Cours D'assurance Automobile 2025-2027 B
Cours D'assurance Automobile 2025-2027 B
COURS D’ASSURANCE
AUTOMOBILE
Par
Monsieur Edmond D. BOSSOU
Diplômé d’Etudes Supérieures d’Assurances (DES-A) IIA, Yaoundé
12ème Promotion 1994-1996
Diplômé d’Etudes Supérieures Spécialisées en Administration des Entreprises (DESS- A.E) POITIER-France
Année universitaire 2001-2002
L’automobile est devenue de nos jours, un moyen de déplacement très répandu et très
pratique sur toute la terre. Avec l’accroissement considérable du parc automobile dans bon nombre
de pays depuis le début du XIXe siècle, le risque de la circulation est devenu le lot quotidien de
chacun des habitants de la planète, nul n’est donc à l’abri de l’accident de la circulation qui frappe
aveuglément le bon et le mauvais conducteur, l’enfant, le jeune ou le vieillard, l’automobiliste
comme le piéton, le célibataire ou le chef de famille.
Ces accidents de la circulation sont lourds de conséquences sur le plan économique et
social. L’auteur d’un accident de la circulation peut-il lui seul faire face aux réclamations de tous les
membres de la famille du fait du décès du chef de famille par exemple ?
L’assureur intervient pour réparer les dommages, compenser les pertes et par
conséquent, éviter aux lésés et à l’auteur responsable, misère et ruine.
Notre étude s’articulera en dehors des généralités sur l’assurance automobile, autour
de deux (02) grandes parties : la production automobile et le règlement des sinistres.
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commune des primes pour régler les sinistres. Les assurances de répartition présentent les
caractéristiques suivantes :
a) Il s’agit d’assurances de courtes durées. En effet, elles sont généralement conclues
pour une période d’un an renouvelable par ou sans tacite reconduction.
b) Pour ces assurances, la probabilité de réalisation du risque est considérée comme
étant constante pendant toute la période d’assurance. En d’autres termes, le risque ne s’aggrave pas
pendant cette période.
Les assurances gérées selon la technique de la capitalisation sont celles pour lesquelles
l’assureur procède à la capitalisation des primes pour se mettre en position de faire face au règlement
des capitaux qu’il s’est engagé à verser en cas de survenance du risque assuré. Ces assurances
présentent les caractéristiques suivantes :
a) Elles sont généralement conclues pour de longues périodes pouvant couvrir des dizaines
d’années ;
b) Dans ces conditions, les probabilités de survenance des sinistres varient au cours de la
période d’assurance. C’est par exemple que le risque de décès augmentant au fil des
années se modifie au courant de la période d’assurance.
Par ailleurs, l’assurance est généralement souscrite pour des périodes relativement courtes,
généralement pour une période d’un an. Le risque de survenance des sinistres est généralement
considéré, sauf circonstance aggravante exceptionnelle (infirmité de la victime au cours de la période
d’assurance, somnolence des suites de la consommation passagère de certains produits
pharmaceutiques, etc.) comme constant pendant la période d’assurance.
Elles garantissent les pertes ou détériorations subies par les biens ou les conséquences
pécuniaires de la Responsabilité Civile encourues par les assurés. Elles se subdivisent en assurances
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de biens (ou de choses) et en assurances de responsabilités. Ces assurances présentent par ailleurs
les caractéristiques suivantes :
a) Elles sont soumises au principe indemnitaire en ce sens qu’elles ne peuvent pas être une
source d’enrichissement sans cause pour l’assuré, dans la mesure où elles ne lui
garantissent que ses pertes réelles ou celles dont il est civilement responsable ;
b) Elles sont soumises à la règle proportionnelle des capitaux. Selon cette règle, lorsque le
montant assuré est inférieur à la valeur totale des existences, les sinistres sont réglés dans
la proportion existant entre la valeur assurée et la valeur totale des existences, sauf pour
ce qui est des assurances au premier risque absolu, qui sont conclues avec dérogation à
cette règle.
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En effet :
Lorsqu’un véhicule est acquis en « leasing », l’assurance de la Responsabilité Civile du fait de
son utilisation incombe à son utilisateur et non pas à son propriétaire (en l’occurrence la
société de « leasing » qui ne s’en sert pas ;
Si une personne achète un véhicule pour une autre et si la personne pour laquelle le véhicule a
été acheté ne l’utilise pas et n’encourt donc aucune responsabilité, seul l’utilisateur est
astreint à l’obligation d’assurance.
L’obligation d’assurance automobile incombe donc d’une manière générale à son
gardien, en d’autres termes à celui qui a sur le véhicule un pouvoir d’usage, de contrôle et de
direction.
a) Les véhicules
Ils doivent être :
Automoteurs, c'est-à-dire capables de se déplacer par leurs propres moyens ;
Capables de transporter leurs conducteurs ;
Mis en circulation terrestre sur le domaine public ou privé.
La notion de circulation est à prendre dans un sens très large. Elle englobe l’utilisation
du véhicule tant sur la voie publique que dans les propriétés privées. Cette notion est notamment
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retenue chaque fois que le véhicule roule à un endroit tel qu’il est susceptible d’engager la
responsabilité de son propriétaire ou de son gardien. Elle l’est également pour les cas de
stationnement et d’abandon des véhicules sur la voie publique. Il n’y a par contre pas « circulation »
si le stationnement du véhicule a lieu à un endroit autre que sur la voie publique (par exemple dans
un domicile privé) ou lorsque le véhicule concerné est transporté par un autre.
a) Ils doivent à l’approche des matériels circulant sur la voie ferrée dégager immédiatement cette
voie pour leur livrer passage ;
b) Ils ne doivent entreprendre la traversée d’un passage à niveau non muni de barrières après
s’être assurés qu’ils peuvent le faire en toute sécurité et qu’il n’est pas annoncé l’approche de
train ;
c) Ils sont tenus lors de la traversée d’un passage à niveau muni de barrières d’obéir aux
recommandations du garde et de ne pas entraver le cas échéant la fermeture des barrières ;
d) Il leur est interdit de stationner sur les parties d’une route occupée ou traversée à niveau par
une voie ferrée, d’y laisser des véhicules ou des animaux à l’arrêt ou de faire emprunter la voie
ferrée par des véhicules étrangers à son service.
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Nous pensons cependant que malgré le principe de la priorité des engins circulant sur
les rails, ces appareils auraient pu être astreints à l’obligation d’assurance automobile sous réserve
de dérogations accordées par les autorités compétentes - en considération de garanties financières
suffisantes permettant la réparation de préjudices causés à des tiers – compte tenu du fait que leurs
propriétaires sont susceptibles d’encourir une responsabilité partielle ou totale du fait de
dommages causés à des tiers à l’occasion de leur mise en circulation.
En effet :
a) En ce qui concerne les passages à niveau munis d’une barrière, la responsabilité totale des
chemins de fer est engagée pour toute collision entre un train et un véhicule circulant sur la
route, aux passages à niveau munis de barrières, quelles que soient les raisons pour lesquelles
les barrières n’étaient pas abaissées à l’arrivée du train, nonobstant notamment par exemple le
fait que le garde barrière ait cédé aux sollicitations imprudentes de l’automobiliste ou que celui-
ci n’ait pu voir le train.
La responsabilité de l’automobiliste est par contre retenue s’il cherche à forcer le passage alors que
la manœuvre de fermeture des barrières a commencé. Mais si cette fermeture s’effectue de
manière tardive et trop brutale, c’est encore les chemins de fer qui endossent la responsabilité de
l’accident.
b) En ce qui concerne les passages à niveau non munis de barrières, les chemins de fer sont
susceptibles de supporter un partage de responsabilité avec les automobilistes s’ils ne prennent
pas les dispositions que leur impose entre autres le fait que le manque de barrières aux
passages à niveau, de même que celui de personnes chargées d’en assurer la garde se fait à
leurs risques et périls. Il s’agit notamment des dispositions suivantes :
Le signal de la traversée de la voie ;
L’assurance de la visibilité dans la mesure du possible ;
L’annonce de l’approche des trains par des coups de sifflets répétés, prolongés, donnés
avec insistance et à une distance du passage à niveau de manière à leur permettre d’être
efficaces ;
La circulation à une vitesse modérée ;
La surveillance de la voie de manière par exemple à éviter la collision avec un véhicule en
panne sur la voie notamment si cette présence a été annoncée au conducteur par des
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signaux suffisamment à temps, sur une distance de 45 mètres par exemple avant
l’obstacle.
2. Des dommages ou de l’aggravation des dommages causés par des armes ou engins destinés à
exploser par modification de structure de noyau de l’atome ou par tout combustible nucléaire,
produit ou déchet radioactif ou par toute autre source de rayonnements ionisants et qui
engagent la responsabilité exclusive d’un exploitant d’installation nucléaire ;
3. Des dommages atteignant les immeubles, choses ou animaux loués ou confiés au conducteur à
n’importe quel titre ;
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4. Des dommages causés aux marchandises et objets transportés, sauf en ce qui concerne la
détérioration des vêtements des personnes transportées, lorsque celle-ci est l’accessoire d’un
accident corporel.
PREMIERE PARTIE : LA
PRODUCTION AUTOMOBILE
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CHAPITRE II :
LA DETERMINATION DES RISQUES A ASSURER
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l’occasion de la circulation et résultant d’accident, d’incendie ou d’explosion provenant du
véhicule assuré ou occasionné par lui, les accessoires ou produits servant à son utilisation ainsi
que les objets ou substances qu’il transporte.
Dans ces cas, la garantie RESPONSABILITE CIVILE (RC) couvre les conséquences pécuniaires
de la RESPONSABILITE CIVILE (RC) en circulation et hors circulation ; tandis que la RTI garantit les
conséquences pécuniaires de la RESPONSABILITE CIVILE (RC) de l’assuré du fait des dommages
matériels causés aux tiers du fait du jet de flammes, explosion ou incendie provenant du véhicule
assuré ou des marchandises chargées sur ces véhicules.
1.2 Les personnes assurées au titre de l’assurance RESPONSABILITE CIVILE (RC) automobile
obligatoire :
Selon le 2ème alinéa de l’article 200 du Code CIMA, le contrat d’assurance doit couvrir la
RESPONSABILITE CIVILE (RC) des personnes suivantes ;
Le souscripteur du contrat ;
Le propriétaire du véhicule ;
Toute personne ayant la garde ou la conduite même non autorisée du véhicule. Il convient
de préciser en ce qui concerne ce dernier cas, après avoir effectué le règlement, l’assureur
est subrogé dans les droits et actions du bénéficiaire de l’indemnité contre l’auteur
responsable de l’accident lorsqu’il a obtenu la garde ou la conduite à l’insu du propriétaire
et contre son gré article 200 alinéa 3 du Code CIMA ;
La garantie RESPONSABILITE CIVILE (RC) ne couvre pas les professionnels de la réparation,
de la vente ou du contrôle de l’automobile. Les professionnels sont tenus de souscrire une
assurance couvrant non seulement leur propre responsabilité mais également celle des
personnes travaillant dans leur exploitation ;
Les passagers du véhicule : il convient de préciser par ailleurs qu’en vertu de l’article 200
alinéa 5 du Code CIMA les membres de la famille du conducteur ou de l’assuré sont
considérés comme des tiers pour ce qui est de la réparation du préjudice qu’ils sont
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susceptibles de subir du fait de la mise en circulation des VTM, des remorques et semi-
remorques.
La RESPONSABILITE CIVILE (RC) ne couvre pas les personnes transportées à titre onéreux
sauf en ce qui concerne les contrats souscrits par les transporteurs de personnes pour les
véhicules servants à l’exercice de leur profession ;
La RESPONSABILITE CIVILE (RC) ne couvre pas les personnes transportées dans une
remorque ou en dehors de la cabine, des personnes installées sur les marchandises, des
toitures, des ailes ou des marchepieds ;
La RESPONSABILITE CIVILE (RC) ne couvre pas les dommages survenus aux choses,
immeubles, animaux loués ou confiés au conducteur à n’importe quel titre.
Les accidents survenus lorsque le conducteur au moment de l’accident, n’a pas l’âge requis
ou n’est pas titulaire d’un permis de conduire ou pour les taxis, d’un certificat de capacité
en état de validité, sauf en cas de violence lorsque le véhicule est volé ou utilisé à l’insu de
l’assuré au moment de l’accident ;
Les accidents survenant pendant les rallyes, les compétitions automobiles et les essais
préparatoires, courses, compétitions soumis par la règlementation en vigueur à
l’autorisation préalable des pouvoirs publics.
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Les déchéances à l’exception de la suspension régulière de la garantie pour cause de
défaut de paiement de la prime ;
La règle proportionnelle de prime pour fausse déclaration non intentionnelle,
conformément à l’article 19 ;
Les exclusions de garanties prévues aux articles 207 et 208 du code CIMA ;
La résiliation de plein droit prévues à l’article 13 alinéa1 du code CIMA
L’assureur est donc tenu dans tous les cas ci-dessus d’indemniser intégralement la victime
(les victimes) quitte à exercer par la suite contre son assuré s’il le désire, une action récursoire en
vue de la récupération des montants déboursés en trop. L’article 211 du Code CIMA stipule par
ailleurs que l’assuré ne saurait être déchu de la garantie RESPONSABILITE CIVILE (RC) pour cause de
conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise de l’alcool…
L’assureur peut valablement opposer la déchéance à l’assuré sur ces mêmes bases en ce qui
concerne les garanties non-obligatoires du contrat d’assurance automobile.
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D’un renversement du véhicule sans collision préalable.
c) Les exclusions
Les garanties Tierce complète ne couvrent pas, sauf cas d’extension expresse de la
garantie moyennant surprime les dommages subis par les pneumatiques à moins qu’ils ne soient
consécutifs à des dommages de même nature subis par le véhicule.
Ces garanties ne couvrent pas non plus les dommages consécutifs à un vol ou un
incendie car ces dommages sont déjà couverts par les garanties vol et incendie respectivement.
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Elle couvre les dommages causés par la disparition ou la détérioration de véhicule
assuré à la suite d’un vol ou tentative de vol ainsi que les frais engagés avec l’accord de l’assureur
en vue de la récupération du véhicule volé.
Le préjudice résultant de la disparition des pneumatiques, accessoires et pièces de
rechange dont le catalogue du constructeur prévoit la livraison en même temps que le véhicule est
réparé à condition que le vol soit commis dans un garage ou une remise avec effraction, escalade,
usage de fausse clé, tentative de meurtre ou violence corporelle.
a) Garantie Défense :
En vertu de cette garantie, l’assureur s’engage à pourvoir à ses frais, à la défense de
l’assuré devant les tribunaux répressifs, lorsqu’il fait l’objet de poursuite pour infraction aux règles
de la circulation ou pour imprudence et blessures involontaires à l’occasion de la mise en circulation
du véhicule assuré.
Dans le cadre d’une telle procédure, la compagnie d’assurance prend en charge les frais
de justice et d’honoraires d’avocats.
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b) Garantie Recours
Au titre de cette garantie, l’assureur s’engage à exercer à ses frais toutes les actions
judiciaires et amiables de nature à permettre l’obtention par l’assuré de la réparation des
préjudices matériels et corporels qu’il a subis de même que ceux subis par son véhicule ou les
personnes transportées à l’intérieur de celui-ci.
2.3Exclusion
Cette assurance ne couvre pas les accidents provoqués par l’ivresse du conducteur. Cette assurance
ne couvre pas le suicide ou la tentative de suicide qui sont des faits intentionnels et les accidents
résultant de l’utilisation des engins à deux (02) roues.
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En vertu de cette extension de garantie, l’assureur couvre les conséquences pécuniaires
de la RESPONSABILITE CIVILE (RC) de l’assuré en raison du préjudice corporel survenant à des
personnes transportées dans le camion assuré, malgré le fait que l’assuré a formellement interdit à
son chauffeur de se livrer au transport des personnes à titre gratuit ou onéreux.
2.4.2 Les garanties complémentaires des dommages
a) Garantie des frais de remorquage et des frais de dépannage
Sur la base de cette extension de garanties, l’assureur rembourse à l’assuré les frais qu’il
a raisonnablement engagé pour le remorquage et le dépannage du véhicule assuré
consécutivement à un événement couvert par la police.
2.1.1- A la souscription
L’article 15, alinéa 2 de la loi du 13 juillet 1930 obligerait l’assuré à déclarer de manière
exacte à la souscription du contrat « toutes les circonstances connues de lui » de nature à
permettre à l’assureur l’appréciation des risques qu’il prenait à sa charge.
L’article 12, alinéa 2 du Code CIMA reprend cette obligation.
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En effet, ce texte oblige l’assuré à répondre exactement aux questions posées par
l’assureur notamment dans le formulaire de déclaration du risque par lequel l’assureur l’interroge
lors de la conclusion du contrat sur les circonstances qui sont de nature à faire apprécier par
l’assureur les risques qu’il prend en charge. L’obligation de déclaration de l’assuré ne porte donc
plus que sur les questions posées par l’assureur.
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CHAPITRE III :
LA TARIFICATION AUTOMOBILE
La tarification de l’assurance automobile est non seulement assise sur des critères
propres au véhicule et au conducteur habituel mais aussi a plusieurs autres déterminants.
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Cet usage est associé au transport à titre onéreux par le souscripteur ou tout individu de
produits ou de marchandises appartenant à des tiers. Un tel transport nécessite généralement la
détention par le transporteur d’une patente de transport. Les véhicules utilisés pour le service
postal ou pour les opérations de déménagement rentrent dans cette catégorie d’usage.
Usage 4b :
Il correspond à l’affectation régulière ou occasionnelle d’autobus ou d’autocar ou de tous
autres véhicules, dûment aménagés, camions ou camionnette par exemple pour le transport de
passagers à titre payant.
