Cours Esetec Bts 1
Cours Esetec Bts 1
ESETEC
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Nous devrons toujours chercher à faire mieux que les autres, nous ne pourrons plus faire mieux que lorsque nous serons les meilleurs
Chapitre 1 : GENERALITES SUR LA GEOTECHNIQUE
Leçon 1 : PRESENTATION DE LA GEOTECHNIQUE
I. DEFINITION ET APPLICATION DE LA GEOTECHINIQUE
La géotechnique est la science qui étudie les propriétés physiques, mécaniques et hydrauliques des
sols en vue de leur utilisation comme supports ou matériaux de construction.
Parmi les sciences de la terre, la géotechnique étudie le lieu où l’action directe de l’homme est
possible, pour permettre l’aménagement ou l’exploitation de ces sols. Elle s’intéresse aux techniques
des Travaux Publics, du Bâtiment, des Eaux Souterraines peu Profondes, de la Prévention des Risques
Naturels et des risques créés par l’homme, ainsi que dans le domaine des Mines et des Carrières.
L'intervention du géotechnicien est nécessaire à tous les stades d'élaboration d'un projet et de la
réalisation des travaux. Il intervient dans :
Les Etude d'impacts, d'environnements et de pollution ainsi que la recherche et le choix d'un site ;
L’avant–projet et la mise au point d’un projet ainsi que l’assistance technique à la maîtrise
d'œuvre ;
Le contrôle des travaux liés aux terrains ;
L’auscultation des ouvrages et les diagnostics sur les désordres ou les sinistres d'ouvrages ; Etc.
La géotechnique joue un rôle essentiel dans l'acte de construire pour tous les travaux de bâtiments, de
génie civil et d'aménagements. L’on peut citer entre autres :
Les fondations des ouvrages : les bâtiments, les ponts, les usines, les silos, ... ;
Les ouvrages de soutènement : les murs de soutènements, les rideaux de palplanches, … ;
La stabilité des pentes naturelles ou des talus ;
Les VRD : les chaussées et les terrassements (les routes, les autoroutes, les voies ferrées, …) ;
Les tunnels, les travaux souterrains et les barrages, notamment les digues et les barrages en
terre ;
Il est donc préférable, pour le géotechnicien ou le mécanicien des sols d’adopter une approche
jalonnée par des questions successives pour répondre à la question suivante :
Peut – on construire avec cette terre ou ce sol ?
Que va – t – on construire ? Est – ce un barrage, une digue, une route, une piste, un mur de
clôture, une maison de plein pied ou un bâtiment à étage, une rampe, un gradin, un tunnel, un pont,
…?
Où va – t – on construire ? Est – ce dans une région sèche ou une région pluvieuse ?
Comment va – t – on construire ?
Quelle technique dispose – t – on pour la réalisation de cette infrastructure ?
Niveau d’assise
Niveau d’assise
A
nc A
ra nc Niveau
g ra A d’assise
g nc
ra
Fondations superficielles (Semelles) Fondations semi-profondes (Puits) g Fondations profondes
(Pieux et micro-pieux)
Les activités du géotechnicien se développent ainsi dans les domaines de l'ingénierie (études, maîtrises
d'œuvres spécialisées, contrôles, ...), des sondages, des forages de reconnaissance, des essais et des
mesures in situ et en laboratoire. Les moyens humains et matériels dont dispose le géotechnicien pour
la réalisation des activités sont :
Les Ingénieurs et les Techniciens pour les études, les directions des prestations de sondages et
d'essais, les contrôles de réalisation des ouvrages ;
Les Laboratoires d'essais et les équipes de mesures et d'instrumentations ;
Les Ateliers de sondages, de forages et d’essais in situ.
L’intérêt d’une étude géotechnique est défini par rapport au projet. L’étude doit contribuer à permettre
de juger techniquement le projet, de l’estimer économiquement, de préparer son exécution et de le
suivre.
2. Au niveau de la réalisation
L’exploitation des résultats de l’étude géotechnique permettra une analyse rapide de petits faits
imprévus qui pourront se manifester malgré le soin pris à essayer de les éviter. On pourra ainsi adapter
les méthodes mises en œuvres et les moyens matériels dont on dispose déjà et rectifier en conséquence
le programme d’exécution.
Direction de l’Eau, la Direction des Mines et Géologie, le LBTP, - Connaitre la nature du sous-sol susceptible de
ENQUETE
la chute d’une masse pesante, soit de l’explosion d’une charge épaisseurs et les natures des couches de terrain ;
PAR LA GEOPHYSIQUE
Prospection
enterrée et l’onde (vibration) émise est enregistrée par une série de - Utile pour l’implantation de barrages, le
sismique
capteurs (géophones) situés à des distances croissantes de la source creusement de canaux ou l’établissement de
de l’ébranlement. fondations.
- Les épaisseurs des différents terrains traversés et
Etude de la circulation d’un courant électrique naturel ou artificiel
02 leur nature.
dans le sol.
Prospection - Utile pour l’implantation de barrages, le
électrique creusement de canaux ou l’établissement de
En génie civil, la méthode employée est la mesure des résistivités
fondations et très employée pour la recherche et la
électriques.
délimitation des nappes phréatiques.
méthodes Etude des anomalies de la pesanteur liées à la distribution inégale des La détection des cavités souterraines naturelles ou
gravimétriques roches de densités variables ou à la présence de cavités. artificielles.
Puits ; tranchées ; Prélèvement à faibles profondeur d’échantillons pour analyse au La Nature et les caractéristiques mécaniques des
SONDAGE
Forages Laboratoire : utilisation des Forages destructifs et des Forages La Nature des sols et caractéristiques mécaniques
carottés
I. ESSAIS DE LABORATOIRE
Les principales opérations pratiquées en laboratoires spécialisés
portent sur l’identification de la nature des couches et surtout
sur la détermination des caractéristiques physiques et
mécaniques des sols rencontrés lors des opérations de sondages.
