Cours Analyse Fonctionnelle
Cours Analyse Fonctionnelle
Analyse fonctionnelle :
Cours et exercices
Rédigé par :
Rafa Saïd
3 octobre 2022
TABLE DES MATIÈRES
1 Généralités et Rappels 5
1.1 Ensembles convexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Espaces vectoriels normés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Opérateurs linéaires continus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2 Théorème de Hahn-Banach 34
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
2.2 Théorème de Hahn-Banach forme analytique . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
2.3 Théorème de Hahn-Banach forme géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.3.1 Séparation des ensembles convexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.3.2 Première forme géométrique du théorème de Hahn-Banach . . . . . . 45
2.3.3 Deuxième forme géométrique du théorème de Hahn-Banach . . . . . . 48
2.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Introduction
Ce polycopié s’agit d’un ensemble de cours d’analyse fonctionnelle qui ont été présentés
ces dernières années aux étudiants de première année master 1 filière analyse mathématique
et applications de la faculté des sciences de l’université de Médéa.
L’objectif de ce cours est de faire une transition entre les connaissances en topologie (en-
seigné en licence 2) qui est un des piliers dans la formation en analyse fonctionnelle, ainsi
que la mesure et intégrations vus en licence 3.
Nous rappelons que le contenu de ce polycopié est exactement le même proposé dans l’offre
de formation officiel applicable actuellement dans tous les départements de Mathématiques
des Universités Algériennes.
Venons-en à une description plus précise de ce que l’on trouvera dans ce polycopié.
Ce polycopié débute par le premier chapitre qui rassemblent une bonne partie des résultats
de base de Topologie tels que espaces métriques, espaces vectoriels normés et de Banach et
les opérateurs linéaires bornés et non bornés sur ces espaces qu’évidemment les étudiants de
Master 1 sont supposés connaître et qu’ils peuvent être amenés à utiliser dans différentes de
ce cours.
Dans le deuxième chapitre, on se tourne vers le théorème de Hahn-Banach forme analy-
tique et ses conséquences et la première et deuxième forme géométrique de ce théorème.
Quant au troisième chapitre, il est consacré aux théorèmes de Baire et Banach Steinhaus
qui sont des grands outils pour faire des démonstrations des divers théorèmes de l’analyse
fonctionnelle.
Le quatrième chapitre est consacré aux théorème de l’application ouverte et théorème du
graphe fermé.
Le chapitre cinq de ce polycopié traite une porte très importante dans le domaine de l’ana-
lyse et dans la recherche scientifique, il s’agit de la topologie faible et la topologie faible-∗ sur
les espace de Banach et de Hilbert, où on va citer plusieurs théorèmes importants comme le
théorème de Banach-Aloaglu-Bourbaki et de Kakutani et applications aux espaces fonction-
nels.
Le sixième chapitre comprend les espaces Lp et de Hilbert : Projection sur un convexe
fermé non vide, théorème de Riesz, théorème d’Ascoli, théorème de Stampachia et de Lax-
Milgram.
Le dernier chapitre comprend un concept très important aussi dans le domaine de l’analyse,
il s’agit des opérateurs compacts : alternative de Fredholm, spectre d’un opérateur compact,
diagonalisation d’un opérateur auto-adjoint sur un espace de Hilbert.
A la fin de chaque chapitre, nous avons présenté une série d’exercices divers et riches afin
d’obtenir une meilleure compréhension du cours, dont une partie de ces exercices ont été
abordés dans les séances de travaux dirigés.
Définition 1.1.
2) On dit que C est convexe si pour tout x, y ∈ C le segment [x, y] de E est contenu dans
C. Autrement dit
C est convexe ⇔ ∀t ∈ [0, 1], ∀x, y ∈ C : tx + (1 − t)y ∈ C .
Exemple 1.1.
Définition 1.2.
3. Si l’inégalité (1.1) est stricte, on dit alors que f est strictement convexe.
4. Si l’inégalité (1.2) est stricte, on dit alors que f est strictement concave.
Remarque 1.1.
Exemple 1.2.
Définition 1.3.
k.k : E → K+
x 7−→ kxk,
Remarque 1.2.
Remarquons que dans le cas Rn , la propriété 3) revient à dire que la longueur d’un
côté du triangle est toujours inférieure à la somme des deux autres côtés.
Il en découle que la longueur d’un côté dans un triangle est supérieure à la différence
des deux autres côtés.
En termes de normes, cette inégalité s’écrit
kx − yk ≥ kxk − kyk .
Remarque 1.3.
Exemple 1.3.
PK (f ) = sup |f (x)|
x∈K
n’est pas une norme car le premier sens de la première propriété de la norme n’est
pas satisfait.
n
X 1
p
n
5. Soit x = (x1 , ...xn ) ∈ K , pour p ≥ 1, x 7→ kxkp = |xi |p est une norme tel
i=1
que lim kxkp = kxk∞ = max |xi |.
p→+∞ 1≤i≤n
6. Soit Ω un Zouvert de Rn
et f ∈ Lp (Ω)
avec 1 ≤ p ≤ ∞. On a :
1
p
kf kp = |f (x)|p dx si 1 ≤ p < ∞, kf k∞ = sup ess|f (x)| sont des normes.
Ω x∈Ω
7. Soit l’espace des suites complexes p− sommables
X
lp (C) = {x = (xn ), xn ∈ C; |xn |p < ∞}, 1 ≤ p < ∞.
n≥1
Théorème 1.1
Sur un espace vectoriel de dimension finie, toutes les normes sont équivalentes.
Démonstration.
(Voir [5] page 133).
Définition 1.4.
B(x0 , r) = {x ∈ E : kx − x0 k ≤ r}.
S(x0 , r) = {x ∈ E : kx − x0 k = r}
Remarque 1.4.
Autrement dit
Exemple 1.4.
fn (x) = xn .
Proposition 1.1
Soient (xn ) et (yn ) deux suites d’un espace vectoriel normé (E, k . k) convergeant
respectivement vers x0 et y0 .
Soit (λn ) une suite de K convergeant vers λ0 .
Les propriétés suivantes sont vérifiées :
1. Tout voisinage de x0 contient tous les termes de (xn ) sauf peut être un nombre fini
d’entre eux.
2. La limite x0 est unique.
Proposition 1.2
Définition 1.6.
1. Une suite (xn ) d’un espace métrique (E, d) est dite suite de Cauchy si :
2. Un espace métrique est dit complet si toute suite de Cauchy est convergente.
3. Un espace vectoriel normé complet est appelé espace de Banach .
Exemple 1.5.
Dans un espace de Banach, une suite est convergente si et seulement si elle est de
Cauchy.
Exemple 1.6.
1. L’espace E = C([a, b]) = l’espace des fonctions numériques continues sur [a, b] est
de Banach pour la norme de convergence uniforme kf k∞ = sup | f (x) |.
a≤x≤b
la convergence de (fn ) vers f dans E signifie que
C’est à dire que la suite de fonctions continues (fn ) telle que fn : [a, b] → R converge
uniformément sur [a, b] vers la fonction f : [a, b] → R.
2. Tout espace vectoriel normé de dimension fini est un espace de Banach.
3. Tout espace de Hilbert est aussi un espace de Banach.
kf k∞ = sup kf (x)kE ,
x∈M
Définition 1.8.
T : D(T ) ⊂ E −→ F,
Remarque 1.5.
Définition 1.9.
Im(T ) = {T x : x ∈ E},
et le noyau de T par
Ker(T ) = {x ∈ E : T x = 0}.
Définition 1.10.
Exemple 1.7.
Proposition 1.3
Théorème 1.2
2. T est continu en 0.
kT xkF
kT k = kT kL(E,F ) = sup kT xkF = sup kT xkF = sup . (1.3)
kxkE ≤1 kxkE =1 x6=0 kxkE
Remarque 1.6.
n o
kT k = inf C > 0 : kT xkF ≤ CkxkE , ∀x ∈ E .
Remarque 1.7.
Le nombre défini dans (1.3) vérifie les trois propriétés de la norme. En effet :
1. Montrons que kT k = 0 ⇐⇒ T = 0.
- Supposons que kT k = 0 et montrons que T = 0.
D’après la proposition (1.3), on a ∀x ∈ E : 0 ≤ kT xkF ≤ kT kkxkE , alors on
conclut que kT xkF = 0, ce qui implique T x = 0. Comme x est quelconque dans E
on en déduit que T = 0.
- Réciproquement, supposons que T = 0 et montrons que kT k = 0.
Si T = 0, alors ∀x ∈ E : T x = 0. Donc kT k = sup kT xkF = 0.
kxkE ≤1
sup kT xkF
kxkE ≤1
=| λ | kT k.
Exemple 1.8.
Exemple 1.9.
kf k∞ = sup |f (x)|.
0≤x≤1
Proposition 1.4
Si (F, [Link] ) est un espace de Banach, alors (L(E, F ), k.k) est un espace de Banach.
Démonstration.
|T x|
kT k = kT kE 0 = sup = sup |T x| = sup |T x|. (1.7)
x6=0 kxkE kxk≤1 kxk=1
Remarque 1.8.
E 0 = L(E, K). Comme K est un espace de Banach, alors en vertu de la proposition (1.4),
E 0 est un espace de Banach muni de sa norme duale définie dans (1.7).
Théorème 1.3
Un opérateur linéaire T de domaine D(T ) est borné si et seulement s’il est continu.
Démonstration.
1. Supposons que T est continu en 0, alors il existe δ > 0 tel que kT xk < 1, pour x ∈ D(T )
avec kxk ≤ δ. Ainsi
1
kT k ≤ .
δ
D’où T est borné.
2. Supposons que T est borné.
Alors,
kT x − T yk ≤ kT k kx − yk.
Par conséquent T est continu.
Définition 1.13.
k T x kF ≤ C k x kE , ∀x ∈ E.
Exemple 1.10.
k f k= sup |f (x)|.
x∈[0,1]
On définit sur l’espace de Banach E, k . k un opérateur linéaire A par :
n o
D(A) = f ∈ C 2 [0, 1] ; f (0) = f 0 (0) = 0 et A(f ) = f 00 + f .
Définition 1.15.
On dit qu’un espace vectoriel E est de dimension infinie si pour tout entier naturel n
il existe une famille libre de n éléments dans E.
Exemple 1.11.
Soient a, b ∈ R.
1. Les espace C([a, b]) et C k ([a, b]) sont de dimension infinie.
2. Les espaces Lp ([a, b]) sont de dimension infinie.
Théorème 1.4
Démonstration.
L’unicité de A.
e
Supposons qu’ils existent A e2 linéaires continus de E dans F tels que A
e1 , A e1 =A
e2 .
D(A) D(A)
Montrons que A e2 c’est-à-dire que A
e1 = A e2 x, pour tout x ∈ E.
e1 x = A
Montrons par l’absurde. Supposons que ∃x0 ∈ E tel que
e1 x0 6= A
A e2 x0 . (1.8)
D’après l’hypothèse, on a D(A) = E. Alors il existe une suite (xn )n∈N ⊂ D(A) telle que
xn −→ x0 quand n −→ +∞.
On a :
Ae1 xn −→ A
e1 x0 quand n −→ +∞ (puisque A e1 est continu)
e2 xn −→ A
A e2 x0 quand n −→ +∞(puisqueA
e2 est continu)).
D’où,
A
e1 x0 = A
e2 x0 ,
Ax e lim xn ) = lim Ax
e = A( e n = lim Axn (puisque A
e = A).
n→+∞ n→+∞ n→+∞ D(A)
D’autre part on a :
kAxp − Axq k ≤ kAkL(D(A),F ) kxp − xq kE .
Donc (Axn )n∈N est de Cauchy dans F .
Comme F est de Banach, alors lim Axn existe.
n→+∞
On pose,
e ∈ F.
lim Axn = Ax
n→+∞
Maintenant on montre que lim Axn ne dépend que de x (ne dépend pas de xn ).
n→+∞
Soit (x0n )n∈N ⊂ D(A) telle que :
et on montre que y = y 0 .
On a :
ky − y 0 k ≤ ky − Axn k + kAxn − Ax0n k + kAx0n − y 0 k ≤ kAk kxn − x0n k.
car,
lim ky−Axn k = lim kAx0n −y 0 k = 0 et kAxn −Ax0n k ≤ kAk kxn −x0n k (puisque A est linéaire continu).
n→+∞ n→+∞
Plus de ça, on a :
D’où,
y = y0.
e ∈ L(E, F ).
Maintenant, montrons que A
On a :
lim Axn = Ax.
e
n→+∞
∃ C > 0 : kAxk
e F ≤ CkxkE , pour tout x ∈ E.
Soit x ∈ E. Alors il existe une suite (xn ) ⊂ D(A) telle que lim xn = x.
n→+∞
On a :
kAxk
e F = k lim Axn k = lim kAxn kF ≤ lim (kAkL(D(A),F ) kxn kE = kAkL(D(A),F ) lim kxn k =
n→+∞ n→+∞ n→+∞ n→+∞
kAkL(D(A),F ) kxk, (C = kAkL(D(A),F ) ).
D’où
kAxk
e F ≤ kAkL(D(A),F ) kxk. (1.9)
kAkL(D(A),F ) ≤ kAk
e L(E,F ) (1.11)
kAk
e L(E,F ) = kAkL(D(A),F ) .
Proposition 1.5
Définition 1.16.
Remarque 1.9.
Exemple 1.12.
On considère l’espace
+∞
X
2
E = l (N, R) = {x = (xn )n∈N : |xn |2 < +∞},
n=0
On a kT xk = kxk pour tout x ∈ l2 . Alors T est une isométrie donc continu, c’est à dire
que T ∈ L(E).
L’opérateur T admet un inverse S à gauche (car T est injectif) défini par :
car ST = IdE . Mais T n’a pas d’inverse à droite (car T n’est pas surjectif).
Proposition 1.6
Démonstration.
Comme la suite (yn ) est de Cauchy, alors la suite (xn ) est de Cauchy dans l’espace de
Banach E. Donc (xn ) est convergente vers x ∈ E.
Puisque T ∈ L(E, F ), alors yn = T xn → T x ∈ F quand n → +∞. D’où F est un espace
de Banach.
3. Montrons que c) =⇒ a). Cette implication découle du corollaire 4.2 (chapitre 4) [théo-
rème d’isomorphisme de Banach].
Corollaire 1.1.
Soient E, F deux espaces de Banach et T ∈ L(E, F ). Alors les propriétés suivantes sont équi-
valentes,
a) ∃C > 0 : ∀x ∈ E on a kT xk ≥ Ckxk.
b) T est injectif et Im(T ) est fermée dans F .
Démonstration.
Alors T est bijectif de E dans Im(T ) qui est de Banach, alors d’après la proposition 1.6 on a :
∃C > 0 : ∀x ∈ E, kT xk ≥ Ckxk.
Corollaire 1.2.
fermée dans F .
Alors on a :
Im(T ) = Im(T ) = F.
Donc, T est surjectif et donc inversible.
Montrons que b) =⇒ a).
Supposons que b) est satisfaite.
On a :
F = Im(T ) ⊂ Im(T ) ⊂ F.
Alors,
Im(T ) = Im(T ) = F.
Donc d’après le corollaire 2.1 on a le résultat.
Proposition 1.7
Démonstration.
+∞
X
Comme kT k < 1, alors on conclut que la série T n est normalement convergente.
n=0
Puisque l’espace E est de Banach, alors L(E) = L(E, E) est de Banach aussi.
+∞
X
Par conséquent la série T n est convergente.
n=0
On pose :
+∞
X
S= T n.
n=0
De plus, on a :
+∞
X +∞
X
S(I − T ) = S − ST = Tn − T n+1 = T 0 = I. (1.12)
n=0 n=0
De même, on a :
+∞
X +∞
X
(I − T )S = S − T S = Tn − T n+1 = T 0 = I. (1.13)
n=0 n=0
1.4 Exercices
Exercice 1.1.
Exercice 1.2.
Exercice 1.3.
On considère
nles espaces : o
C [−1, 1] = f : [−1, 1] −→ R, f est continue .
n o
C 1 [−1, 1] = f : [−1, 1] −→ R, f est dérivable et f 0 est continue .
n Z 1 o
2
L [−1, 1] = f : [−1, 1] −→ R, f est mesurable et | f (x) |2 dx < +∞ .
−1
Dans les cas suivants, montrer que l’opérateurZT est linéaire continu et calculer k T k :
x
a) T : C [−1, 1] −→ C [−1, 1] , T f (x) = f (t) dt.
−1
b) T : C [−1, 1] −→ C [−1, 1] , T f (x) = f (x).
c) T : C [−1, 1] −→ C [−1, 1] , T f (x) = x2 f (−1).
d) T : C [−1, 1] −→ C [−1, 1] , T f (x) = f (x2 ).
e) T : C 1 [a, b] −→ C [a, b] , T f (x) = f 0 (x).
Z 1
2 2
f) T : L [−1, 1] −→ L [−1, 1] , T f (x) = x f (t) dt.
−1
Exercice 1.4.
Exercice 1.5.
∀x ∈ E : kT xk ≥ Ckxk.
Exercice 1.6.
Soit l’espace E = C 0 [0, 1] muni de la norme
kf k = sup | f (x) |.
x∈[0,1]
S(f ) = xf (x).
Exercice 1.7.
Onnconsidère l’espace : o
G = x = (xn ), xn ∈ R et xn → 0 muni de la norme :
kxk = sup | xn |.
n≥1
+∞
X xk
g(x) = .
2k−1
k=1
Exercice 1.8.
| x |≥ n1 ,
0 si
fn (x) = 2
n − n |x| si | x |≤ n1 .
1. Montrer que Tn ∈ L L1 (R) (c’est à dire que Tn : L1 (R) → L1 (R) est linéaire
continu) et que k Tn k 1
≤ 1, ∀n ∈ N∗ .
L L (R)
Exercice 1.9.
Soit H l’espace vectoriel sur C formé des suites complexes x = (xn ) qui vérifient la
condition :
+∞
X
|xn |2 < +∞.
n=1
+∞
X 1
2
On munit H par la norme : kxk = |xn |2 .
n=1
1. On considère le sous-espace vectoriel E formé par les suites à support fini, c’est à dire :
x ∈ E ⇐⇒ x ∈ H et ∃Nx ∈ N∗ : xn = 0 ∀n ≥ Nx .
Exercice 1.10.
Exercice 1.11.
Soit 1 ≤ p < ∞.
On considère l’espace
n Z 1 o
Lp [0, 1] = f : [0, 1] −→ R, f mesurable et |f (x)|p dx < +∞
0
muni de la norme,
Z 1 1
p p
kf k = |f (t)| dt .
0
Soit l’opérateur T, D(T ) défini par :
n o
D(T ) = f ∈ C [0, 1] , f 0 ∈ Lp [0, 1] , f (0) = 0 et T f = f 0 ,
où C [0, 1] est l’espace des fonctions continues de [0, 1] dans R, muni de la norme de la
convergence uniforme,
kf k∞ = sup |f (t)|.
0≤t≤1
1
1. Montrer que T est non borné. ( On peut utiliser la suite fn (t) = n p tn ).
Exercice 1.12.
Exercice 1.13.
et la norme induite,
+∞
X 1
2
kxk = |xn |2 .
n=1
Exercice 1.14.
muni de la norme,
+∞
X
kxk = |xn |.
n=1
Exercice 1.15.
Soit
n +∞
X o
2
E = l (N, C) = x = (xn )n∈N∗ : xn ∈ C, |xn |2 < +∞ ,
n=1
muni de la norme,
+∞
X 1
2
kxk = |xn |2 .
n=1
On considère (λn )n∈N∗ une suite bornée des nombres complexes et M = sup |λn |.
n∈N∗
On définit l’opérateur T : l2 −→ l2 par :
Exercice 1.16.
Exercice 1.17.
Soit E = C [0, 1] muni de la norme k.k∞ et pour f ∈ E, on définit l’opérateur T
par : Z x
T f (x) = K(x, t)f (t) dt, où k(., .) ∈ C [0, 1] × [0, 1] .
0
Soit M = sup |K(x, t)|.
0≤x,t≤1
1) Montrer que T ∈ L(E).
2) - Montrer que :
Mn n
∀n ∈ N∗ : |T n f (x)| ≤ x kf k∞ .
n!
- En déduire que :
Mn
∀n ∈ N∗ : kT n k ≤ .
n!
∈ N∗ : kT n k ≤ 1.
ii) En déduire que : ∀n X
(2) Calculer la somme T n.
n≥1
(3) Soit g ∈ E. Résoudre l’équation (I − T )f = g.
Exercice 1.19.
Soit l’opérateur T : C 1 [0, 1] −→ C [0, 1] défini par :
T f (x) = f 0 (x).
Exercice 1.20.
Soit l’opérateur A : C [0, 1] −→ C [0, 1] défini par :
Z x
Af (x) = f (t) dt.
0
Exercice 1.21.
On définit un opérateur A : C [0, 1] −→ C [0, 1] par :
Z 1
Af (x) = f (x) + ex+y f (y) dy.
0
Exercice 1.22.
Exercice 1.23.
Soit H un espace de Hilbert sur R muni d’un produit scalaire (., .) et la norme induite
k . k, avec ∀x ∈ H :< x, x >=k x k2 .
Soit A ∈ L(H) = L(H, H) et M ∈]0, ∞[ et qui vérifie
k A(x) k≥ M k x k, ∀x ∈ H.