Usage 4c :
Il a trait au transport des membres du personnel et des élèves.
Usage 6 :
Il est associé aux véhicules confiés aux professionnels de la réparation, de la vente et du
contrôle du véhicule auto.
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Il est associé à la location de véhicules avec ou sans chauffeur.
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1) Le sexe : en effet, la sinistralité est généralement plus élevée chez les conducteurs du sexe
masculin que ceux du sexe féminin ;
2) L’âge : la sinistralité est généralement d’autant plus forte quand le conducteur est plus
jeune notamment pour ceux âgés de moins de 25 ans ;
3) La situation familiale : les célibataires présentent généralement une sinistralité plus forte
que les personnes mariées ;
4) L’ancienneté du permis de conduire : les conducteurs novices notamment ceux qui sont
titulaires d’un permis de conduire de moins de 2ans d’ancienneté, sont généralement à
l’origine d’une sinistralité plus importante que les anciens ;
5) Statut socioprofessionnel : les conducteurs appartenant à des catégories
socioprofessionnelles entraînant des déplacements ou des voyages fréquents se
caractérisent par une forte sinistralité (délégués médicaux, agents commerciaux) ;
6) Antécédents du conducteur
Il s’agit d’apprécier la sinistralité potentielle du risque que l’on prend en charge sur la base
du nombre de sinistre causé par le conducteur habituel du véhicule dans le passé.
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On peut ajouter à ce barème que si l’assurance est souscrite en plusieurs périodes
fractionnées mais continues d’une durée totale supérieure à 240 jours, la somme de la fraction de la
prime pratiquée ou perçue ne saurait excéder 105% de la prime annuelle.
Exemple : Mlle Louise assure son véhicule à la PHOTEL des assurances pour une prime annuelle de
120 mille F CFA au cours de l’année 2005 par tranche de courtes périodes suivantes :
01/01/05 au 20/01 (20 jours) ……………………………………………………… 20% de la prime : 24 000
21/01/05 au 20/03 (59 jours) ……………………………………………………… 20% de la prime : 24 000
21/03/05 au 20/04 (31 jours) ……………………………………………………… 20% de la prime : 24 000
21/04/05 au 31/12/05 (255 jours) ………………………………………………. 45% de la prime :
Quel est le montant total de la prime annuelle qu’elle a payée ?
Solution :
120 00 x 105 = 126 000
100
La 4ème tranche = 126 000 – (24 000 + 24 000 + 24 000) = 54 000
2. Pour des flottes comportant plusieurs catégories de véhicules, le calcul de la réduction flotte
se fait séparément pour d’une part, les véhicules motorisés à 2 ou 3 roues et pour d’autre part,
les véhicules admis au bénéfice de la réduction flotte.
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NB :Les véhicules des points 1 et 2 n’entrent pas dans le décompte du nombre de véhicules
servant de base à la détermination du taux de réduction flotte.
3. La réduction flotte se calcule de manière distincte pour chacun de ces risques souscrit.
4. Cette réduction n’est applicable que pour les véhicules immatriculés au nom d’une même
personne physique ou morale.
5. Les véhicules auxquels une réduction flotte est acquise conserve le bénéfice de cette réduction
même s’ils sont assurés dans des polices distinctes souscrites dans la même compagnie
d’assurance au même titre que s’ils sont couverts au sein d’une même police. La réduction
flotte reste acquise même si ces différentes polices sont souscrites auprès de différentes
compagnies d’assurance.
6. Les remorques ne sont pas prises en compte dans le calcul du nombre de véhicules de la flotte
qui détermine la réduction flotte à appliquer. Les véhicules tracteurs étant seuls pris en
considération. Cependant, la réduction flotte ainsi déterminée est également applicable aux
primes liées à l’assurance des remorques de la flotte.
Véhicules (4b ; 4b ; 5 ; 8)
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Prime réduite (2 à 10 véhicules 15%)
85 x (70 000 + 50 000 + 65 000 + 350 000) = 454 750
La prime à payer
454 750 + 200 000 + 165 000 + 25 000 + 225 000 = 1 069 750
Exemple 1:
M. Jean assure son véhicule automobile auprès de la PHOTEL des assurances pour une durée d’un
an du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2005 moyennant une prime nette de 150 000 F CFA.
Du fait de son départ à l’étranger (en mission), il suspend cette assurance à effet du 1er avril 2005 à
00h ; du retour de mission du 20 avril 2005 ; il demande à son assureur de remettre la garantie en
vigueur à effet du 21 avril 2005 à 12h.
M. Jean ne pourra bénéficier ni d’une ristourne de prime, ni de prorogation d’échéance de son
contrat en raison du fait que la suspension a duré moins de quatre (04) semaines consécutives.
Exemple 2:
M. Jean assure son véhicule auprès de la PHOTEL des Assurances pour une période d’un an
moyennant une prime nette de 150 000 F CFA.
Du fait de son départ en mission à l’étranger, il suspend cette assurance à effet du 1er avril 2005 à
00 heure, et demande une remise en vigueur à effet du 16 mai 2005.
Puisque la période de suspension excède 04 semaines, il y aura ristourne de prime ou report
d’échéance en faveur de M. Jean.
1) Ristourne de prime
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(150 000 x 45/365) x ¾ = 13 870 F
2) Report d’échéance :
45 jours x ¾ = 33.75 = 34 jours
03 février 2006 (nouvelle échéance)
Exemple 3:
En supposant que la police de M. Jean est restée suspendue jusqu’au 31 décembre 2005 et
qu’il n’en a demandé la remise en vigueur qu’à compter du 1er février 2006 à 00h.
Quel montant lui ristournera-t-on ou quelle sera le report d’échéance que lui accordera
l’assureur ?
La période qui va servir à la détermination de la période de ristourne est du 1er avril 2005 au 31
décembre 2005, soit 275 jours.
1) Ristourne :
(150 000 x 275/365) x ¾ = 84 760 F
2) Report d’échéance :
275 x ¾ = 206 jours
Le contrat prend fin le 25 août 2006 à 00h.
Le renouvellement peut se faire auprès de l’assureur initial ou auprès d’un nouvel assureur ; le
BNS restant acquis dans tous les cas. Il suffit alors à l’assuré d’obtenir auprès de son ancien assureur
et de remettre à son nouvel assureur, une attestation de non-déclaration de sinistre. Le barème du
bonus peut se présenter de la manière suivante pour les polices mono-véhicule :
10% de réduction à l’occasion du 1er renouvellement ;
15% de réduction à l’occasion du 2ème renouvellement ;
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20% de réduction à l’occasion du 3ème renouvellement.
Ce dernier taux constituant souvent le maximum et est alors appliqué tant pour le 3ème
renouvellement que pour les suivants, pour autant que le souscripteur n’a pas encore causé de
sinistre en prenant la garantie de l’assureur. En cas de survenance d’un seul sinistre le souscripteur
perd totalement le bénéfice du bonus puisqu’il lui est appliqué au prochain renouvellement de son
contrat la prime prévue par le tarif sans aucune réduction.
Exemple :
Le véhicule de M. Jean est assuré à la PHOTEL des assurances aux conditions suivantes :
Du 1er/01/2005 au 31/12/2005
Exemple :
Si le nombre de véhicules assurés en début d’année est de 8 et si le nombre de véhicules assurés en
fin d’année d’assurance est 12 alors le facteur V de notre équation est :
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V0 = 8 Vn = 12
V0 + Vn
= = (8 + 12) / 2 = 10
2
PN = 1 069 750 F CFA
BNS = 15% x 1 069 750 (10 – 0) = 160 462,5 arrondi à 160 463 10
b. Le taux de prime appliqué pour l’assurance Tierce des remorques est généralement égal à
une certaine fraction (par exemple les 2/3) du taux de prime applicable pour l’assurance
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Tierce des véhicules terrestres à moteur qui appartiennent à la même catégorie que le
véhicule tracteur.
c. L’assurance Tierce est souscrite avec une franchise obligatoire et éventuellement une
franchise facultative.
2.2.2- Le vol
Ce risque est tarifié sur la base des principes suivants :
a. Sa prime est fonction de :
L’usage du véhicule ;
La valeur vénale estimée et déclarée par le souscripteur.
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L’on notera à ce titre que la règle proportionnelle est applicable, si à l’occasion d’un
sinistre, il est constaté que la valeur assurée est inférieure à la valeur vénale.
Par ailleurs, si un véhicule subit des transformations qui entraînent une augmentation
de sa valeur vénale, sa valeur d’assurance doit être augmentée du coût de ces transformations pour
que l’assuré ne soit pas passible de la règle proportionnelle.
b. L’assurance Vol des véhicules immobilisés au garage se fait moyennant un taux de prime
réduit par rapport à celui dont sont passibles les véhicules soumis à des conditions
d’utilisation ordinaire.
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+ Prime nette Vol
= Prime nette totale de la police
Il en découle que la prime nette est d’autant plus importante que la garantie souscrite
est large.
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Elle se fait différemment selon que la prime est due par le souscripteur ou qu’il s’agit
d’une ristourne de prime.
Lorsque la prime est due par le souscripteur
Dans ce cas, la prime totale s’obtient en additionnant les différentes composantes de la prime, d’où
la formule suivante :
Prime nette RC
+ Coûts de police
+ Taxe sur le contrat d’assurance
= Prime TTC de la police
Exemple :
M. Jean est titulaire d’une police d’assurance automobile souscrite auprès de la « PHOTEL des
Assurances » pour une durée d’un an du 1er avril N au 31 mars N + 1.
a) Les caractéristiques du véhicule assuré sont les suivantes :
- Marque et type : Peugeot 405SR ;
- Usage : Tourisme ;
- Puissance : 7 CV ;
- Source d’énergie : Essence ;
- Nombre de places : 05 ;
- Année de 1ère mise en circulation :N–2;
- Valeur vénale : 2 000 000 F CFA ;
- Valeur neuve actualisée : 6 000 000 F CFA.
b) Les garanties souscrites sont les suivantes :
- Responsabilité Civile ;
- Tierce Complète ;
- Incendie ;
- Vol.
c) Le tarif automobile de la « PHOTEL des Assurances » prévoit les dispositions suivantes pour
l’assurance des véhicules de la 1ère catégorie :
Responsabilité Civile :
Puissance (CV) Primes nettes
Essence Diesel
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4–7 3–5 58 000
8 - 12 6–9 75 000
13 - 17 10 – 15 84 000
Au-delà de 17 Au-delà de 15 95 000
Les taux de primes applicables pour la couverture des autres risques sont les suivants :
- Tierce complète : 10% ;
- Incendie : 0,50% ;
- Vol : 0,60% avec un minimum de 15 000 F CFA
d) Le barème des accessoires de la « PHOTEL Assurances » se présente comme suit :
Primes nettes (F CFA) Accessoires (F CFA)
Jusqu’à 10 000 1 500
10 001 – 50 000 2 500
50 001 – 500 000 5 000
Au-delà de 500 000 10 000
e) La taxe sur le contrat d’assurance est calculée au taux de 7,50% du montant de la prime nette
majorée de celui des accessoires.
Sur la base des données ci-dessus, la prime totale due par M. Jean se détermine de la manière
suivante :
Garanties Primes
Responsabilité Civile ………………………………………………………… 58 000
Tierce complète (6 000 000 x 10%) ………………………………….. 600 000
Incendie (2 000 000 x 0,50%) …………………………………………… 10 000
Vol ………………………………………………………………………………….. 15 000 (Minimum)
Prime nette …………………………………………………………………….. 683 000
Coûts de police ……………………………………………………………….. 10 000
Taxe sur le contrat d’assurance (683 000 + 10 000) x 7,50% 51 975
Prime totale ……………………………………………………………………. 744 975
33
Exemple :
Reprenons l’exemple précédent en considérant le fait que le 31 janvier N + 1, M. Jean vend son
véhicule et demande la résiliation de son contrat d’assurance à la même date. La « PHOTEL
Assurances » doit alors lui ristourner une prime totale de 122 370 francs CFA conformément au
décompte ci-après :
34
12 Mercedes 190 7 300 000
13 Peugeot 504 familiale 10 150 000
14 Nissan 4 x 4 6 165 000
15 Peugeot 307 8 185 000
16 Peugeot 407 1 85 000
CHAPITRE IV :
LA FINALISATION DU CONTRAT D’ASSURANCE AUTOMOBILE
35
La proposition d’assurance se présente généralement sous la forme d’un imprimé
comportant un questionnaire au moyen duquel l’assureur recueille auprès du proposant les
renseignements dont il a besoin pour la souscription du contrat.
L’on note l’utilisation de plus en plus courante par les entreprises d’assurance de « devis
propositions » qui sont des propositions d’assurance qui comportent un endroit où l’assureur indique
la prime due par l’assuré en contrepartie des garanties qu’il sollicite. L’utilisation de « devis
propositions » présente les avantages suivants :
Le proposant peut retirer sa proposition et s’adresser à un autre assureur s’il estime
que la prime qui lui est demandée est très élevée ;
L’indication de la prime d’assurance sur la proposition contribue à la perfection du
contrat d’assurance compte tenu de la nécessité d’un accord non seulement sur la
chose (ici les garanties), mais également sur son prix (la prime d’assurance).
36
La note de couverture est un document provisoire constatant l’existence d’une garantie en
attendant l’établissement de la police d’assurance.
Elle est généralement établie pour une période de validité d’un mois. Il en résulte qu’elle ne
peut pas entraîner seule l’accord définitif de l’assureur, cet accord nécessitant dans le cas où seule
la note de couverture a été délivrée :
Soit l’acceptation sans réserve d’une prime d’un montant supérieur à la période de
validité de la note de couverture ;
Soit l’envoi de conditions particulières pour signature au souscripteur.
2. La souscription indirecte
L’agent général
Il est le mandataire de la compagnie d’assurance. Le traité de nomination conclu avec cette
dernière et qui lui confère cette qualité lui donne généralement des pouvoirs de souscription en
définissant éventuellement les limites. Le fait que l’agent général outrepasse ces limites n’est pas,
en vertu de la « théorie du mandat apparent », opposable à l’assuré de bonne foi qui n’a aucune
raison particulière de douter du fait que l’agent général représente valablement la compagnie
d’assurance.
37
Il n’en reste pas moins vrai cependant qu’en ne respectant pas le traité de nomination,
l’agent général engage sa responsabilité vis-à-vis de la compagnie qui peut exiger la réparation de
tout préjudice qui lui est causé par cette situation.
Le courtier
Il est le mandataire de son client. Il est cependant de pratique courante que la compagnie
d’assurance délègue dans certaines limites des pouvoirs de souscription à certains courtiers,
notamment en leur donnant l’autorisation d’établir certains contrats et en leur remettant à cet
effet, les documents nécessaires comportant leurs en-têtes.
Une telle autorisation confère au courtier la qualité de mandataire apparent de la
compagnie de telle sorte que son consentement engage cette dernière.
38
Deux représentants des personnes soumises à l’obligation d’assurance automobile
choisis sur une liste de personnes proposée par la chambre de commerce ;
Le chef de service du contrôle des assurances qui est un membre permanent du bureau
dont il assura le secrétariat et qui reçoit et prépare les dossiers destinés au bureau.
39
Pour cerner ce point, nous allons répondre aux questions suivantes :
Qui doit payer la prime ?
Auprès de qui le paiement doit-il être effectué ?
A quel endroit ?
A quel moment ?
Comment la prime est-elle payée ?
40
3. A quel endroit la prime doit-elle être payée ?
Selon l’article 16, alinéa1 de la loi du 13 juillet 1930, « Exception de la première, les primes sont
payables au domicile de l’assuré ou tout autre endroit convenu ».
Cette disposition posait donc le principe de la portabilité de la première prime et de la quérabilité
de toutes les primes suivantes. Mais compte tenu de nombreux inconvénients qu’entraînant cette
disposition pour les compagnies, et notamment l’importante augmentation des frais généraux en
découlant et la difficulté de rentrer en contact avec certains souscripteurs qui était de nature à
favoriser l’augmentation des impayés, certains pays ont supprimé cette disposition et rendu toutes
les primes portables.
En ce qui concerne le Code CIMA, il pose le principe de la portabilité de la prime. En effet, selon
l’article 13, 1er alinéa de ce code, la prime est payable au domicile de l’assureur ou du mandataire
désigné par lui à cet effet.
41
commission régionale de contrôle des Assurances(CRCA) fixe à cent quatre-vingt (180) jours à
compter de la date de prise d’effet ou de renouvellement du contrat le délai maximum de
paiement de toute prime d’assurance. Par Etat et ses démembrements, on entend les services et
organismes assujettis au régime juridiques de la comptabilité publique.
42
plein droit. La portion de prime courue reste acquise à l’assureur, sans préjudice des éventuels frais
de poursuite et de recouvrement.
43
Le certificat d’assurance est un document apposé sur le véhicule pour justifier
l’existence d’une assurance le garantissant. Le certificat d’assurance entraîne une présomption
d’assurance au même titre que l’attestation d’assurance automobile.
Allant dans le même sens, le deuxième alinéa de l’article 213 du Code CIMA dispose que
la présomption de satisfaction à l’obligation d’assurance automobile est établie par la présentation
au personnel compétent de la police, de l’attestation ou du certificat d’assurance. Ces deux pièces
forment un même document, le certificat d’assurance qui doit obligatoirement être apposé sur le
véhicule étant détachable de l’attestation d’assurance qui est conservée par le propriétaire du
véhicule.
Selon l’article 215 du Code CIMA, la présomption de satisfaction à l’obligation
d’assurance automobile qui résulte de la production de l’attestation ou du certificat d’assurance
automobile n’est valable que pendant la période d’assurance mentionnée sur ces documents. Elle
ne se prolonge donc pas au-delà de l’expiration de la période de validité de l’assurance.