Les caractéristiques des essais effectués au laboratoire sont :
Le Prélèvement d’échantillons intacts ;
La Reconstitution du modèle en place car ses essais représentent le comportement du sol en
place ;
Les Conditions environnementales d’opération bien maîtrisées.
NB : Il faut noter que pour certains problèmes, l’un des types d’essais se justifie mieux que l’autre ;
Exemple : les essais en place pour les fondations profondes, les essais de laboratoire pour les
remblais et les talus.
C’est parfois par une juxtaposition judicieuse des deux types d’essais qu’on fera une étude
correcte.
perméabilité (m/s)
Darcy pour un écoulement laminaire. (argileux), matériaux de drain.
Essais d’Identification
limon argileux, …)
Caractéristiques mécaniques
1. La phase gazeuse
En génie civil, le gaz contenu dans le sol est généralement de l’air pour les sols secs ou un mélange d’air,
de vapeur d’eau et éventuellement de divers gaz provenant de la décomposition des matières organiques
pour les sols humides ou naturels. Dans la suite du cours, nous considérerons que le sol est constitué d’air.
2. La phase liquide
Le liquide contenu dans les sols utilisés pour la construction est essentiellement de l’eau. Cette eau existe
dans le sol sous trois formes que sont :
L’eau de constitution : elle rentre dans la composition chimique des feuillets et est dite eau du réseau
cristallin du minéral car c’est l’eau de cristallisation ; elle fait partie de la composition chimique du minéral.
Exemple : le gypse = (SO4Ca ; 2H2O) à haute température perd son eau et devient le plâtre = SO4Ca.
L’eau liée ou adsorbée : Elle constitue un film autour de chaque grain. Elle n’est pas mobile et ne
peut être évacuée totalement qu’à des températures très élevées. La couche d’eau adsorbée joue un rôle de
lubrifiant entre les grains.
L’eau interstitielle : Elle s’évapore complètement si l’échantillon est porté à une température
supérieure à 100°C. Elle est composée de :
l’eau libre : Elle a la faculté de circuler librement entre les grains.
l’eau capillaire : Elle est une partie de l’eau libre remontant par capillarité entre les grains.
200 m = 0,2 mm
2 m = 0,002 mm 2 mm 20 mm 200 mm
20 m = 0,02 mm
Figure 4 : Classification d’Atterberg
Suivant la dimension “ d ” des particules, les dénominations suivantes ont été adoptées :
Lorsque la majorité des particules a des dimensions “ d ” inférieures à 2 m, les sols sont appelés des
argiles ;
Lorsque la majorité des particules a des dimensions “ d ” comprises entre 2 m et 20 m, les sols sont
appelés des limons ;
Lorsque la majorité des particules a des dimensions “ d ” comprises entre 20 m et 200 m, les sols
sont appelés des sables fins ;
Lorsque la majorité des particules a des dimensions “ d ” comprises entre 200 m et 2 mm, les sols
sont appelés des sables grossiers ;
Lorsque la majorité des particules a des dimensions “ d ” comprises 2 mm et 20 mm, les sols sont
appelés des graviers ;
Lorsque la majorité des particules a des dimensions “ d ” comprises entre 20 mm et 200 mm : les sols
sont appelés des cailloux ;
Lorsque la majorité des particules a des dimensions “ d ” supérieures à 200 mm, les sols sont appelés
des enrochements.
Dans cette phase solide, on fait une distinction entre les particules constituées de minéraux non argileux et
les minéraux argileux.
Pour cette leçon, nous nous limiterons aux propriétés physiques ou paramètres d’état
encore appelés paramètres de définition des sols.
VV Eau
Vω Mω / Pω
(liquide)
M/P
V
Grains ou Particules
(solides)
VS MS / PS
Notons que :
Vωsat : Volume d’eau dans le sol saturé = Quantité d’eau pour saturer un sol ;
Pωsat : Poids d’eau dans le sol saturé = Poids d’eau pour saturer un sol ;
Mωsat : Masse d’eau dans le sol saturé = Masse d’eau pour saturer un sol ;
Psat : Poids du sol saturé ;
ρω : masse volumique de l’eau (ρω = 1 mg/mm3 = 1 g/cm3 = 1 kg/dm3 = 1 T/m3 = 1 Mg/m3) ;
γω = g × ρω : Poids volumique de l’eau (γω = 10 μN/mm3 = 10 mN/cm3 = 10 N/dm3 = 10 kN/m3) ;
g : intensité de pesanteur (g = 10 μN/mg = 10 mN/g = 10 N/kg = 10 kN/T = 10 kN/Mg) ;
se trouve
3 Poids volumique du sol
γsat kN/m γSat = PSat / V
saturé
Poids volumique du sol sec (après expulsion
γd kN/m3 de l’eau libre par étuvage dans une étuve à γd = PS / V
105°C pendant 24 h)
Poids volumique des grains (particules)
γs k/m3 solides γS = PS / VS
(= 26 à 28 kN/m3)
Poids volumique de l’eau
γω kN/m3 γw = Pω / Vω
(= 9,81 KN/m3 arrondi souvent à 10 kN/m3)
γ' kN/m3 Poids volumique du sol immergé ou déjaugé γ’ = γsat – γω
Teneur en eau ; rapport du poids d’eau au
ω % ω = P ω / PS
poids de sol sec
Paramètres sans
e - e = V V / Vs
vides (air + eau) au volume des grains
Porosité ; rapport du volume des vides au
n - η = VV / V
volume total
Degré de saturation ou taux de saturation ;
Sr % S r = Vω / V V
rapport du volume d’eau au volume des vides
γ γS
1❑ γ d= 2❑ e= −1 3❑ e × Sr=ω ×Gs
⇒ 1+ω ⇒ γd ⇒
γS γS × γ '
4 ❑ γ d= 5❑ γ d= 6 ❑ γ d =γ S (1−n)
⇒ 1+e ⇒ γ S −γ ω ⇒
e γd 1 1
7❑ n= 8❑ n=1− 9❑ ω sat =γ ω ( − )
⇒ 1+e ⇒ γS ⇒ γd γS
ω
ω n 12❑ Sr=
10❑ Sr = 11❑ e= ⇒ 1 1
⇒ ωsat ⇒ 1−n γω ( − )
γd γS
ω× γS γd 1+ ω
13❑ e= 14 ❑ γ s = 15❑ γ = γ
⇒ Sr × γ ω ⇒ 1−n ⇒ 1+ e S
e×γω γd
16❑ ω sat = 17❑ γ sat =γ d +γ ω (1− ) 18❑ γ '=(γ ¿ ¿ S−γ ω )(1−n)¿
⇒ γS ⇒ γS ⇒
n× γ ω γω
19❑ ω sat = 20❑ γ ' =γ d (1− ) 21❑ γ '=γ d −γ ω (1−n)
⇒ γd ⇒ γS ⇒
γ S −γ sat n× γ ω × Sr ω× γS × γ
22❑ e= 23❑ ω= 24 ❑ Sr=
⇒ γ sat −γ ω ⇒ γ S (1−n) ⇒ γ ω [ γ S (1+ ω )−γ ]
γ 29❑ γ =γ d + n× γ ω × Sr γ S (1+ω)
28❑ γ S= 30❑ e= −1
⇒ (1−n)(1+ω) ⇒ ⇒ γ
EXERCICE 1 : Un échantillon de sol a un volume de 1000 cm3. L’échantillon de sol prélevé pèse 17,70
hg et après étuvage, il pèse désormais 145,2 dag. La gravité spécifique des grains vaut 2,6.
