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Le document présente une série d'exercices sur les méthodes de caractérisation des matériaux, abordant des concepts tels que la contrainte, la déformation, le module d'Young et la résistance à la traction. Les exercices incluent des calculs pour différents montages et matériaux, ainsi que des analyses de comportements mécaniques sous diverses conditions. Les matériaux étudiés comprennent le fer, l'aluminium, le carbure de silicium et le chlorure de sodium, entre autres.

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ème

Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 1 – Méthodes de caractérisation des matériaux


EXERCICE 1-3
Deux barreaux, l’un de fer, l’autre d’aluminium, ont la même longueur initiale l0 et une même section S0.
Ces deux barreaux sont installés selon les montages I et II suivants.

A A

Montage I Fe Al l0 Fe Al Montage II

B B
F F

Dans le montage I, les fixations A et B sont des encastrements infiniment rigides. Dans le montage II, la
fixation A est un encastrement infiniment rigide, alors que la fixation B est constituée de rotules permettant aux
deux barreaux de se déformer indépendamment l’un de l’autre.
Vous disposez des données suivantes :
3 2
Charge appliquée : F = 2x10 N Section initiale : S0 = 10 mm Longueur initiale : l0 = 1 m
Module d’Young : EFe = 210 GPa EAl = 70 GPa
a) Pour le montage I, calculez la contrainte (en MPa) et la déformation (en %) de chacun des deux barreaux.
b) Pour le montage II, calculez la contrainte (en MPa) et la déformation (en %) de chacun des deux barreaux.

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ème
Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 1 – Méthodes de caractérisation des matériaux

EXERCICE 1-4
La barre représentée ci-dessous est soumise à une force axiale de traction égale à 14 500 N dans le
domaine élastique. Son allongement élastique total est égal à 2 mm. Les données relatives au problème sont
les suivantes :
On néglige les concentrations possibles de contraintes;
Les cotes sont données en millimètres.

500
500
F

P F

Φ = 10 α

a) Quelle est la contrainte nominale (en MPa) développée dans chacune des sections?
b) Quel est le module d'Young (en GPa) du matériau dont est faite cette barre?
c) Quelle est la valeur (en MPa) de la tension σ et de la cission τ s’exerçant dans le plan P incliné de α = 60°
tel qu’indiqué sur la figure ?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 1 – Méthodes de caractérisation des matériaux


EXERCICE 1-5
Calculez l'énergie emmagasinée dans une barre d'aluminium de 80 mm de diamètre et de 300 mm de
longueur initiale, soumise à une charge de traction de 700 kN.
.

3
Données: masse volumique de l'aluminium = 2,7 g/cm
2
accélération de la pesanteur = 9,8 m/s

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Des Matériaux (3 édition) Corrigé des exercices

Chapitre 1 – Méthodes de caractérisation des matériaux


EXERCICE 1-7
Lors d’un essai de traction réalisé sur un matériau, on détermine une limite conventionnelle d’élasticité
Re0,2 de 360 MPa. À cette valeur de la contrainte, la déformation totale de l'éprouvette est égale à 0,371 %. Quel
est le module d’Young E du matériau (en GPa) ?

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Des Matériaux (3 édition) Corrigé des exercices

Chapitre 1 – Méthodes de caractérisation des matériaux


EXERCICE 1-8
Une barre métallique cylindrique, ayant un diamètre de 9 mm et une longueur de 250 mm, s'allonge de
0,675 mm sous une charge de 12 kN; son diamètre est alors réduit de 7,9 µm.
a) Calculez le module d'Young, le module de Coulomb et le coefficient de Poisson de ce matériau.
b) De quel métal est faite cette barre ?
c) Calculez l'énergie élastique emmagasinée par unité de volume dans cette barre quand elle est soumise à
une charge de 18 kN.

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 1 – Méthodes de caractérisation des matériaux


EXERCICE 1-10
On réalise un essai de traction sur une éprouvette d’un matériau de section
circulaire (D = 6 mm, l0 = 100 mm). Voici quelques données expérimentales
enregistrées au cours de cet essai de traction :

• Sous une force F1 de 5 kN, la distance entre les points de référence est égale à
100,6 mm;

• Si la force est supprimée, la distance entre les points de référence est égale à
100,2 mm;

• Au maximum de la courbe brute de traction, la force Fmax est égale à 7 kN et la l0


distance entre les points de référence est égale à 112 mm; D
• La rupture se produit sous une force Ff de 6,5 kN et, après la rupture de
l’éprouvette, la distance entre les points de référence est égale à 114 mm;

À partir de ces données, on vous demande caractériser le comportement en


traction de ce matériau et de calculer :
a) Sa limite conventionnelle d’élasticité Re0,2 (en MPa).
b) Son module d’Young E (en GPa).
c) Sa résistance à la traction Rm (en MPa).
d) Son allongement après rupture A (en %).
e) La déformation AM (en %) qui est la borne supérieure du domaine de déformation plastique homogène de
ce matériau.
f) L’énergie élastique Wél (en kJ/m3) qui était emmagasinée par unité de volume de matériau juste avant sa
rupture .

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Des Matériaux (3 édition) Corrigé des exercices

Chapitre 1 – Méthodes de caractérisation des matériaux


EXERCICE 1-11
Pour un alliage d’aluminium, on effectue un essai de traction sur une éprouvette prélevée d’une plaque
de 3 mm d’épaisseur. L’installation de l’éprouvette dans les mors de la machine de traction est illustrée à la
figure ci-contre. Dans la zone utile, l'éprouvette a une largeur L1 = 20 mm et les rayons de courbure de
l’éprouvette sont suffisamment grands pour négliger l’effet de concentration de contraintes.
Les propriétés de l’alliage sont les suivantes :
E = 71 GPa Re = 310 MPa Re0,2 = 330 MPa Rm = 450 MPa A = 18%

a) Pour quelle force appliquée F (en kN) aura-t-on


le début de la déformation plastique dans la
zone utile de l'éprouvette ?
b) Quelle est la valeur de la déformation élastique
L2 εél (en %) à la limite conventionnelle d’élasticité
Re0,2 ?
A c) Sachant que la longueur initiale AB, sur laquelle
est mesuré l'allongement de l'éprouvette, est
égale à 10 cm et que la contrainte σf à la
L1 rupture est égale à 400 MPa, quelle sera la
valeur de AB (en cm) juste avant la rupture de
l'éprouvette ?
mors
d) Quelle valeur minimale doit avoir la largeur L2
afin d'éviter qu'une déformation plastique
B n'apparaisse dans les régions saisies par les
mors au cours de l'essai complet de traction ?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 1 – Méthodes de caractérisation des matériaux

EXERCICE 1-14
Voici des données expérimentales partielles acquises après avoir réalisé un essai de traction sur un
matériau métallique:

♦ Éprouvette de traction cylindrique de diamètre initial D0 = 10,000 mm et de longueur initiale (distance


entre les points de référence) l0 = 100,00 mm.
♦ Sous une force F1 = 11 000 N, la distance l entre les points de référence est égale à 100,40 mm.
♦ Si la force F1 est alors supprimée, la distance l entre les points de référence est égale à 100,20 mm.
♦ Sous une force F2 = 7 854 N, le diamètre D de l’éprouvette est égal à 9,995 mm.
♦ Sous une force F3 = 5 000 N, le rapport de l’énergie élastique emmagasinée dans ce matériau à
l’énergie élastique emmagasinée dans une éprouvette de fer (Fe) de mêmes dimensions (D0, l0) initiales
est égal à 3.
♦ La force maximale atteinte pendant l’essai de traction est Fmax = 19 630 N.
♦ La longueur finale lf après rupture est égale à 128,4 mm.
Après avoir schématiquement dessiné la courbe de traction du matériau, déterminez les grandeurs
suivantes, caractéristiques de ce matériau :
a) La valeur (en GPa) du module d’Young E du matériau.
b) La valeur (en MPa) de la limite conventionnelle d’élasticité Re0,2 du matériau.

c) La valeur du coefficient de Poisson ν du matériau.


d) La valeur (en MPa) de la résistance à la traction Rm du matériau.
e) La valeur (en %) de l’allongement à la rupture A du matériau.
f) Quel est ce matériau métallique, qui est fréquemment utilisé?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 1 – Méthodes de caractérisation des matériaux


EXERCICE 1-15
La résistance en flexion de deux matériaux céramiques – le carbure de silicium SiC et la silice fondue
SiO2 – a été mesurée sur un montage de flexion à 3 points d’appui (voir fig. 1.14 du livre). La force appliquée
(Fmax)3p ayant entraîné la rupture des barreaux de flexion et les dimensions de ces barreaux sont présentées ci-
dessous dans les données.
a) Quelle est la résistance en flexion Rmf (en MPa) de chacun de ces matériaux ?
b) Si l’on avait réalisé l’essai de flexion avec ces mêmes barreaux sur un montage à 4 points d’appui
(distances L = 80 mm et l = 40 mm), quelle aurait été la valeur (en N) de la force appliquée (Fmax)4p atteinte
à la rupture pour chacun de ces matériaux ?

Données : SiC SiO2


(Fmax)3p (N) : 1250 230
Dimensions : L = 80 mm; b = 10 mm
h = 5 mm

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Chapitre 2 – Cohésion et rigidité des matériaux


EXERCICE 2-6
Le carbure de silicium SiC a les propriétés suivantes : module d’Young E = 840 GPa; énergie de
surface γS = 1,3 J/m ; distance d’équilibre entre atomes a0 = 0,189 nm.
2

a) Calculez la résistance théorique à la traction (en GPa) du SiC déduite soit du modèle des ressorts (Rthr),
soit du modèle électrostatique (Rthé).

b) Selon le modèle des ressorts, quelle est la déformation élastique ε (en %) subie par le SiC juste avant sa
rupture ?
c) Est-ce que le modèle électrostatique des liaisons conduit à un comportement élastique linéaire du matériau
jusqu’à sa rupture? Répondez par Oui ou Non

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 3 – Architecture atomique


EXERCICE 3-8
Considérez la structure cristalline du chlorure de césium CsCl (fig. 3.23b du livre « Des Matériaux »).
a) Calculez la compacité de cette structure cristalline.
b) Quel est le réseau de Bravais de ce cristal ?
3
c) Calculez la masse volumique théorique (en g/cm ) du CsCl.

Données :

Cs Cl

Masse atomique (g/mole) 132,9 35,5

Rayon ionique (nm) 0,165 0,181

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 3 – Architecture atomique


EXERCICE 3-10
Considérez la structure cristalline du chlorure de sodium NaCl (fig. 3.23 du livre « Des Matériaux »).
a) Quelle est la nature des liaisons existant entre les atomes de Na et de Cl ?
b) Quel est le réseau de Bravais formé par les atomes de Cl ?
c) Quel type de site occupent les atomes de Na dans ce réseau ?
d) Quelle est la compacité de la maille de NaCl ?
3
e) Calculez la masse volumique théorique (en g/cm ) du NaCl.
2
f) Quelle est la densité surfacique (en atomes/nm ) des atomes de Cl et de Na dans les plans (110), (111) et
(222) ?

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Chapitre 3 – Architecture atomique


EXERCICE 3-11
À l’état solide, le fer pur présente la particularité de voir sa structure cristalline changer en fonction de la
température. De tels changements de structure cristalline affectant un élément ou un composé chimique à l’état
solide sont appelés des transformations allotropiques. Dans le cas du fer pur, voici sa structure cristalline en
fonction de la température :

θ (°C) < 910 structure cubique centrée (C.C.), appelée ferrite α ;

910 < θ (°C) < 1394 structure cubique à faces centrées (C.F.C.), appelée austénite γ ;

1394 < θ (°C) < 1535 structure cubique centrée (C.C.), appelée ferrite δ.

Dans cet exercice, nous nous intéresserons à la ferrite α et à l’austénite γ qui joueront un rôle important
dans le traitement thermique des aciers (unité 6).
Le diamètre d’un atome de fer est égal à 0,251 nm vers 910 °C.

a) Quels sont les indices des directions de plus forte densité atomique dans la ferrite α et dans l’austénite γ ?

b) Quels sont les indices de Miller des plans de plus grande densité atomique dans la ferrite α et dans
l’austénite γ ?
c) Combien de plans spécifiques contient la famille des plans de plus grande densité atomique dans la ferrite
α et dans l’austénite γ ? Donnez les indices de Miller de ces plans spécifiques.
d) Quelle est la valeur du paramètre a (en nm) de la maille de la ferrite α et de celle de l’austénite γ ?

e) Quelle est la masse volumique ρ du fer (en g/cm ) selon que celui soit sous forme de ferrite α à 909 °C ou
3

sous forme d’austénite γ à 911 °C ?


f) Lorsque la température d’une certaine masse de fer baisse de 911 à 909 °C, que se passe-t-il pour le
volume de cette masse ? Quantifiez votre réponse et précisez le sens de variation.
g) Une tige de fer, de diamètre d, a une longueur l0 = l00 cm à 911 °C. Quelle est la longueur l (en cm) de
cette tige à 909 °C, si l’on suppose que la variation du diamètre est négligeable devant la variation de
longueur ?

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Chapitre 3 – Architecture atomique


EXERCICE 3-12
La disposition des ions Ca et F dans le fluorure de calcium z
cristallisé est représentée à la figure ci-contre.
a) Quel est le réseau de Bravais du fluorure de calcium ?
b) Quel type de sites occupent les ions F dans ce réseau ?
c) Quelle est la valeur des indices x et y dans la formule Ca
chimique CaxFy du fluorure de calcium ?
F
d) Combien d’atomes de Ca et d’atomes de F contient le motif y
du fluorure de calcium ?
e) Si le paramètre de la maille est égal à a , quelle est la
x
densité surfacique d’ions Ca et d’ions F sur les plans (010 )
et (1 1 0) ?

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Chapitre 3 – Architecture atomique


EXERCICE 3-13
Le titanate de baryum, appelé aussi perovskyte, est un matériau
céramique utilisé pour ses propriétés piézo-électriques. La disposition
2+ 4+ 2-
des ions Ba , Ti et O dans la maille élémentaire est représentée ci-
contre.
Ba2
a) Quelle est la densité linéique d’ions Ba
2+
, Ti
4+ 2-
et O selon les Ti4+
directions [ 1 10] et [11 1 ] ? O2-
2+ 4+ 2-
b) Quelle est la densité surfacique d’ions Ba , Ti et O selon les
plans (1 1 0) et (1 1 1) ? a

c) Quels sont les indices de l’intersection (direction commune) des plans (1 1 0) et (1 1 1) ?


d) Quelle est la formule chimique de la perovskyte, c’est-à-dire la valeur de x, y et z dans la formule chimique
BaxTiyOz ?
4+
e) Quel type de site occupe l’ion Ti dans le réseau de Bravais de la perovskyte ?
f) Sachant que l’arête de la maille de la perovskyte a pour longueur a = 0,4 nm, calculez la masse volumique
3
théorique (en g/cm ) de la perovskyte

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-5
Une pièce cylindrique dont la forme est reproduite à la page-écran 4.5 du cahier d’exercice du CD-Rom
est soumise à une traction. Les endroits A et B, zones de concentration de contraintes, sont caractérisés par
leurs dimensions et le facteur de concentration de contrainte Kt peut être déterminé grâce aux abaques Kt
(gorge) et Kt (congé) disponibles à la section « Diagrammes et figures » des Annexes du didacticiel (CD-Rom).
Le matériau est fragile et sa résistance Rm est égale à 200 MPa. La force de traction appliquée est
5
égale à 6,7 x 10 N.
Dites s'il y aura rupture de la pièce et où cette rupture se produira.

