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Universite Nouveaux Horizons A Lubumbashi Année Académique 2019 - 2020 Faculté Des Sciences Technologiques Préparatoire Génie Civil Et Électrique

Ce document présente un cours d'expression écrite destiné aux étudiants en ingénierie à l'Université Nouveaux Horizons à Lubumbashi. Les objectifs incluent l'amélioration des compétences en communication écrite et l'exploration des techniques de rédaction, avec un accent sur la clarté et la correction en français. Le plan du cours couvre des thèmes tels que le sens des mots, la construction de phrases, l'utilisation des citations, et la rédaction de dissertations.

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Universite Nouveaux Horizons A Lubumbashi Année Académique 2019 - 2020 Faculté Des Sciences Technologiques Préparatoire Génie Civil Et Électrique

Ce document présente un cours d'expression écrite destiné aux étudiants en ingénierie à l'Université Nouveaux Horizons à Lubumbashi. Les objectifs incluent l'amélioration des compétences en communication écrite et l'exploration des techniques de rédaction, avec un accent sur la clarté et la correction en français. Le plan du cours couvre des thèmes tels que le sens des mots, la construction de phrases, l'utilisation des citations, et la rédaction de dissertations.

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1

UNIVERSITE NOUVEAUX HORIZONS A LUBUMBASHI

Année Académique 2019– 2020


Faculté des Sciences Technologiques
Préparatoire Génie Civil et électrique
INTRODUCTION

L’expression écrite des ingénieurs de demain appelle à être sans cesse remodelée. Quoi de
plus normal qu’il faille les aider à s’exprimer par écrit avec toujours plus de correction et de
clarté dans la langue française d’aujourd’hui, à aiguiser leur sensibilité, leurs capacités de
raisonnement et leur esprit critique.
Ce cours ne constitue qu’une petite fenêtre ouverte sur les possibilités de correction à
mettre en œuvre pour sortir du gouffre de cette imperfection observée çà et là en matière
d’expression.

I. OBJECTIFS DU COURS
Ce cours vise l’élargissement des possibilités et des techniques d’expression et la
préparation ou l’exploration de quelques atouts complémentaires pour relever la qualité de
l’expression écrite en se conformant aux normes qui régissent le bon usage de la langue
française.
1.1. Objectifs généraux :
Renforcer les capacités des étudiants en expression écrite, c’est-à-dire :
 Faire connaître et faire assimiler une portion complémentaire de moyens offerts par
la langue pour relever la capacité de s’exprimer et de communiquer ;
 Faire acquérir des aptitudes pratiques pour une communication correcte et efficace
dans la vie courante.

1.2. Objectifs spécifiques :

A l’issue de ce cours, l’étudiant sera capable de… :


… * de développer par écrit, selon les règles spécifiques, des réflexions sur un sujet donné.
… * d’exploiter certaines expressions et images courantes dans la production de ses écrits.
2

II. PLAN DU COURS

CHAPITRE I : QUELQUES RESSOURCES A EXPLOITER DANS LA REDACTION

1.1. LE SENS D’UN MOT :


1.1.1. Le signifiant et le signifié d’un mot
1.1.2. La polysémie d’un mot
1.1.3. Dénotation et connotation d’un mot
1.2. UTILISER LE MOT JUSTE :
1.2.1. En exploitant le vocabulaire de l’analyse littéraire :
1.2.2. En enrichissant le vocabulaire
1.2.3. En supprimant les répétitions
1.2.4. En choisissant le pronom adapté (Voir cours d’EOEF)
1.2.5. Séries d’exercices sur l’utilisation des mots
1.3. CONSTRUCTION DE PHRASES ET DE PARAGRAPHES
1.3.1. Rédiger des phrases correctes
1.3.1.1. Recommandations générales :
1.3.1.2. Séries d’exercices :
1.3.2. Construire un paragraphe
1.3.2.1. Recommandations générales :
1.3.2.2. Comment enchaîner vos idées : Les articulateurs logiques
1.3.2.3. Séries d’exercices sur les liens logiques
1.3.3. Utilisation des citations : Fiches – conseils et exercices:
1.3.3.1. Choisir soigneusement les citations :
1.3.3.2. Introduire la citation dans le discours :
1.3.3.3. Insérer la citation dans le discours
1.3.3.4. Commenter la citation pour la justifier :
1.3.3.5. Exercices sur l’utilisation des citations :

1.4. AMELIORER SON STYLE : LES FIGURES DE STYLE


1.4.1. Les figures de substitution
1.4.2. Les figures d’opposition
1.4.2.1. L’antithèse :
1.4.2.2. L’oxymore
1.4.2.3. Le chiasme
1.4.3. Les figures d’insistance
1.4.4. Les figures d’amplification et d’atténuation
1.4.4.1. L’hyperbole
1.4.4.2. La litote
1.4.4.3. L’euphémisme
1.4.5. Les figures fondées sur l’analogie
3

1.4.5.1. La comparaison :
1.4.5.2. La métaphore
1.4.5.2. La personnification
1.4.5.3. L’allégorie

CHAPITRE II : LA PREPARATION ET LA REDACTION D’UNE DISSERTATION


2.1. NOTION ET TYPES DE DISSERTATIONS
2.1.1. Notion
2.1.2. Types de dissertations
2.2. LA PREPARATION D’UNE DISSERTATION: ORIENTATIONS GENERALES
2.2.1. Analyse du sujet
2.2.2. Recherche des idées
2.2.3. La construction du plan
2.2.3.1. Notion de plan
2.2.3.2. Principales exigences
2.2.4. Le développement du plan de la dissertation
2.2.4.1. La rédaction de l’introduction
2.2.4.2. La rédaction du développement
2.2.4.3. La rédaction de la conclusion
2.2.5. Quelques conseils pratiques pour la rédaction d’une dissertation
2.3. EXERCICES SUR LA DISSERTATION
2.3.1. Dégager le plan d’une dissertation
2.3.2. Construire le plan d’une dissertation
2.3.3. Dissertations libres (plans et textes)

------------------------------------------------------

III.METHODOLOGIE
 Les apprenants seront invités à écrire, dans la mesure du possible, des phrases, des
paragraphes et rédigeront au moins une dissertation à la fin du cours.
 De nombreux exercices ont été insérés dans ce cours. Ils seront résolus soit à
l’auditoire soit à domicile. A la fin des exercices, l’enseignant montrera aux
apprenants les erreurs qu’ils auront commises et les règles qu’ils auront enfreintes.
4

IV. COURS PROPREMENT DIT

CHAPITRE I : QUELQUES RESSOURCES A EXPLOITER DANS LA REDACTION

1.1. LE SENS D’UN MOT :


1.1.1. Le signifiant et le signifié d’un mot

Les mots sont des signes composés d’un signifiant (leur forme sonore et visible) et d’un
signifié (leur sens) que comprennent tous les utilisateurs d’une même langue. Mais un mot
ne correspond pas à un seul signifié et, inversement, un signifié ne se limite pas à un seul
mot.
1.1.2. La polysémie d’un mot

Un même mot peut avoir plusieurs sens. Dans ce cas, le même signifiant possède plusieurs
signifiés. On dit alors que ce mot est polysémique. Le sens dans lequel il est employé
dépend du contexte dans lequel il est utilisé.
Exemple : « Un homme(…) entra dans le bureau. Il portait un dossier sous le bras.
- Vous avez cassé une chaise, dit le directeur » (Boris Vian)
Dans cet extrait, le jeu de mots sur « dossier » entretient une certaine ambiguïté : l’homme
qui entre porte-t-il des documents ou un morceau de la chaise cassée ?
1.1.3. Dénotation et connotation d’un mot

Les mots ont un sens premier, explicite : le sens dénoté. Mais ils ont aussi des significations
secondes et implicites : ce sont les sens connotés.

La dénotation d’un mot : c’est le sens premier et permanent d’un mot tel qu’il est livré par
le dictionnaire. C’est l’identification neutre du contenu d’un mot.

La connotation d’un mot : c’est l’ensemble des significations secondes et des interprétations
que le lecteur fait d’un mot, par superposition aux sens premiers, c’est-à-dire les valeurs
affectives que prend un mot en dehors de la signification première et cela du fait d’une
opération mentale du lecteur, d’un auditeur, d’un auteur. Ces sens sont liés à la culture, à la
mémoire, à la sensibilité et aux préoccupations du lecteur, de l’auditeur, de l’auteur… ; ils
sont dégagés à la suite d’une opération mentale qui peut être soit…soit… : une comparaison,
un rapprochement, une opposition ou un écart…

Exemples :

TYPES EXPLICATIONS EXEMPLES


Connotations thématiques Les mots évoquent d’autres L e mot « plage »évoque le
mots avec lesquels ils lac, la mer, le repos, les
5

partagent un thème vacances etc ;


commun
Certains termes Les noms inventés des
caractérisent implicitement personnages : les
Connotations de
un milieu social, une « Khadaffi »,
caractérisation
époque, un pays, une
profession, etc.
Les mots peuvent suggérer Les mots « hauteur »,
une appréciation, positive « élevé » peuvent suggérer
Connotations appréciatives
ou négative, par ce qu’ils la supériorité, la grandeur
évoquent. d’âme…
Certains mots, certaines
expressions font référence à
Connotations culturelles
la culture commune, à
l’histoire ou aux arts

1.2. UTILISER LE MOT JUSTE :


1.2.1. En exploitant le vocabulaire de l’analyse littéraire :

Pour rédiger la réponse à une question, un commentaire ou une dissertation ou encore


mener une analyse à l’oral, il est nécessaire d’utiliser le vocabulaire technique de l’analyse
littéraire. Il s’agit dans ce cas de désigner avec précision les notions littéraires et les procédés
rhétoriques mis en œuvre par le texte.
Exemple :
Version 1 :
« Dans ce texte, Ronsard exprime la brièveté de l’existence à travers la présence de la rose. »
Version 2, améliorée, enrichie :

« Dans ce sonnet, Ronsard exprime la brièveté de l’existence à travers la métaphore filée de


la rose. »
1.2.2. En enrichissant le vocabulaire
Les termes passe-partout (p.ex. chose, truc …), les expressions familières et les mots
imprécis nuisent à la qualité de l’expression. Pour éviter ces incorrections et ces
insuffisances, il est nécessaire d’exploiter les ressources du lexique. Il faut donc chercher
constamment à l’enrichir (notamment par la lecture personnelle).
Exemple :
Version 1 :
6

Les Confessions de Rousseau conduisent l’écrivain à dire tout ce qu’il a fait de mal, en
écrivant ses souvenirs. Il y a donc dans le texte de nombreuses confidences sur sa vie.
Version améliorée :
Les Confessions de Rousseau conduisent l’écrivain à confesser ses erreurs et ses fautes à
travers le récit de ses souvenirs. Il multiplie ainsi les confidences autobiographiques.