1. Montrer que A(H) est fermée. On rappelle que A(H) = Im(A) .
⊥
2. Montrer que A(H) = {0}.
- En déduire que A est surjectif.
1
3. Montrer que A est un isomorphisme de H dans H et que k A−1 k≤ .
M
Exercice 1.24.
On considère
nles espaces suivants : o
C [−1, 1] = f : [−1, 1] −→ R, f est continue .
n o
C 1 [−1, 1] = f : [−1, 1] −→ R, f est continue .
n Z 1 o
1
L [−1, 1] = f : [−1, 1] −→ R, f est mesurable et | f (x) | dx < +∞ .
n Z−1
1 o
L2 [−1, 1] = f : [−1, 1] −→ R, f est mesurable et | f (x) |2 dx < +∞ .
−1
Dans les cas suivants, montrer que T : E −→ C est une forme linéaire continue (T ∈ E 0 )
puis calculer sa norme kT k :
Z 1
1) E = C [−1, 1] et T f = xf (x) dx.
Z 1−1
2) E = C 1 [−1, 1] et T f = xf (x) dx.
0
Z 1
3) E = L1 [−1, 1] et T f = xf (x) dx.
−1
Z 1
4) E = L2 [−1, 1] et T f = xf (x) dx.
Z 1−1
1
2
5) E = L [0, 1] et T f = x− 3 f (x) dx.
0
6) E = l2 et T x = x1 + x2 avec x = (x1 , x2 , ....., xn , .......) ∈ l2 .
+∞
X xk
7) E = l2 et T x = , avec x = (x1 , x2 , ....., xn , .......) ∈ l2 .
k
k=1
+∞
X xk
8) E = l1 et T x = , avec x = (x1 , x2 , ....., xn , .......) ∈ l1 .
k
k=1
Exercice 1.25.
On considère l’espace E = C [−1, 1] muni de la norme k . k∞ et on définit sur E
l’opérateur T .
- Montrer dans tout les cas suivants que T est linéaire continu et calculer kT k :
1
1) T f = f (−1) + f (1) .
3
2) T f = 2 f (1) + f (0) .
1
3) T f = f (ε) + f (−ε) − 2f (0) , ε ∈ [−1, 1].
Z2ε 1
4) T f = f (t) dt.
0
Z 1
5) T f = f (t) dt − f (0).
Z0 1
6) T f = f (t) dt − f (0).
Z−1
0 Z 1
7) T f = f (t) dt − f (t) dt.
−1 0
Exercice 1.26.
T f = xf.
Exercice 1.27.
Exercice 1.28.
On munit E de la norme :
1. Montrer que f ∈ E 0 . √
2. Montrer que k f kE 0 = 2.
Exercice 1.29.
On considère
l’espace
n : o
1 f 0 ∈ C [−1, 1], R
E = C [−1, 1] = f ∈ C [−1, 1], R , muni de la norme :
A : E → R, A(f ) = −f 0 (0).
1. Montrer que A ∈ E 0 .
2. On munit le même espace E défini ci-dessus de la norme
k f k∞ = sup |f (x)|.
x∈[−1,1]
Exercice 1.30.
Soit l’espace E = C 1 ([0, 1]) l’espace des applications de [0, 1] dans R de classe C 1 sur
[0, 1], muni de la norme de la convergence uniforme sur [0, 1] :
Soit, n o
M = u ∈ C 1 ([0, 1]) : u(0) = u(1) = 0 .
∀x ∈ [a, b] : g(x) ≥ α.
- En déduire que G(u) = 0, ∀u ∈ M ⇐⇒ (g = 0).
Exercice 1.31.
+∞
X
(x, y) = (1 + n2 )xn yn .
n=0
M = sup | an | .
n≥0
Exercice 1.32.
muni de la norme,
+∞
X
k x k= |xn |.
n=1
An (x) = xn .
Exercice 1.33.
Exercice 1.34.
2.1 Introduction
Soient (E, k . kE ), (F, k . kF ) deux espaces vectoriels normés et M ⊂ E un sous-espace
vectoriel normé de E et soit f : E −→ F une application linéaire continue.
Supposons que M = E. Dans ce cas et d’après le théorème (1.4) du prolongement d’une
application linéaire continue, il existe une unique application fe ∈ L(E, F ) un prolongement
de f qui vérifie fe |M = f et k fe k=k f k. Mais dans le cas où M n’est pas dense dans
E (M 6= E), en général il n’existe pas un prolongement fe de f sur E tout entier, sauf dans
le cas où F = R ou F = C, il existe un prolongement fe de f mais n’est pas unique ce qui
l’annonce le théorème de Hahn-Banach.
Donc le théorème de Hahn-Banach est une généralisation du théorème du prolongement
d’une application linéaire continue, c’est un outil puissant, fondamental et utile dans l’analyse
fonctionnelle. Il admet deux formes. la première dite analytique, assure le prolongement
avec conservation de la norme d’une forme linéaire continue définie sur un sous-espace d’un
espace vectoriel normé tout entier, et le lemme de Zorn est un des piliers pour démontrer la
forme analytique du théorème de Hahn-Banach, et la deuxième dite géométrique, permet
de séparer strictement un ensemble convexe fermé d’un ensemble compact fermé par un
hyperplan fermé.
Le théorème de Hahn-Banach dû aux deux mathématiciens sont, l’autrichien Hans Hahn
(1897-1934) et le polonais Stefan Banach (1892-1945).
1) p(λx) = |λ|p(x), ∀x ∈ E, ∀λ ∈ K.
Remarque 2.1.
Exemple 2.1.
E = C 0 (Ω) = {f : Ω → C, f continue}.
PS (f ) = sup |f (x)|.
x∈S
PS est bien définie car f est continue sur un compact, donc elle atteint sa borne supérieure.
PS est une semi-norme sur E.
On remarque que l’implication PS (f ) = 0 ⇒ f = 0 n’est pas satisfaite car f 6= 0 sur S.
Définition 2.2.
∀a, b ∈ B, on a : (a ≤ b) ou (b ≤ a).
∀x ∈ B : x ≤ m.
4) Ensemble inductif :
On dit que A est inductif si tout sous-ensemble totalement ordonné admet un majorant.
Théorème 2.1
∀x ∈ G : g(x) ≤ p(x),
où p est l’application définie dans la définition 2.1 avec λ > 0 dans cette définition.
Alors il existe un prolongement f de g tel que :
1. f : E → R.
2. f est linéaire.
3. ∀x ∈ G : f (x) ≤ g(x).
4. ∀x ∈ E : f (x) ≤ p(x).
Démonstration.
On définit :
[
D(h) = D(hi ) et h(x) = hi (x) si x ∈ D(hi ).
i∈I
[
Comme D(h) = D(hi ), alors,
i∈I
k : D(k) → R,
et vérifie :
• k est linéaire.
• ∀x ∈ G : k(x) = g(x).
• ∀x ∈ D(k) : k(x) ≤ p(x).
Montrons maintenant que E = D(k).
Montrons par l’absurde. Supposons que E 6= D(k). C’est à dire que D(k) E.
Alors ∃x0 ∈ E\D(k). On pose L = [x0 ] (l’ensemble engendré par x0 ).
et M = D(k) + L ⊂ E.
On a M est un sous-espace vectoriel de E, et M 6= D(k) car x0 ∈
/ D(k) et D(k) M.
On construit une application m telle que :
D’où,
k(y) − α0 ≤ p(y − x0 ), pour tout y ∈ D(k). (2.4)
En vertu de (2.3) et (2.4), on conclut que :
D’où
k(y) − p(y − x0 ) ≤ p(x + x0 ) − k(x), ∀x ∈ D(k), ∀y ∈ D(k).
1) x est fixé.
On a :
D(k) ⊂ D(k) + [x0 ] = D(m) et m(x + λx0 ) = k(x) + λα0 .
Donc,
λ = 0 : x ∈ D(k) ⇒ m(x) = k(x).
D’où la contradiction car k est un élément maximal (ce qui contredit la maximalité de k).
Alors,
D(k) = E.
Corollaire 2.1.
kf kE 0 = kgkG0 .
Démonstration.
kf kE 0 = sup |hf, xi| ≥ sup |hf, xi| = sup |hg, xi| = kgkG0 .
x∈E,kxk≤1 x∈G,kxk≤1 x∈G,kxk≤1
Donc,
kf k ≥ kgkG0 . (2.6)
De (2.5) et (2.6), on conclut que
kf kE 0 = kgkG0 .
Corollaire 2.2.
Soit E un espace vectoriel normé. Alors pour tout x0 ∈ E et x0 6= 0, il existe f ∈ E 0 tel que
hf, x0 i = kx0 k2 et kf k = kx0 k.
Démonstration.
Montrons que g ∈ G0 .
La linéarité de g :
Soient α, β ∈ R, et x, y ∈ E avec x = λ1 x0 et y = λ2 x0 .
g(αx + βy) = αλ1 kx0 k2 + βλ2 kx0 k2 = αg(x) + βg(y).
La continuité de g :
|g(x)| = |λ|kx0 k2 = (kλx0 k)kx0 k = kx0 kkxk.
D’où g est continu et on a :
kgkG0 ≤ kx0 k.
|hg, xi| |hg, λx0 i| |λ|kx0 k2
kgk = sup |hg, xi| = sup = sup = sup = kx0 k.
x∈G,kxk≤1 x∈G,x6=0 kxk λ∈K∗ kλx0 k λ∈K∗ |λ|kx0 k
D’où
kgk = kx0 k.
∀x ∈ G : f (x) = g(x) ⇒ f (x0 ) = kx0 k2 ,
car,
f (λx0 ) = λkx0 k2 ⇒ λf (x0 ) = λkx0 k2 ⇒ f (x0 ) = kx0 k2 .
Corollaire 2.3.
Démonstration.
Donc on prend le sup dans les deux membres pour la dernière inégalité, on obtient
D’autre part on a :
f 1 kxk2
|hfe, xi| = |h , xi| = |hf, xi| = = kxk.
kxk kxk kxk
Donc,
kxk = |hfe, xi| ≤ sup |hf, xi|. (2.8)
f ∈E 0 ,kf kE 0 ≤1
Corollaire 2.4.
Démonstration.
Corollaire 2.5.
On a x0 ∈ E\M .
On pose,
G = M + Rx0 .
Soit g : G → R .
Utilisons le théorème de Hahn-Banach.
On choisit g comme suit :
•g(m) = 0 avec m ∈ M .
•g(x0 ) = 1
•g(m + λx0 ) = λ.
D’où,
g = 0 et g 6= 0 car hg, x0 i = 1.
M
- Il est clair que g est linéaire.
- On montre que g est continue :
On a :
|g(x)| = |g(m + λx0 )| = |λ|.
D’autre part, on a :
m m
∀x ∈ G : kxk = km+λx0 k = |λ|k +x0 k = |λ|k− −x0 k = |λ|ky−x0 k ≥ |λ| inf ky−x0 k = |λ|d.
λ λ y∈M
Donc,
kxk ≥ |λ|d.
D’où,
1
|λ| ≤ kxk.
d
Ce qui signifie que :
1
|g(x)| ≤ kxk,
d
et on a :
1
kgk ≤ .
d
1
Montrons que kgk = .
d
On a :
|hg, m + λx0 i| |λ| 1 1
kgk = sup = sup = sup m = sup −m =
m∈M,λ∈K km + λx0 k m∈M,λ∈K km + λx0 k m∈M,λ∈K k λ + x0 k m∈M,λ∈K k λ − x0 k
1 1 1 1
sup = = = .
x∈M kx − x 0 k inf kx − x 0 k d(x0 , M ) d
x∈M
En vertu du théorème de Hahn-Banach, il existe f ∈ E 0 telle que :
1
f = g et kf k = kgk = ,
G d
Théorème 2.2
Démonstration.
Définition 2.3.
Remarque 2.2.
Définition 2.4.
Définition 2.5.
Théorème 2.3
H est fermé ⇐⇒ f est continue .
Démonstration.
On a
f (x) < α, ∀x ∈ B(x0 , r). (2.10)
Soit x1 ∈ B(x0 , r) et on suppose que f (x1 ) > α.
On a :
{x1 = (1 − t)x0 + tx1 : t ∈ [0, 1] ⊂ B(x0 , r)},
Démonstration.
i) Soit M un sous-ensemble ouvert, convexe non vide de E tel que 0 ∈ M , c’est à dire que
(M contient l’origine).
Soit p : E → [0, +∞[ la fonction définie par :
x
p(x) = inf{β > 0, ∈ M }, pour tout x ∈ E. (2.11)
β
Supposons que p possède la propriété suivante :
Alors,
1
0 ≤ p(x) ≤ Ckxk, ∀x ∈ E, avec C = .
r
Soit x ∈ M , alors comme M est un ouvert, il existe δ > 0 tel que (1 + δ)x ∈ M .
Ainsi,
x 1
p(x) = inf{β > 0; ∈ M } ≤ < 1.
β 1+δ
Réciproquement :
Soit x ∈ E tel que p(x) < 1.
Alors,
x
∃ 0 < β < 1 tel que : ∈ M.
β
Comme M est convexe et 0 ∈ M , alors
x
x = (β + (1 − β)0) ∈ M.
β
Par conséquent
M = {x ∈ E : p(x) < 1}.
On a ∀α > 0 et ∀x ∈ E,
αx αx x
p(αx) = inf{βe > 0, ∈ M } = inf{αβ >, = ∈ M } = αp(x).
β αβ β
En outre, p(0) = 0.
Ainsi
p(αx) = αp(x), ∀α ≥ 0 et ∀x ∈ E. (2.12)
Finalement, soient x, y ∈ E et ε > 0, alors d’après la propriété (2.12), on a
x p(x)
p( )= < 1.
p(x) + ε p(x) + ε
Donc
x y
∈ M et ∈ M.
p(x) + ε p(y) + ε
Comme M est convexe, alors
µ 1−µ
x+ ∈ M, ∀ 0 < µ < 1.
p(x) + ε p(y) + ε
On choisit
p(x) + ε
µ= ∈ M,
p(x) + p(y) + ε
alors,
1
(x + y) ∈ M.
p(x) + p(y) + 2ε
Par conséquent,
p(x + y) < p(x) + p(y) + 2ε.
Ainsi,
p(x + y) ≤ p(x) + p(y), ∀ε > 0. (2.13)
Ce qui montre que p est sous-linéaire.
ii) Soit M un sous-ensemble ouvert non vide, convexe de E, et y0 ∈ / M.
Alors,
∃f ∈ E 0 : f (x) < f (y0 ), pour tout x ∈ M.
Supposons que 0 ∈ M .
Soit p : E → [0, +∞[ est définie comme (2.11).
Soit F = Span{y0 }, (y0 6= 0 car 0 ∈ M et y0 ∈/ M ).
Soit
f0 : F → R,
l’application définie par :
f0 (αy0 ) = α, ∀α ∈ R.
Alors,
f0 (y) ≤ p(y), ∀y ∈ F,
et
f0 (αy0 ) = α ≤ αp(y0 ) = p(αy0 ), pour tout α ≥ 0,
(d’après i), p(y0 ) ≥ 1 car y0 ∈
/ M ), et
De plus, l’inégalité p(x) ≤ Ckxk pour tout x ∈ E établie dans i) implique que :
Ainsi
| f (x) |≤ C k x k, ∀x ∈ E,
c’est à dire que f est continue.
Donc f ∈ E 0 .
De plus, on a :
g(x) ≤ p(x) < 1 = f0 (y0 ) = f (y), pour tout x ∈ M,
(d’après i) p(x) < 1 pour tout x ∈ M ). Ainsi l’assertion est prouvée si 0 ∈ M .
Dans la suite, supposons que 0 ∈ / M.
On choisit un certain x0 ∈ M et on pose :
n o
f = x − x0 ∈ E; x ∈ M et ye0 = y0 − x0 .
M (2.14)
Comme 0 ∈ M
f et ye0 ∈
/Mf, alors en vertu (2.14) on conclut qu’il existe f ∈ E 0 telle que :
f (e
x) < f (e e∈M
y0 ), pour tout x f.
On a M est un ouvert car il est union des ouverts, et M est aussi convexe. En effet :
Soit zi = xi − yi ∈ C avec xi ∈ A et yi ∈ B pour i = 1, 2.
Comme
µx1 + (1 − µ)x2 ∈ A et µy1 + (1 − µ)y2 ∈ B pour tout 0 < µ < 1,
µz1 + (1 − µ)z2 = [µx1 + (1 − µ)x2 ] − [µy1 + (1 − µ)y2 ] ∈ M, pour tout 0 < µ < 1.
Par conséquent,
Soit E un espace vectoriel réel et Soient A et K deux sous-ensembles non vides, tels
que :
1) A est fermé et convexe.
2) K est compact et convexe tel que A ∩ K = ∅.
Alors il existe f ∈ E 0 , f 6= 0, γ ∈ R et δ > 0 tels que :
Démonstration.
Alors les deux ensembles Ar et Kr sont ouverts non vides et convexes. De plus, il existe r0 > 0
tel que
.
Ar ∩ Kr = ∅ pour tout r ≤ r0 . (2.15)
On montre (2.15) par l’absurde.
Supposons qu’il existe xn ∈ A et yn ∈ K, n ≥ 1 tels que :
Comme l’ensemble K est compact, alors il existe une sous-suite (ynk ) qui converge dans K.
Donc la sous-suite (xnk ) converge aussi dans E et lim xnk ∈ A car A est fermé.
k→+∞
Ainsi lim xnk = lim ynk ∈ A ∩ K. Ce qui contredit le fait que A ∩ B = ∅.
k→+∞ k→+∞
Donc d’après le théorème 2.4, les deux ensembles Ar0 et Br0 sont séparés par un hyperplan,
c’est-à-dire qu’il existe f ∈ E 0 , f 6= 0 et γ ∈ R tels que :
Ainsi
f (x)+r0 klk = f (x)+ sup l(v) ≤ γ ≤ f (y)+ inf f (w) = f (y)−r0 kf k pour tout x ∈ A, y ∈ B.
kvk=r0 kwk=r0
Corollaire 2.6.
Démonstration.
hf, xi = 0, ∀x ∈ M.
Remarque 2.3.
L’intérêt du corollaire 2.6 est qu’on l’utilise pour montrer qu’un sous espace vectoriel
M de E est dense dans E (c’est à dire que M = E).
Et pour cela on utilise le résultat suivant :
M = E ⇔ M ⊥ = {0} où M ⊥ = {f ∈ E 0 : hf, xi = 0 ∀x ∈ M }.
2.4 Exercices
Exercice 2.1.
1. On considère L’espace de Banach L∞ (0, 1) muni de la norme k . k∞ , définie par :
k f k∞ = sup |f (t)|,
x∈t∈[0,1]
et le sous-espace C [0, 1] formé des fonctions
continues.
a) Montrer que l’opérateur T : C [0, 1] −→ R, défini par :
T (f ) = f (1)
si 0 ≤ t ≤ 1 − n1 ,
0
fn (t) =
nt − (n − 1) si 1 − n1 ≤ t ≤ 1.
Exercice 2.2.
Soit E un espace de Banach réel.
Soit x ∈ E, x 6= 0.
- Montrer qu’il existe T ∈ E 0 tel que T x =k x kE et k T kE 0 = 1.
Indication : On peut définir T sur la droite engendrée par x et puis on utilise le théorème
de prolongement de Hahn-Banach.
Exercice 2.3.
Soit E un espace de Banach sur R et E 0 son dual topologique . Soit x ∈ E tel que x 6= 0.
1. Montrer qu’il existe f ∈ E 0 telle que kf kE 0 = 1 et f (x) = kxkE .
2. Soit F un espace de Banach sur R tel que F est réflexif et g ∈ F 0 . Montrer qu’il existe
y ∈ F , y 6= 0 tel que :
g(y) = kykF kgkF 0 .
3. Soit G = x = (xn )n≥1 , xn ∈ R, xn → 0 .
On munit G de la norme,
kxk = sup | xn | .
n≥1
g(x) = 2 k x kG .
Exercice 2.4.
Soient E un espace de Banach sur R et M un sous-espace vectoriel de E et x ∈ E.
Montrer que :
x∈/ M ⇐⇒ ∃f ∈ E 0 tel que f (x) 6= 0 et f (y) = 0, ∀y ∈ M .
Exercice 2.5.
Soit E un espace vectoriel normé et soient x, y ∈ E tels que x 6= y.
Montrer qu’il existe f ∈ E 0 telle que
hf, xi =
6 hf, yi.
Exercice 2.6.
Soit E un espace de Banach et (fn )n∈N une suite de E 0 .
On suppose que pour tout x ∈ E la limite lim fn (x) = f (x) existe.
n→+∞
- Montrer que f est une forme linéaire continue sue E, c’est à dire que f ∈ E 0 .
Exercice 2.7.
Soit E un espace vectoriel normé et soit une suite (fn )n∈N de E 0 .
On désigne par B E (0, 1) = {x ∈ E : kxk ≤ 1} la boule unité fermée de E.
- Montrer que :
(fn )n∈N est convergente dans E 0 ⇐⇒ la suite (hfn , xi)n∈N est uniformément convergente dans B E (0, 1).
Exercice 2.8.
Soit E un espace vectoriel normé et x0 ∈ E.
On suppose que pour tout f ∈ E 0 tel que kf kE 0 = 1, on a |hf, x0 i| ≤ 1.
- Montrer que kx0 kE ≤ 1.
Exercice 2.9.
Soit E un espace vectoriel normé et f ∈ E 0 et soit T ∈ L(E).