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-6
Les trichites sont de petits monocristaux filamentaires dont les seuls défauts importants sont les
marches superficielles créées lors de leur croissance. Soit r, le rayon de la marche (que l'on suppose constant)
et a la hauteur de la marche (a est directement proportionnelle au diamètre d des trichites). Rth est la contrainte
théorique de rupture et Rm, la contrainte réelle de rupture d'une trichite de diamètre d.
En fonction des paramètres définis ci-dessus, trouvez l’équation qui lie la résistance mécanique réelle Rm au
diamètre d des trichites.

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-7
On veut fabriquer des plaquettes selon la figure ci-dessous. Ces plaquettes sont soumises à des efforts
de traction. Pour les faire, on dispose de deux matériaux, une céramique (de l'alumine Al2O3) et un alliage
d'aluminium. Les propriétés mécaniques de ces deux matériaux sont les suivantes:

Al2O3 ALUMINIUM
Re 0,2 (MPa) - 40
Rm (MPa) 250 110
A (%) 0 30

a) Lequel de ces matériaux peut se déformer plastiquement et à quelle force (kN) appliquée apparaît cette
déformation?
b) Quelle sera, pour chaque matériau, la force (en kN) causant la rupture de la plaquette?

50

Cotes en mm
120

Φ = 15

5
F

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-8
Considérez une pièce de matériau fragile, F
percée de deux trous (voir figure ci-contre). Une force
de F est appliquée à cette pièce. Sachant que la
résistance Rm à la traction du matériau est égale à
D
2100 MPa, déterminez le plan (A ou B) où se produira
la rupture et la valeur de la force (en kN) à la rupture. h
A
Données :
h = 10 cm L = 15 cm B = 20 cm
d = 2 cm D = 5 cm
B
d B

F
L

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-9
Le cuivre commercialement pur et à l’état recuit a une limite proportionnelle d’élasticité Re = 40 MPa.
Lorsqu’il est fortement écroui, la densité de dislocations Λ y est égale à 10 cm/cm . La « tension de ligne » ou
12 3

2
énergie élastique par unité de longueur de dislocation est égale à Gb (G = module de Coulomb = 46 GPa
pour Cu; b = vecteur de Burgers d’une dislocation = 0,25 nm dans Cu).
a) Calculez l’énergie élastique Wél (en kJ/m3) emmagasinée dans le cuivre recuit à sa limite proportionnelle
d’élasticité.
3
b) À quelle hauteur hél (en m) doit-on élever un m de cuivre recuit pour lui communiquer une énergie
potentielle égale à cette énergie élastique?
c) Calculez l’énergie Wd (en kJ/m3) emmagasinée dans du cuivre écroui et associée à la présence des
dislocations.
3
d) À quelle hauteur hd (en m) doit-on élever un m de cuivre écroui pour lui communiquer une énergie
potentielle égale à cette énergie interne due aux dislocations?

Données : Module d’Young du cuivre E = 130 GPa


Masse volumique du cuivre ρ = 8,96 g/cm3
Accélération de la pesanteur g = 9,81 m/s

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-10
2
Considérez une tige de verre ayant une longueur de 10 cm et une section de 10 mm . Cette tige
contient une rayure superficielle, assimilable à une fissure semi-elliptique et de profondeur a = 6 µm et de rayon
de courbure r à fond d'entaille de 0,2 nm.
Supposez que la résistance théorique à la traction du verre soit égale à E/10, où E est le module de
Young du verre (E = 70 GPa).

a) Calculez sous quelle force appliquée (en N) la tige de verre se rompt.


b) Calculez l'énergie (en J) emmagasinée dans la tige juste avant sa rupture.
c) Cette énergie est-elle de nature élastique ou plastique? Est-elle ou non restituable après rupture?

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-11
On réalise un essai de traction sur un monocristal
d’aluminium (c.f.c.) très pur. Le schéma de l’éprouvette de traction et
les dimensions de sa section sont présentés à la figure ci-contre.
Lorsque la force appliquée atteint 110 N, on constate l’apparition des
premiers signes de glissement cristallographique irréversible dans un
plan dont la normale fait un angle de 36º avec l’axe de traction et
selon une direction faisant un angle de 63º avec l’axe de traction.
a) Quels sont les indices de Miller de la famille de plans à laquelle
appartient le plan de glissement actif et quels sont les indices
de la famille de directions à laquelle appartient la direction
active de glissement ?
e = 5 mm
b) Quelle est la valeur (en MPa) de la cission critique de
glissement τ* de l’aluminium monocristallin très pur? l = 10 mm
c) Quelle devrait être la valeur (en MPa) de la limite Plan de
proportionnelle d’élasticité Re d’un polycristal fait de ce même glissement
aluminium très pur ?
Comparez cette valeur Re à la valeur Re0,2 de l’aluminium
1100 (état O), qui est un aluminium polycristallin de pureté
commerciale (voir livre « Des Matériaux », tableau 11.3).
d) Citez trois raisons qui permettent d’interpréter cet écart des
valeurs de la limite d’élasticité. Comparez vos réponses à
celles du corrigé.

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-12
Comme seul et unique défaut, une plaque de verre contient une fissure débouchante semi-elliptique et
perpendiculaire à la surface. La profondeur a de cette fissure est de 1 µm et son rayon de courbure r est égal à
0,48 nm.
a) Calculez la contrainte appliquée (en MPa) pour laquelle la fissure est en situation énergétique favorable
pour se propager.
b) Calculez la contrainte appliquée (en MPa) pour laquelle la fissure est en situation mécanique favorable pour
se propager.
c) Si on applique une contrainte de 1260 MPa à la plaque de verre, celle-ci se rompra-t-elle? Justifiez votre
réponse

Données: E = 70 GPa, γs = 0,3 J. m-2

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-13
Le facteur critique d'intensité de contrainte KIC est un paramètre qui caractérise la ténacité d'un
matériau. Considérez un acier à haute résistance, utilisé pour la fabrication de pièces forgées. Le procédé de
forgeage peut introduire des défauts (facteur géométrique α = 1), mais les méthodes d'inspection disponibles ne
permettent pas de détecter des défauts dont les dimensions sont inférieures à 5 mm.
En considérant les caractéristiques mécaniques suivantes de l'acier, calculez la contrainte maximale de
traction (en MPa) à laquelle pourra être soumise une pièce forgée.

Données: Re0,2 : 1720 MPa


Rm : 2040 MPa
A: 12%
1/2 -3/2
KIC : 95 MPa.m (95 MN.m )

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-14
Les propriétés mécaniques des aciers (excepté leur rigidité) peuvent être modifiées par des traitements
thermiques dont les principes seront exposés au chapitre 6. À titre d'exemple, considérez un acier de type 6140
(0,4% C - 1,3% Cr - 0,12% V) dans trois états A, B et C obtenus à la suite de trois traitements thermiques
différents. Le tableau suivant donne les principales caractéristiques mécaniques de chacun de ces états.

ÉTAT Re Rm A Dureté
(MPa) (MPa) % HRC
A 410 820 20 27
B 1950 2150 12 52
C 2100 2200 5 53

a) Classez ces trois états par ordre décroissant de leur ténacité.


b) Calculez en première approximation le rapport « Ténacité de B / ténacité de A »

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-15
On réalise un essai de ténacité sur une éprouvette CT faite d’un alliage d’aluminium (Re0,2 =260 MPa;
Rm = 330 MPa; A =15 %). L’éprouvette a une largeur W = 50 mm et une épaisseur e = 10 mm. La fissure
initiale, présente dans l’éprouvette, a une longueur a = 15 mm (voir fig. 4.54b du livre Des Matériaux). Au cours
de l’essai, la rupture brutale de l’éprouvette survient quand la force appliquée est égale à 50 kN.
½
a) Quelle est la valeur (en MPa.m ) du facteur critique d’intensité de contrainte KIC de cet alliage ?
b) Si la fissure initiale avait eu une longueur a = 4 mm, y aurait-il eu rupture brutale de l’éprouvette ? Justifiez
votre réponse par des calculs appropriés.

Conseil : utilisez l’abaque de l’appendice I-a.

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ème
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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-16
Une plaque de verre ordinaire comporte une
entaille de forme semi-elliptique sur un côté et est
soumise à une force de traction F. Les dimensions
caractéristiques (en mm) de la plaque et de l’entaille
sont données sur le plan ci-contre. Les propriétés du 110
verre ordinaire sont les suivantes :
F F
E = 70 GPa ; Rm = 40 MPa ; γ S = 0,1 J/m2
10
a) Est-ce que les conditions énergétique et
mécanique de propagation brutale du défaut sont r=3 10
satisfaites si la force F est égale à 8 kN ? Y aura-
t-il rupture brutale de la plaque ?

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-17
Un axe en acier, dont le plan est donné ci-dessous, comporte une gorge ayant un rayon de courbure r .
À la page suivante est donnée une figure permettant de déduire le facteur de concentration de contrainte
associé à une telle gorge. Cet axe est soumis à une force axiale F = 3,27 MN.
L’acier a les propriétés mécaniques suivantes :
Re0,2 = 350 MPa Rm = 480 MPa A = 24%

Cotes en mm r = 21

D = 200 d = 150

a) Y a-t-il risque de rupture brutale de l’axe sous l’effet de la force qui lui est appliquée? Justifiez
quantitativement votre réponse et précisez ce qui se passe dans l’axe sous l’effet de la force.
b) Quelle doit-être la valeur minimale du rayon r de la gorge (en mm) pour que tous les éléments de volume
de l’axe aient un comportement purement élastique sous l’effet de la force appliquée?

Conseil : utilisez l’abaque Kt(gorge)2

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-18
Au cours d’un laminage à froid, une tôle forte de cuivre recristallisé (non écroui) subit une réduction de
section de 40%. La densité initiale Λ0 de dislocations dans le cuivre recristallisé est égale à 10 cm/cm . Les
7 3

dimensions initiales de la tôle sont les suivantes :


Longueur L0 = 10 m; largeur l0 = 1 m; épaisseur e0 = 5 cm.
a) Quelle est l’épaisseur finale ef de la tôle (en cm) après le laminage ?

Après laminage, la densité Λf de dislocations dans le cuivre écroui est alors égale à 10 cm/ cm .
13 3

b) Calculez l’augmentation ∆W d’énergie interne de la tôle (en kJ), due à l’augmentation de la densité de
dislocations.
c) À quelle hauteur h (en m) devrait-on porter la tôle non écrouie pour qu’elle ait une énergie potentielle égale
à l’augmentation d’énergie ∆W due aux dislocations introduites par le laminage?

Données : Masse volumique du cuivre ρ = 8,96 g/cm ; Accélération de la pesanteur γ = 9,8 m/s
3 2

Structure cristalline du cuivre : CFC , paramètre a = 0,3615 nm


Module de Coulomb du cuivre G = 49 GPa

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-19
Un axe, de section circulaire et dont le plan est ci-joint (dimensions en mm), est fait d’un alliage
d’aluminium dont les propriétés mécaniques sont les suivantes :

E = 70 GPa ; Re0,2 = 450 MPa ; Rm = 600 MPa ; A = 12% ; KIC = 35 MPa.m½

F F
20 36

Durant son utilisation en service, une fissure de fatigue est apparue dans le congé de raccordement et a
atteint une profondeur a égale à 3 mm. Le paramètre géométrique α , associé à cette fissure, est égal à 1,2.
a) Si on applique une force de traction F égale à 56 kN sur l’axe ainsi fissuré, y aura-t-il rupture fragile brutale
de l’axe? Justifiez quantitativement votre réponse.
b) Quelle devrait être la valeur (en cm) du rayon de courbure r du congé pour que l’axe ne se rompt pas
brutalement sous l’effet de la force F ?

Conseil: Pour le congé de raccordement, utilisez l’abaque KtCongé = f(r/d).

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-20
À température ambiante, on réalise une essai de traction sur un monocristal de fer α, qui est de
2
structure cubique centrée (C.C.). Le monocristal a une section S0 égale à 1 cm . L’axe de traction est parallèle à
la direction [001] du monocristal. On constate l’apparition des premiers signes de glissement cristallographique
irréversible quand la force appliquée atteint 6,8 kN.

a) Quel est le type de système de glissement actif dans le fer α ?


b) Pour l’orientation de traction choisie, combien y a-t-il de systèmes particuliers de glissement qui ont pu être
activés à l’apparition des premiers signes de glissement cristallographique?

c) Quelle est la valeur (en MPa) de la cission τ* critique de mise en mouvement des dislocations dans le fer ?
d) Quelle devrait être la valeur de la limite proportionnelle d’élasticité d’un polycristal de fer ?

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-21
Un tuyau d’acier de diamètre D = 1 m et d’épaisseur e doit supporter une pression interne P de 25 MPa.
Sous l’effet de cette pression, une contrainte tangentielle de traction σt apparaît dans le tuyau et sa valeur est
donnée par la relation suivante :

σt = PD
2e
Le tuyau peut contenir des défauts de fabrication longitudinaux (voir figure ci-dessous), qui ne sont
détectables qu’à condition d’avoir une profondeur minimale a = 5 mm et une longueur c minimale de 10 mm. Le
facteur de forme α associé à ces défauts est égal à 1,2.

Section AA
σt A
A
e
D σt Défaut
P
e
a 2c

Les normes de sécurité applicables à ces tuyaux exigent que les deux conditions suivantes soient
simultanément satisfaites :

• Condition 1 : la contrainte tangentielle σt ne doit pas dépasser la moitié de la limite d’élasticité


de l’acier.
• Condition 2 : le facteur maximal d’intensité de contrainte Kmax, associé aux défauts, doit rester
inférieur à la moitié du facteur critique d’intensité de contrainte KIC de l’acier.
Pour ces tuyaux, vous avez le choix entre trois aciers A, B, et C, dont les propriétés mécaniques sont
les suivantes :

Acier Re0,2 (MPa) KIC MPa.m½)


A 450 140
B 600 90
C 950 70

a) Quel acier choisirez-vous et avec quelle épaisseur e (exprimée en mm) pour avoir un tuyau qui aura la plus
faible masse par unité de longueur ?