1.2.3. En supprimant les répétitions


La répétition d’un même mot affaiblit l’expression en donnant l’impression d’un style négligé
et d’une insuffisance d’atouts lexicaux. L’on évite les répétitions par l’emploi de synonymes
ou de périphrases qui nuancent le discours tout en l’enrichissant.
Exemple :
Version de départ :
Albert Camus consacre de nombreux textes à la défense de ses idées. Il défend ainsi son idée
de la condition humaine dans l’Etranger.
Version améliorée :
Albert Camus consacre de nombreux textes à la défense de ses idées. Il expose ainsi sa
conception de la condition humaine dans L’Etranger.
1.2.4. En choisissant le pronom adapté (Voir cours d’EOEF)
L’utilisation du pronom doit mettre en relation de manière claire le pronom et le nom auquel
il se rapporte. Le choix du pronom qui convient permet d’éviter les nombreuses ambiguïtés
qui sont sources de confusions :
Exemple :
Version 1 :
Rimbaud porte sur le monde un regard lucide. Celui-ci évoque ainsi dans « Le dormeur du
val » la présence de la mort. Elle est annoncée par le vocabulaire connoté et les nombreux
enjambements du poème.
Version 2 améliorée : Rimbaud porte sur le monde un regard lucide. Il évoque ainsi dans « Le
dormeur du val » la présence de la mort. Celle-ci est annoncée par le vocabulaire connoté et
les nombreux enjambements du poème.
1.2.5. Séries d’exercices sur l’utilisation des mots
Exercice 1 :
Remplacer les expressions suivantes par les termes appartenant au lexique de l’analyse
littéraire :
- « premières lignes d’un roman » ……
- « roman constitué de lettres » -
- « texte écrit en vers » -
- « personnage qui raconte l’histoire » -
- « discours prononcé au moment de la mort de quelqu’un » -
7

- « auteur de pièces de théâtre » -


- « long poème narratif qui célèbre des exploits guerriers » -
- « vers de huit syllabes » -
- « art du discours » -
- « indications de mise en scène »……………….
Exercice 2 :
Remplacer les expressions soulignées par les termes appropriés :
- Ce combat met face à face l’homme et la nature……………………
- Ceux à qui il écrit appartiennent à toutes les couches de la société congolaise
- L’étude de ses lettres donne une idée du Siècle des Lumières.
Exercice 3
Trouver trois synonymes pour chacun des termes soulignés dans les phrases suivantes :
- Le livre de Verlaine regroupe ses poèmes de jeunesse
- L’auteur montre au lecteur les sentiments qu’il éprouve envers les personnages de son
récit.
- Le discours de Hugo s’oppose à la peine de mort.
- Dans ses oraisons funèbres Bossuet fait l’éloge des vertus des grands de la cour.
- Le dernier vers du poème provoque un effet étonnant.

Exercice 4 :
Compléter les phrases suivantes en utilisant les pronoms qui conviennent :
a)- Rousseau fait le blâme de la civilisation. … est convaincu que… a perverti les hommes. …
fait l’éloge du « bon sauvage » en condamnant les injustices sociales. A ses yeux, … sont nées
de la propriété. Voltaire … reproche ainsi de trahir les efforts des Lumières pour le
développement du progrès, … il est le plus ardent défenseur.

b)- Bossuet, homme d’Eglise et Rousseau, philosophe, ont accusé Molière d’être immoral.
…….. dénonce ses audaces de libre penseur, …………lui reproche son conformisme
conservateur. …… oublie alors que Molière n’est ni prêtre ni philosophe, mais homme de
théâtre. ….. fait rire en montrant la façon …… vivent les êtres humains.

c)- Proust fait revivre les lieux et les personnages . ….. explore les moments de bonheur et
les chagrins ….. l’ont marqué. A travers sa mémoire, c’est aussi ….. de tout un monde
disparu ….. il cherche à recréer l’atmosphère et la saveur.

Exercice 5. Utiliser le mot juste :

Choisir, dans la liste suivante, le verbe qui convient pour compléter les phrases : insister –
ressentir – exprimer – créer – révéler
- Le narrateur ……………… sur la pitié qu’il ressent pour le héros.
8

- L’adjectif « effaré » …………… la peur du personnage


- Le champ lexical de l’automne ……………… une impression de tristesse.
- Le personnage principal ………….. une terrible angoisse à l’idée de partir.
- Les termes « élimés », « vieux », « tissus grossiers » ……………… la pauvreté des
personnages.

Exercice 6. Remplacer les verbes « être » et « avoir »


Autant que possible, il faut éviter les verbes « être « et « avoir » (sauf s’ils sont auxiliaires »)
Exemple :
Version initiale :
Maman est malheureuse, elle est seule.
Version améliorée : Maman éprouve de la peine, elle souffre de solitude.
Exercices : remplacer les verbes « être » et « avoir »

- Julie avait peur de la rencontre avec son père après son échec aux examens………..
- L’enfant a un sentiment de honte………………………
- Ce poème a trois strophes ………………………………….
- Cécile est contente de ses résultats…………………………………….
- Les écologistes sont contre la construction de cette autoroute………………………………

Exercice 7. Remplacer le verbe « dire »


Exemple :
Version initiale : « Quelle surprise, je ne m’attendais pas à te voir aujourd’hui ! » dit mon
entraîneur.
Version améliorée : « Quelle surprise, je ne m’attendais pas à te voir aujourd’hui ! »
s’exclama mon entraîneur.
Exercices : Remplacer le verbe « dire »
Dans chacune des phrases suivantes, remplacez le verbe « dire » par l’un des verbes plus
précis et plus riche choisi dans la liste ci-dessous. Utilisez une fois chaque verbe au temps qui
convient : murmurer – demander – avouer – gémir – se plaindre – interrompre – annoncer –
prétendre.

1) »Que se passe-t-il ici ? » dit l’agent de police. …………….


2) Le président de la République a dit solennellement qu’il organiserait prochainement
un référendum. ………………….
3) « Mais que cherches-tu donc dans ton sac ? ».
- « Rien, rien monsieur », dit rapidement mon ami, en refermant son sac. ……………………..
4) Ils disent qu’ils ont raison, mais ne prouvent rien !. ……………………………
5) « Aïe ! Aïe ! Aïe ! dit Vincent, en secouant son bras endolori. ……………………………
6) Une source ou le vent peuvent dire tout bas des secrets à ceux qui savent les écouter
avec des oreilles de poètes. …………………………….
9

7) L’accusé a fini par dire tout ce qu’il savait sur cette sombre affaire. …………………………..
8) Mon grand-père disait toujours que je l’ennuyais avec mes questions…………………….

Exercice 8. Remplacer l’expression « il y a »


Exemple :

Version initiale : Il y a eu une grande effervescence pour l’inauguration de l’UNH


Version améliorée : L’inauguration de l’UNH a suscité une grande effervescence.
Exrecices : Remplacer l’expression « il y a «
Transformez chacune des phrases ci-après en remplaçant « il y a » par l’un des verbes de
cette liste : augmenter – participer – se poser – opposer – manquer – entraîner – comporter.
Utilisez chaque verbe au temps qui convient en modifiant, éventuellement, la phrase :
1) Il y a des étudiants au club vidéo tous les lundis.
2) Il y a beaucoup plus d’accidents sur les routes les jours de grands départs en vacances.
3) Il y a eu une bagarre entre les deux groupes de supporters ; il y a eu des arrestations.
4) Il y a un problème pour organiser le spectacle de fin d’année : il n’y a pas d’argent !
5) Dans ce bâtiment, il y a deux étages.

Exercice 9. Remplacer le verbe « faire »


Exemple :
Version initiale :
Cet ingénieur a fait un stage le mois dernier pour parler couramment chinois
Version améliorée :
Cet ingénieur a suivi un stage le mois dernier pour parler couramment chinois.
Exercice :
Dans chacune des phrases suivantes, remplacez le verbe « faire » par un verbe plus expressif
de la liste suivante : sortir – effectuer- établir – rédiger – construire – exercer – formuler –
dessiner. ( N’utilisez qu’une fois chacun des verbes choisis)

1) Léonard de Vinci a fait les plans du premier parachute, mais il n’a pas fait le premier
saut !
2) Ce chanteur a fait tous les métiers avant de faire son premier disque.
3) Ce journaliste a fait un article remarquable sur le travail des enfants.
4) Ce chef d’entreprise a fait le bilan financier de l’année, puis il a annoncé qu’une équipe
d’architectes allait faire une nouvelle usine en province.
5) Le commissaire a fait des hypothèses sur le vol des tableaux, mais sans aboutir à des
pistes précises.
10

1.3. CONSTRUCTION DES PHRASES ET DES PARAGRAPHES

1.3.1. Rédiger des phrases correctes


L’émetteur d’un message peut vouloir informer (modalité déclarative), questionner
(modalité interrogative), donner un ordre (modalité impérative) ou exprimer un sentiment
(modalité exclamative). Ces quatre modalités sont soulignées par la ponctuation.
1.3.1.1. Recommandations générales :
Pour vous assurer que vos phrases sont correctement construites, vérifiez que vous avez
respecté les 4 principes suivants :
1) Chaque phrase doit contenir au minimum un sujet et un verbe. Quand le sujet est
commun à deux ou plusieurs verbes, il peut être sous-entendu, car sa répétition
alourdirait la phrase.
Exemple : Jean reprit son souffle, se concentra et servit sa première balle.

