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Le Programme National de Développement de l'Entrepreneuriat au Congo (PRONADEC) vise à stimuler la création d'entreprises et à réduire la pauvreté en exploitant les vastes ressources humaines et naturelles du pays. Malgré un potentiel entrepreneurial énorme, la RDC fait face à un faible taux de création d'entreprises et à une mortalité précoce de celles-ci, en raison de l'absence de politiques efficaces. Le PRONADEC propose une approche intégrée pour soutenir les micros, petites et moyennes entreprises (MPMEA) à travers le renforcement des capacités, l'accès au financement et la facilitation des contrats.
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« Programme National de Développement de
V’Entrepreneuriat au Congo »
(PRONADEC)
RESIDE
‘Ogayno8™
limat
des
Affaires
JUIN 2020ALE
ANADEC
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MIGA
MPME
MPMEA
NTIC
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OHADA
: Comité Provincial de Pilotage de
: Institut Franga
: Micros, Petites et Moyennes Entrepri
: Micros, Petites et Moyennes Entreprises et Artisanat
: Nouvelles Technologiques de I'Information et de la Communication
: Objectif de développement durable
: Onganis
ABREVIATIONS ET ACRONYMES.
Accord de Libre Echange
: Agence Nationale de Développement de I"Entrepreneuriat Congolais,
: Autorité de Régulation de la sous-traitance dans le Secteur Privé
ssociation Sans But Lucratif
Acte Uniforme de 'OHADA relatif aux Sociétés Coopératives
: Banque Africaine de Développement
: Banque Mondiale
‘omité National de Pilotage de I’ Entrepreneuriat
Entrepreneuriat
: Document de Stratégie pour la Croissance et la Réduction de la
Pauvreté
: Entités Territoriales Décentralisées
‘onds Africain de Garantie
‘édération des Entreprises du Congo
Foire Internationale Artisanale du Congo
: Fichier des Incidents de Remboursement de Crédit aux Particuliers et
aux Professionnel
: Fonds de Garantie pour I’Entrepreneuriat au Congo
: Fonds de Promotion de Industrie
: Guichet Unique de Création des Entreprises
: Impat sur les Bénéfices et les Profits
: Institutions Financiéres de Développement
s des Relations Internationales
+ Institut National des Statistiques
Impot Synthétique
: Impét Professionnel sur les Rémunérations
: Journge Nationale de I'Entrepreneuriat
Ministére de I" Economie Nationale, Industrie, Petites et Moyennes
Entreprises
Multilateral Investment Guarantee Ageney (Agence Multilatérale de
Garantie des Investissements)
s
‘ion pour I"Harmonisation en Afrique du Droit des AffairesONG
ONGD
ONU
OPCoop
OPEC
PADMPME
PAG
PASP
PEJAB
PIB
PME
PMEA
PNSD
: Organisation Non Gouvernementale
:01
: Organisation des Nations Unies
sation Non Gouvernementale de Développement
: Office de Promotion et des Coopératives
: Office de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises Congolaises
rojet d’Appui au Développement des Micros, Petites et Moyennes
Entreprises
: Programme d’Action du Gouvernement
: Programme d’Appui au Secteur Privé
: Projet d’Entreprencuriat des Jeunes dans |’ Agriculture et I’ Agro-
Business
+ Produit Intérieur Brut
: Petites et Moyennes Entreprises
: Petites et Moyennes Entreprises et artisanat
: Plan National Stratégique de Développement
PRONADEC : Programme National Développement de I’ Entrepreneuriat au Congo,
RD. Congo
REGIDESO
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ZLECAL
: République Démocratique du Congo
: Régie de Distribution d’Eau
: Soci
: Société par Action & Responsabilité Limitée
: Société Congolaise des Postes et Télécommunieation
Société Financiere Internationale (Groupe de la Banque Mondiale)
\é Anonyme
: Société Nationale de Chemin de fer du Congo
: Société Nationale d’ Electr
: Stratégie Nationale en faveur des Petites et Moyennes Entreprises
+ Société Financiére de Développement
Taxe Exceptionnelle de Promotion de I"Innovation et de
V'Entrepreneuriat
: Taxe d’Implantation
: Taxe de Promotion de I"Industrie
: Taxe Rémunératoire Annuelle
Société des Transports au Congo
: Taxe de Pollution
: Unité de Production Informelle
Dollars am
ins
: Venture Capital
Zone de Libre-Echange Continentale AfricaineSOMMAIRE
INTRODUCTION
CONTEXTE ET ETAT DES LIEUX
OBJECTIFS
. AXES D"ACTION
. NOTE SPECIFIQUE SUR LES CLASSES MOYENNES EN RD. CONGO,
. FINANCEMENT DU PRONADECL INTRODUCTION
Point n'est besoin de le démontrer, la RD. Congo regorge d’immenses et fabuleuses
ressources tant humaines que naturelles', En effet, avec une population estimée environ 90
millions d*habitants (les projections tablent sur un doublement a "horizon 2050), dont 63 %
‘ont moins de
ans, notre pays regorge en paralléle de presque toutes les matiéres premigres
qui font tourner tous les secteurs de l'industrie moderme : informatique, télécommunication,
énergie nucléaire, armement, aérospatiale, métallurgie, pharmacie, électroménager, ete.
Ce faisant, indépendamment de Ia valeur intrinséque et incommensurable de nos
ressources naturelles elles-mémes, nous disposons d'un potentiel gigantesque de création
entreprises et, partant, des richesses et des millions d'emplois directs et induits, & travers
lentrepreneuriat. De ce fait, la RD. Congo dispose incontestablement dun potentiel énorme de
nération des revenus fiscaux.
En effet, entrepreneuriat constitue un vecteur essentiel de création d’emplois, de
permet de désatomiser et de
dynamiser la structure économique d'un pays et d’enclencher un processus vertueux de
génération des richesses et de ruissélement de la croissance
roi
nce, a travers la ergation des entreprises.
Fort matheureusement, en dépit de ce gigantesque potentiel entrepreneurial, la RD.
Congo reste paradoxalement caractérisée, non seulement par un faible taux de création
d entreprises, soit une moyenne de 7.515 entreprises créées par an entre le mois de mai 2013
et le mois de décembre 2017, contre, par exemple, 75.380 nouvelles entreprises créées au
Nigéria rien qu’en 2016 et 100.113 nouvelles entreprises créées en Belgique rien qu’en
2018 ; mais aussi un taux de mortalité précoce de ces quelques entreprises déja si faiblement
créées, faute de politiques entrepreneuriales efficaces et capables d’assurer la diversification
de notre économie (laquelle reste principalement axée sur les industries extractives et demeure
uu économique trés étroit).
sulle que notre pays n’est pas en mesure de répondre a ce colossal défi du
homage de masse que nous pose notre démographie dynamique et, de facto, celui de la
réduction des inégalités qui lui est corollaire.
* Deétenant plus de 1,000 substances minérales dont 20 mineras stratégiques, la RD. Congo est ineontestablement
rune des plus fortes concentrations des minerals au monde, avec des ressources minieres évaluées & 24.000
iatds USD. Elle est considérée comme le cofire-fort du monde. Ses hydrocarbures occupent une superficie de
843.912 Km2, ave des réserves du bassin cdtierestimées 248.749 barils en offshore et 29.505.000 barils en on
shore, Sa faune et sa flore comptent parmi les plus riches du monde, et sa forst, composée de 45 % (145 millions
hectares) de la superficie forestiére totale du continent afrcain,détient la plus grande réserve de bois tropicaus
du monde.Dans ces conditions, I’on ne peut que s’accorder avec Clélie NALLET, Chercheuse a
institut Frangais des Relations Intemationales qui, parlant des classes moyennes en RD.
Congo, concluait : « Kinshasa cherche encore des classes moyennes (...) : il n’en existe pas
encore qui soient massives et stabilisées. Car, en RD. Congo, 7 ménages sur 10 sont
considérés comme pauvres »*.
En effet, depuis plusieurs décennies, il s'est développé, de maniére inexorable, un
jeux auto-renforgant dans notre économie sociale, marqué par des traits saillants ci-
smographie tres dynamique, tirée par un taux de natalité trés important, une
espérance-vie réduite (54 ans) et un age plus avaneé d’accés & la retraite (65 ans),
débouchant non seulement sur une prépondérance des populations plutdt jeunes, mais
aussi sur un contrat social totalement incohérent ;
Des Services Publics de qualité faible, de faible couverture territoriale et
discriminatoires vis-a-vis du rural, alors que 80 % de nos populations sont rurales et
irbaines ;
ystéme scolaire et académique miné par la corruption et le statisme par rapport & la
célérité para-sonique de I'évolution de 'économie mondiale, qui ne cesse de déverser
sur le marché de l'emploi, année aprés année, des mi
dont la formation est
yns de demandeurs d’emplois
. bien souvent, en inadéquation totale avec les besoins tant de la
société que de nos entreprises :
4. Le capital humain congolais qualifié est, de ce fait, de plus en plus faible, car mal formé
par rapport aux besoins de notre économie, dont par ailleurs la faible capacité & générer
des emplois décents, nécessitant une main d’ceuvre qualifige, est aussi notoire ;
5. Ainsi, toutes les transactions économiques, principales comme subsidiaires, se
retrouvent contrdlées par des sociétés étrangéres ou congolaises a capitaux étrangers.
Tous ces ingrédients concourent & laggravation du phénoméne du chdmage,
particuligrement le chmage des jeunes et des femmes, & l'accentuation du niveau de pauvreté
des populations congolaises et, bien entendu, des inégalités sociales.
Par ailleurs, la redistribution déséquilibrée du fruit de la croissance, le faible niveau
des relations d'affaires entre le secteur bancaire et le secteur privé, le faible nombre
entreprises’ (dont 80 % des PME A prépondérance miniére), sont autant des freins a lever
Etude publige le 10 mai 2017 par 'Institut Frangais des Relations Internationales (IFRI).
® Meme si, depuis sa création en 2015, le GUCE a enregistré, a date, environ 60.000 entreprises, dont 56.132 a
Kinshasa, 3.360 a Lubumbashi, 565 Kisangani, 206 a Bukavu et 107 dans les autres bureaux (Voir Etudes AL &
Legacy), la RD. Congo compte moins de 10.000 entreprises (personnes morales) réellement opérationnelles contre,pour espérer passer dune économie d’extraction a une économie de transformation, gage d’une
croissance inclusive et de I’émergence d'une classe moyenne congolaise.
Dans le méme ordre, la crise économique et les tensions politiques persistantes ont
réduit la contribution de linvestissement privé de 2,5 % en 2016, 0.5 en 2017. Au cours de
cette méme année 2017 par exemple, environ 60 millions de congolais vivaient avec moins de
1,9 USD par jour, c'est-a-dire sous le seuil de la pauvreté (moins de 2USD/personne/jour).