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-22
Un collègue ingénieur mécanicien doit recommander l’emploi d’un acier ayant une bonne ténacité pour
la fabrication d’une pièce où des fissures de fatigue peuvent apparaître en service. Il hésite entre deux aciers A
et B dont il connaît certaines propriétés en traction (Re0,2 et Rm) données ci-dessous :

Acier Re0,2 (MPa) Rm (MPa)


A 540 780
B 520 750

N’ayant aucune autre information sur leur ténacité, il vous consulte et vous lui proposez de réaliser un
essai Charpy à température ambiante sur chacun des aciers. Vous obtenez les valeurs suivantes pour la
moyenne de cinq essais Charpy réalisés sur chacun des aciers :

Acier W (J)
A 60
B 70

a) Quel acier conseillez-vous à votre collègue d’utiliser ? Justifiez votre réponse.


b) À partir des résultats Charpy, que pouvez dire de plus à votre collègue pour ce qui est de la ductilité
(allongement A% après rupture) respective de chacun de ces aciers ? Quel est l’acier le plus ductile ?
Justifiez votre réponse.
Corrélation "Charpy - KIC " à 20 ºC
Votre collègue vient vous revoir en
disant que ces résultats Charpy sont
140
certainement fort intéressants mais qu’ils
lui sont d’aucune utilité pour prévoir quelle
sera la longueur critique d’une fissure de 120
Facteur critique K IC (MPa.m ½)

fatigue apparue en service dans la pièce


qui est soumise à une contrainte maximale 100
de traction égale à la moitié (½) de la limite
de l’élasticité de l’acier utilisé. Toujours
80
aussi serviable et sachant qu’il existe, pour
cette classe d’aciers, une corrélation
empirique entre l’énergie Charpy absorbée 60
à 20 ºC et le facteur critique d’intensité de
contrainte KIC de l’acier (voir figure ci- 40
contre), vous proposez donc à votre
collègue de lui calculer la longueur critique 20
de fissure ac pour chacun de ces aciers.
a) Quelle est la longueur critique ac 0
(en mm) pour chacun de ces 0 20 40 60 80 100 120
aciers? Energie Charpy W à 20ºC
NB : le facteur géométrique α associé aux
fissures est égal à 1,12.

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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte


EXERCICE 4-23
Comme matériau d’une pièce devant présenter une bonne ténacité en service, vous avez le choix entre
deux aciers A et B qui ont les propriétés mécanique suivantes :

Acier Re0,2 (MPa) Rm (MPa) A (%) KIC (MPa.m½)


A 450 700 20 60
B 600 900 12 45

100

Des essais Charpy réalisés sur


ces deux aciers ont conduit aux résultats 75 A
présentés à la figure ci-contre.
Énergie W (J)
Le premier critère de choix exige
que l’acier utilisé ait une température de 50
transition ductile-fragile, définie pour une
énergie de 25 J, inférieure à 0 °C. B

25
a) Quel acier choisirez-vous pour la
pièce ?
0
-100 -50 0 +50 +100
Température (°C)

Pour cette pièce en service, la contrainte de traction maximale tolérable est égale aux ¾ de la limite
d’élasticité de l’acier choisi à la question a) ci-dessus. De plus, des fissures risquent d’apparaître dans la pièce
au cours de son utilisation en service.

b) Quelle sera la longueur critique a* (en mm) d’une fissure qui entraînerait la rupture de la pièce, sachant
que le facteur géométrique α associé aux fissures est égale à 1,25 ?
c) Si une fissure atteint cette longueur critique, la rupture de la pièce sera-t-elle brutale (de nature fragile) ou
sera-t-elle précédée par une déformation plastique significative de la pièce? Justifiez quantitativement votre
réponse.

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Chapitre 5 – Mélanges et leur comportement


EXERCICE 5-4
Considérez un acier contenant 1,4 %m. de carbone qui se solidifie à l’équilibre. Répondez à ces
questions en utilisant le diagramme « fer – carbone » (fig. 5.6 du livre Des Matériaux ou annexe « Diagrammes
et figures du didacticiel »)

a) Quel est l’intervalle de solidification ∆θ (en °C) de cet acier ?


b) À 1360 °C, quelles sont les phases en présence, leur composition (%m C) et leur proportion (en %)?
c) À quelle température apparaît la cémentite au cours du refroidissement ?
d) Quelle est la proportion de cémentite primaire à 722 °C ?
e) Quelle est la proportion de constituant eutectoïde à 722 °C ?

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Chapitre 5 – Mélanges et leur comportement


EXERCICE 5-7
Les alliages d’aluminium - magnésium (Al – Mg) sont des alliages légers souvent utilisés pour leurs
propriétés intéressantes.
a) À quelle température ( ºC) la solubilité de Mg dans l’Al solide est-elle maximale et quelle est sa valeur (en
%m Mg) ?
b) À quelle température ( ºC) la solubilité de l’Al dans le Mg solide est-elle maximale et quelle est sa valeur (en
%m Al) ?
c) Combien de points eutectiques comprend le diagramme Al – Mg? Donnez les caractéristiques (%m Mg et
température en ºC) de ces points eutectiques.

d) Quelle est la température de fusion (en ºC) du composé défini γ ? Ce composé est-il stœchiométrique ?

e) Quelle est la formule chimique théorique du composé β ? Ce composé est-il stœchiométrique ?


f) Quelle doit être la composition nominale C0 (en %m Mg) d’un alliage Al – Mg pour qu’à 450 ºC cet alliage
contienne 50% de phase α primaire et 50% de constituant eutectique α + β ?
g) Quelle doit être la composition nominale C0 (en %m Mg) d’un alliage Al – Mg pour qu’à 0 ºC cet alliage
contienne 50% de phase α et 50% de phase β ?

Conseil : lisez la section [Link] du livre « Des Matériaux », en particulier le paragraphe


intitulé Série 5000 (Al-Mg).

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Chapitre 5 – Mélanges et leur comportement


EXERCICE 5-8
Considérez le diagramme d’équilibre cadmium – plomb (Cd-Pb).
a) Quelle est la valeur (en %m.) de la solubilité maximale du plomb dans le cadmium à l’état solide ?
b) Quelle est la composition nominale C0 (en %m de Pb) d’un alliage contenant 50 %m de constituant
eutectique et 50 %m de phase β ?
On élabore trois alliages A, B et C dont la composition respective est la suivante :
A = 96 %m Pb B = 94 %m Pb C = 43 %m Pb
Ces alliages sont refroidis à l’équilibre jusqu’à 20 ºC. On fait alors des observations métallographiques
sur chacun de ces alliages, le réactif d’attaque noircissant une des phases présentes.
c) Grâce aux schémas de microstructure représentés ci-dessous, identifiez la phase qui a été noircie par le
réactif d’attaque et associez un schéma à chacun des alliages A, B et C.

(1) (2) (3)

(4) (5) (6)

(7) (8) (9)

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Chapitre 5 – Mélanges et leur comportement


EXERCICE 5-9
Considérez le diagramme d’équilibre Al – Mg et ignorez les lignes du diagramme qui sont en pointillés,
car cela signifie qu’actuellement, on n’est pas certain de l’existence du composé ε.
a) Quelles sont les caractéristiques des points eutectiques (composition en %m Mg et température en °C)?
b) Les composés β et γ sont-ils stœchiométriques? Justifiez votre réponse.
c) En considérant que les composés β et γ ont une composition nominale (en %m Mg) égale à celle qui
correspond à leur température de fusion, calculez la composition atomique (%at. Mg) de chacun de ces
composés.
d) Quelle est la composition nominale C0 (%m Mg) d’un alliage Al – Mg qui contient 50% de phase δ primaire
(pro-eutectique) à 436 °C ?
e) À cette température de 436 °C, quel est l’autre constituant de cet alliage ? De quelles phases (symbole et
composition en %m) est formé ce constituant ?
f) Si cet alliage est refroidi à l’équilibre jusqu’à 20 °C, quelles seront les phases en présence, leur composition
(en %m) et leur fraction massique ?

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Chapitre 5 – Mélanges et leur comportement


EXERCICE 5-10
Considérez une fonte blanche contenant 3 %m. de carbone et qui se solidifie à l’équilibre. Répondez
aux questions suivantes en utilisant le diagramme Fe – C (fig. 5.16 du livre Des Matériaux ou l’annexe
« Diagrammes et figures » du didacticiel).
a) Quelle est la température de début de solidification de cette fonte ?
b) Quelle est la première phase solide qui apparaît à cette température ?
c) Quelle est la température de fin de solidification de cette fonte ?
d) À 1148 °C, quelles sont les phases en présence, leur composition et leur proportion ?
e) À 722 °C, quels sont les constituants de cette fonte, leur composition et leur proportion ?

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Chapitre 5 – Mélanges et leur comportement


EXERCICE 5-11
Considérez un acier contenant 0,6 %m. de carbone et qui se solidifie à l’équilibre. Répondez aux
questions suivantes en utilisant le diagramme Fe – C (fig. 5.16 du livre Des Matériaux ou l’annexe
« Diagrammes et figures » du didacticiel).
a) Quel est le type de cet acier ?

b) Quel est l‘intervalle de solidification ∆θ (en °C) de cet acier ?


c) À quelle température apparaît la ferrite au cours du refroidissement ?
d) À 722 °C, quelles sont les phases de cet acier, leur composition et leur proportion ?
e) À 722 °C, quels sont les constituants de cet acier, leur composition et leur proportion?

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Chapitre 5 – Mélanges et leur comportement


EXERCICE 5-12
On veut durcir la surface d’un acier à 0,2 %C par diffusion à l’état solide de carbone. Ce traitement –
appelé cémentation – est réalisé à 900 °C dans une atmosphère gazeuse contenant 1 % de carbone. La pièce
d’acier à cémenter est considérée semi-infinie.
a) Quel est le temps de traitement (en h) requis pour obtenir une concentration en carbone égale à 0,8 % à
une profondeur de 0,5 mm sous la surface de la pièce ?
b) À quelle température (en °C) devrait-on faire le traitement pour que le temps de traitement soit le dixième
(1/10) de celui trouvé à la question ci-dessus ?

Données :

Coeff. diffusion de C dans l’austénite γ à 900 °C: D = 5,9x10


-12 2
m /s
Autres données au tableau 5.1 du livre.

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Chapitre 6 – Modifications des propriétés mécaniques


EXERCICE 6-3
Aux aciers 1340 et 4140, vous appliquez les traitements thermiques suivants :
:

Traitement Caractéristiques

1. Austénitisation à 850 °C, 30 min.


A 2. Trempe à 650 °C et maintien pendant 1000 s.
3. Refroidissement quelconque jusqu’à 20 °C.
1. Austénitisation à 850 °C, 30 min.
B 2. Trempe à 600 °C et maintien pendant 100 s.
3. Trempe à l’eau à 20 °C.
1. Austénitisation à 850 °C, 30 min.
C 2. Trempe à 400 °C et maintien pendant 300 s.
3. Trempe à l’eau à 20 °C.

a) Pour chacun de ces aciers et pour chacun des traitements thermiques subis, dites quels sont les
constituants de l’acier et la dureté finale de l’acier. Présentez vos résultats sous la forme d’un tableau
semblable au suivant.

Traitement A Traitement B Traitement C


Constituants

Acier
1340
Dureté
(HRC)
Constituants

Acier
4340
Dureté
(HRC)

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Chapitre 6 – Modifications des propriétés mécaniques


EXERCICE 6-4
Grâce à leurs propriétés mécaniques intéressantes et modulables par un traitement de durcissement
structural, les alliages cuivre – béryllium (Cu - Be) sont souvent utilisés en mécanique de précision et en
horlogerie (ressorts) ainsi que pour des applications électriques (lames et ressorts de contact électrique).
Considérez un alliage Cu + 1,9 %m. Be. Aux pages suivantes, vous disposez de la partie requise du diagramme
Cu – Be et des courbes de vieillissement de cet alliage. À l’équilibre et à la température ambiante (20°C), la
phase α contient 0,05 %m. de béryllium et la phase γ est le composé intermétallique CuBe, contenant 11,8 %m.
de béryllium.

a) Quelle est la composition (en %at. Be) de la phase γ ?


b) Quelle sont les proportions (en %m. Be) des phases présentes à l’équilibre à 20 °C dans l’alliage
considéré?
c) À quelle température (°C) doit-on porter l’alliage considéré pour faire le traitement de mise en solution solide
du béryllium avant la trempe ?
d) Parmi les quatre températures offertes pour effectuer le vieillissement de l’alliage après sa trempe, laquelle
choisissez-vous pour obtenir les propriétés mécaniques suivantes de l’alliage, sachant que le temps
maximal de vieillissement ne doit pas excéder 1h. pour des raisons pratiques ? Quelle sera la durée du
vieillissement (comprise entre le temps minimal et le temps maximal) à la température choisie ?

Re0,2 ≥ 900 MPa Rm ≥ 1050 MPa A ≥ 15%


e) Après ce traitement de vieillissement et trempe à 20 °C, quelle est la composition (%m. Be) de la phase α ?
Justifiez votre réponse.

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ème
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Diagramme d’équilibre Cuivre – Béryllium

(γ Æ11,8 %m)

Cu % m. Be

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ème
Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

1300
370 °C
315 °C
1100

(MPa)
260 °C
Rm 900

425 °C
700

500
1300

370 °C 315 °C
1100
(MPa)

900
Re0,2

260 °C
700
425 °C
500
40
Cu + 1,9 %m. Be
260 °C
30
A (%)

315 °C

370 °C
20

425 °C
10
1 2 5 10 30 1 2 3 4 5
Minutes Heures
Temps t

Courbes de vieillissement de l’alliage Cu + 1,9 %m. Be

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Chapitre 6 – Modifications des propriétés mécaniques


EXERCICE 6-5
Les alliages de magnésium sont intéressants de par leur faible masse volumique; certains d’entre eux,
tel que l’alliage Mg + 9% Al + 2% Zn, sont susceptibles de répondre au traitement de durcissement structural
(voir figures données ci-dessous). Vous devez utiliser cet alliage Mg + 9% Al + 2% Zn dans un état tel qu’il ait
les propriétés mécaniques suivantes :
Re0,2 ≥ 160 MPa Rm ≥ 170 MPa A ≥ 4%.
Des contraintes techniques vous imposent une durée fixe de traitement de 6 h à trois températures
possibles fixes (150, 175 ou 200 °C).
a) À quelle température ferez-vous le traitement de mise en solution?

b) Quelles seront les conditions de vieillissement (temps t , température θ) que vous choisirez pour satisfaire
aux propriétés mécaniques requises? Justifiez votre réponse.
c) Au cours du vieillissement, vers quelle composition chimique évoluera la composition des précipités qui
apparaissent ?
d) Si, sur des pièces faites de cet alliage, vous devez faire des opérations de mise en forme par déformation
plastique (par ex., pliage), à quelle étape du traitement thermique les ferez-vous? Justifiez votre réponse.

