manière continue, mais pour


simplifier les calculs de rentabilité, on admet qu’ils sont obtenus à la fin de
chaque exercice.

- Les flux ne concernent que les postes d’exploitation

- Les flux sont calculés après impôts sur les sociétés. Par conséquent, cet
impôt généré par le projet fait partie des dépenses imputables au projet

43
Le calcul de FNT se fait à partir de la CAF d’exploitation.

Année 1 Année 2 Année 3

CAF d’exploitation

+ valeur résiduelle nettes X


d’IS

+ Récupération du BFRE X

-Variation BFRE (au cours X


du projet)

= flux nets de
trésorerie

44
Cas 3 : calcul de cash-flow
Soit un projet d’investissement comportant des matériels pour 160 KEuros HT,
amortissables linéairement sur 5 ans. La TVA est totalement récupérée. Les
prévisions d’exploitation relatives à ce projet sont les suivantes (en KEuros) :

Tableau récapitulatif

Années 1 2 3 4 5
Chiffre d’affaires 210 240 267 216 189
Charges variables 100 120 130 110 94
Les charges fixes, hors amortissements, sont évaluées à 44 KEuros et sont
supposées rester à ce niveau pendant les 5 années. L’impôt sur les bénéfices est
de 30%.
Calculer la CAF d’exploitation par les trois méthodes et pour chaque année.
Faire un tableau.
45
Années 1 2 3 4 5
Chiffre d’affaires (1)
- Charges variables (2)
- Charges fixes hors amort. (3)
= EBE
- Dotation Aux Amortissement (4)
= Résultat avant impôt
- Impôt (5)

Résultat net (6)

CAF d’exploitation = CA - Charges décaissables :


(1) - (2) - (3) - (5)

CAF d’exploitation = Résultat net + Dotation aux


amort. : (6) + (4)

CAF d’exploitation = EBE -IS

46
Principaux critères de choix d’investissement

47
1. La valeur actuelle nette (VAN)
La VAN est l’enrichissement net de l’entreprise qui découlerait de la réalisation
d’investissement.

La VAN est la différence entre les cash-flows actualisés à la date 0 sur la durée de
vie du projet et les capitaux investis.

 CFn 
VAN =   i
−I 0
 (1 + r )t 
t =1
 
CF1 CF2 CF3 CFt
= + + + ..... + − I0
(1 + r ) (1 + r ) (1 + r )
2 3
(1 + r )
t

48
Lorsque les flux attendus sur la période considérée ne sont pas constants, on a alors
 CFn 
VAN =   i
−I 0
 (1 + r )t 
t =1
 
CF1 CF2 CF3 CFt
= + + + ..... + − I0
(1 + r ) (1 + r ) (1 + r )
2 3
(1 + r )
t

Avec:
- r est le taux d’actualisation.

- t est la durée de vie du projet d’investissement correspondant à la durée de


vie comptable du bien acquis.

- CF représente le flux de trésorerie ou le cash flow


CF1
- (1 + r ) représente les flux de trésorerie actualisés
I0
- représente la capital investi
49
- La VAN mesure l’avantage absolu procuré par l’investissement. Elle dépend
donc du capital investi. Elle ne permet pas de comparer des projets dont
l’investissement initial est différent.

- La VAN est d’autant plus élevée que le taux d’actualisation est faible.

- Pour qu’un projet d’investissement soit acceptable, sa VAN doit être


strictement positive. Ce projet est d’autant plus intéressant que sa VAN est
élevée. Entre plusieurs projets, on choisit celui qui possède la plus forte VAN.

- La VAN ne permet pas de comparer des projets dont les montants


d’investissement initial sont différents.

50
Soit le projet B suivant :

• I = 100
• CF1 = 40, CF2 = 60 et CF3 = 30

Et le projet B’ suivant :

• I = 300
• CF1 = 120, CF2 = 180 et CF3 = 90

Le taux d’actualisation est de 10% pour B et B’

Question: Calculer la VAN des deux projets, lequel choisiriez-vous?

51
2. L’indice de profitabilité (IP)

Cet indicateur mesure l’avantage relatif d’un projet d’investissement. En anglais, cet
indice correspond au ROI ( Return on investment).

Il permet de comparer des projets dont le capital investi est différent.

Il indique la création de valeur générée par chaque Euros investi.