1. Faire le diagramme des phases de ce sol.
2. Calculer les paramètres de définition de ce sol.
3. Reprendre le diagramme de ce sol lorsqu’il est saturé à 0%, 20%, 40%, 50%, 60%, 75%, 80% et
100%.
4. En déduire les paramètres d’état dans chaque cas.
EXERCICE 2 : Un échantillon de sol naturel a un poids de 0,50 N pour un volume de 30 cm3. Apres
passage à l’étuve à 105° C, sa masse est de 45 g. La densité des grains vaut 2,5.
1. Faire le diagramme Poids – Volumes de ce sol lorsqu’il est saturé à 35 %
2. Réaliser le diagramme Masses – Volumes de ce sol lorsqu’il est saturé à 65%.
3. Faire le diagramme des phases de ce sol à l’état naturel.
4. Déterminer la teneur en eau, le degré de saturation, le poids volumique total, le poids spécifique sec
et la densité dans les trois cas précédents.
EXERCICE 3 : Un échantillon de sol a une masse volumique de 1,76 T/m3. Sa teneur en eau vaut 25 %.
Le volume et le poids volumique des grains solides valent 1 m3 et 2,70 T/m3.
1. Faire le diagramme des phases de ce sol.
2. Reprendre le diagramme de ce sol lorsqu’il est saturé à 85%.
EXERCICES 4 : Sur un échantillon de sable qui a été prélevé au–dessus de la nappe, les caractéristiques
suivantes ont été déterminées au labo. : Poids humide = 55 g ; Poids sec = 45 g ; γ = 18 kN / m3 ; Gs = 2,7.
A partir de ces données et en prenant γw = 10 kN / m3, calculez :
1. La teneur en eau, le poids spécifique du sol sec, l’indice des vides et la porosité du matériau.
2. Le degré de saturation de ce sol, la densité sèche du matériau et la teneur en eau du sol saturé.
EXERCICES 5 : Pour un échantillon d’argile limoneuse, les caractéristiques suivantes ont été
déterminées par les méthodes appropriées : le Poids volumique de l’eau : γω = 10 KN/m3 ; le Poids
volumique du sol : γ = 18,5 KN/m3 ; la Teneur en eau naturelle : ω = 25 % et le Poids spécifique des
grains : γS = 26,5 KN/m3
1. Calculez, en justifiant, le poids volumique sec, le degré de saturation, la porosité et l’indice des
vides.
2. On suppose que l’on sature le sol par ajout d’eau. Identifiez les caractéristiques qui subissent un
changement. Calculez-les ?
EXERCICE 6 : Dans un essai au cône de sable, les quantités suivantes ont été mesurées sur un échantillon
de sol : le volume de sol excavé était de 77,1 cm3 pour une masse totale de sol de 140,9 g qui après étuvage
est passée à 121,5 g. Par des mesures au pycnomètre, la densité des grains est estimée à 2,65.
1. Faire le diagramme des phases de ce sol.
2. Calculez le poids volumique, le poids volumique sec et l’indice des vides de ce sol.
3. Faire le diagramme des phases de ce sol lorsqu’il est saturé à 80 %.
4. Calculez le poids volumique, le poids volumique sec et l’indice des vides de ce sol saturé à 80 %.
5. En supposant que l’on sature ce sol par ajout d’eau, identifiez et calculez les différents paramètres
qui changent.
EXERCICE 7 : Un sol a un poids volumique sec d = 17,7 KN/m3, une teneur en eau ω = 4 % et un
poids spécifiques des grains S = 26,5 KN/m3. Déterminez le poids et le volume d’eau à ajouter à 1 m3 de
ce sol pour atteindre 95 % du degré de saturation.
I. INTRODUCTION
Nous avons vu que quelque soit l’utilisation envisagée d’un sol, il est important de connaître sa nature, sa
composition et la répartition des grains de différentes tailles qui le compose. Il est aussi nécessaire de
prendre en compte les proportions des différentes phases et les relations qui les lient.
Les paramètres d’identification qui sont déterminées à partir des essais d’identification permettent de
caractériser l’état dans lequel se trouvent ces sols et donc leur nature. Parmi les essais d’identification, il y
en a qui sont propres aux sols grenus et d’autres aux sols fins. Nous verrons pour chaque type de sols les
essais les plus couramment utilisés pour l’identification et la classification géotechniques des sols.