Voir figures à la page suivantes

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200
Lim ite d’élasticité R e0,2 (M Pa)

Mg + 9% Al + 2% Zn

150
°C

°C
°C
5

5
22

17

0
15

100
0,01 0,1 1 2 4 6 8 10 100 L
200 600
R ésistance à la traction R m (M Pa)

Mg + 9% Al + 2% Zn

°C
°C

5 °C Tem pérature (°C )


22 400
5

0
17

15 α
150

200

α + Mg17Al12
100
0,01 0,1 1 2 4 6 8 10 100
20 0
0 2 4 6 8 10 12 14
Mg + 9% Al + 2% Zn
(Mg + 2% Zn) %m Al Æ
Allongem entA (% )

10 17
22 5° 150
5 C °C
°C

0
0,01 0,1 1 2 4 6 810 100
Temps de vieillissement (h)

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Chapitre 6 – Modifications des propriétés mécaniques


EXERCICE 6-6
À chacune des transformations de la colonne A, associez les caractéristiques de la colonne B qui lui
sont propres. Utilisez le glisser-lâcher.

A) Transformation B) Caractéristique
Perlitique 1. Elle est gouvernée par la diffusion.
γ Æ α + Fe3C 2. C’est transformation eutectoïde.
3. La transformation est indépendante du temps.
4. Le produit de transformation est fragile dans le cas des
aciers.
Martensitique 5. Le temps nécessaire pour compléter la transformation
dépend de la température.
γÆ M 6. La matrice subit une transformation allotropique.
7. Il y a formation d’une seconde phase dans la matrice
originelle.

Précipitation
α1 Æ α2 + θ

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Chapitre 6 – Modifications des propriétés mécaniques


EXERCICE 6-7
En considérant le diagramme TTT de l’acier 3140, répondez à ces questions, où T = température de
trempe (en °C) et t = temps de transformation à cette température.
a) Quelle est la température minimale d’austénitisation ?
b) T = 700 / t = 3s. Quelles sont les phases en présence ?
c) T = 700 / t = 20 s. Quelles sont les phases en présence ?
d) T = 650 / t = 100s. Quels sont les constituants en présence?
Quelle est la dureté ?
e) T = 450 / t = 20s puis trempe à l’eau à 20 °C.
Quels sont les constituants en présence?
f) Trempe à l’eau à 20 °C. Quels sont les constituants en présence?
Quelle est la dureté ?

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Chapitre 6 – Modifications des propriétés mécaniques


EXERCICE 6-8
Vous disposez de l’alliage d’aluminium 2014, qui contient 4,5% de cuivre et qui est un alliage à
durcissement structural. Un client vous demande de lui fournir des pièces faites de cet alliage et qui ont les
propriétés mécaniques minimales suivantes :
Re0,2 ≥ 400 MPa Rm ≥ 475 MPa A ≥ 10%
a) Quelles sont les valeurs de x et y dans le composé AlxCuy qui est la phase θ du diagramme Al-Cu ?
b) À quelle température (minimale et maximale) faites-vous la mise en solution de l’alliage?
c) Quelle température et quels temps (minimal et maximal) de vieillissement choisissez-vous pour obtenir les
propriétés mécaniques recherchées?

Données :

Composition (%at. Cu)


0 5 10 15 2 25 30 35

700
L

600
Température (ºC)

548
α
5,65 33,2 52,5
500
θ
400

300

200
0 10 20 30 40 50
Composition (%m Cu)

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Alliage 2014

500
Al 2014

400

Re0,2 (MPa)
20 ºC
300
150 ºC
175 ºC
200
200 ºC

100

Al 2014
500
Rm (MPa)

20 ºC
400
150 ºC
300
200 ºC 175 ºC
200

30
Al 2014

20
A (%)

20 ºC
10
200 ºC 175 ºC 150 ºC
0
10-3 10-2 10-1 1 10 102 103 104
Durée du vieillissement (h)

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 6 – Modifications des propriétés mécaniques


EXERCICE 6-9
Pour cet exercice, vous devez utiliser la figure 10.1 du livre Des Matériaux ou imprimer l’énoncé.

a) Déterminez les paramètres σ0 et k de la relation de Hall-Petch d’un acier à bas carbone (Fe + 0,1% C).

b) Si on ajoute 0,8 % de manganèse (Mn) à cet acier et qu’il ait alors une taille de grain égale à 12 µm, quelle
sera la valeur (en MPa) de sa limite d’élasticité Re0,2 ?

Conseil : on supposera que l’influence d’une addition de manganèse sur la limite d’élasticité est directement
proportionnelle au pourcentage de manganèse ajouté à l’acier.

Données :

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-3
Lorsque l'on provoque, dans un matériau viscoélastique, une certaine déformation que l'on maintient
constante par la suite, la contrainte qui existe dans ce matériau décroît au cours du temps. Cette décroissance
s'exprime par la formule:

 t 
σ = σ 0 exp  − 

 t0 
où σ0 est la contrainte initiale, t, le temps et t0 une constante appelée temps (ou constante ) de relaxation.
Considérez le cas d'une bande de caoutchouc de 10 cm de long. Sous l'effet d'une contrainte initiale de
8,3 MPa, elle s'étire jusqu'à 14 cm. La déformation initiale est maintenue alors constante. Après 42 jours à 20°C
et dans cette position étirée, la bande n'exerce plus qu'une contrainte de 4,13 MPa. Calculez:
a) le temps de relaxation (en jours);
b) la contrainte (en MPa) exercée par la bande si celle-ci demeurait étirée 90 jours?

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-4
Vous êtes responsable de la conception d’une
turbine à gaz fonctionnant à 800 ºC. Les aubes du rotor de
cette turbine ont une longueur initiale l0 = 10 cm et sont Stator
Jeu
faites d’un superalliage de nickel, qui, à cette température, a
un module d’Young égal à 180 GPa. En service et sous
Rotor
l’effet de la force centrifuge, les aubes sont soumises à une
contrainte de 450 MPa. Le bureau d’étude a prévu un jeu
initial de 3 mm entre le stator et l’extrémité des aubes (voir Aubes
schéma ci-dessous).
Conscient que les aubes vont fluer en service, vous
décidez de recommander une inspection préventive de la l0
dimension des aubes après un certain temps t de
fonctionnement de la turbine. Pour déterminer ce temps t,
vous ne disposez que des quelques données suivantes
concernant le fluage de ce superalliage lorsqu’il est soumis à
une contrainte de 450 MPa.

Déformation plastique εp de fluage (en %)


Température (ºC)
Temps (h) 700 800 900 NB : Toutes ces données sont
relatives à des points expéri-
1 000 0,100 0,500 0,900 mentaux situés dans le stade II
des courbes de fluage du
11 000 0,200 ? 22,036 superalliage (fluage secondaire).

a) Quelle est la valeur de la vitesse de fluage dε/dt (en h ) pour le stade II de fluage de ce superalliage à 700
-1

et à 900 °C ?
b) Quelle est la valeur de l’énergie apparente d’activation Q (en kJ/mole) de la vitesse de fluage en stade II
pour ce superalliage ?

c) À quelle déformation élastique instantanée εél (en %) sont soumises les aubes quand la turbine est mise en
service ?
d) Après combien d’heures de service continu de la turbine à 800 °C (temps t exprimé en h) recommandez-
vous de procéder à l’inspection dimensionnelle des aubes pour vérifier si le jeu entre le stator et l’extrémité
des aubes est réduit à la moitié de sa valeur initiale ?
e) Si la vitesse de rotation en service du moteur est plus élevée, le temps t requis pour l’inspection sera-t-il
plus long ou plus court ? Justifiez votre réponse.

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-5
Le polyéthylène peut présenter trois types de
comportements selon la température:
a) Pour θ < θν (état vitreux), il a un comportement

Contrainte
purement élastique;
b) Pour θν < θ < θc (état caoutchoutique), il a un
comportement viscoélastique;
c) Pour θ > θc (état visqueux), il a un comportement
viscoplastique.

Dessinez schématiquement la courbe ε = f(t) du


polyéthylène dans les trois cas possibles s'il est soumis à
une contrainte inférieure à sa limite d'élasticité; la contrainte
variant dans le temps de la façon indiquée ci-dessous. t0 t1 Temps t2 t3
Comparez votre schéma à celui proposé par la solution.

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-6
Voici les courbes de résilience Charpy obtenus sur trois aciers.

C
B
X A

- 100 - 50 0 50 100
Température (°C)

a) Quelle est la grandeur X portée en ordonnée et en quelles unités s'exprime-t-elle?


b) Lequel des aciers A, B ou C a la température de transition ductile-fragile la plus élevée?
c) Quel acier préférera-t-on utiliser à des températures de service comprises entre - 50°C et + 50°C?
d) Quel est l’acier le plus tenace à une température supérieure à 50°C?

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-7
Vous disposez des résultats d’essais de résilience Charpy réalisés sur un acier, ainsi de la corrélation
expérimentale qui existe entre la résilience Charpy (à 20 °C) et la ténacité KIC pour ce type d’acier (voir
figures ci-dessous). Vous disposez aussi de la courbe de Paris en fatigue – propagation de cet acier.
a) Quelle est la température de transition ductile – fragile TTDF (en °C) de cet acier, selon que cette TTDF
soit définie par un critère de 25 J ou par un critère de 50 % de ductilité ?
b) Quelle est la valeur de la ténacité KIC de cet acier à 20 °C ?
Cet acier est utilisé pour la fabrication d’une pièce qui, en service, est soumise à des efforts de fatigue
en traction, d’amplitude constante et caractérisés par un rapport R = 0. La contrainte maximale exercée par
ces efforts est égale à 200 MPa.

c) Quelle est l’amplitude de contrainte σa (en MPa) caractérisant le chargement de fatigue ?


Au bout de 2 ans de service (730 jours), la pièce subit un contrôle non destructif par radiographie X et
on y découvre une fissure de fatigue qui a atteint une longueur a0 = 2 mm. Cette fissure est caractérisée par son
paramètre géométrique α = 1,1.
d) Quelle est la vitesse de propagation (en m/cycle) de la fissure au moment de sa découverte ?
e) Quelle est la longueur critique aC (en mm) de la fissure de fatigue qui entraînerait la rupture brutale fragile
de la pièce ?
f) À quelle valeur (en MPa) devrait-on réduire la contrainte maximale du chargement en fatigue pour que cette
fissure ne se propage plus ?
Malheureusement, les conditions d’emploi de la pièce sont telles que la contrainte maximale de 200
MPa ne peut pas être réduite. Par mesure de sécurité, vous décidez donc que la pièce doit être remplacée si la
fissure de fatigue atteint une longueur tolérable maximale aF = 25 mm.
g) Calculez le nombre de cycles N de sollicitations en fatigue que la pièce pourra encore supporter
jusqu’à ce que la fissure atteigne la longueur tolérable maximale aF = 25 mm.
-3
h) Si la fréquence de la sollicitation en fatigue est égale à 2x10 Hz, quel est le nombre j de jours de
service que pourra encore assurer la pièce avant qu’elle ne soit remplacée ?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

100 100
% ductilité

75 75
Énergie W (J)

Ductilité (%)
50 50

25 25
Énergie

0 0
-80 -40 0 40 80
Température (ºC)
Courbes de résilience Charpy de l’acier

Corrélation "Charpy - KIC " à 20 ºC

140

120 Corrélation expérimentale


Facteur critique K IC (MPa.m ½)

entre la résilience Charpy


100
à 20 ºC et la ténacité KIC
de l’acier à 20 ºC
80

60

40

20

0
0 20 40 60 80 100 120

Energie Charpy W à 20ºC

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ème
Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

10-4

10-5

10-6
da/dN = 3x10-12∆K4
da/dN (m/cycle)

10-7

10-8

10-9

10-10
1 10 100
½
∆K (MPa.m )

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-8
Vous désirez déterminer la température de transition d'un acier. Vous avez fait usiner 15 éprouvettes et
vous demandez à votre technicien d'effectuer 3 essais à 5 températures différentes échelonnées entre - 60° et
+20°C. Votre technicien effectue les essais en mesurant la hauteur de remontée maximum (h) du pendule;
celui-ci tombe d'une hauteur initiale h0 = 80 cm.
Déterminez la température de transition de l'acier en question à partir des résultats donnés ci-dessous .
La température de transition sera définie par l'énergie moyenne entre celles du plateau ductile et du plateau
fragile.
Données :

Température (°C) Hauteur h (cm)


- 60 70; 75; 65
- 40 65; 60; 70
-20 20; 55; 25
0 5; pas rupture; 10
+ 20 5; 5; pas rupture

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100 100
% ductilité

75 75
Énergie W (J)

Ductilité (%)
50 50

25 25
Énergie

0 0
-80 -40 0 40 80
Température (ºC)
Courbes de résilience Charpy de l’acier

Corrélation "Charpy - KIC " à 20 ºC

140

120 Corrélation expérimentale


Facteur critique K IC (MPa.m ½)

entre la résilience Charpy


100
à 20 ºC et la ténacité KIC
de l’acier à 20 ºC
80

60

40

20

0
0 20 40 60 80 100 120

Energie Charpy W à 20ºC

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10-4

10-5

10-6
da/dN = 3x10-12∆K4
da/dN (m/cycle)

10-7

10-8

10-9

10-10
1 10 100
½
∆K (MPa.m )

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-9
Pour fabriquer un axe dont le plan est donné ci-dessous, on utilise l’acier 4340 à l’état trempé et revenu.
Après une trempe, l’évolution des propriétés mécaniques de cet acier en fonction de la température de revenu
est donnée à la figure suivante.
En service, cet axe est soumis à une contrainte nominale de traction cyclique variant de 0 à 500 MPa
(N.B. :la contrainte nominale est définie au niveau de la section la plus faible).

a) À quelle température maximale θr doit-on effectuer le revenu pour que la contrainte nominale soit au plus
égale à 40% de la limite d’élasticité Re0,2 ?
a) Quelle sera alors la dureté de l’acier ?
b) Quelle doit être la valeur du rayon de courbure r de la gorge pour qu’en tout point de l’axe, la contrainte
locale ne dépasse 60% de la limite d’élasticité Re0,2 ?
c) Quelle est la valeur du rapport R caractérisant le chargement cyclique ?
d) À l’aide de la figure donnant la courbe de Wöhler (amplitude de la contrainte cyclique en fonction du nombre
de cycles), déterminez la durée de vie de l’axe ayant le rayon de gorge trouvé à la question c) ci-dessus ?
e) Quelle devrait être la valeur du rayon de courbure r de la gorge pour que l’axe est une durée de vie infinie,
sachant que les diamètres D et d ne peuvent être modifiés ?