- Montrer que :
kT k = sup |hT x, f i|.
kxkE =1, kf kE 0 =1
Exercice 2.10.
Soit E un espacenvectoriel normé et M un sous-ensemble
o quelconque de E.
⊥ 0
On pose M = f ∈ E : hf, xi = 0, ∀x ∈ M .
1) Montrer que M ⊥ est un sous-espace vectoriel de E 0 .
2) Supposons que E est un espace de Hilbert.
- Que peut-on dire de M ⊥ ?
3) Soit M un sous-espace de E.
- Montrer que : n o
M = x ∈ E : hf, xi = 0, ∀f ∈ M ⊥ .
Exercice 2.11.
Soit E un espace vectoriel normé.
Supposons que x0 ∈ E tel que |f (x0 )| ≤ C (où C une constante positive ) , pour tout
f ∈ E 0 et kf k = 1.
- Montrer que kx0 k ≤ C.
Exercice 2.12.
Soit E un espace vectoriel normé et {f1 , f2 , ...., fp } ⊂ E 0 une famille libre.
- Montrer que l’application T : E → Cp définie par :
T x = f1 (x), f2 (x), ...., fp (x) ,
est surjective.
Exercice 2.13.
Soit E un espace vectoriel normé et M un sous-espace vectoriel normé de E.
1) Montrer que n o
M = ∩ ker(f ) : f ∈ E 0 et M ⊂ ker(f ) .
2) En déduire que M est dense dans E si et seulement si toute forme linéaire continue sur
E qui s’annule sur M s’annule sur E.
Exercice n
2.14. o
Soit E = f ∈ C([0, 1]) : f (0) = 0 muni de la norme kf k = sup |f (t)|.
0≤t≤1
On considère l’opérateur T : E → C défini par :
Z 1
T (f ) = f (t) dt.
0
Exercice 2.15.
Soit, n o
E = x = (xn )n∈N∗ : lim∗ xn = 0 ,
n∈N
Exercice 2.16.
Soit E un espace vectoriel normé et soit I un ensemble d’indices.
Soit (xi )i∈I ⊂ E et (αi )i∈I ⊂ R.
- Montrer que les deux assertions suivantes sont équivalentes :
1) Il existe f ∈ E 0 tel que f (xi ) = αi , ∀i ∈ I.
2) Il existe une constante C > 0 telle que ∀J ⊂ I, ∀(βi )i∈J ⊂ R, on a :
X X
| βi αi | ≤ Ck βi xi k.
i∈J i∈J
Exercice 2.17.
Soit E = Rn . On pose :
n o
L = x = (x1 , x2 , ...., xn ) ∈ Rn , xi > 0, ∀i = 1, 2, ...., n .
Exercice 2.18.
Soit E un espace vectoriel normé et f ∈ E 0 avec f 6= 0.
On considère l’hyperplan H d’équation [f = 0].
Le but de cet exercice est d’établir l’égalité suivante :
|hf, xi|
∀x ∈ E : d(x, H) = inf kx − yk = . (2.16)
y∈H kf k
1) vérifier que :
|hf, xi| ≤ kf k d(x, H), ∀x ∈ E.
hf, xi
2) Soit u ∈ E, u ∈
/ H ; en supposant que y = x − u ∈ H.
hf, ui
- Montrer que
|hf, xi|
d(x, H) ≤ kuk, ∀x ∈ E.
|hf, ui|
3) Démontrer (2.16).
Exercice 2.19.
Soit E = C [0, 1], C .
On désigne par E1 l’espace E muni de la norme
kf k∞ = sup |f (t)|,
0≤t≤1
Exercice 2.20.
Soit E un espace vectoriel normé et soit K une partie convexe de E avec 0 ∈ K.
On pose
n o
K1 = f ∈ E 0 : ∀x ∈ K : hf, xi ≤ 1 et
n o
K2 = y ∈ E : ∀f ∈ K1 : hf, yi ≤ 1 .
- Montrer que K = K2 .
Exercice 2.21.
Soit E = C [0, 1] muni de la norme de convergence uniforme kf k∞ = sup |f (x)|.
0≤x≤1
1) On pose : n o
X = f ∈ E : f (x) > 0, ∀x ∈ [0, 1] .
ϕ(g) ≤ α ≤ ϕ(f ), ∀f ∈ X, ∀g ∈ F.
Exercice 2.22.
Soit n o
S = f ∈ L∞ (R) : ∃ Ω un ouvert de R tel que f (x) = 0 p.p. x ∈ Ω .
Exercice 2.23.
On considère l’espace
n o
l∞ = x = (xn )n∈N , xn ∈ R et (xn ) est bornée .
T x = (x2 , x3 , ....).
1) Soit M le sous-espace vectoriel de l’espace réel l∞ formé par les vecteurs x − x̃ pour
x ∈ l∞ .
On note = (1, 1, 1, ....).
- Montrer que dis(, M ) = 1.
2) Montrer qu’il existe une forme linéaire continue L sur l∞ telle que :
Exercice 2.24.
1) Soit X un espace vectoriel normé.
On considère une forme linéaire T sur X.
- Montrer que : T est continue sur X ⇐⇒ ker(T ) est fermé .
2) Soit E un espace vectoriel sur R localement convexe et soit ϕ : E → R une forme
linéaire telle que ϕ 6= 0.
a) On suppose que H = ker ϕ est fermé dans E.
- Montrer qu’il existe ψ ∈ E 0 telle que ψ 6= 0 et ψ = 0 sur H.
(Indication : On utilise le théorème de Hahn-Banach forme géométrique, en séparant H
d’un point a ∈ E\H).
- Montrer que ϕ est continue.
b) Montrer que si ϕ n’est pas continue alors ker(ϕ) = E.
Exercice 2.25.
1) Soit E un espace de Banach réel et E 0 son dual.
Soient ϕ, ψ ∈ E 0 telles que kϕk = kψk = 1.
Soit ε > 0 tel que
|ϕ(x)| ≤ ε, ∀x ∈ ker ∩BE ,
où BE est la boule unité fermée de E.
a) On pose ϕ1 = ϕ |ker ψ (la restriction de ϕ sur ker ψ).
- En utilisant ϕ1 , montrer que :
Exercice 2.26.
Le but de cet exercice est de montrer qu’en dimension infinie, on ne peut pas séparer deux
convexes fermés.
Soit l’espace de Banach
n +∞
X o
1
l = x = (xn )n∈N ⊂ R tel que
∗ |xn | < +∞ ,
n=1
muni de la norme,
+∞
X
kxk = |xn |.
n=1
On considère
n les ensembles suivants : o
A = x = (xn )n∈N∗ ∈ l1 : ∀n ∈ N∗ : x2n = 0 et
n x2n−1 o
B = x = (xn )n∈N∗ ∈ l1 : ∀n ∈ N∗ : x2n = .
2n
1) Montrer que A et B sont deux sous-espaces fermés de l1 et que l1 = A + B.
2) Soit y = (yn )n∈N∗ ∈ l1 tel que
1
∀n ∈ N∗ : y2n−1 = 0 et y2n = .
2n
n o
- Montrer que y ∈
/ A + B et que si D = A − c = a − c, a ∈ A , on a D ∩ B = ∅.
- Montrer que D et B ne peuvent pas être séparés au sens large.
(Théorème de Baire)
Soit E un espace métrique complet \ ; si (Un )n∈N est une suite de parties ouvertes et
denses dans E, alors l’intersection Un est dense dans l’espace E.
n∈N
Démonstration.
Comme l’espace E est complet et que les ensembles Bn sont fermés, décroissants, non vides
et qu’aussi leur diamètre tend vers 0, on a
\
Bn 6= ∅.
n∈N
Par construction on a \ \
Bn ⊂ V ∩ Un .
n∈N n∈N
Théorème 3.2
(Théorème de Baire)
Soit (E, d) un espace métrique complet. Soit (Fn )n∈N une suite des sous-ensembles
fermés de E tels que F˚n = ∅ pour tout n ∈ N. Alors
[ ◦
Fn = ∅,
n∈N
[ ◦ [
où Fn est l’interieur de Fn .
n∈N n∈N
Démonstration.
c
F˚n = ∅ ⇔ E = Fnc = F˚n .
On pose :
On = Fnc .
On a On est dense dans E.
Soit \
O= On .
n≥0
On a : [ ◦
Fn = ∅ ⇔ O est dense dans E.
n∈N
˚
[ l’absurde. c’est-à-dire qu’on suppose que Fn = ∅ pour tout n ∈ N.
Montrons par
Comme E = Fn , alors d’après le théorème 3.2,
n∈N
[ ◦
Fn = ∅ = E̊ = E = ∅.
n∈N
Théorème 3.3
(Théorème de Banach-Steinhaus)
Soient (E, [Link] ) un espace de Banach et (F, [Link] ) un espace vectoriel normé quel-
conque.
On considère la famille d’opérateurs (Ai )i∈I telle que Ai ∈ L(E, F ), pour tout i ∈ I.
C’est-à-dire que :
On suppose que
∃ Cx > 0, ∀x ∈ E : sup kAi (x)kF ≤ Cx < +∞,
i∈I
alors,
∃ C > 0 : sup kAi kL(E,F ) ≤ C < +∞.
i∈I
Remarque 3.1.
Démonstration.
Rappels :
1. A : E → F est linéaire continu ⇔ ∃C > 0 : sup kAxkF ≤ C, ∀x ∈ E.
kxk≤1
Corollaire 3.2.
1. Comme la suite (An (x))n∈N est convergente dans F , alors elle est bornée. Donc,
Proposition 3.1
Démonstration.
3.3 Exercices
Exercice 3.1.
Soit l’espace,
muni de la norme :
kxk = sup |xn |.
n∈N∗
On considère l’espace,
+∞
X
l1 (R) = {y = (yn ), yn ∈ R, |yn | < +∞}.
n=0
Exercice 3.2.
et la norme induite
+∞
X 1
2
kxk = |xn |2 .
n=1
- Montrer que α ∈ l2 .
Exercice 3.3.
1) Soit
[ E un espace de Banach et (Fn )n∈N∗ une suite de fermés de E tels que
E= Fn .
n∈N∗ [
- Montrer que F˚n est un ouvert dense dans E.
n∈N∗ [
(Indication : On peut poser U = F˚n et on considère Gn = Fn ∩ (E \ U ).
n∈N∗
2) Soient E, F deux espaces de Banach et (fn )n∈N∗ une suite de fonctions continues de E
dans F .
Pour k ∈ N∗ et n ∈ N∗ , on pose :
1
Fk,n = {x ∈ E : ∀p, q ≥ n : kfp (x) − fq (x)k ≤ }.
k
- Montrer que Fk,n est fermé et que Uk = ∪n∈N∗ F˚ k,n et un ouvert dans E.
- En déduire que f est continue sur un ensemble dense dans E.
3) Soit f ∈ C(R) dérivable.
- Montrer que f 0 est continue sur une partie dense dans E.
Exercice 3.4.
muni de la norme,
+∞
X 1
p
kxk = |xn |2 .
n=1
1 1
Soit q l’exposant conjugué de p , c’est à dire que + = 1.
p q
- Montrer que α ∈ lq .
Exercice 3.5.
Soit l’espace,
n +∞
X
lp = x = (xn )n∈N : xn ∈ C, |xn |p < +∞},
n=0
muni de la norme
+∞
X 1
p
kxk = |xn |p .
n=0
1 1
On note q le conjugué de p (i.e + = 1).
p q
+∞
X
Soit a = (an )n∈N ⊂ R telle que la série an xn converge ∀x = (xn )n∈N ∈ lp .
n=0
- Montrer que a ∈ lq .
Exercice 3.6.
Exercice 3.7.
+∞
X
Soit x = (xn ) ⊂ C telle que la série xn yn soit convergente pour tout
n=0
y = (yn ) ∈ lp (1 ≤ p ≤ +∞).
1) Pour tout entier N , on considère la forme linéaire TN sur lp , i.e TN : lp → C, définie
par :
XN
TN (y) = xn yn .
n=0
+∞
X
3) On pose T (y) = x n yn .
n=0
- Calculer lim (T − TN ).
N →+∞
Exercice 3.8.
On considère l’espace,
n +∞
X o
l1 = x = (xn )n∈N : xn ∈ C et |xn | < +∞ .
n=0
Soit (λn )n∈N une suite de nombres complexes telle que pour tout x = (xn )n∈N ∈ l1 , la
+∞
X
série λn xn converge.
n=0
- Montrer que :
sup |λn | < +∞.
n∈N
Exercice 3.9.
Soit E un espace de Banach et (xn )n∈N une suite de E telle que la suite f (xn )
n∈N
est bornée pour tout f ∈ E 0 .
- Montrer que (kxn k)n∈N est bornée.
Exercice 3.10.
Soient E et F deux espaces de Banach et soit (Tn )n∈N une suite de L(E, F ).
- Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes :
i) (kTn k)n∈N est bornée.
est bornée, pour tout x ∈ E.
ii) (kTn xk)n∈N
iii) |g(Tn x)| n∈N est bornée, pour tout x ∈ E et pour tout g ∈ F 0 .
Exercice 3.11.
Exercice 3.12.
Exercice 3.13.
Soit l’espace,
C0 est un sous-espace de l∞ .
+∞
X
Soit y = (yn ) telle que yn ∈ C et la série xn yn est convergente ∀x = (xn ) ∈ C0 .
n=0
+∞
X
- Montrer que la série |yn | est convergente.
n=0
Exercice 3.14.
Dans cet exercice on va montrer que l’espace E = C0 (C) défini ci-dessous n’est pas de
Banach (n’est pas complet).
1) Rappeler de façon précise l’énoncé du théorème de Banach-Steinhaus.
2) On considère l’espace vectoriel normé (l’espace des suites à support fini.)
n o
E = C0 (C) = x = (xn )n∈N , xn ∈ C telle que ∃N ∈ N : xn = 0, ∀n ≥ N
a) Montrer que Tn ∈ E 0 .
b) Montrer que la suite numérique (Tn x)n∈N est bornée pour tout x ∈ E.
c) Montrer que la famille d’opérateurs (Tn )n∈N n’est pas bornée.
d) Conclusion.
Exercice 3.15.
Exercice 3.16.
Exercice 3.17.
Soit (E, k.k) un espace de Banach et on considère une suite (fn )n∈N de E 0 .
On suppose que lim fn (x) existe pour tout x ∈ E.
n→+∞
On pose pour tout x ∈ E
g(x) = lim fn (x).
n→+∞
- Montrer que g ∈ E 0 .
Exercice 3.18.
Exercice 3.19.
Soient (E, [Link] ) un espace de Banach et (F, [Link] ) un espace vectoriel normé, et soit S
un sous-ensemble de L(E, F ). n o
Si pour tout x ∈ E, l’ensemble T x; T ∈ S est borné dans (F, [Link] ), montrer qu’il
existe une constante positive C > 0 telle que
Exercice 3.20.
et la norme induite,
+∞
X 1
2 2
kxk = |xn | .
n=1
- Montrer que α ∈ H.
Théorème 4.1
Soient
E et F deux
espaces de Banach et soit T un opérateur linéaire continu
i.e T ∈ L(E, F ) et surjectif de E sur F .
Alors il existe une constante C > 0 telle que :
BF (0, c) ⊂ T BE (0, 1) (4.1)
Remarque 4.1.
1ere étape :
Lemme 4.1.
Démonstration.
En effet :
∞
[
On montre que F ⊂ Fn .
n=1
Soit y ∈ F . Comme T est surjectif, alors ∃x ∈ E : T x = y.
On a :
x Tx
∈ BE (0, 1) ⇒ ∈ T BE (0, 1) pour tout ε > 0.
kxkE + ε kxkE + ε
Donc,
T x ∈ (kxkE + ε)T BE (0, 1).
D’où,
y = T x ∈ nT BE (0, 1) = Fn pour tout n ∈ N∗ .
Le théorème de Baire implique qu’il existe n0 ∈ N∗ tel que l’intérieure de n0 T BE (0, 1) est non
vide. Donc l’intérieure de T BE (0, 1) est non vide.
Soie y0 ∈ F et c > 0 tels que
BF (y0 , 4c) ⊂ T BE (0, 1), (4.3)
2eme étape :
Lemme 4.2.
Démonstration.
n n n
X X X 1
k zk kE ≤ kzk kE ≤ .
2k
k=1 k=1 k=1
On a :
n
X c
y − T( zk ) ≤ .
F 2n
k=1
x ∈ BE (0, 1), ky − T xk = 0.
Xn
x = lim xn = lim zk .
n→+∞ n→+∞
k=1
n n 1
X X 1 1 1 − 2k
kxn k = k zk k < = < 1.
2k 2 1 − 12
k=1 k=1
Donc kxk < 1 et y = T x puisque l’opérateur T est continu.
Corollaire 4.1.
Démonstration.
Soit Ω un ouvert de E et on montre que T (Ω) est un ouvert. Pour cela, on montre que T (Ω)
est un voisinage de chacun de ses points.
Soit y0 ∈ T (Ω). Alors il existe x0 ∈ Ω tel que T x0 = y0 .
Comme Ω est un ouvert, alors il existe r > 0 tel que BE (x0 , r) ⊂ Ω, c’est-à-dire que
x0 + BE (0, r) ⊂ Ω. Alors
En vertu de (4.1), on a :
BF (0, rc) ⊂ T (BE (0, r).
D’où,
BF (y0 , rc) ⊂ T (Ω).
Par conséquent T (Ω) est un ouvert.
Démonstration.
Donc,
−1 −1 c kzkF + ε
T (z) = T z. .
kzkF + ε c
D’où,
cz kzkF + ε
kT −1 (z)k = T −1 .
kzkF + ε E c
cz
Comme kzkF +ε F < c alors,
cz
T −1 < 1.
kzkF + ε E
Ce qui implique que :
kzkF + ε
kT −1 zkE < pour tout ε > 0.
c
Par conséquent
1
kT −1 zkE ≤ kzkF .
c
D’où la continuité de T −1 .
Exemple 4.1.
Corollaire 4.3.
Soit E un espace vectoriel muni des deux normes k.k1 et k.k2 . Supposons que (E, k.k1 ) et
(E, k.k2 ) sont de Banach et supposons qu’il existe une constante C1 > 0 telle que
Démonstration.
Donc Id est continu. d’autre part on a Id = Id−1 , alors d’après le corollaire 4.2, Id est
continu, c’est-à-dire qu’il existe une constante C2 telle que :
Définition 4.1.
Proposition 4.1
Démonstration.
D’après l’hypothèse, D(T ) = E. Soit (xn )n∈N une suite de E telle que xn −→ x dans E
lorsque n → +∞ et T xn −→ y dans F lorsque n → +∞. On montre que x ∈ D(T ) et
T x = y.
x ∈ D(T ) = E évident.
Comme T est continu alors,
lim T xn = T x.
n→+∞
Proposition 4.2
est fermé.
Démonstration.
et
G(T −1 ) = {(y, T −1 y) ∈ F × E : y ∈ D(T −1 )}.
Donc,
G(T −1 ) = {(T x, x) ∈ F × E : x ∈ D(T )}.
Comme l’application,
J : F × E −→ E × F : J(y, x) = (x, y),
est continue, alors
G(T −1 ) = J −1 (G(T )),
est fermé.
Théorème 4.2
Démonstration.
Comme G(T ) est fermé (puisque T est fermé), alors (E, [Link] ) est un espace de Banach. En
effet.
Soit (xn )n∈N une suite de Cauchy dans l’espace (E, [Link] ).
Alors,
∀ε > 0 ∃Nε ∈ N, ∀p ≥ Nε , ∀q ≥ Nε =⇒ kxp − xq kG ≤ ε.
On a :
kxp − xq kG = kxp − xq kE + kT xp − T xq kF ≤ ε.
Donc la suite (xn )n∈N est de Cauchy dans (E, [Link] ) et la suite (T xn )n∈N est de Cauchy dans
(F, [Link] ).
Comme les espaces E et F sont de Banach d’après l’hypothèse, alors (xn ) converge vers une
limite x et (T xn ) converge vers une limite y quand n tend vers +∞.
Puisque T est fermé, alors on conclut que T x = y.
Donc on a :
D’où,
xn −→ x dans (E, [Link] ) quand n −→ +∞.
Par conséquent l’espace (E, [Link] ) est un espace de Banach.
Maintenant on considère l’application :
Id : (E, [Link] ) −→ (E, [Link] ) : Id(x) = x.
On a :
kId(x)kE = kxkE ≤ kxkG = kxkE + kT xkF .
D’après le corollaire 2.1, on a Id−1 est continue.
Donc,
∃ C > 0 telle que kxkG ≤ CkxkE .
C’est-à-dire que :
kxkE + kT xk ≤ CkxkE , ∀x ∈ E.
D’où,
kT xkF ≤ CkxkE , ∀x ∈ E.
Ce qui signifie que T est continu.
Proposition 4.3
Démonstration.
Théorème 4.3
Soit E un espace de Banach. Soient G, L deux sous-espaces vectoriels fermés tels que
G + L est fermé.
Démonstration.
kx + ykG+L = kx + ykE .
L’application T est linéaire continue et surjective, alors en vertu du théorème 4.1 de l’appli-
cation ouverte, il existe une constante C > 0 telle que :
∀z ∈ G + L : kzk < C.
Par homogénéité, on a :
1
∀z ∈ G + L, z = x + y avec x ∈ G, y ∈ L et kxk + kyk ≤ kzk.
