Cours Réseau
Partie 1
Qu’est-ce qu’un réseau ?
Un réseau au sens étymologique représente un ensemble de points entrelacés par un
ensemble de relations. Par extension, cela désigne un ensemble interconnecté
d’équipements et de leurs relations, autorisant la circulation en continu ou discontinue.
On va ainsi trouver différents types de réseaux :
• Réseau en anneau
• Réseau en arbre
• Réseau en bus
• Réseau en étoile
• Réseau maillé
Sommaire
• I. Réseau en anneau
• II. Réseau en arbre
• III. Réseau en bus
• IV. Réseau en étoile
• V. Réseau maillé
I. Réseau en anneau
On dit d’un réseau que sa topologie est en anneau, lorsque toutes les stations, ou les
équipements, sont connectés en chaine les uns aux autres par une liaison bipoint de la dernière
à la première. Chaque poste jour le rôle de station intermédiaire. Toute trame émise depuis une
station est réémise vers la suivante. La défaillance d’un hôte rompt la chaîne.
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II. Réseau en arbre
On parle aussi de réseau hiérarchique, car l’architecture est divisée en niveaux. Le sommet
représente la racine ou le sommet et est connecté à plusieurs nœuds du niveau inférieur. Ces
nœuds peuvent également être connectés à un ou plusieurs nœuds du niveau inférieur… Le tout
forme un arbre. Là encore, si le père des équipements (le sommet de l’arbre), vient à défaillir,
cela interdit toute communication avec ses subordonnés.
III. Réseau en bus
Le câblage ici s’effectue via une liaison unique des unités. Cela représente un faible coût de
déploiement et la défaillance d’un nœud, n’empêche pas les autres de fonctionner. Les
équipements peuvent être reliés de façon passive par dérivation électrique ou optique. Le point
faible, dans ce cas, est le support (ou média) de transfert. Lorsque celui-ci tombe en panne,
c’est tout le réseau qui s’arrête.
IV. Réseau en étoile
Ce genre d’architecture est également appelé hub & spoke. C’est la topologie la plus courante.
Elle permet une gestion et un dépannage très facile. La panne d’un nœud ne perturbe
absolument par le réseau global. En revanche, le concentrateur (aussi appelé hub ou plus
fréquemment appelé commutateur), qui relie tous les nœuds entre eux, constitue un point
unique de défaillance. Une panne de cet équipement rend le réseau totalement inutilisable. Le
réseau Ethernet est un très bon exemple de réseau en étoile. Il faut toujours veiller, par contre à
la longueur des câbles utilisés.
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REMARQUE : on trouve encore dans certains cas une topologie de réseau linéaire. Son énorme
avantage est son faible coût de déploiement, mais la défaillance d’un nœud provoque la
scission du réseau en deux sous-réseaux distincts.
V. Réseau maillé
Cela correspond à plusieurs liaisons point à point où chaque unité est reliée à N-1 point
permettant ainsi de la mettre en relation avec l’ensemble des autres équipements.
L’inconvénient de cette architecture est le nombre de liaisons nécessaires qui croient lorsque le
nombre de points augmente : pour N terminaux, il faut N x (N-1) / 2 liaisons. Ce genre de
topologie se rencontre dans les grands réseaux de distribution, comme Internet.
Il existe évidemment un certain nombre d’autres topologies, comme le réseau en grille ou le
réseau en hyper cube. En fait, Internet est le nom donné à l’interconnexion de nombreux réseaux
ayant des topologies différentes. L’unification se fait au niveau de l’adressage IP (qu’il s’agisse
de IPv4 ou IPv6) et d’un très grand nombre de règles et de protocoles définis par l’IETF. Ainsi,
aucun des cas de topologies mentionnés ci-dessus ne correspond. Comme la majorité des
grands réseaux, on dit d’Internet que sa topologie est quelconque et indépendante du plan
d’adressage qui y est défini.
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Les types de réseaux
LAN (local area network - Réseau Local) même organisation dans une petite aire
géographique, débit : [10 Mbps, 1 Gbps], utilisateurs : [100 à 1000]
MAN (Metropolitan Area Network – Réseau métropolitain) interconnexion de plusieurs LAN
géographiquement proches (dizaines de km)
WAN (Wide Area Network – Réseau étendu) interconnexion de plusieurs LAN à travers de
grandes distances géographiques
Partie 2
Les origines de TCP/IP
A l’origine de TCP, il y avait le DARPA (Defense Advanced Research Project Agency), qui a initié le
projet ARPANET, dans les années 1970. C’est ce même organisme qui a alors financé la célèbre
université de Berkeley afin d’intégrer les protocoles de base de TCP/IP, au sein du système Unix
BSD-4.
REMARQUE : dans les années 70, on ne parlait pas encore de Linux, et, à peine plus de Minix, le
système d’Andrew TANNENBAUM. Les informaticiens de l’époque n’avaient comme choix de
système, qu’Unix (voire aussi OpenVMS), et/ou les systèmes centraux.
Le protocole TCP/IP (on devrait d’ailleurs parler de duo de protocoles), s’est popularisé grâce à
son interface générique de programmation d’échange de données entre machine d’un même
réseau, à base de primitives sockets, et aussi grâce à l’intégration de protocoles applicatifs.