N.B. : Utilisez l’abaque Kt (gorge) donné dans le livre des « Diagrammes et figures » pour calculer les facteurs
de concentration de contrainte. Sur un tel abaque Kt = f(r/d), on peut faire des extrapolations linéaires entre les
courbes de cette figure.

Cotes en mm r

D = 100 d = 87

Voir aussi les figures de la page suivante

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

2000 60

1500 50
Contrainte (MPa)

Rm

Dureté (HRC)
Re0,2
HRC

1000 40

Durée du revenu = 1 h
500 30
200 300 400 500 600
Température de revenu (ºC)

500
Amplitude de contrainte (MPa)

450

400

350

2 4 68
300 4 5 6 7 8
10 10 10 10 10
Nombre de cycles N

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ème
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Chapitre 7 –Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-10
Pour un axe devant subir en service des contraintes de flexion rotative, vous avez le choix entre deux
alliages d’aluminium : le 2024-T6 et le 7075-T6. Les courbes de Wöhler de ces deux alliages sont données à la
7
figure 7.26 du livre Des Matériaux. La durée de vie exigée pour l’axe est égale à 10 cycles.

a) Quelle sera l’amplitude maximale de contrainte ∆σ tolérable sur l’axe selon l’alliage que vous choisissez ?
b) Pour la durée de vie imposée à l’axe et pour une amplitude égale de la force de flexion imposée à l’axe,
quelle devra être la valeur du rapport d2/d1, où d2 est le diamètre de l’axe s’il est fait d’alliage 7075-T6 et d1
le diamètre de l’axe s’il est fait d’alliage 2024-T6 ?

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ème
Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 6 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-11
Fait de deux sections (de diamètre différent D et d) raccordées par un congé de rayon de courbure r,
un axe en acier est soumis en service à un chargement cyclique en traction, d’amplitude constante et de
contrainte moyenne nulle (σmoy = 0). La force maximale Fmax appliquée à l’axe est égale à 1,45 MN. La courbe
de Wöhler de l’acier est donnée ci-dessous.
Les dimensions de l’axe sont les suivantes : D = 180 mm; d = 100 mm; r = 10 mm
a) Quelle est la valeur du rapport R = σmin /σmax caractérisant le chargement cyclique ?
b) Si une fissure principale de fatigue apparaît dans le congé de raccordement de l’axe, quelle sera la durée
de vie N de cet axe dans ces conditions de chargement ? Conseil : consultez l’abaque KtCongé. à
l’appendice I.
En observant la surface de rupture de l’axe rompu par fatigue, on constate que la fissure principale avait
atteint une profondeur ac = 11 mm à l’instant de la rupture finale. Le facteur géométrique α associé à cette
fissure est égal à 1,27.
c) Quelle la ténacité KIC de l’acier ?

500
Amplitude de contrainte σa (MPa)

450

400

350

2 4 6 8
300 4 5 6 7 8
10 10 10 10 10
Nombre de cycles N

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-12
Les trois courbes de résilience A, B et C d’un acier (voir données) ont été obtenues au cours de trois
séries d’essais Charpy, chacune des séries étant caractérisée par les conditions expérimentales suivantes :
1. Série 1 : Éprouvette Charpy avec entaille classique en V, hauteur initiale de chute du pendule H0
2. Série 2 : Éprouvette Charpy avec entaille modifiée en U, hauteur initiale de chute du pendule H0
3. Série 3 : Éprouvette Charpy avec entaille classique en V, hauteur initiale de chute du pendule H1 > H0
Le détail des entailles en V ou en U des éprouvettes Charpy est présenté dans les données.
À chacune des courbes de résilience, associez l’une des séries 1, 2 ou 3 d’essais. Justifiez vos
réponses

A
Énergie W

V U
C h = 2 mm
B

r = 25 µm r = 1 mm
Température θ

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-13
Faite d’un acier dont les propriétés mécaniques sont données ci-dessous, une pièce est soumise en
service à un chargement cyclique ayant les caractéristiques suivantes :
• Amplitude σA constante et égale à 125 MPa
• Rapport des contraintes : R = 0

a) Quelle est la valeur de la contrainte minimum σmin et celle de la contrainte maximale σmax du chargement
cyclique ?
Au cours du montage de la pièce à sa mise en service, un ouvrier a malencontreusement rayé cette
pièce en y laissant un défaut superficiel très aigu de profondeur a0 = 0,2 mm. En temps qu’ingénieur
responsable et conscient que cette rayure sera inévitablement l’amorce d’une fissure de fatigue se propageant
dans la pièce en service, vous vous inquiétez des conséquences d’une telle rayure. Heureusement, vous
disposez de la courbe de propagation en fatigue da/dN = f(∆K) relative à cet acier (voir page suivante) et vous
vous interrogez sur plusieurs points résumés par les questions suivantes :
b) Quelle sera la longueur critique af (en mm) de la fissure qui entraînera la rupture brutale de la pièce,
sachant que le facteur géométrique α qui lui est associé est égal à 1,25 ?

c) Quelles sont les valeurs des paramètres C et n de la relation de Paris ∆Kn pour cet acier ?
da/dN = C∆
d) Si l’on suppose que la fissure de fatigue commence à se propager à partir de la racine de la rayure dès le
premier cycle de chargement en service, quel sera le nombre Nf de cycles de chargement que pourra
supporter la pièce avant de se rompre brutalement ?
Devant ces résultats, vous décidez alors de faire procéder à une inspection de la pièce en service par
contrôle non destructif (ultrasons ou radiographie aux RX). Sachant que la méthode de contrôle non destructif
ne peut détecter une fissure que si elle atteint une longueur de 2 mm, vous recommandez de procéder à cette
inspection après un certain temps de fonctionnement de la pièce.
e) Au bout de combien de jours après la mise en service de la pièce recommandez-vous de procéder à son
contrôle non destructif, sachant que la fréquence du chargement est égale à 60 cycles par jour ?

Données :
Acier Re0,2 (MPa) Rm (MPa) A (%) KIC (MPa.m½)
A 450 700 20 60

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Courbe de fatigue – propagation


da/dN = f(∆K) de l’acier

10-1

10-2
KC

10-3
da/dN (mm/cycle)

10-4

10-5

10-6

10-7
1 10 100
∆K (MPa.m½)

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Chapitre 7 –Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-14
Un boulon métallique, travaillant à haute température, est soumis au fluage. Ce boulon est initialement
serré pour que la contrainte dans sa tige soit égale à σi. Au bout d’un temps t de service, Il faut resserrer le
boulon dès que la contrainte σt est devenue égale à la moitié de la contrainte initiale σi . On suppose que le
matériau du boulon obéit à la loi de Hooke et que la vitesse de fluage de ce matériau est donnée par l’équation
7.3 du livre Des Matériaux.
Laquelle des expressions suivantes donne le temps t auquel il faut resserrer le boulon ?

a) : t=
(2 n
−1 ) b) : t=
(2 n −1
−1) c) : t=
(2 n +1
)
−1
nB E σ in (n − 1) B E σ in − 1 (n + 1) B E σ in + 1

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-15
Une pièce en acier est soumise à un chargement cyclique d’amplitude constante. Toutefois, vous ne
disposez d’aucune donnée sur le comportement en fatigue-endurance de cet acier. Seule la résistance à la
traction Rm de cet acier est connue (Rm = 800 MPa). Pour les deux cas suivants de chargement cyclique et en
utilisant un facteur de sécurité égal à 2, calculez la contrainte maximale σmax que vous tolérerez dans cette
pièce pour éviter tout risque de rupture par fatigue :
a) Contraintes alternées symétriques (R = -1).
b) Contraintes répétées asymétriques (R = 0).

Conseil : consultez la section 7.5.5 du livre Des Matériaux.

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-16
Une pièce est soumise en service à des contraintes de traction variant sinusoïdalement dans le temps
(rapport des contraintes R = -1). Cette pièce est faite en acier faiblement allié 4340 dont les propriétés
mécaniques sont les suivantes :

Re0,2 = 800 MPa ; Rm = 1000 MPa ; A = 11 % ; KC = 66 MPa.m½


En service et sous ce chargement cyclique, il se forme, dans la pièce, une fissure de fatigue
caractérisée par un facteur géométrique α = 1,2.

a) Si la valeur maximale de la contrainte σmax appliquée en service est égale à 500 MPa, quelle sera la
longueur critique ac1 (en mm) de la fissure entraînant la rupture brutale de la pièce ?
b) Pour cette longueur critique ac1, combien de cycles N de chargement la pièce aura-t-elle subi ?
c) Si, en service, une surcharge accidentelle se produisait, quelle devrait être alors la longueur maximum ac2
(en mm) de la fissure pour que soit évité tout risque de rupture fragile de la pièce ?

800
Acier 4340
Amplitude de contrainte σA

600

400

200
2 5
101 102 103 104 105 106 107 108
Nombre de cycles N à rupture

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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-17
Pour un alliage d'aluminium, des essais de fatigue en flexion rotative sur éprouvettes cylindriques à
section constante d ont donné les résultats suivants. On a utilisé deux éprouvettes pour chaque niveau de
chargement.

Amplitude de contrainte
400 350 300 250 220 180 170 160
∆σ (MPa)
N 1,5 x 10
4
4 x 10
4
2,1 x 10
5
9 x 10
5
5 x 10
6
5,1 x 10
7
1,1 x 10
8
7 x 10
8
(nombre de cycles 2 x 10
4
5 x 10
4
2 x 10
5
10
6
6 x 10
6
5 x 10
7
10
8
NR*
à la rupture)
*NR = éprouvette non rompue

a) Sur un graphique, tracez la courbe d'endurance (courbe de Wöhler) de cet alliage.

b) Quelle est la limite de fatigue σf0 de cet alliage pour un nombre N de cycles appliqués égal à 10 ?
7

Cet alliage est utilisé pour réaliser un axe de transmission soumis à des efforts de flexion rotative et dont
la forme est la suivante (d = 30 mm; r = 6,6 mm):

1
σf0

0,75
d D=2d
σfent/σ

r
0,5

0 0,2 0,4 0,6 0,8 1


r/d
Dans le cas d'un changement de section sur un axe soumis à une contrainte de flexion rotative, le
rapport (σσfent/σ
σf0) varie en fonction du rapport r/d selon la figure ci-dessus. Les définitions suivantes
s'appliquent:

σf0 = limite de fatigue mesurée sur éprouvettes cylindriques de section constante d.


σf ent = limite de fatigue mesurée sur éprouvettes cylindriques avec changement de section d à 2d.
d = diamètre de la petite section
r = rayon du congé de raccordement entre les 2 sections d et 2d
c) Quelle est la contrainte maximale de flexion rotative qui est tolérable pour que cet axe ait une durée de vie
Nf égale à 5x107 cycles?

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ème
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Chapitre 7 – Propriétés mécaniques


EXERCICE 7-18
Faite d’un acier dont les propriétés mécaniques sont données ci-dessous, une pièce est soumise en
service à un chargement cyclique ayant les caractéristiques suivantes :
• Amplitude σA constante et égale à 125 MPa
• Rapport des contraintes : R = 0

a) Quelle est la valeur de la contrainte minimum σmin et celle de la contrainte maximale σmax du chargement
cyclique ?
Au cours du montage de la pièce à sa mise en service, un ouvrier a malencontreusement rayé cette
pièce en y laissant un défaut superficiel très aigu de profondeur a0 = 0,2 mm. En temps qu’ingénieur
responsable et conscient que cette rayure sera inévitablement l’amorce d’une fissure de fatigue se propageant
dans la pièce en service, vous vous inquiétez des conséquences d’une telle rayure. Heureusement, vous
disposez de la courbe de propagation en fatigue da/dN = f(∆K) relative à cet acier (voir page suivante) et vous
vous interrogez sur plusieurs points résumés par les questions suivantes :
b) Quelle sera la longueur critique af (en mm) de la fissure qui entraînera la rupture brutale de la pièce,
sachant que le facteur géométrique α qui lui est associé est égal à 1,25 ?

c) Quelles sont les valeurs des paramètres C et n de la relation de Paris ∆Kn pour cet acier ?
da/dN = C∆
d) Si l’on suppose que la fissure de fatigue commence à se propager à partir de la racine de la rayure dès le
premier cycle de chargement en service, quel sera le nombre Nf de cycles de chargement que pourra
supporter la pièce avant de se rompre brutalement ?
Devant ces résultats, vous décidez alors de faire procéder à une inspection de la pièce en service par
contrôle non destructif (ultrasons ou radiographie aux RX). Sachant que la méthode de contrôle non destructif
ne peut détecter une fissure que si elle atteint une longueur de 2 mm, vous recommandez de procéder à cette
inspection après un certain temps de fonctionnement de la pièce.
e) Au bout de combien de jours après la mise en service de la pièce recommandez-vous de procéder à son
contrôle non destructif, sachant que la fréquence du chargement est égale à 60 cycles par jour ?

Données :
Acier Re0,2 (MPa) Rm (MPa) A (%) KIC (MPa.m½)
A 450 700 20 60

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Courbe de fatigue – propagation


da/dN = f(∆K) de l’acier

10-1

10-2
KC

10-3
da/dN (mm/cycle)

10-4

10-5

10-6

10-7
1 10 100
∆K (MPa.m½)

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-3
Considérez les quatre figures suivantes (1, 2, 3, 4) qui présentent des cas typiques de corrosion.

eau aérée air


C E D

A B B eau
fer A

fer F

soudure fer C E F
D
Cas 1 Cas 2
eau + HCl
A B C D E sol humide
C
B
D
Ferrite Mg E
α α α tuyau
d’acier F
Fe3C Fe3C Fe3C A

Cas 3 Cas 4

a) Pour chacun de ces cas, dites quel est le mode de corrosion?


b) Pour chacun de ces cas, quelles sont les zones (repérées par une lettre) qui sont le siège de la réaction
anodique et celui de la réaction cathodique.

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-4
Lorsque l’aluminium et le magnésium sont chauffés dans une atmosphère d’oxygène pur, il se forme à
leur surface une couche d’oxyde : l’alumine (Al2O3) et la magnésie (MgO) respectivement
a) Quelle est la valeur du rapport de Pelling – Bedworth pour chacun de ces métaux ?
b) À quel type de cinétique (Lin = linéaire, Log = logarithmique ou Par = parabolique) obéit l’oxydation de
chacun de ces métaux ?