52
L’indice de profitabilité est le quotient de la somme des cash-flows actualisés par le
montant du capital investi.

IP =
 Cash flows actualisés
Capital investi
Comme Σ Cash flows actualisés = VAN + I, l’indice de profitabilité
est aussi égal à :
 VAN 
IP =   +1
 I 

Un projet est rentable si l’indice de profitabilité est supérieur à 1.

Un projet est d’autant plus rentable que l’indice de profitabilité est élevé.

53
Exemple de calcul de l’IP: (voir données exercice 3)

Dans l’exercice précédent, l’opération est avantageuse puisque l’avantage pour 1


Euros investi est de 0.08 Euros.

54
3. Le délai de récupération du capital investi ( DRCI)

Ce délai représente le temps nécessaire pour récupérer l’investissement initial grâce aux
flux de trésorerie dégagés par le projet. Il mesure la liquidité du projet,
indépendamment de sa rentabilité.

La démarche est la suivante :

- Estimation des cash flows ;


- Actualisation ceux-ci à la date 0 ;
- Cumul des cash flows actualisés à la date 0 ;
- Détermination du délai exact par interpolation linéaire.

Conclure : le projet est rentable si le délai de récupération est inférieur à celui que s’est
fixé l’entreprise.

55
Début N Fin N Fin N +1 Fin N +2 Fin N +3

Flux nets de
- 450 000 +140 000 +160 000 + 160 000 +120 000
trésorerie

Flux actualisés 140 000 (1.08) – 1 160 000 (1.08) -2 160 000 (1.08) – 3 120 000 (1.08) – 4
- 450 000
à la date 0 = 129 629.63 = 137 174.21 = 127 013.16 = 88 203.58

Cumul des cash


- 450 000 - 320 370.37 - 183 196.16 - 56 183 32 020.58
flows actualisés

Question: Calculer le délai de récupération du projet

56
Interprétation

- - pour qu’un projet soit acceptable, il faut que le délai de récupération soit
inférieur à un délai fixé par l’entreprise.
- Critère pertinent pour départager deux projets dont la VAN est proche:
l’entreprise choisissant dans ce cas le projet dont le DRCI est le plus court.

- Cette méthode est simple à mettre en œuvre ce qui explique qu’elle est
fréquemment utilisée par les PME.

- Cette méthode ne tient pas compte des flux de trésorerie secrétés par le projet
au-delà du délai calculé. Il privilégie les projet dont les cash-flows immédiats
sont les plus élevés et donc ceux qui sont les plus rentable à court terme.

57
Avantages et limites

Grande facilité d’application et de compréhension

Bonne mesure du risque: plus le capital investit est récupéré rapidement


plus le projet est moins risqué.

Dans les pays à fort taux d’inflation, les investisseurs ont intérêt à
récupérer leur fonds le plus vite possible.

Le délai de récupération ignore la chronologie des CF et donc leurs


valeurs dans le temps;
le délai de récupération ignore les cash-flows qui surviennent après la
période de recouvrement.

58
4. Le Taux Interne de Rentabilité

Le TIR mesure la rentabilité du projet en valeur relative. C’est le taux d’actualisation


(TIR) qui annule la VAN (Valeur actuelle nette). Il se calcul par tâtonnement ou à
l’aide d’une calculatrice financière.

 Cash flows (1+TIR)


i =1
−i
=I

59
n

 Cash flows (1+TIR)


i =1
−i
−I =0

60
Corrigé exercice illustratif TIR

VAN=0 ==> [12 000(1+TIR)-1 + 12 000(1+TIR)-2 + 12 000(1+TIR)-3 ] - 30 000 = 0

(1+TIR)-1 + (1+TIR)-2 + (1+TIR)-3 = 2,5

càd

12 000(1+TIR)-1 + 12 000(1+TIR)-2 + 12 000(1+TIR)-3 - 30 000 = 0

==> 12 000 [(1+TIR)-1 + (1+TIR)-2 + (1+TIR)-3] = 30 000

==> (1+TIR)-1 + (1+TIR)-2 + (1+TIR)-3 = 30 000 /12 000 = 2,5

61
Suite correction
Procédons par la méthode essai et erreur :

Pour TIR = 9% ====> (1+TIR)-1 + (1+TIR)-2 + (1+TIR)-3 = 2,53

TIR= ? ====> (1+TIR)-1 + (1+TIR)-2 + (1+TIR)-3 = 2,50

Pour TIR= 10% ====> (1+TIR)-1 + (1+TIR)-2 + (1+TIR)-3 = 2,49

D'où le TIR est compris entre 9% et 10% et sa valeur approximative serait :

TIR = 9% + (10% - 9%).(2,5-2,53)/(2,49-2,53) = 9,75%

62
Suite correction
Si nous avons des cash flows de valeurs différentes d'une année à l'autre, on pourrait bien
appliquer la même méthode d'approximation ci-dessus.