Le Code CIMA pose le principe selon lequel tout conducteur d’un véhicule terrestre à
moteur doit être en mesure de produire l’une des deux pièces ci-dessus (article 213, 1er alinéa). Il
prévoit cependant qu’à défaut de ces pièces, la justification de la souscription d’une garantie de
responsabilité civile automobile peut être fournie aux autorités judiciaires par tous autres moyens
(article 213, 4ème alinéa du Code).
Le Code CIMA édicte par ailleurs les règles communes et les règles spécifiques suivantes
en ce qui concerne l’élaboration de l’attestation et du certificat d’assurance automobile.
a) Les règles communes relatives à la préparation des attestations et des certificats d’assurance
Il s’agit des règles suivantes :
Chacun de ces documents doit être délivré sans frais par l’entreprise d’assurance pour
chacun des véhicules assurés, à l’exception des remorques qui n’entraînent pas
l’établissement d’un certificat d’assurance ;
Si le contrat d’assurance couvre à la fois un véhicule terrestre à moteur et ses
remorques ou semi-remorques, l’on peut délivrer une seule attestation et un seul
certificat d’assurance pour l’ensemble de ces engins, à la condition que chacun de ces
documents mentionne le type de remorques ou de semi-remorques susceptibles
d’être attelées au véhicule de même que leurs numéros d’immatriculation le cas
échéant ;
44
Lorsque le contrat d’assurance couvre les professionnels de la réparation, de la vente et
du contrôle des véhicules automobiles, le nombre d’attestations et de certificats
d’assurance doit être celui qui est prévu par la police d’assurance. Il est précisé
cependant qu’il est généralement délivré une attestation et un certificat d’assurance
par carte grise « W.G ».
L’attestation et le certificat d’assurance doivent être délivrés dans un délai de 15 jours à
compter de la souscription du contrat et être renouvelés à l’occasion du paiement des
primes ou des portions de primes subséquentes.
Si l’entreprise d’assurance ne peut pas délivrer ces documents immédiatement à la
souscription ou en cours de contrat, elle doit délivrer sans frais une attestation et un
certificat d’assurance provisoires qui établissent une présomption d’assurance de
responsabilité pour la période qui s’y trouve indiquée, étant précisé toutefois que leur
période de validité ne saurait excéder un mois. Ces documents provisoires doivent être
établis en autant d’exemplaires que les documents justificatifs auxquels ils ont été
substitués.
L’attestation provisoire d’assurance doit comporter les informations suivantes :
La dénomination et l’adresse de l’entreprise d’assurance ;
Les nom, prénom et adresse du souscripteur du contrat ;
La nature et le type du véhicule, ou en ce qui concerne les contrats
d’assurance mentionnés à l’article 201 (c'est-à-dire ceux couvrant les
professionnels de la réparation, de la vente et du contrôle des véhicules
automobiles), la profession du souscripteur ;
La période pendant laquelle elle est valable ;
La forme des documents justificatifs de la présomption du respect de l’obligation
d’assurance automobile y compris celle des documents provisoires correspondants,
notamment leurs dimensions et leurs couleurs sont arrêtées par la commission de
contrôle des assurances.
En cas de perte ou de vol de l’attestation ou du certificat d’assurance, y compris lorsque
ces événements adviennent aux documents provisoires, l’assureur en délivre un
duplicata à la demande justifiée du souscripteur du contrat.
b) Les règles spécifiques relatives à la préparation des attestations et des certificats d’assurance
45
Elles concernent les mentions devant figurer sur ces documents de même que les
documents qui leur sont substitués pour le cas des véhicules non assujettis à l’obligation
d’assurance automobile :
S’agissant des mentions que doivent contenir ces documents le 4ème alinéa de l’article 214
du Code CIMA prévoit pour l’attestation d’assurance :
La dénomination et l’adresse de l’entreprise d’assurance ;
Les nom, prénom et adresse du souscripteur du contrat ;
Le numéro de la police d’assurance ;
La période d’assurance correspondant à la prime ou portion de prime payée ;
Les caractéristiques du véhicule, notamment son numéro d’immatriculation ou à défaut
et s’il y a lieu, le numéro du moteur ;
Dans le cas des professionnels de la réparation, de la vente et du contrôle des véhicules
automobiles, la profession du souscripteur ;
Les noms des pays sur le territoire desquels la garantie contractuelle s’applique.
46
d’assurance dans le pays d’origine de l’automobiliste qui se rend dans un autre pays membre de la
CEDEAO. Elle ne produit d’effet que s’il existe une telle police d’assurance, et si sa garantie est
valable pendant la période de validité de la Carte Brune. Cependant nonobstant les termes de cette
police, cette Carte procure toutes les garanties exigées par la législation du pays où l’accident est
survenu, en ce qui concerne l’obligation d’assurance automobile. En particulier les conditions et
limitations de la police d’assurance de base restent valables à la condition qu’elles ne soient pas
interdites par la législation du pays membre où l’accident est survenu.
Lorsque l’assurance automobile n’est pas obligatoire dans un pays signataire du
Protocole d’Accord portant création de la Carte Brune CEDEAO, s’il survient un accident dans ce
pays, cette Carte couvre la responsabilité civile de l’automobiliste telle qu’elle résulte de la
législation et de la réglementation générale en vigueur dans ce pays, et telle que cette législation et
cette réglementation sont interprétées et appliquées par les autorités judiciaires ou administratives
locales.
Les 14 pays d’Afrique de l’Ouest adhérant au système de la Carte Brune CEDEAO qui a
été créé le 29 mai 1982 à Cotonou (République du Bénin) sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte
d’Ivoire, la Gambie, la Guinée Conakry, le Ghana, la Guinée Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le
Nigéria, le Sénégal, la Sierra Léone et le Togo.
47
civile automobile. La Carte Rose CEMAC a un statut et des bases analogues à ceux de la Carte Brune
CEDEAO.
Ainsi :
Elle mentionne notamment le nom et l’adresse du Bureau National qui l’a émise, le nom
de la société d’assurance qui assure le véhicule, le numéro de la police ou de l’avenant et
leurs dates, l’identité de l’assuré, l’identification du véhicule et sa catégorie, la période de
validité de la Carte Rose, son numéro d’ordre, les pays où elle est valable, les noms des
Bureaux Nationaux de ces pays auprès desquels l’assuré devra faire une déclaration en cas
de sinistre, ainsi que leurs adresses ;
Elle est signée par l’assureur et par l’assuré et elle vaut attestation d’assurance soit à
l’intérieur, soit aux frontières des Etats membres ;
Elle est basée sur la police d’assurance souscrite par l’assuré auprès d’une entreprise
agréée pour pratiquer les opérations d’assurance dans le pays d’origine de l’automobiliste
et elle ne produit d’effet que s’il existe une telle police d’assurance, et si sa garantie est
valable pendant la période de validité de la Carte Rose. Cependant, nonobstant les termes
de cette police, elle couvre la responsabilité civile de l’assuré conformément à la
législation du pays adhérent dans lequel il se rend. En particulier, les conditions et
limitations de la police d’assurance de base restent valables à la condition qu’elles ne
soient pas interdites par la législation du pays membre où l’accident est survenu ;
La Carte Rose est une pièce accessoire à la police d’assurance, comme l’attestation ou le
certificat d’assurance. Elle n’intervient que dans l’instruction des dossiers sinistres pour
permettre une prise en charge rapide et un règlement équitable des sinistres. Il est
important de préciser que la Carte Rose n’apporte pas une couverture supplémentaire à
l’assuré et que le règlement d’un sinistre pris en charge par le système de la Carte Rose est
supporté en définitive par l’assureur de la responsabilité civile de l’automobiliste ;
Lorsque l’assurance automobile n’est pas obligatoire dans un pays signataire du Protocole
d’Accord portant création de la Carte Rose CEMAC, la garantie procurée par cette Carte
correspond à celle de la responsabilité civile de l’automobiliste telle qu’elle résulte de la
législation et de la réglementation générale en vigueur dans ce pays, et tel que cette
législation et cette réglementation sont interprétées et appliquées par les autorités locales
de l’ordre judicaire ou administratif.
48
Les six (06) pays adhérant au système de la Carte Rose de la CEMAC qui a été créé à
Libreville le 1er juillet 1996 sont le Cameroun, le Congo Brazzaville, le Gabon, la Guinée
Equatoriale, la République Centrafricaine et le Tchad.
CHAPITRE V :
LA VIE DU CONTRAT D’ASSURANCE
AUTOMOBILEAUTOMOBILE
49
S’agissant des contrats suspendus, ils ne peuvent faire l’objet de modification qu’après leur remise
en vigueur.
3) L’accord des parties est nécessaire, compte tenu du caractère consensuel du contrat
d’assurance.
En effet, la modification du contrat d’assurance est proposée par la partie dont elle émane à
l’autre partie qui peut l’accepter ou la refuser. En cas d’acceptation, la modification prend
immédiatement effet, sauf convention contraire entre les parties, lorsqu’elles veulent en reporter
la prise d’effet à une autre date.
Lorsqu’elle est refusée par contre, la modification proposée ne peut prendre effet. Il en est
de même, si l’acceptation de l’assureur est assortie de conditions, par exemple l’application d’une
surprime. Dans de tels cas, la condition posée par l’assureur doit être acceptée par l’assuré pour
que la modification puisse prendre effet.
Dispositions légales
50
Selon l’article 6, alinéa 3 du Code CIMA lorsque l’assuré fait, par lettre recommandée,
une proposition à l’assureur en vue de proroger ou de modifier le contrat, ou de remettre en
vigueur un contrat suspendu, cette proposition est considérée comme acceptée par l’assureur si
celui-ci ne la refuse pas dans les quinze jours après qu’elle lui soit parvenue. Cette disposition n’est
pas applicable aux assurances sur la vie.
Il faut remarquer que l’assureur est ici un contractant nécessaire pour l’assuré qui désire
seulement modifier un contrat préexistant, et c’est pourquoi le silence de l’assureur vaut
acceptation, ce qui est tout à fait exceptionnel dans notre droit.
51
Dans les deux premiers cas, le remplacement d’une ancienne police par une nouvelle parce
qu’il se fait essentiellement dans le but de faciliter l’exploitation du dossier de production, peut se
faire sans modification des termes du contrat d’assurance.
S’agissant de la modification par l’assureur de ses conditions générales, elle n’entraîne pas
nécessairement la modification du contrat d’assurance, ou le remplacement de l’ancienne police
par une nouvelle, notamment en cas de changements mineurs tels que les polices souscrites avant
la modification des conditions générales puissent raisonnablement être conservées sur leurs bases
d’origine.
S’il s’agit par contre de modifications substantielles prenant leur source par exemple dans la
modification de la législation sur le contrat d’assurance, elles entraînent une modification du
contrat d’assurance qui peut être réalisée par voie d’avenant. Il peut cependant être préférable
pour faciliter l’exploitation du dossier de remplacer l’ancienne police par une nouvelle comportant
les nouvelles conditions générales, notamment lorsque ces dernières sont substantiellement
modifiées par rapport aux anciennes.
b) L’extension du contrat à des garanties nouvelles
C’est le cas où la compagnie d’assurance propose à ses clients de nouvelles garanties.
c) L’augmentation du tarif
Elle entraîne la modification du contrat d’assurance lorsque le nouveau tarif est appliqué à
un contrat en cours. Le consentement de l’assuré ayant eu lieu sur la base d’une tarification
donnée, le nouveau tarif ne peut lui être appliqué qu’avec son consentement.
A défaut de ce consentement, l’assureur a le choix entre la conservation des anciens termes
du contrat et leur maintien jusqu’à son échéance, quitte à procéder à sa résiliation à cette date.
D’une manière générale, toute modification du contrat d’assurance sur l’initiative de
l’assureur entraînant une augmentation de la prime doit recevoir préalablement le consentement
de l’assuré sous peine de ne pas lui être opposable pour cause de vente forcée.
52
L’assuré peut également par contre par exemple ramener à la seule garantie de la
responsabilité civile un contrat dont la garantie s’étendait initialement aussi au vol et à l’incendie.
Dans le cas des polices flottes, les modifications s’appliquent distinctement véhicule par
véhicule, de telle sorte que non seulement elles ne sont pas forcément uniformes, mais des
modifications données peuvent ne s’appliquer qu’à certains véhicules, les conditions d’assurance
des autres véhicules de la flotte restant inchangées.
b) L’incorporation de nouveaux véhicules dans la police ou par contre leur retrait de sa
couverture
Toute modification du contrat sur l’initiative de l’assuré ne peut devenir effective que si elle
est suivie du consentement de l’assureur sauf si après qu’elle lui a été notifiée par lettre
recommandée, il ne signifie pas son refus à l’assuré pendant les quinze (15) jours qui suivent sa
réception. Pour pouvoir entrer en vigueur, la proposition de l’assuré doit cependant être précise. En
revanche, il n’est pas nécessaire qu’il y indique le taux de prime auquel la modification doit
s’effectuer, son accord étant considéré à priori comme acquis pour l’application de la tarification en
vigueur dans la police, en dehors des cas où le nouvel état des choses entraîne une aggravation du
risque ou une amélioration de la garantie.
53
Selon l’article 20 de la loi du 13 juillet 1930, l’assuré a le droit de résilier le contrat, si
l’assureur ne consent pas à une réduction de la prime, suite à la disparition de certaines
circonstances aggravantes qui avaient été prises en considération dans la détermination de la
prime sur la base du tarif en vigueur au moment de la souscription du contrat. Cette disposition
est reprise par l’article 15, 3ème alinéa du Code CIMA.
b) L’aggravation du risque
Elle peut résulter de différentes circonstances telles que :
La conduite habituelle du véhicule assuré par un conducteur novice non initialement garanti par
le contrat ;
Le déménagement du propriétaire du véhicule assuré pour une zone à intensité de trafic routier
ou à fréquence des accidents de la circulation plus importantes ;
Un changement d’usage entraînant une aggravation du risque, tel que l’affectation au transport
interurbain de voyageurs d’un véhicule initialement destiné au transport urbain d’élèves ou
d’employés.
54
l’acquéreur en cas de décès de l’assuré ou de l’aliénation de la chose à charge pour lui, de
s’acquitter de toutes les obligations dont l’assuré était tenu vis-à-vis de l’assureur et notamment de
payer les primes à échoir.
Le même article donne toutefois soit à l’assureur, soit à l’héritier ou à l’acquéreur la faculté de
résilier le [Link] dispositions sont reprises par l’article 40 du Code CIMA. Cette règle n’est
cependant pas applicable aux VTM semi-moteur et celles de leurs remorques ou leurs semi-
remorques.L’article 19bis de la loi du 13 juillet 1930 stipulait la suspension du contrat de plein droit
à compter du lendemain à 00h du jour de l’aliénation.
En d’autres termes, la suspension devrait survenir automatiquement à l’expiration de ce délai
même si l’assureur n’avait pas été informé de l’aliénation du véhicule.
L’article 41 alinéa 1 du Code CIMA reprend les mêmes dispositions ci-dessus mais selon cet article,
c’est plutôt à partir du 5ème jour à 24 heures de l’aliénation que survient la suspension du contrat. Il
convient de préciser par ailleurs qu’après la suspension de garantie, le contrat peut être résilié à
l’initiative de l’assureur ou de l’assuré moyennant un préavis de 10 jours.
Le contrat suspendu peut être remis en vigueur par une convention expresse entre les parties. Si le
contrat suspendu n’est pas remis en vigueur et s’il n’est pas résilié à l’initiative de l’une quelconque
des parties, sa résiliation survient de plein droit à l’expiration d’un délai de six (O6) mois à compter
de la date d’aliénation.
« Toutes actions dérivant d’un contrat d’assurance sont prescrites par deux ans à compter
de l’événement qui y donne naissance.
1°) en cas de réticence, omission, déclaration fausse ou inexacte sur le risque couru, que du
jour où l’assureur en a eu connaissance ;
2°) en cas de sinistre, que du jour où les intéressés en ont connaissance, s’ils prouvent qu’ils
l’ont ignoré jusque-là.
55
Quand l’action de l’assuré contre l’assureur a pour cause le recours d’un tiers, le délai de la
prescription ne court que du jour où ce tiers a exercé une action en justice contre l’assuré ou a été
indemnisé par ce dernier.
La prescription est portée à dix (10) ans dans les contrats d’assurance sur la vie lorsque le
bénéficiaire est une personne distincte du souscripteur et, dans les contrats d’assurance contre les
accidents atteignant les personnes, lorsque les bénéficiaires sont les ayants droit de l’assuré
décédé. »
Dispositions Transitoires
Les entreprises d’Assurance disposent d’un délai de 3ans à compter du 12 Avril 2018 pour fiabiliser
leur système d’information, identifier les assurés et bénéficiaires de contrats d’Assurances et payer
les sommes dues. Al’échéance de ce délai, les montants frappés de prescription et non versés aux
bénéficiaires doivent être reversés à la caisse de dépôts et consignations ou tout organisme assimilé
dans un délai maximum de 2ans.
Ces véhicules ont été confiés à un cabinet d’Assureur conseil pour un contrat ferme d’un an à
compter du 01/01/10.
56
TRAVAIL A FAIRE
1°) Déterminer la prime toute taxe comprise à payer par véhicule au 01/01/10 pour une assurance
RC + Défense et Recours, dommages tous accidents y compris incendie, vol, bris de glaces, sécurité
routière et Recours Anticipé.
2) Déterminer la commission à devoir à l’intermédiaire ; taux de commissionnement : 15% pour les
autre garanties et 12% pour la RC et la sécurité routière.
3) le DG part en mission à Douala le 01/04/10 et donne des instructions à son conseiller de
suspendre le contrat de son véhicule de tourisme à compter de 02/04/10. Quelle est la conduite à
tenir en cas de suspension du contrat ? (documents, précision à donner à l’assuré).