Remarque :
La phrase non verbale peut être utilisée exceptionnellement et dans un but bien
précis. Le pivot de la phrase n’est plus le verbe mais il peut être un adverbe, un nom,
un adjectif.
« Ailleurs, bien loin d’ici !trop tard !jamais peut-être ! (Baudelaire)
« Pas si bête, pourtant, pas si bête ! (Beaumarchais)
Note : voir aussi certains slogans publicitaires

2) Une proposition subordonnée ne peut constituer à elle seule une phrase : en effet,
elle dépend toujours d’une proposition principale que vous ne devez jamais oublier.
Si vous employez la même construction pour plusieurs subordonnées, vous pouvez
remplacer le mot subordonnant par que.
Exemple :
Il prétend qu’il est malade et qu’il ne peut donc pas participer au cours ce matin.
3) Vous pouvez coordonner deux propositions, mais vous ne pouvez pas utiliser
certaines conjonctions de coordination plusieurs fois dans la même phrase (mais,
donc, or, car), ni dans deux phrases qui se suivent. Il en est de même pour certains
adverbes (puis, alors, enfin, souvent…)
4) Les négations sont constituées de deux éléments séparés : n’oubliez aucun des deux
(ne …pas, ne… jamais, ne…guère, ne …plus, ne… que).

1.3.1.2. Séries d’exercices :


11

Série 1 : Construire une phrase complexe :


Reliez les deux propositions indépendantes de manière à obtenir une proposition
indépendante et une proposition subordonnée. Vous serez peut-être amenés à transformer
certains membres des phrases, l’ordre des phrases ou le mode des verbes. Vous pouvez vous
servir des conjonctions proposées :

1) La terre a tremblé. Les voûtes de l’église se sont fissurées. (lorsque)


2) Il n’a pas beaucoup plu cette année. La récolte de maïs sera maigre. (Etant donné que).
3) Arrête cette musique bruyante. Ton frère a mal à la tête. ( parce que)
4) Tu travailles bien. Je t’emmènerai au match de football dimanche. (si)
5) Georges a réparé les freins de ma bicyclette. Je pourrai vous rejoindre en forêt.(à
condition que)
6) Nous ne sommes qu’en mai. Nous avons allumé le chauffage. (bien que)
7) L’atmosphère de notre ville est irrespirable aujourd’hui. Moins de voitures circulent dans
la ville. (quoique)

Série 2 : Construire une phrase complexe :


Complétez les phrases suivantes pour qu’elles deviennent correctes :
1) Quand je découvris que mon chien était malade, …………….
2) Si tu avais réfléchi, ………………..
3) Dès que le port fut en vue, ……………….
4) Puisque tu te crois le plus malin, …………………………..
5) Bien que ce chanteur ait une voix mélodieuse, …………………………

Série 3 : Employez correctement les négations :


a) Mettez les phrases suivantes à la forme négative. (Vous serez peut-être amenés à
modifier certains mots) :
1) A treize ans, on aime encore jouer à la poupée……………..
2) Cette année, j’ai déjà abattu des antilopes dans la forêt. …………….
3) Ma voisine achète toujours des légumes en conserve. ……………………

b) Mettez les phrases suivantes à la forme affirmative


1) Laurent n’aime ni travailler, ni faire du sport. …………………….
2) Je n’ai rien à me reprocher………………..
3). Jeanne ne parle pas poliment à sa sœur, et toi non plus. ……………………..

Série 4 : Complétez la phrase suivante au moyen des conjonctions de subordination ou des


pronoms relatifs appropriés :
(…..) l’auteur soit présenté comme un grand écrivain, force est de constater (….) son dernier
roman est mal construit. Les multiples péripéties (…) sont confrontés les personnages sont
invraisemblables. Le héros est transporté miraculeusement dans un endroit (….) l’auteur ne
12

nous donne qu’une vague description. De même, l’intrigue s’achève (…) l’objet de sa quête
n’ait été atteint.

Série 5 : Reliez les propositions indépendantes suivantes de manière à les transformer en


une seule phrase complexe :

1) Ecrire est un acte de communication. Le langage est l’instrument de cette communication.


La lettre en est le vecteur.
2) L’éloignement a toujours suscité de nombreuses correspondances. Parmi celles-ci,
certaines ont pris une dimension littéraire. C’est le cas de la correspondance de Madame de
Sévigné à sa fille.
3) La poésie est un travail sur les mots. Elle utilise les ressources du langage. Elle joue des
contraintes de la versification.

1.3.2. Construire un paragraphe


1.3.2.1. Recommandations générales :
Chaque paragraphe développe une idée importante : c’est l’idée directrice. Celle-ci doit donc
être affirmée avec force au début de chaque paragraphe. Le changement d’idée directrice
implique un changement de paragraphe, marquée par le retour à la ligne et l’utilisation de
l’alinéa (le commencement en retrait du paragraphe).
Pour construire un paragraphe, il faut :
- Affirmer l’idée directrice du paragraphe
- Apporter des arguments : chaque paragraphe doit comporter deux ou trois
arguments qui expliquent et justifient l’idée développée.
- Illustrer les arguments par des exemples : les exemples illustrent et valident les
arguments. Ils peuvent être soit des citations, soit des références à des auteurs
ou à des œuvres, soit des renvois à l’histoire littéraire ou à des procédés
stylistiques, selon le type d’argument développé.
- Terminer par une phrase conclusive, qui souligne l’aboutissement du
raisonnement et annonce l’idée directrice du paragraphe suivant
- Utiliser les liens logiques (voir point suivant)
N.B. Voir aussi ce qui a été dit plus haut sur la construction de la phrase
1.3.2.2. Comment enchaîner vos idées : Les articulateurs logiques

Les articulateurs logiques sont des mots et expressions qui constituent la base de tout raisonnement,
de toute argumentation. Ce sont des mots-charnières qui servent à relier les éléments de la
phrase et rendent le texte plus compréhensible.

Aucun texte ne peut se réduire à une simple juxtaposition de phrases. Pour faire saisir le
cheminement de vos idées, employez des termes de liaison qui marquent les rapports à
13

établir entre elles (le plus, le moins, les oppositions, la cause, la conséquence….). Vous aurez
notamment recours à des mots outils pour introduire une phrase, relier deux propositions
dans une phrase, ou deux phrases entre elles. Ils vous permettront de vous repérer dans les
étapes d’un raisonnement, d’une part, et de nuancer votre pensée, d’autre part. Ci-après
quelques connecteurs du discours. En voici quelques-uns ci-dessous :

Pour introduire un sujet :


A ce propos
A ce sujet
A cet égard
A propos de
En ce qui concerne
Sous ce rapport
Dans cet ordre d'idées
De ce point de vue
En ce qui a trait à
Pour ce qui est de
En ce qui regarde
En ce qui touche
En liaison avec
En premier lieu
Relativement à
Quant à
Tout d'abord
D'abord
Sur ce point

Pour introduire un avis


A notre (mon) avis
A notre (mon) sens
En ce qui nous (me) concerne
Personnellement
Pour notre (ma) part
Quant à nous (moi)
14

Pour introduire une explication, un exemple


Ainsi
A savoir
Autant dire
Autrement dit
C'est-à-dire
De même
Effectivement
En effet
Par exemple

Pour introduire des situations ou faits parallèles


D'ailleurs
De plus
En outre
Or
Quant à
Reste que

Pour introduire un choix dans une phrase


D'une part... d'autre part
Ou... ou
Ou bien... ou bien...
Soit... soit...
Tantôt... tantôt...

Pour marquer le but


A cet effet
A cette fin
Afin de
Dans ce but, dans le but de…
Dans cette optique
Dans cette perspective
15

En vue de
Pour
Pour cela
Pour atteindre ce résultat
Pour que

Pour marquer la cause


A cause de
Car
Compte tenu
D'autant plus que
Le fait que
Sous prétexte que
De ce fait
Du fait de
Du fait que
En raison de
Parce que
Par le fait que
Par suite de
Puisque
Vu que

Pour marquer l'opposition


A l'encontre de ce qui vient d'être dit
A l'inverse
A l'opposé
A l'opposé de ce qui précède
Au contraire
Au lieu de
A un autre point de vue
Cependant
Contrairement à ce qui précède
16

D'ailleurs
Dans un autre ordre d'idées
D'autre part
D'un autre côté
En dépit de
En revanche
(Et) pourtant
Mais
Malgré tout
Néanmoins
Par ailleurs
Par contre
Plutôt que
Tandis que
Toutefois

Pour marquer la conséquence


Ainsi
Ainsi donc
Alors
Aussi (+ inversion entre verbe et sujet)
C'est pourquoi
Conséquemment
De cette façon
De là
Voilà pourquoi
Donc
D'où
En conséquence
Par conséquent
Partant de ce fait
Par voie de conséquence
17

Pour ces motifs


Pour cette raison

Pour marquer les différents moments du discours


D'abord - Ensuite - Enfin
En premier lieu - en deuxième lieu - en dernier lieu
Tandis que
Tout d'abord
Puis
Finalement

Pour marquer l'hypothèse


Dans ce cas
Dans cette hypothèse
Dans l'hypothèse où
Dans une telle hypothèse
Si
Si l'on retient cette hypothèse
Si tel est le cas

Pour généraliser, pour une induction


D'une façon générale
D'une manière générale
En général
En principe
En règle générale
En théorie
Théoriquement

Pour exprimer la concession


Bien que (+subjonctif)
Dans tous les cas
De toute façon
De toute manière
18

D'une façon ou d'une autre


En dépit de
En dépit du fait que
En tous les cas,
En tout cas
En toute hypothèse
En tout état de cause
Quoi qu'il arrive
Quoi qu'il en soit
Malgré (+ substantif)

Pour mettre en parallèle


A première vue ... mais à bien considérer les choses
Au premier abord ... mais réflexion faite
De prime abord ... mais à tout prendre
D'une part... d'autre part
Non seulement, mais aussi
Non seulement mais en outre

1.3.2.3. Séries d’exercices sur les liens logiques


Série n°1 : Utiliser des liens logiques
Chacune des phrases suivantes contient une énumération. Complétez ces phrases à l’aide des
mots et expressions proposés dans le tableau des liens logiques:

1)….. le golf est une activité physique de plein air ; ………. un excellent exercice de
concentration.
2) Ce sportif a été accusé de dopage : …………….il risque de graves sanctions, …………… ses
records peuvent être annulés.
3) Eric est arrivé en retard à sa réunion de travail : ……………. sa voiture n’a pas voulu
démarrer, …………les embouteillages ont bloqué les routes, …………. la circulation a été déviée.