Données :

Al Al2O3 Mg MgO O
Masse volumique ρ (g/cm )
3
2,70 3,99 1,74 3,58 ------

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-5
Le schéma ci-contre illustre les courbes de
polarisation d'une anode et d'une cathode d'un couple de 4
corrosion. L’anode peut avoir une petite surface (PA) ou

Diff. Potentiel (V)


une grande surface (GA); la cathode peut avoir une petite
surface (PC) ou une grande surface (GC). C’est le
logarithme du courant I de corrosion qui est porté en
abscisse. 3

a) À chacune des courbes de polarisation (1, 2, 3 et 4) ,


associez le type d’électrode qui lui correspond.
2
1
b) Pour quelle combinaison « Anode – Cathode » le
courant de corrosion I est le plus élevé? Log I
c) Si le rapport des surfaces « Grande électrode/Petite électrode » est égal à 5, pour quelle combinaison
« Anode – Cathode » la densité du courant de corrosion sera la plus élevée?

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-6
Une pièce d'acier est exposée à une solution neutre saline (H2O + NaCl) aérée. Le schéma suivant
représente les courbes de polarisation dans ce milieu

EC
Potentiel (V) +0,4
+0,2

0
-0,2
-0,4 E
A

10-2 10-1 1 10 102 103


2
Densité Courant (µΑ/cm
(µΑ )
a) Parmi les réactions énumérées plus bas, quelle est la réaction anodique et la réaction cathodique?

+ ++
1 2H + 2 e → H2 5 Fe + 2 e → Fe
+ - +
2 NaCl → Na + Cl 6 4H + O2 + 4 e → 2H2O
++ -
3 Fe → Fe +2e 7 O2 + 2H2O + 4 e → 4OH
+ +
4 2H + O → H2O 8 Na + e → Na

b) Quelle est la densité du courant de corrosion ( en µA/cm )?


2

c) À quel potentiel est la pièce d’acier lorsqu’elle se corrode?


d) Quelle est la différence de potentiel entre la pièce et la cathode?
e) Si l’on ajoute un inhibiteur cathodique à la solution, lequel de schémas de polarisations ci-dessous
représente cette nouvelle condition ? (NB : les pointillés représentent le cas sans inhibiteur)

EC A EC B EC C
Potentiel

EA EA EA
Densité Courant

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-7
Un réservoir de stockage d'une solution non aérée de ZnCl2 est fabriqué en acier revêtu intérieurement
d'une couche de zinc de 2 mm d'épaisseur. Les réactions de polarisation sont caractérisées par les paramètres
de Tafel suivants:

E0 η
RÉACTION -9 2
(à 10 A/cm ) (V/décade*)
Cathodique
+ - 0,0 -0,1
2 H + 2 e → H2
Anodique
++ - -0,84 +0,04
Zn → Zn + 2e
x x+1
* Une décade correspond à l’intervalle entre 10 et 10

a) Après avoir tracé, sur papier semi-logarithmique, les courbes de polarisation anodique et cathodique,
donnez la valeur de la densité de courant de corrosion (en µA/cm ) et le potentiel absolu du zinc (en V).
2

b) Au bout de combien de temps (en jours) le revêtement de zinc sera complètement corrodé?

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-8
Une plaque de magnésium, pesant 20 kg, est attachée à la coque d'acier d'un navire. Elle est
complètement détruite en 900 jours.
a) Pourquoi utilise-t-on du magnésium ?
b) Calculez la valeur moyenne du courant de corrosion pendant la destruction de la plaque.

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-9
Plongés dans un milieu agressif, certains alliages d'aluminium se corrodent par piqûres. En première
approximation, on peut considérer que les piqûres sont de forme cylindrique, dont le diamètre ne varie pas alors
que leur profondeur augmente au cours du temps.
Calculez au bout de combien de temps (en jours) une piqûre de corrosion aura traversé une tôle
d'alliage d'aluminium d'épaisseur égale à 2 mm.

Données:

Diamètre de la piqûre d = 0,02 mm


-9
Courant de corrosion icorr = 2 x 10 A
Masse volumique de l'alliage ρ
3
= 2,7 g/cm

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-10
Vous devez protéger de la corrosion les équipements suivants, tous fabriqués d'acier doux. Dans
chaque cas, proposez la méthode de protection la plus appropriée :

a) réservoir d'eau (250 l) pour usage domestique;


b) structure d'un pont;
c) circuit fermé d'eau chaude d’un système de chauffage central :
d) citerne d'essence enfouie dans le sol.

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-11
La figure ci-contre représente deux lois d'oxydation:

Masse d’oxyde formé


(A) une loi d'oxydation linéaire, A
(B) une loi logarithmique.
Parmi les conditions suivantes, indiquez toutes celles qui
conduisent à l'une ou à l'autre loi d'oxydation. B
1) l'oxyde est un composé stœchiométrique;
2) l'oxyde est un composé non stœchiométrique;
3) ∆ < 1 (∆ : rapport de Pilling-Bedworth); Temps t
4) 1< ∆< 2
5) ∆>3

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Chapitre 8 – Dégradation des matériaux


EXERCICE 8-12
Pour protéger de la corrosion certains alliages de magnésium, il est de pratique courante de former à
leur surface une couche d'oxyde protecteur. Le traitement thermique permettant la formation de cette couche est
faite dans une atmosphère d'air contenant 1% de SO2 pour favoriser la formation de sulfate de magnésium.
a) Calculez le rapport de Pilling-Bedworth dans le cas où l’oxydation est faite en l’absence de SO2.
b) Calculez le rapport de Pilling-Bedworth dans le cas où l’oxydation est faite en atmosphère pure de SO2

Vous devriez maintenant être en mesure de comprendre pourquoi il est préférable de réaliser l'oxydation
de l'alliage en présence de 1% de SO2 plutôt que, plus simplement, à l'air libre…

Données:
3
Masse volumique (en g/cm ) : Mg = 1,74; MgSO4 = 2,66; MgO = 3,50

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-3
Calculez l’énergie W (en kJ) requise pour porter une masse de 10 kg des matériaux suivants de 25 °C à
100 °C à pression constante.

Matériau Cp ([Link]-1K-1)
Aluminium 900

Fer 448

Laiton 70-30 375

Acier inox 316 502

Alumine (Al2O3) 775

Verre ordinaire 840

Polypropylène 1925

Bakélite 1600

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-4
Vous devez relier deux localités séparées d’une distance l par une ligne électrique. Les pylônes de cette
ligne ont une certaine capacité portante et la masse totale de conducteurs électriques utilisés sur cette ligne ne
peut dépasser une certaine valeur. Comme matériau à utiliser pour les fils conducteurs, vous avez le choix entre
l’aluminium et le cuivre et vous désirez limiter les pertes par effet Joule dans la ligne en utilisant le matériau qui
a la plus faible résistance électrique par unité de longueur de ligne.
a) Choisissez-vous le cuivre (Cu) ou l’aluminium (Al) comme conducteur de cette ligne ?
Lorsque cette ligne électrique fonctionne à pleine puissance en service, on constate que la résistance de
la ligne augmente de 8% à cause de l’échauffement des conducteurs.

b) Calculez l’élévation théorique ∆θ de température (en °C) des conducteurs quand la ligne fonctionne à
pleine puissance.

Données: Voir Tableau 9.3 (p. 413 du livre Des Matériaux)


Masse volumique du cuivre ρCu = 8,96 g/cm
3

Masse volumique de l’aluminium ρAl = 2,70 g/cm


3

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-5
Utilisé pour la fabrication d’un fil conducteur électrique, un cuivre commercialement pur contient les
impuretés suivantes (concentration donnée en ppm atomique) :
Fer (Fe) : 100 Chrome (Cr) : 100 Argent (Ag) : 400

a) Quelle est la résistivité ρ (en µΩ.cm) de ce cuivre commercial ?


b) Quelle est la valeur de la résistance R (en Ω) d’un fil conducteur fait de ce cuivre commercial et ayant une
longueur de 100 m et un diamètre de 3 mm ?

c) Si ce fil était fait de cuivre pur, quelle augmentation de température ∆θ (en °C) devrait-on lui imposer pour
qu’il ait la même résistance que le fil fait de cuivre commercial ?

Données relatives à l’exercice :


Conductivité σ0 du cuivre pur à 20 °C : σ0 = 5,97x10 Ω .cm
5 -1 -1

Coefficient β de variation de la résistivité du cuivre pur en fonction de la température : β = 4,27x10-3 °C-1

0,5
µ[Link])

Fe
0,4
Variation de la résistivité ∆ρ (µ

Variation ∆ρ (en µΩ.cm)


de la résistivité du cuivre pur
en fonction de la composition 0,3
en impuretés (en ppm atomique) Cr
0,2

0,1 Ni
Ag
0

-0,1
0 100 200 300 400 500
Composition (ppm at.)

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-6
-8
À température ambiante (205 °C), la résistivité de l’aluminium est égale à 2,655x10 Ω.m et la mobilité
-3 2 -1 -1
de ses électrons de conduction est égale à 1,2x10 m V s .
3
a) Calculez le nombre d’électrons de conduction par cm d’aluminium.
b) Calculez le nombre moyen d’électrons de conduction par atome d’aluminium.

Données : masse volumique de l’aluminium ρ = 2,7 g/cm3.

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-7
Un bronze (alliage de cuivre et d’étain) a une composition nominale C0 = 10 %m d’étain. À l’état
d’équilibre et à la température ambiante, ce bronze est constitué d’une phase ε riche en étain (37 %m) et de
cuivre ayant une concentration négligeable d’étain en solution solide.
Calculez la résistivité (en Ω.m) de cet alliage à la température ambiante.

Données : Résistivité (Ω.m) ρCu = 1,80x10-8 ρε = 5,35x10-8


3
Masse volumique (g/cm ) mCu = 8,94 mε = 8,25

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-8
Considérez le germanium qui est un semi-conducteur et dont certaines propriétés caractéristiques sont
données au tableau 9.7, p. 436 du livre Des Matériaux.
a) Calculez les densités Ne et Nt des niveaux d’énergie dans la bande de conduction et dans la bande de
valence du germanium à la température ambiante (20 °C).
b) À quelle température (en °C) doit-on porter le germanium pour que sa conductivité électrique soit 50 fois
plus élevée qu’à la température ambiante (20 °C) ?

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-9
Le silicium, matériau abondamment utilisé pour fabriquer des dispositifs à semi-conducteurs, a une
température de fusion égale à 1420 °C et sa maille cristalline est semblable à celle du diamant, présentée à la
figure 3.19 du livre « Des Matériaux », le paramètre de la maille a étant égal à 0,543 nm.
3
a) Calculez le nombre N d'atomes de silicium par centimètre cube (cm ) de matériau.
3
b) Calculez le nombre n de porteurs de charges (ne et nt) par cm qui sont présents à 20 °C dans du silicium
pur, qui est alors un semi-conducteur intrinsèque.
c) À température ambiante (20 °C), quel est rapport r du nombre d’atomes de Si ionisés au nombre total
d’atomes de Si ?

d) Si l'on porte le silicium pur à 1400 °C (température inférieure de seulement 20 °C à sa température de


σi)1400 / (σi)20 des conductivités du Si obtenues respec-
fusion), quelle est alors la valeur du rapport R = (σ
tivement à 1400 et à 20 °C ?

On peut obtenir, à température ambiante, une conductivité σext égale à la conductivité intrinsèque
σi)1400 du silicium à 1400 °C en le dopant avec des atomes de phosphore.

e) De quel type de semi-conducteur extrinsèque est alors le silicium dopé au phosphore ?
f) Quelle doit être la concentration atomique Cd de phosphore dans le silicium dopé pour que sa conductivité
extrinsèque (σext)20 à température ambiante soit égale à la conductivité intrinsèque (σ
σi)1400 du silicium pur
au voisinage de sa température de fusion ?

Données : tableau 9.7 du livre « Des Matériaux »

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-10
Le carbure de silicium SiC est une céramique semi-conductrice dont voici la valeur de quelques
propriétés physiques :

Conductivité électrique intrinsèque : σi = 8 S/m à 20 °C


Mobilité des électrons : µe = 0,04 m2/V.s
Mobilité des trous : µt = 0,02 m2/V.s
Largeur de la bande interdite : Eg = 2,9 eV
a) Quel est le type de liaison prédominante dans le SiC ?
b) Quel est le nombre n de porteurs de charges électriques par unité de volume à 20 °C ?
c) À quelle température (en °C) faut-il chauffer le carbure de silicium pour que sa conductivité électrique soit
égale à 1000 S/m ?
d) Si on ajoute de l’azote comme dopant au SiC, quel type de semi-conducteur extrinsèque obtient-on ?
3
e) Quelle quantité d’azote (en atome/m ) faut-il ajouter au SiC pour que sa conductivité soit égale à 1000 S/m
à 20 °C ? On supposera que tous les atomes d’azote contribuent à la conductivité extrinsèque.

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-11
Fait en silicium intrinsèque, un thermistor a la forme d’un disque d’épaisseur e = 4 mm. On applique une
différence de potentiel égale à 1 V entre les deux faces de ce disque.
a) Calculez la vitesse de dérive v des électrons dans ce thermistor.
b) Sous l’effet de ce champ, quel sera le temps (en ms) mis par un électron pour traverser le thermistor dans
son épaisseur.

Données : tableau 9.7 du livre Des Matériaux

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-12
Vous devez faire le choix d’un matériau ferromagnétique pour les deux applications suivantes :
1) un noyau de transformateur électrique ; 2) l’aiguille d’une boussole.
a) Pour chacune de ces applications, quel type de matériau ferromagnétique (soit de type dur, soit de type
doux) choisirez-vous ?
b) Parmi les caractéristiques présentées au tableau suivant, lesquelles doivent appartenir au matériau
ferromagnétique de type dur ou de type doux que vous avez choisi pour l’application ci-dessus ? Cochez
les cases appropriées.

Description de cette caractéristique Dur Doux

Module d’Young E élevé

Champ coercitif HC élevé

Perméabilité magnétique relative µr faible (voisine de 1)


Microstructure à gros grains

Forte densité de dislocations obtenue par écrouissage

Métal ou alliage monophasé

Alliage contenant une grande densité de fins précipités

Grande largeur de la bande interdite Eg


Surface de la boucle d’hystérésis petite

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-13
Un fil de cuivre (6 m de long, 5,6 mm de diamètre), ayant une résistivité ρ de 1,54 x 10 Ω.cm à 0°C, est
-6

soumis à une différence de potentiel de 0,1 V.


a) Calculez combien d'électrons passeront par seconde dans la section du fil.

b) Sachant que la résistivité ρ à 100°C est égale à 2,22 x 10 Ω.cm, dites si le nombre d'électrons circulant
-6

par seconde dans le fil augmente ou diminue quand la température du fil est égale à 100 °C. Justifiez
quantitativement votre réponse.

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-14
La résistance électrique d'un fil métallique augmente de 30% par unité de longueur lorsqu'on l'écrouit et
que, ce faisant, on réduit sa section de 10%. De quel pourcentage la mobilité des électrons a-t-elle changé?