4) le DG revient de la mission le 07/07/10 et contacte son agent pour la remise en vigueur du
contrat suspendu. Déterminer la nouvelle date d’échéance ? Quels documents devez-vous remettre
à l’assuré ?
5) Le 25/05/10 le véhicule de madame percute un bœuf et son véhicule se trouve fortement
endommagé. Son époux contacte son conseillé pour suspendre le contrat durant la période
effective des travaux de réparation. Que faites-vous dans ce cas ?
6) le DG confie à son conseiller le parc automobile de la compagnie ci-joint. Réduction flotte : 20%
réduction commerciale : 10% déterminer la prime RC + Défense & Recours de la flotte toute taxe
comprise.
7) le 31/10/10 le véhicule de mission est vendu à un cadre de direction de ladite société ; calculer la
ristourne à devoir ?
8) en revanche une Mercedes de 18 places est acquit le 01/11/10 pour le transport public de
voyageurs sur le tronçon Cotonou- Djougou ;
Faites l’incorporation de ce véhicule dans la flotte auto de la société PEB. Quelle est la date
d’échéance de ce contrat?
57
Catégorie01 Catégorie 02 Catégorie 03
Vol : 3,50 % 2,50 % 3,50%
Bris glaces : 0,30 % 0,30 % 1,25%
Incendie : 0,70 % 0,50 % 1,00%
Dommages aux véhicules : 7,50 % 7,50 % 9,50%
Tierce collision : 4,50 % 5,50 % 6,50%
Pour la sécurité routière prendre par véhicule : Décès : 3 000 000 F CFA ; IPT : 3 000 000 F CFA ; FM :
300 000 F CFA. Prime 6.000 FCFA/ place.
Taux de taxe : 10 %
Coût de police : 10 000 F CFA pour les mono – véhicules et 30 000 F CFA pour la flotte.
ANNEXE
Bonne Chance !
58
DEUXIEME PARTIE : LE
REGLEMENT SINISTRE
CHAPITRE I :
LA GESTION DES SINISTRES AUTOMOBILES
59
- si le contrat n’est ni suspendu, ni annulé pour une cause quelconque (pour déclaration
inexacte de mauvaise foi par exemple) au moment des faits.
En Assurance automobile le sinistre peut être constitué par un accident, un vol de véhicule
ou d’une pièce, un incendie du véhicule, etc.
Le règlement du sinistre est un moment essentiel de la vie du contrat d'assurance. S'il est par nature
exceptionnel, il constitue néanmoins la seule raison d'êtredu contrat d'assurance.
C'est l'occasion pour l'assureur de livrer la marchandise qu'il a vendue lors de la souscription
du contrat.
La gestion des sinistres est le processus qui commence depuis la déclaration du sinistre par
l’assuré jusqu’au paiement de l’indemnité.
Nous étudierons dans ce chapitre :
- La déclaration du sinistre,
- L’instruction du dossiersinistre,
La déclaration de sinistre trouve son fondement dans les dispositions de l’article 12 alinéa 4 du
code des Assurances des Etats membres de la CIMA.
Conformément à ses dispositionsl’assuré est obligé de donner avis à l’assureur, dès qu’il en a eu
connaissance et au plus tard dans le délai fixé par le contrat, de tout sinistre de nature à entraîner la
garantie de l’assureur.
L’obligation pour l’assuré de déclarer le sinistre à l’assureur se justifie par le fait que c’est ce dernier
qui supporte en dernier ressort les conséquences pécuniaires du sinistre.
Cette déclaration doit être faite le plus tôt possible pour permettre à la Compagnie d’Assurance :
d’apprécier les circonstances et les causes de l’accident survenu;
d’en dégager aisément les responsabilités;
de mettre en cause, à temps, le tiers responsable et son assureur ;
60
de mesurer assez tôt l’étendue des conséquences dommageables du sinistre.
L’assuré est obligé de déclarer à l’assureur dès qu’il en a connaissance et dans un délai de cinq (5)
jours ouvrés tout sinistre de nature à entraîner sa garantie.
Ce délai constitue un minimum qui ne peut être réduit par les parties. Par contre, elles peuvent le
prolonger.
Le législateur n’a pas imposé un contenu précis à la déclaration d’un sinistre. Cette dernière doit
cependant pour être opérationnelle apporter un minimum d’informations parmi lesquelles, la date,
l’heure et le lieu de l’accident, les circonstances détaillées de l’accident, la nature des dommages
corporels et matériels, l’identification des victimes et de leur véhicule, les noms et adresse des
témoins.
Les compagnies d’assurances demandent généralement aux assurés lors de la déclaration
d’accident les pièces suivantes :
- Le livret de bord du véhicule : il permet à l’assureur de vérifier la validité de la visite
technique et aussi la date de la première mise en circulation.
- Le permis de conduire du conducteur du véhicule au moment des faits.
- Le certificat de capacité encore appelé au Bénin, « droit de taxi ».
Toutes ces pièces sont photocopiées et versées au dossier.
En cas de non respect du délai de déclaration par l’assuré, l’assureur a le droit de lui opposer la
déchéance de garantie c’est-à-dire la perte de tout droit à la garantie, du fait du non respect de ses
obligations à l’occasion du sinistre.
Mais en assurance de responsabilité, la déchéance n’est pas opposable aux victimes, de telle sorte
que l’assureur est tenu de les indemniser, quitte à lui de se retourner éventuellement par la suite’,
contre l’assuré pour recouvrer le montant qu’il a payé.
L’imprimé de déclaration de sinistre automobile :le législateur n’a pas imposé une forme pour la
déclaration du sinistre, l’assuré peut user de divers moyens à sa disposition. Il peut la faire
notamment par lettre, téléphone, télex, télégramme, déclaration verbale, mail etc.
Cependant, la nécessité pour les assureurs de vite réunir toutes les informations sur un sinistre, les
amènent à mettre à la disposition de leurs assurés des formulaires de déclaration de sinistres pré-
imprimés pour recueillir leurs déclarations.
61
N.B. : Dans la plupart des Compagnies d’assurances, les logiciels de gestion de sinistres utilisés
permettent de nos jours de traiter directement toutes les informations relatives à la déclaration de
sinistres et d’imprimer la fiche de déclaration pour la faire signer par l’assuré ou le conducteur du
véhicule.
Le constat amiable : C’est un formulaire conçu par les assureurs pour faciliter le recueil
d’informations destiné à permettre l’instruction du sinistre et pour éviter aux antagonistes
l’attente souvent longue de l’arrivée des agents de police chargés d’effectuer le constat des
accidents de la circulation. Les constats amiables ne sont généralement valables que pour des
sinistres peu importants notamment ceux qui n’entraînent que des dommages matériels. Le
constat de police ou de gendarmerie restent nécessaire en cas de préjudices corporels.
Le constat amiable n’existe pas encore au Bénin. Nous espérons que la Commission Automobile de
l’ASA-BENIN va y réfléchir.
1. La déclaration du sinistre
C’est la 1ère pièce indispensable au dossier sinistre. Dans l’imprimé de la déclaration
comme nous l’avions dit plus haut, l’assuré fournit à l’assureur les informations nécessaires dont il a
besoin pour l’instruction du dossier sinistre.
62
automatiquement une copie de procès verbal du constat d’accident aux assureurs concernés par
ledit accident dans un délai de trois (03) mois à compter de sa date de survenance.
3. Le permis de conduire
Sa présentation est exigée pour le traitement du dossier en raison du fait que les
accidents survenant alors que le conducteur n’en est pas titulaire sont exclus du champ de la
garantie ou donne lieu à un recours subrogatoire de l’assureur après règlement.
4. Le certificat de capacité
Il est requis du conducteur lorsque le véhicule conduit est un taxi.
63
grise, licence de transport) au profit des voleurs sur la base d’un faux certificat de vente ou de
perte.
6. Le devis de réparation
Il est établi par un garage choisi par le propriétaire du véhicule à réparer et envoyé à
titre de réclamation à la compagnie d’assurance lorsque le véhicule n’a pas encore été réparé. Le
devis de réparation sert de base à l’expertise.
64
Il est délivré à l’effet de constater la prolongation de l’incapacité lorsque cette dernière
s’avère plus longue que ne l’a prévue le certificat médical initial.
c) Le certificat médical final de guérison ou de consolidation
Il constate la guérison de la victime ou la consolidation de ses blessures. L’on parle de
consolidation lorsque le blessé non totalement guéri a atteint un état de santé non susceptible de
nouvelles améliorations, mais permettant l’évaluation de l’incapacité permanente résultant de ses
blessures ou de ses lésions et de ses conséquences pécuniaires.
Selon l’article 244 du code, lorsqu’un examen médical doit être pratiqué en vue de l’offre
d’indemnité, l’assureur informe la victime quinze jours au moins avant l’examen, de l’identité et des
titres du médecin chargé d’y procéder, de l’objet, de la date et du lieu de l’examen, ainsi que du
nom de l’assureur pour le compte duquel il est fait.
2. Le rapport médical
C’est un rapport établi à l’occasion de sinistre important ou de cas litigieux suite à une
expertise médicale effectuée par un médecin spécialiste à la requête de la Compagnie d’assurance
dans le but d’établir s’il y a un lien direct de cause à effet entre les conséquences de l’accident et
l’état de la victime au moment de l’expertise compte tenu de ses antécédents médicaux.
5. Le certificat de décès
Il est établi par les autorités administratives compétentes,municipales selon le cas, sur
la base du certificat de genre de mort délivré par le médecin traitant pour certifier le décès de la
victime.
6. Les factures justificatives des frais funéraires dont le remboursement est demandé.
65
Elles sont requises pour l’indemnisation du préjudice au titre de l’incapacité temporaire
de travail et du préjudice économique découlant du décès de la victime. Il s’agit pour le salarié des
bulletins de salaire des six (6) derniers mois précédant l’accident, et pour les non salariés disposant
de revenus des déclarations fiscales des deux (02) derniers exercices. Les personnes majeures non
salariées et ne pouvant pas apporter la preuve de leur revenu sont indemnisées sur la base du
SMIG.
8. Les pièces justificatives du droit de la tierce personne à une indemnisation suite au décès
de la victime
L’acte de naissance de la victime elle-même ou de sa carte d’identité nationale ;
L’acte de naissance et les pièces d’identité du ou des conjoints / conjointes ;
L’acte de mariage ;
Les actes de naissance des enfants ou pièces d’identité des enfants majeurs ;
Le certificat de viedes enfants ;
Le jugement d’hérédité non frappé d’appel ou PV de conseil de famille homologué.
Dans le code CIMA, ce sont les articles 240 et 241 qui résument les pièces et informations que la
victime blessée et les ayants droit de la victime décédée doivent produire à l’assureur sur sa
demande.
2 – Dans les conditions particulières où les risques couverts et ceux exclus pour le contrat
concerné sont bien précisés, le rédacteur contrôle si le risque survenu est bien mentionné dans les
conditions particulières, le montant de la garantie précisé ; il vérifie aussi la date de survenance du
sinistre par rapport à la période de validité du contrat ;
66
3 –Au niveau des avenants, le rédacteur sinistre vérifie :
Si la garantie est en vigueur au moment du sinistre, c'est-à-dire s’il n’y a pas eu par
exemple un avenant de suspension de garantie suite à une panne ou une immobilisation
prolongée ;
Si le véhicule, objet du sinistre n’a pas fait l’objet d’un avenant de retrait de garanties
ou de réduction de garanties pour le risque survenu.
67
L’arrêt : L’arrêt doit respecter les prescriptions du code de la route et ne pas s’effectuer sur
des endroits où il existe des signaux l’interdisant expressément, sur les ponts, à tout endroit
à visibilité insuffisante. Le conducteur doit signaler son arrêt dans tous les cas, sauf en cas
d’un arrêt brusque.
Dans un accident suite à un arrêt brusque, la responsabilité des conducteurs s’apprécie par
rapport à la légitimité de l’arrêt, de sa soudaineté, et de la possibilité qu’avait l’auteur de
l’arrêt brusque d’en aviser les autres usagers de la route.
Le stationnement : Si le stationnement est volontaire, il doit être effectué de sorte qu’il gêne
le moins possible la circulation et n’entrave pas l’accès aux propriétés riveraines. Le
stationnement ne doit pas être fait aux endroits où il est expressément interdit, sur les
trottoirs, les pistes cyclables, les ponts, aux endroits où la visibilité est insuffisante…etc.
Si le stationnement est involontaire (par exemple en cas de panne), le conducteur reste tenu
de faire en sorte de gêner le moins possible la circulation. S’il n’est pas possible de garer le
véhicule selon les prescriptions de la route, si la visibilité estinsuffisante le conducteur doit
placer des triangles de pré signalisation.
Dans tous les cas, le stationnement irrégulier est une faute qui entraîne la responsabilité
civile de son auteur, s’il y a un lien de causalité entre le stationnement et l’accident. La
responsabilité civile peut être totale ou partagée selon les circonstances.
L’ouverture des portières :Il est interdit à tout occupant d’un véhicule (qu’il s’agisse du
conducteur ou d’un passager) d’ en descendre ou d’ouvrir une portière sans s’assurer
préalablement qu’il peut le faire sans danger ;
La maîtrise de la vitesse : Selon le code de la route, tout conducteur doit constamment
rester maître de son véhicule, et le conduire avec prudence. Il doit régler sa vitesse en
fonction de l’état de son véhicule, du chargement de celui-ci, de l’intensité de la circulation,
des conditions atmosphériques et réduire celle-ci de manière à pouvoir s’arrêter à temps
dans la traversée des agglomérations ou en dehors des agglomérations, lorsque les
conditions de visibilité sont insuffisantes.
L’avertissement : Le code de la route n’a pas fait une énumération exhaustive des cas où le
conducteur d’un véhicule doit recourir à un avertissement pour signaler sa présence aux
autres usagers de la route. Le code de la route a précisé : Toute automobile doit être munie
d’au moins un avertisseur sonore d’une puissance suffisante. Le son émis par l’avertisseur
doit être continu, uniforme et non strident. Les véhicules prioritaires (police ou
68
gendarmerie, sapeurs pompiers) peuvent être munis en plus d’avertisseurs lumineux
spéciaux.
L’éclairage: Selon le code de la route, tout véhicule automobile doit être pourvu de feux de
route, de feux de croisement, de feux de position, de feux indicateurs de position, de feux
indicateurs de direction et de feux éclairant les plaques d’immatriculation.
L’obligation d’éclairage entraîne la mise en jeu de la responsabilité du conducteur en cas
d’accident dû en totalité ou en partie à une absence ou à une insuffisance d’éclairage.
L’imputation des responsabilités se fait sur la base des circonstances de l’accident.
La priorité de passage : Le principe général édicté par le code de la route pour la priorité
de passage est « qu’aux intersections de deux ou plusieurs routes, le conducteur d’un
véhicule est tenu de céder le passage aux véhicules venant de sa droite ».
S’agissant du cas particulier des places munies d’un rond point central vers lequel
convergent plusieurs routes, le code de la route précise que le conducteur qui aborde un
carrefour giratoire ne bénéficie d’aucune priorité vis-à-vis de ceux qui s’y trouvent déjà.
Les dérogations au principe de la priorité à droite sont : les voies de caractéristiques
supérieures (tout conducteur sortant d’une propriété riveraine, d’un stationnement ou
d’une piste pour s’engager sur une route de caractéristiques supérieures est tenu de
céder le passage aux véhicules circulant sur cette route », et les voies munies d’un
panneau « stop ».
Les véhicules concernés par la dérogation au principe de la priorité à droite sont les
véhicules prioritaires (police, gendarmerie et sapeurs-pompiers…etc.) et des véhicules
circulant sur les rails.
2 – Le barème de responsabilité
Nous avons dans le code CIMA, un barème de responsabilité inséré au code CIMA. Le barème
indique le degré de responsabilité des différents antagonistes mis en cause, pour les cas les plus
fréquents d’accidents de la circulation. Il reflète les tendances dominantes de la jurisprudence
inspirée du droit commun. (Barème de responsabilité du code CIMA à scanner)
Paragraphe 4 : L’expertise
Elle permet de déterminer le coût des réparations imputables à un sinistre ; l’expertise peut
concerner l’évaluation des préjudices matériels ou des préjudices corporels.
1. L’expertise des dommages matériels
69
a) La désignation de l’expert
Suite à la réception de la déclaration du sinistre et dès qu’il est établi que le sinistre est
susceptible d’entraîner la garantie de la compagnie d’assurance, cette dernière donne mission
d’examiner l’objetsujet à réparation à un expert figurant sur laliste des experts qu’elle a crédités
parmi les experts agréés par les autorités compétentes.
Il convient de préciser qu’en principe, l’expertise est faite par la compagnie d’assurance chargée de
la gestion du dossier sinistre.
b) Lacontre-expertise
Elle consiste pour l’une des parties, (l’assureur ou le tiers lésé) à faire apprécier par un
expert choisi par elle-même, l’expertise effectuée par l’expert qui a été mandaté par l’autre partie.
La contre-expertise peut être faite sur l’initiative du bénéficiaire de l’indemnisation ou
de l’assureur.
Lorsque l’assureur et l’assuré ne sont pas d’accord, ils peuvent dans le cadre d’une expertise
contradictoire amiable, mettre en rapport les experts désignés par chacun d’entre eux pour leur
permettre d’accorder leur point de vue.
En cas de désaccord au niveau des experts de l’assureur et de l’assuré, ils désignent d’un commun
accord un tiers-expert qui dresse un rapport qui s’impose aux deux (2) parties.
2. L’expertise médicale
Elle est réalisée en cas de préjudices corporels à la requête de la compagnie d’assurance
par un médecin spécialiste choisi en fonction de la nature des lésions de la victime.
