MPSI/MP2I DS 4 2024–2025
Les calculatrices ne sont pas autorisées
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d’énoncé, signalez-le sur votre copie et poursuivez votre composition
en expliquant les raisons des initiatives que vous êtes amené à prendre.
Il est rappelé qu’il sera tenu compte dans l’évaluation, de la présentation et la rédaction des copies. Les résultats
devront être encadrés à la règle.
Exercice 1 – Une intégrale familière
Z π
x 2 1
À l’aide du changement de variable t = tan , calculer l’intégrale dx.
2 0 cos x + 2 sin x − 3
Exercice 2 – Équations différentielles d’ordre 1
Dans chaque cas, déterminer les fonctions de R vers R qui sont solutions de l’équation (E).
x
e(cos x+sin x)e
1. (E) : y ′ − 2 (cos x) ex y =
x2 + 2x + 5
2. (E) : (1 − x) y ′ − y = x
Exercice 3 – Équations différentielles d’ordre 2
Dans chaque cas, déterminer les fonctions de R vers R qui sont solutions de l’équation (E).
1. (E) : y ′′ + y ′ + y = ex
2. (E) : xy ′′ + 2 (x + 1) y ′ + (x + 2) y = 0
Indication : Faire le changement de fonction inconnue z = xy.
Exercice 4 – Un théorème de point fixe affiné
Dans cet exercice, E désigne un segment [a, b] de R, avec a < b. On dit qu’une fonction f : E → E conserve la
borne supérieure lorsque :
∀A ∈ P(E) \ {∅}, f (sup A) = sup f (A)
1. Pour toute partie non vide A de E et toute fonction f : E → E, justifier que A et f (A) admettent chacune
une borne supérieure appartenant à E.
2. Montrer que si deux fonctions f, g de E vers E conservent la borne supérieure, alors g ◦ f aussi.
3. Montrer que toute application qui conserve la borne supérieure est croissante.
4. (a) Montrer que si f : E → E est une application croissante, alors :
∀A ∈ P(E) \ {∅}, sup f (A) ≤ f (sup A)
(b) Donner un exemple d’application f : E → E croissante mais qui ne conserve pas la borne supérieure.
On considère dorénavant une fonction f : E → E qui conserve la borne supérieure. On note :
— F = {x ∈ E | f (x) = x} l’ensemble des points fixes de f ;
— A = {x ∈ E | f (x) ≤ x} ;
— B = {f n (a) | n ∈ N}.
5. Justifier que A admet une borne inférieure α ∈ E puis montrer que α = min F .
6. Justifier que B admet une borne supérieure β ∈ E puis montrer que β = sup f (B).
7. Montrer que β = α.
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Exercice 5 – Une suite d’intégrales
Z π
Pour tout n ∈ N, on pose In = sinn (t)e−t dt.
0
1. Calculer I0 et I1 .
2. Montrer que (In )n∈N est une suite strictement positive décroissante. Que peut-on en déduire ?
3. Exprimer In+2 en fonction de In , quel que soit n ∈ N.
4. En déduire sans démonstration l’expression de In en fonction de n. On ne cherchera pas à simplifier le résultat.
Z π2 Z π
5. Montrer que ∀n ∈ N, sinn (t)dt = sinn (t)dt.
π
0 2
Z π2
πh i π
6. Montrer que ∀x ∈ 0, , sinn (t)dt ≤ x sinn (x) + − x.
2 0 2
Indication : Penser à la relation de Chasles.
Z π2 Z π
n
7. En déduire que sin (t)dt −−−−−→ 0, puis que sinn (t)dt −−−−−→ 0.
0 n→+∞ 0 n→+∞
Indication : Pour la première il faut raisonner avec ϵ.
8. En déduire lim In .
n→+∞
Exercice 6 – Une autre démonstration du théorème de Bolzano-Weierstrass
1. Soit (un )n∈N une suite réelle.
(a) On suppose dans cette question qu’il existe un rang n0 tel que {uk | k ≥ n0 } n’a pas de maximum.
i. Montrer que pour tout n ≥ n0 , {uk | k ≥ n} n’a pas de maximum.
ii. Montrer que u admet une suite extraite croissante.
(b) On suppose dans cette question que, pour tout n0 ∈ N, l’ensemble {uk | k ≥ n0 } admet un maximum.
Montrer que u admet une suite extraite décroissante.
(c) En déduire que toute suite réelle admet une suite extraite monotone.
2. Déduire du résultat de 1.(c) une démonstration du théorème de Bolzano-Weierstrass pour les suites réelles.