RAPPEL : Le projet ARPANET est le père fondateur de ce que l’on connaît aujourd’hui sous
l’appellation d’Internet. De plus, il est rappelé qu’Internet est un réseau de type commutation de
paquets, accessible au public et où l’information est transmise grâce à un ensemble
standardisé de protocoles de transfert de données, permettant, entre autres, l’élaboration
d’applications et de services variés tels que :
- Courrier électronique
- World Wide Web (aussi abrégé en www)
- Transfert de fichiers
- Partage de fichiers
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C’est l’organisme Internet Architecture Board (abrégé en IAB) qui, au travers de ses deux
bureaux, ci-dessous, pilote la supervision et l’intégration de ces protocoles réseau :
- IRTF (Internet Research Task Force) : chargé du développement des protocoles
- IETF (Internet Engineering Task Force) : chargé du réseau Internet
Les adresses réseau référencées, sont distribuées par le NIC (Network Information Center) et en
France, par l’INRIA (Institut National des Recherches en Informatique et des Automatismes).
L’ensemble des protocoles TCP/IP est décrit au sein de documents de
type RFC (Request For Comments) dont la numérotation est RFC973.
La pile TCP/IP est le plus souvent représentée sous forme d’un empilement de quatre couches
que l’on superpose au modèle OSI (Open Systems Interconnection) conçu par
l’ISO (International Standards Organization) à sept couches et à la base des autres systèmes de
réseau :
- Couche ACCÈS RÉSEAU
- Couche INTERNET
- Couche TRANSPORT
- Couche APPLICATION
L’actuelle version du protocole IP est IPv4. Mais, le futur s’appuiera probablement sur IPv6, qui
reste compatible avec la version actuelle et propose un adressage, sur 128 bits, permettant
alors d’étendre les capacités réseau, en matière de taille et d’adressage.
En termes d’actions aux périphériques et aux applications, chaque couche apporte son lot de
services permettant de traiter les différents problèmes sous-jacents :
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Les couches TCP/IP
Réseau
- Acheminement des données sur la liaison
- Coordination de la transmission de données (synchronisation)
- Conversion des signaux (analogique/numérique)
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Internet :
- Communication entre machine
- Adressage IP
- Acheminement de datagrammes
- Peu de fonctionnalité, pas de garanties
- Gestion de la fragmentation et assemblage
Transport :
- Communication entre applications
- Protocole de transport de bout en bout
- Présent uniquement en extrémités
- Transport fiable de segments (en mode connecté)
- Protocole complexe (transmission, gestion des erreurs,
séquencement…)
Application
- Services de gestion (transfert) de fichier et d'impression
- Services de connexion au réseau
- Services de connexion à distance
- Utilitaires Internet divers
Efficacité du transfert :
Efficacité du transfert = données utiles / données totales
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Protocole
Un ensemble de convention préétablies pour réaliser un échange
de données entre deux entités
- Il définit le format des données et les règles d'échanges
syntaxes et sémantique de message...
- En particulier :
Format des données et les règles d’échange
- Délimitation des blocs de données échangés
- Organisation et contrôle de l’échange
- Contrôle de la liaison
Communication en réseau : protocoles organisés en plusieurs
couches
Protocole ARP
ARP (Address Resolution Protocol)
– Protocol de résolution d'adresse
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- @MAC (adresse physique): 48 bits fixée par le fabriquant
exemple :
- @IP (adresse logique): 32 bits fixée par l’administrateur
réseau ou ICANN exemple :
- Rôle du protocole ARP Faire la correspondance entre une
@IP et une @MAC.
Protocole ICMP
ICMP - Internet Control and error Message Protocol
- Encapsulé dans un datagramme IP (champ protocole = 1)
- Sert à contrôler le bon déroulement du protocole IP
- Utilisé par l’utilitaire ping, traceroute…
Utilitaire ping
- Teste l’accessibilité d’une destination de bout en bout
- Évaluation de performances (mesure de temps aller-retour)
- La réponse doit parvenir avant 20 secondes Exemple Ping 127.0.0.1 : tester la pile
TCP/IP locale
- Ping mon@IP : vérifier la configuration réseau local
- Ping @default-routeur : tester la configuration du sous-réseau et la passerelle
- Ping @dest : tester un chemin de bout en bout
Utilitaire Traceroute/Tracert
Permet de trouver pas à pas le chemin pour atteindre une destination
- Envoie d’un paquet IP avec TTL = 1
- Attend ICMP délai expiré
- Envoi d’un paquet IP avec TLL = 2
Couche transport
Services et protocoles de la couche
- Crée un circuit de communication logique entre des applications s’exécutant sur des
hôtes distants
- Les protocoles de la couche transport ne s’exécutent qu’aux extrémité
Services transport vs réseau :
Couche réseau : Transfert de données entre machines
Couche transport : Transfert de données entre applications
Cours Réseau
Se fonde sur les services de la couche réseau et les améliore
Services de transport
Livraison fiable (TCP)
- Réception des segments dans l’ordre
- Contrôle de congestion
- Contrôle de flot
- Mise en place de connexion
Livraison non fiable (UDP)
- Sans garantie d’ordre
- Peut s’étendre au multicast
Services non disponibles
- Temps-réel, garantie de délai
- Garantie de bande passante
- Multicast fiable