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Metro Rra Gies

Les métrorragies sont des hémorragies génitales chez la femme, survenant en dehors des règles normales, et peuvent être classées en génitales basses ou hautes. Les causes fonctionnelles sont souvent liées à des déséquilibres hormonaux sans substratum histopathologique, tandis que les étiologies organiques nécessitent une évaluation approfondie, notamment en cas de métrorragies post-ménopausiques. La démarche diagnostique inclut un interrogatoire détaillé, un examen physique et des examens complémentaires pour identifier la cause sous-jacente.

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Metro Rra Gies

Les métrorragies sont des hémorragies génitales chez la femme, survenant en dehors des règles normales, et peuvent être classées en génitales basses ou hautes. Les causes fonctionnelles sont souvent liées à des déséquilibres hormonaux sans substratum histopathologique, tandis que les étiologies organiques nécessitent une évaluation approfondie, notamment en cas de métrorragies post-ménopausiques. La démarche diagnostique inclut un interrogatoire détaillé, un examen physique et des examens complémentaires pour identifier la cause sous-jacente.

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.Définir les métrorragies .

 Hémorragies génitales représentent un motif fréquent de consultation en gynécologie.


 La première étiologie à rechercher chez la femme jeune est la grossesse.
 Hémorragies génitales = pertes de sang provenant de l'appareil génital féminin et extériorisées par l'orifice vulvaire en dehors des règles
normales.
 On distingue :
 Saignements en provenance de la partie basse de l'appareil génital = hémorragie génitale basse :
 Hémorragies vulvaires
 Hémorragies vaginales
 Hémorragies cervicales (la partie visible du col et non l’endocol).
 Saignements en provenance de la cavité utérine, extériorisés par le col = hémorragie génitale haute :
 Ménorragies : règles anormales
 Métrorragies : hémorragies génitales hautes survenant en dehors des règles
 En réalité, il existe fréquemment des ménométrorragies : associant saignements au moment des règles et en dehors des règles.
 Hémorragies génitales imposent une conduite diagnostique et thérapeutique bien codifiée en fonction de :
 l’abondance de l’hémorragie
 siège
 l’étiologie du saignement.
Expliquer les mécanismes des métrorragies fonctionnelles .2

Hémorragies génitales fonctionnelles :


 Secondaires à un déséquilibre hormonal de la balance œstrogène/ progestérone induisant une altération de l’endomètre.
 Par définition, il n’y a pas de substratum histopathologiques utérin à l’origine de ces saignements.
 Il s’agit en général de ménorragies ou de saignements brunâtres en fin de phase lutéale avant les règles proprement dite.
 Fréquentes au moment péri-pubertaire et péri ménopausique en lien avec une dysovulation ou anovulation responsable d’une insuffisance
lutéale et d’une hyperoestrogénie relative.
 Il peut y avoir des hémorragies génitales fonctionnelles de l’ovulation survenant en milieu de cycle :
 saignements minimes pendant 1 ou 3 jours en milieu de cycle,
 moins abondants que les vraies menstruations

 ne sont pas associés à un syndrome prémenstruel.


 Causes fonctionnelles : diagnostic d’élimination après avoir évalué la possibilité de causes organiques.
Etablir à partir des données cliniques et para cliniques, les diagnostics étiologiques des .3
.métrorragies selon le terrain en dehors de la grossesse

Devant des métrorragies en dehors de la grossesse, il faut distinguer la période de survenue de l’hémorragie :

DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE
 Interrogatoire:
 La plainte :
 Volume : > 80ml considéré comme abondant et un signe de gravité
 Fréquence quotidienne de changement des serviettes/tampons : 3 à 6 protections / jour ,10 à 15 protections trempées/ cycle est en faveur
de l’abondance et un signe de gravité
 Présence de caillots : un signe de gravité
 Changement nocturne de protection
 Durée,
 Nature : Saignement intermenstruel, post-coïtal, post-ménopausique ou pré-pubertaire
 ATCDs gynécologiques et obstétricaux :
 Date des dernières menstruations, Contraception, Histoire sexuelle, ATCDs d'IST,
 Âge de la ménarche, Âge de la ménopause,
 Régularité du cycle, Durée habituelle, Volume habituel, Dysménorrhée, Syndrome prémenstruel
 ATCDs familiaux :
 Problèmes gynécologiques
 Coagulopathies
 Troubles thyroïdiens,
 Cancer de l'endomètre, ovaire, sein ou côlon
 Signes de coagulopathie (signes de gravité) :
 Saignements utérins abondants,
 Hémorragie post-chirurgical ou post-partum,
 Saignement après des interventions dentaires,
 Ecchymoses, Epistaxis, Saignement des gencives,
 Histoire familiale de saignements
 Signes d’anovulation :
 Régularité du cycle,
 Maladie systémique récente,
 Stress,
 Variations du poids, Exercice excessif,
 Médicaments (impact sur la prolactine),
 Galactorrhée, Céphalée, Hirsutisme, Acné, Obésité, Bouffées de chaleur
 L’examen physique :
 Examen de l’apparence générale : SOPK : Acné, hirsutisme, alopécie, acanthosis nigricans
 S'assurer de la stabilité HD (pouls, TA) : pâleur cutanéo-muqueuse, tachycardie, hypotension artérielle voire collapsus : éléments de gravité
 Examen abdominopelvien : à la rechercher des masses pelviennes qui pourraient correspondre à des masses annexielles
 Examen de la thyroïde
 Examen gynécologique comportant un examen au speculum :
o Observation du col : Recherche de cervicite, ectropion, polype endocervical ou léiomyome cervical

o Toucher vaginal bimanuel :

 Recherche de douleur à la mobilisation de l’utérus


 Palpation de l'utérus (préciser taille volume et mobilité)
 Palpation des annexes à la recherche de masse latéro-utérine.

ETIOLOGIES DES METRORRAGIE DE LA PERIODE PERI-PUBERTAIRE

Etiologies des Métrorragie de la période péri-pubertaire par ordre de fréquence

 Examens para cliniques à demander de première intention devant des métrorragies péri pubertaire :
 NFS
 BHCG
 Taux de plaquettes, Les premiers tests de coagulation (TP, TCA, TS),
 TSH, FT4
 Prolactinémie
 Facteur de Willebrand, Willebrand factor antigen, ristocetin cofactor activity

ETIOLOGIES DES METRORRAGIE DE LA PERIODE D’ACTIVITE GENITALE


Devant toute métrorragie en période d’activité génitale, Le premier réflexe est de
rechercher une grossesse
Il faudra au minimum :
 Vérifier date des dernières règles,
 Réaliser un examen clinique complet
 Réaliser systématiquement une échographie pelvienne : permet exploration précise de l’endomètre, cavité utérine, myomètre et ovaires.
 L’hystéroscopie diagnostique :
 Pas systématique dans bilan étiologique des métrorragies de femme en âge de procréation
 Permet d’étudier l’état de l’endomètre (atrophie ou hypertrophie), préciser présence ou non de processus endocavitaire :
 Polypes
 Fibromes intra-cavitaires
En dehors d’une GEU, FIGO a développé une nouvelle classification pour les étiologies des hémorragies génitales hautes anormaux, qui les
regroupe en causes structurelles et non-structurelles : PALM-COEIN :

 Causes organiques STRUCTURELLES :

Toute femme > 40 ans présentant hémorragie génitale haute nécessite une biopsie de
l'endomètre, car il s'agit d'une néoplasie de l'endomètre jusqu'à preuve du
.contraire
 Causes iatrogènes :
 Traitement œstro-progestatif :
 Par exemple lors d’un arrêt prématuré ou oubli de pilule.
 Traitements oestro-progestatifs faiblement dosés  prescrire un traitement plus oestrogénique
 Traitement progestatif (par voie orale, sous-cutanée, système intra-utérin)  spotting par atrophie endométriale
 Œstrogénothérapie mal contrebalancée par progestatifs  hypertrophie de l’endomètre, par exemple chez une femme ménopausée
prenant un traitement hormonal de la ménopause
 Dispositif intra-utérin (malposition, infection)
 Traitement anticoagulant.