Série 2 : opposer deux faits, deus situations :


Chaque énoncé ci-dessous est constitué de deux faits contradictoires. Mettez en évidence le
rapport d’opposition en les réunissant d’abord par une conjonction de coordination ou un
19

adverbe, puis par une conjonction de subordination, enfin par un groupe nominal
prépositionnel. Faites attention au mode à employer.

Exemple : Il fait chaud. J’ai gardé ma veste.


Réponse : - Il fait chaud, pourtant j’ai gardé ma veste./ - Bien qu’il fasse chaud,
j’ai gardé ma veste./- Malgré la chaleur, j’ai gardé ma veste.
Exercices proposés :

1) Laurent est passionné par la science-fiction. Il désire découvrir d’autres genres de romans.
2) La pollution s’aggrave. La population ne prend pas conscience des réels dangers.
3) Les alpinistes sont partis ce matin en expédition. Les conditions météorologiques n’étaient
pas favorables.

Série 3 : Utiliser des conjonctions de subordination


Remplacez les conjonctions de coordination par des conjonctions de subordination.
Attention : vous pourriez être amenés à modifier, dans certains cas, le mode des verbes :
Exemple : Le joueur était trop violent et l’arbitre l’a donc exclu.
Réponse : Le joueur était si violent que l’arbitre l’a exclu.

Exercices proposés :

1) Le professeur de danse n’assurera pas les cours car il souffre d’une entorse à la cheville.
2) Cet enfant est comblé par ses parents, or il ne consent pas à fournir le moindre effort pour
leur faire plaisir.
3) La solitude peut être bénéfique, mais elle est parfois difficile à vivre.
4) Certains écrivains aiment le contact avec le stylo et le papier, donc ils n’utilisent ni
ordinateur, ni machine à écrire.
5) Kayembe suit assidûment les entraînements de football, car il a l’espoir de devenir un jour
un grand joueur.

Série 4. Retrouvez les liens logiques


Dans les phrases suivantes, retrouvez les liens logiques qui on été supprimés.
Exemple : Les gens vont au cinéma……. se détendre et se cultiver
Réponse : Les gens vont au cinéma pour se détendre et se cultiver.

Exercices proposés :

1) Chola est …………….. rigoureux dans son travail……………… ses dossiers sont toujours prêts
en temps et en heure.
2) Ma femme achète des quotidiens ………se tenir au courant de l’actualité
3) Ils sont revenus chez eux ……………. ils avaient oublié leurs ordinateurs.
20

4) Mpande a refusé notre invitation ; ………… je crois qu’il serait venu volontiers s’il avait eu
le temps.
5) Victor Hugo a marqué son époque……………. par son œuvre littéraire, …………. par son
combat politique
Série 5 : Trouver le mode qui convient dans une proposition subordonnée
Dans les phrases suivantes, conjuguez correctement le verbe à l’infinitif. Utilisez le mode qui
convient après les liens logiques :
Exemple : Il a cru que je lui mentais, alors que je lui (dire) la stricte vérité.
Réponse : Il a cru que je lui mentais, alors que je lui disais la stricte vérité.
Exercices proposés :

1) Je t’ai prévenu afin que tu (pouvoir) t’organiser.


2) J’ai accepté de participer à cette escalade, bien que je (être) sujet au vertige.
3) Voltaire a été emprisonné à la Bastille, parce qu’il (dénoncer) certaines injustices sociales.
4) L’équipage du navire était si malheureux qu’il se (révolter).
5) Le loup mangea l’agneau alors qu’il le (savoir) innocent.

1.3.3. Utilisation des citations : Fiches – conseils et exercices: (A lire)


La citation est la reproduction exacte des propos d’un auteur ou du passage d’un texte. Elle a
une fonction d’illustration et sert de preuve pour analyser une réflexion, un thème ou un
procédé de style.
1.3.3.1. Choisir soigneusement les citations :

Pour intéresser le lecteur, la citation doit, autant que possible, être brève. Elle peut être
coupée et, dans ce cas, on signale cette coupe par des points de suspension entre
parenthèses.
Exemple :
Dès le premier vers, Jean de La Fontaine installe le décor du récit :
« Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé (…) ».
1.3.3.2. Introduire la citation dans le discours :
La citation est introduite dans le discours au moyen de prépositions et de verbes :
- La préposition (chez, pour, selon, d’après, dans…) indique la source de la citation.
- Le verbe introducteur précise le ton et le contexte des paroles et du texte : dire,
confier, répondre, déclarer, expliquer, affirmer, écrire, constater, remarquer,
ajouter, préciser, renchérir, répliquer, etc. Il peut être placé devant ou derrière la
citation, ou en incise, à l’intérieur de cette citation.
Exemple :
21

« Ah ! s’il nous faut des fables, que ces fables soient au moins l’emblème de la vérité »
s’exclame l’Ingénu, le héros de Voltaire, dans son conte philosophique.

1.3.3.3. Insérer la citation dans le discours


Les citations peuvent être insérées dans le discours de diverses manières :
1). Par juxtaposition, au style direct, c’est-à-dire qu’elle est introduite par deux points et
placée entre guillemets :
Exemple :
Dans sa Préface à La Fortune des Rougon, Emile Zola définit le projet de sa fresque
romanesque : « Cette œuvre, qui formera plusieurs épisodes, est donc, dans ma pensée,
l’histoire naturelle et sociale d’une famille dans le Second Empire. »
2). Par subordination :
C’est-à-dire qu’elle dépend d’un verbe principal et qu’elle doit être modifiée en tenant
compte des modifications du passage du style direct au style indirect (voir cours d’EOEF). Ces
modifications sont alors signalées par des crochets.
Exemple :
« Dans sa Préface à La Fortune des Rougon, Emile Zola affirme que « cette œuvre, qui
formera plusieurs épisodes, est donc dans {sa} pensée, l’histoire naturelle et sociale d’une
famille sous le Second Empire ».
3). Par intégration dans le discours, c’est-à-dire que la citation est fragmentée de manière à
suivre le mouvement de la phrase dans laquelle elle est insérée.
Exemple :

Dans sa Préface à La Fortune des rougon, Emile Zola déclare que son œuvre « formera
plusieurs épisodes » et constitue ainsi « l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le
Second Empire ».
1.3.3.4. Commenter la citation pour la justifier :
Le commentaire est indispensable pour justifier une citation, car celle-ci est sortie de son
contexte originel. Le commentaire explique le sens de la citation ou en fait l’analyse
littéraire.
Exemple :

Selon Hyppolite Taine, Jean de La Fontaine « a aimé et observé les animaux, et son livre est
une galerie de bêtes aussi bien que d’hommes ».
Le critique du XIXème siècle souligne la justesse de la représentation du monde animal chez
le fabuliste et la profondeur de sa connaissance de l’homme .

1.3.3.5. Exercices sur l’utilisation des citations :


22

Exercice 1.
En utilisant les indications données entre parenthèses, présentez les citations suivantes au
moyen d’une phrase. Utilisez les prépositions et les verbes introducteurs qui conviennent en
les variant dans chacune de vos phrases :

1) « Emma, c’est moi ! » (Gustave Flaubert, à propos de l’héroïne de son roman


Madame Bovary, 1857)
2) « L’écrivain original n’est pas celui qui n’imite personne, mais celui que personne ne
peut imiter » (Chateaubriand, Génie du christianisme, 1802)
3) « Pourquoi douter des songes ? » (Le narrateur du roman de Bernardin de Saint-
Pierre, Paul et Virginie)

Exercice 2.
Insérez dans le discours la citation suivante au moyen d’une phrase de présentation :
« Le temps use une œuvre littéraire, les chefs-d’œuvre même, quoi qu’on en dise. » ( Henry
de Montherlant).
a) par juxtaposition : ……………..
b) par subordination : ………………

1.4. AMELIORER SON STYLE : LES FIGURES DE STYLE

Les figures de style rendent l’énoncé plus expressif tout en attirant l’attention du
destinataire. Bien qu’étant souvent désignées par un terme « savant », les figures de style
sont fréquemment utilisées dans le langage courant. Elles constituent des tours de langage
qui produisent des effets de sens particuliers.
Il existe plusieurs types de figures de style. Nous en survolons quelques-unes ci-dessous.

1.4.1. Les figures de substitution


Les figures de substitution sont celles dans lesquelles l’on remplace un mot par un autre mot
ou expression inattendus.