Par sédimentométrie pour la fraction fine (d < 80 μm ou d < 100 μm) car ici le tamisage n'est plus
possible. La sédimentométrie est donc la décantation dans un liquide (exemple : eau) pour la fraction fine
en utilisant la loi de Navier Stokes. L’essai consiste à laisser en suspension un sol qui a été agité, se
déposer au fond d’une éprouvette pleine d’eau. Plus les grains sont fins, plus la vitesse de décantation est
lente conformément à la loi de Navier Stokes sur la vitesse de chute de billes sphériques dans l’eau
60
50
40
30
20
10
0
0.01 0.1 1 10 100
De même cette uniformité est exprimée par le coefficient d’uniformité ou coefficient de HAZEN, Cu,
D60
défini par le rapport : C u= , avec Dy le diamètre “D” en mm du tamis correspondant à un
D10
pourcentage “y” de tamisâts ou passants, valeurs directement lues sur la courbe granulométrique ou dans le
tableau.
Pour Cu > 2, la granulométrie est dite étalée ou variée (Caquot et Kérisel) ;
Pour Cu < 2, la granulométrie est dite uniforme ou serrée.
b. Le coefficient de courbure
( D30 ) 2
Cc=
Défini par le rapport D10 . D 60 , ce coefficient renseigne sur la densité du matériau. On a :
Premier cas :
Si 1 < Cc < 3, le sol est dit bien gradué ;
Si Cc < 1 ou Cc > 3, le sol est dit mal gradué.
Deuxième cas :
CC > 1 : on dit que la courbe a une concavité tournée vers le haut ;
CC = 1 : on dit que la courbe a une concavité sensiblement rectiligne ;
CC < 1 : on dit que la courbe a une concavité vers le bas.
Exercice d’application : calculer et interpréter les coefficients de Hazen de la courbe ci – dessus.
NB : 1) Le diamètre D10 est appelé diamètre efficace. Son utilisation est fréquente en hydrodynamique. La
perméabilité d'un sol dépend, en première approximation du diamètre efficace et du coefficient de Hazen.
2) Soient deux sols (1) et (2) de courbes granulométriques d’équations : y1 = f1(D) et y2 = f2(D),
mélangés dans des proportions respectives de m et 1 – m ou 100 – m (avec 0 ≤ m ≤ 1 ou 0 % ≤ m ≤ 100
%), alors la courbe granulométrique du mélange aura pour équation : y = m × f1(d) + (1 – m) × f2(d).
Ce résultat se généralise à un mélange de plusieurs sols :
y mi . f i ( D )
i
Exercice d’application : Déterminer les passants d’un sol qui est la combinaison de n sols.
2. L’Indice de Densité
Pour donner une idée de l’état de compacité ou de densité d’un dépôt naturel de sol grenu, on définit son
emax −e0
ID=
Indice de Densité (ID) ou Densité Relative (Dr), tel que : e max −e min , avec :
emax, indice des vides correspondant à l’état le moins compact, c’est – à – dire, l’état le plus lâche ;
e0, indice des vides correspondant à l’état de compacité du sol en place (état naturel) ;
emin, indice des vides correspondant à l’état le plus compact.
Lorsque e0 ≈ emax, ID = 0 : on dit que le sol est lâche ; les grains ne sont donc resserrés.
Lorsque e0 ≈ emin, ID = 1 : on dit que le sol est serré ; les grains sont donc plus dense et resserrés.
Le tableau suivant précise l’état de compacité des sols pulvérulents en fonction de leur Indice de Densité :
Relation entre N et Dr Indice de densité : ID en % Etat de compacité du sol grenu
N = 4 ↔ Dr < 20 0 – 15 Très peu compact et très lâche
4 < N ≤ 10 ↔ 20 ≤ Dr < 40 15 – 35 Peu compact et lâche
10 < N ≤ 30 ↔ 40 ≤ Dr < 60 35 – 65 Moyennement compact
30 < N ≤ 50 ↔ 60 ≤ Dr < 80 65 – 85 Compact à dense
N > 50 ↔ Dr > 80 85 – 100 Très compact
( )
0,121
N
Elle peut être déterminée par la formule W L =ω
25
et aussi graphiquement par une représentation en
coordonnées logarithmiques des différentes teneurs en
eau et le nombre de coups correspondant à la fermeture
de la rainure sur 1 cm. Cette limite est généralement
inférieure à 100% et elle excède rarement 40% en
pratique. Sa détermination se fait grâce à l'Appareil
Standardisé de Casagrande sur la fraction inférieure à
0,4 mm.
La Limite de Plasticité “WP” : C’est la Teneur en
eau qui sépare l’état plastique de l’état solide ou de l’état solide avec retrait ou état semi – solide. Elle est
la limite au – dessus de laquelle le sol a un comportement
plastique. Cette limite se définit comme la teneur en eau
d’un sol qui a perdu sa plasticité et se fissure en se
déformant lorsqu’il est soumis à de faibles charges. La
Limite de Plasticité est la teneur en eau du cylindre de 10 à
15 cm de longueur et 3 mm de diamètre qui, lorsque
soulevé sur une hauteur de 15 à 20 mm, se brise en petits
tronçons de 1 à 2 cm de long au moment où son diamètre
atteint 3 mm.
La limite de retrait (WR ou Ws) : C’est la teneur limite en eau qui sépare l’état solide avec retrait de
l’état solide sans retrait. Elle correspond à la quantité d’eau juste nécessaire pour combler les vides d’un
sol lorsque celui – ci est à son volume minimum. C’est donc la limite en – dessous de laquelle le sol cesse
de diminuer de volume quand sa teneur en eau décroît. Sa détermination se fait au laboratoire selon une
procédure standard d'acquisition de couples (ω ; V) après passages successifs à l'étuve.
Teneur en eau croissante
Etat solide Etat liquide
Etat plastique
Etat solide sans retrait Etat solide avec retrait
WR WP WL
Les deux premières limites sont d’une importance fondamentale en géotechnique car elles indiquent la
sensibilité d’un sol aux modifications de sa teneur en eau. En mettant en relation ces limites et la teneur en
eau naturelle située entre ces deux limites et particulièrement proche de la Limite de Plasticité, on définit
les paramètres d’identification des sols fins.