Conformément aux dispositions du Code CIMA, le médecin examinateur désigné par
l’assureur doit justifier :
- soit de sa qualité d’expert judiciaire inscrit sur la liste établie à cet effet,
- soit de la possession du diplôme approprié,
- soit de cinq (05) années d’activités ininterrompues dans le domaine concerné.
Sur la base des différents certificats médicaux établis par le médecin traitant de la victime et
qui lui sont remis par l’assureur, et des clichés de radiographie et de scanner éventuels
produits par la victime, le médecin expert de la compagnie dresse un rapport d’expertise
médicale sur lequel il doit se prononcer sur la durée totale de l’incapacité temporaire de
travail, le taux d’incapacité permanente de la victime et son influence sur l’activité
professionnelle de la victime.
70
Il se prononce également sur le montant des frais médicaux pharmaceutiques, et enfin
sur l’importance des autres préjudices prévus par le code CIMA et qui sont : le pretium doloris, le
préjudice esthétique, le préjudice de carrière.
Si le rapport médical ainsi établi par le médecin désigné par l’assureur est mis en cause par la
victime et si le désaccord persiste après que les deux (02) médecins l’aient examiné, ensemble et
d’un commun accord un troisième médecin est désigné par les parties. Les conclusions du rapport
de ce dernier s’imposent aux deux parties. Les frais et honoraires du 3ème expert sont supportés
pour moitié par la compagnie d’assurance et pour moitié par la victime.
Après l’instruction du dossier sinistre, la Compagnie d’assurances procède au règlement.
CHAPITRE II :
LE REGLEMENT DES DOMMAGES MATERIELS
(rd
71
Paragraphe 1 : La valeur du véhicule
Elle est prise en considération dans l’évaluation du montant du préjudice subi par le
propriétaire du véhicule endommagé. Il s’agit plus précisément de la valeur de remplacement du
véhicule, en d’autres termes la somme nécessaire pour permettre à son propriétaire d’acquérir son
véhicule de marque, de type et d’âge identique se trouvant dans un état d’entretien identique.
Il appartient à l’expert automobile de faire un travail d’investigations afin de
déterminer la valeur de remplacement la plus indiquée pour servir de base à l’indemnisation en
tenant compte de la quotte officielle publiée par les journaux officialisés, par exemple l’Argus de
l’Automobile et également de l’état d’entretien du véhicule et des données du marché d’occasion.
Le remplacement des pièces usagées par des pièces neuves à l’occasion des réparations
consécutives à des accidents de la circulation, améliore le véhicule par rapport à son état avant
sinistre. Il est donc équitable que les compagnies d’assurance opèrent une réduction de l’indemnité
en fonction du principe indemnitaire. Dans la pratique, les assureurs n’appliquent que les
réductions arrêtées par l’expert, ces réductions ne portant généralement que sur les pièces telles
que les pneus, les courroies, les roulements, etc.
72
d’expert. Si le propriétaire du véhicule cède l’épave à dire d’expert à l’assureur, son préjudice est
égal à la valeur de son véhicule avant le sinistre, en d’autres termes à sa valeur de remplacement à
la date du sinistre. La valeur du véhicule avant sinistre est égale à la valeur conventionnelle si
l’assurance a été souscrite sur cette base. Il convient de préciser que l’assureur a toujours la latitude
d’accepter ou de refuser le transfert de propriété de l’épave, sauf conventions contraire.
73
En République du Bénin, c’est l’Arrêté N° 686/MFE/DC/DGAE du portant fixation du
tarif minimal de l’assurance de responsabilité civile des véhicules terrestres à moteur qui
a fixé en son article 13, les indemnités d’immobilisation des véhicules sinistrés. Ces frais
qui sont fonction du nombre de jours nécessaires à la remise en état du véhicule à dire
d’expert sont fixés comme suit :
- Véhicule particulière………………………………………………… 2 500 F CFA/ jour
- Véhicule taxi ……………………………………………………………… 3 000 F CFA/ jour
- Transport Public de voyageurs……………………………… 700 F CFA/ jour et par passager
- Véhicules utilitaires (pick up, bâchée, camionnettes)… 3 500F CFA/ jour
- Transport Public de marchandises jusqu'à 10 tonnes... 14 000 F CFA/ jour
- Transport Public de marchandises de plus de 10 tonnes... 20 000 F CFA/ jour
Dans tous les cas, le nombre de jours nécessaires à la remise en état du véhicule est
limité à 15 jours pour les véhicules légers et 20 jours de réparation pour les poids l à dire
d’expert.
des frais de garage, de dépannage et de transport : il s’agit des frais de garage exposés
pour mettre le véhicule à l’abri avant son acheminement vers le lieu des réparations ; des
frais dedépannage si cette opération s’avère nécessaire au lieu de l’accident et des frais
detransport du véhicule vers le lieu des réparations, si lesdites réparations ne peuvent pas
être exécutées à proximité du lieu de l’accident et si le véhicule sinistré est fortement
endommagé.
D’autres frais comme le coût de la vignette et celui de la carte grise sont susceptibles de
remboursement lorsque l’accident a entraîné la destruction totale du véhicule.
Mais en République du Bénin, en assurance de responsabilité civile, les tiers lésés ne
réclament pas ces frais, si bien que les compagnies d’assurances n’ont pas l’habitude de les
rembourser.
SECTION 2 : LE REGIME JURIDIQUE ISSU DU CODE CIMA POUR LA DETERMINATION DES PREJUDICES
MATERIELS
74
Paragraphe 1 :Les cas d’impossibilité de partage de responsabilité
Selon le 2ème alinéa de l’article 227 de ce code, lorsqu’une collision survient entre deux
ou plusieurs véhicules dans des conditions telles qu’il ne soit pas possible d’établir un partage de
responsabilité entre les différents conducteurs mis en cause dans l’accident, chacun de ces
conducteurs conserve à sa charge la moitié des dommages matériels qu’il a subis, de telle sorte qu’il
ne reçoit des autres conducteurs ou de leurs assureurs que 50% du montant des préjudices
matériels qu’il a subis.
75
Nous allons parler du but de ces conventions, puis présenter certaines d’entre elles.
Paragraphe 1 : Les principes généraux
Les sociétés d’assurance peuvent conclure entre elles des conventions d’indemnisation
ayant pour but d’accélérer l’indemnisation des personnes assurées exclusivement en
Responsabilité Civile auprès de leurs services en leur évitant notamment d’attendre
préalablement l’aboutissement du recours exercé contre l’assureur du responsable de l’accident.
Paragraphe 2 : La convention « Expertises »
Elle a pour but d’accélérer la désignation d’un expert suite à un sinistre et de réduire
autant que faire se peut les délais d’expertise.
Chaque compagnie d’assurance signataire de cette convention s’engage en cas de
sinistre à faire procéder à l’expertise du véhicule de son client et à conserver à sa charge les frais
d’expertise qui en découlent.
L’expertise est obligatoire lorsque le montant des dommages excède un montant fixé
dans la convention à laquelle les compagnies adhèrent ; les conclusions de l’expert ne peuvent pas
être contestées lorsque le montant des dommages qui ressort du rapport d’expertise est également
inférieur à un montant fixé dans la convention.
Paragraphe 3 : La convention « I.D.A. » (Indemnisation directe des Assurés)
Cette convention a pour but d’accélérer le règlement de petits dommages matériels
consécutifs à des accidents de la circulation. Elle est basée sur le principe selon lequel chaque
assureur qui y adhère, indemnise son propre assuré dans la mesure de la responsabilité du tiers en
lieu et place de l’assureur de ce dernier.
Par cette convention, les assureurs des responsables donnent mandat aux assureurs de
la responsabilité civile des victimes pour régler pour leur compte et selon le droit
commun, les dommages subis par ces derniers.
L’application de la convention I.D.A. entraîne donc pour l’assuré qui n’est pas
totalement responsable du sinistre, son indemnisation par son assureur pour la part de
responsabilité incombant à son adversaire. Cela veut dire qu’en cas de partage de
responsabilité, chacun des assureurs adhérant à la convention indemnise directement
son assuré proportionnellement à la responsabilité de son adversaire.
L’appréciation desresponsabilités et l’application du barème de responsabilité doivent
alors être faites de façon très rigoureuse afin que la somme des pourcentages de
responsabilité retenus par différents assureurs soit égale à 100.
76
Cas pratiques :
Règlement de dommages matériels (cas des assurances dommages)
Exemple n° 1 :
Le coût de réparation à dire d’expert d’un véhicule assuré en dommages tous accidents est de F CFA
500 000. Le contrat prévoit pour cette garantie, une franchise de 10% par événement :
Base d’indemnisation = 500 000F CFA
Franchise = 50 000F CFA
Montant de l’indemnité = 450 000F CFA
Exemple n° 2 :
Nous reprenons l’exemple ci-dessus mais la franchise de 10% est assortie d’un minimum de 15 000
F CFA et d’un maximum de 45 000 F CFA :
Base d’indemnisation = 500 000F CFA
Franchise = 45 000F CFA
Montant de l’indemnité = 455 000F CFA
Exemple n° 3 :
Reprenons les termes des exemples ci-dessus, en supposant que la valeur du véhicule assuré en
dommages est de 4 000 000 F CFA alors que selon l’expertise la valeur de remplacement à neuf
avant sinistre est de 5 000 000 F CFA:
Indemnité à payer = 400 000 F CFA– (400 000 x franchise 10%) = 360 000 F CFA
77
1) Le véhicule A a viré brusquement à gauche et a été percuté à l’arrière par un véhicule B qui était
en excès de vitesse.
Montant des dommages sur le véhicule A = 1 500 000F CFA
Montant des dommages sur le véhicule B = 500 000F CFA
2) Le véhicule A qui tentait un dépassement défectueux sur le véhicule B l’a percuté violemment
au flanc gauche et a fait plusieurs tonneaux.
Montant des dommages sur le véhicule A = 500 000F CFA
Montant des dommages sur le véhicule B = 2 800 000F CFA
3) Le véhicule A ouvre par imprudence sa portière gauche (pour faire débarquer un passager) qui a
heurté violemment un autre véhicule B
Montant des dommages sur le véhicule A = 900 000F CFA
Montant des dommages sur le véhicule B = 1 800 000F CFA
CHAPITRE III :
L’INDEMNISATION DES PREJUDICEES CORPORELS
78
Afin d’accompagner convenablement la procédure d’indemnisation des préjudices corporels, des
règles de forme assez strictes ont été mises en place par le code CIMA.
Toutefois, l’on observe que dans la pratique les Compagnies d’assurances n’appliquent pas encore
ces règles conformément à la rigueur voulue par le législateur de la CIMA.
Ainsi, ces règles de forme édictées par le législateur sont des dispositions d’ordre public qui
constituent pour l’essentiel des conditions substantielles de validité de la procédure d’offre
d’indemnité.
79
ii. L’assureur du véhicule dont le numéro de la plaque d’immatriculation est le plus faible
possible lorsque la collision survient entre plus de deux (02) véhicules (article 269, 2ème
alinéa du Code CIMA).
b. Cas où la victime n’a pas le statut de conducteur :
Ici aussi la détermination du meneur d’offre de transaction est faite selon que l’accident
met en cause un ou plusieurs véhicules :
i. Lorsqu’un seul véhicule est impliqué dans l’accident
L’initiative de la procédure de l’offre de transaction incombe à l’assureur de la Responsabilité Civile
(RC)du véhicule concerné, que la victime fut transportée dans ce véhicule ou heurtée, en se
déplaçant hors dudit véhicule, (article 267 alinéa 1er du Code CIMA).
ii. Lorsque plusieurs véhicules sont impliqués dans l’accident, nous distinguons aussi deux
(02) cas selon que la victime était transportée dans l’un des véhicules ou non.
1er Cas :
Si la victime était transportée dans l’un des véhicules, l’initiative de l’offre de transaction appartient
à l’assureur de la Responsabilité Civile (RC) du véhicule à l’intérieur duquel cette victime avait pris
place(article 268 alinéa 1 du Code CIMA).
Cependant, l’article 268, 3ème alinéa dispose que tout assureur dont la Responsabilité Civile (RC) de
son client est prépondérante peut revendiquer la gestion du dossier sinistre et donc la conduite de
la procédure de l’offre de transaction.
2ème Cas :
Si la victime n’était pas transportée dans l’un quelconque des véhicules au moment de l’accident,
s’il s’agissait donc d’un piéton, d’un cycliste, d’un cavalier, etc. l’initiative de la procédure de l’offre
de transaction incombe à l’assureur du véhicule qui a heurté la victime(article 268 alinéa 2 du Code
CIMA).
80
Paragraphe 3 : L’échange d’informations
Le code CIMA a institué un échange d’informations entre l’assureur, la victime et le tiers payeur, le
cas échéant.
a. Information de la victime par l’assureur : le contenu de la 1ère correspondance et de la
lettre d’offre de transaction
Dans sa volonté de protéger davantage la victime, le code CIMA a exigé des mentions obligatoires
qui ont pour but, dans la phase préliminaire de la transaction, de lui rappeler ses droits.
Ce rôle incombe à l’assureur à travers les correspondances qu’il envoie à la victime ou à ses ayant
droits durant la phase précédant l’offre proprement dite, et les rédacteurs du Code ont pris le soin
de distinguer les informations qui doivent être fournies dès la première correspondance de celles
qui doivent l’être dans l’offre d’indemnité.
Par ailleurs, à travers cette correspondance relative à l’offre d’indemnité, l’article 235 impose à
l’assureur l’obligation d’informer la victime qu’elle peut, par lettre recommandée avec
demande d’avis de réception, dénoncer la transaction dans les quinze jours de sa conclusion
pour des motifs de non-respect des dispositions du code.
Des conditions de forme s’attachent à la reproduction de ces dispositions puisqu’elles doivent
apparaître en caractères très apparents sous peine de nullité relative de la transaction.
Enfin, l’offre d’indemnité doit indiquer outre les mentions exigées par l’article 231, les créances
de chaque tiers payeur et les sommes qui reviennent au bénéficiaire. Elle est accompagnée de la
copie des décomptes produits par les tiers payeurs.
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2. Les délais d’offre de transaction
Indépendamment de la réclamation que peut faire la victime, l’assureur qui garantit la
Responsabilité Civile (RC) d’un véhicule terrestre à moteur est tenu de présenter dans un délai de
six (06) mois à compter du jour de l’accident, une offre d’indemnité à la victime qui a subi une
atteinte à sa personne. En cas de décès de la victime, l’offre est faite à ses ayant droits tels qu’ils
sont définis dans les articles 265 et 266 dans les six (06) mois du décès.
L’offre d’indemnité présentée ne saurait être inférieure au montant qui résulterait de l’application
des modalités de calcul des articles 260 et suivants du Code CIMA. L’absence de présentation
d’offre dans les délais sus mentionnés, est passible des sanctions administratives prononcées par la
commission.
L’offre comprend tous les éléments indemnisables du préjudice, y compris les éléments relatifs aux
dommages, aux biens lorsqu’ils n’ont pas fait l’objet d’un règlement préalable.
Elle peut avoir un caractère provisionnel lorsque l’assureur n’a pas dans les six (06) mois de
l’accident, été informé de la consolidation de l’état de la victime. L’offre définitive d’indemnisation
doit alors être faite dans un délai de deux (02) mois suivant la date à laquelle l’assureur a été
informé de cette consolidation.
En cas de pluralités de véhicules, et s’il y a plusieurs assureurs, l’offre est faite par l’assureur désigné
par la procédure d’indemnisation pour compte d’autrui visée aux articles 267 et suivants, ou par
l’assureur saisi comme il est dit ci-après, s’il est différent de l’assureur désigné conformément aux
articles 267 et suivants.
La victime directe ou ses ayants droit ont la faculté de saisir l’assureur garant de la responsabilité
civile du véhicule terrestre d’une demande motivée d’indemnisation. Celui-ci dispose d’un délai de
30 jours pour répondre à cette demande. Les dispositions qui précèdent ne sont pas applicables aux
victimes à qui l’accident n’a occasionné que des dommages aux biens.
L’assureur ne peut faire une offre d’indemnité convenable que s’il a été correctement informé.
Aussi, les articles 240 et 241 du code énumèrent un certain nombre de documents et de
renseignements que la victime directe ou ses ayant droits sont tenus de fournir à l’assureur sur sa
demande.
Conformément à l’article 240, la victime blessée est tenue de fournir à l’assureur les
renseignements et documents ci-après :
- Nom et prénoms ;
- Date et lieu de naissance ;
- Activité professionnelle et adresse de son employeur ou de ses employeurs ;
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- Montant des revenus professionnels avec leurs justificatifs ;
- Description des dommages corporels avec copie du certificat médical initial et autrespièces
justificatives en cas de consolidation;
- Description des dommages aux biens ;
- Identité des personnes à charge au moment de l’accident ;
- Liste des tiers payeurs appelés à lui verser des prestations ;
- Adresse où les correspondances doivent être adressées ;
- Pièce d’état civil ;
- Extrait d’acte de naissance ;
- Acte de mariage.
Si la victime est décédée et que l’offre d’indemnité doit être présentée à ses ayants droit, chacune
des personnes mentionnées à l’article 265 est tenue de fournir à l’assureurles renseignements et
documents ci-après :
- Nom et prénoms ;
- Date et lieu de naissance ;
- Nom et prénoms, date et lieu de naissance de la victime;
- ses liens avec la victime ;
- Activité professionnelle et adresse de son employeur ou de ses employeurs ;
- Montant des revenus professionnels avec leurs justificatifs ;
- Description de son préjudice, notamment les frais de toute nature qu’elle a exposés du fait
de l’accident ;
- Liste des tiers payeurs appelés à lui verser des prestations ;
- Adresse où les correspondances doivent être adressées ;
- Certificat de décès de la victime ;
- Jugement d’hérédité non frappé d’appel ;
- Certificat de vie des ayants droit ;
- Certificat de genre de mort ;
- Actes d’état civil des ayants droit et leurs pièces d’identité.