Supposons par exemple que nous avons les cash flows suivants 12 000, 10 000 et 15 000.
Donc, l'équation qui nous permet d'obtenir le TIR qui annule la VAN est la suivante :

12 000(1+TIR)-1 + 10 000(1+TIR)-2 + 15 000(1+TIR)-3 - 30 000 = 0

Il suffit de remplacer le TIR par des valeurs différentes jusqu'à ce qu'on obtient deux
valeurs qui s'approchent de 0 (l'une négative et l'autre positive). Puis, calculer la valeur du
TIR de la même manière que dans l'exemple où les cash flows sont égaux).
Le TIR est de 10,81%.

63
Soit un projet d’investissement dont les caractéristiques sont les suivantes :
Le taux d’actualisation est de 8%.

Début N Fin N Fin N +1 Fin N +2 Fin N +3

Flux nets de trésorerie - 450 000 + 140 000 + 160 000 + 160 000 + 120 000

La VAN est de 32021 Euros.

64
Le taux interne de rentabilité (TIR) est solution de l’équation suivante :

450 000 = 140 000 (1+TIR)-1 + 160 000(1+TIR)-2


+ 160 000(1+TIR)-3 + 120 000(1+TIR)-4

On procède par tâtonnement ( 9% et 12%) ou, plus facilement, grâce à une


calculatrice financière, on obtient directement: un TIR = 11.21 %.

65
Un investissement ne crée de la valeur que si le TIR est supérieur au taux de
rentabilité exigé par les actionnaires (taux de rejet).

Dans l’application, le projet est accepté puisque le TIR est supérieur au taux
d’actualisation (fixé par hypothèse à 8 % ).

Un projet est d’autant plus rentable que sont TIR est élevé.

66
Financer au moindre coût son
investissement

67
Cycle
Court Terme
d’exploitation
Financement
Cycle
Long terme
d’investissement

68
Cycle d’exploitation: Décalage dans le temps entre dépenses et
recettes

 Afin de réduire le besoin, l’entreprise peut procéder par :


o Allongement du crédit auprès des fournisseurs
o Réduction de stocks
o Baisse des crédits accordés aux clients

69
Cycle d’investissement: L’entreprise devant réaliser des investissements
de nature variée correspondant à des objectifs multiples.

Pour financer son besoin l’entreprise prend en considération :

 Modes de financement : autofinancement, emprunt, crédit-bail …

 Décision de financement : en fonction de la situation de


l’entreprise, des possibilités du marché, des opportunités…

 Critères de comparaison: coût, sécurité, indépendance, efficacité


(effet de levier)…

70
 Le coût du capital est une notion importante pour les entreprises en
matière de politique financière.

 Il est équivalent de parler de coût du capital ou de coût moyen


pondéré du capital (CMPC)

 Capital : les différentes sources de financement de l’entreprise


(capitaux propres, dettes financières)

71
Apporteurs des fonds

Dont les
Financé apporteurs
par sont les :

Capitaux
Actionnaires
propres
Actif
économique
Dettes Créanciers
financières financiers

72
 Le coût du capital est le taux de rentabilité exigé par l’ensemble
des apporteurs de fonds (actionnaires et créanciers financiers)

 Le coût du capital est la moyenne pondérée du coût des fonds


propres (Rc) et du coût de la dette (Rd).

 Le coût du capital est le coût de financement global de


l’entreprise.

73
Valeur de marché des
capitaux propres
Rc
Valeur globale de (Vcp)
l’entreprise
CMCP
(VGE) Valeur de marché des
dettes financières
Rd
(Vdf)

74
Vcp Vdf
CMPC = Rc  + Rd  (1 − T ) 
VGE VGE
Avec

75
Financement de l’entreprise par

Ressources propres Endettement

➢ Autofinancement ➢ Emprunts auprès des


établissements de
crédit
➢ Primes et
subventions ➢ Emprunts obligataires

➢ Cession d’éléments ➢ Crédit-bail


d’actif

➢ Augmentation du
capital

76
I. Les ressources propres

77
1. L’autofinancement

78
L’autofinancement de l’entreprise correspond à la partie de la CAF
non distribuée aux associés.

Autofinancement = CAF – Dividendes

L’autofinancement est consacrée :


- À maintenir le patrimoine et le niveau d’activité;
- À financer une partie de la croissance de l’entreprise.

