Dans un royaume lointain, où régnait un monarque juste et sage,
un jeune chevalier du nom de Tristan reçut la charge d’une mission
périlleuse.
L’empereur l’avait sommé de délivrer sa fille, l’impératrice
Éléonore, des griffes d’une sorcière redoutable. Bien que son cœur
battît la chamade à l’évocation de cette terrible épreuve, il refusa de se
laisser envahir par la peur. Fort de son audace et armé d’une
détermination à toute épreuve, il se mit en route, prêt à affronter
l’adversité.
Le voyage fut long et semé d’embûches. Franchissant monts et
rivières, il avançait avec l’ardeur d’un lion, bravant les dangers sans
jamais reculer. De guerre lasse, après des jours d’errance dans une
forêt obscure où l’ombre semblait vouloir l’engloutir, il parvint enfin à
la demeure de la sorcière. Celle-ci, au teint blafard et à l’allure peu
avenante, se tapissait dans une chaumière exiguë, regorgeant de fioles
et d’objets maudits. Ses yeux perçants luisaient d’une lueur maléfique,
et son rictus cruel témoignait de son plaisir à tourmenter les âmes
égarées.
Tristan sentit un frisson lui parcourir l’échine, mais il savait qu’un
héros ne tremble pas face à l’ennemi. Faisant preuve d’un courage à
toute épreuve, il défia la sorcière qui, furieuse, tenta de l’égarer par
mille ruses. Pourtant, il déjoua sa rouerie et la somma de libérer
l’impératrice. Un insoutenable hurlement déchira la nuit tandis que la
créature, dans un dernier élan de rage, s’élança sur lui. L’épée du
chevalier fendit l’air, et la sorcière, vaincue, périt dans un tourbillon
de cendres.
Délivrée sans encombre, Éléonore, éreintée, glissa dans les bras de
Morphée tandis que son sauveur, au chevet de la princesse, prenait un
temps de répit avant de la ramener à la cour.
Ainsi, grâce à son courage indomptable et sa volonté de fer,
Tristan acheva sa mission et rentra en héros, son nom gravé à jamais
dans les mémoires.