FIGURES Explications et exemples Effets


La métonymie désigne une La métonymie permet une
chose par un terme proche désignation imagée et un
de la chose désignée parce raccourci d’expression. Elle
La métonymie qu’il entretient avec elle une peut désigner le contenant
relation logique facilement pour le contenu (boire un
identifiable Ex. « Boire un verre), le lieu pour la chose
verre » (un bon bordeaux).
La synecdoque La synecdoque emploie, La synecdoque donne une
23

pour parler d’un être ou


vision fragmentée de la
d’un objet, un mot
réalité et frappe, surprend
désignant une partie de cet
par sa forme concentrée :
être ou de cet objet, ou la
« les cuivres et les bois »
matière dont il est fait. Ex :
pour les instruments à vent.
« Avoir un toit »
La périphrase remplace un
La périphrase crée une
mot par une expression
attente, attire l’attention sur
La périphrase équivalente et exprime les
une qualité, permet d’éviter
qualités de la réalité
une répétition…
désignée sans la nommer
L’antiphrase dit le contraire
de ce que l’on veut faire
L’antiphrase provoque et
entendre ou comprendre
soutient l’ironie, instaure
L’antiphrase tout en ne laissant aucun
une complicité entre le
doute sur le sens réel qu’on
locuteur et le destinataire
lui donne. Ex. « C’est du
joli »

1.4.2. Les figures d’opposition

Les figures d’opposition rapprochent dans un même énoncé, deux termes opposés. Elles
mettent ainsi en évidence, en exergue, ce qu’il y a d’opposé ou de contradictoire entre deux
notions, entre deux situations ou entre deux personnages.

1.4.2.1. L’antithèse :
Figure qui consiste à rapprocher deux unités aux significations opposées ; elle met en
parallèle des mots qui désignent des réalités opposées. A l’intérieur d’un même groupe
syntaxique (phrase, paragraphe, vers ou strophe..), elle crée un effet de contraste entre
termes (« capable du meilleur comme du pire »)
Effet produit : l’antithèse souligne un conflit d’idées ou de sentiments.
Ex : « Paris est tout petit
C’est là sa vraie grandeur » (Prévert)

Les mots « petit » et « grandeur », très proche dans l’énoncé, s’opposent en fin de
vers pour provoquer une opposition inattendue.
« Je vous blâmais tantôt, je vous plains à présent » (Corneille, Le Cid )
« Loin de vous la ravir, on va vous la livrer » (Racine, Bérénice)
24

1.4.2.2. L’oxymore
C’est la figure de style qui permet de relier étroitement, dans la même expression deux
termes évoquant des réalités contradictoires.
Effet produit : En exprimant ce qui est inconcevable, l’oxymore crée une nouvelle réalité
poétique.
Exemple :
« Je la comparerais à un soleil noir, si l’on pouvait concevoir un astre noir versant la lumière
et le bonheur » (Charles Baudelaire)

1.4.2.3. Le chiasme
Dans le chiasme, on fait se suivre deux expressions contenant les mêmes éléments
syntaxiques ou lexicaux, et dans la seconde expression on intervertit leur ordre. Les énoncés
s’opposent mais sont symétriques par leurs sons, leur rythme, leur sens ou leur syntaxe.

Effet produit : Le chiasme établit une vision synthétique, souligne l’union ou renforce
l’opposition entre deux réalités.

Exemple : « Des cadavres dessous et dessus des fantômes » (Hugo).


Dans cet exemple, les termes sont symétriques et s’opposent par leur sens
(« dessous »/ »dessus ») et par leur disposition syntaxique (nom+adverbe//adverbe+nom)

1.4.3. Les figures d’insistance


Les figures d’insistance (ou d’accumulation) peuvent assumer une fonction descriptive mais
aussi, du fait des répétitions, mettre en évidence une idée obsessionnelle dont elles
renforcent l’intensité.

FIGURES Procédés et effets Exemples


L’utilisation d’une
construction semblable pour « Il n’avait pas de fange
deux énoncés. dans l’eau de son moulin.//Il
Le parallélisme
Effet : le parallélisme met en n’avait pas d’enfer dans le
évidence une similitude ou feu de sa forge. » (Hugo)
une opposition
L’anaphore La répétition du même mot « Il y a des petits ponts
ou de la même expression épatants
en tête de phrase, de vers Il y a mon cœur qui bat pour
ou de paragraphe. toi
Effet : L’anaphore met Il y a une femme triste sur la
l’accent sur une idée, pour route.. » (Apollinaire)
exprimer une obsession ou
25

pour convaincre
Le fait de faire se succéder
des termes d’intensité
« Je me meurs, je suis mort,
croissante ou décroissante.
je suis enterré. » (Moliere
La gradation Effet : la gradation produit
« Va, cours, vole, et nous
un effet de grossissement et
venge » (Corneille)
peut tendre à l’hyperbole
(voir point 3.4.)

1.4.4. Les figures d’amplification et d’atténuation

Ce sont celles qui permettent d’amplifier ou, au contraire, d’atténuer la force d’une idée ou
d’une notion. L’amplification exprime l’exagération, la grandeur. L’atténuation minimise ou
masque la réalité.
1.4.4.1. L’hyperbole
Figure d’exagération par laquelle on grossit un trait grâce à des termes augmentatifs
(préfixes comme extra-, adverbes marquant le haut degré, comparaisons, triste à mourir,
métaphores, un géant de la pensée, tournures marquant l’amplification, je vous l’ai répété
mille fois). L’hyperbole emploie les termes trop forts, exagérés. Elle est fréquemment
utilisée dans le langage familier et dans le registre épique.
Effet produit : l’hyperbole met en valeur ce qu’elle désigne.
Exemple : « Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart, tout Weber »
1.4.4.2. La litote
La litote consiste à dire le moins pour suggérer le plus. C’est une figure inverse de
l’hyperbole qui en dit plus que ce qui est requis, qui suggère quelque chose mais ne le dit pas
clairement .
Effet produit : En l’atténuant, on renforce paradoxalement ce que l’on veut dire :
Exemple :
« Va, je ne te hais point » de Chimène à Rodrigue, dans le Cid signifie : « Je t’aime »
1.4.4.3. L’euphémisme
L’euphémisme cherche) atténuer le sens d’un mot en employant à sa place un autre mot ou
une autre expression.
Effet : l’euphémisme a pour effet de dissimuler une idée brutale (ou jugée telle) :
Exemples : « s’éteindre » à la place de « mourir »
« Les « malentendants » à la place de « personnes sourdes »
1.4.5. Les figures fondées sur l’analogie
26

Ce sont celles qui créent des images mentales en rapprochant deux univers différents.
1.4.5.1. La comparaison :
Figure d’analogie qi consiste à rapprocher deux éléments : un comparé (l’élément que l’on
compare à quelque chose), un comparant (quelque chose) et un outil grammatical de
comparaison (comme, tel que…). La comparaison peut porter sur la quantité ou sur la
qualité.
Lorsque la comparaison met sur le même plan deux éléments d’un même domaine, on parle
d’une comparaison simple :
Exemple :
« Il est grand comme son père »
Lorsque la comparaison fait intervenir deux éléments appartenant à des domaines
différents, elle crée alors une image et devient une figure de style.
Exemple :
« Aubignane est (…) comme un nid de guêpes. » (Giono)
Les maisons du village dont parle Giono ressemblent aux alvéoles d’un nid de guêpes.
Le comparé (les maisons du village) et le comparant (nid de guêpes) possedent au moins une
caractéristique qui justifie la comparaison.
1.4.5.2. La métaphore
La métaphore se définit comme une figure de rhétorique, par laquelle on transporte un mot
de l’objet qu’il désigne habituellement à un autre objet auquel il ne convient qu’en vertu
d’une comparaison sous-entendue. En d’autres termes, la métaphore désigne un objet ou
même une idée par un terme qui ne lui convient qu’en vertu d’une relation d’analogie.
Comme la comparaison, la métaphore unit un comparant et un comparé mais sans outil de
comparaison. La métaphore peut passer sous silence le comparé, qui, tout comme l’outil de
comparaison, reste alors implicite. Le lecteur perçoit une ressemblance grâce à un effort
d’interprétation :
Exemple :
« Je me suis baigné dans le poème de la mer » (Rimbaud)
Dans ce vers, Rimbaud suggère des points communs (l’immensité, le rêve, le voyage…) entre
deux réalités a priori éloignées : le poème et la mer ;
La métaphore filée est constituée d’une suite de métaphores construites sur le même
thème. La première métaphore en engendre d’autres, construites à partir du même
comparant, et développant un réseau lexical dans la suite du texte.
1.4.5.2. La personnification
Le procédé de la personnification consiste à prêter des comportements ou des sentiments
humains à un objet, à un être inanimé ou à un animal.
27

Exemple :
« La cathédrale explique tout, a tout enfanté et conserve tout. Elle est la mère, la reine,
énorme au milieu du petit tas des maisons basses, pareilles à une couvée abritée
frileusement sous ses ailes de pierre. » (Zola)

1.4.5.3. L’allégorie
L’allégorie rend concrète une idée abstraite ; c’est une représentation figurée de notion,
d’objets ou d’êtres. Elle la présente sous la forme d’une mise en scène vivante qui la
représente par son apparence, ses comportements, ses gestes. Proche de la
personnification, elle lui ajoute une dimension symbolique.
Exemple :
« Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant. » (Hugo)
L’allégorie de la mort est représentée ici par une femme en train de faucher.

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II. LA PREPARATION ET LA REDACTION D’UNE DISSERTATION

2.1. Notion et types de dissertations

2.1.1. Notion

La dissertation est une réflexion que mène une personne sur un problème posé par un
sujet.
Disserter c’est mener une réflexion sur un sujet et discuter signifie procéder à un échange
de propos contradictoires sur un sujet. Il s'agit, en d'autres termes, d'avancer des arguments
pour faire comprendre la portée des différents contours d'un sujet.