Hen résulte que, jusqu'en 2017, environ 60 millions des congolais n’avaient pas
aceédé ti ta classe moyenne flottante (c’est~i-dire celle dont les revenus se situent entre 2 et
4 USD/personne/jour) ; moins encore 4 la classe moyenne inférieure (c'est-d-dire celle dont
les revenus oscillent entre 4 et 10 USD/personne/jour) ; ni i la classe moyenne supérieure
(c'est-i-dire celle dont les revenus se situent entre 10 et 20 USD/personnefjour) ; étant
entendu que tes classes riches sont celles dont les revenus sont supérieurs a 20
USD/personnejjour'.
Or, « essence ou l'obsession entrepreneuriale » étant inscrite dans |" ADN méme du
en se traduisant par cette capacité hors-normes a la « débrouillardise »,
peuple congolai
rarement retrouvée auprés. d'autres peuples, la priorisation de Wentrepreneuriat,
particulizrement celui des femmes et des jeunes, a travers les micros, petites et moyennes
entreprises, ainsi que Vartisanat (MPMEA), devrait constituer le pilier central ou la rampe
de notre politique nationale de génération tant des richesses, des emplois que des classes
moyennes.
En effet, il incombe a nous, pouvoirs publics, d'avoir plutét une approche MPMEA
qui soit transversale et intégrée, permettant d’améliorer acces des MPMEA au financement,
aux infrastructures d'information et aux marchés ; permettant de leur garantir un cadre
légal, réglementaire et financier qui soit propice au développement intégral de
Ventrepreneuriat, en faisant de celui-ci une priorité absolue, compte tenu du rile
éminemment crucial que ces MPMEA sont naturellement appelés & jouer dans la
restructuration de économie de notre pays.
Cependant, pour mettre en ceuvre ces initiatives et ces réformes en faveur de
Ventrepreneuriat, @ travers les MPMEA, il faut mettre en place des plans d'action et des
services spécialisés chargés de promouvoir le développement intégral des MPMEA,
par exemple, 4.800.000 pour la France, 7.500.000 pour I"Allemagne et 75.380 pour le Nigéria, Par ailleurs, ces
entreprises congolaises sont concentrées dans 4 & S villes, au point que le territoire national est un désert
entrepreneurial !
* Voir ce sujet la cartographie de la BAD.notamment en agissant sur le numérateur, c’est-t-dire, en faisant participer massivement les
citoyens congolais de tous les horizons, des milieux tant urbains que ruraux, @ la
compétitivité nationale, é travers une trilogie d'appuis déclinés en « 3 C », d savoir
«C» comme Capacité (renforcement des capacités en termes notamment de
formation non seulement en savoir-faire et aux connaissances d'affaires, mais aussi en
compétences comportementales ou le savoir-étre, tels que le mentorat, le coaching et toutes
autres formes dapprentissage entrepreneurial) ;
«C» comme Crédits (garantie d’accés aux crédits pour les MPMEA, notamment
par la mise en place du Fond de garantie de l'entrepreneuriat et le développement des
incitations et autres formes d'appits & Vimplication des banques et autres fiduciaires dans le
financement de U'entrepreneuriat, voire dans la participation au capital des MPMEA) ;
«C» comme Contrat (facilitation d'acces aux marchés tant publics que privés, &
travers notamment des contrats d’allotissement dans les marchés publics et des contrats de
sous-traitance dans le secteur privé). En fait, @ travers ce troisi¢me «C», it stagira de
garantir un « Carnet de commande » pour les MPEA.
Bien entendu, cette trilogie, déclinée en « 3C », devrait s‘opérationnaliser dans un
décor constitué d'un tout autre «C», plus grand, symbolisant le « Climat des affaires »5;
lequel « Climat des affaires » devrait radicalement et constamment s‘améliorer sur
Vensemble du territoire national, afin non seulement de garantir un environnement national
propice @ l'entrepreneuriat, mais aussi et surtout de relever te défi de la compétitivité. La
croissance des MPEA dépend largement de l'environnement des affaires.
En fait
nous devrions batir un écospstéme entrepreneurial de qualité, pour récolter
des entreprises prospéres dans un pays prospére, comme aime si bien le dire Denis BANCIER,
Directeur Général Adjoin/Orange. I! se
du Travail, &’ une approche systémique du développement de l'entrepreneuriat, afin d’apporter
it, comme le reléve si Organisation Internationale
Le climat des affaires est un indicateur synthétique des valeurs de la conjoncture économique d'une zone
xzéographique ou d'un pays dong, en se basant sur des sondages et enquétes d’opinion. Si les variables et
paramétres utlisés sont nombreux et qualifies, alors la mesure tendancielle du climat des affaires convergera vers
un résultat pouvant refleter au mieux la conjoncture économique réelle. Si indicateur du elimat des affaires
auigmente, alors la conjoncture évolue positivement : sil basse, alors la conjoncture évolue négativement. Ainsi,
Vindice de (a facilité de faire des affaires est un indicateur erée par la Banque Mondiale en 2003, pour mesure.
a travers le Projet « Doing Business », la réglementation des affaires et son application effective dans 190
Economies (depuis 2014) et dans certaines villes (au niveau infranational et régional). L"indice classe les
Economies de | a 190, la premiére place étant la meilleure. Un classement élevé signifie que l'environnement
reglementaire du pays est favorable aux activités commerciales. “indice correspond a la moyenne des classements
Sur 11 sujets couverts par Venguéte « Doing Business »une réponse holistique aux nombreux défis qui se posent a ceux qui veulent eréer ou développer
les entreprises
Cette démarche, qui permet d’identifier les déterminants de I’entrepreneuriat selon
‘oni
plus se une intervention systémique sur quatre niveaux : (i) le niveau
méta, qui fait référence au contexte culturel en général, y compris les attitudes et
urs facettes, p
comportements vis-a-vis de lentrepreneuriat, afin de promouvoir la culture de l'entreprise et
Ventrepreneuriat comme une option de carriére pour les jeunes ; (ii) le niveau macro, qui
touche & I'élaboration et a la mise en auvre des politiques et stratégies favorables a
Ventrepreneuriat
des entreprises
formation en entrepreneuriat, les services d’accompagnement, ainsi que les services financiers
notamment par /’éclosion d'un environnement favorable au développement
(iii) Je niveau méso, qui englobe les institutions de l'éducation et de la
et (iv) fe niveau micro, qui consiste & appuyer fa prise de conscience de Vexistence des
opportunités entrepreneuriales susceptibles de stimuler directement la demande des services
d’accompagnement pour la création et le développement des entreprises
Dés lors, a travers le PRONADEC, le gouvernement entend bitir un véritable
écosystéme entrepreneurial dans notre pays. dont le caeur battant sera constitué des millions
des MPMEA autour desquels graviteront, tout d’abord, les régles et structures de formation &
Ventrepreneuriat, c'est-d-dire, non seulement la formation sur le savoir-faire et les
connaissances d'affaires comme ta finance, (a gestion des ressources humaines, le
marketing, la planification stratégique, la fiscalité, etc, mais aussi la formation sur tes
compétences comportementales, di travers notamment Vaccompagnement, le coaching et le
mentorat ; ensuite, les institutions bancaires et financibres avec toutes les possibilités de
financement & des conditionnalités largement accessibles : et, enfin, des opportunités de
conclusion des contrats de marchés, a travers notamment des contrats d’allotissements dans
les marchés publics et des contrats de sous-traitance dans le secteur privé. Lc tout, en veillant
4 ce que l'environnement national des affaires soit des plus compétitifs.
Certes, cet effort a commencé par la formulation de la Charte de la PME en 2009, avee
Vappui de nos différents partenaires au développement.
En effet, la Charte de la PME poursuit les objectif’ suivants
a) doter le pa
catégorisation des PME,
b) doter les PMEA d'un environnement favorable a leur expansion ;
dune définition adaptée aux réalités congolaises, ainsi que des critéres de
© Note sur le cadre stratégique de 'OIT pour la création d'emplois décents dans des entreprises durables, Bureau
de pays de OIT pour la RD, Congo, I’Angola, ka RCA. le Congo, le Gabon et le Tehad, Kinshasa, juillet 2020,notamment au niveau de
©) organiser les relations des PMEA avec les grandes entrepri
la sous-traitance ;
4) organiser les relations des PMEA entre eux, pour plus de synergies et d'intégration du
secteur ;
e) faciliter aux PMEA I'aceés aux recherches et technologies ;
f) assurer I’accés aux marchés ;
g) promouyoir lesprit d'entreprise et dinnovation, ainsi que l'esprit associat ;
h) réduire le taux d’informalité ;
i) faciliter I’intégration des PMEA aux secteurs des banques classiques et des institutions
de la microfinanee.
En 2016, 'élaboration de la Stratégie Nationale des Petites et Moyennes Entreprises
(SNPME), qui s‘inscrit dans une vision de croissance a long terme, en ciblant I"émergence de
la RD. Congo a Vhorizon 2030, se décline comme suit, en trois phases :
1. Phase de préparation de l"émergence : de 2012 4 2016, grace au DSCRP-2 et PAG, dans
Vobjectif de la consolidation des institutions, de la paix et du cadrage macro-
économique :
n
Phase de décollage vers I"émergence : de 2017 2021, grace au PNSD, dans l'objectif
de réaliser la transformation structurelle de notre économie et amorcer la transition
sociale ;
3. Phase de la consolidation des acquis pour I’émergence : de 2022 8 2031, grdce a un plan
décennal de développement a mettre en place.
Par ailleurs, la SNPME s‘articule autour de cing axes principaux, a savoir :
1. Le renforvement du cadre institutionnel, lappui aux organisations professionnelles et
amelioration du climat des affaires ;
Lraceés aux services support aux PME ;
Lvaceés des PME aux financements ;
La formation, l'éducation, la recherche et le développement ;
Le développement des marchés.
En 2017, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a organisé une Table ronde
sous le theme «La promotion de la PME pour l’émergence de économie de la RD.
Congo » dont les recommandations s'articulent autour des points saillants ci-aprés :
a) doter la RD. Congo d'une definition de la PME appropriée aux réalités congolaises ;
b) eréer un guichet unique d'informations relatives notamment au financement et a
environnement légal et réglementaire, ainsi qu’aux appels d’offres, pour les PME ;©) unifier et restructurer le dossier fiscal, afin que la PME ne se trouve qu’en face dun seul
interlocuteur ;
4) appuyer le FPT et la SOFIDE dans la négociation des lign
financement de la PM
s de crédits extérieurs pour le
e) eréer un fonds de garantie ou un fonds d’appui pour faciliter aux PME I'accés au
financement ;
Is, notamment le coefficient de réserves obligatoires, en
)_assouplir certains ratios prudenti
vue de l'accroissement du volume des crédits accordés aux PME, en orientant les
ressources dégagées pour le financement de leurs projets.
Pour sa part, [Artisanat demeure un secteur fondamental pour la croissance
économique en RD. Congo, car prés de 70 % de la population congolaise vit des activités
artisanales de divers ordres (extraction miniére, production agricole, transformation, services,
ete.).