 Causes fonctionnelles NON STRUCTURELLES / diagnostic d’élimination


Chronologie des saignements dans le cycle permet de cerner le trouble hormonal :
 Métrorragies de milieu de cycle :
 Contemporaines de l'ovulation
 Secondaires à la chute du taux d’œstrogènes lors de la rupture folliculaire
 TTT : œstrogènes J10 → J16 du cycle
 Saignement prémenstruel :
 Peu abondant, brunâtre
 Durant 2 ou 3 jours avant les règles
 Lié à une insuffisance lutéale
 TTT : Progestatif J15 → J25 du cycle
 Hémorragies fonctionnelles post-menstruelles :
 Par mauvaise sécrétion oestrogénique dans la première moitié du cycle
 TTT : œstrogènes J0 → J10 du cycle
 Hémorragie fonctionnelle par dystrophie ovarienne

MÉTRORRAGIES POST-MÉNOPAUSIQUES

Toute métrorragie post ménopausique est un cancer de l’endomètre jusqu’à


preuve du contraire

Après avoir éliminé un cancer de l’endomètre, on peut évoquer :


 Cancer du col
 Sarcome utérin
 Tumeurs de l'ovaire :
 Métastase à l'endomètre → métrorragies.
 Toute masse annexielle à cet âge est suspecte
 Tumeurs des trompes
 Atrophie de l'endomètre :
 Cause la plus fréquente ++ chez femmes ne prenant pas de traitement substitutif de la ménopause.
 Diagnostic à évoquer à l’échographie vaginale (endomètre très fin) et à l’hystéroscopie diagnostique
 Hypertrophie de l’endomètre :
 Cause fréquente chez la femme prenant traitement substitutif de la ménopause
 Biopsies dirigées par hystéroscopie sont obligatoires pour confirmer diagnostic et déterminer type de l’hyperplasie
Etablir la démarche du diagnostic étiologique des métrorragies au cours de la grossesse, .4
.du travail et du post-partum

MÉTRORRAGIES DU 1ER TRIMESTRE

.o Toute femme qui saigne au 1er trimestre de grossesse est GEU jusqu’à preuve du contraire
o Prévention de l'iso-immunisation rhésus si femme rhésus négatif (+++) quelque soit la cause du
saignement

 1er temps : ÉLIMINER UNE URGENCE VITALE (voir chapitre signes de gravité et gestes d’urgence)
 2ème étape : démarche diagnostique comportant interrogatoire, examen physique et examens complémentaires (échographie pelvienne +/-
dosage BHCG) pour étayer l’enquête étiologique :

 Interrogatoire :
 Age
 ATCD gynécologiques (cycle menstruel, DDR, contraception, facteur de risque de GEU…)
 ATCD obstétricaux (gestité, parité, accouchements, FCS, IVG, GEU…)
 Caractères des métrorragies (abondance, aspect, spontanés ou provoqués)
 Signes associés : douleurs pelviennes, signes sympathiques de grossesse

 Examen physique :
 Apprécier abondance du saignement, état hémodynamique
 Palpation abdominale
 Examen au Spéculum + TV (col, volume utérin, douleur ou masse annexielle)

Grossesse arrêtée Maladies trophoblastique Avortement hémorragique GEU Etiologies


gestationnelle et
Menace d’avortement
- Disparition récente des signes - Utérus augmenté par - Hémorragies franches, de - Hémorragies peu Clinique
sympathiques de grossesse rapport au terme sang rouge, avec caillots et abondantes, brun sépia.
- exagération des signes débris. - Douleurs pelviennes
sympathiques de la - Douleurs pelviennes latéralisées,

type de contractions, ≪
grossesse médianes, intermittentes, à - Utérus moins gros