C
D’où (4.5) a lieu.
Corollaire 4.4.
Soit E un espace de Banach. Soient G, L deux sous-espaces vectoriels fermés tels que :
G + L est fermé.
Démonstration.
On sait que,
d(x, G) = inf kx − hk.
h∈G
On a : a − b ∈ G + L, car −b ∈ L.
On applique (4.5) sur z = a − b, on conclut qu’il existe a0 ∈ G et b0 ∈ L tels que :
a − a0 ∈ G ∩ L et b + b0 ∈ G ∩ L.
Exemple 4.2.
Remarque 4.2.
T : G × L → G + L,
définie par :
T (x, y) = x + y,
est une bijection.
Donc ∀z ∈ E, z s’écrit de façon unique comme suit :
z = x + y où x ∈ G et y ∈ L.
P1 : E → G, P2 : E → L,
définis par :
P1 (z) = x et P2 (z) = y,
sont des opérateurs linéaires continus c’est à dire qu’il existe C > 0 telle que :
( la surjectivité de T ).
En vertu du corollaire 4.3 du théorème de l’application ouverte, on a kxkE ≤ CkykF .
Question : Est ce qu’il existe un opérateur S linéaire continu tel que T ◦ S = IdF ?
Théorème 4.4
Soient E, F deux espaces de Banach et soit T ∈ L(E, F ). Alors les deux propriétés
suivantes sont équivalentes,
1) T admet un inverse à droite.
2) ker(T ) = T −1 ({0}) admet un supplémentaire topologique dans E.
Démonstration.
P : E −→ L : x 7−→ P (x).
Alors,
P : N (T ) + L −→ L : x = a + b 7−→ P (x) = b.
Cette application est bien définie grâce à l’unicité de l’expression et aussi elle est linéaire
continue.
Pour f ∈ F , il existe x ∈ E (x n’est pas unique) tels que T x = f (puisque T est surjectif) .
On définit l’opérateur S, en posant :
S(f ) = P (x).
Donc,
T S(f ) = T p(x) = T (x) = f.
D’où,
T ◦ S = idF .
3. S est continu. En effet ;
D’après le corollaire 4.3 du théorème de l’application ouverte, on a :
kS(f )k = kP (x)k ≤ C1 kxkE ≤ C2 kf k.
D’où la continuité de l’opérateur S.
Définition 4.3.
Soit E un espace de Banach, E 0 le dual topologique de E et M un sous-espace vectoriel
de E et N un sous-espace vectoriel de E 0 .
On pose n o
M ⊥ = f ∈ E 0 : hf, xiE 0 ×E = 0, ∀x ∈ M
Proposition 4.4
Démonstration.
Soit (fn ) une suite de M ⊥ telle que fn → f dans E 0 et f (x) = lim fn (x).
n→+∞
Montrons que f ∈ M ⊥ .
On a (fn ) ⊂ M ⊥ , donc fn (x) = 0, pour tout x ∈ M .
On a :
f (x) = fn (x) + f (x) − fn (x) ,
alors,
| f (x) |≤| fn (x) | + | f (x) − fn (x) |≤ kf (x) − fn (x)k ≤ kf − fn kE 0 kxkE . (4.8)
En faisant n −→ +∞ dans (4.8), et Puisque kf − fn kE 0 → 0, alors on conclut que | f (x) |= 0
pour tout x ∈ M . donc
hf, xi = f (x) = 0 pour tout x ∈ M.
. Ce qui signifie que f ∈ M ⊥ .
Par conséquent, M ⊥ est fermé.
Proposition 4.5
Proposition 4.6
(M ⊥ )⊥ = M, et N ⊂ (N ⊥ )⊥ .
Démonstration.
1) Montrons que M ⊂ (M ⊥ )⊥ .
On a l’inclusion M ⊂ (M ⊥ )⊥ est évidente, et comme (M ⊥ )⊥ est fermé, alors on conclut le
résultat.
2) Montrons que (M ⊥ )⊥ ⊂ M .
Montrons par l’absurde, c’est à dire qu’on suppose qu’il existe x0 ∈ (M ⊥ )⊥ et x0 ∈
/ M.
Alors les deux ensembles M et {x0 } sont séparés au sens strict par un hyperplan fermé.
Donc d’après le théorème de Hahn-Banach deuxième forme géométrique,
N ⊂ (N ⊥ )⊥ .
Maintenant on montre que l’égalité n’est pas satisfaite, c’est à dire que N (N ⊥ )⊥ .
Montrons par l’absurde, c’est à dire qu’il existe f0 ∈ (N ⊥ )⊥ et f0 ∈/ N.
00
D’après le corollaire de Hahn-Banach , il existe ϕ ∈ E tel que ϕ 6= 0.
/ (N ⊥ )⊥ . Ce qui contredit le fait que f0 ∈ (N ⊥ )⊥ .
ϕ(f0 ) 6= 0 ⇒ f0 ∈
Remarque 4.3.
Proposition 4.7
Démonstration.
Montrons (4.10).
i) Montrons que G ∩ L ⊂ (G⊥ + L⊥ )⊥ .
Soit x ∈ G ∩ L et montrons que x ∈ (G⊥ + L⊥ )⊥ .
Si f ∈ G⊥ + L⊥ , alors il existent f1 ∈ G⊥ et f2 ∈ L⊥ telles que f = f1 + f2 .
Donc,
f (x) = f1 (x) + f2 (x) = 0 + 0 = 0.
Par conséquent,
x ∈ (G⊥ + L⊥ )⊥ .
ii) Montrons que (G⊥ + L⊥ )⊥ ⊂ G ∩ L.
On a :
G⊥ ⊂ G⊥ + L⊥ ,
donc, en vertu de la proposition 4.6, on a :
(G⊥ + L⊥ )⊥ ⊂ G⊥⊥ = G = G,
H1 ⊂ H2 ⇒ H2⊥ ⊂ H1⊥ .
Et de même on a :
L⊥ ⊂ G⊥ + L⊥ ⇒ (G⊥ + L⊥ )⊥ ⊂ L⊥⊥ = L = L.
Donc,
h i
(G⊥ + L⊥ )⊥ ⊂ G et (G⊥ + L⊥ )⊥ ⊂ L ⇒ (G⊥ + L⊥ )⊥ ⊂ G ∩ L.
D’où,
f (x) + f (y) = f (x + y) = 0.
Il en résulte que :
f ∈ (G + L)⊥ car x + y ∈ G + L.
- Montrons la deuxième inclusion (G + L)⊥ ⊂ G⊥ ∩ L⊥ :
Soit f ∈ (G + L)⊥ . Donc,
f (x + y) = f (x) + f (y) = 0, ∀x ∈ G, ∀y ∈ L.
Pour y = 0 alors,
f (x) + f (0) = f (x) = 0, ∀x ∈ G.
Donc,
f ∈ G⊥ . (4.12)
Pour x = 0 alors,
f (0) + f (y) = f (y) = 0, ∀y ∈ L.
Donc,
f ∈ L⊥ . (4.13)
En vertu de (4.12) et (4.13) on conclut que :
f ∈ G ⊥ ∩ L⊥ .
Finalement,
(G + L)⊥ = G⊥ ∩ L⊥ .
Corollaire 4.5.
Démonstration.
G⊥ + L⊥ ⊂ (G⊥ + L⊥ )⊥⊥ .
G⊥ ∩ L⊥ = (G + L)⊥ .
Théorème 4.5
Démonstration.
| ϕ(x) |≤ Ckxk, ∀x ∈ G + L.
D’autre part on a :
d(f, G⊥ ) = sup | hf, xi |, ∀f ∈ E 0 . (4.15)
x∈G,kxk≤1
De même manière, on a :
et aussi on a :
On injecte les relations (4.15), (4.16) et (4.17) dans la relation (4.14), on trouve
h i
sup | hf, xi |≤ C sup | hf, xi | + sup | hf, xi |, ∀x ∈ E 0 . (4.18)
x∈G+L,kxk≤1 x∈G,kxk≤1 x∈L,kxk≤1
4.6 Exercices
Exercice 4.1.
Exercice 4.2.
Exercice 4.3.
T x = (T x)n∈N∗ = (nxn ).
Exercice 4.4.
Exercice 4.5.
Exercice 4.6.
lim un = lim vn .
n→+∞ n→+∞
lim T un = lim T vn .
n→+∞ n→+∞
Exercice 4.7.
On considère l’opérateur T : C [0, 1] → C [0, 1] défini par :
f (t) n f (t) o
T f (t) = et D(T ) = f ∈ C [0, 1] : lim existe .
t t→0+ t
Exercice 4.8.
Soit un opérateur,
T : C [0, 1] → C [0, 1]
défini par :
n o
T f (t) = f 0 (t) et D(T ) = f ∈ C 1 [0, 1] : f (0) = f (1) = 0 .
Exercice 4.9.
On considère l’opérateur,
T : C [0, 1] → C [0, 1] ,
défini par :
n o
T f (t) = f 00 (t) + f (t) et D(T ) = f ∈ C 2 [0, 1] : f (0) = f 0 (0) = 0 .
Exercice 4.10.
Exercice 4.11.
Montrer que :
T est fermé ⇐⇒ D(T ) un espace de Banach.
Exercice 4.12.
Exercice 4.13.
lim xn = lim yn = α.
n−→+∞ n−→+∞
Exercice 4.14.
Exercice 4.15.
Exercice 4.16.
Exercice 4.17.
Exercice 4.18.
et n o
F = C([0, 1]) = f : [0, 1] → C telle que f est continue .
∀f ∈ E : T f = f 0 .
Exercice 4.19.
On considère l’espace
n Z 1 o
L2 [0, 1] = f : [0, 1] −→ R, f mesurable et |f (t)|2 dt < +∞ muni de la
0
norme,
Z 1 1
2
kf k = |f (t)|2 dt .
0
Soit l’opérateur T, D(T ) défini par :
n o
D(T ) = f ∈ C [0, 1] , f 0 ∈ L2 [0, 1] , f (0) = 0 , et T f = f 0 ,
où C [0, 1] est l’espace des fonctions continues de [0, 1] dans R, muni de la norme de
convergence uniforme kf k∞ = sup |f (t)|.
0≤t≤1
1. Montrer que T : D(T ) −→ L2 [0, 1] est non borné.
√
Indication : Utiliser la suite fn (t) = n tn , n ∈ N .
Exercice 4.20.
Soit E = C [0, 1] muni de la norme de convergence uniforme,
- Montrer que : Z x
u(x) = f (x) − et−x f (t) dt
0
est une solution de l’équation différentielle :
u0 + u = f 0 ,
u(0) = f (0) = 0.
Exercice 4.21.
1
Soient les deux espaces C [0, 1] et C [0, 1] et on les munit par la norme de la
convergence uniforme
kf k∞ = sup |f (x)|.
x∈[0,1]
défini par : n o
Af = f 0 et D(A) = f ∈ C 1 [0, 1] : f (0) = 0 = le domaine de définition de A.
1. Montrer que l’opérateur A est non borné.
(Indication : On peut utiliser la suite de fonctions fn (x) = sin(nπx), n ∈ N∗ .)
2. Montrer que l’opérateur A admet un inverse A−1 .
3. Montrer que A−1 est continu.
4. Montrer que A est fermé.
Exercice 4.22.
On considère l’espace de Hilbert l2 , (.) tel que :
n +∞
X o
l2 = x = (xn )n∈N ; xn ∈ R; |xn |2 < +∞ ,
n=0
et de la norme induite
+∞
X 1
2
k x k= | xn |2 .
n=0
Exercice 4.23.
muni de la norme
+∞
X 1
2
k x kE = |xn |2 .
n=1
Exercice 4.24.
Exercice 4.25.
Exercice 4.26.
Exercice 4.27.
Exercice 4.28.
Exercice 4.29.
Exercice 4.30.
Exercice 4.31.
et n o
H = x = (xn )n∈N∗ : (xn ) est convergente .
l(x) = lim xn ,
n→+∞
Exercice 4.34.
Exercice 4.35.
Exercice 4.36.
Soit X un ensemble et soit (Yi )i∈I une famille d’espaces topologiques munie de la famille
de topologies (Oi )i∈I . Pour chaque i ∈ I, on se donne une application ϕi : X −→ Yi .
Notre but est de chercher une topologie T sur X qui permet rendre continues toutes les
applications (ϕi )i∈I . Si possible, on construit la topologie T la moins fine c’est-à-dire que T
contient un minimum d’ouverts. Autrement dit T la topologie la plus économique qui rend
continues toutes les applications (ϕi )i∈I .
• La topologie T est différente de la topologie P(X) = l’ensemble des parties de X.
• La topologie T est différente de la topologie triviale {X, ∅}.
ϕi est continue, alors pour tout Ui ∈ Oi : ϕ−1 i (Ui ) ∈ T .
On pose :
( )
[ \
T = U ⊂ X, U = Uλ , Uλ = ϕ−1
i (Ui ), Ui ∈ Oi , J est fini
λ∈Λ i∈J
\
•T est stable par l’intersection finie .
f inie
[
•T est stable par la réunion quelconque .
quelconque
Proposition 5.1
Définition 5.1.
B(x) est une base de voisinages de x dans (X, T ) ou un système fondamental de voisi-
nages de x, ce qui est équivalent à dire
∀v ∈ V(x, , X, T ), ∃B ∈ B(x) : B ⊂ V.
Proposition 5.2
Y
Soit ϕi : X −→ Yi avec X = Yi : x 7−→ ϕi (x) = yi .
i∈I
La topologie produit coïncide avec la topologie T définie précédemment.
Proposition 5.3
Soit (xn )n∈N une suite de X et soit (Yi , Oi ) l’espace topologique. Alors les deux pro-
priétés suivantes sont équivalentes,
i) xn −→ x lorsque n −→ +∞ dans (X, T ) .
ii) ϕi (xn ) −→ ϕi (x) lorsque n −→ +∞ dans (Yi , Oi ), pour tout i ∈ I.
Démonstration.
1. i) =⇒ ii).
Supposons que xn −→ x et montrons que ϕi (xn ) −→ ϕi (x) pour tout i ∈ I dans (Yi , Oi ) c’est
évident car ϕi est continue pour tout i ∈ I .
2. Supposons que ϕi (xn ) −→ ϕi (x) pour tout i ∈ I dans (Yi , Oi ) et montrons que xn −→ x.
Soit U un voisinage de x dans la topologie T , c’est-à-dire que U ∈ V(x, , X, T ). Alors il existe
B ∈ B(x) tel que B ⊂ U .
On a : \
B= ϕ−1
i (Vi ) tel que Vi ∈ V(ϕi (x), , Yi , Oi ).
i∈J fini
∀i ∈ J, ∃Ni ∈ N, ∀n ≥ Ni : ϕi (xn ) ∈ Vi ,
c’est-à-dire que :
xn ∈ ϕ−1
i (Vi ).
On pose,
N = max Ni .
i∈J
Alors, \
xn ∈ ϕi (xn ) ∈ Vi = B ⊂ U.
i∈J
Par conséquent,
xn ∈ U.
Alors,
∀U, ∃N ∈ N, ∀n ≥ N =⇒ xn ∈ B ⊂ U.
Ce qui signifie que la suite (xn ) converge vers x.
Proposition 5.4
ϕi : (X, T ) −→ (Yi , Oi ).
Démonstration.
i) =⇒).
Comme ψ est continue alors ϕi ◦ ψ est continue, pour chaque i ∈ I (c’est évident).
ii) ⇐=)
Supposons que ϕi ◦ ψ est continue, pour chaque i ∈ I et montrons que ψ est continue.
Soit Ω un ouvert de X, et montrons que ψ −1 (Ω) est un ouvert de Z.
On sait que Ω est de la forme :
[ \ [ \
Ω= ψ −1 ϕ−1
i (w i ) = (ϕi ◦ ψ)−1 (wi ),
quelconque f ini quelconque f ini
ϕf : E −→ R
ou
ϕf : E −→ C,
l’application définie par :
ϕf (x) = hf, xi = f (x).
Quand f décrit E 0 , on obtient une famille d’applications (ϕf )f ∈E 0 de E dans R ou dans C.
Définition 5.2.
La topologie faible T sur E est la topologie moins fine sur E rendant continues toutes
les applications (ϕf )f ∈E 0 que l’on désigne par σ(E, E 0 ). (c’est-à-dire que T = σ(E, E 0 )).
Remarque 5.1.
Ici (X, T ) = (E, σ(E, E 0 )), (Yi , Oi ) = (R, |.|) ou (Yi , Oi ) = (C, |.|), I = E 0 , i = f .
Proposition 5.5
Démonstration.
On a x1 ∈ O1 , x2 ∈ O2 et O1 ∩ O2 = ∅.
Proposition 5.6
Démonstration.
En effet,
on a :
|hfi , x − x0 i| < ε =⇒ |fi (x) − fi (x0 )| < ε =⇒ fi (x) ∈]fi (x0 ) − ε, fi (x0 ) + ε[,
c’est-à-dire que :
ϕfi (x) ∈]fi (x0 ) − ε, fi (x0 ) + ε[, pour tout i ∈ I.
D’où,
x ∈ ϕ−1
fi ]fi (x 0 ) − ε, fi (x 0 ) + ε[ , pour tout i ∈ I.
Par conséquent,
\
x∈ ϕ−1
fi ]f (x
i 0 ) − ε, f (x
i 0 ) + ε[ = V.
i∈I
∃ε > 0 tel que :]fi (x0 ) − ε, fi (x0 ) + ε[⊂ Vi , pour tout i ∈ I et I est fini.
On prend, \
V = ϕ−1
fi (]fi (x0 ) − ε, fi (x0 ) + ε[) ⊂ W ⊂ U.
i∈I
Notations :
Étant donnée une suite (xn )n∈N de E. dans la suite on va utiliser les notations suivantes.
1. xn −→ x dans (E, k.k) lorsque n −→ +∞ désigne la convergence forte ou la convergence
en norme kxn − xk −→ 0 lorsque n −→ +∞, et on dit aussi que la suite (xn ) converge
fortement vers x.
2. xn * x désigne la convergence de (xn ) vers x pour la topologie faible σ(E, E 0 ), et on dit
aussi que la suite (xn ) converge faiblement vers x, et on dit aussi que x est limite faible de la
suite (xn ).
Proposition 5.7
Démonstration.
1. Montrons =⇒)
Si xn * x, alors,
∀V ∈ V(x), ∃n0 ∈ N tel que ∀n ≥ n0 : xn ∈ V.
D’après la proposition 5.6, on a :
C’est-à-dire que :
n→+∞
hf, xn i −→ hf, xi.
Réciproquement, montrons ⇐=)
Soit ε > 0 et f1 , f2 , ...., fk ∈ E 0 .
On a :
∀j ∈ {1, 2, ...., k}, hfj , xn i → hfj , xi dans R lorsque n → ∞.
Donc,
∃n0 ∈ N tel que ∀n ≥ n0 et pour tout j ∈ {1, 2, ...., k}, on a :|fj (xn ) − fj (x)| ≤ ε.
Par conséquent,
xn ∈ V = Vf1 ,f2 ,....,fk ,ε .
D’où le résultat.
Remarque 5.2.
Si V ∈ V(x0 ), alors
n o
V = Vf1 ,f2 ,....,fk ,ε = x ∈ E, ∀j ∈ {1, 2, ..., k} : |fj (x) − |fj (x0 ) ≤ ε ,
d’après la proposition (5.6) .
2. Supposons que xn −→ x dans (E, k.k) (pour la topologie forte) et montrons que xn * x
pour σ(E, E 0 ), c’est à dire qu’on montre que pour tout f ∈ E 0 , hf, xn i −→ hf, xi.
Soit f ∈ E 0 . On a :
|hf, xn i| = |hf, xn − xi| ≤ kf kE 0 kxn − xk.
Et comme kxn − xk −→ 0. On conclut le résultat.
3. On utilise le théorème de Banach-Steinhaus et de Hahn-Banach. On considère l’opérateur
Tn : E 0 −→ C : f 7−→ Tn (f ) = hf, xn i.
On a d’après la propriété 1.
Tn (f ) = hf, xn i −→ hf, xi.
Donc la suite (Tn (f ))n∈N est bornée, pour tout f ∈ E 0 , c’est-à-dire que :
∃ Cf > 0 : |Tn (f )| ≤ Cf .
Par conséquent,
kxn k < C.
Montrons que kxk ≤ lim inf kxn k.
Comme (kxn k) est bornée, donc lim inf kxn k existe.
On a :
|hf, xn i| ≤ kf kkxn k =⇒ |hf, xi| ≤ kf k lim inf kxn k.
Remarque 5.3.
Exemple 5.1.
On a l’exemple suivant qui montre que la convergence faible n’implique pas la conver-
gence forte en dimension infinie :
On considère l’espace de Hilbert
+∞
X
H = l2 (R) = {x = (xn )n∈N , xn ∈ R et |xn |2 < +∞},
n=0
et la norme induite
+∞
X 1
2
kxk = |xn |2 .
n=0
Remarque 5.4.
On a l’équivalence
h i
(un * u) ⇔ (un ) est bornée et (un , ei ) → (u, ei ) ∀i ∈ N .
En effet,
i) ⇒). On suppose que un * u.
Donc kun k < +∞ (c’est-à-dire que la suite (un ) est bornée.)