Avant l’avènement du code CIMA, le défaut de production rapide de ces informations relatives au
montant de la créance des tiers payeursretardait considérablement la procédure d’indemnisation.
Afin de remédier à cette situation, le code CIMA a contraint les tiers payeurs à produire leurs
créances dans un délai bien déterminé.
Ainsi les articles 254 et 255 qui organisent les recours des tiers payeurs, prévoient les modalités et
les délais de production de leurs créances. Dans tous les cas le défaut de production des créances
83
des tiers payeurs, dans un délai de six(6) mois à compter de la demande de l’assureur, entraine la
déchéance de leurs droits à l’encontre de l’Assureur et de l’auteur du dommage.
Cette obligation d’information de l’assureur par le tiers payeur a un double objectif. D’une part, il
s’agit de combattre la passivité des organismes sociaux dont la lenteur à faire connaître le montant
de leurs créances constitue souvent une source de retard et d’autre part, permettre à l’assureur de
prendre en compte ces prestations versées par les tiers dans le décompte final de l’offre
d’indemnité.
En effet, les prestations indemnitaires versées directement par les tiers payeurs aux victimes
constituent un élément de calcul des dommages subis par la victime et doivent par conséquent être
supportées par le responsable.
Par crainte d’effectuer entre les mains de la victime un paiement non libératoire, l’assureur a besoin
de connaître le montant de ces prestations afin de les déduire de l’offre qu’il doit lui faire.
En outre, le tiers payeur doit préciser à l’assureur pour chaque somme dont il demande le
remboursement la disposition législative, réglementaire ou conventionnelle en vertu de laquelle
cette somme est due à la victime.
Dans la pratique, des difficultés subsistent dans le cadre des remboursements des débours
consentis par les organismes sociaux dès lors que dans la plupart des cas, les montants arrêtés sur la
base du barème CIMA sont souvent inférieurs.
Sur le plan strictement juridique, le barème CIMA étant issu d’un traité, ce problème est réglé par le
principe découlant de la primauté de la norme communautaire sur la loi nationale.
Par conséquent, la plupart des assureurs cantonnent le remboursement des débours aux
organismes sociaux sur la base des plafonds prévus par le code CIMA.
En cas d’examen médical pratiqué en vue de l’offre d’indemnité, l’assureur informe la victime
quinze jours au moins avant l’examen, de l’identité et des titres du médecin chargé d’y procéder, de
l’objet, de la date et du lieu de l’examen, ainsi que du nom de l’assureur pour le compte duquel il
est fait. Il informe en même temps la victime qu’elle peut se faire assister, à ses frais, d’un médecin
de son choix (article 244 du code CIMA).
Après l’examen médical de la victime, le médecin doit dans un délai de vingt jours adresser un
exemplaire de son rapport à l’assureur, à la victime et, le cas prétexte qu’ils en auraient l’ordre de la
part de l’assureur(article 245 du code CIMA).
Par ailleurs, un autre point qui traduit encore une fois la volonté manifeste des rédacteurs du code
de protéger les victimes, est celui relatif aux compétences du médecin examinateur.
En effet, aux termes de l’article 272, les médecins examinateurs doivent justifier d’un certain niveau
de compétence et d’expérience bien clairement défini par le code.
Par conséquent, il revient aux assureurs, d’opérer un choix objectif quant aux médecins experts
destinés à animer leur réseau d’expert médico-légal.
En cas de divergence sur le rapport d’expertise médicale, l’expert de l’assureur et celui de la victime
désignent d’un commun accord un tiers expert dont les conclusions s’imposent à tous. Dans pareille
situation, le délai imparti à l’assureur pour présenter l’offre d’indemnité est prorogé d’un
mois(article 252 bis du code CIMA).
84
SECTION 2 : LE REGLEMENT DES PREJUDICES CORPORELS
Le règlement des préjudices corporels varie selon qu’on est en présence de victime blessée ou
de victime décédée.
Paragraphe 1 : Les préjudices consécutifs à des blessures non mortelles (victimes blessées)
L’assureur procède ici à l’indemnisation directe de la victime selon les postes de préjudices
limitativement énumérés et prévus par les articles 258 à 263 du code CIMA. Il s’agit :
Le code CIMA prévoit deux types de frais médicaux : les dépenses présentes dont le
remboursement incombe à l’assureur qui les rembourse sur présentation des pièces justificatives
ou les prises en charges et celles futures.
Toutefois le plafond est limité à deux fois le tarif le plus élevé des hôpitaux publics du pays de
l’accident et en cas d’évacuation sanitaire justifiée par expertise, une fois le tarif le plus élevé des
hôpitaux publics du pays de l’accueil.
A la demande de la victime, l’assureur est tenu de lui délivrer une lettre de garantie pour la prise en
charge des frais médicaux (article 258 alinéa 3).
A ce niveau, force est de reconnaitre que dans la pratique, les victimes rencontrent de réelles
difficultés avant de se faire délivrer des lettres de prise en charge par les assureurs.
A la lumière de cette disposition, il apparaît que la lettre de prise en charge est un droit pour la
victime, et eu égard au contexte socio-économique dans lequel nous vivons, de réels efforts doivent
être consentis par les régleurs de sinistres pour leur délivrance.
Enfin, s’agissant des frais futurs raisonnables et indispensables au maintien de l’état de la victime
postérieurement à la consolidation, ils sont remboursés sur la base d’une évaluation forfaitaire
après avis d’un médecin expert.
b- L’Incapacité Temporaire
Il y a incapacité temporaire de travail du fait que la victime se trouve dans l’obligation
d’interrompre le travail pendant un certain temps. L’incapacité temporaire de travail entraîne un
préjudice résidant dans la perte de revenu subie par la victime pendant la période d’inactivité.
85
La durée de l’incapacité temporaire est fixée par expertise médicale et elle couvre la période allant
de l’accident à la consolidation. Elle a pour objet de rembourser à la victime blessée la perte de
revenu qu’elle a subie.
La notion d’incapacité temporaire Totale a donné lieu à de nombreuses exégèses aboutissant à
plusieurs définitions et développements de la doctrine. Mais dans tous les cas, le contenu de la
notion d’ITT en droit commun doit tenir compte, à la fois de la spécificité de la réparation dans ce
régime, et à la fois des critères pragmatiques issus de la réalité de la vie quotidienne. Ces impératifs
amènent à proposer trois définitions différentes selon le type d’activité de la victime :
- Pour une personne exerçant une activité rémunérée, l’ITT correspond à la période
d’indisponibilité pendant laquelle, pour des raisons médicales en relation certaine, directe et
exclusive avec l’accident, la victime ne peut exercer son activité habituelle génératrice de
revenus.
- Pour un demandeur d’emploi, l’ITT correspond à la période d’indisponibilité pendant
laquelle, pour des raisons médicales en relation certaine, directe et exclusive avec l’accident,
la victime n’aurait pu exercer un emploi adapté à ses compétences.
- Pour une personne n’exerçant pas d’activité rémunérée, l’ITT correspond à la période
d’indisponibilité pendant laquelle, pour des raisons médicales en relations certaine, directe
et exclusive avec l’accident, la victime ne peut plus exercer ses activités habituelle.
Dans le cadre du code CIMA, l’article 259 reprend ces différents paramètres à travers les critères
d’évaluation de ce chef de préjudice qui sont les suivants :
- Pour les personnes salariées, sur le revenu net (salaires, avantages ou primes de nature
statutaire) perçu au cours des six mois précédant l’accident ;
- Pour les personnes non salariées disposant de revenus, sur les déclarations fiscales des deux
dernières années précédant l’accident ;
- Pour les personnes majeures ne pouvant justifier de revenus, sur le SMIG mensuel.
Dans les deux premiers cas, l’indemnité mensuelle à verser est plafonnée à six fois le SMIG annuel
du pays ou s’est produit l’accident ou s’il est plus élevé, le SMIG du pays de l’espace CIMA où la
victime a sa résidence habituelle.
Le SMIG s’entend pour le pays sur le territoire duquel s’est produit l’accident.
c- L’Incapacité Permanente (Article 260)
86
De même, l’incapacité permanente peut avoir aussi une composante économique et morale en
fonction de l’importance du taux arrêté par le médecin.
Comme nous pouvons le constater, l’IPP est un poste de préjudice assez complexe car telle qu’elle
est définie elle tient compte à la fois du préjudice physiologique (non économique) et dupréjudice
professionnel (économique).
Le degré de l’invalidité permanente doit être évalué par des médecins ayant reçu une formation en
médecine légale c'est-à-dire titulaire d’un diplôme d’études médicales relatives à la réparation de
préjudices corporels.
Dans le cadre du code CIMA, trois préjudices sont indemnisés au titre de l’incapacité permanente :
1- Le préjudice physiologique
Le taux d’incapacité, fixé par expertise médicale, tient compte ici de la réduction de capacité
physique.
Le degré de l’invalidité permanente est évalué par un médecin ayant reçu une formation en
médecine légale c'est-à-dire titulaire d’un diplôme d’études médicales relatives à la réparation de
préjudices corporels.
Le médecin fait son évaluation sur la base du barème figurant dans le code CIMA.
L’indemnité prévue est calculée suivant l’échelle de points d’incapacité mentionnés dans un tableau
annexé au code CIMA(Article 260-a).
Exemple :
Si nous considérons une victime âgée de 49 ans, à qui le médecin alloue une IPP de 25 %, la valeur
d’un point pour une personne blessée de 49 ans ayant une IPP de 25 % correspond dans le tableau
de l’article 260-adu code CIMA à un indice de 14. Le produit de cet indice va être multiplié par
l’unité de valeur. Le tableau indique que la valeur du point d’IP est donnée en pourcentage du SMIG
annuel.
Ainsi,si l’accident est survenu au Bénin, le SMIG mensuel est de : 40 000 FCA et le SMIG annuel de
40 000 F CFA x 12 = 480 000 F CFA
La valeur du point sera de 480 000 F CFAx 14% =67 200 F CFA
L’indemnité à verser à la victime sera de 67 200 F CFAx 25 = 1 680 000 FCFA
2- Le préjudice économique
Selon le 4ème alinéa de l’article 260 du Code CIMA, le préjudice économique causé par l’incapacité
permanente ne donne lieu à une indemnisation que lorsque le taux de cette incapacité permanente
se chiffre à 50% au moins.
L’indemnité est calculée :
- Pour les salariés en fonction de la perte réelle et justifiée
- Pour les actifs non-salariés, en fonction de la perte de revenus établie et justifiée.
- Pour les actifs non-salariés ne pouvant justifier de revenu, sur la base du SMIG annuel.
87
Dans tous les cas, l’indemnité est plafonnée à dix fois le montant du SMIG annuel du pays où s’est
produit l’accident, ou, s’il y est plus élevé, du pays de l’espace CIMA où la victime a sa résidence
habituelle.
Selon l’interprétation retenue:
Le préjudice économique est indemnisé selon les conditions suivantes :
La victime est atteinte d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 50% ;
La victime apporte la preuve d’une perte de revenus, lorsqu’il est un salarié ;
Pour les actifs non-salariés, sur la base du SMIG.
Ces deux conditions sont cumulatives. Les victimes dont le taux d’incapacité permanente est d’au
moins 50% et qui ne peuvent pas apporter la justification de leur perte de revenus, sont exclues du
bénéfice du préjudice économique.
Exemple :
M. AKOBA âgé de 40 ans a eu un accident et son taux d’incapacité est évalué à 70 % ; il est un agent
commercial du Courtier ASSUR-INTER et a un revenu mensuel moyen de 500 000 F CFA.
Après le sinistre dont il a été victime, il ne peut plus faire la prospection et est réduit au montant
fixe de son salaire qui est de 350 000 F CFA.
N.B. M. AKOBAa 40 ans à la date de sa consolidation et il lui reste 25 ans pour jouir de sa retraite.
Calculer ce qu’il recevra au titre de l’invalidité permanente.
Composante physiologique :
Valeur d’IP = (40 000F CFA x 12) x 17% = 81 600 F CFA
Nombre d’IP : 70
Composante physiologique de l’IP = 81 600F CFA x 70 = 5 712 000 F CFA
Composante économique :
Revenu mensuel avant sinistre = 500 000 F CFA
Revenu mensuel après sinistre = 350 000 F CFA
Perte de revenu mensuel subi = 500 000 F CFA - 350 000 F CFA = 150 000 F CFA
Age de départ à la retraite = 65 ans
M. AKOBA ayant 40 ans, le prix du franc de rente correspondant à son âge dans le barème de
capitalisation des rentes temporaires limitées à 65 ans est de : 11,330
Composante économique est de : (150 000 F CFA x12) x 11,330 = 20 394 000 F CFA
Selon le dernier de l’article 260, l’indemnité au titre du préjudice économique est plafonné à dix
(10) fois le SMIG annuel, soit : (40 000 F CFA x 12) x 10 = 4 800 000 FCFA
La composante économique à retenir est donc de : 4 800 000 FCFA
Composante économique = 4 800 000 FCFA
88
Invalidité permanente : 5 712 000 F CFA+ 4 800 000 F CFA = 10 512 000FCFA
3- Le préjudice moral
C’est la réparation du préjudice subi par la victime et résidant dans la douleur, le chagrin, les
angoisses ou inquiétudes qui lui sont causés par les blessures ou infirmités.
Ce préjudice n’est indemnisé que s’il est lié à l’attribution d’un taux d’incapacité permanente d’au
moins 80 %.
L’indemnité est fixée à deux fois le montant du SMIG annuel du pays où s’est produit l’accident, ou,
s’il y est plus élevé, du pays de l’espace CIMA où la victime a sa résidence habituelle.
Exemple :
Si M. AKOBA âgé de 40 ans avait un taux d’incapacité évalué par le médecin-expert à 80 %, son
invalidité permanente serait de :
Composante physiologique :
L’indice qui correspond à 40 ans et 80 % d’IP est de : 18
Valeur d’IP = (40 000F CFA x 12) x 18% = 86 400 F CFA
Nombre d’IP : 80
Composante physiologique de l’IP = 86 400F CFA x 80 = 6 912 000 F CFA
Composante économique :
Revenu mensuel avant sinistre = 500 000 F CFA
Revenu mensuel après sinistre = 350 000 F CFA
Perte de revenu mensuel subi = 500 000 F CFA - 350 000 F CFA = 150 000 F CFA
Age de départ à la retraite = 65 ans
M. AKOBA ayant 40 ans, le prix du franc de rente correspondant à son âge dans le barème de
capitalisation des rentes temporaires limitées à 65 ans est de : 11,330
Composante économique est de : (150 000 F CFA x12) x 11,330 = 20 394 000 F CFA
Selon le dernier alinéa de l’article 260, l’indemnité au titre du préjudice économique est plafonné à
dix (10) fois le SMIG annuel, soit : (40 000 F CFA x 12) x 10 = 4 800 000 FCFA
La composante économique à retenir est donc de : 4 800 000FCFA
Composante économique = 4 800 000 FCFA
Composante morale : Deux fois, le SMIG annuel, soit (40.000 F CFA x 12) x2 = 960 000 F CFA
Composante morale= 960.000 FCFA
89
Invalidité permanente : 6 912 000+ 4 800 000 F CFA + 960.000 F CFA = 12 672 000 F CFA
Une indemnité doit être allouée à ce titre lorsque l’importance de l’infirmité est telle que
des aides soient nécessaires à la victime pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie
courante (déplacement, alimentation).
Selon l’article 261 du code, la victime n’a droit à cette indemnisation qu’à la condition que le taux
d’incapacité permanente soit au moins égal à 80 % et l’assistance doit faire l’objet d’une
prescription médicale expresse confirmée par expertise.
Sous ce rapport, il est loisible de relever que les conditions posées pour bénéficier d’une prise en
charge au titre de ce chef préjudice sont réellement draconiennes (80% d’IP au moins). Ceci traduit
la volonté des rédacteurs du code de n’accorder l’assistance d’une tierce personne qu’aux victimes
qui en ont réellement besoin et éviter ainsi tout abus.
L’indemnité allouée à ce titre est plafonnée à 50% de l’indemnité fixée pour l’incapacité
permanente.
Exemple :
Dans le cas précédent, M. AKOBA a 80% d’incapacité permanente et l’indemnité qui lui est due au
titre de l’IP est de : 12 672 000 F CFA.
L’indemnité qui lui est due au titre de l’assistance d’une tierce personne est de :
12 672 000 F CFA x 50 % = 6 336 000 F CFA.
Il appartient au médecin expert d’apprécier l’importance des souffrances endurées du fait des
lésions initiales et de leur traitement afin de permettre au régleur de déterminer le Pretium Doloris
« prix de la douleur ».
Le Pretium Doloris est l’indemnisation du préjudice subi par la victime en raison des souffrances
physiques qu’elle a ressenties des suites des blessures qu’elle a eues lors de l’accident et des soins
douloureux (intervention chirurgicale, séances de rééducation, …etc.) reçus jusqu’à la consolidation
de la victime.
Le pretium doloris est qualifié par expertise médicale et indemnisé selon le barème ci-dessous
exprimé en pourcentage du SMIG annuel :
1- Très léger 5
2- Léger 10
3- Modéré 20
4- Moyen 40
5- Assez important 60
6- Important 100
7- Très important 150
8- Exceptionnel 300
90
Le SMIG s’entend pour le pays sur le territoire duquel s’est produit l’accident, ou, s’il y est plus
élevé, pour le pays de l’espace CIMA où la victime a sa résidence habituelle.