79
 L’autofinancement est le fait pour l'entreprise se financer elle
même sans ressources extérieures.

 C’est la part non distribuée et épargnée des profits

 L'autofinancement correspond à un accroissement des actifs


nets réels de l'entreprise au cours de la période considérée.

80
 Plus la CAF est élevée, plus l’entreprise est indépendante
financièrement et plus elle pourra avoir recours aux emprunts en cas
de besoin.

 Un autofinancement excessif peut détourner les associés de


l’entreprise par manque de distribution de dividendes.

 Une détérioration régulière de la CAF ou une capacité


d’autofinancement négative traduit une situation critique et une
augmentation du risque financier.

81
2. Primes et subventions d’investissement

82
Différents organismes peuvent aider à financer des
investissements d’entreprises sous certaines conditions. Ces
aides sont soumises à la réglementations en vigueur.

Origines des subventions :

 Les collectivités locales (communes, départements et régions)

 L’Etat et certains organismes publics

 Les aides étrangères en provenance d’Europe par exemple

83
 Favoriser l’emploi

 Développer l’investissement dans certaines régions et dans


certaines activités

 Soutenir une entreprise locale qui a accepté de fixer des prix


modérés

84
 Les sommes obtenues appartiennent à l’entreprise. Elles font
partie des fonds propres

 Ceci à la différence des subventions d’exploitation qui visent à


augmenter le résultat et donc la CAF.

85
Avantages Limites

• D’un montant limité, elles ne constituent


qu’un complément de financement ;

Ressource externe • Nécessitent des démarches administratives


sans frais et délai d’octroi parfois long ;

• Exigent des conditions préalables à l’octroi


(types d’investissement, lieu
d’implantation…).
3. Les cessions d’actifs immobilisés

87
Elles peuvent résulter:

 d’un renouvellement normal des immobilisations,

 de la nécessite d’utiliser ce procédé pour obtenir des capitaux,

 ou de la mise en œuvre d’une stratégie de recentrage (cessions


des participations ou filiales marginales par rapport aux métiers
dominant qu’elle exerce)

88
 Le 16.06.2009 Thomson confirme son projet de céder 1.1 milliard
d’Euross d’actifs non stratégiques.

 Le 09.06.2009, Accord cède sa participation (4 % du capital du groupe)


dans Club Méditerranée pour un total de 102 millions d’Euross

 Le 05.11.2013, vivendi a vendu sa participation qui s'élève à 53 % dans


Maroc Telecom pour la somme de 4,2 milliards d’Euross.

89
4. L’augmentation du capital

90
 L’actionnariat peut apporter les fonds dont l’entreprise a besoin
pour financier ses projets lors de la phase constitutive ou à
l’occasion des augmentations successive du capital.

 Les associés peuvent apporter des biens, des créances. Il s’agit


d’apports en nature sous déduction éventuelle d’un passif.

 Les apports en numéraire peuvent faire l’objet d’appel fractionné.

91
 Investir: Nouveaux capitaux engagés dans de nouveaux projets;

 Renforcer sa solidité financière: Meilleure notation financière;

 Recapitaliser: assurer le minimum légal de fonds propres

 Se désendetter: retrouver de la flexibilité financière;

 Disposer d’une trésorerie suffisante: Acquérir un concurrent

92
 Par apport en nature: émission d’actions nouvelles, en contrepartie d’actifs
réels et/ou de titres de propriété ou de créances.

 Par apport en numéraire: émission d’actions nouvelles sur un marché


financier ou de gré à gré, en contrepartie du prix d’émission.

 Par conversion de dettes: les créanciers de l’entreprise peuvent être incités à


transformer leur dette en action pour éviter la faillite de l’entreprise. Ces
derniers deviennent propriétaires de parts en capital.

 L’incorporation des réserves : elle n’induit pas de ressources nouvelles. Elle


implique la fusion des postes comptables « capital social » et « réserves ». Une
fois incorporées, les réserves ne peuvent être distribuées, le banquier pourra
être sensible à cette garantie de maintien.
93
 Décision prise en assemblée générale extraordinaire.