Comme c'est ailleurs le cas partout dans le monde, Iartisanat est la pépiniére
principale des MPME ; ces dernigres sont la pépiniére principale des classes moyennes ; tandis
que les classes moyennes sont la pépinigre du développement commercial, économique et social
d'un pays,
En effet, c’est & partir des activités artisanales que naissent, bien souvent, les micros,
petites et moyennes entreprises. Le ménage est le foyer principal de toutes les activités
artisanales (de la transformation a la commerci:
ation), car des familles et clans entiers se
reconnaissent aux travers des activités et métiers exereés historiquement par leurs ascendants
généalogiques. L’héritage artisanal participe, par conséquent, de la protection des richesses
culturelles du pays.
[artisan congolais connait son métier. Mais, faute de moyens, sa production demeure
irréguligre et inconstante, fluctuant au gré des circonstances, A Kinshasa (par exemple, le
Marché des Valeurs sur la Place Royal) comme en provinces (par exemple, le Marché d’ceuvres
dart de Kalukuluku a Lubumbashi). les espaces de vente des produits artisanaux se raréfient,
au profit des artisans ambulants ou de ceux qui exposent quelques ceuvres d'art dans les
halls des hotels ou lors des manifestations.
Manifestement, artisan a besoin d’un statut social et fiscal adapté
d'un financement approprié a son projet; il a besoin d’étre accompagné dans toutes les
sa situation,
phases de son entreprise, au risque d’étre en proie d un monde concurrentiel et en perpétuelle
mutation.Crest la raison d'étre des Chambres de métiers. Ainsi
ces millions de jeunes qui ne
sont ni en formation, ni en emploi, sans aucune perspective, devraient étre regroupés et
encadrés dans des Chambres de meétiers, pour étre conseillés et formés quant au
développement d’un métier, en collaboration avec les provinces et les autres entités
administratives décentralisées ou déconcentrées. Il s’agit de confronter avec responsabilité
1a problématique de la reconversion de ces millions des jeunes chOmeurs et désceuvrés,
Quant & la disponibilité de la matiére premiere, il est a noter que certains objets sont
fabriqués & partir des matériaux de récupération (boites de conserve, mitrailles ou views métaux,
etc.) Vartisanat constituant ainsi une véritable opportunité de donner une seconde vie aux
produits de récupération, moyennant une certaine dose d’inventivité et de eréativité.
Tel est le cas, par exemple, de
1. Bijoux (fabriqués a partir du bois, des verres, du métal, des os d’animaux, des pierres et
minerais comme la malachite et le cuivre, des coques ou fruits séchés) ;
2. Mobiliers et ac tables,
.essoires de décoration (sieges, tabourets, appuie-dos ou petits banes,
porte-CD, lampes, lits. étagéres, chaises 4 palabre, chandeliers, paniers tressés, ouvre-
bouteilles, porte-clefs, miroirs, plats, poteries, tableaux, ete.) ;
Instruments de musique traditionnels (likembe, tambours, guitares en bois traditionnels,
ete):
Tapis Kuba et velours du Kasai (fibres provenant du palmier raphia) :
5. Antiquités (médailles, pigces de monnaie, masques, objets de cultes
T
n
etc.) :
manquable et original que tout visiteur étranger devrait
nau Congo (cadeau i
irement ramener du Congo-Kinshasa) ;
Cependant, bien que Uarticle 35 de la Constitution encourage Uexercice notamment
de Vartisanat, celui-ci demeure sans cadre légal jusqu’aujourd’hui ; il est totalement
désarticulé, inorganisé et méconnu dans toutes ses filiéres.
En fait, jusqu’é ce jour, fa mise en ceusre de la SNPME traine toujours les pieds du
‘Sait, non seulement de son appropriation insuffisante par tous les acteurs de Uécosystéme
entrepreneurial, mais aussi de Vabsence totale d'une véritable programmation des actions
concrétes @ mener au plan pratique. Dou la reprise en mains, par le Prés
lent de la
République, ainsi que le Premier Ministre, de ce vaste chantier visant a exploiter ‘immense
potentie! entrepreneurial dont dispose la RD. Congo.
Pour en donner solennellement le ton, dans son discours du 24 janvier 2019, a
occasion de sa prestation de serment constitutionnel, le Président de la République, Chef de
Etat, Son Excellence Felix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a annoncé « un vaste
programme national de promotion de lentrepreneuriat pour les jeunes, la réhabilitationdu secteur formel, adoption d’une démarche novatrice pour notamment renforcer
Vartisanat, eréer des centres d’invention et d’innovation », ete.
Poursuivant dans cette méme lan jon
. le Premier Ministre, Chef du gouvernement,
sstre ILUNGA ILUNKAMBA, a affirmé, dans
Gouvernement présenté devant I'Assemblée Nationale, le mardi 3 septembre 2019, sa volonté
Excellence Sylv n discours-programme du
de « faire de la RD. Congo un vaste chantier articulé autour de 15 pitiers ». dont les piliers
1n°% ef n°7, se rapportant respectivement, d’une part, & Vameélioration du climat des affaires
et la promotion de Ventrepreneuriat et de la classe moyenne, ainsi que, d’autre part, @ la
diversification de l'économie et la création des conditions d'une croissance inclusive.
Pour ce faire, avait poursuivi le Premier Ministre, notre « gouvernement entend
susciter la culture entrepreneuriale, pour permettre I’émergence d’une classe moyenne
congolaise, favoriser, & travers un accompagnement spécifique et particulier, ’émergence
de grands hommes et grandes femmes d’affaires congolais ». Tout en plaidant pour
« Paceroissement de Vimplication économique des acteurs nationaux par 'élargissement
de la classe moyenne nationale, & travers notamment des contrats de sous-traitance en
faveur des PME et PMI».
Le Premier Ministre a, enfin, interpellé tous les congolais sur « Ia nécessité d’avoir le
courage d’entreprendre et de créer, nous-mémes, du travail, plutdt que d’attendre le
travail des autres »
De ces différentes affirmations, il résulte une ferme volonté politique d'impulser une
véritable « transformation de la RD. Congo au plan tant économique que social, griice &
Ventrepreneuriat », particuligrement celui des femmes et des jeunes, dont le dynamisme nest
plus a démontrer.
Le Pr
la nation congolaise toute entigre, nous sommes done tous da
et Ministre, l'ensemble du Gouvernement et
sident de la République, le Premi
ord avee Tony Olumelu, qui
affirmait : « Si nous donnons aux jeunes entrepreneurs africains les moyens d’agir, en leur
fournissant du mentorat, du capital d’amorgage, de la formation et en les mettant en
réseau, nous pouvons créer des opportunités d’emplois pour des millions des personnes
sur tout le continent, redonner foi en "économie et résoudre le grand défi du chomage en
Afrique »”
Tel est done notre prof
ion de foi, tel est notre engagement, celui de parvenir a la
transformation économique et sociale de notre pays, a travers l'entrepreneuriat, dont voici
articulation du programme décennal
Tony Olumelu,2. CONTEXTE & ETAT DE LIEUX
Dans toutes les économies du monde, qu’elles soient occidentales ou africaines, les
MPMEA sont les instruments de création des richesses et de l"emploi. En effet, selon le rapport
de la Bangue Mondiale du 20 juin 2016, les PME procurent plus de la moitié des emplois
formels dans le monde*.
Elles sont la base de toute croissance économique véritable et inclusive. C’est la rampe
de lancement de toute économie vers le plein emploi et I’émergence, tant les MPMEA sont les
vecteurs de l'emploi et de revenu
Tel devrait éire également le cas en RD. Congo, notre pays, oft l'économie est
fortement dominge par les MPMEA qui représentent prés de 90 % du nombre des entreprises,
méme si, em raison de leur informalité massive, leur contribution au PIB s*établit
marginalement é environ 20%.
L’enjeu autour du secteur des MPMEA a évolué au fil des ans, au point de devenir une
priorité nationale aujourd"hui oi tout un Ministére dénommé « Ministére des Classes
moyennes, Petites et Moyennes Entreprises et Artisanat » leur est dédié. II s'agit done d'un
enjeu national de taille.
Forgé par le fameux « Article 15: Débrouillez-vous
de la RD. Congo est immense. Lentreprencuri
TADN du congolais. [1 s‘agit d’un peuple dynamique, pétri des capacités de débrouillardise et
inventivité, ambitieux et entrepreneur.
» d'un Code putatif, le
potentiel entrepreneuri
fait partie de
Mais alors, un questionnement s'impose
Pourquoi notre secteur des MPMEA et, plus généralement, entrepreneuriat
congolais ont-ils du plomb dans Vaile et n’arrivent-ils pas a décoller ?
Pourquoi, contrairement aux autres p:
ys du monde, les principaux marchés dans
différents secteurs, ainsi que les contrats qui leur sont annexes et/ou connexes sont quasi
exelusivement entre les mains des entreprises étrangéres ou congolaises, mais i capitaux
majoritairement étrangers ?
Si le tout premier entrepreneur ou le tout premier investisseur en Chine est
chinois, en France est francais, en Belgique est belge, pourquoi en RD. Congo le tout
Banque Mondiale ~ Les petites et moyennes entreprises dynamisent ta eroissance économique et eréent des
emplois. -20 juin 2016.premier entrepreneur ou le tout premier investisseur n’est-il pas congolais, mais plutét
une autre nationalité ?
Face ce questionnement, des constats objectifs et non complaisants peuvent foumnir
une panoplie infinie des tentatives d’explications, notamment :
L'informe! prime sur le formel et entrepreneuriat de « subsistance » prime sur celui de
«croissance »
L’informalité demeure malheureusement la régle en RD. Congo. La structure
industrielle du pays reste caractérisée par deux poles : d’une part, de nombreuses micros, trés
petites, petites et moyennes entreprises informelles et, dautre part, un tout petit nombre de
grandes entreprises formelles. La plupart de ces micros, tres petites, petites et moyennes
entreprises informelles sont pauvres en capitaux et comprennent environ 9 % d’entreprises
performantes, 33 % sont des « gazelles limitées » et 58 % sont des « survivalistes »? (C"est ce
qu’on appelle « entrepreneuriat de subsistance »)
Hy aune dizaine d’anné
(INS) sur le secteur informel avait dénombré environ 2,9 millions d’unités de production
une enquéte réalisée par l'Institut National des Statistiques
informelles (UPD) dans l'ensemble des centres urbains de la RD. Congo. Ce faisant, I'on peut
constater que les agglomerations congolaises concentrent quasiment autant d°UPI qu'il y a
des ménages !
Déja, dans les années 1980, I'Illustre Chanteur-musicien TABU LEY - paix a son
me | - avait affirmé, dans l'un de ses innombrables titres, qu’a Kinshasa, chaque famille était
deyenue commergante en ces termes : « Kinshasa, lopango nionso ekoma commergant ».
C'est dire combien, dune part, l'entreprencuriat est démocratisé dans la vie congolaise et,
de l'autre, dans les mémes proportions, Vinformalité a pris de 'ampleur depuis des lustres !