Exemple :Le pretium doloris de M. AKOBA est qualifié d’exceptionnel
Pretium doloris exceptionnel= 300 % du SMIG annuel
Indemnité au titre du pretium doloris = 480.000 F CFA x 300% = 1.440.000 F CFA
Il s’entend :
1- Soit de la perte de chance certaine d’une carrière à laquelle peut raisonnablement espérer un
élève ou un étudiant de l’enseignement primaire, supérieur ou leur équivalent
2- Soit de la perte de carrière subie par une personne déjà engagée dans la vie active.
Dans le premier cas, l’indemnité à allouer ne saurait dépasser douze mois de bourse officielle de la
catégorie correspondante.
Dans le second cas, l’indemnité est limitée à six mois de revenus calculés et plafonnés à trente-six
fois le SMIG annuel du pays de l’accident, ou, s’il y est plus élevé, du pays de l’espace CIMA où la
victime a sa résidence habituelle. Elle se calcule de la manière suivante :
- En ce qui concerne les salariés, les revenus sont évalués, sur la base des revenus
nets (salaires, avantages ou primes) qu’ils ont perçue au cours des six mois
précédant l’accident.
- En ce qui concerne les personnes non-salariés, les revenus sont évalués sur la base
des déclarations fiscales de deux années précédant l’accident.
- En ce qui concerne les personnes majeures ne pouvant justifier d’un revenu, le
SMIG annuel sert de base pour le plafonnement de l’indemnisation au titre de la
perte de carrière.
91
Les indemnités ci-dessus ne peuvent être cumulées.
En cas de désaccord entre l’assureur et la victime sur la réalité du préjudice, ces indemnités sont
fixées dans les limites ci-dessus par le juge compétent. Le désaccord ne saurait faire obstacle au
règlement des autres indemnités.
[Link] préjudices que nous venons d’étudier sont les seuls indemnisables conformément à l’article
257 du code CIMA. Ainsi, les nombreux préjudices qualifiés quelque fois par certains médecins
légistes comme le préjudice d’agrément, le préjudice scolaire, le préjudice juvénile, lepréjudice
sexuel….etc. ne sont pas prévus par le code.
Cas pratique
Monsieur Rémi âgé de 35 ans est marié et père de 3 enfants. A la suite de l’accident dont il a
été victime le 02 mars 2005, son médecin traitant dresse un rapport d’expertise médical après
consolidation qui donne les informations ci-après. Taux d’IP = 85% ; pretium doloris et préjudice
esthétique très important ; incapacité temporaire de travail ITT = 3 mois.
Monsieur Rémi vous adresse un courrier prouvant sa perte de revenu réel et justifié de
500 000 F CFA son salaire étant réduit du fait de l’accident de 800.000 F CFA à 300.000 F CFA.
Travail à faire
1) Décrire les différentes étapes de la procédure d’offre ;
2) Calculer le montant de l’indemnité qu’il recevra de l’assureur du civilement responsable?
Correction
SMIG du Cameroun = 36.270 FCFA
1) Les différents chefs de préjudice indemnisables :
a) FMP
b) ITT
PP
c) IP PE si TIP ≥ 50%
PM si TIP ≥ 80%
92
PREJUDICES MONTANT PLAFOND INDEMNITES
1°) FMP : Absence de justificatifs 0F 0F
2.400.000 F Plafond mensuel 6 x 2.400.000 F
2°) ITT : 3 x 800.000 F 435.240 = 2.611.440 >
800.000
3°) IP 85%
a) IPP = valeur de points en % du SMIG 7.029.126 F _ 7.029.126 F
annuel x nombre de point
= 435.240F x 19% x 85
Les différents postes de préjudices indemnisables au titre de l’indemnisation des victimes par
ricochet sont : les frais funéraires (a), le préjudice économique (b) et le préjudice moral (c).
93
a- Les frais funéraires
L’article 264 du Code CIMA dispose que les frais funéraires sont remboursés sur présentation des
pièces justificatives et plafonnés à deux fois le SMIG annueldu pays de l’accident, ou, s’il y est plus
élevé, du pays de l’espace CIMA où les funérailles ont lieu (article 264 du code CIMA). Il s’agit de
tout ce qui tourne autour des funérailles de manière générale (habillement du corps, transport au
lieu d’enterrement, cercueil, sépulture, …etc.)., mais aussi de nos us et coutumespropres à chaque
terroir.
Il est clair que l’assureur ne remboursera pas tous ces frais qui peuvent être très importants dans
certaines régionsdu fait, du plafond de garantie prévu par l’article 264.
Malgré les contestations de certains ayants droit qui trouvent ce plafond dérisoire par rapport aux
frais funéraires réellement supportés pour l’organisation des funérailles, ce plafond est maintenu
jusqu’à présent car, en réalité les obsèques luxueuses doivent être supportées par le patrimoine
familial, l’assureur n’apportant qu’une contribution.
Il faut préciser aussi que les frais de traitement avant le décès(frais médicaux et d’hospitalisation
exposés avant le décès) sont remboursés par l’assureur sur la base des dispositions de l’article 258
du Code CIMA.
b- Le préjudice économique
C’est le préjudice financier que subissent du fait du décès de la victime, les personnes qui vivaient
de ses ressources.
Nous proposons d’étudier dans un premier temps les ayants droit à l’indemnisation (1) avant
d’aborder les règles d’évaluation (2).
Les personnes admises à recevoir une indemnisation au titre du préjudice économique sont en
premier lieu celles à l’égard desquelles le défunt était tenu d’une obligation alimentaire, en raison
du caractère légal de cette obligation. Il s’agit des conjoints et des descendants (enfants) de la
victime, mais aussi des ascendants. Eventuellement, les personnes qui établissent être en
communauté de vie avec la victime décédée peuvent prétendre à cette indemnisation.
Le conjoint survivant a droit à la réparation des préjudices économiques et moraux du fait du décès
de la victime, ce droit ne cessant qu’en même temps que le mariage (séparation de corps, divorce).
C’est ainsi que par exemple, ce droit reste toujours acquis à la femme séparée de fait de son mari
sans qu’aucune séparation de corps ou qu’aucun divorce n’ait été prononcé par les tribunaux,
puisque l’obligation alimentaire dont son époux est tenu vis-à-vis d’elle, demeure.
Les descendants
94
La capitalisation dans le cadre de la détermination du préjudice économique revenant aux enfants
est limitée à vingt-cinq an pour les enfants mineurs et les enfants majeurs, si ces derniers justifient
de la poursuite d’études. L’objectif dans ce dernier cas d’espèce est de permettre à l’enfant
poursuivant des études supérieures, de pouvoir continuer à s’assurer sa formation.
S’agissant par contre des enfants majeurs ne justifiant pas d’études supérieures, ils sont considérés
par le code CIMA comme devant être autonomes financièrement, d’autant plus que l’obligation
alimentaire des parents disparaît avec la majorité.
Toutefois, un simple constat de notre réalité sociale nous conduit à avoir un jugement moins
tranché, loin d’une application stricte des règles juridiques dans toute la rigueur qui les caractérise.
En effet, il est indéniable que dans nos pays, la dépendance financière vis-à-vis des parents perdure
bien après la majorité.
Enfin il est à noter que rentrent dans la catégorie des descendants indemnisables au titre du
préjudice économique aussi bien les enfants légitimes que ceux adoptés ou naturels (un enfant
adopté est assimilé à un enfant légitime ; un enfant naturel est un enfant issu de parents qui n’ont
pas un lien de mariage).
Les ascendants
Jusqu’en 1999 ils n’avaient droit qu’au préjudice moral. Tenant compte de la réalité de nos sociétés,
le législateur communautaire a modifié l’art. 265 en incluant les ascendants parmi les bénéficiaires
du préjudice économique.
Ainsi, le père et la mère ont un droit d’indemnisation pour les préjudices de toutes sortes que leur
cause le décès de la victime.
Ils ont droit à la réparation du préjudice économique, même s’ils sont des parents naturels. Il est à
préciser que le droit à l’indemnisation des parents naturels demeure, même s’ils ne reconnaissent
l’enfant naturel qu’après son décès et ce malgré le caractère contestable de cette décision en raison
du caractère notoirement intéressé de cette reconnaissance.
Par contre, les parents adultérins n’ont droit à aucune indemnisation du fait du décès du défunt,
dans la mesure où ils ne peuvent pas se prévaloir de leurs œuvres immorales pour bénéficier d’une
indemnisation (un enfant adultérin est un enfant issu de deux personnes dont l’une au moins est dans
un lien de mariage).
Cette catégorie de bénéficiaires est prévue par l’article 229 du code CIMA. Il s’agit de personnes
justifiant d’une communauté de vie avec la victime et qui étaient à sa charge avant l’accident.
Le dernier alinéa de l’article 229 précise qu’en cas de décès de la victime directe, la personne lésée
par ricochet est assimilée, selon son âge, à un enfant majeur ou mineur et sera indemnisée en
fonction de ce critère.
Il en résulte en particulier que les concubines de la victime peuvent prétendre à une indemnisation
suite à l’accident, si elles remplissent les conditions posées par l’article 229 du Code CIMA.
95
2- Les règles d’évaluation du préjudice économique
Le préjudice économique étant le préjudice financier que subissent du fait du décès de la victime,
les personnes qui vivaient de ses ressources, l’indemnité due est égale au produit du prix du franc
de rente correspondant à l’âge du bénéficiaire au moment du décès de la victime par un
pourcentage de ses revenus annuels variant en fonction du nombre d’enfants qui étaient à sa
charge.
Deux critères entrent en ligne de compte pour déterminer cette indemnisation. Il s’agit :
du montant des revenus de la personne décédée : à ce niveau, les moyens de preuve pour
les établir et les quantifier sont les même que ceux utilisés pour l’évaluation de l’incapacité
temporaire.
Dans l’hypothèse où les ayants droit ne sont pas en mesure de justifier les revenus du
décédé, l’assiette de calcul sera le SMIG annuel.
la durée de la période pendant laquelle l’obligation alimentaire aurait été
vraisemblablement maintenue.
Pour les enfants, cette période va jusqu’à la majorité ou dans certains cas que nous avons déjà
analysés, jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans.
Pour le(s) conjoint(s) et les ascendants, on considère que cette obligation alimentaire devait être
maintenue jusqu’à leur décès. Il faut donc se référer aux tables de conversion dont les calculs
tiennent compte de l’espérance de vie en fonction du sexe et de l’âge.
Pour les personnes lésées à la charge de la victime qui sont assimilées selon leur âge à un enfant
majeur ou mineur, lorsqu’ils sont majeurs, ils n’ont pas droit au préjudice économique ; lorsqu’ils
sont des mineurs, la limite est portée à vingt-cinq ans.
96
Pour les conjoints 0% des revenus annuels de la victime ;
Enfants orphelins simples 0% des revenus annuels de la victime ;
Enfants orphelins doubles 0% des revenus annuels de la victime ;
Ascendants 25% des revenus annuels de la victime.
Clé de répartition avec conjoint(s) et sans enfants :
Pour les conjoints 40% des revenus annuels de la victime ;
Enfants orphelins simples 0% des revenus annuels de la victime ;
Enfants orphelins doubles 0% des revenus annuels de la victime ;
Ascendants 15%des revenus annuels de la victime.
Clé de répartition avec enfants et sans conjoints
Pour les conjoints 0% des revenus annuels de la victime ;
Enfants orphelins simples 50% des revenus annuels de la victime ;
Enfants orphelins doubles 60% des revenus annuels de la victime ;
Ascendants 15%des revenus annuels de la victime.
Il est à préciser par ailleurs que les termes orphelins doubles désignent les enfants orphelins
de père et de mère.
Les indemnités obtenues par les différentes catégories de bénéficiaires en application des
taux ci-dessus se répartissent de façon égalitaire à l’intérieur de ces différentes catégories.
Les enfants mineurs et majeurs n’ont droit au préjudice économique que jusqu’à l’âge de 25 ans
lorsqu’ils poursuivent des études. Cf Règlement CIMA N°0002/CIMA/PCMA/PCE/2014 modifiant
certaines dispositions du Code CIMA.
Lorsque la victime laisse à la fois des orphelins simples et des orphelins doubles, le rapport du
revenu à capitaliser pour l’ensemble des enfants est celui qui est associé aux enfants orphelins
doubles.
L’indemnité globale due par l’assureur au titre du préjudice économique est plafonné à quatre-
vingt-cinq fois le montant du SMIG annuel de l’Etat membre sur le territoire duquel l’accident est
survenu, ou, s’il y est plus élevé, du pays de l’espace CIMA où la victime avait sa résidence
habituelle.
Exemple
M. Barnabas est décédé à l’âge de 45 ans suite à un accident de la circulation.
97
L’accident est survenu le 31 mars 2000 à Allada. Il a laissé deux (02) veuves, la 1ère du nom de Marie
a 35 ans, la 2ème Germaine a 48 ans. Il laisse également deux (02) enfants orphelins simples. Le 1er
René, âgé de 15 ans est inscrit au Collège Père Aupiais, la 2ème Rosalie de 23 ans est inscrite à
l’UCAO. Le revenu annuel de M. Barnabas est estimé à 1 800 000 ; le SMIG mensuel est de 40.000 F
CFA.
Déterminer le préjudice économique de ses ayants droit
Solution
1. Préjudice économique des conjoints
Préjudice économique des veuves : 1 800 000 F CFA x 40% =720 000 F CFA
Préjudice économique Marie = (720 000 F CFA / 2) x 13.807 = 4 970 520 F CFA
Préjudice économique Germaine = (720 000 F CFA / 2) x 12.339 = 4 442 040 F CFA
2. Préjudice économique des enfants
Préjudice économique des descendants :1 800 000 F CFA x 30% =540 000 F CFA
Préjudice économique René= (540 000 F CFA/ 2) x7,151 = 1 930 770 F CFA
Préjudice économique Rosalie = (540 000 F CFA / 2) x 1,819 = 491 130F CFA
Somme des préjudices économiques = 11 206 710 F CFA< au plafond de 85 fois SMIG annuel qui
est de : 85 x (40.000 F CFA x 12) = 40.800.000F CFA
2ème Exemple
Supposons que toutes autres données restent inchangées mais le SMIG du pays où le sinistre a eu
lieu est égal à 10 000 F CFA / mois (C’est un cas d’école).
Solution
Le plafond étant de 85 fois SMIG annuel, il serait de :85 x (10 000 F CFA x 12) = 10 200 000 F CFA
Ainsi,Préjudice économique Marie= 4 970 520 x 10 200 000 / 11 206 710 = 4 524 013 F CFA
Préjudice économique Germaine= 4 442 040 x 10 200 000 / 11 206 710 = 4 042 967 F CFA
Préjudice économique René= 1 303 020 x 10 200 000 / 11 206 710 = 1 185 957F CFA
Préjudice économique Rosalie=491 130 x 10 200 000 / 11 206 710 = 447 007F CFA
Somme des préjudices économiques = 10 200 000 F CFA
3ème Exemple
98
Supposons que M. Barnabas ait laissé en plus des deux autres enfants, un enfant orphelin double,
cet enfant nommé Rémi est âgé de 22 ans et poursuit ses études supérieures (les autres données
restant inchangées).
Solution
Préjudice économique Marie= 4 970 520 F CFA
Préjudice économique Germaine = 4 442 040 F CFA
Préjudice économique des descendants :1 800 000 F CFA x 50% =900 000 F CFA
Préjudice économique René= (900 000 F CFA/ 3) x7,151 = 2 145 300 F CFA
Préjudice économique Rosalie = (900 000 F CFA/ 3) x 1,819 = 545 700F CFA
Préjudice économique Rémi = (900 000 F CFA/ 3) x2,641 = 792 300F CFA
Somme des préjudices économiques = 12 198 360 F CFA
c- Le préjudice moral
Le préjudice moral est la souffrance que l’on ressent à la suite de la perte d’un être cher. Il découle
de cette définition que le préjudice moral a un caractère purement subjectif.
Le code CIMA limite les bénéficiaires de ce préjudice. Ainsi, seul le préjudice moral du (des)
conjoint(s), des enfants mineurs, des enfants majeurs, des Ascendants et des frères et sœurs de la
victime décédée est indemnisée. A ces catégories, il faudra y ajouter les tiers lésés justifiant d’une
communauté de vie avec la victime.
Les indemnités sont déterminées selon le barème ci-après exprimé en pourcentage du SMIG
annuelconformément à l’article 266 du Code CIMA :
99
2. L’indemnité globale de tous les ayants droit au titre du préjudice moral ne peut excéder
vingt (20) fois le SMIG annuel.
3. Les tiers lésés sont assimilés aux enfants pour l’indemnisation de leur préjudice moral.
Le SMIG est celui du pays sur le territoire duquel s’est produit l’accident, ou, s’il y est plus élevé,
pour le pays de l’espace CIMA où la victime a sa résidence habituelle.
1erExemple : Reprenez le cas ci-dessus et calculez le préjudice moral de chaque ayant droit.
Solution :
SMIG annuel = 40.000 F CFA x 12 = 480.000 F CFA
Préjudice moral Marie = 480.000F CFA x 150% = 720.000 F CFA
Préjudice moral Germaine = 480.000 F CFA x 150% = 720.000 F CFA
Plafond/Préjudice moral des veuves = 6 fois le SMIG annuel, soit : 480.000 F CFA x 6= 2.880.000 F
CFA
Préjudice moral René = 480.000F CFA x 100% = 480.000 F CFA
Préjudice moral Rosalie = 480.000F CFA x 75% = 360.000 F CFA
Somme des préjudices moraux = 2.280.000 F CFA< à 20fois SMIG annuel = 9.600.000F CFA.
On retient alors : PM = 2.280.000 F CFA.