 Le capital de la société doit être entièrement libéré.

 Le prix d’émission doit être compris entre la valeur nominale et la


valeur réelle de l’action. La différence entre le prix d’émission et
la valeur nominale constitue la prime d’émission .

 Les actions nouvelles peuvent n’être que partiellement libérées.


En revanche, la prime d’émission doit être intégralement libérée.

94
 Impact sur la répartition du capital et sur sa composition;

 Impact sur les anciens actionnaires: bénéficient d’un droit


préférentiel de souscription en fonction du nombre d’actions
détenues.

 Néanmoins, Il s’agit d’une ressource sûre sans échéance de


remboursement et dont le rémunération (les dividendes) est
associée aux résultats de l’entreprise. Les distributions de
dividendes sont donc souples. Pour fidéliser ses associés, une
rémunération est nécessaire.

95
 Le prix d’émission des actions doit être au moins égal à la valeur
nominale. Il est souvent supérieur afin de tenir compte des droits
acquis sur les réserves, les plus –values latentes et les
perspectives.

 Il suffit de libérer les apports en numéraire du quart du nominal et


de la totalité de la prime d’émission définie comme la différence
entre le prix d’émission et le nominal.

Prime d’émission = prix d’émission – valeur nominale

96
 Certaines sociétés émettent des bons de souscription d’action.
Ces bons confèrent à leur détenteur le droit d’acheter des
actions à une date ultérieure fixée et à un prix stipulé lors de
l’émission. Les bons de souscription d’action peuvent
accompagner l’émission d’action ou d’obligations ou être émise
de façon autonome.

 L’investisseur remplit un « bon de souscription » qui constitue


une promesse d’apport puis verse son apport.

 Certaines augmentations du capital sont réservées aux salariés


dans le cadre des plans d’épargne d’entreprise.

97
 Pour éviter la dilution de capital pour les anciens actionnaires, des
droits préférentiels de souscription peuvent être leur être attribués en
fonction du nombre d’actions détenues.

 Le DPS est un droit vénal qui permet d’ajuster le prix d’émission à la


valeur marchande de l’action

 Chaque actionnaire dispose d’un DPS. Ce droit est attaché à chaque


action ancienne.

 L’actionnaire peut utiliser ses DPS afin de souscrire à l’augmentation


de capital . S’il ne le souhaite pas , il peut les céder et être rémunéré
en conséquence.

98
Dans le cas d’une émission d’actions avec droit préférentiel de
souscription, la valeur théorique de l’action après augmentation du
capital (C*) est définie par:

NC + nE
C* =
N +n

Avec C, le cours de l’action avant l’augmentation de capital, N le


nombre d’actions avant, E le prix d’émission et n le nombre de titres
émis. C* est la moyenne pondérée de C et de E.

99
 Pour compenser la perte de richesse des actionnaires anciens,
ces derniers se voient attribuer des DPS.

 La valeur théorique du DPS est égale à la baisse mécanique du


cours de l’action:
d
=
valeur de l’action avant augmentation de capital
-
Valeur de l’action après augmentation de capital

100
Modalités Dans quels cas ? Impact sur les
ressources
financières

Incorporation de Augmenter la confiance des Aucun


réserves partenaires

Apport en numéraire ou Financer des Oui


en nature investissements

Compensation de dettes Pour alléger son Aucun


de la société ( ou endettement
conversion de créances
de tiers)

101
Avantages Limites

-Pas d'endettement ni de remboursement : mais -Accessible seulement à grandes entreprises ;


augmentation des fonds propres (action = titre de
propriété). -Risque de dispersion du capital (émiettement du
patrimoine) ;
-Pas tout à fait gratuit puisqu'il faut verser des
dividendes mais ça n'est pas une charge -Risque de perte de contrôle des dirigeants au
déséquilibrante puisqu'elle dépend du bénéfice ; sein de l'entreprise (une action = une voix) ;

-Argent facile pour les entreprises qui « ont la -Risque de rachat de l'entreprise par une
côte » entreprise ennemie (OPA hostile) ;

-Cela peut amplifier leur renommée. -La continuité de l'investissement dépend des
exigences de rentabilité immédiate d'un
partenaire peu stable.
 Une société envisage de financer un investissement par une
augmentation en capital .
 Le besoin à financer s’élève à 180.000 Euros.
 Le capital de la société est de 700 000 Euros divisé en 7 000
actions de 100 Euros de valeur nominale.
 La valeur réelle de l’action est de 200 Euros .
 Le prix d’émission est fixé à 180 Euros.