On a aussi pour tout x dans l2 (R) : (un , x) → (u, x) lorsque n → +∞. En particulier
(un , ei ) → (u, ei ) lorsque
h n → +∞ pour tout i ∈ N. i
ii) ⇐) Supposons que (un ) est bornée et (un , ei ) → (u, ei ) ∀i ∈ N et montrons que
un * u.
Soit x ∈ l2 (R). Montrons que (un , x) → (u, x) lorsque n → +∞.
On a x ∈ l2 (R), alors : ∀ε > 0, ∃i ∈ N : kx − ei k ≤ ε car {ei } est une base Hilbertienne
de l2 (R) donc {ei } = l2 (R) l’espace vectoriel engendré par (ei ) est dense dans l2 (R) .
On a |(un , x) − (u, x)| = |(un , x − ei + ei ) − (u, x − ei + ei )| = |(un , x − ei ) + (un , ei ) −
(u, x − ei ) − (u, ei )| ≤ |(un , x − ei )| + |(un , ei ) − (u, ei )| + |(u, x − ei )| ≤ kun kkx − ei k +
kukkx − ei k + |(un , ei ) − (u, ei )| ≤ M ε + kukε + ε = ε(M + kuk + 1) → 0 lorsque ε → 0.
Proposition 5.8
Démonstration.
On suppose que B(x0 , r) ⊂ Ω. On choisit une base {e1 , e2 , ...., en } de E tel que kei k = 1, ∀i ∈
{1, 2, ..., n} (car E est de dimension finie).
Xn
Pour tout x ∈ E, x = xi e i .
i=1
Les applications x 7−→ xi définissent n formes linéaires continues sur E notées fi . On a alors
n
X
kx − x0 k ≤ |hfi , x − x0 i| < nε, pour x ∈ V.
i=1
r
On choisit ε = , on obtient V ⊂ Ω.
n
Proposition 5.9
Démonstration.
D’où,
lim kxn − xk = 0.
n−→+∞
Remarque 5.5.
Définition 5.3.
D = {hf, xi, x ∈ M }
est borné.
Proposition 5.10
Démonstration.
Exercice.
Proposition 5.11
Démonstration.
Autrement dit,
xn
*0 lorsque n −→ +∞.
n
xn
Alors d’après la proposition 5.7 (propriété 3), il ressort que la suite (k k) est bornée, ce qui
n
xn
contredit l’inégalité k k > n.
n
Théorème 5.1
Démonstration.
Théorème 5.2
Démonstration.
Proposition 5.12
Démonstration.
Supposons que :
A : (E, [Link] ) −→ (F, [Link] )
est continu et montrons que
A : E, σ(E, E 0 ) −→ F, σ(F, F 0 ) est continu.
Soit (xn ) une suite de E. On va montrer que si xn * x (pour la topologie σ(E, E 0 )), alors
Axn * Ax ( pour la topologie faible σ(F, F 0 )). C’est-à-dire qu’on montre que :
On a :
hf, Axn i = hAt f, xn i.
Comme A ∈ L(E, F ) fortement, alors on a aussi At ∈ L(F 0 , E 0 ).
On a xn * x alors,
hg, xn i −→ hg, xi pour tout g ∈ E 0 .
Puisque At f ∈ E 0 , donc
hAt f, xn i −→ hAt f, xi.
Alors,
Soient E, F deux espaces normés et soit (Tn )n∈N une suite de l’espace L(E, F ).
1. On dit que la suite (Tn )n∈N converge uniformément vers T si (Tn )n∈N converge en
norme dans L(E, F ), c’est à dire que k Tn − T kL(E,F ) −→ 0 lorsque n −→ +∞. On
dit alors que T est la limite uniforme de la suite (Tn )n∈N .
2. On dit que la suite (Tn )n∈N converge fortement vers T si (Tn (x))n∈N converge for-
tement vers T x dans F pour tout x ∈ E, c’est à dire que k Tn (x) − T (x) kF −→
0, ∀x ∈ E lorsque n −→ +∞. On dit alors que T est la limite forte de la suite
(Tn )n∈N .
3. On dit que la suite (Tn )n∈N converge faiblement vers T si (Tn (x))n∈N converge
faiblement vers T x dans F pour tout x ∈ E, c’est à dire que |f (Tn x) − f (T x)| −→
0, ∀x ∈ E, ∀f ∈ E 0 lorsque n −→ +∞. On dit alors que T est la limite faible de la
suite (Tn )n∈N .
Théorème 5.3
Démonstration.
Comme xn * x et A∗ g ∈ E 0 , alors,
hxn − x, A∗ gi −→ 0.
R
n→∞
Définition 5.5.
la topologie faible-∗ désignée aussi par σ(E 0 , E) est la topologie la moins fine sur E 0
rendant continues toutes les applications (ϕx )x∈E où ϕx : E 0 −→ C définie par :
ϕx (f ) = hf, xi
Remarque 5.6.
1) Comme E 0 ⊂ E 00 , il est clair que la topologie σ(E 0 , E) est plus fine que la topologie
σ(E 0 , E 00 ). C’est-à-dire que la topologie σ(E 0 , E) possède moins d’ouverts (resp fermés)
que la topologie σ(E 0 , E 00 ).
2) On utilise la topologie faible-∗ dans le cas où les espaces ne sont pas réflexifs car dans
le cas où les espaces sont réflexifs les topologies σ(E, E 0 ) et σ(E 0 , E) ont le même sens.
Proposition 5.13
Démonstration.
Proposition 5.14
Soit f0 ∈ E 0 .
On pose :
Tous les ensembles de la forme V forment une base de voisinages du point f0 pour la
topologie σ(E 0 , E).
Démonstration.
Notations :
Étant donnée une suite (fn ) de E 0 . On désigne par
∗
1. fn * f la convergence de (fn ) vers f pour la topologie faible-∗ σ(E 0 , E).
2. fn → f dans E 0 désigne la convergence forte de (fn ) vers f dans E 0 .
Proposition 5.15
∗
2. Si fn −→ f , alors fn * f .
∗
3. Si fn * f , alors kfn k est bornée et kf k ≤ lim inf kfn k.
∗ (E,k.k)
4. Si fn * f et si xn −→ x (fortement), alors hfn , xn i −→ hf, xi.
n→∞
Démonstration.
Remarque 5.7.
∗
Si fn * f et si xn * x, on ne peut pas conclure que hfn , xn i −→ hf, xi.
En dimension finie, la topologie forte σ(E) et la topologie faible-∗ σ(E 0 , E) coïncident.
Théorème 5.4
( de Banach-Alaoglu-Bourbaki)
L’ensemble BE 0 = {f ∈ E 0 : kf k ≤ 1} est compact pour la topologie faible-∗ σ(E 0 , E).
Rappels :
1) Topologie
Y produit :
Soit X = Xi l’espace produit et T (Pi )i∈I la topologie produit sur X.
i∈I
Théorème 5.5
„s Soit (Xi , Ti ) une famille d’espaces topologiques et (E, T ) un espace topologique.
i∈I
On a : Y P
f j
(E, T ) −→ Xi , T (Pi )i∈I −→ (Xj , Tj ),
i∈I
Pj ◦f
(E, T ) −→ (Xj , Tj ).
L’application f est continue si et seulement si l’application Pj ◦ f est continue pour tout
j ∈ I.
Remarque 5.8.
l’application Pj est continue par définition de la topologie produit T (Pi )i∈I qui fait
rendre continues toutes les applications (Pj )j∈I .
2) f est bijective
3) l’application inverse f −1 : (X2 , T2 ) −→ (X1 , T1 ) est continue.
car,
ωx = Φ(f ) x = hf, xi, pour ω ∈ K, f ∈ E 0 .
Donc,
|ωx | = |hf, xi| ≤ kf kE 0 kxkE ≤ kxkE ,
et
ωx+y = hf, x + yi = hf, xi + hf, yi = ωx + ωy (puisque f est linéaire),
et
ωλx = hf, λxi = λhf, xi = λωx (puisque f est linéaire).
Afin de montrer que Φ(BE 0 ) est compacte de E 0 , il suffit donc de montrer que K est compacte
de Y .
On peut écrire K sous la forme :
K = K1 ∩ K2 ,
où
K1 = {ω ∈ Y : |ωx | ≤ kxk, ∀x ∈ E},
et
K2 = {ω ∈ Y : ωx+y = ωx + ωy et ωλx = λωx , ∀λ ∈ R, ∀x, y ∈ E}.
On a : Yh i
K1 = − kxk, kxk .
x∈E
et
B = k −1 {0} ,
où
h : Y −→ R : h(ω) = ωx+y − ωx − ωy ,
et
k : Y −→ R : k(ω) = ωλx − λωx .
Les deux applications h et k sont continues, donc A et B sont fermés.
Finalement K1 est compact et K2 est fermé, alors K1 ∩ K2 est compact, c’est-à-dire que K est
compact. D’où Φ(BE 0 ) est compact de E 0 (puisque Φ(BE 0 ) = K).
On a BE 0 = Φ−1 (K) et comme Φ−1 est continue et K est compact, alors on conclut que BE 0
est compacte.
Proposition 5.16
Jx : x ∈ E 7−→ Jx ∈ E 00
est une forme linéaire continue de norme kxk sur l’espace E 0 , donc un élément du bidual
E 00 de E.
De plus l’application :
J : E −→ E 00 , x 7−→ Jx (5.2)
est une injection isométrique de E dans E 00 , dite isométrie canonique.
Démonstration.
- La continuité :
Soit f ∈ E 0 . On a :
|Jx(f )| = |f (x)| ≤ kf k kxk.
D’où Jx est continue.
Montrons que J est isométrique.
Pour tout x ∈ E, on a d’après le corollaire de Hahn-Banach :
|Jx(f )| |f (x)|
kJxkE 00 = sup = sup = kxk.
f 6=0 kf k f 6=0 kf k
D’où
kJxkE 00 = kxkE .
Donc l’application J : x 7−→ Jx est linéaire isométrique de E dans E 00 .
Remarque 5.9.
Définition 5.7.
Remarque 5.10.
Remarque 5.11.
Exemple 5.2.
Théorème 5.6
(de Kakutani)
Démonstration.
i) =⇒). Supposons que l’espace E est réflexif et montrons que BE est compacte pour la
topologie faible σ(E, E 0 ).
Comme E est réflexif, alors E = E 00 et donc J(BE ) = BE 00 = BE .
En vertu du théorème 5.6 BE 00 est compacte pour la topologie σ (E 0 )0 , E 0 .
réflexif.
Pour cela on a besoin des deux lemmes suivants :
D’où,
Xn n
X n
X n
X n
X
αi βi ≤ αi βi − βi hfi , xε i + βi hfi , xε i ≤ Sε + hβi fi , xε i ≤ Sε +
i=1 i=1 i=1 i=1 i=1
X n
βi fi kxε k.
E0
i=1
Donc,
n
X n
X
αi βi ≤ Sε + βi fi . (5.3)
E0
i=1 i=1
En faisant ε tendre vers 0 dans (5.3), on obtient :
n
X n
X
αi β i ≤ βi fi .
E0
i=1 i=1
D’où,
n
X n
X
βi hfi , xi < γ < βi αi , ∀x ∈ BE .
i=1 i=1
Alors,
n
X n
X
βi hfi , xi ≤ γ < βi αi , ∀x ∈ BE .
i=1 i=1
Par conséquent,
n
X n
X
hβi fi , xi ≤ γ < βi αi , ∀x ∈ BE .
i=1 i=1
D’où,
n
X n
X
sup h βi fi , xi ≤ γ < βi αi .
kxk≤1 i=1 i=1
On conclut que :
n
X n
X
βi fi < β i αi .
E0
i=1 i=1
Soit E un espace de Banach et soit J l’application définie comme dans (5.2) proposi-
tion 5.16.
Alors J(BE ) est dense dans BE 00 (la boule unité fermée de E 00 ) pour la topologie σ(E 00 , E 0 )
On a :
n
X n
X n
X n
X
| βi αi |=| hξ, βi fi i |6 kξkE 0 k βi fi k 6 k βi fi k, car kξkE 0 6 1.
i=1 i=1 i=1 i=1
En vertu du lemme 5.1, il existe x ∈ BE tel que | hfi , xi − αi |< ε , c’est à dire que :
Jx ∈ JBE ∩ V.
est continue,
où, σ(E 00 , E 0 ) ⊂ E 00 , σ(E 00 , E 000 ) .
Supposons que BE est compacte par rapport à la topologie σ(E, E 0 ) donc JBE est compacte
par rapport à la topologie σ(E 00 , E 0 ). Comme JBE est dense dans BE 00 par rapport à la topo-
logie σ(E 00 , E 0 ) alors,
JBE = BE 00 .
D’où,
JE = E 00 ,
ce qui signifie que E est réflexif.
Proposition 5.17
Démonstration.
Proposition 5.18
Démonstration.
Corollaire 5.1.
Démonstration.
En vertu du théorème 5.1 K est fermé pour la topologie σ(E, E 0 ). Et comme K est borné
alors il existe une constante m telle que K ⊂ mBE et d’après le théorème 5.6, mBE est
compacte par rapport à la topologie σ(E, E 0 ). Comme K est fermé, alors on conclut que K
est compact.
5.6 Exercices
Exercice 5.1.
Soit E un espace de Banach. soient (xn ) une suite de E et (fn ) une suite de E 0 , n ∈ N.
Soient x ∈ E et f ∈ E 0 . Montrer que < xn , fn > → < f, x > dans les cas suivants :
a) xn → x, fn → f .
b) xn * x, fn → f .
c) xn → x, fn converge vers f au sens faible-∗.
Exercice 5.2.
Exercice 5.3.
+∞
X
2. Montrer que la série numérique |(x, en )|2 est convergente.
n=1
- En déduire que en * 0.
3. La suite (en ) converge-t- elle fortement
h vers 0 ? justifier votre réponse. i
4. Montrer l’équivalence : (un * u) ⇔ (un ) est bornée et (un , ei ) → (u, ei ) ∀i ∈ N .
Exercice 5.4.
Soit H un espace de Hilbert. Soient (xn )n∈N et (yn )n∈N deux suites de H et x, y ∈ H.
Quelle est la convergence de la suite {(xn , yn )}n∈N dans les cas suivants ? :
a/ xn * x et yn → y.
b/ xn * x et yn * y.
c/ xn −→ x (fortement) et yn −→ y (fortement).
Exercice 5.5.
Exercice 5.6.
Exercice 5.7.
Exercice 5.8.
On considère l’espace H = L2 [−1, 1] muni du produit scalaire :
Z 1
(f, g) = f (t)g(t)dt
−1
et de la norme induite :
!1
Z 1 2
k f k= | f (t) |2 dt ,
−1
et pour tout n ∈ N∗ , on définit une forme linéaire Tn qui fait correspondre chaque f de
H dans R telle que :
Z 1
Tn (f ) = f (t) cos(nπt)dt.
−1
Exercice 5.9.
k f kE =k f k∞ + k f 0 k∞ + k f 00 k∞ .
C’est à dire :
Exercice 5.10.
Tn x = (Tn x)n = xn .
1. Montrer que Tn est une forme linéaire continue sur l2 et calculer sa norme kTn k.
2. Montrer que la suite (Tn ) converge au sens de la topologie ∗-faible, ( et donc faiblement
car l’espace l2 est de Hilbert ) vers 0.
3. La suite (Tn ) converge-t-elle fortement vers 0 ?
Exercice 5.11.
Exercice 5.12.
Exercice 5.13.
Trouver dans l’espace C([0, 1]) un exemple d’une suite faiblement convergente mais non
convergente en norme (fortement) de C([0, 1]) .
Exercice 5.14.
On considère l’espace,
n +∞
X o
l1 = x = (xn )n∈N : xn ∈ C et |xn | < +∞ .
n=0
Exercice 5.15.
Exercice 5.16.
Exercice 5.17.
Exercice 5.18.
- Montrer que tout sous-espace vectoriel M d’un espace de Banach E est faiblement
fermé.
Exercice 5.19.
Exercice 5.20.
Exercice 5.21.
Exercice 5.22.
Exercice 5.23.
et la norme induite
Z 1
2
kuk = |u(x)|2 dx .
R
Soit f ∈ C0∞ (R) l’espace de fonctions indéfiniment dérivables sur R et à support compact ,
telle que kf kH = 1.
On considère la suite de fonctions {un }n∈N définie par :
Exercice 5.24.
n +∞
X o
E = l2 (C) = x = (xn )n∈N∗ , xn ∈ C : |xn |2 < +∞ ,
n=1
et la norme induite
+∞
X 1
2
k x kE = |xn |2 .
n=1
< Tn , x >= xn , ∀n ∈ N∗ .
1. Montrer que Tn ∈ E 0 . Calculer kTn kE 0 .
2. Montrer que Tn * 0 ∗-faiblement lorsque n → +∞.
3. La suite (Tn ) converge-t-elle fortement ver 0 lorsque n → +∞ ? Justifier.
Exercice 5.25.
Soit l’espace H = L2 (0, 1). On considère la suite de fonctions {fn }n∈N définie par :
fn (x) = sin(nπx).
Exercice 5.26.
n +∞
X o
l1 = x = (xn )n≥1 : xn ∈ R, |xn | < +∞ ,
n=1
muni de la norme :
+∞
X
k x k= |xn |.
n=1
Exercice 5.27.
M ⊥ = f ∈ E 0 : hf, xi = 0, ∀x ∈ M .
- Montrer que : (M ⊥ )⊥ = M .
Exercice 5.28.
hf, xi = kf k kxk.
Exercice 5.29.
Exercice 5.30.
- Montrer qu’il existe une fonctionnelle linéaire borné f sur E tel que
1
kf k = , f (y) = 0, ∀y ∈ M, f (x0 ) = 1.
δ
Exercice 5.31.
Exercice 5.32.
Exercice 5.33.
Exercice 5.34.
Exercice 5.35.
Exercice 5.36.
M ⊥ = {f ∈ E 0 : hf, xi = 0 ∀x ∈ M } et N ⊥ = {x ∈ E : hf, xi = 0 ∀f ∈ N }.
Exercice 5.37.
On peut utiliser ce critère pour montrer qu’un espace n’est pas réflexif.)
Exercice 5.38.
Exercice 5.39.
Exercice 5.40.
Exercice 5.41.
Soit E un espace de Banach tel que dim(E) = +∞ et satisfait une des deux propriétés
suivantes :
1) E 0 est séparable.
2) E est réflexif.
- Montrer qu’il existe une suite (xn ) ⊂ E telle que :
Exercice 5.42.
Exercice 5.43.
3) On suppose que
- Montrer que toute suite bornée de E admet une sous-suite faiblement convergente.
4) On suppose que l’espace E et la suite (xn )n∈N∗ vérifient (5.4 ) et (5.5 ).
- Montrer que la suite (xn )n∈N∗ est faiblement convergente dans E.
Exercice 5.44.
xn * x dans E ⇒ T xn → T x dans F.
Exercice 5.45.
Exercice 5.46.
Soit E un espace de Banach sur R et E 0 son dual topologique . Soit x ∈ E tel que
x 6= 0.
1. Montrer qu’il existe f ∈ E 0 telle que kf kE 0 = 1 et f (x) = kxkE .
2. Soit F un espace de Banach sur R tel que F est réflexif et g ∈ F 0 . Montrer qu’il existe
y ∈ F , y 6= 0 tel que
g(y) = kykF kgkF 0 .
3. Soit G = x = (xn )n≥1 , xn ∈ R, xn → 0 .
On munit G de la norme
kxk = sup | xn | .
n≥1
Théorème 6.1
Théorème 6.2
Alors Z Z
1
f ∈ L (Ω) et f (x) dx ≤ lim inf fn (x) dx
Ω n→+∞ x∈Ω Ω
6.2 Espaces Lp
6.2.1 Définitions et propriétés élémentaires
Définition 6.1.
On note
Z 1
p
p
kf kLp (Ω) = kf kp = |f (x)| dx .
Ω
Définition 6.2.
n o
L∞ (Ω) = f : Ω → R : f mesurable, ∃C > 0 telle que |f (x)| ≤ C p.p. sur Ω .
On note n o
kf kL∞ (Ω) = kf k∞ = inf C : |f (x)| ≤ C p.p. sur Ω .
Remarque 6.1.
Si f ∈ L∞ (Ω).
On a alors,
|f (x)| ≤ kf kL∞ (Ω) p.p. sur Ω.
Théorème 6.3
Démonstration.
αp−1
Z
1
|f (x)g(x)| dx ≤ kf kpp + kgkqq .
Ω p αq
q
On choisit α = kf k−1 p
p kgkq , on obtient le résultat.
La démonstration des cas p = 1 et p = ∞ est évidente.
Théorème 6.4
Soit 1 ≤ p ≤ ∞.
L’espace Lp (Ω) est un espace vectoriel et [Link] est une norme.
Démonstration.
Donc f + g ∈ Lp (Ω).
Montrons que [Link] est une norme. On montre seulement l’inégalité triangulaire
kf + gkp ≤ kf kp + kgkp .
On a :
Z Z Z
kf +gkpp = |f (x)+g(x)| p−1
|f (x)+g(x)| dx ≤ |f (x)+g(x)| p−1
|f (x)| dx+ |f (x)+g(x)|p−1 |g(x)| dx.
Ω Ω Ω
L’espace Lp (Ω) est réflexif pour 1 < p < ∞ c’est à dire que (Lp )00 (Ω) = Lp (Ω).
Démonstration.
Étape 1 :
Démonstration.
du lemme 6.2
Étape 2 :
Lemme 6.3.