De façon générale, la plasticité d'un sol se caractérise par deux (2) paramètres choisis parmi W L, Wp et Ip.
On utilise couramment (WL, Ip). Casagrande a montré expérimentalement qu'il existait une relation
linéaire de forme : Ip = × WL - avec 0,7 < < 0,8 et 13 < < 17. Les valeurs
de et dépendant de la nature minéralogique de l'argile et de ses conditions de formation. Pour les sols
courants, on admet la relation Ip = 0,73 (W L - 20) appelée "ligne A" sur l'abaque de plasticité de
Casagrande.
b. Indice de consistance
La comparaison de la teneur en eau naturelle d’un sol et des Limites d’Atterberg permet de se faire une
idée de l’état d’un sol fin qu’on peut caractériser par son indice de consistance “IC”. L’indice de
consistance est donc l’étendue du domaine de solidité ou de consistance ou encore de liquidité d’un sol.
Cet indice permet ainsi de situer l'état naturel d'un sol. L’indice de consistance “IC” croit en même temps
que la consistance du sol. A partir de 1, le sol peut être éventuellement réutilisé pour des ouvrages du génie
civil.
Indice de Consistance “IC” IC < 0 0 < IC < 1 IC > 1
Etat du sol liquide / fluide plastique / dur à très plastique solide / consistant / très dure
c. Indice de liquidité
La comparaison de la teneur en eau naturelle d’un sol et des Limites d’Atterberg permet de se faire une
idée de l’état d’une argile qu’on peut caractériser par son indice de liquidité “IL”. L’indice de liquidité “IL”
croit inversement à la consistance du sol.
L’indice de liquidité est l’étendue du domaine de solidité ou de consistance ou encore de liquidité d’un sol.
Cet indice fournit donc une approche inverse de Ic.
Indice de liquidité “IL” IL > 1 0 < IL < 1 IL< 0
Etat du sol liquide / fluide plastique / dur à très plastique solide / consistant / très dure
( )
0,121
Limite de liquidité : sépare l’état plastique de l’état liquide. Elle se détermine N
WL % W L =ω
par l’essai de consistance ou limites d’Atterberg sur argile. 25
Indice de plasticité : donne l’étendue du domaine de plasticité d’un sol qui est IP = WL - WP
IP %
la faculté de ce sol à devenir très déformable en absorbant de l’eau. IP = 0,73(WL– 20)*
Travaux Dirigés
EXERCICE 1 : Le creusement d’une tranchée de drainage a permis de mettre à jour deux couches
d’argile dont les caractéristiques sont les suivantes :
Argile 1 : ωL1= 72 %, IP1 = 35 %, ω1 = 65 % Argile 2 : ωL2 = 72 %, ωP2 = 37 %, ω2 = 30 %
1. Montrez que les deux argiles ont les mêmes limites d’Atterberg.
2. Calculez leurs indices de consistance respectifs. Qu’en concluez-vous quant à leurs propriétés ?
3. Le remblaiement a nécessité la mise en place d’un poids sec de 49,5 KN d’un matériau, ayant en
place un volume de 3 m3. Le poids volumique γS, des particules solides de ce sol est égal à 27 KN/m 3.
Déterminez :
a) La quantité d’eau nécessaire pour saturez les 3 m3 de remblai.
b) L’indice des vides et la teneur en eau de ce sol à saturation.
c) La valeur du poids volumique γSat du sol à saturation.
4. L’indice des vides vaut au maximum 0,90 et au minimum 0,40. Calculez l’indice de densité
correspondant ID du matériau. Dans quel état de compacité se trouve ce remblai.
60
50
2 3
40 8
30
9 10
20 7
10
0
0.001 0.01 0.1 1 10 100
Diamètres (mm)
EXERCICE 5 : Dans la recherche d’un sol en vue de son utilisation en corps de remblais, plusieurs échantillons de sols prélevés sur différents sites ont été
amenés au laboratoire d’essai matériau pour divers essais. Sur l’un des échantillons de sols, les résultats des essais réalisés sont les suivant :
γ = 18 KN / m3 ; γS = 27 KN / m3 ; γd = 16,5 KN / m3 ; emax = 0,74 et emin = 0,10 ; WL = 35 % et WP = 52 %.
1. Calculez la teneur en eau naturelle de l’échantillon de sol.
2. Calculez l’indice de plasticité de ce sol et en déduire son état.
3. Calculez les indices de consistance et de liquidité de ce sol et en déduire son état.
4. Calculez l’indice des vides du sol en place.
5. Calculez l’indice de densité de ce sol et en déduire son état de compacité.
SOL
Si on a plus de 50% de tamisât au tamis 0,08mm Si on a plus de 50% de refus au tamis 0,08mm
Si on a plus de 50% de tamisât au tamis 2mm Si on a plus de 50% de refus au tamis 2mm
SABLE GRAVE
Si on a plus de Si on a moins de
12% de tamisât 5% < tamisât au tamis 0,08mm < 12%
5% de tamisât au
au tamis 80m tamis 80m
SABLE Ou GRAVE
POLLUE POLLUEE SABLE Ou GRAVE
PROPRE PROPRE
ou GL Grave limoneuse
Graves IP < 7,3 % avec WL < 30 %
polluées
D12 < 0,08 mm IP > 0,73(WL – 20) % avec WL > 30 %
(D50 > 0,08 mm)
ou GA Grave argileuse
IP > 7,3 % avec WL < 30 %
Lorsque 5 % < % d’éléments de diamètre inférieur à 0,08 mm < 12%, on utilise la double appellation
IP > 0,73(WL – 20) % avec WL > 30 %
Argiles peu
éléments ont D < 0,08 mm (D50 < 0,08
ou Ap
Plastiques
plastiques
0
10
20
30
40 Argiles très
50 Plastiques
Argiles peu At
60
Plastiques
Ap Limons très
Plastiques
Lt
Nous avons aussi la Classification triangulaire : Cette classification est basée sur les proportions de
sables, de limons et d’argiles dans un sol donné. En effet, un sol composé de X% de sable, Y% de limons
et Z% d'argile peut être représenté par un point M dans un triangle équilatéral (figure ci –dessous) dont les
pôles sont Sable, Limons et Argile. Ce point M appartient alors à la famille de la zone où il se situe.