2.1.2. Types de dissertations


Il existe plusieurs types de dissertations qui se distinguent les unes des autres par les
thèmes abordés et la nature des exemples exploités ; ci-après, quelques types illustratifs :
- La dissertation générale : C’est une dissertation qui porte sur les problèmes de la vie
courante à travers des thèmes généraux (la pollution, la science, la politique, la
culture, l'environnement, la femme, la guerre, le terrorisme...). Les exemples et les
arguments de ce type de dissertation proviennent de l'expérience personnelle du
candidat à travers son observation de la société.
- La discussion : c’est une dissertation dans laquelle il est demandé d’émettre des
28

points de vues contradictoires en fournissant des arguments conséquents avant de


prendre une position définitive sur le problème posé.
- La dissertation littéraire : elle concerne toujours des préoccupations qui relèvent de
la littérature (roman, théâtre, nouvelles, poèmes, lecture…) Les exemples et les
arguments exploités sont obligatoirement (ou tout au moins principalement) extraits
des œuvres littéraires.
- La dissertation pédagogique : elle concerne les thèmes relatifs à l'éducation (l’école,
les méthodes d'enseignement, la formation, la psychologie de l'enfant et de
l'adolescent). Les arguments et les exemples de cette dissertation proviennent des
œuvres et des penseurs pédagogiques (Montaigne, Jean Jacques Rousseau, …)

NB : En dehors des différences thématiques, toutes les dissertations obéissent aux mêmes
règles.

2.2. La préparation d’une dissertation : orientations générales


Le sujet de dissertation demande au rédacteur (l’étudiant, le candidat, …) d’organiser
logiquement sa pensée sous la forme d’une argumentation : celle-ci prend appui sur ses
connaissances personnelles et sur les éléments du contexte… La préparation se mène en
trois étapes : l’analyse du sujet, la recherche des idées et la construction d’un plan détaillé.

2.2.1. Analyse du sujet :

Il s’agit de focaliser son attention sur :

 L’Intitulé du sujet : la question posée peut demander de développer, de réfuter ou


de discuter le jugement d’un auteur (= consigne à respecter) ; elle peut également
demander d’exprimer un point de vue personnel après avoir confronté divers points
de vue (= consigne également à respecter).
 La problématique du sujet : il s’agira, à travers l’analyse de la citation ou de l’énoncé,
de reconnaître un débat ou une discussion et de dégager des pistes de réflexion.

2.2.2. Recherche des idées

 le recours aux objets d’étude, au capital des connaissances acquises et qui sont en
connexion avec la problématique proposée et identifiée.
 l’utilisation de l’expérience personnelle. Le sujet peut nécessiter de recourir à sa
propre expérience – lectures, spectacles, voyages- de manière à enrichir la réflexion.

Cet exercice impose la nécessité de meubler sans cesse les cadres de son raisonnement,
notamment par la lecture.

2.2.3. La construction du plan


29

2.2.3.1. Notion de plan

Le plan se définit comme le programme à suivre pour atteindre un objectif. En dissertation le


plan désigne l'ensemble des parties et des sous-parties évoquées dans le développement en
vue de répondre à la question

2.2.3.2. Principales exigences

Le plan d'une dissertation doit obligatoirement avoir les trois qualités suivantes :

 Le plan doit être progressif, c'est-à-dire aller des idées moins fortes à celles plus
fortes ; la progression permet de donner plus de consistance à la réflexion car elle
permet de suivre le cheminement des idées et de la pensée jusqu’à la conclusion.
 Le plan doit être équilibré : autant que possible, les parties doivent avoir
sensiblement le même nombre de sous-parties. Dans chaque partie, les paragraphes
doivent avoir sensiblement la même densité.
 Le plan doit être logique et cohérent, notamment à travers l'utilisation des
transitions entre les sous-parties et entre les parties. En plus de la transition, la
structuration interne des paragraphes est importante pour la cohérence. Ainsi,
chaque paragraphe suit le schéma suivant : énonciation de l'argument, plus
explication de l'argument, plus exemple de l'argument.

L'introduction et la conclusion requièrent une attention particulière : L'importance de ces


deux parties réside, pour la première, dans le fait qu'elle crée le premier contact avec la
réflexion et, pour la seconde, dans la dernière impression qu’elle laisse chez le lecteur.

Pour bâtir le plan détaillé de la dissertation, il est nécessaire …:

 …de déterminer les différentes parties en leur donnant un titre et en consacrant à


chaque partie une feuille de brouillon.
 …d’enrichir chaque partie en notant ses idées personnelles, les œuvres étudiées,
les idées et les exemples jugés adéquats.
 …d’organiser les idées des différentes parties en prévoyant, pour chacune d’elles,
deux ou trois paragraphes de longueur égale
Pour développer un point de vue : on décompose, pour l’expliquer et l’approfondir, le
jugement ou la problématique posée par le sujet.
Pour réfuter un point de vue : la première partie du plan explicite l’opinion en évoquant le
contexte dans lequel elle a été formulée ; la seconde partie argumente et réfute l’opinion en
la contestant point par point.
Pour discuter un point de vue : la première partie justifie et développe l’opinion exprimée ;
la deuxième partie en montre les limites ; la troisième partie propose une opinion
personnelle qui repose le problème dans des termes plus pertinents.
30

2.2.4. Le développement du plan de la dissertation

Nous alignons sous ce titre quelques recommandations méthodologiques ou pratiques pour


chacune des composantes essentielles de la dissertation : l’introduction, le développement
et la conclusion.

2.2.4.1. L’introduction

L'introduction constitue le point de départ de la réflexion, elle vise à définir et à préciser


les contours qu'elle doit prendre. L'introduction comprend quatre sous points qui doivent
s'enchaîner logiquement du début à la fin : l’idée générale, la présentation du sujet, la
problématique et l’annonce du plan.

 L'idée générale

C'est une idée au contour plus vaste que le thème du sujet ou de la pensée. Autrement dit,
c'est une idée qui sert à débuter la présentation du thème lui-même et cette présentation
donne une idée de l'orientation de la réflexion. Même si cette idée est générale, elle doit,
être précise et liée au thème de la réflexion.

 La présentation du sujet

Ce second point a pour but de présenter la pensée ou le thème du sujet. Il s'agit de


mentionner le thème ou la pensée qui doit faire l’objet de la réflexion. Quand le sujet porte
sur une pensée, deux cas sont envisageables :

- Si la pensée est brève, on la reprend entièrement entre guillemets, tout en précisant son
auteur et sa source (si le sujet les précise). Une reformulation correcte est également
possible.

- Si la pensée est longue, il faut éviter de la reprendre entièrement dans l’introduction au


risque de l'allonger inutilement. Dans ce cas-ci on la reformule ou on reprend entre
guillemets certains de ses mots clés dans une phrase de reformulation. Il faut
obligatoirement dans ce cas, songer aussi à donner les références de l'auteur et de la source
si besoin.

 La problématique

C'est une question ou une série de questions qui précisent l'orientation que doit prendre la
réflexion. Ces questions doivent être des interrogations formulées clairement.

 L'annonce du plan
31

C'est l'indication sur les grandes parties du développement. Il s'agit de préciser chacun des
grands points qui seront développés dans la suite de la réflexion. Cette annonce doit être
précise et bien ordonnée.

Remarque générale :

Les erreurs suivantes sont à éviter dans une introduction de dissertation :

 II faut éviter les idées générales commençant avec les expressions passe-partout.
 Il faut éviter de faire une introduction sans problématique.
 II faut éviter d'annoncer une partie qui ne se retrouvera pas dans le développement.
 II faut éviter de morceler l'introduction en trois ou quatre paragraphes. Elle se
conçoit en un seul bloc. Et seule l'annonce du plan est susceptible d'être détachée.

2.2.4.2. La rédaction du développement

Le développement constitue la plus grande partie du volume de la dissertation. Comme son


nom l'indique, il sert à avancer des arguments pour répondre à la problématique. C'est
pourquoi le développement peut aussi être appelé l'argumentation.

Un bon développement se caractérise par sa clarté, sa pertinence et sa logique. Pour ce


faire, il s'appuie sur les paragraphes, les exemples et les transitions.

 Les paragraphes

Les paragraphes sont obligatoires dans une partie et doivent être visualisés par des alinéas
(écarts et/ou retours à la ligne) et par un point final exigeant le retour à la ligne.

En général, le développement d'une dissertation comprend deux ou trois parties qui, elles-
mêmes, sont subdivisées en deux ou trois sous-parties (paragraphes). Un paragraphe est une
phrase ou un ensemble de phrases développant une seule idée de façon logique. Le schéma
du contenu d'un paragraphe peut être le suivant : évocation de l’argument + explication de
l'argument + exemple de l'argument.

NB : Une idée par paragraphe et un paragraphe par idée.

 Les exemples

L'exemple est une idée concrète précise et vérifiable utilisé pour justifier un argument.
L'utilisation des exemples dans une argumentation doit se faire en tenant compte des
critères de choix de présentation.

Il existe plusieurs types d'exemples qui sont (à titre exemplatif):


32

-Les chiffres extraits, réalisés par des chercheurs. Les données utilisées doivent être
vérifiables.
-Les faits de la vie sociale que l'on particularise en ayant à l'esprit ceux qui sont vécus ou qui
peuvent être vécus par tout un chacun.
-Les références aux œuvres littéraires avec des précisions exactes (auteur, personnage,
titre,...). D’où l’importance de la lecture pour se constituer un bagage conséquent.
-Les citations qui sont des pensées résumant les réflexions de certains auteurs sur des
thèmes ou des problèmes divers.

Le choix des exemples doit tenir compte des caractéristiques suivantes :

- la nature de la dissertation (générale, littéraire pu pédagogique)


- l'adaptation de l'exemple à l'argument. Il ne faut pas donner un exemple parce qu’on
l'aime mais parce qu'il convient à l'argument.