Démonstration.
du lemme 6.3
f +g p ε p
<1− .
2 p 2
f +g p ε p 1
p
D’où < 1 − δ , où δ = 1 − 1 − > 0.
2 p 2
p
On en déduit que l’espace L (Ω) est uniformément convexe, et donc réflexif.
Étape 3
Lemme 6.4.
Proposition 6.1
On a : 0
L1 (Ω) = L∞ (Ω).
Proposition 6.2
On a : 0
L1 (Ω) L∞ (Ω) .
Théorème 6.7
Démonstration.
On considère la famille (Pi )i∈I une famille dénombrable des pavées P de la forme :
n
Y
P = ]ak , bk [ , où ak , bk ∈ Q et P ⊂ Ω.
i=1
- On a E est dénombrable.
On montre que E est dense dans Lp (Ω) ([Link] = Lp (Ω)).
On a en vertu du théorème 6.6 :
Donc on a
kf − f2 kp ≤ kf − f1 kp + kf1 − f2 kp < ε + ε = 2ε.
D’où E est dense dans Lp (Ω).
Lemme 6.5.
Soit E un espace de Banach. On suppose qu’il existe une famille (Oi )i∈I telle que
1) ∀i ∈ I : Oi est un ouvert non vide de E.
2) Oi ∩ Oj = ∅, ∀i 6= j.
3) I est non dénombrable.
Alors E n’est pas séparable.
Démonstration.
Montrons par l’absurde, c’est à dire qu’on suppose que E est séparable.
Soit (un )n∈N une suite telle que {un , n ∈ N} = E.
On a donc, puisque (un )n∈N est dense dans E,
∀i ∈ I : Oi ∩ {un , n ∈ N} =
6 ∅.
On choisit alors n(i) tel que un(i) ∈ Oi (car l’intersection est non vide).
On a l’application : A : I → N définie par :
A(i) = n(i),
Proposition 6.3
Démonstration.
6.2.4 Résumé
1 1
1) Pour 1 < p < +∞, Lp est réflexif, séparable et (Lp )0 = Lq , avec + = 1.
p q
2) p = 1, L1 n’est pas réflexif, séparable et (L1 )0 = L∞ .
3) p = +∞, L∞ n’est ni réflexif ni séparable et L1 (L∞ )0 .
En particulier,
(αx, y) = α(x, y) et (x, αy) = α(x, y).
Ainsi si α = 0, alors on a (0, y) = (x; 0) = 0.
Définition 6.4.
Une forme sesquilinéaire sur E, est toute application sous la forme (6.4) vérifiant :
∀x, y ∈ E, ∀α, β ∈ C On a :
1) (αx + βy, z) = α(x, z) + β(y, z).
2) (x, αy + βz) = α(x, y) + β(x, z).
On dit que l’application (la forme) (6.4) est hermitienne si elle vérifie les propriétés 1),
2) et la condition a) de la définition 6.3
Remarque 6.2.
1) Notons que dans le cas où K = R, une forme sesquilinéaire est simplement une
forme bilinéaire, et une forme hermitienne est une forme bilinéaire symétrique.
2) On dit que la forme (6.4) est positive si (x, x) est positive, c’est à dire que
(x, x) ≥ 0, ∀x ∈ E.
Exemple 6.1.
Exemple 6.2.
L’espace,
n +∞
X o
l2 = x = (xn )n∈N∗ : xn ∈ C et | xn |2 < +∞
n=1
Exemple 6.3.
L’espace
n o
C([a, b]) = f : [a, b] → C telle que f est continue sur [a, b] ,
Exemple 6.4.
L’espace
n Z b o
2
L ([a, b]) = f : [a, b] → C telle que f est mesurable et | f (x) |2 dx < +∞ ,
a
Remarque 6.3.
1) Tout espace préhilbertien est aussi un espace vectoriel normé muni de la norme
définie par
1
kxk = (x, x) 2 .
2) On remarque que k.k est bien définie car (x, x) est toujours un nombre réel non
négatif.
3) La condition c) de la définition (6.3) implique que kxk = 0 ⇔ x = 0. De plus
p q
kλxk = (λx, λx) = λλ(x, x) =| λ | kxk.
Théorème 6.8
L’égalité | (x, y) |= kxk kyk aura lieu si et seulement x, y sont linéairement indépen-
dants.
Démonstration.
- Si y = 0, alors (6.5) est satisfaite car les deux membres sont nuls.
Si y 6= 0. D’après la condition c) de la définition 6.3, on a :
0 ≤ (x + αy, x + αy) = (x, x) + α(x, y) + α(y, x)+ | α |2 (y, y). (6.6)
−(x, y)
On pose maintenant α = dans (6.6) et on multiplie par (y, y), on obtient
(y, y)
0 ≤ (x, x)(y, y)− | (x, y) |2 .
D’où le résultat.
- Si x, y sont linéairement indépendants alors y = αx, pour α ∈ C.
Ainsi,
| (x, y) |=| (x, αx) |=| α(x, x) |=| α kxk kxk = kxk kαxk = kxk kyk.
Maintenant, soient x, y deux vecteurs tels que | (x, y) |= kxk kyk ou équivalente à
(x, y)(y, x) = (x, x)(y, y). (6.7)
On va montrer que (y, y)x − (x, y)y = 0.
On prouve que x, y sont linéairement indépendants. En effet,
En
vertu de (6.7), on a :
(y, y)x − (x, y)y, (y, y)x − (x, y)y = (y, y)2 (x, x) − (y, y)(y, x)(x, y) − (x, y)(y, y)(y, y) +
(x, y)(y, x)(y, y) = 0.
La preuve est achevée.
Démonstration.
D’où 2
kx + yk2 ≤ kxk2 + 2kxk kyk + kyk2 = kxk + kyk (6.9)
Remarque 6.4.
On a montré que tout espace préhilbertien est un espace vectoriel normé. Il est natu-
rel de poser la question : un espace vectoriel normé est-il un espace préhilbertien ? Plus
précisément, est-il possible définir dans un espace vectoriel normé (E, k.k) un produit
1
scalaire (., .) tel que kxk = (x, x) 2 ∀x ∈ E ?
En général la réponse est négative.
Dans le théorème suivant, on prouve une propriété de la norme dans un espace préhil-
bertien qui est une condition nécessaire et suffisante pour qu’un espace vectoriel normé
soit préhilbertien.
Théorème 6.9
(Identité de parallélogramme)
Soit E un espace préhilbertien.
Pour tout x, y ∈ E, on a :
Démonstration.
On a :
kx + yk2 = (x + y, x + y) = (x, x) + (x, y) + (y, x) + (y, y).
Donc
kx + yk2 + = kxk2 + (x, y) + (y, x) + kyk2 . (6.11)
En remplace maintenant y par −y dans (6.11), on obtient,
Théorème 6.10
(Formule de Pythagore)
Soit E un espace préhilbertien. Pour tout x, y ∈ E, on a
Démonstration.
On a :
Un espace de Hilbert est un espace préhilbertien sur K qui est complet pour la norme
1
k x k= (x, x) 2 .
Remarque 6.5.
Un espace de Hilbert est donc encore un espace de Banach , dont la norme provient
d’un produit scalaire. Une telle norme est parfois appelée norme de la convergence en
moyenne quadratique.
Exemple 6.5.
et la norme induite
+∞
X 1
1 2
(x, x) 2 = kxk = |xn |2 .
n=0
et la norme induite
+∞
X 1
1 2
(x, x) = kxk =
2 |xn |2 ,
n=0
et la norme induite,
Z b 1
2
kf k = |f (x)|2 dx ,
a
est un espace de Hilbert sur C.
Définition 6.7.
Soit H un espace préhilbertien. Une famille S des éléments non nuls de H est dit
système orthogonal si x ⊥ y pour tous x, y ∈ S tels que x 6= y.
De plus, si kxk = 1, ∀x ∈ S, alors S est dit système orthonormal.
Théorème 6.11
Démonstration.
n
X
Soit S un système orthogonal. Supposons que αk xk = 0, pour tous x1 , x2 , ..., xn ∈ S et pour tous
k=1
α1 , α2 , ..., αn ∈ C. Alors
n
X n
X n
X
0= αk xk , αk xk = | αk |2 kxk k2 .
k=1 k=1 k=1
Donc αk = 0 pour tout k ∈ {1, 2, 3, ..., n}. Par conséquent x1 , x2 , ..., xn sont linéairement
indépendants.
Une suite finie ou infinie de vecteurs qui forment un système orthonormal s’appelle
une suite orthonormale.
Remarque 6.6.
La condition d’orthogonalité de la suite (xn )n∈N peut être écrite en terme de symbole
de Kroneker :
1 si m = n,
(xn , xm ) = δmn =
0 si m 6= n.
Exemple 6.6.
Exemple 6.7.
Soit,
einx
φn (x) = √ , n = 0, ±1, ±2, ......
2π
L’ensemble {φn } est un système orthonormal dans L2 [−π, π] . En effet,
pour m 6= n, on a :
π
eiπ(m−n) − e−iπ(m−n)
Z
1
(φm , φn ) = ei(m−n)x dx = = 0.
2π −π 2iπ(m − n)
D’autre part, on a : Z π
1
(φn , φn ) = ei(n−n)x dx = 1.
2π −π
Lemme 6.6.
Démonstration.
Lemme 6.7.
Soit H un espace de Hilbert. une suite orthonormée (en )n∈N est une base hilbertienne si
(u, en ) = 0, ∀n ∈ N ⇒ u = 0.
Théorème 6.12
Démonstration.
- Montrons 2) ⇒ 3).
D’après la propriété ii) a) du lemme 6.6, on a :
N
X N
X
2 2
∀N ∈ N : kuk = | (u, ek ) | +ku − (u, ek )ek k2 .
k=0 k=0
kuk2 = 0.
Notation :
Soit (E, k.k) un espace vectoriel normé. On note S2 (E) l’espace vectoriel sur K des formes
sesquilinéaires continue sur E.
Si B ∈ S2 (E), on pose
kBk = sup |B(x, y)|.
x,y∈E, kxk≤1, kyk≤1
Définition 6.9.
Soit H un espace de Hilbert et soit T ∈ L(H). On dit que T est coercif (ou elliptique)
s’il existe α > 0 telle que
∀x ∈ H : |(T x, x)| ≥ αkxk2 .
Proposition 6.4
Proposition 6.5
Soit T ∈ L(H).
Alors on a :
⊥
1. ker(T ) = Im(T ∗ ) .
⊥
2. Im(T ) = ker(T ∗ ) .
Proposition 6.6
Démonstration.
∀x ∈ H :k T x k k x k≥ (T x, x) ≥ αkxk2 .
Donc
∀x ∈ H :k T x k≥ kxk.
Donc en vertu de la proposition 6.4, il suffit de montrer que Im(T ) = H.
Or, ∀x ∈ H, on a
| (T ∗ x, x) |=| (x, T x) ≥ αkx k2 .
Donc T ∗ est aussi coercif. Ce qui entraîne comme pour T l’injectivité de T ∗ .
Donc en vertu de la proposition 6.5 on obtient :
⊥
Im(T ) = ker T ∗ = {0}⊥ = H.
Théorème 6.13
kf − uk = min kf − vk,
v∈K
Notation :
On pose u = P rK (f ) = la projection de f sur K.
Démonstration.
i) L’ensemble {kf − vk, v ∈ K} est minoré (par 0) non vide. Il admet donc une borne
inférieure : d = inf kf − vk.
v∈K
Par suite, d’après la caractérisation de la borne inférieure, on a :
1
∀ε = > 0, ∃vε ∈ K tel que d ≤ dn = kf − vn k ≤ d + ε,
n
c’est à dire qu’il existe une suite (appelée suite minimisante) (vn ) ⊂ K vérifiant
λ = f − vn ∈ H, µ = f − vm ∈ H.
On a :
λ+µ 2 λ − µ 2 1
k k +k k = kλk2 + kµk2 ,
2 2 2
soit
vn + vm 2 vn − vm 2 1 2
kf − k +k k = (dn + d2m ).
2 2 2
vn + vm
Mais, puisque d est la borne inférieure et que ∈ K, on a :
2
vn + vm 2
d2 ≤ kf − k .
2
D’où
1 1
d2 + kvn − vm k2 ≤ (d2n + d2m ),
4 2
i.e h1 i
kvn − vm k ≤ 2 (d2n + d2m ) − d2 −→ 0 quand n, m −→ +∞.
2
u ∈ K et kf − uk = min kf − vk.
v∈K
Donc,
kf − uk ≤ kf − vuk = k(f − u) − t(w − u)k.
D’où :
(f − u, w − u) ≤ 0, ∀w ∈ K.
(f − u, v − u) ≤ 0, ∀v ∈ K.
On a, pour tout v ∈ K :
(f −u, v−u) = f −u, (f −u)−(f −u)+(v−u) = f −u, (f −u)−(f −v) = kf −uk2 −(f −u, f −v) ≤ 0, ∀v ∈ K.
kf − uk2 ≤ (f − u, f − v) ≤ kf − uk kf − vk.
D’où :
kf − uk ≤ kf − vk, ∀v ∈ K.
- Montrons l’unicité de u :
Supposons que u1 , u2 soient deux solutions de i). On a :
(f − u1 , v − u1 ) ≤ 0, ∀v ∈ K, (6.16)
et
(f − u2 , v − u2 ) ≤ 0 ∀v ∈ K. (6.17)
On remplace v par u2 dans (6.16) et v par u1 dans (6.17), puis faisons l’addition, on obtient
ku2 − u1 k2 ≤ 0.
D’où : u2 = u1 .
Corollaire 6.2.
Soit K ⊂ H un convexe fermé tel que K 6= ∅. La fonction P rK est lipschitzienne sur H, i.e
Démonstration.
Corollaire 6.3.
Démonstration.
Si u = P rL (f ) alors,
(f − u, v − u) ≤ 0, ∀v ∈ L.
Donc,
(f − u, tv − u) ≤ 0, ∀v ∈ L, ∀t ∈ R.
Par conséquent
t(f − u, v) ≤ (f − u, u), ∀v ∈ L, ∀t ∈ R. (6.20)
Faisons t = 0 dans (6.20) , on obtient (f − u, u) ≥ 0
Faisons t = 1 ou t = −1 dans (6.20) alors,
(f − u, v) = 0, ∀v ∈ L,
alors
(f − u, v − u) = 0, ∀v ∈ L.
Théorème 6.14
( Riesz-Frechet)
Soit f ∈ H 0 . Il existe u ∈ H unique telle que :
De plus on a :
k ϕ kH 0 =k f kH .
Démonstration.
(F, T ϕ)H×H 0 = 0, ∀ϕ ∈ H.
T (H) = T (H) = H 0 .
Définition 6.10.
1) a est une forme continue sur H s’il existe C > 0 telle que
a(u, u) ≥ αkuk2 , ∀u ∈ H.
Remarque 6.7.
Théorème 6.15
( de Stampacchia )
Soient a un forme bilinéaire, continue coercive sur H et K un convexe fermé dans H
tel que K 6= ∅ .
Alors,
Démonstration.
Pour u fixé dans H : la forme H −→ R : v 7−→ a(u, v) est linéaire continue, donc appartient
à H 0.
Donc d’après le théorème 6.14 de Riesz, il existe Au ∈ H unique telle que :
a(u, v) = (Au, v) ∀v ∈ H.
Le problème
trouver u ∈ K vérifiant :
P
a(u, v − u) ≥ hf, v − ui, ∀v ∈ K,
devient équivalent à
0 trouver u ∈ K vérifiant :
P (6.21)
(Au, v − u) ≥ (ϕ, v − u), ∀v ∈ K.
Soit r > 0, à choisir. Alors la dernière inégalité de (6.21) est équivalente à
(rϕ − rAu + u) − u, v − u ≤ 0, ∀v ∈ K.
PK (rϕ − rAu + u) = u,
Théorème 6.16
∀f ∈ H 0 , il existe un unique u ∈ K :
P
a(u, v − u) ≥ hf, v − ui ∀v ∈ K,
∀f ∈ H 0 , il existe un unique u ∈ K :
0
P
a(u, v − u) ≥ a(ψ, v − u) ∀v ∈ K, ψ ∈ H telle que hf, vi = a(ψ, v).
Or,
a(u, v − u) ≥ a(ψ, v − u) ⇔ a(ψ − u, v − u) ≤ 0 ∀v ∈ K.
Cela est équivalent à dire, grâce au théorème de projection appliqué au produit scalaire a,
ou encore,
a(ψ − u, ψ − u) = min a(ψ − v, ψ − v),
v∈K
ou encore,
h i
a(ψ, ψ) + a(u, u) − 2a(ψ, u) = min a(ψ, ψ) + a(v, v) − 2a(ψ, v) ,
v∈K
ou encore
1 h1 i
a(u, u) − hf, ui = min a(v, v) − hf, vi .
2 v∈K 2
Théorème 6.17
(lax-Milgram)
Démonstration.
−a(u, w) ≥ −hf, wi ∀w ∈ H,
Définition 6.11.
V ect{en , n ∈ N} = H.
Proposition 6.7
Démonstration.
engendrent le même sous-espace pour chaque k. On écrit xk = ynk pour simplifier, et on pose
X
xn − (xn , ek )ek
x1 k<n
e1 = et en = , n = 2, 3, .....
kx1 k
X
kxn − (xn , ek )ek k
k<n
x1 , x2 , ...., xn et e1 , e2 , ...., en
On considère une fonction f telle que f est bornée et mesurable sur (0, +∞) et vérifie :
1 m
Z
lim f (x) dx = 0.
m→+∞ c 0
Exercice 6.2.
On considère C([0, 1]) l’espace des fonctions continues sur [0, 1] et soit f ∈ C([0, 1])
telle que : Z 1
∀n ∈ N : xn f (x) dx = 0.
0
- Montrer que f ≡ 0.
Exercice 6.3.
1) Soient α, β > 0 et p ≥ 1.
On considère la fonction g définie par :
g(x) = xp .
- Montrer que
(α + β)p ≤ 2p−1 (αp + β p ).
2) Soient α, β > 0 et 0 < p < 1 et on considère la fonction h définie par :
h(x) = αp + xp − (α + x)p .
- Montrer que
(α + β)p ≤ αp + β p .
Exercice 6.4.
Soit a, b ∈ R.
- Montrer que L2 ([a, b]) ⊂ L1 ([a, b]).
Exercice 6.5.
Exercice 6.6.
Soit (0, 1) ⊂ R.
I) On considère la suite de fonctions (fn ) définie par :
fn (x) = ne−nx .
- Montrer que :
1) fn → 0, p.p x ∈ (0, 1).
2) (fn ) est bornée dans L1 ((0, 1)).
3) fn 9 0 fortement dans L1 ((0, 1)).
4) (fn ) ne converge pas faiblement vers 0 dans σ(L1 ((0, 1)), L∞ ((0, 1))), c’est à dire qu’
il n’existe pas une sous-suite qui converge faiblement dans σ(L1 ((0, 1)), L∞ ((0, 1))).
II) On considère la suite de fonctions (gn ) définie par :
1
gn (x) = n p e−nx .
- Montrer que :
1) gn → 0, p.p x ∈ (0, 1).
2) (gn ) est bornée dans Lp ((0, 1)).
3) gn 9 0 fortement dans Lp ((0, 1)).
0
4) gn * 0 faiblement vers 0 dans σ(Lp ((0, 1)), Lp ((0, 1))).
Exercice 6.7.
Exercice 6.8.
I) Pour 1 < p < ∞, on considère la suite de fonctions (fn ) telle que (fn ) ⊂Lp (Ω), et
soit f ∈ Lp (Ω).
On suppose que :
0
1) fn * f faiblement dans σ(Lp (Ω), Lp (Ω)).
2) kfn kLp (Ω) → kf kLp (Ω) fortement dans Lp (Ω).
- Montrer que fn → f fortement dans Lp (Ω), c’est à dire : lim k fn − f kLp (Ω) = 0.
n−→+∞
II) Trouver une suite de fonctions (fn ) ⊂L1 (0, 1) , fn ≥ 0 telle que
1 x
Z
T f (x) = f (t) dt.
x 0
1) Montrer que :
f ∈ Lp (]0, +∞[) ⇐⇒ g ∈ Lp (R) et que kf kLp (]0,+∞[) = kgkLp (R) .
- Montrer que :
∀n ∈ N : fn ∈ Lp (]0, +∞[),
et que
lim kT fn kLp (]0,+∞[) = q.
n→+∞
- En déduire que k T k= q.
- Montrer que :
, lim T fn (x) = 0, pour x > 0.
n→+∞
Exercice 6.10.
fh (x) = f (x + h).
Exercice 6.11.
Soient f, g ∈ L1 (Rn ).
- Montrer que : Z
(f ∗ g)(x) = f (y)g(x − y) dy,
Rn
est bien définie pour presque tout x ∈ Rn .
- Montrer que :
f ∗ g ∈ L1 (Rn ) et que kf ∗ gk1 ≤ kf k1 kgk1 .
Exercice 6.12.
Soit ε > 0.
On définit la famille de fonctions (ρε ) telle que (ρε ) ⊂ C ∞ (Rn ) et vérifie :
∀ε > 0 : ρε (x) ≥ 0, ∀x ∈ Rn ,
et supp( ρε ⊂ B(0, ε), où B(0, ε) est la boule fermée définie par :
B(0, ε) = {x ∈ Rn :k x k≤ ε}.
Exercice 6.13.
Soient a, b ∈ R et 1 ≤ p ≤ +∞.