Dans un sondage réalisé par MEDIA LAB AND CO en 2018, sur 64 entrepreneurs de
plus de 18 ans, comprenant 84 % des congolais, 35 % sont formalisés contre 65 % des
entreprises non formalisées. Ces demniéres avancent les raisons ci-aprés : le manque de moyens
ou de competences pour faire des démarches, la crainte de I"imposition et de tracasseries : 55
% ne connaissent pas l'OPEC (Office de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises
Congolaises), 42 % n’ont pas d’adresse sociale, ni de compte bancaire et la majorité de ces
entrepreneurs déclarent ne pas savoir s
Fort malheureusement et comme Ia si bien démontré cette enquéte, cette floraison de
l'entrepreneuriat informel se fait au détriment du formel (Economie informelle serait de l'ordre
® Rapport 2019 de MEDIA LAB AND CO, p.13,
\ RDC Rapport 2019 par MEDIA LAB AND CO, p. 45,de 80%), sans aucun soutien pour son activité, que ce soit de la part des pouvoirs publics ou des
structures privées, offre des structures dédiées @ la formation et 4 la promotion de
Ventrepreneuriat étant soit absente, soit insuffisante, soit encore financiérement inaccessible.
Beaucoup de personnes sont employées & nos domiciles en qualité de « femme ou
e>.sans
homme de ménage », de « gouvernante », de « major », de « jardinier » ou de « nourri
aucun contrat écrit, sans aucune protection sociale, sans aucune sécurité ni garantie
quelconque de leur emploi ou encore exercent des activités personnelles artisanales
lucratives, sans aucune déclaration, se retrouvant de fait sans aucune protection socio-
professionnelle pour elles-mémes et privant ainsi l’Etat de certains revenus financiers. Tout
le monde perd, personne ne gagne !
Aussi
, Von estime que prés de 89 % de la population active a échelle nationale est
employé par le secteur informel et la plupart de ces UPI se concentrent dans les secteurs des
transports urbains et fluviaux, notamment commerciaux, souvent plus faciles a eréer et
requérant peu de qualif
ations, suivant la classification des activités en quatre secteurs ci-
aprés : commerce (47,3%"), activités agricoles (22,2 %), industrie (19,3 %) et services (11,2%)
dans l'ensemble des villes de la RD. Congo. Par contre, & Kinshasa, la répartition des UPI par
grands secteurs indique 60.1 % pour les activités commerciales au détriment des activités
agricoles (8,5 %)''.
ité des conditions
Par ailleurs, le secteur informel se caraetérise par une grande préc
d'act
ss, tant donné que plus de la moitié des UPI des agglomérations congolaises
fonctionnent sans local professionnel spécifique et 31.2 % exercent leurs activités a domicile.
Cependant, les 2,9 millions d°UPI génerent environ 3,4 millions d'emplois, soit une
moyenne de 1,3 emploi par UPI. D’oit le constat irréfutable seton lequel le secteur informe!
est atomisé et massivement constitué des travailleurs & comptes. Ce sont des
autoentrepreneurs, mais sans aucune reconnaissance de ce statut par "Etat, étant donné que
celui-ci est juridiquement inexistant a ce jour.
En effet, 83,8 % des UPI sont réduites @ une seule personne. La moitié des emplois
de T'informel sont occupés par des femmes et les normes Kégales régissant la durée de travail
ont pas cours dans le secteur informel oti elle est de 48 heures par semaine contre 45 heures
par semaine dans l'ensemble du pays. sauf'a Kinshasa oi elle dépasse 50 heures par semaine
Réfugiés dans Vinformel, a plupart des entrepreneurs se focalisent sur
Ventrepreneuriat dit de subsistance, sans réaliser Vimportance ou sans avoir les moyens de
Enquéte de INS.
Enquéte de PINSdévelopper un entrepreneuriat de croissance qui serait un vecteur de développement et de
création d’emplois.
Les difficultés titanesques d’accés aux financements
Nos MPMEA en général et innovation en particulier souflrent de la problématique
st
frileux pour préter aux MPMEA, surtout au début de leurs activités, par manque de garantie de
d’accés aux financements. Les ressources publiques sont insuffisantes, le secteur privé
solvabilité. Or, c'est justement @ ce niveau, au niveau des micros, de toutes petites et des
petites entreprises que l'innovation incube avant d'éclore
Dans toutes les agglomerations urbaines de la RD. Congo, un peu plus dela moitié
du capital provient directement du cercle familial ou amical, avec une prépondérance des
interventions émanant de ta diaspora congolaise, les banques et clients étant relégués au
rang de pourvoyeurs secondaires. Cela refléte Vimportance de autofinancement dans la
dynamique de la croissance du secteur informel.
Comme relevé ci-haut, les relations entre le systéme financier et le secteur privé en
général sont trés peu développées. Pour instant, le secteur privé national recourt &
Vautofinancement et le secteur privé étranger compte sur les structures de financement
étrangéres.
Resté trés embryonnaire, en dépit de l'essor d'activités bancaires au cours de la
demigre décennie, le secteur financier de la RD. Congo est composée de 20 banques
commerciales qui offrent une gamine limitée dinstruments financiers, avec seulement 1%
de Ia population qui a accés aux services bancaires contre 6 % en moyenne en Afrique
centrale, Dans ces conditions, l'accés aux financements tant publics que privés demeure
difficile pour tout le monde, et particuligrement pour les MPMEA et innovation.
Le crédit des banques commerciales représente 7% seulement du PIB, soit l'un des
plus faible du monde, les institutions de la microfinance et les coopératives d’épargne et de
crédit se développent timidement, Vensemble de ce dernier secteur souffrant d'un manque
dencadrement adéquat. Le risque fiduciaire est énorme.
Les écosystémes de financements d’amorgage sont absents, dressant ainsi durablement
une vraie barriere a l'entrepreneuriat, avee cette conséquence que les incubateurs, s"ils existent,
jouent le role supplétif d’intermédiaires, en accompagnant les entrepreneurs dans la recherche
de fonds auprés des banques et autres organismes de financement.
L'analphabétisme financier constitue un épouvantail de taille a Vaccés au crédit
dont le risque élevé est principalement lié & absence de plans d'affaires, de Uhistorique detrésorerie et d’un cadre légal approprié, obligeant ainsi les banques a exiger des actifs et
garanties liquides comme stiret
des risques de crédit, les banques sont obligées
En conséquence, afin de se prémunit
de pratiquer des taux d’intéréts usuraires. Ainsi, par exemple, em 2017, le taux d’intéréts des
banques congolaises (hors frais bancaires) était de 20,62 %, contre 8,5 % pratiqués par
exemple au Maurice.
Par @
leurs, contrairement au Nigéria, a l'Afrique du Sud, au Kenya et méme au
Rwanda, oii sont concentrés plus de 80 % des investissements des « Venture Capital » (VC'S),
cen supplément des limites des banques classiques, notre pays n’a attiré aucun de ce genre tres
spécifique d’investissements sur son territoire'’
D’ailleurs, le 1* juin 2012, lors des Assemblées Générales Annuelles de la BAD qui
se sont tenues a Arusha (Tanzanie), le Président de cette institution a l’époque, Dr. Donald
KABERU
de garantie qui vise, en adéquation avec le marché, é faciliter laccés au financement pour
les PME africaines, afin de remédier A cette inadéquation entre offre et la demande de
A, avait lancé officiellement le « Fonds Africain de Garantie » (FAG), un systéme
financement des PME.
Le FAG dispose de deux lignes d’activités : (i) garanties partielles de crédits, en
fournissant partiellement des garanties pour les institutions financiéres dans les pays afticains,
afin de les inciter & augmenter la dette et les investissements en fonds propres dans les PME,
ainsi que (ii) le développement des capacités, afin d’aider les institutions financiéres a
développer leur capacité d’évaluation et de gestion des portefeuilles des PME.
Le FAG est un instrument régional permanent qui vise toutes les PME africaines avec
licence d'exploitation valable, que| que soit le secteur d'activités, dans l'objectif de générer
une croissance accrue dans le secteur des PME, afin de créer plus de possibilités d’emplois dans
économie, particuligrement pour les jeunes.
Basé, au départ, sur un capital de garantie de 50 millions USD approuvé par les trois,
actionnaires fondateurs (le Danemark, 1
pagne et la BAD), le FAG mobilise aujourd'hui
importantes ressources financiéres pour les PME afficaines, estimées a environ 500 millions
USD en 2015-2016 et une projection de mobilisation devant générer environ 2 milliards USD
de nouveaux préts aux PME dans le moyen terme et atteindre ainsi 10.000 PME africaines. pour
sécuriser et eréer des millions d’emplois productifs et de meilleure qualité dans la région.
Pour accompagner les entrepreneurs et les startups, l'Afrique a mobilisé plus de $50 millions USD dont 80 %
sont alls dans ees trois pays premiers pays et 36.7 millions au RwandaA ce jour, fort malheureusement, fa RD. Congo n'a pas su mobiliser le FAG au profit
Waméliorer Voffre des
de ses MPMEA, passant ainsi a cété d'une importante opportuni
produits financiers a ses MPMEA et de développer des segments pour celles qui sont
bancables.
Dans cet ordre, les financements alternatifs comme le Crowdfunding (donation
participative avec ou sans contrepartie), le Crowdlending (préts participatifs avec ou sans
intéréts), le Crowdinvesting (inves
droit de eité en RD. Congo"
ments participatifs en actions), n’ont pas encore trouvé
Or, a instar d’un étre humain dont les besoins de prise en charge différent en fonction
de différents ages de sa croissance (feetu
nouveau-né, petite enfance, enfance, adolescence,
puberté, age adulte, troisiéme Age ou senior), le eycle de vie des entreprises et startups a besoin,
A chaque étape, avant la création (couveuse ou incubateur) comme aprés la création (pépiniére,
aceélérateur, hotel d’entreprises, startups studio, espace de travail collaboratif, laboratoires de
fabrication) , d°un type de financement spécifique.
Ainsi, l'entreprise ou la startup a besoin de fonds de capital
sque de niveau 1 (VC1)
a 'étape d’amorgage ou de fondation, de fonds capital-risque de niveau 2 (VC2) a l’étape de
croissance, d'un fonds de capital-investissement a I’étape d’expansion (VC3) et d'un fonds de
{troduction en bourses.
aux marchés financiers ou d’
capital-investissement en termes d’ac
Certes, les insti
ns de la microfinance se sont significativement déployées ces
derni
significativement, en passant par exemple de 100.000 clients environ en 2007 a 1,5 millions de
clients en 2015 avec une moyenne de 45 % de partici
eres années dans le pays, au point que leur clientéle s'est accrue tout aussi
ion des femmes.