comme des règles ≫


qu'attendu,
- col tonique et fermé
- Col utérin mou, ouvert.
- Sac ovulaire intra-utérin bien - L'utérus est occupé par - Sac isthmique en cours - Utérus vide Echographi
visible, reconnaissable par sa une masse hétérogène, d’expulsion - Masse latéro-utérine e
couronne trophoblastique échogène, floconneuse, contenant de - Epanchement dans le
- mais anormal : embryon sans multiples petites vésicules. Douglas
activité cardiaque ou œuf clair, sans - Il n'y a ni cavité ovulaire,
écho embryonnaire, souvent aplati, ni embryon visible.
a contours irréguliers, plus petit que
ne le voudrait l‘âge de la grossesse
Cinétique à la baisse Elevé >1000 Cinétique à la baisse Taux
BHCG
- Traitement médical par - Aspiration échoguidée Aspiration Voir objectif PEC
prostaglandines - suivre la décroissance des
- sinon Traitement chirurgical β-hCG jusqu‘à négativation
METRORRAGIES DU 2EME ET 3EME TRIMESTRE
o Hospitalisation systématique
o Placenta preavia est à éliminer en 1er lieu par échographie pelvienne +/- endovaginale avant de
.faire TV qui est à proscrire dans ce cas (risque de déclencher une hémorragie cataclysmique)
o Prévention de l'iso-immunisation rhésus si femme rhésus négatif (+++) quelque soit cause du
saignement

DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE:
 INTERROGATOIRE :
 GS et Rhésus.
 ATCDs médico-chirurgicaux et gynéco-obstétricaux.
 Terme précis de grossesse.
 Suivi de grossesse, notamment suivi échographique.
 Mode de survenue des saignements : spontanés ou provoqués (ex : rapport sexuel).
 Existence de contractions utérines associées.
 Existence de douleurs abdominales associées dont on précise les caractéristiques.

 EXAMEN CLINIQUE :
 PA, pouls => recherche un contexte hypertensif, choc hémorragique.
Risque de sous-estimer saignement car volume de sang extériorisé ne présage parfois pas de son abondance (des métrorragies minimes
peuvent s’accompagner d’un choc hypovolémique par hémorragie intra-utérine).
 Mesure hauteur utérine (HU) et appréciation du tonus utérin
 Examen au spéculum : élimine une cause cervico-vaginale et précise l’origine du saignement.
 TV prudent, réalisé après échographie

ÉTIOLOGIES : 2 causes dominantes : placenta prævia et hématome rétro-placentaire (HRP).


 Causes placentaires :
 Placenta prævia +++ :
 Insertion anormalement basse du placenta en partie ou en totalité sur segment inférieur de l’utérus.
 Peut être : latéral, marginal, ou recouvrant.
 Facteurs de risque :
 Multiparité
 Age maternel avancé
 ATCDs d’avortement spontané ou provoqué, cicatrice utérine, placenta prævia et manœuvres endo-utérines
 Gémellité
 Tabagisme.
 Saignement rouge vif spontané, d’abondance variable, non douloureux, volontiers récidivant.
 Fœtus vivant.

 Hématome rétro-placentaire+++

 Rupture d’un vaisseau prævia (Benkiser) :


 Accident exceptionnel
 Rencontré au cours du travail lors de rupture spontanée ou artificielle des membranes,
 Hémorragie massive avec souffrance fœtale suraiguë.
 Causes non placentaires :
 Lésions cervicales
 Rupture utérine :
 Exceptionnelle en dehors du travail
 Survient pratiquement toujours sur un utérus cicatriciel (utérus fragilisé par un ATCD de césarienne ou chirurgie utérine comme un
ATCD de myomectomie).
 TABLEAU CLINIQUE :
 Douleur abdominale violente d’apparition brutale pendant travail
 Hémorragie génitale d’apparition concomitante, d'abondance modérée
 Anomalies sévères du rythme cardiaque fœtal.
 URGENCE : sauvetage fœtal par césarienne

 Hémorragies déciduales

HÉMORRAGIE DU POST PARTUM


 Première cause de mortalité maternelle dans pays en voie de développement.
 Définie par une hémorragie de filière génitale > 500 cc dans les 24 heures dépassant l’accouchement.
 Hémorragie grave du post partum : lorsque saignement > 1000 cc.
FACTEURS ETIOLOGIQUES D‘HPP :
 Hémorragie de la délivrance :
 Perte sanguine ≥ 500 ml survenant dans les 24h suivant l’accouchement
 Prenant naissance au niveau du lit d’insertion placentaire.
 Sévère si perte sanguine ≥ 1000 ml
 Atonie utérine :
 Mauvaise rétraction de fibre musculaire utérine en post partum
 70 à 80 % des cas d’hémorragies du post-partum.
 Facteurs favorisants :
 Surdistension utérine : grossesse multiple, hydramnios, macrosomie fœtale
 Travail long / trop rapide,
 Anomalie de contractilité utérine : multiparité, fibrome utérin, chorioamniotite, malformation utérine
 Certaines drogues : salbutamol, dérivés nitrés, inhibiteurs calciques, halogénés, ocytocine
 Rétention placentaire (même partielle ou ne concernant qu’une rétention de membranes)
 Prédisposition personnelle