On considère la suite de fonctions (fn ) de Lp (]a, b[) telle que (fn ) est bornée.
- Supposons que 1 ≤ p < +∞.
où Cc∞ (]a, b[) est l’espace des fonctions infiniment dérivables sur ]a, b[ et à support com-
pact.
Exercice 6.14.
. - Montrer que :
lim kfk − f kLp (Ω) = 0.
k−→+∞
Exercice 6.15.
h(y) = f (x − y)g(y).
Exercice 6.16.
1 1 1
Soient p, q, r ∈ R ∈ tels que p ≥ 1, q ≥ 1 et r ≥ 1 et qui vérifient : = + .
r p q
- Montrer que si f ∈ Lp , g ∈ Lq , alors f g ∈ Lr et
kf gkr ≤ kf kp kgkq .
Exercice 6.17.
Tg f = gf.
Soit T : Lp −→ Lp une application linéaire continu qui commute avec tous les Tg ,
g ∈ L∞ .
- Montrer qu’il existe un h ∈ L∞ tel que T = Th .
T (g)
Indication : Construire une fonction g > 0 telle que g ∈ Lp ∩ L∞ . Soit alors h = .
g
Puis montrer que
∀f ∈ Lp ∩ L∞ : T (f ) = hf,
et conclure.
Exercice 6.18.
fε (x) = e−ε|x| .
Soit n o
E = f : R −→ R telle que fε est intégrable .
1) Montrer que Lp ⊂ E.
2) Montrer que si f ∈ Lp , alors fε ∈ Lp et que
lim fε = f, dans Lp .
ε−→0
Exercice 6.19.
c) Montrer que Cc (Rn ) 6= L∞ (Rn ) pour la convergence faible, c’est à dire qu’il existe des
fonctions f de L∞ (Rn ) telles qu’il n’existe aucune suite de Cc (Rn ) qui converge faiblement
vers f .
Exercice 6.20.
∀1 ≤ p ≤ +∞, fn ∈ Lp (Rn ).
On suppose que :
Z
∀ϕ ∈ Cc (Rn ), on a : lim fn (x)ϕ(x) dx = ϕ(0).
n→+∞ Rn
- Montrer que :
lim kfn kLp = +∞, ∀1 ≤ p ≤ +∞.
n→+∞
Exercice 6.21.
Exercice 6.22.
1 1
a)- Soient p, q ∈ ]1, ∞[ vérifiant + = 1. On considère les suites de fonctions
p q
(fn )n dans Lp (R) et (gn )n dans Lq (R) telles que :
Exercice 6.23.
- Montrer que :
|f | ≤ C p.p. sur Ω.
Exercice 6.24.
Exercice 6.25.
Soit (E, k.k) un espace vectoriel normé sur R, et on suppose que la norme k . k satisfait
- Montrer que
1h i
(x, y) = kx + yk2 − kx − yk2
4
définit un produit scalaire et que la norme est induite par ce produit scalaire.
Exercice 6.26.
Soit H un espace vectoriel réel muni d’un produit scalaire et la norme induite associée.
2
Pour x, y ∈ H, en développant kykx − kxky , établir l’inégalité de Cauchy Schwarz.
Exercice 6.27.
Soit E un espace vectoriel réel muni d’un produit scalaire (., .),
- Montrer qu’on a
kxk = kyk =⇒ (x + y, x − y) = 0.
Exercice 6.28.
2) Montrer que
h i
(x, y) = 0 ⇔ kx + αyk ≥ kxk, pour tout α ∈ K .
Exercice 6.29.
Soit E un espace vectoriel complexe muni d’un produit scalaire (., .) et soient x, y ∈ E.
On suppose que kx + yk2 = kxk2 + kyk2 .
- Y’a-t-il (x, y) = 0 ?.
Exercice 6.30.
f ≥ 0 =⇒ T f ≥ 0.
Exercice 6.31.
Exercice 6.32.
Exercice 6.33.
(M ⊥ )⊥ = H. (6.26)
2) Est ce que (6.26) est vraie si M n’est pas fermé dans H ? Justifier.
Exercice 6.34.
Soit H un espace de Hilbert et soit (xn ) une suite orthogonale dans H, satisfaisant
+∞
X
kxn k2 < ∞.
n=1
+∞
X
- Montrer que la série xn est convergente dans H.
n=1
+∞
X
- Si on supprime l’hypothèse d’orthogonalité, est ce que la série xn est convergente
n=1
dans H ?
Exercice 6.35.
kxn k = 1 et ∀n ∈ N, ∀x ∈ H : (xn , x) = 0.
Exercice 6.36.
Exercice 6.37.
Soit [a, b] ⊂ R et soit (en ) une suite orthonormale dans L2 ([a, b]).
Soit f une fonction continue sur [a, b] et f ∈ L2 ([a, b]).
On suppose que :
N
X
∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∃ c1 , c2 , ...., cN ( des constantes), telles que : f− ak ek < ε.
k=1
- Montrer que (en ) est une base orthonormale pour L2 ([a, b]).
Exercice 6.38.
Soit H un espace de Hilbert sur C muni d’un produit scalaire (., .) et soient T, S ∈
L(H).
- Montrer que :
∀x ∈ H : (T x, x) = (Sx, x) =⇒ T = S . (6.27)
Exercice 6.39.
Soit H un espace de Hilbert séparable. Montrer que toute famille orthonormée est au
plus dénombrable dans H.
Exercice 6.40.
Soit H un espace de Hilbert et soit {x1 , x2 , ...., xn } une famille orthogonale dans H.
Supposons que :
Xn
x= xj .
j=1
- Montrer que :
n
X
kxk2 = kxj k2
j=1
.
Exercice 6.41.
Soit H un espace de Hilbert et soit (en )n∈N une suite orthonormée dans H.
On considère (λn )n∈N une suite de nombres réels ou complexes.
- Montrer que :
+∞
X +∞
X
la série λn en est convergente dans H ⇐⇒ ]λn ]2 < +∞ .
n=1 n=1
Exercice 6.42.
Exercice 6.43.
Z 1
Soit H = L2 ([0, 1]) muni du produit scalaire usuel (f, g) = f (x)g(x) dx.
0
1) Montrer que le sous-espace
n Z 1 o
M = f ∈H: f (x) dx = 0 ,
0
Exercice 6.44.
Soit H un espace de Hilbert muni d’un produit scalaire (., .) et a ∈ H tel que a 6= 0.
- Montrer que :
|(x, a)|
∀x ∈ H : d(x, {a}) = .
kak
2) On considère l’espace de Hilbert L2 [0, 1] .
a) Montrer que si f ∈ L2 [0, 1] , alors f ∈ L1 [0, 1] .
- On considère l’ensemble F tel que :
n Z 1 o
2
F = f ∈ L [0, 1] : f (t) dt = 0 .
0
b) Montrer que F est un sous-espace vectoriel fermé de L2 [0, 1] .
c) Déterminer F ⊥ .
d) Calculer d(f, F ) pour f (t) = et .
Exercice 6.45.
- Montrer que :
Exercice 6.46.
Exercice 6.47.
et
+1 si x ≥ 0,
sign(x) =
−1 sinon.
1) La suite (un ) est-elle un système orthonormal de L2 ([0, 1]) ?
2) La suite (un ) est-elle une base hilbertienne de L2 ([0, 1]) ?
Z 1
(Indication : montrer que ∀n ∈ N : cos(2πx)un (x) dx = 0 ).
0
Exercice 6.48.
- Montrer que :
- Montrer que :
k An k9 0.
Exercice 6.49.
Soit H un espace de Hilbert séparable tel que dim(H) = +∞, muni d’un produit
scalaire (., .) et la norme induite k.k.
Soit (en )n∈N une base Hilbertienne de H.
On définit l’application N par :
+∞
X 1
N (u) = | (u, en ) | .
2n
n=1
1) Montrer que N est une norme sur H., et que N (u) ≤ kuk.
2) Soit (un )n∈N une suite de H.
Montrer que :
un * u =⇒ N (un − u) → 0.
3) Montrer que :
h i
N (un − u) → 0 et (|un |) est bornée =⇒ un * u .
4) Donner un exemple d’une suite (un ) telle que N (un ) → 0 et (un ) ne converge pas
faiblement vers 0.
5) Montrer que H muni de la norme N n’est pas complet.
6) Montrer que (BH , N ) (la boule unité de H pour la norme Hilbertienne k.k, munie de
la norme N ) est compacte.
Introduction :
Les opérateurs compacts, et surtout leurs spectres sont une généralisation naturelle de l’al-
gèbre linéaire en dimension finie. Ce sont les opérateurs intégraux (étudiés par E. Fredholm
et V. Volterra, ...), premiers exemples d’opérateurs compacts, qui sont à l’origine de cette
classe d’opérateurs. Les notions essentielles des opérateurs compacts ont été introduites par
D. Hilbert en 1906. Onze ans après, F. Riesz publie une étude presque complète sur les opéra-
teurs compacts. En 1930, J. Schauder rajoute quelques raffinements à la théorie en montrant
que l’adjoint d’un opérateur compact est lui même compact. La plupart des résultats des
sections de ce chapitre sont dus à F. Riesz.
Définition 7.1.
Théorème 7.1
(Théorème d’Ascoli)
Soit K un espace métrique compact .
On considère l’espace de Banach des fonctions complexes continues sur K
n o
C(K) = f : K → C tel que f est continue ,
(∀ε > 0), (∃δ > 0) : d(x1 , x2 ) < δ =⇒ |f (x1 )−f (x2 )| < ε, ∀f ∈ H, (δ ne dépend pas de f ).
Démonstration.
Voir ([8]).
Exemple 7.1.
E = F = C [a, b] . Soit K ∈ C [a, b] × [a, b] .
On pose M = sup | K(x, y) |.
(x,y)∈[a,b]×[a,b]
Soit f ∈ C [a, b] .
On définit,
Z b
T f (x) = K(x, y)f (y) dy.
a
T s’appelle opérateur intégral et K s’appelle le noyau de T .
T est un opérateur compact.
En effet :
Utilisons le théorème d’Ascoli 7.1.
1) on montre que T B E (0, 1) est borné, c’est à dire que :
∃C > 0, ∀f ∈ B E (0, 1) : kT f kE ≤ C.
Montrons 1).
Soit f ∈ B E (0, 1), alors kf k ≤ 1.
On a :
kT f kE = sup | T f (x) | .
x∈[a,b]
Z b Z b
| T f (x) |≤ | K(x, y) | | f (y) | dy ≤ M | f (y) | dy ≤ M (b − a).
a a
D’où,
kT f k ≤ M (b − a).
Montrons 2).
Soit ε > 0 et soit f ∈ B E (0, 1).
On a : Z b
| T f (x1 ) − T f (x2 ) |≤ | K(x1 , y) − K(x2 , y) | | f (y) | dy.
a
Puisque K est uniformément continu sur [a, b] × [a, b] (car[a, b] × [a, b] est compact) ,
alors on a :
Donc,
Z b
| T f (x1 ) − T f (x2 ) |≤ ε | f (y) | dy ≤ ε(b − a)kf kE ≤ ε(b − a).
a
Exemple 7.2.
Théorème 7.2
(de Riesz)
Soit E un espace vectoriel normé, alors la boule unité fermée B̄E (0, 1) de E est com-
pacte si et seulement si la dimension de E est finie i.e dim(E) < +∞.
Démonstration.
Remarque 7.1.
Proposition 7.1
Démonstration.
Puisque TNε est compact, alors TNε BE (0, 1) est compact. Donc
Nε
[ ε
∃f1 , f2 , ...., fNε ∈ F telles que TNε BE (0, 1) ⊂ BF (fi , ).
2
i=1
Nε
[
On veut T BE (0, 1) ⊂ BF (fi , ε).
i=1
On a :
ε ε ε ε
kT x−fi k ≤ kT x−TNε xk+kTNε x−fi k ≤ kT −TNε kkxk+kTNε x−fi k ≤ kxk+ ≤ + = ε.
2 2 2 2
Car kxk ≤ 1.
Proposition 7.2
de F .
Démonstration.
Proposition 7.3
Démonstration.
Lemme 7.1.
Proposition 7.4
Théorème 7.3
Démonstration.
Si dim(E) < +∞, alors B̄E (0, 1) est compacte d’après le théorème de Riesz. Donc T B̄E (0, 1)
est compacte pour tout T ∈ L(E, F ) (car T est continu).
Si dim(F ) < +∞, alors T B̄E (0, 1) est bornée, donc elle est relativement compacte car
dim(F ) < +∞.
Exemple 7.3.
Soit T ∈ L(E, F ). On dit que l’opérateur T est de rang fini si et seulement si T (E) est
de dimension finie, c’est à dire que dim T (E) < +∞.
Exemple 7.4.
On a T est à valeurs dans l’espace R2 [X]= l’espace des polynômes à coefficients réels de
degré ≤ 2.
On sait que dim(R2 [X]) < +∞, alors T est de rang fini.
Proposition 7.5
Démonstration.
∀x ∈ B̄E (0, 1) : kT xk ≤ kT k.
Alors T B̄E (0, 1) est borné dans F et par conséquent T B̄E (0, 1) aussi.
De plus Im(T ) est fermée car est un sous-espace vectoriel de dimension finie.
Donc,
T B̄E (0, 1) ⊂ Im(T ) = Im(T ).
Finalement T B̄E (0, 1) est fermé borné de Im(T ), donc il est compact de Im(T ).
D’où T ∈ K(E, F ).
Remarque 7.2.
Corollaire 7.1.
On considère la suite d’opérateurs (Tn )n∈N telle que Tn ∈ L(E, F ) pour tout n ∈ N. On
suppose que Tn (E) est de dimension finie (c’est à dire que Tn est compact) pour tout n ∈ N. On
suppose que Tn → T lorsque n → +∞ (c’est à dire que kTn − T k → 0 lorsque n → +∞). Alors
T est compact.
Remarque 7.3.
Tout opérateur compact est limite d’une suite d’opérateurs de rang fini.
Proposition 7.6
Soit T ∈ K(E, F ). Alors Im(T ) est fermée si et seulement si T est de rang fini.
Démonstration.
i) ⇐) Supposons que T est de rang fini. Donc Im(T ) est de dimension finie et alors il est
évident que Im(T ) est fermé.
ii)=⇒). La preuve de cette implication repose sur le théorème de l’application ouverte.
Supposons que Im(T ) est fermé dans l’espace de Banach F , alors Im(T ) est de Banach.
D’autre part T est continu et surjectif de E dans Im(T ). Donc d’après le le théorème de l’ap-
plication ouverte on conclut que T est ouvert.
Comme la boule unité fermée BE (0, 1) est un voisinage de 0 dans E et T ouvert, alors
T BE (0, 1) est un voisinage de T (0) = 0 dans Im(T ). Alors il existe r > 0 tel que
Proposition 7.7
Démonstration.
Corollaire 7.2.
Soit E un espace vectoriel normé de dimension infinie. Alors l’opérateur identité Id de E n’est
pas compact. Plus généralement, tout isomorphisme T : E → E n’est pas compact.
Démonstration.
+∞
X 1
2 2
Le réel kT kHS = kT en k est appelé la norme de Hilbert-Schmidt de l’opérateur
n=0
T.
Proposition 7.8
Démonstration.
Soit H un espace de Hilbert et (en )n∈N une base hilbertienne de H et soit T un opérateur
de Hilbert-Schmidt.
X+∞
On pose C = kT en k2 .
n=0
Soit ε > 0. Alors,
+∞
X
∃Nε ∈ N tel que : kT en k2 ≤ ε2 .
n>Nε
Lemme 7.2.
Soit E un espace de Banach et soit (xn )n∈N une suite de E qui converge faiblement
vers x i.e (xn * x) et {xn } est compact. Alors la suite (xn )n∈N converge fortement vers x
(c’est à dire xn → x).
Démonstration.
∃ε > 0, ∀N ∈ N, ∃n ≥ N : kxn − xk ≥ ε.
Donc,
∃ε > 0, ∃(xnk )k∈N : kxnk − xk ≥ ε.
Comme {xn } est compact et l’espace E est métrique , alors il existe une sous-suite (xnkl )
convergente vers y.
D’autre part, on sait que la convergence forte implique la convergence faible toujours, et on
sait aussi que la topologie faible est séparée, donc on conclut que x = y.
Alors la suite (xnkl ) converge fortement vers x ce qui contredit l’hypothèse.
Théorème 7.4
Remarque 7.4.
Définition 7.4.
Remarque 7.5.
Dans la pratique, la plupart des opérateurs non bornés que l’on rencontrera sont fer-
més et à domaine dense dans E, c’est dire que D(T ) = E).
Notations :
(E, k.k) un espace de Banach.
(E 0 , k.k) le dual topologique de E.
h., .i le crochet de dualité.
Pour x ∈ E et f ∈ E 0 , on a f (x) = hf, xi ∈ C
Soit T : D(T ) ⊂ E → F un opérateur non borné à domaine dense ( i.e D(T ) = E).
On définitnun opérateur non borné T ∗ : D(T ∗ ) ⊂ F 0 → E 0 comme suit :
D(T ∗ ) = y ∈ F 0 ; x 7−→ hy, T xi est continue sur D(T ) i.e ∃C > 0 tel que |hy, T xi| ≤
o
Ckxk, ∀x ∈ D(T )
On a :
|ly (x)| ≤ Ckxk, ∀x ∈ D(T ).
Comme D(T ) est dense dans E, alors d’après le théorème de prolongement, ly se prolonge
de façon unique en une application linéaire continue ley : E → R définie par :
et on a :
|ley (x)| ≤ Ckxk, ∀x ∈ E.
Par suite ly ∈ E 0 , ley ∈ E 0
On définit aussi un opérateur T ∗ : E 0 → E 0 par :
T ∗ y = ley ,
de domaine D(T ∗ ).
Il est clair que T ∗ est linéaire.
L’opérateur :
T ∗ : D(T ∗ ) ⊂ F 0 → E 0 ,
s’appelle l’adjoint de T .
Par conséquent on a la relation fondamentale entre T et T ∗ suivante :
Proposition 7.9
Soit T : D(T ) ⊂ E → F un opérateur non borné à domaine dense. Alors T ∗ est fermé,
c’est à dire que G(T ∗ ) est fermé dans F 0 × E 0 .
Démonstration.
Soit (yn )n∈N une suite de D(T ∗ ) telle que yn → y dans F 0 et T ∗ y → z dans E 0 . On montre
que y ∈ D(T ∗ ) et T ∗ y = z.
On a :
hyn , T xi = hT ∗ yn , xi, ∀x ∈ D(T ). (7.1)
On passe à la limite dans (7.1), on obtient :
y ∈ D(T ∗ ) et T ∗ = z.
Proposition 7.10
Comme l’application x 7−→ hT x, zi est linéaire continue sur D(T ) et D(T ) est dense dans H,
alors elle se prolonge de façon unique en une application linéaire continue lz : H, (., .) → C.
D’après le théorème de représentation de Riesz il existe y ∈ H unique tel que :
Donc
hT x, zi = (x, y), ∀x ∈ D(T ), ∀z ∈ D(T ∗ ).
On a défini donc un opérateur T ∗ de domaine D(T ∗ ) par
T ∗ z = y.
On a donc
hT x, zi = hx, T ∗ zi, ∀x ∈ D(T ), ∀z ∈ D(T ∗ ).
Définition 7.6.
s’appelle l’adjoint de T .
Définition 7.7.
Proposition 7.11
Soient H1 et H2 deux espaces de Hilbert munis des deux produits scalaires (., .)1 et
(., .)2 successivement et les normes induites k.k1 et k.k2 et soit T ∈ L(H1 , H2 ). Alors,
On note
z = T ∗y
Démonstration.
ly (x) = (T x, y)2 .
- Montrons que ly est une forme linéaire continue. Il est clair que ly est linéaire.
Montrons que ly est continue sur H1 .
Soit x ∈ H1 . On a
Proposition 7.12
Soient H1 et H2 deux espaces de Hilbert munis des deux produits scalaires (., .)1 et (., .)2
T ∗ ∈ L(H2 , H1 ) et kT ∗ k = kT k.
Démonstration.
Proposition 7.13
Démonstration.
La démonstration est facile, elle découle de la définition 7.6.
Théorème 7.5
Démonstration.
i) Montrons =⇒).
Supposons que T est inversible et montrons que T ∗ est inversible.
D’après la proposition 7.13 on a :
(T −1 )∗ T ∗ = (T T −1 )∗ = IdH2 ,
et
T ∗ (T −1 )∗ = (T −1 T )∗ = IdH1 .
Donc T ∗ ∈ L(H2 , H1 ) est inversible et (T ∗ )−1 = (T −1 )∗ .
ii) Montrons ⇐=).
Supposons que T ∗ ∈ L(H2 , H1 ) est inversible et montrons que T est inversible.
D’après i), on a (T ∗ )∗ ∈ L(H1 , H2 ) est inversible.
Or d’après la proposition 7.13, on a T ∗∗ = T . Donc T est inversible.
Définition 7.8.
T T ∗ = IdH2 et T ∗ T = IdH1 .
Définition 7.9.
Un opérateur T ∈ L(E) est dit normal s’il commute avec son adjoint, c’est à dire si
T T ∗ = T ∗T .
Définition 7.10.
On note
Exemple 7.5.
Définition 7.11.
Remarque 7.6.