Mais, de toute évidence, par rapport aux besoins de financement de
Ventrepreneuriat en général, il y a, en RD. CONGO, une carence criante de politique
ad
développement des instruments financiers adaptés Vaccompagnement des MPMEA.
citation, @ Vintention on en faveur des institutions financieres spécialisées, quant au
“RDC Rapport 2019 de MEDIA LAB AND CO, p38 In’existe,en ee moment, en RD. Congo, qu'une initiative
privée dénommeée « Mystartup africa » et une startup kinoise dénommée « Sapatu » qui a pu mobiliser 9.000
USD grice au Crowafunding sur une plate-forme internationale. En termes de Crowdinvesting, le projet
dégnommé « Mabele » ambitionne de mobiliserlocalement 28 millions USD grace a un investisement de
[|Un accompagnement institutionnel, législatif et réglementaire inadéquat, disharmonieux
Comme souligné ci-avant, if m’existe, en RD. Congo, aucune toi ni sur
Ventrepreneuriat, ni sur Vartisanat, au point que les initiatives sur Ventrepreneuriat, méme
Worigine artisanale, ne sont ni légalement encadrées, ni institutionnellement coordonnées ;
elles sont éparses, éparpiliées et émienées. Il en résulte que. a ce jour, I'écosystéme existant
pour le développement de l'entrepreneuriat ne repose sur aucun soubassement juridique et
institutionnel susceptible de coordonner les actions de tous les intervenants ou de toutes les
parties prenantes.
Foreément, il n’existe pas de synergies réelles entre les pouvoirs publics, les bailleurs
de fonds, les universités et instituts de recherches, structures privées de renforcement des
capacités, les entreprises de NTIC. les insti
w'existe pas, d proprement parler, une offre compléte d’accompagnement des entrepreneurs.
tions financiéres ou structures de financement. JI
En dépit de quelques avancées significatives, le climat des affaires reste trés escarpé
pour l’entrepreneuriat congolais.
En effet, i w’existe que 3 Guichets Uniques de Création des Entreprises sur 26
provinces, dont 2 @ Kinshasa. Ainsi, environ 35.000 entreprises ont été créées entre le mois
de mai 2013 et décembre 2017, @ raison de 8.133 personnes morales et 26.937 personnes
physiques, soit une moyenne de 7.515 entreprises créées par an, contre 75.380 nouvelles
entreprises créées au Nigéria rien qu'en en 2016'S,
Par ailleurs, alors que le monde entier reconnait I’importance des Coopératives dans
la vie sociale et économique de chaque nation, au point que, par exemple, le Québec met a part,
chaque année, 20 millions USD pour la promotion des Coopératives, le Kenya dispose d°un
Ministre d’Etat en charge des cooperatives, le Zimbabwe et la Malaisie ont des Ministres,
Wautres pays ont des Départements, Offices, Agences ou Directions Générales des
coopératives, la RD. Congo traine les pas dans une ambiguité qui demeure entretenue par $
textes légauc : la loi coloniale de mars 1956, ta loi relative aux coopératives d’épargnes et de
crédits (qui a modifié Vordonnance-loi de 1974), ta loi n°003 relative au contréle de ta
Banque centrale sur les Institutions de crédits, la loi 017/002 relative aux mutuelles, ainsi
que V'Acte Uniforme de VOHADA relatif aux sociétés coopératives (4USCOOP).
"= htrps:/data. [Link]Or, histoire et experience démontrent que les Coopératives sont des entreprises
plus résilientes et plus distributives des richesses nationales, particuliérement dans un pays
comme fa RD. Congo ott 90 % de la production des biens de premiére nécessité émanent des
producteurs paysans et artisanaux souvent regroupés en coopératives ow autres
organisations assimilées qui contribuent @ concurrence de 40 % au PIB du pay:
Dés lors, aux termes du Trait
de Port-I
ouis (Traité de ' OHADA), il incombe a la
RD. Congo, en sa qualité d’Etat-partie audit Traité depuis le 15 décembre 2012, de promouvoir
et développer les Coopératives, au titre de meilleurs modéles d’entreprises, en faisant ainsi
de ces Coopératives les acteurs majeurs du développement durable, notamment dans le cadre
de Agenda 2030 de PONU. Aussi, nous revient-il, en tant que pays, de mettre en place
rapidement U'Office de Promotion des Coopératives en RD. Congo (OPCoop), qui jouera le
role de U’Autorité de Régulation en matiére de coopératives. Ces derniéres sont effectivement
reconnues par I'ONU comme des entreprises pour un monde meilleur.
Fort malheureusement, en RD. Congo, les Coopératives n'ont bénéficié d’aucune
mesure d’appui ou de promotion, au point qu’elles tombent réguligrement en faillite, entrainant
des pertes énormes d’épargnes des citoyens et d’emplois.
Pour sa part, la composante légale et réglementaire des MPMEA en RD. Congo, toile
de fond de notre écosysteme entrepreneurial, ne favorise ni ta promotion d'un
entrepreneuriat de subsistance, encore moins Vavenement d’un entrepreneuriat de
croissance qui soit réellement le moteur du développement humain.
En effet, alors que Ventrepreneuriat de subsistance permet de soutenir les plus
démunis, Ventrepreneuriat de croissance permet de créer les emplois et, donc, d’absorber
une bonne portion de la jeunesse qui est déversée chaque année sur le marché de l'emploi
Crest l'entrepreneuriat de croissance qui est capable de générer d’importantes retombées tt
Véchelle nationale, d'induire ta transformation économique et sociale du pays, grace
notamment a la réalisation des externatités positives de Ventrepreneuriat (hausse des
revenus, création d’emplois, innovation, distribution des richesses, recherches et
développement, etc).
Il est matheureux de constater que (’Etat lui-méme n'a pas toujours sérieusement ni
réellement joué son réle de stimulateur de Ventrepreneuriat tant de subsistance que de
croissance, méme si le type d'entrepreneuriat que l'on rencontre trés majoritairement en RD.Congo est celui de subsistance, c’est-a-dire celui des personnes qui, faute d'emploi, se lancent
malgré elles dans une activité génératrice de revenus pour des raisons de survie. Par
conséquent, cela se fait tout natureltement sans formation préalable, sans formatisation de
Vactivité, sans financement suffisant, sans bancarisation, etc. Bret, sans réelle vocation &
Ventrepreneuriat ; il s‘agit tout simplement d’un « entrepreneuriat par défaut » ou un «
entrepreneur
t faute de mieux », effectué en attendant des lendemains meilleurs.
Cependant, avec une population estimée & 92.7 millions d"habitants en 2018 (6), dont
63.7 % des jeunes de moins de 25 ans, la RD. Congo dispose d’une véritable manne humaine
si des conditions d’optimisation de leur activité sont réunies. A défaut, il s'agit plutot d'une «
bombe a déflagration sociale », sous la pression du chémage et de la délinquance.
Ainsi, dés lors que le marché de Vemploi est constipé, Ventrepreneuriat de
croissance ou Ventrepreneuriat innovant devrait étre considéré avec justesse comme ta
stratégie idoine permettant de pallier les carences flagrantes actuelles des politiques de plein
emploi.
Ac
viennent s’ajouter notamment Iabsence de toute incitation 4 expansion dans
industrie manufacturiére, Mindustrie
sance comme
les secteurs a fort potentiel de roi
agroalimentaire, énergie, les mines, etc., le manque de vision et d’opportunisme, le manque
de capacité et de compétences dans le chef des entrepreneurs, ainsi que le manque d’ institutions
spécialisées de soutien aux MPMEA et de Services de Développement des entreprises. La
professionnalisation des structures d’accompagnement 4 lentrepreneuriat, en termes de
formation des formateurs et d’appui a ces demniéres.
Les « MPMEA » déguisés en ONGD, ASBL et autres organisations a caractére caritatif
‘C’est aussi dans ce contexte que l’on constate fa propension @ ta création des ONGD,
ONG, ASBL et autres initiatives a caractere social et humanitaire, en lieu et place des
entreprises économiques pures et simples. alors que, bien souvent, les initiateurs de ces
iférentes associations sans but lueratif (ASBL). Organisations Non Gouvernementalles (ONG
de Développement (ONGD) A caraetére social et
imilent, derriére cet élan philanthropique, la recherche d'emploi et de survie,
et Organisations Non Gouvernementales
humanitaire
notamment par la mobilisation des moyens auprés des tiers donateurs.
Dans cet ordre, la RD Congo étant classée tantot comme un Etat fragile, tant6t comme
un Pays pauvte trés endetté, tant6t encore comme un pays en voie de développement qui
nvattire les
ides publiques internationales que sur les situations humanitaires et
Wurgence et, dans une certaine mesure, sur quelques programmes structure!investissements, fa promotion de «Uentrepreneuriat social» devient réellement un
impératif national. De méme, un programme de basculement de ces ONGD, ONG et ASBL
et MPMEA aurait tout son sens, afin de promouvoir les entreprises sociales, c'est-a-dire des
entreprises & double objectif : la réatisation du bénéfice et la réalisation des missions sociales.
Beaucoup de retard ies formes innovantes d’entrepreneuriat
Dans ce méme élan, tenant compte du fait que la RD. Congo comptait jusqu’a 36
millions d’abonnés a la téléphonie mobile en 2018, contre 29 millions en 2016, soit une
ificative de utilisation du mobile
money comme moyen de transfert d'argent et de paiement, Ia
croissance de 24 % en deux ans, avec une montée si
sau smartphone et
jocratisation des codes UUSSD qui permet de contourner le smartphone et internet, fa
promotion de « Ventrepreneuriat numérique » devrait étre une priorité gouvernementale.
Par ailleurs, bien qu’en hau
. Ventrepreneuriat féminin est encore confionté a des
obstacl limité au financement, discriminations en matiére du
des ordres les plus divers = accé
droit foncier et du droit de la famille, ete., pendant que lentrepreneuriat des jeunes n'est pas
du tout préparé au niveau scolaire, encore moins au niveau académique oii les incubateurs
d'université ou de recherche publique, susceptibles de transformer les idées des étudiants et
scientifiques en projets d'entreprises & forte valeur ajoutée, générateurs d’emplois, sont
totalement inexistants en RD. Congo.
Par ailleurs, dans notre pays, les entrepreneurs rencontrent d’énormes difficultés &
accéder 4 des bureaux décents, stratégiquement situés et équipés notamment en couverture
internet.
Dans ce méme contexte, fa problématique de la promotion et de la valorisation de
Ventrepreneuriat de la diaspora congolaise, en termes non seulement de facilitation d’accés
4 Vinformation sur les opportunités et réseautages éventuels d'affaires, mais aussi
dincitation, au plan tant administratif que fiscal, @ l'investissement au pays par les congolais:
de étranger, n'a jamais été confrontée.
Des insuffisances notoires en matigre de formation entreprencuriale
L’entrepreneuriat congolais souffre d'une autre insuffisance criante, celle de la
formation sous tous ses aspects: déficit en formation générale ou en initiation a
Ventrepreneuriat (absence des cours dédiés dés l'enseignement secondaire), déficit en
formation spécifique aux régles de gestion orthodoxe, ou en termes de tenue de la comptabilité,
Bref, ily a absence de formation non seulement au savoir-faire et aux connaissances d’A ffaires
mais auss
en compétences comportementales ou le savoir-étre, tels que le mentorat, le coaching,
et toutes les autres formes d’apprentissage entrepreneurial.Alors que, sous d'autres cieux, tous les éleves, dés en classe équivalente & notre 38
des Humanités, doivent obligatoirement faire un stage en entreprise pour faire connaissance
avec l’entrepreneuriat et le fonctionnement de Ventreprise.