TAF:
 Nombre d’action à créer?
 Valeur de l’action après augmentation de capital?
 Situation d’un actionnaire de la société qui détient 350 actions et qui
souscrit à l’augmentation du capital?
 Situation d’un actionnaire de la société qui détient 350 actions et qui
ne souscrit pas à l’augmentation du capital?

103
II. Le financement externe

104
1. L’emprunt bancaire

105
 Les emprunts auprès des établissements de crédit se
différencient par les durées, les modalités de remboursement,
les taux d’intérêt, les garanties, les conditions de
remboursement, par un seul préteur et que la dette n’est pas
divisible

 Les emprunts contractés auprès des établissements de crédit


sont dits indivis car il n’existe qu’un seul prêteur.

 Les intérêts sont calculées sur le capital restant dû en début de


période et que l’annuité correspond à la somme des intérêts à
payer et du remboursement en capital;

106
Pour financer un investissement, la société BDS envisage de s’endetter
de 2 MEuros sur 5 ans au taux de 10%. Trois modalités de
remboursement sont envisagées:

- Amortissements (remboursements) constants


- Annuités constantes
- Remboursement in fine

107
Cas N° 7: Amortissements (remboursements) constants

Chaque année la part de capital emprunté qui est remboursée est


identique, soit 2 MEuros / 5 = 400 000 Euros.

Année Capital dû Intérêt Amortissement annuités

Total

108
Corrigé 7: Cas: Annuité (remboursements) constantes

 Chaque année la société verse à la banque une somme (l’annuité)


identique, soit:
1 − (1 + i ) − n
Emprunt = Annuité  →
i
i
Annuité = Emprunt 
1 − (1 + i ) − n

D’où l’anuité = 527 595 Euros.

L’amortissement annuel se détermine par différence entre le montant


de l’annuité constante et les intérêts de l’année

109
Cas N° 2: Annuité (remboursements) constants (Suite)

Année Capital dû Intérêt Amortissement annuités

Total

110
Cas N° 3: Remboursement in fine

La totalité de capital emprunté sera remboursée à l’issue de l’emprunt.

Année Capital dû Intérêt Amortissement annuités

Total

Comme le montre cet exemple, les intérêts totaux sont moins


importants dans le cas du remboursement par amortissement
constant. L’emprunt in fine est celui qui coûte le plus cher.

111
2. L’emprunt obligataire

112
 Emprunt divisé en fractions égales appelées obligations

 Ceux-ci permettent de recourir à de multiples prêteurs. L’obligataire a


droit au remboursement et à l’intérêt. Il est créancier de l’entreprise.

 Certaines conditions doivent être respectées pour émettre (avoir au


moins deux ans d’existence, avoir établi deux bilans régulièrement
approuvés, avoir intégralement libéré le capital).

113
 La valeur nominale sert de base au calcul de l’intérêt appelé coupon.

 Le prix d’émission représente le prix pour acheter le titre.

 Si ce prix correspond au nominal, l’émission est dite au pair.

 Le prix de remboursement est souvent supérieur au prix d’émission.

 La différence entre le prix de remboursement et le prix d’émission


s’appelle la prime de remboursement.

 Les obligations font l’objet d’une cotation. L’amortissement peut être


«in fine», par annuités constantes, par amortissements constants

114
 Mode de financement réservé aux sociétés de capitaux, aux
collectivités locales et à l’Etat .

 Les sociétés doivent avoir au moins deux années d’existence.

 La capital de la société doit être entièrement libéré.

 La société doit avoir publié deux bilans approuvés par les


actionnaires.

115
Avantages Limites

• Charges financières fixes (intérêts) qui • Coût élevé ;


ont tendance à s'alléger avec l'inflation ;
• Endettement (obligation = titres de
• Pas de perte de pouvoir des dirigeants créance) plus ou moins important qui
(pas de risque d'OPA) ; peut finir par inquiéter certains
partenaires (bien que moins que
• On peut remplacer une émission qui l'endettement bancaire).
arrive à son terme par une autre qui
débute…

116
Illustration à partir d’exemple:

Une société anonyme émet le 1er juin N au prix d’émission de 99 %


10 000 obligations de valeur nominale 100 MAD. Ces obligations
sont remboursées à 103 % de leur valeur nominale. La durée de
l’emprunt est de 5 ans. Le taux d’intérêt est de 4 % .