La présentation des exemples

Un exemple doit toujours accompagner l'argument qu'il illustre. L'accent doit être mis sur
la valeur démonstrative de l'exemple. Il faut donc éviter d'aligner une succession d'exemples
et de les donner à tort et à travers. Dans le cas où l'exemple serait une citation, il faut suivre
les règles ci-après :

-Une citation doit être obligatoirement exacte (mot pour mot à celle de l'auteur) ;
-Les références concernant son auteur et sa source doivent être exactes ;
-Une citation se met entre guillemets si elle est identique à celle de son auteur. Mais
si l'on n'est pas sûr de son exactitude on la reformule en évitant les guillemets ;
-Une citation doit être intégrée dans une phrase.

 Les transitions

Une transition est un lien qui permet de passer d'une idée qu'on a fini de développer à une
autre qu'on va développer. La transition garantit la cohérence et la logique dans
l'argumentation. La transition peut revêtir diverses formes : des mots « liens » (d’autre part,
en outre …), des expressions, des phrases, de courts paragraphes.

N.B. En général, les mots liens sont utilisés comme transitions à l'intérieur des parties. Entre
les parties ce sont de courts paragraphes (2 à 3 phrases) qui sont utilisés comme transitions :
une à deux phrases résumant la partie précédente, la dernière introduisant la partie qui va
suivre...

2.2.4.3. La rédaction de la conclusion


33

Cette dernière partie de la réflexion est importante car elle permet de préciser les termes
sur lesquels la réflexion devait aboutir. Autrement dit, la conclusion achève la réflexion en y
apportant une réponse claire et précise. Elle comprend deux aspects : la synthèse et
l'ouverture.

 La synthèse

Elle est un bilan de la réflexion qui rappelle chacune des grandes parties du développement.
Mais loin d'être une simple répétition du développement, la synthèse doit apporter une
réponse tranchée à la problématique. Mais la précision de réponse ne doit pas être une
forme d'exclusion de certaines idées mais une prise en compte des différentes idées en les
conciliant.

 L'ouverture

C'est un élargissement consistant à avancer une idée constituant un prolongement de la


réflexion. L'élargissement se conçoit donc comme une idée (suite de phrases) servant à
prolonger la réflexion dans d'autres circonstances.

L'ouverture peut avoir deux formes :

- Elle peut être peut être présentée comme une question ou une suite de questions
(interrogation directe). Dans ce cas, il faut éviter à ce que cette question ne reprenne pas la
problématique.
- Elle peut être une suite de phrases déclaratives.

Le contenu de l'ouverture peut être :

- Un constat c'est-à-dire une observation générale que l'on fait en s'appuyant sur la réflexion
menée ;
- Une leçon de conduite que l'on tire de la réflexion menée ;
- Un conseil que l'on donne, des appels que l'on lance ou une solution que l'on propose.

2.2.5. Quelques conseils pratiques pour la rédaction d’une dissertation :

La réussite d'une dissertation se construit à partir d’une démarche de travail très rigoureux.
Cette démarche se base sur un certain nombre d'étapes définies ci-haut et qu'il faut
apprendre à intégrer en soi. En pratique, le schéma ci-après peut être proposé :

Sur la feuille de brouillon :

 Lire et relire le sujet en songeant déjà à quelques idées ;


34

 Repérer les mots clés et déterminer les différentes significations de chacun d'eux.
Par mot, il s'agit des mots importants qui contiennent l'essentiel de la signification du
sujet ;
 Combiner les différentes significations des mots pour aboutir à la signification. Celle-
ci désigne la reprise des idées de la pensée selon ses propres mots. La reformulation
est très importante car elle situe avec précision le degré de compréhension du sujet ;
 Dégager la problématique de la réflexion en s'appuyant sur la reformulation du sujet
et de la consigne. La problématique est la question ou l'ensemble des questions que
la réflexion peut élucider. Elle doit toujours être une ou des questions au type
interrogatif ;
 Aller à la recherche des idées et les noter comme elles viennent sans en exclure. Les
idées seront notées brièvement sous forme de groupes nominaux ;
 Etablir le plan détaillé de la réflexion en faisant le tri parmi les idées recensées. Le
plan détaillé doit comporter l'essentiel des idées qui seront développées dans la
deuxième partie.

Sur la feuille de composition

 Recopier entièrement le sujet


 Recopier introduction
 Rédiger le développement au fur et à mesure en suivant le plan détaillé
 Recopier la conclusion
 Relire le travail pour corriger les éventuelles fautes en veillant à éviter les surcharges.

2.3. Exercices sur la dissertation


2.3.1. Dégager le plan d’une dissertation :

Donner une dissertation toute faite et demander aux étudiants de reconstituer le plan
appliqué.
Evoluer en deux temps:
- Travailler avec les étudiants à l’auditoire pour dégager le plan de cette dissertation
- Remettre ensuite aux étudiants un modèle de plan possible

Sujet retenu pour cet exercice :

Sujet : « Expliquez, discutez et commentez à l’aide d’exemples précis le jugement


suivant de Nisard : »La Fontaine est le lait de nos premières années, le pain de l’homme
mûr, le dernier mets substantiel du vieillard ».

Texte de la dissertation

Dès la fin du XVIIème siècle, les Fables sont devenues un ouvrage scolaire, que les
pédagogues de tous les pays ont utilisé pour exercer la mémoire de leurs élèves et développer leur sens
moral. Le critique Nisard leur accorde, lui, une audience beaucoup plus vaste, estimant que l’œuvre de
35

La Fontaine convient à chaque étape de la vie : « La Fontaine est le lait de nos premières années, le
pain de l’homme mûr, le dernier mets substantiel du vieillard ».

Ce jugement ne présente pas d’ambiguïté ; il se divise en trois parties, illustrées par des
exemples tirés de la vie physique, mais qu’il est facile de transposer sur le plan moral.

Les Fables sont liées à nos premiers souvenirs d’enfance. Il est peut-être excessif de dire que
nous les avons sucées avec le lait maternel mais bien vrai que leur connaissance précède parfois, voire
souvent, l’âge scolaire. Les premiers recueils des Fables sont des livres d’images, montrant des
animaux costumés en homme ou semblables aux jouets, premiers compagnons du bambin. Le succès
des aventures de Mickey de Walt Disney n’a pas nui aux fables ; le souriceau facétieux n’a pas fait
oublier le Corbeau « sur un arbre perché », le loup surprenant l’innocent agneau au bord d’un
ruisseau, ou le lièvre et la tortue faisant une course de vitesse. L’imagination enfantine est à l’aise dans
cet univers mi -réel, mi -fantastique, qui ne s’embarrasse pas des barrières du monde des adultes. Un
peu plus tard, à l’école, les Fables figurent en bonne place dans les livres de lecture ; l’expérience a
prouvé que des textes plus récents, écrits spécialement pour les enfants, attirent moins ceux-ci. Sans
doute, il n’est pas question que l’enfant comprenne toutes les nuances de la fable et apprécie les
subtilités de l’art de l’écrivain. J.-J. Rousseau n’a pas tort de soutenir dans l’Emile qu’une fable aussi
enfantine que le Loup et l’Agneau est remplie de pièges, depuis l’expression ironique « maître
corbeau » jusqu’à l’inversion « sur un arbre perché », qui fait croire à certains enfants qu’il s’agit
d’une variété d’arbre. Nisard n’a pas esquivé l’objection : l’enfant qui tette connaît-il la valeur
nutritive du lait ? Et pourtant, il s’en gorge avec délices, et s’en trouve bien.
Mais La Fontaine n’a jamais limité ses ambitions au public enfantin ou scolaire. Dans sa
Préface, il déclare : « Les fables sont un tableau où chacun de nous se trouve dépeint ». De
l’adaptation en vers des brefs apologues grecs, La Fontaine en est venu rapidement à une conception
beaucoup plus large de la fable, utilisant ce cadre traditionnel pour peindre la société de son temps et
ridiculiser les travers humains. Non seulement les animaux symbolisent les différentes conditions,
mais souvent même La Fontaine abandonne cette convention pour mettre directement les hommes en
scène, comme l’avaient fait Rabelais et les conteurs du XIVème siècle. Le Roi, les courtisans, les
juges, les paysans et les savants sont les auteurs de cette « ample comédie à cent actes divers. Et dont
la scène est l’univers ».
A cette diversité de cadres et d’acteurs correspond une égale variété de sujets, allant du conte
gaulois, où le rire est le meilleur argument à des problèmes exerçant la réflexion. La grave question de
l’égalité de la justice est posée par Les animaux malades de la peste, les difficiles rapports des grandes
puissances et des petits pays évoqués dans Le Jardinier et son Seigneur. L’éternelle antinomie entre le
luxe des commerçants et la pauvreté des savants, entre le savoir des sages et l’opinion de la foule, est
traitée avec une ironie sérieuse dans L’Avantage de la Science et Démocrite et les Abdéritains. La
Fontaine s’est lui-même défendu contre le reproche de puérilité ou de frivolité :
« Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être
Le plus simple animal nous y tient lieu de maître
Une morale nue apporte de l’ennui :
Le conte fait passer le précepte après lui.
En ces sortes de feinte, il faut instruire et plaire,
Et conter pour conter me semble peu d’affaire… »
L’ « homme mûr », l’homme de quarante ans, auxquels la vie a déjà prodigué d’amères
expériences retrouve dans les Fables le tableau de sa propre existence. Le contenu des Fables est un
aliment substantiel, qui l’empêche de dépérir dans l’engourdissement intellectuel ou de sombrer dans
un pessimisme excessif.
La vieillesse venue, on aime relire plutôt que découvrir des œuvres nouvelles ; on demande
des ouvrages riches de réflexion mais aussi agréables ; les Fables répondent à ces besoins : elles sont
substantielles et faciles à digérer. L’amertume que peuvent laisser les inévitables déceptions n’est pas
pesante ; bien plus, elle s’accompagne d’une touche d’émotion légère. Pourquoi s’indigner contre
l’âge, quand La Fontaine a si joliment parlé de la jeunesse et des amours disparues, dans Les deux
36