Dans le sondage MEI
1A LAB AND CO précité, 94 % des répondants estiment avoir
principalement besoin de formation notamment en gestion de projets, en gestion d'entreprise et
en comptabilité, en marketing digital et vente et, secondairement, en gestion des ressources
humaines, ainsi qu’en gestion financiére et fiscale.
En effet, comme les cursus scolaires et académiques n’intégrent pas la dimension
entrepreneuriale, les entrepreneurs sont bien obligés de se rabattre sur une offre
ycubat
de prendre I"exemple de la ville de Kinshasa oi il n’existe qu'une trentaine de structures de
adequate et
étroite des services de formation. d n et d’accélération. Pour s'en convaincre, il suffit
formation entrepreneuriale, du reste, trés douteuses en qualité, quantité, prix et gamme de
formation requise pour les MPMEA.
Manifestement, un systéme de s
bventionnement pourrait permettre un aceés plus aisé
a des formatios
s de qualité et, en méme temps, rendre attractifs les investissements dans les
centres de formation entrepreneuriale,
De la médiocrité dans la gestion de nos MPMEA
De cette cruelle insuffisance en formation découle entre autres la médioerit
dans la
gestion des PME : Sans formation entrepreneuriale ni managerielle, les dirigeants de nos PME
éprouvent des sérieuses difficultés dans la gestion de leurs entités, expliquant un taux de
mortalité exorbitant de nos MPMEA et une espérance-vie parmi les plus courtes
Somme toute, s'il résulte de ces différents sondages que le « Top 3 » des principales
difficultés des entreprises consiste en Vacces au financement (61%), les impots et taxes
(44%), Vacces @ des bureaux crédibles (25%), le cont d'accés a Vinternet et a des formations
d’entrepreneurs (14%)"*, la reconstruction du secteur de Ventrepreneuriat devrait passer
forcément par la mise en place d'un programme trilogique qui passe par les trois «C»:
i-Crédi
« Climat des affaires ».
Capacit -Contrat ; le tout devant étre sous-tendu par un grand « C» symbolisant le
© RDC Rapport MEDIA LAB AND CO. p. 50.Beaucoup de volontarisme, mais trés peu de pragmatisme
Face a ces lacunes constatées dans notre éco a certes
me entrepreneurial, il
beaucoup de volontarisme public et privé, mais, matheureusement, absence béante de
mesures concrétes et pragmatiques d'incitation & la déclaration et Venregistrement des
MPMEA, absence d'accompagnement (bancarisation, numérisation, gestion, etc.) et absence
nomie informelle sur la
de coercition efficace.
le constat de la prépondérance de |
formelle en RD. Congo est unanime. il n’a jamais été proposé, au-dela de celui-ci, un package
des mesures cohérentes, pragmatiques et conerétes pour confronter cette réalité
Tout naturellement, cette absence de mesures concrétes et pragmatiques
@accompagnement de Vinitiative entrepreneuriale entraine Uabsence d’exportation
conséquente des produits de nos MPMEA vers la sphére internationale (notamment le
marché africain, européen, nord-américain et asiatique). En effet, lorsqu’on circule dans ce:
pays, on peut trouver dans les supermarchés des produits fruitiers (Europe) ou des produits
trés rarement ceux de notre
artisanaux en provenance de certains autres pays d°Afrique, mai:
sent de
RD. Congo. Pourtant, nos régions débordent des produits frais «bio» et dispo
remarquables talents artisanaur
Pire, alors que plusieurs Etats africains ont compris et surtout mis en place des
regles priorisant le développement des dynamiques entrepreneuriales au sein de leurs
territoires respectifs, au titre d'outils de lutte contre Vaccroissement du chémage et des
inégalités, la RD. Congo est restée @ la traine, loin derriére le Rwanda voisin, par exemple,
qui est déja passé d’une économie miniere 4 une économie qui produit des smartphones et
des ordinateurs « made in Rwanda ».
La problématique, complexe, part des modalités de production, @ la conservation, en
passant par le transport et surtout Vabsence de certification qui rend nos produits non
compétitifs et, donc, non exportables.
intrepreneuriat congolais : « nul n’est (vraiment 2) prophéte chez soi ?
Dans plusieurs pays du monde, l'économie est controlée par I’Etat pour ce qui releéve
du secteur public et I’entrepreneuriat local pour ee qui du secteur privé.
En RD. Congo en revanche, ce sont les entreprises étrangéres qui raflent tout et
dans tous les secteurs. Elles raftent les principaux marchés publics comme privés, les
marchés annexes et connexes. titre d’exemple, pour l'exécution dun ouvrage, un contrat
dune valeur globale de 100 millions de dollars est accordé A une société étrangére X, laquelle
sous-traite 40 millions de dollars & une autre entreprise Y de méme nationalité. Résultat descourses, la quasi-totalité de tous les 100 millions de dollars va partir vers le pays d'origine de
ces 2 entreprises et simplement une portion résiduelle ruissellera sur l'économie locale.
ri
Congo a enregistrée sur ta derniére décennie, tutoyant par moments les 2 chiffres,
1d qui exp
jue pourquoi, malgré la croissance économique continue que la RD.
principalement tirée par les secteurs des mines, batiments, infrastructures,
télécommunications et hydrocarbures, Vimpact sur Uéconomie nationale ou locale n’en fut
que marginale, en termes de ruissélement des richesses, de création d’emplois et de
génération des classes moyenne,
D’oit importance et la pertinence de la Loi n°17/001 du 08 février 2017 fixant les
régles appl
ables a la sous-traitance dans le secteur privé qui vise 4 promouvoir les PME
congolaises et & protéger la main d’ccuvre nationale, en réservant l'activité de sous-traitance
aux entreprises & capitaux congolais, promues par les congolais, quelle que soit leur forme
juridique, dont le siége social est situé sur le territoire national.
De méme, par le recours &I’allotissement, des lots devraient étre réservés aux MPMEA,
dans les marchés publies,
Ces deux dispositifs combien salutaires permettront, s’ils sont appliqués de maniére
optimale, qu’a terme, le tout premier cercle d’investisseurs et d’entrepreneurs dans notre pay
ne soit pas constitué des chinois, frangais, belges, hongrois ou américains ; mais plutdt des
ais.
cong
Le défi pour notre Gouvernement sera done celui de converger toutes nos forces, sans
aucune dissonance, pour application de cette loi sur Ja sous-traitance, pilier central de la
transformation économique et sociale, a travers l'entrepreneuriat que nous appelons de tous nos
veeux dans notre pays.
ntrepreneuriat : Un puzzle complexe
Incontestablement, il y a une large transversalité du secteur des MPMEA, avec
implication de plusieurs ministéres, plusieurs acteurs de la société civile et plusieurs partenaires
au développement, mais absence de coordination de décision, d'action et de monitorage
pérenne ; sans manquer de relever l’absence d’indicateurs de suivi de impact des politiques
publiques engagées en faveur du secteur des MPMEA.Pour combler ces différentes lacunes, il nous revient de construire désormais, grdce a
des synergies impliquant l'ensemble de I’Etat congolais, c’est-a-dire, tant les opérateurs
économiques que le leadership politique, afin de construire un écosystéme complet, reposant
sur amelioration du climat des affaires par I’Etat, la mise en place des strategies cohérentes,
les incitations administratives et fiscales, les mesures coercitives, l'amélioration des systémes
de financement, la eréation et ta valorisation des structures d’accompagnement a
Ventrepreneuriat et de innovation, les facilitations diverses, ete.3. OBJECTIFS
Au regard des défis consistant a voir, d’une part, une démographie jeune, qui grandit
de fagon exponentielle et, d’autre part, un marché économique trop étroit pour absorber cette
demande d'emploi sans cesse croissante, tous les analystes arrivent une seule conclusion : les
MPMEA sont les seuls modéles susceptibles de créer significativement et la richesse et
Vemploi.
Cependant, erée depuis 1995, le Ministére des PME, bien qu’ayant bénéficié, dans sa
phase d’implantation, de la lettre n°017/CAB/MENIPME/0452/93 du 14 février 1995, dite
lettre de «démareation », de Vancien Ministre Timothée KATANGA MUKUMADI
YAMUTUMBA, alors Ministre de "Economie, Industrie et PME, qui déterminait les trois
secteurs d'intervention du Ministre des PME en ces termes : le secteur du commerce, le
secteur des services, ainsi que le secteur de la transformation ou de la production, n'a pas su
créer un écosysteme complet pour la promotion et le développement des PME, dautant plus
qu'il n'a initié aucune toi ni légistation spécifique pour le développement des PME, encore
moins pour créer et asseoir les structures d’accompagnement des PME.
Devenu Ministére des Classes moyennes, Petites et Moyennes Entreprises et Artisanat,
les attributions de ce Ministére se déclinent comme suit, aux termes de ’Ordonnance n° 19/077
du 26 aoit 2019 portant nomination des Vice-Premiers Ministres, Mi
Ministres, des Ministres Délégués et des Vice-Ministres
stres d’Etat, des
Auss
sera-til question, sur cette base, en termes de vision, de faire en sorte que, &
travers le présent programme :
- Dans les 10 premiéres années du programme : en concordance avec le Plan National
Stratégique de Développement (PNSD), les MPMEA structurés deviennent des
entreprises de classe mondiale, et les MPMEA non structurés achévent le processus
de formalisation, afin d'aboutir & un tres large secteur des MPMEA, capables de
sintégrer dans les chaines de valeur au niveau national, régional et mondial ;
= Dans les $ autres années qui suivront : en liaison avec la phase de consolidation des
acquis pour I’émergence, les MPMEA deviendront des entreprises globalement
compétitives, innovantes, inclusives et résilientes.
Dés lors, en termes de missions. il se dégage deux types de missions : (i) les missions
ordre général et (ii) les missions d’ordre spécifique.Au plan général, il sera question de faire jouer aux MPMEA congolais un role
déterminant dans la réduction de la pauvreté et la réalisation des objectifs de développement
durable (ODD). It s’agira d’apporter un soutien intensif et multiforme aux MPMEA, afin de
créer tout un Ecosysteme, inexistant ily a quelques années, grace @ des synergies impliquant
Jes Pouvoirs publics, les opérateurs privés, les bailleurs de fonds, les institutions financiéres
de développement (IFD), les structures d'accompagnement, les villes, les territoires, les
centres d'innovation, les universités technologiques, les incubateurs et autres accélérateurs,
afin de déboucher sur la transformation économique et sociale de la RD. Congo par
Ventrepreneuriat, notamment des femmes et des jeunes. Pour ce faire, une approche
multisectorielle sera strictement de mise.