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-15
On désire protéger un appareil électronique très sensible de l’influence de tout champ magnétique
perturbateur en l’entourant par un écran magnétique. Tout comme le champ électrique est nul à l’intérieur d’une
cage de Faraday, le champ magnétique est nul à l’intérieur d’un écran magnétique. Parmi certains des
matériaux magnétiques recensés aux tableaux 9.9 et 9.10 du livre, lequel choisirez-vous pour l’écran
magnétique ? Faite votre choix (unique) parmi l’une de ces deux listes.

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-16
-10
Une charge électrique Q de 3x10 C doit être stockée dans un condensateur à plaques parallèles
2
ayant une surface S de 900 mm et une distance e entre plaques égale à 2 mm.
a) Quelle différence de potentiel (en V) doit-on appliquer au condensateur si l’espace entre les plaques est le
vide (cas 1)?
b) Quelle différence de potentiel (en V) doit-on appliquer au condensateur si l’espace entre les plaques est
occupé par un diélectrique dont la permittivité relative εr est égale à 4 (cas 2)?
c) Quelle est la capacitance (en pF) de ce condensateur dans les cas 1 et 2 décrits ci-dessus ?

d) Quelle est la densité superficielle de charges présentes (en µC/m ) sur les plaques dans le cas 2 ?
2

e) Quelle est la polarisation (en µC/m ) présente dans le diélectrique dans le cas 2 ?
2

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Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-17
On désire produire un semi-conducteur extrinsèque de type p en utilisant du silicium pur. À température
ambiante (20 °C), ce semi-conducteur extrinsèque doit avoir une conductivité électrique σ égale à 200 S/m. On
supposera que tous les porteurs de charge de l’élément dopant participent à la conduction à température
ambiante.
a) À quelle température (en °C) devrait-on porter le silicium pur pour qu’il ait la conductivité recherchée ?
b) Quel élément dopant doit-on ajouter au silicium pur pour obtenir le semi-conducteur extrinsèque de type p ?
c) Quelle doit-être la concentration atomique Cap (en ppm atomique) d’élément dopant à ajouter au silicium
pour obtenir la conductivité recherchée ?
d) Si l’on désirait obtenir un semi-conducteur extrinsèque de type n ayant cette même conductivité de 200 S/m
à 20 °C, quelle serait la concentration atomique Can (en ppm atomique) requise en élément dopant ?

Masse volumique du silicium ρSi = 2,33 g/cm


3
Données :
Tableau 9.7 du livre « Des Matériaux »

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 9 – Propriétés physiques


EXERCICE 9-18
On applique une différence de potentiel de 300 V à un condensateur à plaques parallèles séparées de 3
mm. La polarisation apparaissant dans le diélectrique situé entre les plaques est alors égale à 5 µC/m .
2

a) Quelle est la valeur de la constante diélectrique du matériau diélectrique ?

b) Quelle est la valeur (en µC/m ) de la densité superficielle de charge sur les plaques du condensateur ?
2

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 9 –Propriétés physiques


EXERCICE 9-19
Considérez la maille cristalline élémentaire quadratique du titanate de baryum (BaTiO3) représentée à la
figure 9.22 du livre Des Matériaux.
a) Calculez le moment dipolaire Me (en C.m) associé à cette maille.
b) Calculez le moment dipolaire M (en C.m) associé à un disque de BaTiO3 (diamètre = 1 cm, épaisseur = 2
mm) servant de transducteur pour ultrasons et pour lequel l’axe z de la maille élémentaire est
perpendiculaire au plan du disque.
2
c) Calculez la polarisation P0 (en C/m ) de la maille de BaTiO3. Rappel : la polarisation est égale au moment
dipolaire par unité de volume.
Sur le disque de la question (b), on applique un champ électrique alternatif tel que la polarisation
-11 2
maximale apparaissant dans le matériau ferroélectrique est alors égale à 6,78x10 C/m .

d) Calculez la déformation maximale εz (en %) apparaissant le long de l’axe z de la maille de BaTiO3.

e) Calculez l’amplitude maximale de vibration am (en µm) du disque.

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 12 – Matières plastiques


EXERCICE 12-3
Élaboré à partir du monomère d’éthylène C2H4, le polyéthylène (PE) peut cristalliser. À l’état totalement
3 3
amorphe, sa masse volumique est égale à 0,880 g/cm , alors qu’elle est égale à 0,995 g/cm à l’état totalement
cristallisé. La maille cristalline orthorhombique centrée du polyéthylène cristallin est représentée ci-contre.

z C
H

c = 0,255 nm
y

a = 0,495 nm
x
b = 0,742 nm

a) Quelle est la valeur de la fonctionnalité du monomère ?


b) De combien d’atomes de carbone (C) et d’hydrogène (H) est constitué le motif du polyéthylène cristallin ?
c) Quel est le nombre d’atomes de carbone et celui d’atomes d’hydrogène qui appartiennent en propre à la
maille du polyéthylène cristallisé ?
d) Quel est le degré de cristallisation (en %) d’un polyéthylène à haute densité (PEhd) qui a une masse
3
volumique égale à 0,955 g/cm ?

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Chapitre 12 – Matières plastiques


EXERCICE 12-4
Considérez les trois polymères suivants :
♦ Polyéthylène (PE)
4

log E (si E en MPa)


♦ Polystyrène atactique (PS)
3 A
♦ Phénolformaldéhyde (PF) Bakélite
a) Complétez ce tableau en indiquant quels 2 B
sont :
♦ Les polymères à chaînes linéaires ;
♦ Les polymères thermodurcissables ; 1 C
♦ Les polymères cristallisables. D
b) À chacun de ces trois polymères, associez 0
une des courbes log E = f(θ) présentées ci-
contre. -1
c) Quelle est la différence de microstructure du -2
polymère entre les courbes C et D ? -100 0 1 20 300
Température θ (°C)

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Chapitre 12 – Matières plastiques


EXERCICE 12-5
Considérez trois plastiques fréquemment utilisés pour fabriquer des objets courants;
a) polyoxyméthylène (POM); b) polycarbonate (PC); c) nylon 6-6 (PA-6)
a) Leur réaction de polymérisation conduit-elle à un polymère à chaînes linéaires (L) ou à chaînes réticulées
(R) ? Se fait-elle avec (AC) ou sans condensation (SC) d’un sous-produit? Complétez le tableau en utilisant
les abréviations suivantes :
L = chaînes linéaires; R = chaînes réticulées; SC = sans condensation; AC = avec condensation
b) Classez ces polymères par ordre décroissant (1, 2 ou 3) selon leur possibilité de cristallisation.
c) Voici leur courbe de résilience Izod. Pour chacun des 80
polymères, quelle est sa Température de Transition POM
Ductile-Fragile définie pour un niveau d’énergie égale à 20 PA-6
60
joules? PC

Énergie (J)
d) Vous voulez fabriquer une pelle à déneiger dont la spatule
et la poignée sont en matière plastique. Lequel de ces
40
polymères choisissez-vous?
20

0
-60 -40 -20 0 20 40
Température (°C)

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Chapitre 12 – Matières plastiques


EXERCICE 12-6
Voici trois réactions de polymérisation :

H H H H H H H H OH
| | | | | | | | |
H H O
C C + C C A C C + C C B
+ H–C C
| | | | | | | | H
H H H H H Cl H Cl H H
|
1 2 H 3

a) Quelle réaction donne lieu à une polymérisation de condensation?


b) Quel produit sera le plus facilement cristallisable?
c) Quel produit sera le plus rigide?
d) Quel produit ne présente pas d'état caoutchoutique lorsque l’on élève la température ?
e) Classez ces produits dans la catégorie des thermoplastiques (TP) ou des thermodurcissable (TD).

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Chapitre 12 – Matières plastiques


EXERCICE 12-7
À chacune de ces classes de polymères, associez les énoncés qui leur conviennent.
Classe : Thermoplastiques Thermodurcissables

Énoncés : a) sont très généralement amorphes.


b) présentent un état caoutchoutique quand la température augmente.
c) ont une structure réticulée.
d) peuvent partiellement cristalliser sous certaines conditions.
e) sont conducteurs électriques.
f) sont recyclables plusieurs fois.
g) sont formés de chaînes linéaires ou ramifiées.
h) se décomposent sans fondre lors d’une élévation de température.
i) ont un module d’Young qui dépend du temps d’application de la charge.
j) sont obtenus uniquement par polymérisation d’addition sans condensation.

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Chapitre 12 – Matières plastiques


EXERCICE 12-8
Le résultat de la mesure de la distribution en nombre (xi) et en masse (mi) des macromolécules d’un
polytetrafluoroethylène (Téflon) en fonction de la masse moléculaire Mi des macromolécules est résumé au
tableau suivant

Masse moléculaire Mi
3 Fraction en nombre xi Fraction en masse mi
(10 g/mole)
10 – 20 0,03 0,01
20 – 30 0,09 0,04
30 – 40 0,15 0,11
40 – 50 0,25 0,23
50 – 60 0,22 0,24
60 – 70 0,14 0,18
70 – 80 0,08 0,12
80 – 90 0,04 0,07

a) Quelle est la masse moléculaire moyenne M n en nombre de ce polymère, exprimée en g/mole ?


b) Quel est le degré moyen de polymérisation x de ce polymère ?
c) Quelle est la masse moléculaire moyenne M p en poids de ce polymère, exprimée en g/mole ?
d) Quelle est la valeur de l’indice de polydispersité de ce polymère ?

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Chapitre 12 – Matières plastiques


EXERCICE 12-9
Pour un polymère viscoélastique soumis à un essai de relaxation de contrainte, la contrainte σt,
agissant sur le polymère au temps t, varie en fonction du temps t selon l’équation suivante :

 t
σ t = σ 0 exp − 
 τ
où : σ0 est la contrainte initiale apparue à l’application de la déformation ε imposée au temps t = 0 ;
τ est appelé la constante de relaxation viscoélastique du matériau.
On soumet un échantillon de polymère viscoélastique à une déformation instantanée ε = 1,8 %. La
contrainte initiale σ0 est alors égale à 50 MPa. Après 120 secondes de maintien de la déformation, la contrainte
σ120 est égale à 30 MPa.
Calculez le module d’Young E du polymère si ce module est défini à 10 s (E10) ou s’il est défini à 90s
(E90).

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Chapitre 12 – Matières plastiques


EXERCICE 12-10
La figure 6.36 du livre Des Matériaux (p. 266) schématise trois arrangements possibles des
macromolécules des polymères. Pour chacun de ces arrangements (a, b, c), indiquez quel arrangement …
1) permet d’atteindre le degré de cristallinité le plus élevé;
2) est obtenu grâce à des monomères dont la fonctionnalité est supérieure à 2;
3) conduit à une matière plastique ayant la rigidité la plus élevée;
4) est un polymère ramifié;
5) possède la température de transition vitreuse la plus basse;
6) conduit à une matière plastique thermodurcissable;
7) conduit à une matière plastique thermoplastique;
8) conduit à une matière plastique ayant le comportement viscoélastique le plus marqué.

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Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-3
Des essais de compression ont été réalisés à température ambiante sur deux matériaux céramiques :
♦ une alumine Al2O3 (matériau A)
♦ une porcelaine (matériau B).
Les éprouvettes de compression étaient de forme cylindrique, avec une hauteur initiale h0 = 50 mm et
2
une section initiale S0 = 200 mm . Les résultats des essais de compression sont compilés au tableau des
données. FR est la force de rupture en compression et hR est la hauteur de l’éprouvette à l’instant de cette
rupture. α est le coefficient de dilatation thermique des matériaux A et B.

Matériau FR (kN) hR (mm) a (10-6 °C-1)

A : Alumine 420 49,650 4

B : Porcelaine 200 49,625 7,5

a) Calculez la résistance en compression RmC (en MPa) et le module d’Young E (en GPa) de l’alumine et de
la porcelaine.
Avec ces deux matériaux A et B, on réalise le montage ci-dessous. À la température ambiante, les deux
barreaux sont placés bout à bout entre appuis infiniment rigides.

l = 10 cm l = 10 cm

B A

SB = 1 cm2 SA = 0,5 cm2

b) Si l’on chauffe brusquement les deux barreaux A et B de ce montage, lequel des barreaux (A ou B) limitera
la température maximale pouvant être atteinte sans rupture du barreau ? Justifiez votre choix par des
calculs appropriés.
c) Dans les conditions d’un chauffage extrêmement rapide décrit ci-dessus, calculez l’augmentation maximale
de température tolérable ∆θ (en °C).
d) Calculez l’énergie élastique totale (en J) emmagasinée dans les deux barreaux A et B lorsque la rupture
du barreau identifié en b) intervient à la suite du choc thermique.

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Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-4
Souvent utilisé dans la fabrication des céramiques, le kaolin, qui a pour formule chimique
Al2O3.(SiO2)2.(H2O)2, subit une déshydratation complète au cours du frittage. Une pièce en kaolin est frittée
à 1500 ºC et refroidie à la température ambiante (20 ºC).
a) Quelles sont les phases en présence et leurs fractions respectives (en % massique) dans la pièce frittée ?
Consultez le diagramme d’équilibre SiO2 - Al2O3.
Après frittage, on constate que cette pièce a 15 % de porosité.

b) Quelle est la masse volumique ρ (en g/cm ) de cette pièce ?


3

c) Quel est le module d’Young E (en GPa) du kaolin de cette pièce, sachant que le module d’Young du kaolin
sans porosité est égal à 280 MPa ?
Pour diminuer le taux de porosité, on peut faire apparaître une certaine proportion de phase liquide au
cours du frittage. Au refroidissement, cette phase liquide, qui a envahi les pores, se transforme en phase
vitreuse colmatant ces derniers. Dans le cas présent, on supposera que seule la température de frittage peut
être modifiée.
d) Entre quelles températures minimale et maximale (en °C) doit-on effectuer le frittage pour qu’il y ait
formation d’une phase vitreuse après refroidissement ?
e) Quelle sera la proportion (en %m) de phase vitreuse obtenue après refroidissement ?

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Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-5
La porosité apparente d'une brique est le rapport entre le volume des pores interconnectés (ce volume
peut être comblé par un fluide) et le volume extérieur de la pièce considérée. Pour une application dans un
procédé particulier, vous avez le choix entre deux briques (A et B) de silice (SiO2), de même composition
provenant de deux fabricants différents. Ayant à votre disposition une éprouvette de chacun de ces matériaux,
vous avez mesuré (par immersion) le poids d'eau absorbée. Les résultats des mesures se trouvent dans le
tableau ci-dessous.