2. La granulométrie et la plasticité
a. Les Sols fins (sables et argiles)
Le sol est du sable si :
1. Le pourcentage (%) de fines (f) ≤ 50 ;
2. Le pourcentage (%) de Squelettes (S) ou le refus au tamis 2 mm < 40 % ;
3. Le Produit f × IP ≤ 1000.
Graveleux latéritiques
G1 (grisâtre) formant la partie supérieure 50 < S < 80 et 15 < WL< 40
de l’horizon B. 50 < f × IP < 250
Graveleux naturels moyennement 15 < f < 25 et 15 < IP < 25
G2 plastiques (ocre jaune) formant la 40 < S < 80 et 25 < WL<60
partie intermédiaire de l’horizon B. 250 < f × IP < 600
Graveleux naturels très plastiques 25 < f < 35 et 25 < IP < 35
G3 (rougeâtres) formant la partie 40 < S < 80 et 40 < WL< 70
inférieure de l’horizon B. 500 < f × IP < 1000
10 < f < 20 et 5 < IP < 20
Sables argileux peu plastiques
S = 5 % en moyenne
Sc1 (grisâtres) proches de la surface (bassin
continental terminal
Sables argileux du
25 < WL< 35
sédimentaire côtier).
100 < f × IP < 300
Sables argileux moyennement 20 < f < 30 et 15 < IP < 20
Sc2 plastiques (ocre jaune) sous-jacents aux 30 < WL < 40 et Cu = 20
précédents (bassin sédimentaire côtier). 300 < f ×IP < 500
SABLES
granites
schistes
EXERCICE 2 : La réalisation d’une excavation pour les travaux de fondation d’un immeuble a permis de
mettre à jour deux types de matériaux. Ces matériaux ont été soumis à des essais d’identification afin de
déterminer certaines caractéristiques. Les résultats de deux des essais effectués sont les suivants :
1 0, 0,0 0,00 0,00 0,000 0,000
Tamis (mm) 80 50 20 5 2 1 0,6 0,08 0,002
0 2 4 5 1 5 3
Tamisât sol1 8 8 7 6
100 98 95 58 39 29 24 15 10 7 3 1
(%) 9 0 5 3
Tamisât sol2 9 9 9 8
100 100 100 75 62 45 33 10 4 3 1 0
(%) 8 7 2 6
Sol 1 : WL = 78 % ; WP = 40 % et ω = 55 % Sol 2 : WP = 40 % ; IP = 14 % et ω = 20 %
1. Quels sont les deux essais effectués ? Les décrire.
2. Tracer les courbes granulométriques de ces deux sols.
3. Calculez les coefficients d’uniformité et de courbure et les Indices de consistance, de plasticité et
de liquidité ainsi que les activités des sols découverts. Commenter les résultats ?
4. Tracer la courbe granulométrique du sol 3 qui est la combinaison de 60% du sol 1 et 40% du sol
2.
5. Calculez les coefficients de Hazen et les Indices d’Atterberg du sol 3. Commenter les résultats ?
6. Ces sols peuvent-ils être utilisés en remblais ? justifiez votre réponse.
7. Classez ces sols selon la classification LPC en indiquant clairement les éléments d’identification.
EXERCICE 3 : Des essais d’identification effectués sur deux échantillons de sols ont donné les résultats
suivants :
Tamis en mm 30 20 16 14 12 10 8 6 5 4 3 2
Sol1 : %refus cumulé 0 0 0 0 1 4 6 10 14 20 25 36
Sol2 : %refus cumulé 0 18 32 40 47 60 70 83 90 94 97 100
Tamis en mm 1 0,8 0,6 0,5 0,4 0,3 0,2 0,16 0,12 0,1 0,08
Sol1 : %refus cumulé 52 58 63 68 70 79 87 90 96 99 100
Sol2 : %refus cumulé - - - - - - - - - - -
Pour le sol 1 on a ωL = 45 % ; ωP = 19%
1. Déterminer les différents passants des deux sols.
2. Déterminer les refus partiels de chaque tamis des deux sols.
3. Tracez les courbes granulométriques des deux sols.
4. Quelle est la nature des granulométries des sols 1 et 2.
5. Classez les deux sols selon la méthode LPC.
6. Pourquoi les limites d’Atterberg ne sont-elles pas fournies pour le sol 2.
EXERCICE 4 : Des essais d’identification effectués sur deux échantillons de sols ont donné les résultats
suivants :
Tamis en mm 0,2 0,3 0, 0,8 1 3 5 8 10 30 50 60
5
% Tamisât 0 18 32 40 47 60 70 83 90 94 97 100
1. Tracez la courbe granulométrique du sol.
2. Déterminer les refus partiels et les refus cumulés de chaque tamis de cet échantillon de sol.
3. Calculez les coefficients Cu et Cc du sol. Interpréter les résultats.
4. Classez le sol selon la méthode LPC
5. Pourquoi les limites d’Atterberg ne sont-elles pas fournies pour ce sol.
90
80
70
60
PASSANT (%)
50
40
30
20
10
0
0.0001 0.001 0.01 0.1 1 10 100 1000
DIAMETRE (mm)
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2 – Définition
Le compactage est la réduction instantanée du volume d’un sol sans modification de sa teneur en eau. C’est
la réduction du volume des vides remplis d'air sous une action mécanique (pression, damage, charge
vibrante, …). C’est donc l’ensemble des mesures prises pour réduire le volume des vides entraînant une
augmentation de la densité en place (la densité sèche (Gd ) – le poids volumique sec (γ d ) – la masse
volumique sèche ( ρd )) d’un sol. Cette action (le compactage) entraine des conséquences. Elle augmente :
la résistance mécanique du sol et diminue sa compressibilité et sa perméabilité, la compacité du sol,
donc resserre la texture du matériau et réduit les possibilités de déformation.
