! Enoncés
! Enoncés
A A
Montage I Fe Al l0 Fe Al Montage II
B B
F F
Dans le montage I, les fixations A et B sont des encastrements infiniment rigides. Dans le montage II, la
fixation A est un encastrement infiniment rigide, alors que la fixation B est constituée de rotules permettant aux
deux barreaux de se déformer indépendamment l’un de l’autre.
Vous disposez des données suivantes :
3 2
Charge appliquée : F = 2x10 N Section initiale : S0 = 10 mm Longueur initiale : l0 = 1 m
Module d’Young : EFe = 210 GPa EAl = 70 GPa
a) Pour le montage I, calculez la contrainte (en MPa) et la déformation (en %) de chacun des deux barreaux.
b) Pour le montage II, calculez la contrainte (en MPa) et la déformation (en %) de chacun des deux barreaux.
EXERCICE 1-4
La barre représentée ci-dessous est soumise à une force axiale de traction égale à 14 500 N dans le
domaine élastique. Son allongement élastique total est égal à 2 mm. Les données relatives au problème sont
les suivantes :
On néglige les concentrations possibles de contraintes;
Les cotes sont données en millimètres.
500
500
F
P F
Φ = 10 α
a) Quelle est la contrainte nominale (en MPa) développée dans chacune des sections?
b) Quel est le module d'Young (en GPa) du matériau dont est faite cette barre?
c) Quelle est la valeur (en MPa) de la tension σ et de la cission τ s’exerçant dans le plan P incliné de α = 60°
tel qu’indiqué sur la figure ?
3
Données: masse volumique de l'aluminium = 2,7 g/cm
2
accélération de la pesanteur = 9,8 m/s
• Sous une force F1 de 5 kN, la distance entre les points de référence est égale à
100,6 mm;
• Si la force est supprimée, la distance entre les points de référence est égale à
100,2 mm;
EXERCICE 1-14
Voici des données expérimentales partielles acquises après avoir réalisé un essai de traction sur un
matériau métallique:
a) Calculez la résistance théorique à la traction (en GPa) du SiC déduite soit du modèle des ressorts (Rthr),
soit du modèle électrostatique (Rthé).
b) Selon le modèle des ressorts, quelle est la déformation élastique ε (en %) subie par le SiC juste avant sa
rupture ?
c) Est-ce que le modèle électrostatique des liaisons conduit à un comportement élastique linéaire du matériau
jusqu’à sa rupture? Répondez par Oui ou Non
Données :
Cs Cl
910 < θ (°C) < 1394 structure cubique à faces centrées (C.F.C.), appelée austénite γ ;
1394 < θ (°C) < 1535 structure cubique centrée (C.C.), appelée ferrite δ.
Dans cet exercice, nous nous intéresserons à la ferrite α et à l’austénite γ qui joueront un rôle important
dans le traitement thermique des aciers (unité 6).
Le diamètre d’un atome de fer est égal à 0,251 nm vers 910 °C.
a) Quels sont les indices des directions de plus forte densité atomique dans la ferrite α et dans l’austénite γ ?
b) Quels sont les indices de Miller des plans de plus grande densité atomique dans la ferrite α et dans
l’austénite γ ?
c) Combien de plans spécifiques contient la famille des plans de plus grande densité atomique dans la ferrite
α et dans l’austénite γ ? Donnez les indices de Miller de ces plans spécifiques.
d) Quelle est la valeur du paramètre a (en nm) de la maille de la ferrite α et de celle de l’austénite γ ?
e) Quelle est la masse volumique ρ du fer (en g/cm ) selon que celui soit sous forme de ferrite α à 909 °C ou
3
Al2O3 ALUMINIUM
Re 0,2 (MPa) - 40
Rm (MPa) 250 110
A (%) 0 30
a) Lequel de ces matériaux peut se déformer plastiquement et à quelle force (kN) appliquée apparaît cette
déformation?
b) Quelle sera, pour chaque matériau, la force (en kN) causant la rupture de la plaquette?
50
Cotes en mm
120
Φ = 15
5
F
F
L
2
énergie élastique par unité de longueur de dislocation est égale à Gb (G = module de Coulomb = 46 GPa
pour Cu; b = vecteur de Burgers d’une dislocation = 0,25 nm dans Cu).
a) Calculez l’énergie élastique Wél (en kJ/m3) emmagasinée dans le cuivre recuit à sa limite proportionnelle
d’élasticité.
3
b) À quelle hauteur hél (en m) doit-on élever un m de cuivre recuit pour lui communiquer une énergie
potentielle égale à cette énergie élastique?
c) Calculez l’énergie Wd (en kJ/m3) emmagasinée dans du cuivre écroui et associée à la présence des
dislocations.
3
d) À quelle hauteur hd (en m) doit-on élever un m de cuivre écroui pour lui communiquer une énergie
potentielle égale à cette énergie interne due aux dislocations?