Tracez les tableaux de remboursement selon l’ammortissement


constant, l’annuité constante et in fine

117
 . A chaque échéance , l’entreprise rembourse 2 000 obligations ( soit
10 000/5) .

Années Obligations Intérêts Obligations remboursées Annuités


vivantes
Quantité Valeur

118
Années Obligations Intérêts Obligations remboursées Annuités
vivantes
Quantité Valeur

119
Te
Annuité = N  Vr 
1 − (1 + Te) − n
Avec : Te (taux d’intérêt effectif)
= i x Vn/Vr

0.4  100
Annuité = 10000  103  103  230603.21
−5
1 − (1 + 0.4  100 )
103
120
Années Obligations Intérêts Obligations remboursées Annuités
vivantes
Quantité Valeur

121
3. Le crédit –Bail (Leasing)

122
 Il s’agit d’un contrat de location avec option d’achat.

 Le locataire paie les loyers et achète enfin de bail le bien pour


une faible somme. Dans de nombreux cas, une période de
location irrévocable est stipulée.

 La cession bail (lease back) est un procédé plus récent. Une


entreprise, propriétaire d’un bien, le vend à une société de
crédit-bail. Cette dernière le loue à l’entreprise selon les
modalités d’un contrat de crédit-bail .

 De telles opérations ont essentiellement pour but de procurer à


l’entreprise des capitaux à long terme pour financier des
immobilisations nouvelles.

123
 L’objectif est d’initier un investissement grâce à la levée de fonds
dont la rentabilité soit supérieur au taux de revient du contrat de
crédit bail.

 Le crédit-bail s’analysant comme l’un des moyens de


financement des projets de l’entreprise, il conviendra de le
retraiter tant au niveau du bilan qu’à celui du compte de résultat.

124
Le taux actuariel du crédit-bail est le taux d’actualisation pour
lequel il y a équivalence entre la valeur du bien pris en crédit-bail
et les dépenses qui résultent de l’exécution du contrat.

125
Les flux monétaire comprennent notamment :

 Le dépôt de garantie ;

 Les loyers versés ;

 L’économie d’impôt sur loyers ;

 La perte d’économie d’impôt sur amortissement que le locataire


aurait pu réaliser s’il avait acquis le bien en pleine propriété ;

 Le prix d’achat du bien lors de la levée de l’option ( et économie


d’impôt sur l’amortissement correspondant).

126
 Le 5 janvier N, une entreprise signe un contrat de crédit-bail d’une durée
de 4 ans pour un matériel d’une valeur de 210 000 MAD HT et
amortissable en linéaire sur 4 ans.

 Un dépôt de garantie est versé début N pour un montant de 25 000 MAD (


récupérable fin N + 3).

 Les redevances annuelles s’élèvent à 60 000 MAD ; les versements ont


lieu le 31 décembre de chaque exercice.

 Le bien pourrait être acquis fin N + 3 pour 15 000 MAD et amorti en


totalité l’année suivante.

 Le taux d’impôt sur les sociétés est de 33.1/3 %

127
Début N Fin N Fin N +1 Fin N +2 Fin N +3 Fin N +4
Loyer
Economie
d’impôt sur
loyers
Perte
d’économie
d’impôt sur
amortissement

Option d’achat
Economie
d’impôt sur
amortissement
du bien acquis
suite à la levée
de l’option
Economie sur
prix d’achat du
bien
Dépôt de
garantie
Dépenses
nettes

128 - 210 000/4 x 1/3 = -17500


Avantages Limites

• Financement souple, rapide sans • Le bien loué n’est pas amortissable :


décaissement initial important ; perte de l’économie d’impôt due à
l’absence de la charge d’amortissement ;
• Durée prévue de mise à disposition du
bien selon les besoins ; • Il s'agit d'une technique de financement
d'un coût élevé surtout pour les petits
• Bien d’équipement de qualité sans investissements ;
dépenses de maintenance ;
• Ce type de financement est réservé aux
• Valeur vénale ou d’acquisition en fin de biens standards ;
contrat faible et attractive ;
• Les biens financés ne peuvent être
• Charges de redevances de crédit bail, donnés en garantie.
déductibles fiscalement ;

• Economies d’impôt sur ces charges


déductibles.

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