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Dans l'affaire Cass. civ. 2e, 11 sept. 2014, Mme X conteste des troubles anormaux du voisinage causés par des chevaux et du stockage de paille près de son habitation, mais la Cour d'appel n'a pas examiné les impacts potentiels de ces éléments. Dans l'affaire Cass. Civ. 1ère, 28 mars 2000, Mme X conteste la reconnaissance de paternité de son enfant et demande une expertise sanguine, mais la Cour d'appel a refusé cette demande sans rechercher la preuve la plus vraisemblable de la filiation. La Cour de cassation a annulé la décision de la Cour d'appel dans les deux cas pour défaut d'examen des éléments pertinents.

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Dans l'affaire Cass. civ. 2e, 11 sept. 2014, Mme X conteste des troubles anormaux du voisinage causés par des chevaux et du stockage de paille près de son habitation, mais la Cour d'appel n'a pas examiné les impacts potentiels de ces éléments. Dans l'affaire Cass. Civ. 1ère, 28 mars 2000, Mme X conteste la reconnaissance de paternité de son enfant et demande une expertise sanguine, mais la Cour d'appel a refusé cette demande sans rechercher la preuve la plus vraisemblable de la filiation. La Cour de cassation a annulé la décision de la Cour d'appel dans les deux cas pour défaut d'examen des éléments pertinents.

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Correction :

Document 1
Cass. civ. 2e, 11 sept. 2014, n° 13-23049
Faits :
Mme X, propriétaire d’un immeuble à usage d’habitation. Elle estime subir des troubles
anormaux du voisinage en raison de la présence de chevaux et du stockage de la paille à proximité
de sa maison,
Procédure :
*Mme X, propriétaire d’un immeuble à usage d’habitation saisit les juridictions de 1re instance car
elle s’estime victime de troubles anomaux du voisinage.
*La Cour d’appel la déboute de ses demandes
*Elle forme un pourvoi en cassation
Thèses en présence :
Cour d'appel :
L’appelante habite dans une région rurale ; le hangar de M. X est à usage agricole. Il s’agit d’un
environnement rural, les chevaux sont en nombres limités, il n’y a pas de désagrément qui excède
les inconvénients normaux du voisinage.
Pourvoi.
Il y aurait trouble anormal de voisinage
Problème de droit :
La présence de chevaux, avec toutes les conséquences que cela engendre, à proximité d’une
maison d’habitation peut-elle créer un trouble anormal de voisinage de nature à engager la
responsabilité du voisin ?
Solution :
D’une part, la Cour d'appel n’a pas recherché si la présence de poney et de chevaux ne
provoquait pas de mauvaises odeurs et trop de bruit.
D’autre part, la Cour d’appel n’a pas recherché si la présence de chevaux ne provoquait pas le
développement de mouche ou de nuisibles qui serait de nature à excéder les inconvénients
normaux du voisinage.

Thèses en présence.
Cour d’appel :
Le fait que la paille soit stockée à proximité ne caractérise pas le trouble anormal de voisinage
Thèse du pourvoi :
Il y aurait trouble anormal de voisinage
Problème de droit :
Le stockage de la paille à proximité, le développement des rongeurs à proximité de la maison
d’habitation peut-il caractériser un trouble anormal de voisinage ?
Solution :
La Cour d’appel n’a pas recherché si le stockage de la paille à proximité de la maison n’était pas
de nature à favoriser le développement de rongeurs et à augmenter le risque d’incendie, de sorte
que ces éléments seraient de nature à excéder les inconvénients normaux du voisinage.

Document 2 :

Cass. Civ. 1ère, 28 mars 2000

Sur le moyen unique :


Vu les articles 339 et 311-12 du Code civil, ensemble l’article 146 du nouveau Code de procédure
civile ;
Attendu que l’expertise biologique est de droit en matière de filiation, sauf s’il existe un motif
légitime de ne pas y procéder ;
Attendu que Mme X... a donné naissance, le 29 octobre 1994, à un enfant prénommé Emmanuel
Jean-Marc qui a été reconnu dans l’acte de naissance par M. Y... ; que, le 26 juin 1995, elle a formé
une action en contestation de cette reconnaissance et sollicité une expertise sanguine ;
Attendu que pour la débouter de sa demande, l’arrêt attaqué énonce que Mme X... ne rapporte pas
la preuve du caractère mensonger de la reconnaissance et qu’une expertise médicale ne peut être
ordonnée en vue de suppléer la carence de la partie dans l’administration de la preuve ;
Attendu qu’en statuant ainsi, la cour d’appel a violé les deux premiers des textes susvisés par refus
d’application et le troisième, par fausse application ;

PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE

Ancien article 339 du Code civil :


« La reconnaissance peut être contestée par toutes personnes qui y ont intérêt, même par son
auteur »

Ancien article 311-11 du Code civil :


« Les tribunaux règlent les conflits de filiation pour lesquels la loi n'a pas fixé d'autre principe, en
déterminant par tous les moyens de preuve la filiation la plus vraisemblable. »

Article 146 du Code civil :


« Une mesure d'instruction ne peut être ordonnée sur un fait que si la partie qui l'allègue ne dispose
pas d'éléments suffisants pour le prouver.

Faits :
Mme X, la demanderesse a donné naissance à un enfant qui a été reconnu par M. Y, le défendeur
Procédure :
Mme X, la demanderesse intente une action en contestation de reconnaissance et sollicite une
expertise sanguine.
La Cour d'appel la déboute de sa demande
Un pourvoi en cassation est formé
Thèses en présence :
Cour d'appel :
Pour la Cour d'appel, Mme X ne rapporte pas la preuve du caractère mensonger de la
reconnaissance et qu’une expertise médicale ne peut être ordonnée en vue de suppléer la carence
de la partie dans l’administration de la preuve.
Pourvoi.
Problème de droit :
La Cour d'appel a-t-elle manqué à son office en ne recherchant pas par tous moyens la preuve la
plus vraisemblable de la filiation ?
Solution :
La Cour de cassation casse l’arrêt d’appel. En refusant d’ordonner une expertise et en jugeant que
la demanderesse ne rapportait pas la preuve du caractère mensonger, la Cour d’appel a violé les
articles 339 et 311-11 du Code civil par refus d’application ainsi que l’article 146 du NCPC. Il
revient aux tribunaux doivent régler les conflits de filiation en déterminant pour tous les moyens
la preuve la plus vraisemblable.

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