Pigeons : « Ah ! si mon cœur osait encore se renflammer ! Ne sentirai-je plus le charme qui
m’arrête ? Ai-je passé le temps d’aimer ? »
L’heure des souvenirs est arrivée ; on passe en revue les années écoulées ; au lieu de s’attrister
sur les occasions perdues et de réciter la litanie des « su j’avais su », n’est-il pas réconfortant de lire
la confession du poète :
« Quand le moment viendra d’aller trouver les morts,
J’aurai vécu sans soins, et mourrai sans remords » (Le songe d’un habitant du
Mogol)
C’est la sagesse souriante d’Horace ou de Montaigne. Mais l’art de La Fontaine est plus
accessible que celui des Essais. La brièveté des Fables, l’extrême souplesse d’une versification qui se
plie aux moindres nuances de la pensée, les vers devenus proverbes et qui demeurent dans la mémoire
défaillante font que le vieillard s’attache à cette morale aussi attrayante que les jeux de l’enfance.
Les Fables n’ont- elles eu que des admirateurs ? Ne peut-on reprocher à la morale de La
Fontaine d’être superficielle ?
Au XVIIème siècle, La Fontaine a été assez vivement critiqué. Un esprit sévère, comme
Patru, ne comprenait pas l’intérêt qu’il y avait d’ « égayer » l’apologue antique, en le mettant en vers.
D’autres, les « délicats » considéraient que le poète gaspillait son talent en futilités.
La critique dut toucher La Fontaine :
« Vraiment, me diront nos critiques,
Vous parlez magnifiquement
De cinq ou six contes d’enfant »
Après avoir pastiché le style épique et le lyrisme pastoral, il conclut sèchement :
« Les délicats sont malheureux ;
Rien en saurait les satisfaire. »
On ignore toujours la raison pour laquelle Boileau a mis la Fable dans son Art Poétique, mais
il est permis de supposer qu’il jugeait ce genre comme tout à fait secondaire. Il se peut aussi que la
connaissance de la vie privée de La Fontaine ait gêné Boileau pour apprécier l’artiste.
Ces réserves cependant sont légères en comparaison des condamnations de Rousseau et de
Lamartine, qui accusent les Fables d’immoralité.
Le premier reproche à La Fontaine d’enseigner que « la loi du plus fort est toujours la
meilleure » et de révéler à un enfant que, dans la société, ce sont les puissants et les fourbes, non les
justes qui réussissent. Accusation paradoxale : La Fontaine ne cesse de protester dans ses poèmes
contre toutes les forces d’oppression et de plaider pour les déshérités, les agneaux, les ânes, les
pauvres bûcherons, mais il ne peut empêcher qu’ils ne soient victimes des grands. Parfois, cependant,
les humbles prennent leur revanche : le savetier se rit du financier, le savant, plus que le riche, est à
l’abri des guerres et des révolutions. Accordons à Rousseau qu’il ne faut pas faire lire toutes les fables
à un enfant, mais seulement un choix.
L’animosité de Lamartine s’explique par une incompatibilité psychologique et artistique.
Lamartine, passionné, grave, douloureux même ne comprend pas que La Fontaine puisse plaisanter sur
des choses sérieuses ; son ironie lui semble celle d’un libertin cynique et sceptique, alors qu’on trouve
chez La Fontaine une ingénuité et un enthousiasme toujours prêts à s’employer, qu’il s’agisse de louer
Spinoza, de défendre les animaux contre Descartes ou de s’initier aux hypothèses atomiques exposées
chez Mme de la Sablière. Les alternatives de libertinage et de mysticisme, les incursions chez les
solitaires de Port-Royal, révèlent une conduite incohérente, mais aussi une étonnante disponibilité. La
fidélité qu’il témoigna à Fouquet dans le malheur atteste qu’il n’était pas un ingrat ou un indifférent.
Mais Lamartine est encore plus sévère pour le poète que pour le moraliste. Lui, qui, dans les
Méditations, a donné les « fibres du cœur humain » comme cordes à la lyre et dont l’inspiration se
répand en vastes harmonies, ne goûte ni l’ellipse, ni l’esprit, ni le vers libre. C’est toute une
conception de la poésie que Lamartine condamne dans les Fables. Condamnation, elle aussi,
excessive, car elle ne tient pas compte du lyrisme discret et de l’émotion contenue que renferment
souvent les Fables.
37

Devons-nous croire avec Rousseau et Lamartine que les Fables ne conviennent ni à l’enfance,
qui a besoin d’idéal et de pureté, ni à la vieillesse qui rêve d’éternité ? Bien au contraire : le mérite de
La Fontaine est d’avoir composé une « fleur de sagesse et de gaieté », qui plaît à toutes les étapes de
l’existence.

2.3..2. Construire le plan d’une dissertation :

 Etape 1 : Construire avec les étudiants un plan détaillé pour le sujet ci-après :

Expliquez et justifiez à l'aide d'exemples clairs et précis cette assertion de l'écrivain


français Georges SAND : « Un livre a toujours été pour moi un ami, un consolateur
calme et éloquent. »

Reformulation possible

Une œuvre littéraire est un conseiller convainquant et un refuge apaisant.

Problématique

1re possibilité : Pourquoi Georges Sand dit-elle qu'une œuvre littéraire est à la fois
source de conseils et de réconfort?
2e possibilité : En quoi une œuvre littéraire est-elle un conseiller pour son lecteur?
Comment peut-elle aussi se poser comme sa consolatrice?
Plan détaillé
Introduction
Ire partie : L'œuvre littéraire comme conseiller convaincant.
1er paragraphe : L'œuvre littéraire donne des informations à son lecteur et
l'enrichit de connaissances.
Exemple : Le Mandat d'Ousmane Sembene fournit à travers les déboires
d'Ibrahima Dieng des informations sur les étapes à suivre pour obtenir un
mandat.
2e paragraphe : L'œuvre littéraire est comme un conseiller, car elle propose
une solution au problème qu’on a.
Exemple (ad libitum)

3e paragraphe : L'œuvre littéraire est comme un guide qui forme et éduque le


lecteur.
Exemple
e
2 partie : L'œuvre littéraire apporte un soutien moral
1er paragraphe : L'œuvre littéraire éloigne de l'ennui.
Exemple
2e paragraphe : L'œuvre littéraire éloigne des soucis à travers la distraction, le
plaisir et le rire qu'elle occasionne.
38

Exemple
3e paragraphe : L'œuvre littéraire comme moyen d'évasion ou
d'émerveillement.
Exemple
Conclusion.

 Etape 2 : Proposer aux étudiants le sujet ci-dessous et leur demander de bâtir un


plan en un nombre de lignes bien définies.

En guise de correction, remettre aux étudiants un modèle de plan en même temps


que le texte de la dissertation correspondante.
Identifier avec eux, dans le texte ainsi remis, les différents éléments du plan.
Le sujet proposé : Le technicien et l’ingénieur.
 Etape 3 : Remettre aux étudiants un plan imposé et leur demander de rédiger
une dissertation sur la base de ce plan. (Groupes ?)
Sujet proposé : La souplesse vous paraît-elle être un défaut ou une qualité dans le
domaine de la vie intellectuelle et morale ?

Correction en deux temps :


- Corriger les productions des étudiants (attribuer une note)
- Leur remettre une dissertation rédigée sur la base du plan remis
2.3.3. Dissertations libres (par groupes jusqu’à la fin du cours) :
Quelques sujets :

1) Discutez le point de vue exprimé par Montaigne selon lequel le voyage est « un
exercice profitable. » N.B. Faire attention à la consigne que renferme l’énoncé

2) « La science a fait de nous des dieux avant que nous ne fussions des hommes. »
Discutez cette affirmation de Jean Rostand.
3) Selon l'écrivain philosophe Albert CAMUS : « Sans métier toute vie pourrit. Mais
sous un métier sans âme la vie étouffe et meurt. » Vous expliquerez et justifierez
cette assertion en vous appuyant sur des exemples clairs et précis tirés de votre
expérience.
4) Discutez cette affirmation du philosophe français Emmanuel MOUNIER : « Tout
travail travaille à faire un homme et en même temps une chose. »

5) La femme africaine est-elle réellement émancipée ?


6) Le terme « intelligent » a- t-il le même sens quand on l’emploie pour qualifier
l’homme en général ou tel homme en particulier ?
7) Etes-vous d’avis avec Véronique de Keyser qui dit : « …il faut apprendre à vivre avec
l’erreur car elle est loin d’être totalement négative. » ?
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Vous illustrerez vos points de vue à l’aide d’exemples tirés de votre expérience
personnelle et de votre environnement.

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BIBLIOGRAPHIE

POUZALGUES-DAMON, Evelyne, DESAINTGHISLAIN,Christophe, MORISSET, Christian,


WALD LASOWSKI, Patrick, Francais Méthodes et Techniques, Les objets d’étude, Les
épreuves du BAC, L’écrit et l’oral, Paris, Nathan, 2004

DESAINTGHISLAIN, Christophe, MORISSET, Chridtian, PEYROUTET, Claude, POUZALGUES-


DAMON, Evelyne, WALD LASOWSKI, Patrick, Francais Les Nouvelles épreuves du BAC,
Méthodes et techniques , Paris, Nathan, 2001

MORIZE-NICOLAS, Mariel, COSTE, Hélene, LEGENDRE-TORCOLACCI, SYLVIE, MORIZE,


Germaine, Française Parcours méthodiques, Paris, Hachette,1998

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