Au plan spécifique. \e présent programme s'assigne principalement pour mission de
promouvoir l’émergence des classes moyennes massives et stabilisées, la création massive
demplois et des richesses devant ruisseler sur Vensemble du territoire national, & travers les
veines que constituent les MPMEA. Dans eet ordre, les objectif’ chifirés ci-aprés seront des
indicateurs de performance du programme, sur une durée de 10 ans :
= 5.000.000 d’emplois directs (formels) et 15.000.000 d’emplois indirects erées sur
Vensemble du territoire national ;
- 500.000 unités de production informelles « formalisées » sur l'ensemble du territoire
national ;
= 1,500,000 de micros, petites et moyennes entreprise créées sur l'ensemble du ter
national, dont au moins 5 PME de croissance dans chaque province ;
- 100,000 micros entreprises accédent au statut de petites entreprises, 30.000 petites
entreprises acquiérent le statut de moyennes entreprises et 1.000 moyennes entreprises
accédent au statut de grandes entreprises sur l'ensemble du territoire national ;
- 5.000 entreprises sous-traitantes agréées dans tous les secteurs de l'économie nationale,
avec une expertise avérée dans toutes les filigres :
~ 60% des entreprises donneuses d’ordre (entreprises principales) adhérent aux politiques
de développement du contenu local ;
- Mutation d’environ 60 % des ASBL. ONG et ONGD en entreprises sociales ;
- 26 marchés modernes des arts construits sur l'ensemble du territoire national, en raison
d'un marché moderne par province, en commengant par le marché modeme des arts de
Kinshasa, 26 Chambres de métiers eréées, en raison d'une chambre de métiers par
province, un Salon international de lartisanat organisé tous les deux ans ;0
Le PIB du pays passe de 50 mi
de la moitié de l'économie du pays et le PIB/habitant passe & 4.000 US
rds USD a 200 milliards USD grice a la formalisation
D:
20 % des congolais vivant sous le seuil de la pauvreté (moins de 2 USD/personne/jour)
accédent @ la catégorie de la Classe moyenne flottante (entre 2 et 4
USDipersonnefjour), 10 % des congolais accédent & la Classe moyenne inférieure
(entre 4 et 10 USD/personne/jour). 5 % des congolais accédent & la Classe moyenne
supérieure (entre 10 et 20 USD/personne/jour) et 1 % des congolais accédent a ta
Classe des riches (supérieur & 20 USD/personneljour) ;
Des classes moyennes massives se stabilisent sur l'ensemble du territoire national.4. AXES D’ACTION (PISTES A EXPLORER)
Aprés avoir dressé l'état de lieux tant de la PME congolaise que de I'Artisanat
congolais qui en est généralement la pépiniére, en diagnostiquant les défis auxquels ces deux
domaines mitoyens sont confrontés, ainsi que leurs atouts, il nous revient, 4 présent. d’esquisser
des pistes de solution qui soient adéquates, pragmatiques et susceptibles de libérer les
MPMEA congolais des contraintes de toutes natures qui les phagocytent, dans le but de les
libérer de 'emprise de toutes les chaines qui les empéchent de s’affirmer en tant que vecteurs
de croissance et outils de c
éation des richesses et de l'emploi.
De maniére concréte, ces pistes de solution graviteront autour de trois objectifs
symbolises par les «3 C» décrits ci-avant, a savoir : « C» comme Capacité, « C» comme
Crédits et « C» comme Contrat de marché ou Carnet de commande, sar fond d’un grand
« C» représentant un « Climat des affaires assaini, étant entendu que la stratégie consistera
a mettre en place (i) un dispositif institutionnel plus adéquat et ouvert, (ii) des
accompagnements financiers et non financiers plus favorables et diversifiés, (iti) le
renforcement des capacités humaines et la promotion de Vesprit d'entreprise, avec une
orientation vers la recherche et l'innovation, en (iv) incitant la majorité de ces MPMEA de
sortir de Véconomie informelle pour étre plus productifs et plus compeétitifs sur les marchés
tant intérieurs qu'extérieurs, dans Voptique de ta transformation économique et sociale du
pays par lentrepreneuriat.
Dans cet ordre, des structures organiques spécialisées verront le jour, au titre soit
de transformation, soit de création, pour étre dédiées d la prise en charge institutionnelle de
chacun des « 3C », en Voccurrence : ' ANADEC pour la « Capacitation », le FOGEC pour
le « Crédit » ou le « Capital », VARSP pour le « Contrat » de marché de sous-traitance et,
plus tard, te suivi de Vacces aux marchés publics auprés de VARMP, ainsi que VANACM
‘pour le suivi de l’évolution de la constitution des classes moyennes congolaises.
Ainsi, toute l’Administration des Classes moyennes, Petites et Moyennes Entreprises
et Artisanat, au niveau national, provincial et local, continuera é jouer pleinement son role
normatif, en termes d’organe d'institution des régles et de surveillance de la mise en ceuvre
de celles-ci par tous les intervenants de l’écosysteme entrepreneurial.
En effet, dans un environnement devenant de plus en plus concurrentiel, du fait de
Vintégration et de l'ouverture de la RD. Congo a l'économie tant continentale que mondiale,
notamment grace a la multiplication des accords de libre-échange (ALE) et, particuligrement, &
Vavénement désormais inéluctable de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine(ZLECAD), les actions 4 mener devront fournir aux MPMEA les possibilités d’intégration dans
les chaines de valeur tant nationales, régionales que mondiales.
Dans cet ordre, quinze (
présent prog
) axes majeurs d’actions sont retenus dans le cadre du
ramme, & savoir
Axe I. Mise en place du cadre légal et réglementaire sur 'entrepreneuriat, Vartisanat et
les startups
1. Accélération de l’édiction et de la mise en aeuyre de trois lois, a savoir :
a) La loi sur Ventrepreneuriat, pour consaeret un cadre spécifique et pertinent de
développement des MPME ;
b) La loi sur Vartisanat, pour doter ce secteur d’un cadre Iégal propice a son éclosion, en
tenant compte de ses particularités ;
©) La loi sur les startups ou Startup Act, pour inciter notamment les jeunes entreprendre
dans des secteurs 4 trés fort potentiel de croissance comme le numérique.
Tl est & noter que ces trois lois, qui seront inter reliées et de type « Small Business
Act », pourraient dtre regroupés dans un Code dénommeé « Code de Ventrepreneuriat » dont
objectif consistera a avantager les MPMEA, en intégrant toutes les mesures préconisées dans
le pré
nt programme, ainsi que dans la SNPME, afin de traduire la volonté politique d’intégrer
stématiquement les problématiques de développement des MPMEA dans les cadres
institutionnels nationaux de développement, Ces trois lois consacreront, enfin, une définition
légale précise tant de la MPME, de I’Artisanat que de la Startup, en adaptant cette définition
aux réalités congolaises ;
2. Mise en conformité de In législation et de la réglementation congolaises sur
Ventreprencuriat et artisanat avec les Actes Uniformes de ' OHADA s'y rapportant ;
3. A Ia lumiére de ces différentes réformes, dans optique de I'harmonisation avec Ia
nouyelle vision de développement des MPMEA et d’éclosion des classes moyennes
congolaises,
I sera procédé, en collaboration avec notamment le Ministre du Plan, le
Ministre des Finances, ceux du Commerce extérieur et de économie, a la révisitation
des textes ci-aprés :
~ Le Code des Investissements, afin d’élargir son champs d’application au micro-
entrepreneuriat ;
= L’Ordonnance-loi n°90-046 du 08 aoait 1990 sur I"exercice du petit commerce- L’Arrété n°0029/80 du 07 avril 1980 sur le petit commerce ;
~ Le Décret n° 011/37 du 11 octobre 2011 portant mesures conservatoires pour
Vexercice du petit commerce et du commerce de detail ;
= La Note circulaire n°02/CAB/MIN/PME&CM/KAT/2016 du 07 mars 2016.
4. Enfin, seront élaborés, les Arrétés dapplication de :
- la Loi sur la microfinance ;
- a Loi sur la gestion de la métrologie légale des MPMEA ;
la Loi sur l'inspection technique des MPMEA ;
= L*Ordonnance n17/025 du 10 juillet 2017 fixant les attributions des Ministé
qui con
Petites et Moyennes Entreprises et Artisanat
erne spécifiquement les attributions du Ministére des Classes Moyennes.
Axe II. Formation 4 Ventreprencuriat et 4 orthodoxie de gestion
II sera question de combler le trop grand déficit dont souffre le secteur des MPMEA.
cen matigre de formation tant entrepreneuriale que managériale. Dans cet ordre. rappelons que
Les formations en entrepreneuriat doivent porter non seulement sur le savoir-faire et les
connaissances d'affaires comme la finance, la gestion des ressources humaines, le marketing,
la planification stratégique, la fiscalité (Ie civisme fiscal ou les obligations fiscales d'un
opérateur économique), ete., mais aussi sur les compétences comportementales et le savoir-
étre, travers notamment accompagnement, le coaching et le mentorat, afin d’inculquet aux
futurs entrepreneurs la culture et les valeurs entrepreneuriales, les compétences techniques de
entrepreneur, ainsi que le style de leadership & développer.
Les mesures conerétes ci-aprés seront d'application, en collaboration avec les
Ministres en charge notamment de l'enseignement secondaire, technique, universitaire et de
[a formation professionnelle :
1. Introduction, & partir du degré moyen de Pécole primaire, du Cours initiation &
Pentrepreneuriat, afin de réveiller déja, dans le chef de nos enfants, dés le bas-dge,
esprit d'entreprise et de les prémunir, en cas dune éventuelle déperdition scolaire de
leur part:
2. Introduction, dés la 1° année des Humanités et jusqu’en 3¢ graduat, d’un cours
sur entreprencuriat et le management, afin dinitier et de formater les
générations futures sur la question,Ces cours seront amplifies et plus pondérés dans toutes les filiéres techniques, avec des
formations pi
tiques, telles que les mini entreprises eréées au sein des écoles et gérées
par des éléves :
du statut
Instauration, au niveau de lenseignement supérieur et universitai
« d@étudiant entrepreneur».
Tout en introduisant des modules des cours d’entrepreneuriat et de management dans le
taires, ce statut permettra a létudiant qui,
tout en poursuivant ses études, crée une entreprise sous forme de MPME, de
I° cycle des études supétieures et unive
bénéficier non seulement du statut d°« Etudiant-entrepreneur », mais aussi, dans le
cadre de la eration de son entreprise, dun allégement fiscal de 50 %) et de faire valoir
son activité entrepreneuriale au titre des travaux pratiques universitaires ou dans des
‘filiéres techniques, au titre de travail de fin de cycle.
Une synergie de collaboration sera établie entre le Ministre des CMPMEA et ceux de
Venseignement primai
secondaire et supérieur, afin d’élaborer un programme de
certifi
ion axé sur les métiers et les compétences, et non seulement sur les
connaissances ;
4. Fondation et mise en place, en partenariat entre POPEC, d'une Haute Ecole
d’Entrepreneuriat d’abord A Kinshasa, puis en provinces, qui sera basée sur une
approche novatrice de accompa,
gnement, du coaching et du mentorat, ainsi qu'une
stratégie multidisciplinaire et multi facette. Le contenu de cette formation comportera
trois formations, a savoir
= Laculture et les valeurs entrepreneuriales
~ Les compétences techniques des futurs entrepreneurs ;
- Le style spécifique de leadership & développer par un entrepreneur.