3 – Conséquences du Compactage
Le compactage vise à améliorer les propriétés géotechniques des sols et permet ainsi :
De réduire (limiter) ou d’éliminer (supprimer) les risques de tassement ;
D’augmenter (améliorer) leurs résistances (résistance à la compression simple, résistance à la
compression triaxiale, résistance au cisaillement, ...), la stabilité des talus (pentes), leurs portances
(capacité du sol à supporter les charges qui lui sont appliquées) ainsi que leur module de déformation (
ε =∆ h /h) ;
D’améliorer la capacité portante des infrastructures routières ;
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De limiter les variations de volume indésirables causées par le gonflement et le retrait par exemple.
De diminuer la perméabilité et donc l’indice des vides de la couche traitée afin de s’opposer à
l’écoulement et à l’infiltration de l’eau. γd (KN/m3)
Optimum Proctor
II – FACTEURS INFLUENCANT UN COMPACTAGE
γdmax
Pour les fortes teneurs en eau (excès d’eau), l’eau absorbe une partie importante de l’énergie de
compactage sans aucun profit : pas ou peu de consolidation. De plus, elle occupe La place des grains
solides (aucun tassement possible). Alors que pour les teneurs en eau faibles, il n y a pas assez d’eau,
l’énergie de compactage se dissipe à cause des frottements entre les grains : pas ou peu de consolidation.
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encore la masse volumique sèche maximale augmente et les courbes deviennent plus pointues. Par contre
la teneur en eau, c’est – à – dire, la quantité d’eau raisonnable diminue.
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1 – ESSAI PROCTOR
a – But de l’essai
L'ingénieur américain Robert PROCTOR fut le premier, en 1933 à mettre en évidence l’influence de la
teneur en eau et de l’énergie de compactage sur le poids spécifique sec/la densité sèche/la masse
volumique sèche d’un sol grâce à un essai : l’Essai Proctor. Il mit alors en évidence, lors de cet essai le
lien {(Gd ; ω)/(γd ; ω)/(ρd : ω)} au cours du compactage d'un sol sous énergie constante. Le but de l’essai
Proctor, pour des conditions de compactage fixées et pour un sol de remblai donné, est de déterminer la
teneur en eau optimale qui conduit au meilleur compactage possible ou à la capacité portante maximale de
ce sol.
a – Principe de l’essai
L'essai consiste au laboratoire à compacter dans un moule, à l’aide d’une dame, suivant un processus bien
défini, une série d'échantillons séchés avant l’essai bien identiques et représentatifs du sol à étudier, ensuite
préalablement inhibés à des teneurs en eau croissantes. Chaque échantillon est placé dans le moule puis
compacté à l’aide d’une dame tombant d’une hauteur donnée.
On mesure pour chaque échantillon compacté, le poids spécifique total (γ) ou la densité (G) ou encore la
masse volumique (ρ) ainsi que la teneur en eau (ω) afin de calculer le poids spécifique sec (γd) ou sa
densité sèche (Gd) ou encore sa masse spécifique sèche (ρd) après compactage.
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L’on peut effectuer deux types d’essais normalisés de compactage que sont :
L’essai Proctor normal : réalisé pour rendre compte des faibles énergies de compactage, cet essai
est donc utilisé pour la réalisation des digues et des remblais ;
L’essai Proctor modifié : réalisé pour rendre compte des énergies de compactage poussées, cet essai
est donc utilisé pour la réalisation des chaussées ;
On utilise donc pour ces essais, deux types de moules de dimensions différentes que sont :
Le moule Proctor (ϕmoule = 102 mm ; Hsol = 117 mm) pour les matériaux suffisamment fin (d ≤ 5
mm) ;
Le moule CBR (ϕmoule = Hsol = 152 mm) pour les matériaux qui ont les diamètres de leurs grains
compris entre 5 et 20 mm (5 mm ≤ d ≤ 20 mm).
4 – Energie de compactage
L'échantillon est compacté au labo dans un moule avec une certaine énergie fournie par une dame, d'un
poids (d’une masse) déterminé(e), tombant d'une hauteur constante. L’énergie E (en N.m/m3 ou J/m3) de
compactage se définit ainsi comme suit :
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Les caractéristiques des engins de compactage les plus utilisés sont données dans le tableau ci – dessous :
Remarque : Les paramètres influençant le compactage sont la teneur en eau, l’énergie de compactage, la
granulométrie du sol testé, … Les courbes obtenues au laboratoire diffèrent de celles obtenues sur
le chantier. Pour chaque densité sèche l’on pourra tracer la courbe de saturation du sol
d’équation :
γS γS S r × γS
γ d= = =
ω × GS ω × γS ω ×GS + S r
+1 +1
Sr γ ω× Sr
Cette courbe est toujours asymptote à la courbe Proctor.
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2 – CONTROLE DU COMPACTAGE
a. Degré de compacité
Le degré de compacité définit l’efficacité d’un compactage par rapport à ce qui est prescrit par le cahier de
charges. En comparant le poids volumique du sol sec sur le chantier (γdchantier ou γdplate-forme ou γdremblai ou
γddigue ou γd0) avec le poids volumique du sol sec maximum (γdOptproctor ou γdmax), on établit le degré de
compacité ou degré de compactage encore appelé compacité relative ou (D C = CR) ou pourcentage de
γ dchantier γd 0
DC = =
compactage par l’équation : γ Opt . Pr octor γ d max
Les cahiers de charges exigeront le cas échéant, que les sols soient compactés jusqu’à un γ d donné. On
prend couramment : DC ≤ 95 % c’est – à – dire : γdchantier ≤ 0,95 × γdmax
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EXERCICE N°1 : Les résultats d’un essai Proctor sont donnés dans le tableau ci-dessous. Trouver une
estimation de la teneur en eau optimum.