 Rétention placentaire :
 Peut être complète : placenta n’est pas décollé 30 minutes après l’expulsion
 Ou partielle : l’examen du placenta après expulsion ne paraît pas complet avec suspicion qu’une partie du placenta ou qu’un cotylédon
soit resté dans l’utérus.
 Favorisée par :
 Cicatrice utérine
 ATCDs du curetage, infections utérines ou anomalies placentaires.
 Impose une délivrance artificielle ou une révision utérine.
 Anomalies placentaires :
• De taille : excès de volume (grossesse gémellaire, diabète ou anasarque)
• De forme : placenta porteur de cotylédons accessoires qui se déchirent facilement
• D’insertion : placenta prævia ou accréta

 Troubles de l’hémostase :
 cause ou conséquence des hémorragies obstétricales graves et toutes les causes précitées peuvent s’accompagner de troubles de
l’hémostase.
 Peuvent être :
 Congénitales (maladie de Von Willebrand, hémophilie...)
 Ou acquise : insuffisance hépatique, défibrination, CIVD et/ou fibrinogénolyse ou souvent coagulopathie de dilution.

 Rupture utérine
 Traumatismes obstétricaux
 Plaie du col / vagin / périnée : doit être évoquée devant persistance d’une hémorragie malgré bonne rétraction utérine et vérification de
vacuité utérine.
 Favorisées par :
 Extraction instrumentale
 Accouchement rapide
 Efforts expulsifs sur dilatation incomplète.
 L’épisiotomie peut être à l’origine d’une hémorragie significative et doit être suturée rapidement.

On peut résumer ces étiologies en : LES « QUATRES T » :


• Anomalies de contraction utérine (Tonus)
• Rétention de produits de conception (Tissu)
• Traumatisme du tractus génital (Traumatisme)
• Anomalies de coagulation (Thrombine)

PRISE EN CHARGE :
 Volet obstétrical :
 Si placenta n’est pas délivré : délivrance artificielle.
 Révision utérine systématique : vérifie vacuité utérine et l’intégrité des parois utérines.
 Examen complet de filière génitale sous valves.
 Sondage vésical.
 Suture de l’épisiotomie.
 Massage utérin : préconisé.

 Volet médical :
 Traitement médical par utérotoniques : favorisent rétraction utérine en relais ou complément du massage utérin.
o Ocytociques : Synthocinon :

 Le plus utilisé en première intention par voie IV


 S’il est inefficace après 15 minutes : il est licite de proposer des prostaglandines.
 Dose maximale de Synthocinon : 40UI.
o Prostaglandines : Nalador

 Action puissante et précoce sur myomètre utérin.


 Efficacité excellente si administré précocement après début de l’hémorragie.

 Volet réanimation :
Priorité de réanimation : restauration de volémie associée à une bonne oxygénation.
Il est impératif de lutter le plus précocement possible contre choc hypovolémique.
 Monitorage : PA, FC, SpO2, diurèse, coloration, feuille de surveillance.
 2 VVP de gros calibre.
 Oxygénation au masque.
 Prélever en urgence : GS, RAI, NFS Plaquettes, bilan d’hémostase, bilan pré transfusionnel, fibrinogène.
 Correction de l’hypovolémie.
 Remplissage vasculaire par cristalloïdes
 Reserve de sang et Transfusion de concentré globulaire, si nécessaire.
 Traitement d’une CIVD repose sur : l’apport de plasma frais congelé et concentré de plaquette.