La fondation et la mise en place de cette Haute Ecole de 'Entrepreneuriat
constitueront un enjeu important pour l'avenir de la RD. Congo, dans la mesure oi elles
permettront de créer une reléve professionnelle dynamique, afin d’assurer la pérennité de
Ventrepreneuriat, fe ceur économique d'un Etat reposant tout naturellement sur ses
entreprises.
Mise en place, au niveau des MPMEA existants ou en cours de création, d'un
incubateur des MPMEA dans chaque chef-lieu de province, en tenant compte des
spécificités provinciales.
Conerétement, le programme re
nt la création, & Kinshasa, Lubumbashi et Goma pour
commencer, des espac
daccompagnement de forme hybride, appelés « Innovat
2
Center », regroupant : le Coworking, Incubation, |’Accélérateur et le Centre d'entreprise.Une premiére phase, dite pilote, sera lancée dans une version allégée & Kinshasa, sous la
gestion de OPEC, dans son format réformé, comprenant Coworking, Incubateur et
‘Accélérateur, en amplification de ce qui est déja lancé par OPEC dans le building Le
Roy
4 10.000 m2 sont nécessaires pour servir d’espaces définitifs, a I’instar de ce qui s'est pas
|, sur 200 m2. Pour ce faire. afin d’impacter significativement les entrepreneurs, 5.000
en Belgique, en France, au Luxembourg et au Rwanda par exemple, of des buildings
immenses ont été dédiés a I"entrepreneuriat innovant.
Ainsi, la concession de Limete, 2° rue, pourrait étre affectée & cette mise en place
dun cycle complet d’infrastructures d’accompagnement et d’encadrement des
entrepreneurs, sur le modéle de KLab du Rwanda'”. De méme, la restitution au Ministére des
Classes moyennes, Petites et Moyennes Entreprises, et Artisanat, de Vimmeuble de la Classe
moyenne, situé a la Gombe, pourrait étre envivagée et décidée par le Gouvernement.
En phase 2. aprés le déménagement de |"Incubateur du cuir dans la Commune de
LIME
Manovation Center, avec un volet « animation, réseautage, événementiel et formation », les
grands esp
entrepreneurs, mais aussi favoriser la rentabilité de la structure
. espace qui sera libéré servira de salle événementielle et de formation de
's Gtant nécessaires pour, non seulement accompagner le plus grand nombre
Quant au financement de ces incubateurs, il faudra une subvention publique
d'une part et une taxe qui pourrait étre appliquée sur les recettes réalisées 4 travers les
jeux de hasard dont la clientéle est majoritairement constituée des jeunes parieurs.
i, tout en préservant la santé de nos concitoyens a travers des mesures dissuasives
4 la consommation tabagique et alcoolique (la dissuasion financiére étant la mesure qui a fait
ses preuves a travers le monde entier), nous allons investir dans les centres incubation et
innovation.
La valeur de cette taxe sera fixée aprés concertation de tous les intervenants du
secteur ;
6. Quant & elles, les structures d’accompagnement (chargées de Ia formation des
formateurs) seront certifiges par le Ministére des CMPMEA, travers son
administration et ‘OPEC, a l'issue des formations spécialisées dans le mentorat, le
coaching, ainsi que le suivi des entrepreneurs et la gestion des espaces de formation
entrepreneuriale, selon les normes internationales ;
RDC Rapport 2019 de MEDIA LAB AND CO, p. 105.
nyComme il va étre difficile, pour le gouvernement, de financer directement les
entrepreneurs et les structures d’accompagnement, le présent programme préconise
plutat une série des facilitations qui permettront la formation des entreprises et startups
ct, & terme, I'élargissement de lassiette fiscale, Dans cet ordre, le programme a retenu
les facilitations
i-aprés :
- Revalorisation du parc immobilier mal utilisé ow inutilisé de Etat: sous le
leadership du Mi
mis a la disposition du Ministére de l'OPE
c en charge des Infrastructures, ce parc immobilier peut étre
Cen raison de I immeuble de Etat dans
chaque chef-lieu de province, afin de déployer un réseau national de « Innovation
Center », & Vinstar du Rwanda qui, avec son Innovation Center, a réussi
implémenter le cadre nécessaire & I’éclosion de son écosysteme entrepreneurial ;
~ Initiation et incitation é ta création d’une nouvelle génération d'entrepreneurs et
de créateurs d’entreprises, convertis et formés sur le modele de la franchise : en
mettant sur pied un modéle de franchise spécifique 4 la RD. Congo, capable
accompagner la nouvelle politique entrepreneuriale du gouvemement sur deux
axes majeurs, a savoir : l'axe de la franchise domestique et Vaxe de la franchise
internationale. Pour ce faire, un séminaire de formation sera organisé dans chaque
chef-lieu de province, a I’intention des porteurs des projets de eréation d’ entreprises
ou futurs entrepreneurs, des entrepreneurs et autres personnes intéressées par la
problématique de /a franchise, en tant que stratégie efficace de reproduction des
« Success Stories » ;
- Exonération en eau et électricité : 4 travers la SNEL et la REGIDESO, la gratuité
de eau et de [électrici
da
Moyennes Entreprises, et Artisanat :
pourrait favoriser la pérennité des structures
wre des Classes moyennes, Petites et
ompagnement certifiges par le Mini
travers une connexion a fibre optique et au data center de
la SCPT ;
+ Exemption fiscale des incubés : a travers Vapplication systématique du Code des
investissements aux startups. Ainsi, pendant les 3 premiéres années d’activités, les
startups bénéfi
ieront d’une exonération fiscale totale pour la premiére année, puis
dune fiscalité allégée, simplifige et progressive, suivant lévolution du chiffre
affaires, pendant les 2 années suivantes.Axe IIL,
et réforme en profondeur de POPEC
Eu égard a leurs caractéres multisectoriels, les défis qui confrontent l'entrepreneuriat
ne sauraient étre affrontés par le seul Ministre des Classes moyennes et PMEA ; ils requiérent
une synergie d’actions émanant de plusieurs acteurs sectoriels ou des collaborations
Vational de Pilotage de
institutionnelles transversales. Dou la nécessité d'instituer un Comit
V'Entrepreneuriat, qui sera dirigé par le Coordonnateur de Uensemble de Vaction
gouvernementale, afin d'impulser la machine et fédérer toutes les parties prenantes autour
des défis afferents & la mise en place d’un écosystéme entrepreneurial cohérent.
Aussi, le présent programme prévoit il la mise en place d°un : « Comité National de
Pilotage de I'Entrepreneuriat » (CNPE) constitué comme suit +
~ 1 Président : Premier Mi
1 Vice-Président : Mi
1 Coordonnateur : Ministre des Classes Moyennes, PME et Artisanat ;
stre 5
istre ayant les finances dans ses attributions ;
~ 1 Rapporteur : Représentant du secteur privé ;
~ 1 Représentant du Secrétariat Général du Ministére des Classes moyennes, PMEA
et | Représentant de I" OPEC : qui assureront le secrétariat permanent ;
- Plusieurs Membres : Ministre du Plan, Ministre du Genre, Mi
istre de la Jeunesse,
Ministre de Economie, Ministre du Travail, Ministre de I Industrie, Représentant
de la Présidence de la République, Responsables associatif’s du secteur ;
- Selon ordre du jour, d’autres responsables publ
aux réunions.
cs et privés peuvent étre invites
En termes de modalités pratiques de mise en ceuvre, il sera notamment prévu ce qui
suit :
- Cadre d’organisation et de fonctionnement fixé par décret du Premier Ministre ;
- Réunion ordinaire : 1 fois tous les trois mois, avec suivi des indicateurs de la
dynamique de I’écosystéme entrepreneurial et élaboration d’un compte-rendu ;
- Validation du compte-rendu de la réunion précédente 4 ouverture de chaque
réunion et évaluation du niveau d’exécution des décisions prises préeédemment ;
+ Réunion extraordinaire : sur convocation du Premier Ministre, sa propre initiative,
Acelle du Vice-Président ou du Coordonnateur ;
- Missions : pilotage, suivi des indi
eurs et des objectifs du présent programm
- Au niveau provincial et local, des cadres de concertation entre les Entités
erritoriales Décentralisées, les Entités Déconcentrées et le secteur privé serontintervenants publics et privés
en place, afin de favoriser la participation de tous
chargés des MPMEA 4 la mise en ceuvre du présent programme. Ces cadres de
coneertation seront présidés par les gouverneurs de province, strictement sur le
modéle du Comité de suivi institué au niveau national, dans l'objectif de relayer les
mesures qui seront prises au niveau national ;
- On les dénommera au niveau provincial ; « Comité Provincial de Pilotage de
lEntrepreneuriat » (CPPE).
Outre la mise en place du CNPE et du CPPE, une restructuration profonde "Office
reprises Congolaises (OPEC) s’impose, afin de
jon sur l’entrepreneuriat de prendre réellement corps.
pour la Promotion des Petites et Moyennes Ei
permettre a la nouvelle
Dans cette optique, /’Office pour la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises
Congolaises (OPEC) sera transtormé en Agence Nationale de Développement de
VEntrepreneuriat Congolais (ANADEC). incluant ainsi, sous son giron, non seulement les
PME, mais aussi le Micro-entrepreneuriat, l"Auto-entrepreneuriat et l’Entrepreneuriat de
type artisanal. Dans sa nouvelle étofle, !ANADEC sera dotée d'une grande Direction
d’accompagnement au financement, en corrélation directe avec le FOGEC. Ainsi. it
de PANAPI et du FPI qui disposent d'une véritable autonomie financiére grice a la Taxe de
tar
Promotion de I'Industrie (TPI), le méme type d’autonomie financiére devrait étre reconnue
TANADEC, eu égard au role éminemment stratégique qu’elle est appelée a jouer désormais
dans la politique gouvernementale actuelle, qui est axée sur le développement du pays par
Ventrepreneuriat (tant de subsistance que de croissance).
Axe IV. Conversion de Vinformel au form
La conversion de lentrepreneuriat informel au formel ne peut se faire de maniére
spontanée. Dans aucun pays, cette démarche ne s'est produite a la maniére d’une « génération
spontanée ». Il faut toujours mettre en place des mesures incitatives et des mesures
coercitives. II nous revient, par conséquent, de proposer aux MPMEA un contrat de migration
de Vinformel au formel qui prescrira, dune part, des avantages concrets (dont Vacces aux
financements et & Vaccompagnement sur mesure) i se déclarer et, d’autre part, des
obligations.
Ce faisant, les mesures ci-aprés sont préconisées au titre de
© Mesures incitatives :
> Amnistie fi
sale pour les MPMEA évoluant dans l'informel, mais qui seront
candidates, en vertu du présent programme, a la formalisation de leurs activité:
4
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