Teneur en eau (%) 17,2 15,2 12,2 10,0 8,8 7,4
Densité apparente (t/m3) 2,06 2,10 2,16 2,13 2,04 1,89
EXERCICE N°2 : On a réalisé un essai Proctor Modifié sur échantillon de sol dont la granulométrie est
telle que 5 mm ≤ d ≤ 20 mm et on a obtenu les résultats suivants :
ω (%) 7,75 9 11 13 15,25 17,25 19,5
masse (g) 4576,5 4796,8 5031,9 5237,9 5251,7 5072,5 4852
1. Tracez la courbe Proctor de ce sol. Déterminez les caractéristiques de l’optimum Proctor
On veut réaliser une plate – forme avec ce sol ayant les caractéristiques suivantes : ρ = 1,55 T/m3 et ω =
4%
2. Quelle hauteur de sol faut – il mettre en place pour avoir 25 cm de sol après compactage ?
3. Quelle quantité faut – il rajouter par m² pour un compactage efficace ?
EXERCICE N°3 : L’essai Proctor effectué au Laboratoire du Bâtiment et des Travaux Publics (LBTP)
afin de réaliser le compactage d’un remblai mis en place a fourni les valeurs suivantes :
La teneur optimale obtenue ωopt = 16,5 % Le poids spécifique maximal γdmax=16,5 KN/m3.
Le cahier de charge exigeait une compacité relative d’au moins 97% et un écart de -2 % et +2 % par
rapport à la teneur optimale. Dans un essai au cône de sable (sur le remblai), le volume de sol excavé était
de 77,1 cm3 pour une masse totale de sol de 140,9 g qui après étuvage est passée à 121,5 g. La densité des
grains vaut est 2,67. L’indice des vides initial (avant le compactage) était de e = 0,87.
1. Déterminer le poids spécifique sec et la teneur du sol à l’état naturel.
2. Quel est le degré de compacité de ce sol ? Le cahier de charge est-il respecté ? justifiez votre
réponse.
3. Quelle(s) proposition(s) pouvez-vous faire pour la réalisation d’un compactage bien fait ?
Le remblai s’est fait par épandage de couches de 20 cm d’épaisseur.
4. Quelle est la variation de la hauteur de la couche de 30 cm après le compactage ?
Le compacteur est muni d’une citerne à débit réglable. Il roule à une vitesse de 15 Km/h.
5. quel doit être le débit d’arrosage par m2 si l’on veut compacter le remblai à l’optimum Proctor.
EXERCICE N°4 : Soit un échantillon cylindrique de sol de hauteur H 0, de diamètre ϕ et d’indice des
vides e0, à l’état naturel. On admet que les grains du matériau sont incompressibles et qu’il n’y a aucune
déformation latérale. Après charge la hauteur diminue de ΔH.
1. Que devient l’indice des vides ?
2. Etablissez l’expression de sa variation Δe en fonction de H0, e0 et ΔH
EXERCICE N°5 : Les résultats d’un essai Proctor effectué sur un sol sont consignés dans le tableau ci-
dessous :
Teneur en eau en w% 07,50 08,50 09,0 13,20 16,20 18,20 20,00
0
Poids spécifique γ en KN / m 18,90 20,30
Ardjouma k. soro 3 21,2
07 77 44 94 62 22,40
/ 07 78 1728,00
41 60 26,00 24,0056
0
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EXERCICE N°6 : Un essai Proctor modifié réalisé sur échantillon de sol a donné γ dmax = 19,20 KN/m3 et
ωop = 13%. Le sol à l’état naturel est tel que ρ = 15,4 T/m 3 et ω = 5%. On réalise un remblai de 30 cm
d’épaisseur, et on arrose de 40 litres d’eau par mètre carré et on compacte. Après compactage la hauteur
devient 25 cm. A quelle teneur en eau a t – on compacté le remblai ? Quel est son degré de compacité ?
EXERCICE N°7 : Dans le but de définir les conditions de compactage d’une argile sableuse pour un
chantier de remblai, un essai Proctor, Normal a été réalisé et a permis de dresser le tableau ci-dessous :
Teneur en eau w (%) 10,7 12,1 13,8 15,4 16,7 17,7
Poids volumique sec d (KN/
γ 16,2 17,7 18,8 18,8 18,1 17,0
1. m3) Tracer la
courbe Proctor de cet essai.
2. Quelle serait la teneur en eau optimale de compactage à adopter sur le chantier ?
3. Le matériau devant être mis en remblai, à un poids volumique γ =18,7 kN/m3 et un poids volumique
γ
sec d =17 kN/m3. Déterminez le volume d’eau à ajouter par mètre cube de matériau pour être à l’optimum
Proctor Normal.
EXERCICE N°8 : Une entreprise ivoirienne du Génie Civil est chargée de réaliser une digue. C’est ainsi
qu’un essai de contrôle de la digue mise en place a été effectué. Cet essai a fourni les résultats suivants :
ωopt = 16,5 % et γdmax=16,2. Un essai au cône de sable a donné pour la digue ω0 = 13,5 % et γd0 = 15
KN/m3.
Le cahier de charges exigeait que le compactage soit effectué à au moins 95 % de la valeur de référence et
que la teneur en eau ait un écart maximal de -2 % et 2 % de l’Optimum Proctor.
1. Ce cahier de charges est-il respecté ? Justifiez votre réponse.
2. Donnez la ou les cause(s) du mauvais compactage.
3. Quelles solutions pouvez-vous préconiser pour que le compactage soit bien fait ?
Pour l’exécution des travaux, l’entreprise aura à réaliser une digue de 600 000 m3. L’indice des vides
initial du sol utilisé est de e0 = 0,75 et la densité des grains est de Gs = 2,67.
4. Déterminer le volume de sol que devra prendre cette entreprise pour construire cette digue ?
EXERCICE N°9 : La mise en place d’une digue a nécessité la prise d’un échantillon de sol dans un banc
d’emprunt situé à 20Km du site. L’échantillon a un poids de 0,50 N pour un volume de 30 cm3. Apres
passage à l’étuve, sa masse est de 44 g. La densité des grains vaut 2,65.
1. Déterminer la teneur en eau, le poids volumique total, le poids spécifique sec, l’indice des vides du et
le degré de saturation du banc d’emprunt.
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