 Volet chirurgical :
Choix de la technique dépend de : ATCDs obstétricaux, importance de l’hémorragie, stabilité HD et l’expérience du chirurgien.
 Ligatures vasculaires :
 Ligature des artères utérines est plus intéressante, son taux de succès est très important.
 Peut être complétée par ligature des artères des ligaments ronds et ligaments utéro-ovarien,
 Cette technique conserve fertilité maternelle.
 En cas d’échec de la triple ligature : une ligature des artères hypogastriques s’avère nécessaire.
 Embolisation des artères hypogastriques :
 A une place de choix après échec du traitement médical.
 Taux de succès excellent
 Taux de complications faible.
 Permet d’éviter l’hystérectomie d’hémostase et donc conserver l’avenir obstétrical de ces patients.
 N’est possible que si l’on peut disposer d’un plateau radiologique adapté à proximité de la maternité.
 Principale condition : état hémodynamique stable.

 Traitement radical : L’hystérectomie d’hémostase


 Représente l’intervention ultime et radicale.
 Réservée à :
 Echec du traitement conservateur/chirurgical ou radiologique
 Etat hémodynamique difficilement contrôlable avec échec des traitements médicaux
 Rupture utérine complexe.
.Identifier les éléments de gravité d’une métrorragie .5

Devant toute métrorragie, Premier réflexe est d’éliminer les signes de gravité
nécessitant une PEC en urgence
 Interrogatoire :
 Abondance du saignement :
 Nombre de serviettes et de tampons hygiéniques utilisés
 Leur imprégnation (simple tache, moyennement imprégnée, totalement imprégnée)
 Existence de caillots
 Débordements de la protection périodique utilisée.
 Troubles connus de coagulation
 Traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire en cours
 Anémie connue
 Examen clinique : apprécier retentissement hémodynamique :
 Examen des conjonctives : à la recherche d’une pâleur cutanéo-muqueuse
 Soif : témoignant de l’hypovolémie
 Tachycardie
  PA
 EDC hémorragique
 Biologie :
 Hémoglobine : permet de diagnostiquer les anémies graves nécessitant une transfusion : Hb <7 g/dl
 Bilan d’hémostase (Plq, TP, TCA, fibrinémie) : à la recherche de troubles de coagulation
.Indiquer les premiers gestes d’urgence devant une métrorragie grave .6

 Devant une hémorragie génitale avec retentissement et/ou présence de signes de gravité :
 Hospitalisation en milieu hospitalier
 2 voies veineuses périphériques de bon calibre
 Remplissage
 Sondage vésical
 Réserve de sang phénotypé
 Transfusion, si nécessaire
 Monitorage (TA, pouls, diurèse, état de conscience)
 Il y a plusieurs possibilités thérapeutiques en urgence :
 Œstrogène conjugué IV : 25 mg/4-6h x 24h
 Pilule oestroprogestative (35µg éthinylestradiol): 1cp*3/j pdt 7j
 Acétate de norethisterone (primolut-nor) : 20mg*3/j pdt 7j
 Acide tranexamique (Exacyl) : 1,5 g 3*/j par VO pdt 5j ou 10mg/kg/IV (max : 600mg/dose) /8h
 Sonde de Foley en intra utérin remplie de 30cc de sérum physiologique pour exercer un effet hémostatique mécanique.
 Parfois, curetage hémostatique d'emblée, en cas d’un endomètre épais.
 Exceptionnellement un geste chirurgical en urgence ; dans ces situations, on pourra discuter un tt hémostatique par embolisation

 Une fois le cap aigué passé, le traitement sera ensuite modifié en fonction de l’étiologie.
Cours De Résidanat
Sujet: 53

Diagnostic des métrorragies


: OBJECTIFS

.Définir les métrorragies .1


Expliquer les mécanismes des métrorragies fonctionnelles .2
Etablir à partir des données cliniques et para cliniques, les diagnostics étiologiques des métrorragies selon le terrain .3
.en dehors de la grossesse
.Etablir la démarche du diagnostic étiologique des métrorragies au cours de la grossesse, du travail et du post-partum .4
.Identifier les éléments de gravité d’une métrorragie .5
.Indiquer les premiers gestes d’urgence devant une métrorragie grave .6

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