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Lecon - Figures de Style

Le document présente les figures de style en français, classées en trois catégories : analogie, substitution et opposition. Chaque figure est expliquée avec des définitions et des exemples, comme la comparaison, la métaphore, l'antithèse et l'hyperbole. Il aborde également les figures d'amplification et d'atténuation, telles que l'euphémisme et la litote.

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Lecon - Figures de Style

Le document présente les figures de style en français, classées en trois catégories : analogie, substitution et opposition. Chaque figure est expliquée avec des définitions et des exemples, comme la comparaison, la métaphore, l'antithèse et l'hyperbole. Il aborde également les figures d'amplification et d'atténuation, telles que l'euphémisme et la litote.

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R.

Delord - Français

- Les figures de style / de rhétorique –

I. Figures d'analogie (qui créent un rapport, d’identité, d’égalité) : comparaison, personnification, métaphore (cf.II)
y Comparaison n. f.
- La comparaison consiste à rapprocher deux éléments, un comparé et un comparant, pour établir un parallèle entre
deux choses, en souligner les ressemblances ou les différences.
- Le rapprochement des deux termes se fait au moyen d'un outil de comparaison (comme, aussi... que, autant... que,
plus... que, moins... que etc.).
Ex. : Etre bavard comme une pie.
Etre muet comme une carpe.
Etre têtu comme une mule.
Etre doux comme une colombe.
Etre rusé comme un renard.

y Personnification n. f.
- Elle consiste à évoquer un objet, une idée ou un animal sous les traits d'un être humain.
Ex. : Le mistral était en colère, et les éclats de sa grande voix m'ont tenu éveillé jusqu'au matin. (Alphonse Daudet, Lettres de
mon moulin).
L'habitude venait me prendre dans ses bras, comme un petit enfant. (Proust)
Les arbres agitaient leurs grands bras.

II. Figures de substitution (l’expression attendue est remplacée par une autre) : métaphore, métonymie,
antiphrase, euphémisme (cf.III), litote (cf.III)

y Métaphore n. f.
- La métaphore rapproche un comparé et un comparant, sans outil de comparaison (contrairement à la
comparaison).
- On distingue deux sortes de métaphores :

1°-La métaphore annoncée : le comparé est présent.

(La métaphore annoncée est assez proche de la comparaison


mais l'outil de comparaison n'est pas exprimé)

2° - La métaphore directe : le comparé est absent et qu'il ne (La métaphore directe ressemble à une sorte de devinette ou
reste plus que le comparant. d’énigme)

Ex. : Bruges, la Venise du Nord.


- Lorsque la métaphore se poursuit sur plusieurs phrases on parle de métaphore filée.
Ex. : La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les coups de trois heures du matin. […] Comme
l’aube pointait, ils l’ont vue, plus robuste et plus joyeuse que jamais, qui tordait parmi les collines son large corps pareil à un
torrent. C’était trop tard. (Jean Giono)

y Métonymie n. f.
- Elle remplace un terme par un autre qui est lié au premier par un rapport logique (contenant pour le contenu, le
symbole pour la chose, l'artiste pour son oeuvre, la partie pour le tout, le tout pour la partie etc.)
Ex. : Le contenant pour le contenu : boire un verre ; terminer son assiette ; prendre un pot ;
Le symbole pour la chose : s’endormir sur ses lauriers.
L'artiste pour son œuvre : lire un Zola ; acheter un Picasso
La partie pour le tout : les petites têtes blondes (pour les petits enfants)
Le tout pour la partie : Lyon a remporté la finale (l'équipe de Lyon).

y Antiphrase n. f.
- Cette figure de style consiste à dire le contraire de ce qu'on pense, tout en montrant qu'on pense le contraire de
ce que l'on dit. C’est le procédé de base de l'ironie.
Ex. : Quel temps splendide (alors qu’il pleut des cordes) = quel temps affreux (avec ironie)

y Périphrase n. f.
- Elle consiste à remplacer un mot par un groupe de mots de même sens.
Ex. : la messagère du printemps, périphrase pour l’hirondelle ; l’astre du jour = le soleil ; la petite reine = le vélo
II. Les figures d'opposition (cherchent à créer un contraste) : antithèse, oxymore, antiphrase

y Antithèse n. f.
- Figure qui met en parallèle des mots qui désignent des réalités opposées. Elle est souvent renforcée par un
parallélisme de construction.
Ex. : Certains aiment la nuit comme d'autres vénèrent le jour.
C’était un homme petit par sa taille mais grand par son courage.
- !!! Le mot est également utilisé pour définir, dans un texte argumentatif, la réfutation.

y Oxymore n.m.
- Figure de style qui consiste à placer l'un à côté de l’autre deux mots opposés, contradictoires.
Ex. : Un silence bavard. ; un silence éloquent ; un mort-vivant... ; une seconde d'éternité.
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles (Corneille, Le Cid)
- Ce procédé permet de créer un paradoxe, une image surprenante.

III. Les figures d'amplification (il y a insistance, exagération) : hyperbole, gradation, anaphore, énumération…

y Enumération n. f. (ou accumulation)


- L'énumération consiste en une liste, une suite de mots différents mais de même classe grammaticale.
Ex. : Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée…(La Fontaine)

y Anaphore n. f. :
- Répétition d’un même mot, d’un même groupe de mots, à la même place (début de phrase, de vers, de §, de
proposition)
Ex. : Il n'y a pas d'amour qui ne soit à la douleur Rome qui t'a vu naître, et que ton cœur adore !
Il n'y a pas d'amour dont on en soit meurtri Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore !
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri (Corneille)
(Aragon) ------------

------------ Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir.


Rome, l'unique objet de mon ressentiment ! (Corneille, Suréna)
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !

y Gradation n. f.
- Succession de mots classés dans un ordre croissant ou décroissant qui crée un rythme dans la phrase.
Ex. : Le feu a brûlé des arbustes, des champs, puis la colline entière.
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac).

y Hyperbole n. f.
- Cette figure de style consiste à amplifier une idée pour la mettre en relief. L'hyperbole est une exagération.
- C'est souvent le contexte qui permet de dire s'il y a hyperbole ou non. Elle peut comporter une indication de nombre
comme mille, trente six, cent etc.
Ex. : Ce colis pèse une tonne ! ; Etre mort de rire. ; J'ai mille choses à vous dire. ; crever de faim ; mourir de soif, avoir
trois tonnes de boulot, se faire tuer par sa mère en rentrant...
Le voici. Vers mon coeur tout mon sang se retire. (Racine, Phèdre)
- L'antonyme de l'hyperbole est l'euphémisme.

… et de l'atténuation : euphémisme, litote

y Euphémisme n. m.
- Il consiste à remplacer une expression qui risquerait de choquer, par une expression atténuée. (Le procédé inverse
est l'hyperbole.)
Ex. : « Demandeur d'emploi » est un euphémisme pour un chômeur. « Technicien de surface » = balayeur.

y Litote n. f.
- Elle consiste à dire peu pour suggérer beaucoup. Le verbe est en général à la forme négative. Fausse atténuation.
Ex. : Ce joueur de tennis n'est pas très doué (pour « il est franchement nul ! »)
Je ne suis pas très content. = je suis très en colère
- L'euphémisme et la litote peuvent servir l'ironie...

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!!! Les figures de style se superposent parfois !!!
Ex. : Le feu a bondi comme une bête. => on peut parler de comparaison et de personnification

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