Le fait que ker(T ) est de dimension finie implique qu’il existe un sous-espace M fermé
M de E tel que E = ker(T ) ⊕ M (voir [6] page 38). De plus Im(T ) = T (M ) est un
espace de Banach muni de la norme k . kF .
Théorème 7.6
∃C > 0, ∀x ∈ M :k T x kF ≥k x kE . (7.5)
Démonstration.
Théorème 7.7
3) L’opérateur I − T est injectif si et seulement s’il est surjectif, c’est à dire Im(I − T ) =
E ⇔ ker(I − T ) = {0}.
4) dim ker(I − T ) = dim ker(I − T ∗ ).
Remarque 7.7.
Donc BM est compacte, et en vertu du théorème de Riesz on en déduit que dim(M ) < +∞,
c’est à dire que dim(I − T ) < +∞.
2) Montrons que : Im(I − T ) est fermée.
En vertu de la proposition 7.10, pour montrer que Im(I − T ) = ker(I − T ∗ )⊥ .
Il suffit de montrer que Im(I − T ) est fermée.
Soit (yn )n∈N ⊂ Im(I − T ) une suite convergente vers y et montrons que y ∈ Im(I − T ).
Il existe une suite (xn )n∈N ⊂ E telle que yn = xn − T xn .
On pose,
dn = d xn , ker(I − T ) .
dn = kxn − x0n kE .
xn − x0n
Posons zn = .
dn
Donc on a :
1
d zn , ker(I − T ) = d xn , ker(I − T ) = 1,
dn
yn
et zn − T zn = → 0.
dn
Comme T est compact, quitte à extraire à nouveau une sous-suite il existe z tel que T zn → z,
et donc comme zn − T zn → 0, on a zn → z.
Mais alors,
z ∈ ker(I − T ) et d z, ker(I − T ) = 1.
y = (y + x) − T (y + x) ∈ Im(I − T ).
Im(I − T ) = ker(I − T ∗ )⊥ .
3) Montrons que :
I − T est injectif ⇐⇒ Im(I − T ) = E ⇔ ker(I − T ) = {0}.
Montrons Le premier sens =⇒), c’est à dire on suppose que
que I − T est injectif et I − T n’est pas surjectif.
Soit la suite En = (I − T )n (E).
Comme I − T n’est pas surjectif, alors E1 ( E est un sous-espace de E.
Par ailleurs E1 est stable par T .
De même on montre que E2 ( E1 est un sous-espace de E1 , car I − T est injectif et pas
surjectif, et par récurrence on obtient que En+1 est un sous-espace de En et l’inclusion est
stricte car I − T est injectif et pas surjectif.
Par conséquent, d’après la propriété 2) de ce théorème 7.7, comme la restriction T |En est un
et comme
(xm − T xm ) − (xn − T xn ) + xn ∈ Em+1 ,
alors il vient que,
1
kT (xn − xm )kE ≥ .
2
Ce qui montre que la suite T (xn − xm ) n’est pas de Cauchy, donc n’est pas convergente.
Comme (xn ) est bornée et T est compact alors on a une contradiction.
Finalement on a I − T est surjectif.
Deuxième sens ⇐=). Supposons que I − T est surjectif c’est à dire que Im(I − T ) = E et
montrons que I − T est injectif.
Ce sens s’obtient, en appliquant le même raisonnement précédent à T ∗ , en utilisant les résul-
tats de la proposition 7.10.
4) Montrons que dim ker(I − T ) = dim ker(I − T ∗ ).
Pour cela on pose d1 = dim ker(I − T ) et d2 = dim ker(I − T ∗ ) .
Remarque 7.8.
dim(F ) = (d2 )2 .
Comme d1 < d2 , alors il existe une application linéaire f : ker(I − T ) → F qui est injective et
non surjective.
On définit maintenant sur l’espace E l’opérateur
A = T + f ◦ p,
( f ◦ p est de rang fini).
Soit x ∈ ker(I − T ) alors
0 = x − Ax = (x − T x) − f (px).
Donc x − T x = 0 et px = 0 car f est injective. Donc x = 0.
D’après la propriété 3) de ce théorème 7.7 appliquée à A on a Im(I − A) = E.
Ce qui contredit le fait qu’ il existe y ∈ F \ Im(f ) et pour y quelconque, l’équation x − Ax = y
n’admet pas de solution.
Donc
d1 ≥ d2 . (7.6)
ii) Montrons que d1 ≤ d2 .
En appliquant le résultat de i) à T ∗ , on trouve
dim ker(I − T ∗∗ ) ≤ dim ker(I − T ∗ ) ≤ dim ker(I − T ) .
Définition 7.12.
Remarque 7.9.
1. ker(λI − T ) 6= {0} ⇐⇒ ∃x ∈ E \ {0} : x ∈ ker(λI − T ) : T x = λx ⇐⇒ ∃x ∈
E \ {0} : T x = λx .
Dans ce cas x s’appelle le vecteur propre associé à la valeur propre λ.
2. Les définitions ci-dessus restent valables même si l’espace E n’est pas de Banach.
3. On a toujours Vp (T ) ⊂ σ(T ) et l’ensemble des valeurs propres s’appellent aussi
spectre ponctuel noté σp (T ).
En général l’inclusion est stricte, c’est à dire Vp (T ) σ(T ) (un tel λ appartient au
spectre mais n’est pas une valeur propre) sauf bien entendu si dim(E) < +∞ car
alors λI −T est inversible si et seulement si ker(λI −T ) = {0}. Donc Vp (T ) = σ(T ).
la situation est plus délicate comme la montre les deux exemples ci-dessous.
Exemple 7.6.
Exemple 7.7.
Soit E = C [0, 1], K l’espace des fonctions continues de [0, 1] vers K muni de la norme
de convergence uniforme kf k = sup | f (x) |.
0≤x≤1
On définit l’opérateur de Volterra T sur E par :
Z x
T f (x) = f (t) dt, ∀x ∈ [0, 1].
0
On a dim(E) = +∞. n o
D’autre part, on a ker(T ) = {0} et Im(T ) = g ∈ C 1 [0, 1], K : g(0) = 0 .
Proposition 7.14
Démonstration.
1. Supposons que |λ| > kT k. Donc λ 6= 0 et kλ−1 T k < 1. Donc d’après la proposition 1.7
on a I − λ−1 T est inversible, c’est à dire que λ−1 (Iλ − T ) est inversible. Ce qui montre
que λ ∈ ρ(T ).
∀λ ∈ K : ϕ(λ) = λI − T.
Alors
ρ(T ) = ϕ−1 (GL(E)),
où GL(E) est l’ensemble des application linéaires continues et inversibles.
De plus l’application ϕ est continue. En effet :
Alors d’après la proposition 1.7 GL(E) est un ouvert de L(E). Ainsi ρ(T ) = ϕ−1 (GL(E))
est un ouvert de K.
Vp (T ) ⊂ σ(T ).
Proposition 7.15
(Identité de la résolvante)
De plus, l’application λ 7−→ R(λ, T ) est dérivable sur ρ(T ) et sa dérivée est donnée par
dR(λ, T )
= −R(λ, T )2 . (7.9)
dλ
Démonstration.
et on a toujours r(T ) ≤ kT k.
Si σ(T ) = ∅, alors par convention, on pose r(T ) = 0.
Remarque 7.10.
1) On a r(T ) ∈ [0, kT k ].
La définition est plus précise : D(0, r(T )) est le plus petit disque fermé centré en 0
contenant σ(T ).
2) En particulier, ρ(T ) contient la couronne ouverte K\D(0, r(T )) et l’application
λ 7−→ R(λ, T ) est définie et dérivable sur cette couronne.
Proposition 7.16
1
Soit T ∈ L(E). Alors la suite kT n k n
n∈N∗
est convergente dans R+ et on a
1
lim kT n k n = inf kT n k ≤ kT k.
n→+∞ n≥1
1
Notation : r(T ) = lim kT n k n .
n→+∞
Démonstration.
Pour tout n ∈ N∗ , on a :
1
0 ≤ kT n k n ≤ kT k.
1 1 1
Donc les limites suivantes lim kT n k n , lim kT n k n , l = inf kT k k k sont des réels positifs.
n→+∞ n→+∞ k≥1
1
Soit ε > 0 fixé, il existe q ∈ N∗
tel que kT q k q ≤
l + ε.
Or, pour tout n ∈ N , la division euclidienne de n par q assume qu’il existe (bn , rn ) ∈ N∗ )2 tel
∗
D’autre part, on a
1 1 1
lim kT n k n ≥ lim kT n k n = lim inf kT k k k ≥ l,
n→+∞ n→+∞ −→ k≥n
n→+∞
1 1
car inf kT k k ≥ inf kT k k = l.
k k
k≥n k≥1
Enfin, on obtient :
1 1 1
l = lim kT n k n = lim kT n k n = lim kT k n .
n→+∞ n→+∞ n→+∞
Lemme 7.3.
On choisit v ∈
/ F.
Comme F = F , alors d = d(v, F ) > 0. Donc il existe w ∈ F tel que :
kv − wk < (1 + ε)d.
v−w
On pose u = . Alors
kv − wk
kv − w − kv − wk kzk 1 1
∀z ∈ F : ku − zk = ≥ d= car w − kv − wkz ∈ F.
kv − wk (ε + 1)d ε+1
1
Si dim(E) < +∞, on a ε = fournit une suite (un ) qui admet une sous-suite convergente
n
vers u et ça grâce à la compacité de la boule unité fermée de E, avec donc d(u, F ) = 1.
Proposition 7.17
Proposition 7.18
Démonstration.
Pour cela, on montre que les points de la suite (T (vn ))n sont isolés.
Pour n > m, on peut écrire
T vn − T vm = un − vn,m avec vn,m ∈ E n ,
de sorte que kT vn − T vm k ≥ 1.
λn+1 I − T
Il suffit donc de poser vn,m = T vm − un .
λn+1
On a par construction, T vm ∈ Em+1 ⊂ En , et (λn+1 I − T )(En+1 ) ⊂ En .
On a donc vn,m ∈ En .
Théorème 7.8
Démonstration.
k
X
0 = (λk+1 I − T )ek+1 = αl (λk+1 − λl )el ,
l=1
Em−1 ⊂ Em ⊂ En−1 ⊂ En .
On écrit alors
1
kλ−1 −1 −1 −1
n T xn −λm T xm k = kλn (λn xn −T xn )−λm (λm xm −T xm )+xn −xm k ≥ d(xn , En−1 ) ≥ .
2
Et comme la suite (T xn ) admet une sous-suite convergente, alors λn → λ 6= 0.
1
Les éléments de σ(T ) \ {0} sont donc tous isolés et donc l’ensemble σ(T ) ∩ {λ ∈ C :| λ |≥ }
n
est soit vide soit fini ( comme σ(T ) est compact, s’il avait une infinité de points distincts il
aurait un point d’accumulation).
Enfin si σ(T ) \ {0} contient une infinité de points distincts, il forment une suite qui tend vers
0. D’où le résultat.
Théorème 7.9
(de Riesz-Schauder :)
Soit H un espace de Hilbert de dimension infinie et soit T un opérateur compact dans
H. Alors
1) σ(T ) est fini ou dénombrable, 0 lui appartient et est son seul point d’accumulation
possible.
2) Si λ ∈ σ(T ) distinct de 0, λ est une valeur propre de multiplicité finie, Im(λI − T )
est fermée de codimension finie ou égale à multiplicité de λ.
Remarque 7.11.
Le point 0 peut être ou ne peut être une valeur propre, et peut être une valeur propre
de multiplicité finie ou infinie.
Démonstration.
Montrons d’abord qu’une suite de valeurs propres distinctes λ1 , λ2 , ..... ne peut pas conver-
ger vers un nombre non nul λ0 .
Supposons que ce soit le cas. On choisit pour tout n ∈ N∗ un vecteur normé xn ∈ ker(T −λn I),
et on note En le sous-espace vectoriel engendré par x1 , x2 , ...., xn , pour n ≥ 2.
On choisit yn normé dans En ∩ En−1⊥ .
Comme la suite (λ−1n yn ) est bornée, alors il existe une sous suite (ynk ) telle que
1
λn T ynk
admet une limite.
D’autre part, pour m < n, on a :
1 1 1 1
T yn − T ym = yn + (T − λn I)yn − T ym avec T ym ∈ Em , (T − λn I)yn ∈ En−1 .
λn λm λn λm
Donc,
1 1
yn ⊥ (T − λn I)yn − T ym ,
λn λm
et
1 1
k T yn − T ym k ≥ kyn k = 1.
λn λm
1
Ce qui contredit le fait que T ynk admet une limite.
λnk
On en déduit de là que σ(T ) est fini ou dénombrable. En effet :
σ(T ) est la réunion de ses intersections avec les complémentaires des disques ouverts de
1
centre 0 et de rayon .
n
Or une telle intersection est compacte et discrète, donc finie.
Définition 7.14.
Proposition 7.19
Alors
{m, M } ⊂ σ(T ) ⊂ [m, M ].
Démonstration.
Nous allons étudier que M et les propriétés correspondantes sur m s’obtiennent en rem-
plaçant T par −T .
Montrons que [m, M ]c ⊂ σ(T )c .
Soit λ > M et montrons que λ ∈ σ(T )c = ρ(T ).
On sait que (T x, x) ≤ M kxk2 , ∀x ∈ H. Et donc
∀x ∈ H, (λx − T x, x) ≥ (λ − M )kxk2 .
En vertu du théorème de Lax-Milgram on conclut que λI − T est bijectif. En effet,
la forme bilinéaire
a(x, y) = (λx − T x, y),
a(x, y) = (M x − T x, y),
Corollaire 7.3.
Soit H un espace de Hilbert réel et T ∈ L(H) un opérateur auto-adjoint.
Si σ(T ) = {0}, alors T = 0.
Démonstration.
D’après la proposition 7.19, on sait que
(T x, x) = 0, ∀x ∈ H.
On écrit :
2(T x, y) = (T (x + y), x + y) − (T x, x) − (T y, y),
On obtient le résultat cherché.
Proposition 7.20
Démonstration.
Soit λ 6= 0 un élément de σ(T ). Alors λ est une valeur propre de T et ainsi il existe x ∈ H
tel que x 6= 0 et T x = λx.
Donc λ(x, x) = (T x, x) = (x, T ∗ x) = (x, T x) = (x, λx) = λ(x, x). Comme x 6= 0, alors il vient
que λ = λ , c’est á dire que λ ∈ R.
On a le théorème suivant qui nous permet de diagonaliser les opérateurs auto-adjoints com-
pacts.
Théorème 7.10
Démonstration.
On désigne par (λn )n≥1 la suite des valeurs propres distinctes de T telles que
λn 6= 0, ∀n ∈ N∗ .
On désigne par λ0 = 0.
On pose :
En = ker(T − λn I), ∀n ∈ N∗ et E0 = ker(T ).
On sait que dim(En ) < +∞ si n ≥ 1 et que E0 = ∅ (éventuellement), mais peut être
dim(E0 ) = +∞.
- Montrons que (En )n≥0 est une base hilbertienne de H.
On commence par montrer que les En sont orthogonaux deux-à-deux.
Soit n 6= m et (x, y) ∈ En × Em . Alors
T x = λn x et T y = λm y,
(λn − λm )(x, y) = 0, ∀n 6= m
Donc (x, y) = 0.
Maintenant on désigne par X l’espace vectoriel engendré par la famille (En )n∈N .
Montrons que X = H.
Pour cela on utilise le résultat : X = H ⇐⇒ X ⊥ = {0}.
Comme ∀(x, y) ∈ X ⊥ × X : (T x, y) = (x, T y) = 0, on a alors T (X) ⊂ X et donc T (X ⊥ ) ⊂
X ⊥.
Soit T0 = T |X ⊥ , (la restriction de T sur X ⊥ ).
On a T0 =T∗0 , T0 est compact et σ(T0 ) = {0}, puisque σ(T ) \ {0} est constitué de valeurs
propres de T0 qui sont aussi des valeurs propres de T (un vecteur propre associé serait alors
à la fois dans X et dans X ⊥ ).
En vertu du corollaire 7.3, on a donc T0 = 0.
On en déduit que
X ⊥ ⊂ ker(T ) ⊂ X et X ⊥ = {0}.
Donc X est dense dans H.
On construit une base hilbertienne en choisissant une base hilbertienne dans chaque En ( de
dimension finie pour n ≥ 1 et grâce à la séparabilité de H pour E0 ).
La preuve est achevée.
7.5 Exercices
Exercice 7.1.
Exercice 7.2.
est compact.
Exercice 7.3.
Z b 1
2
Soit l’espace E = L2 ([a, b]) muni de la norme kf k = |f (t)|2 dt .
a
Soit K ∈ C([a, b]2 , R), et soit l’opérateur TK : E → E défini par :
Z b
∀f ∈ E : TK (f )(x) = K(x, y)f (y)dy, ∀x ∈ [a, b].
a
Exercice 7.4.
Exercice 7.5.
Exercice 7.6.
Exercice 7.7.
Soit (λn )n∈N une suite réelle telle que λn → 0 lorsque n → +∞.
On définit l’opérateur T : l2 → l2 par :
T x = (T x)n = λn xn .
Exercice 7.8.
n +∞
X o
On considère l’espace de Hilbert l2 = x = (xn )n∈N∗ : xn ∈ C et |xn |2 < +∞
n=1
+∞
X +∞
X 1
2
muni du produit scalaire (x, y) = xn y n et de la norme induite kxk = |xn |2 .
n=1 n=1
Soit (en ) une suite orthonormée dans l2 .
1) Montrer que la suite (en ) converge faiblement vers 0.
2) Montrer que si un opérateur T : l2 → l2 est compact, alors
lim kT (en )k = 0.
n→+∞
Exercice 7.9.
Exercice 7.10.
+∞
X +∞
X 1
2
muni du produit scalaire usuel (x, y) = xn yn et la norme induite kxk = |xn |2 .
n=1 n=1
Soit l’opérateur Tn : H → H, n ∈ N∗ défini par :
x2 x3 xn
Tn x = x1 , , 2 , ..., n−1 , 0, 0, 0, ... où x = (x1 , x2 , x3 , ...) ∈ H et α > 1.
α α α
1. Montrer que Tn ∈ L(H) et que Tn est de rang fini pour tout n ∈ N∗ .
2. Soit l’opérateur T : H → H défini par :
x2 x3 xn
T x = x1 , , 2 , ..., n−1 , ... .
α α α
- Calculer lim kTn − T k et en déduire que T est compact.
n→+∞
Exercice 7.11.
kf k∞ = sup |f (x)|.
a≤x≤b
Remarque 7.12.
Si r(A) = 0 on dit que A est quasi nilpotent.
Exercice 7.12.
Soit (λn ) une suite de C et soit T l’opérateur de lp , (p ∈ [1, +∞]) défini par :
∀x ∈ lp , ∀n ∈ N : T x = (T x)n = (λn xn ).
1. Montrer que : T est compact ⇐⇒ lim λn = 0 .
n→+∞
2. On suppose que p = 2.
- Montrer que :
+∞
X
T est un opérateur de Hilbert-Schmidt ⇐⇒ |λn |2 < +∞ .
n=0
Exercice 7.13.
Exercice 7.14.
Soit H un espace de Hilbert et {en }n∈N une base orthonormée dans H et soit E un
espace de Banach.
+∞
X
On considère un opérateur A ∈ (H, E), tel que la série kAen k2 soit convergente.
n=1
- Montrer que A ∈ K(H, E).
Exercice 7.15.
Soient E et F deux espaces vectoriels normés et soit (An )n∈N une suite d’opérateurs
telle que An ∈ K(E, F ), ∀n ∈ N.
Exercice 7.16.
Soit H un espace de Hilbert et soit {en }n∈N une base orthonormée dans H.
On considère une suite réelle (λn )n∈N telle que lim λn = 0.
n→+∞
+∞
X
Pour x ∈ H, on pose Ax = λn (x, en )en .
n=1
- Montrer que A est défini sur H tout entier.
- Montrer que A(H) ⊂ H. - Montrer que A est compact.
Exercice 7.17.
Exercice 7.18.
Exercice 7.19.
Soit l’espace,
n +∞
X o
2
l (C) = x = (xn ), xn ∈ C et | xn |2 < +∞ .
n=1
T x = (T x)n = (λn xn )n ,
Exercice 7.20.
Exercice 7.21.
Exercice 7.22.
Soit [a, b] ⊂ R et E = F = C [a, b] = {f : [a, b] → R continue} muni de la norme
k f k= sup |f (x)|.
x∈[a,b]
Exercice 7.23.
défini par :
h πi Z π
2
∀f ∈ H, ∀t ∈ 0, : (T f )(t) = cos t f (x) sin x dx.
2 0
π
1) Montrer que T ∈ L(H) et que kT k ≤ .
2
2) Déterminer l’adjoint T ∗ de T .
3) Montrer que T et T ∗ sont compacts.
4) On pose A = T + T ∗ .
- Montrer que l’opérateur A est auto-adjoint et compact.
Exercice 7.24.
n +∞
X o
Soit H = l2 = x = (xn )n∈N ; xn ∈ R;
∗ |xn |2 < +∞ .
n=1
Soit (λn ) une suite réelle bornée et on définit l’opérateur A : H → H par :
Ax = (A(x))n = (λx)n = λn xn .
Exercice 7.25.
Remarque 7.13.
Dans ce cas on dit que l’opérateur T est compact. (Propriété caractéristique
des opérateurs compacts.)
Exercice 7.26.
Exercice 7.27.