Dimensions de l’éprouvette (cm)


Masse d’eau absorbée (kg)
x y z
Brique A 5 8 15 0,108
Brique B 7 12 20 0,235

a) Quelle brique choisirez-vous pour une application dans un procédé faisant intervenir les liquides corrosifs?
b) Quelle brique choisirez-vous comme isolant thermique?
c) Quelle brique sera plus résistante à l'initiation des fissures causées par un choc thermique très rapide?
Choix de réponses : A, B ou SO (sans objet).
d) En supposant qu'à la fabrication les deux briques subissent une pressage identique puis un frittage, laquelle
a été frittée à plus basse température ?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-6
Pour diminuer les coûts de production de tiges en carbure de silicium (SiC), on décide de les fabriquer
par la méthode de frittage des poudres, ce qui conduit toujours à une certaine porosité du matériau final. La
résistance à la traction Rm0 du SiC massif (sans porosité) est égale à 2000 MPa et la résistance Rm du SiC fritté
dépend du degré de porosité p (en %) selon l'équation suivante:

R m = (R m )0 e −5p
a) Calculez le degré de porosité maximal (en %) que l'on pourra tolérer si l'on vise une résistance à la traction
Rm de 1500 MPa pour les tiges frittées.
b) Après les premiers essais de fabrication, on constate que les tiges n'atteignent pas la résistance minimale à
la traction de 1500 MPa. Comment doit-on faire varier les paramètres du procédé de frittage pour obtenir la
résistance voulue ?
Utilisez le code de réponse suivant : A = augmenter; D = diminuer; C = maintenir constant
Température Temps Pression Finesse poudre initiale

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Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-7
On désire fabriquer un ferrite (aimant en céramique) du type NiFe2O4 sous forme d'un cube. L'objet
3
avant frittage a une porosité de 28% et, après frittage, une densité de 4,95 g/cm . La densité théorique de cette
3
céramique (sans pore) est de 5,14 g/cm .
a) Quelle est la porosité (en %) après frittage ?
b) Si la dimension finale de l'aimant doit être de 16,3 mm, quelle doit être la dimension (en mm) de la matrice
dans laquelle on compacte la pièce avant frittage ?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-8
En considérant les équations relatives au choc thermique (voir section 7.6.2 du livre «des Matériaux») et
leurs conséquences, dites si les propositions suivantes sont vraies (V) ou fausses (F). Justifiez vos réponses.
a) Plus le coefficient de dilatation linéique α est faible, plus la contrainte thermique est élevée.
b) Pour une pièce donnée, plus le choc thermique est rapide, plus la contrainte en résultant à un temps donné
est faible.
c) Une trempe infiniment rapide cause irrémédiablement la rupture de la pièce.
d) Plus la trempe est lente, plus il faut de temps pour que la contrainte développée atteigne sa valeur
maximale.
e) pour une valeur finie du nombre de Biot β, la contrainte thermique maximale est atteinte instantanément.

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-9
Considérez les trois céramiques suivantes dont certaines propriétés sont données dans le tableau ci-
dessous. Pour ce qui est de leur résistance au choc thermique, dites quel est le matériau le plus approprié dans
le cas où :
a) l'on trempe une petite pièce très rapidement de 580 à 420°C;
b) l'on trempe une grosse pièce assez lentement entre les deux mêmes limites de température.

CÉRAMIQUE A : Al2O3 B : SiC C : Si3N4


Résistance à la flexion (MPa) 500 500 450
Module d'Young E (GPa) 400 410 220
Coefficient de Poisson, ν 0,27 0,24 0,27
Coefficient de dilatation α 9,0 x 10
-6
4,3 x 10
-6
3,2 x 10
-6
entre 0 et 1000°C
Conductibilité thermique k
-1 -1
à 500°C (Wm K ) 8,0 84 15

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Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-10
Vous disposez de pièces en céramique vitreuse qui doivent subir des variations brusques de
température au cours de leur utilisation. On suppose qu’à l’occasion d’un choc thermique très sévère, la surface
de la pièce change instantanément de température et qu’il n’y pas d’échange de chaleur avec le cœur de la
pièce. La céramique vitreuse a les propriétés suivantes :
Résistance à la traction : (Rm)t = 80 MPa
Résistance à la compression : (Rm)c = 150 MPa
Coefficient de dilatation : α = 6,7 x 10-6 °C-1
Module d’Young : E = 80 GPa
Coefficient f(ν): f(ν) = 1
a) Calculez la déformation élastique (en %) et la contrainte (en MPa) apparaissant à la surface de la pièce si
celle-ci est portée très rapidement à 260 °C à partir de la température ambiante (20 °C).
b) Dans ces conditions, y aura-t-il rupture de la pièce s’amorçant à sa surface ?

c) À partir de quelle température θ (en °C) y aura-t-il rupture de la pièce s’amorçant à sa surface si la pièce est
brusquement refroidie de la température θ jusqu’à la température ambiante (20°C) ?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-11
Pour imperméabiliser les céramiques qui sont généralement poreuses, on leur applique une « glaçure »
qui est une couche céramique superficielle vitrifiée se formant à haute température. Vous devez glacer une
céramique poreuse massive A et vous avez le choix entre deux glaçures B et C. Ces deux glaçures ont une
résistance à la traction et une résistance en compression très semblables, leur résistance en compression étant
deux fois plus élevée que celle en traction.
Données :

Céramique A Glaçure B Glaçure C

Coeff. dilatation α (10 °C )


-6 -1
4,8 2 5,5

a) Quel type de contrainte (traction T ou compression C) se développera dans la couche de chacune de ces
glaçures au cours du refroidissement suivant la formation de la glaçure à haute température?
b) Si la pièce ainsi glacée est soumise à des chocs thermiques brutaux, quelle glaçure risque de se fissurer,
selon que l’on applique à la pièce un échauffement brusque ou un refroidissement brusque? On suppose
que la céramique massive impose sa déformation à la glaçure.
c) Pour quelle glaçure l’amplitude critique de variation brusque de température (en °C) entraînant sa
fissuration sera la plus faible?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-3
Un composite à matrice métallique est fait d’une matrice d’alliage d’aluminium (Al) renforcée de fibres
continues de carbure de silicium (SiC). La fraction volumique Vf de fibres est égale à 35% et les propriétés des
composants sont données au tableau suivant.

Unités Al SiC

Module d’Young E GPa 70 500

Limite d’élasticité Re MPa 280 ------

Résistance à la traction Rm MPa 520 2500

Allongement après rupture Af % 11,66 ------

a) Calculez le module d’Young E (en GPa) du composite.


b) Calculez l’allongement AC (en %) du composite à l’instant de sa rupture.
c) Calculez la limite d’élasticité ReC (en MPa) du composite.
d) Calculez la résistance à la traction RmC (en MPa) du composite en supposant que la courbe de traction de
l’aluminium est linéaire dans son domaine plastique entre la limite d’élasticité et la résistance à la traction.

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-4
Considérez un composite « Polyépoxyde – Fibres de verre ». Les fibres industrielles sont continues et
de type E (voir les propriétés de ce renfort au tableau 14.2 du livre Des Matériaux).
a) Calculez la fraction volumique de fibres pour que la résistance à la traction du composite soit au moins
égale à celle de la matrice.
b) Quelle est la fraction volumique de fibre qui conférera au composite une résistance dix fois plus élevée que
celle de la matrice?
c) Quelle sera alors la masse volumique du composite réalisé?

Données : Polyépoxyde: E = 2,4 GPa; Rm = 75 MPa; ρm = 1,3 g/cm3

Verre type E : ρf = 2,54 g/cm3

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-5
Un composite est fait de 50% de matrice de polyépoxyde et 50% de mat de fibres de verre de type E.
Ce composite se comporte élastiquement jusqu’à sa rupture.

a) Quel est le module d’Young E (en GPa) du composite?


b) Quelle est la résistance à la traction RmC (en MPa) du composite?

Comparez la rigidité spécifique ρ et la résistance spécifique Rm/ρ


E/ρ ρ du composite (C) à celles d’un
acier ordinaire à bas carbone (A).
c) Lequel de ces deux matériaux présente la meilleure rigidité spécifique et la meilleure résistance spécifique?
Répondez par A ou C.

Données : Verre Polyépoxyde Acier

E (GPa) : 70 2,5 210


Rm (MPa) 2000 45 400
ρ (g/cm3) : 2,54 1,3 7,8

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-6
Considérez deux matériaux composites constitués de fibres continues orientées selon l'axe de traction.
Dans un cas (A) la matrice est une résine époxyde et dans le second cas (B) une matrice de polyamide. Dans
les deux cas, le renfort est de fibres de verre de type S. Consultez les données pour obtenir les propriétés
mécaniques de chacun de ces composants.
a) Pour chaque cas (A et B), calculez la contrainte maximale (en MPa) que pourra supporter la matrice.
b) Quelle est la résistance à la traction du matériau du composite B si la fraction volumique de fibres est égale
à 60%?
c) Quelle sera la résistance à la traction du matériau composite B avec 40% de fibres, si l'axe de traction est
perpendiculaire à l'axe des fibres? (On suppose que la rupture ne se produit pas par la décohésion
« fibres – matrice »).

Données :

E (GPa) Re (MPa) Rm (MPa) A (%)


Époxy (A) 2,4 -- 95 --
Polyamide (B) 2,0 45 47 25
Verre S 84,0 -- 2 800 --

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-7
Dans un tuyau cylindrique (diamètre extérieur D, épaisseur e) soumis à une pression interne p, la
contrainte maximale tangentielle σt qui se développe dans le matériau est donnée par la relation suivante :

pD
σt = .
2e
Vous devez choisir un matériau pour construire un tuyau de 50 cm de diamètre extérieur et devant
supporter une pression interne de 16 MPa. Vous avez à votre disposition les trois matériaux suivants :

A : acier; B : aluminium ; C :polyester renforcé de fibres de verre.

Re Rm A% E ρ Prix
MPa MPa GPa kg/m
3 $/kg
A : Acier 400 625 22 210 7 860 0,50$
B : Alliage d'aluminium 250 300 12 70 2 720 2,75$
C : Polyester renforcé
100 170 1 12 1 300 7,50$
de fibres de verre

a) Pour chaque matériau, quelle devra être l'épaisseur e minimale du tuyau, si l’on ne tolère pas de
déformation permanente du tuyau?
b) Quel matériau choisissez-vous si le facteur « Coût » est primordial?
c) Quel matériau choisissez- vous si le tuyaux doit être le plus léger possible?
d) Quel matériau choisissez-vous si le tuyau est enterré dans un sol où il y a risque sévère de corrosion?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-8
Un composite est fait d’une matrice de polyester (Em = 3,4 GPa) qui est renforcée de 40 % volumique
de fibres de verre continues alignées (Ef = 70 GPa).
a) Calculez le module d’Young longitudinal EC (en GPa) de ce composite.
2
b) Si l’on applique une contrainte longitudinale de 60 MPa sur une section 300 mm de ce composite, quelles
sont les forces Fm et Ff (en kN) qui s’exercent respectivement sur la matrice et sur les fibres?

c) Quelle déformation ε (en %) subit la matrice et les fibres pour cette contrainte de 60 MPa?
d) Si la résistance à la traction des fibres et celle de la matrice sont respectivement égales à 3 GPa et 70 MPa,
quelle est la résistance à la traction RmC (en MPa) du composite?

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-9
Un composite est fait d’une matrice d’époxy renforcée de fibres de verre continues alignées. La fraction
volumique Vf de renfort est égale à 35 %. Les propriétés mécaniques des constituants sont données ci-
dessous.

E (GPa) Re (MPa) Rm (MPa) Af (%)


Epoxy 5 30 40 4,5
Fibres de verre 65 ------- 260 -------

a) Est-ce que la courbe de traction de ce composite présente une limite d’élasticité ? Répondre par oui ou non
b) Quelle est la valeur du module d’Young E (en GPa) de ce composite ?
c) Quelle est la résistance à la traction RmC (en MPa) du composite ?

d) Quelle est la valeur de la déformation maximale εfC (en %) du composite juste avant sa rupture ?
e) Lorsque ce composite est soumis à une contrainte de traction, calculez le rapport r = Ff/Fm où Ff est la
force supportée par les fibres et Fm celle supportée par la matrice.

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Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-10
On désire fabriquer un composite à matrice d’époxy contenant au maximum 40% vol. de fibres de
renfort, continues et alignées. Ce composite doit, au minimum, avoir les propriétés mécaniques suivantes dans
le sens longitudinal :
EC ≥ 50 GPa RmC ≥ 1200 MPa
La matrice d’époxy a les propriétés suivantes : Em = 3 GPa ; RmmC = 70 MPa

Lequel (ou lesquels) des trois matériaux suivants : verre de type E (V), Kevlar 49 (K) et carbone à haute
résistance (C) est un candidat possible comme matériau de renfort ?
Données : consultez les tableaux appropriés du chapitre 14 du livre et utilisez la valeur inférieure d’une
propriété donnée pour faire vos calculs.

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ème
Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-11
Un composite est fait d’une matrice de polyépoxyde contenant des fibres de verre E, courtes et alignées.
Ces fibres ont une longueur de 10 mm et un diamètre de 0,2 mm; leur résistance à la traction Rmf est égale à
2100 MPa. La cission τ à l’interface « matrice – renfort » est égale à 10 MPa.
a) Y aura-t-il rupture des fibres quand le composite sera sollicité en traction, dans le sens des fibres, jusqu ‘à
sa rupture? Répondez par Oui ou Non après avoir justifié votre réponse par des calculs appropriés.
b) Si le diamètre des fibres reste inchangé, quelle doit-être la longueur des fibres pour que la contrainte
maximale dans la fibre soit égale à Rmf ?
c) Si les fibres ont une longueur égale ou supérieure à celle trouvée à la question (b), est-ce que la rupture du
composite sera due à la rupture des fibres (F) ou de celle de la matrice (M) ? Répondez par F ou M.

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ème
Des Matériaux (3 édition) Énoncé des exercices

Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-12
Un composite à matrice métallique est fait d’une matrice d’alliage d’aluminium (Al) renforcée de fibres
continues de carbure de silicium (SiC). La fraction volumique Vf de fibres est égale à 35% et les propriétés des
composants sont données au tableau suivant.

Unités Al SiC

Module d’Young E GPa 70 500

Limite d’élasticité Re MPa 280 ------

Résistance à la traction Rm MPa 520 2500

Allongement après rupture Af % 11,66 ------

a) Calculez le module d’Young E (en GPa) du composite.


b) Calculez l’allongement AC (en %) du composite à l’instant de sa rupture.
c) Est-ce que ce composite présentera une zone de déformation plastique sur sa courbe de traction avant que
sa rupture ne soit atteinte ? Répondez par Oui ou Non après avoir justifié votre réponse par un graphique
quantitatif.
d) Calculez la limite d’élasticité ReC (en MPa) du composite.
e) Calculez la résistance à la traction RmC (en MPa) du composite en supposant que la courbe de traction de
l’aluminium est linéaire dans son domaine plastique entre la limite d’élasticité et la résistance à la traction.

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