100
Mme Sikirath qui est aussi une femme d’affaires et qui n’a jamais fait de déclaration de chiffre
d’affaires aux impôts, est décédée sur les lieux de l’accident laissant derrière elle, un veuf et trois
enfants.
101
CHAPITRE IV :
LA COMPETENCE JURIDICTIONNELLE
Par exemple, si vous vivez à Paris et que l’accident se produit à Marseille, vous pourrez saisir
le tribunal de Paris ou celui de Marseille.
« Dans toutes les instances relatives à la fixation et au règlement des indemnités dues, le
défendeur (assureur ou assuré) est assigné devant le tribunal du domicile de l’assuré, de quelque
espèce d’assurance qu’il s’agisse, sauf en matière d’immeubles ou de meubles par nature, auquel
cas le défendeur est assigné devant le tribunal de la situation des objets assurés.
102
Toutefois, s’il s’agit d’assurances contre les accidents de toute nature, l’assuré
peut assigner l’assureur devant le tribunal du lieu où s’est produit le fait
dommageable »
1- Litiges ayant un objet autre que la fixation et le règlement d'une indemnité d'assurance
(Compétence de Droit commun).
Toutefois, s'il s'agit d'assurances contre les accidents de toute nature, l'assuré peut assigner
l'assureur devant le tribunal du lieu où s'est produit le fait dommageable.
II ne s'agit alors que d'une option de l'assuré.
Exemple de Décisions de Justices rendues par les Juridictions du Bénin relatives à la compétence
territoriale.
Par assignation en date du 03/12/2008, Monsieur X a assigné la NSIA Bénin par devant le Tribunal
de Première Instance d’Abomey pour voir condamner celle-ci
Le Tribunal, par décision N° 37/08/-CM du 22/12/2008 s’est déclarée incompétente par application
des dispositions de l’article 30 du Code CIMA.
« Par ces motifs, statuant publiquement en matière civile moderne et premier ressort en la forme :
103
- Se déclare incompétent à connaître de la présente cause ;
- Renvoie le demandeur à mieux se pourvoir ;
- Le condamne au dépend. »
Monsieur X a fait appel de cette décision et la cour d’appel d’Abomey, par arrêt 2010-
008/CH/CA/AB du 03/06/2010 a confirmé le jugement de première instance.
Monsieur X a pourvu en cassation contre l’arrêt et la Cour Suprême a décidé ainsi qu’il suit :
Par jugement n° 025/16/5ème CCM en date du 05 aout 2016 rendu par la 5ème chambre civile
moderne du Tribunal de Première Instance de première Classe de Cotonou statuant en matière de
droit civil moderne dans le dossier n°Coto/2014/RG/01045 de l’affaire opposant Joseph
DJOGBENOU (Mes DJIKUI, VLAVONOU-KPONOU, BADOU, DAVID, ANNASIDE) à la Centrale de
l’Automobile et de Matériel Industriel (CAMIN) SA (Me NATABOU et la NSIA BENIN SA (Mes
HOUNKPONOU, KOUNOU) ;
……………………..……………..LE TRIBUNAL……………………………….
- Se déclare compétent ;
- Reçoit DJOGBENOU Joseph en son action ;
104
- Déclare recevable l’intervention forcée de la Société NSIA BENIN SA à l’initiative de de
DJOGBENOU Joseph ;
Condamne la Centrale de l’Automobile et de Matériel Industriel (CAMIN) SA à payer la
somme de FCFA trente-deux millions (32.000.000) à DJOGBENOU Joseph en réparation du
préjudice par lui subi du fait du vice de fabrication ayant entrainé l’incendie du véhicule
sous garantie en principal outre les intérêts de droit au taux légal à compter du 04 mars
2014 ;
- Condamne par contre DJOGBENOU Joseph à restituer, à la société NSIA BENIN SA, la somme
de vingt millions deux cent quatre-vingt-dix mille (20.290.000) FCFA indûment perçue ;
- Rejette la demande de dommages et intérêts formulée par DJOGBENOU Joseph ;
- Ordonne l’exécution provisoire de la présente décision ;
- Déboute les parties du surplus de leurs demandes ;
- Condamne la Centrale de l’Automobile et de Matériel Industriel (CAMIN) SA aux dépens.
105
CHAPITRE V :
LE CONTENTIEUX EN ASSURANCE
Le contentieux judiciaire n'est pas le seul mode de règlement des conflits en matière de droit des
assurances, parmi lesquels figurent en bonne place le règlement amiable, la médiation, ou
l'arbitrage.
Une infime partie connaît des difficultés qui nécessitent l'intervention des tribunaux, notamment en
cas de contestation sur l'application des garanties, des exclusions etc. mais c'est surtout dans le
contentieux de la responsabilité que l'assureur est le plus souvent assigné par la victime exerçant
son action directe, au côté de son assuré.
Un litige avec votre assureur sur l’indemnisation d’un sinistre ou le montant d’une cotisation ?
Négocier avec votre assureur peut permettre d’aboutir à une solution amiable qui satisfera les deux
parties. Pour formaliser cet accord, une transaction est signée par chacune des parties, ce qui met
un terme au litige.
En cas de désaccord l’assureur doit être informé par lettre recommandée avec accusé de
réception pour attester que votre recours s’inscrit bien dans le délai de prescription de deux ans.
106
Si le litige persiste, vous pouvez saisir le médiateur, ou la Direction des Assurance ou même
l’association des sociétés d’Assurance du Bénin (ASA-Bénin).
Après avoir épuisé les voies de recours internes et sollicité en vain le médiateur des assurances, le
litige qui vous oppose à votre assureur demeure. Que faire ? Il faut vous résoudre à porter l’affaire
devant les tribunaux.
L’offre comprend tous les éléments indemnisables du préjudice, y compris les éléments
relatifs aux dommages, aux biens lorsqu’ils n’ont pas fait l’objet d’un règlement préalable.
Elle peut avoir un caractère provisionnel lorsque l’assureur n’a pas dans les six (06) mois de
l’accident, été informé de la consolidation de l’état de la victime. L’offre définitive d’indemnisation
doit alors être faite dans un délai de deux (02) mois suivant la date à laquelle l’assureur a été
informé de cette consolidation.
En cas de pluralité de véhicules, et s’il y a plusieurs assureurs, l’offre est faite par l’assureur
désigné par la procédure d’indemnisation pour compte d’autrui visée aux articles 267 et suivants,
ou par l’assureur saisi comme il est dit ci-après, s’il est différent de l’assureur désigné
conformément aux articles 267 et suivants.
107
La victime directe ou ses ayants droit ont la faculté de saisir l’assureur garant de la
responsabilité civile du véhicule terrestre d’une demande motivée d’indemnisation. Celui-ci dispose
d’un délai de 30 jours pour répondre à cette demande. Les dispositions qui précèdent ne sont pas
applicables aux victimes à qui l’accident n’a occasionné que des dommages aux biens (véhicules et
objets transportés) »
La présentation tardive de l’offre de transaction entraîne des pénalités pour l’assureur. En effet,
selon les dispositions de l’article 233 du code CIMA, lorsque l’offre n’a pas été faite dans les délais,
le montant de l’indemnité est de plein droit majoré des intérêts de retard égal à 5% par mois de
retard pour la période qui s’étend de l’expiration du délai de présentation de l’offre au jour où cette
offre devient définitive.
Mais l’article 233 du code précise par ailleurs que la pénalité peut être réduite ou annulée si
les circonstances du retard ne sont pas imputables à l’assureur et notamment lorsqu’il ne dispose
pas de l’adresse de la victime
« Lorsque l’assureur qui garantit la responsabilité civile et la victime ne sont pas parvenus à un
accord dans le délai prévu à l’article 231, l’indemnité due par l’assureur est calculée suivant les
modalités fixées aux articles 258 et suivants.
Le litige entre l’assureur et la victime ne peut être porté devant l’autorité judiciaire qu’à l’expiration
du délai de l’article 231.
Le juge fixe l’indemnité suivant les modalités fixées aux articles 258 et suivant »
108
CHAPITRE VI :
LE FONDS DE GARANTIE AUTOMOBILE
Suite à la réunion du comité des experts de la CIMA tenue du 15 au 20 Avril 1999 à Dakar, il a été
inséré au code CIMA, un livre VI composé de deux articles qui institue un fonds de garantie
Automobile dans chaque Etat membre.
Le 25 septembre 2001, il y a eu le règlement N°0007/PCMA/CE/SG/CIMA/01 de la CIMA portant
fixation des modalités de fonctionnement du fonds de Garantie Automobile.
Au terme de l’article 600 du code CIMA, le fonds de Garantie Automobile est chargé, lorsque le
responsable des dommages demeure inconnu ou n’est pas assuré, sauf par l’effet d’une dérogation
légale à l’obligation d’assurance, de supporter, dans la limite des plafonds fixés par les textes de
chaque Etat membre relatifs audit Fonds, les frais médicaux et d’indemniser les victimes des
dommages résultant d’atteintes à leurs personnes nés d’un accident causé par un véhicule terrestre
à moteur en circulation, ainsi que ses remorques ou semi-remorques, à l’exclusion des chemins de
fer et des tramways.
Le Fonds de Garantie Automobile paie aux victimes ou à leurs ayants droit, les indemnités qui ne
peuvent pas être prises en charge à aucun autre titre, lorsque l’accident ouvre droit à réparation.
Le Fonds de Garantie Automobile créé dans un Etat membre de la CIMA prend en charge, dans les
conditions fixées par l’article 600 du Code des assurances, les indemnités dues aux victimes
d’accidents corporels ou à leurs ayants droit, lorsque ces accidents sont survenus sur le territoire
dudit Etat.
109
Les versements effectués au profit des victimes ou de leurs ayants droit et qui ne peuvent donner
lieu à une action récursoire contre le responsable des dommages ne sont pas considérés comme
une indemnisation à un autre titre au sens de l’alinéa 2 de l’article.
Les indemnités doivent résulter, soit d’une décision judiciaire exécutoire, soit d’une transaction
ayant reçu l’assentiment du Fonds de Garantie.
110
entreprises d’assurances adhèrent au fonds dans les trois (03) mois qui suivent l’obtention
de leur agrément.
Membre d’honneur : Peuvent être membres d’honneur les personnes physiques ou morales
de bonne volonté qui apportent au fonds leurs services et leurs appuis intellectuels,
matériels ou financiers. Ils participent aux assemblées Générales en qualités d’observateurs.
111
De la contribution de l’Etat pour un montant à fixer chaque année par le Ministre des
Finances ;
De la majoration des amendes forfaitaires prononcées contre les conducteurs de
véhicules non assurés ;
Des pénalités mises à la charge des responsables d’accidents de la circulation qui ont
enfreint à l’obligation d’assurance de responsabilité civile automobile ;
Des pénalités à la charge des entreprises d’assurances pour non reversement dans le
délai fixé, des contributions collectées pour le compte du Fonds ;
De la contribution des sociétés d’assurance exploitant la branche automobile ;
Des aides, subventions, dons et legs.
112
a) La condition de nationalité
La victime doit justifier qu’elle est de nationalité béninoise.
b) Les autres conditions de la victime
Le Fonds de Garantie Automobile du Bénin, est un substitut du responsable. La victime doit donc
pouvoir invoquer un « droit à réparation » dans les termes de la législation béninoise sur la
responsabilité civile et établir qu’elle ne peut trouver une indemnisation complète à aucun titre.
Les personnes exclues
On sait que selon le Code Civil, il n’existe pas de responsabilité envers soi-même : aussi
la victime responsable de son propre dommage est-elle exclue du bénéfice du Fonds de Garantie
Automobile. En pratique, trois hypothèses sont visées :
Lorsque le dommage est causé par un véhicule terrestre à moteur impliqué, sont exclus
les dommages subis par le conducteur ;
Lorsque le dommage est causé accidentellement « par des personnes circulant sur le sol
dans des lieux ouverts à la circulation publique », mais sans implication d’un véhicule
terrestre à moteur (piéton renversé par une bicyclette, un cheval, un chien, une planche
à roulettes, etc), sont exclus notamment le propriétaire ou le gardien de l’animal ou de la
chose au moment de l’accident ainsi que leurs ascendants, descendants et représentants
légaux de la personne morale propriétaire.
En cas de vol d’un véhicule impliqué (ou de l’animal ou de la chose, cause de l’accident)
sont exclus le voleur, ses complices, et généralement « toutes les personnes
transportées dans le véhicule ou sur l’animal » si le Fonds de Garantie Automobile peut
prouver leur connaissance du vol.
113
Table des matières
114
Chapitre 1 : Généralités sur l’assurance automobile 1
Section 1 : L’assurance automobile dans l’ensemble des branches d’assurance 1
Paragraphe 1 : Distinction technique des assurances 1
Paragraphe 2 : Distinction juridique des assurances 2
Section 2 : L’obligation d’assurance automobile 3
Paragraphe 1 : Les principes de l’obligation d’assurance automobile 3
Paragraphe 2 : Les exclusions 7
Première partie : La production automobile 9
Chapitre 2 : La détermination des risques à assurer 10
Section 1 : Les garanties du contrat d’assurance automobile 10
Paragraphe 1 : Les garanties principales de base 10
Paragraphe 2 : Les garanties annexes 15
Section 2 : Déclaration des risques à assurer 17
Paragraphe 1 : La fiche d’information 17
Paragraphe 2 : Obligation de déclaration 17
Chapitre 3 : La tarification automobile 20
Section 1 : Les critères de tarification 20
Paragraphe 1 : Les critères propres aux véhicules 20
Paragraphe 2 : Les critères attachés au conducteur et à la zone géographique de circulation 22
Section 2 : Les autres déterminants du montant de la prime 23
Paragraphe 1 : Les règles particulières de tarification 23
Paragraphe 2 : Les règles de tarification des garanties dommages 29
Chapitre 4 : La finalisation du contrat d’assurance automobile 36
Section 1 : La conclusion du contrat d’assurance automobile 36
Paragraphe 1 : La formation du contrat d’assurance automobile 36
Paragraphe 2 : L’intervention du bureau central de tarification 39
Paragraphe 3 : Le paiement de la prime 40
Section 2 : La preuve et la présomption du contrat d’assurance automobile 43
Paragraphe 1 : Les moyens de preuve 43
Chapitre 5 : La vie du contrat d’assurance automobile 51
Section 1 : La modification du contrat d’assurance 51
Paragraphe 1 : Les conditions de la modification 51
Paragraphe 2 : L’initiative de la modification 52
Section 2 : Les délais de prescription du contrat d’assurance 57
Paragraphe 1 : La prescription biennale et quinquennale (art 28 du code CIMA) 57
Paragraphe 2 : Interruption de la prescription art 29 du Code CIMA 57
Deuxième partie : Le règlement sinistre 60
Chapitre 1 : La gestion des sinistres automobiles 61
Section 1 : La déclaration du sinistre 61
Paragraphe 1 : Le fondement et le délai de la déclaration du sinistre automobile 62
Paragraphe 2 : Les conséquences du non respect du délai de déclaration 63
Paragraphe 3 : Les supports de la déclaration de sinistre 63
Section 2 : L’instruction du dossier sinistre 64
Paragraphe 1 : Les pièces nécessaires pour l’instruction des dossiers sinistres 64
Paragraphe 2 : La vérification des garanties 68
Paragraphe 3 : La détermination du degré de responsabilité civile 68
Paragraphe 4 : L’expertise 71
Chapitre 2 : Le règlement des dommages matériels 74
Section 1 : Les facteurs influençant la détermination du montant des dommages dégagés 74
115
par les experts automobile
Paragraphe 1 : La valeur du véhicule 74
Paragraphe 2 : La vétusté des pièces à remplacer 74
Paragraphe 3 : La détermination de la base d’indemnisation des dommages causés aux
74
véhicules hors d’usage
Paragraphe 4 : Les autres préjudices consécutifs aux dommages matériels subis par les
75
véhicules
Section 2 : Le régime juridique issu du code CIMA pour la détermination des préjudices
77
matériels
Paragraphe 1 : Le cas d’impossibilité de partage de responsabilité 77
Paragraphe 2 : Les cas de la faute du conducteur non propriétaire 77
Section 3 : Les règlements s’effectuant dans le cadre des conventions professionnelles
78
d’indemnisation
Paragraphe 1 : Les principes généraux 78
Paragraphe 2 : La convention « Expertises » 78
Paragraphe 3 : La convention « I.D.A. » 78
Chapitre 3 : L’indemnisation des préjudices corporels 82
Section 1 : La procédure obligatoire d’offre d’indemnisation 82
Paragraphe 1 : La transmission du procès verbal de constat 82
Paragraphe 2 : L’initiative de la procédure d’offre de transaction 82
Paragraphe 3 : L’échange d’informations 84
Paragraphe 4 : La désignation d’un expert médico-légal 87
Section 2 : Le règlement des préjudices corporels 88
Paragraphe 1 : Les préjudices consécutifs à des blessures non-mortelles (victimes blessées) 88
Paragraphe 2 : Les préjudices consécutifs au décès de la victime 97
Chapitre 4 : La compétence juridictionnelle 105
Section 1 : La compétence d’attribution 105
Section 2 : La compétence territoriale 105
Section 3 : Les exceptions 106
Chapitre 5 : Le contentieux en assurance 109
Section 1 : Les cas des dommages directs 109
Section 2 : Les cas des litiges en assurance RC 109
Chapitre 6 : Le Fonds de Garantie Automobile 112
Section 1 : L’organisation et le fonctionnement du FGA 113
Paragraphe 1 : L’organisation du FGA 112
Paragraphe 2 : Le fonctionnement du FGA 114
Section 2 : Les conditions d’intervention du Fonds 115
Paragraphe 1: Les conditions quant au responsable 115
Paragraphe 2: Les conditions quant aux victimes 115
116