ÉTAT Re Rm A Dureté
(MPa) (MPa) % HRC
A 410 820 20 27
B 1950 2150 12 52
C 2100 2200 5 53
Cotes en mm r = 21
D = 200 d = 150
a) Y a-t-il risque de rupture brutale de l’axe sous l’effet de la force qui lui est appliquée? Justifiez
quantitativement votre réponse et précisez ce qui se passe dans l’axe sous l’effet de la force.
b) Quelle doit-être la valeur minimale du rayon r de la gorge (en mm) pour que tous les éléments de volume
de l’axe aient un comportement purement élastique sous l’effet de la force appliquée?
Après laminage, la densité Λf de dislocations dans le cuivre écroui est alors égale à 10 cm/ cm .
13 3
b) Calculez l’augmentation ∆W d’énergie interne de la tôle (en kJ), due à l’augmentation de la densité de
dislocations.
c) À quelle hauteur h (en m) devrait-on porter la tôle non écrouie pour qu’elle ait une énergie potentielle égale
à l’augmentation d’énergie ∆W due aux dislocations introduites par le laminage?
Données : Masse volumique du cuivre ρ = 8,96 g/cm ; Accélération de la pesanteur γ = 9,8 m/s
3 2
F F
20 36
Durant son utilisation en service, une fissure de fatigue est apparue dans le congé de raccordement et a
atteint une profondeur a égale à 3 mm. Le paramètre géométrique α , associé à cette fissure, est égal à 1,2.
a) Si on applique une force de traction F égale à 56 kN sur l’axe ainsi fissuré, y aura-t-il rupture fragile brutale
de l’axe? Justifiez quantitativement votre réponse.
b) Quelle devrait être la valeur (en cm) du rayon de courbure r du congé pour que l’axe ne se rompt pas
brutalement sous l’effet de la force F ?
c) Quelle est la valeur (en MPa) de la cission τ* critique de mise en mouvement des dislocations dans le fer ?
d) Quelle devrait être la valeur de la limite proportionnelle d’élasticité d’un polycristal de fer ?
σt = PD
2e
Le tuyau peut contenir des défauts de fabrication longitudinaux (voir figure ci-dessous), qui ne sont
détectables qu’à condition d’avoir une profondeur minimale a = 5 mm et une longueur c minimale de 10 mm. Le
facteur de forme α associé à ces défauts est égal à 1,2.
Section AA
σt A
A
e
D σt Défaut
P
e
a 2c
Les normes de sécurité applicables à ces tuyaux exigent que les deux conditions suivantes soient
simultanément satisfaites :
a) Quel acier choisirez-vous et avec quelle épaisseur e (exprimée en mm) pour avoir un tuyau qui aura la plus
faible masse par unité de longueur ?
N’ayant aucune autre information sur leur ténacité, il vous consulte et vous lui proposez de réaliser un
essai Charpy à température ambiante sur chacun des aciers. Vous obtenez les valeurs suivantes pour la
moyenne de cinq essais Charpy réalisés sur chacun des aciers :
Acier W (J)
A 60
B 70
100
25
a) Quel acier choisirez-vous pour la
pièce ?
0
-100 -50 0 +50 +100
Température (°C)
Pour cette pièce en service, la contrainte de traction maximale tolérable est égale aux ¾ de la limite
d’élasticité de l’acier choisi à la question a) ci-dessus. De plus, des fissures risquent d’apparaître dans la pièce
au cours de son utilisation en service.
b) Quelle sera la longueur critique a* (en mm) d’une fissure qui entraînerait la rupture de la pièce, sachant
que le facteur géométrique α associé aux fissures est égale à 1,25 ?
c) Si une fissure atteint cette longueur critique, la rupture de la pièce sera-t-elle brutale (de nature fragile) ou
sera-t-elle précédée par une déformation plastique significative de la pièce? Justifiez quantitativement votre
réponse.
d) Quelle est la température de fusion (en ºC) du composé défini γ ? Ce composé est-il stœchiométrique ?
Données :
Traitement Caractéristiques
a) Pour chacun de ces aciers et pour chacun des traitements thermiques subis, dites quels sont les
constituants de l’acier et la dureté finale de l’acier. Présentez vos résultats sous la forme d’un tableau
semblable au suivant.
Acier
1340
Dureté
(HRC)
Constituants
Acier
4340
Dureté
(HRC)
(γ Æ11,8 %m)
Cu % m. Be
1300
370 °C
315 °C
1100
(MPa)
260 °C
Rm 900
425 °C
700
500
1300
370 °C 315 °C
1100
(MPa)
900
Re0,2
260 °C
700
425 °C
500
40
Cu + 1,9 %m. Be
260 °C
30
A (%)
315 °C
370 °C
20
425 °C
10
1 2 5 10 30 1 2 3 4 5
Minutes Heures
Temps t
b) Quelles seront les conditions de vieillissement (temps t , température θ) que vous choisirez pour satisfaire
aux propriétés mécaniques requises? Justifiez votre réponse.
c) Au cours du vieillissement, vers quelle composition chimique évoluera la composition des précipités qui
apparaissent ?
d) Si, sur des pièces faites de cet alliage, vous devez faire des opérations de mise en forme par déformation
plastique (par ex., pliage), à quelle étape du traitement thermique les ferez-vous? Justifiez votre réponse.
200
Lim ite d’élasticité R e0,2 (M Pa)
Mg + 9% Al + 2% Zn
150
°C
°C
°C
5
5
22
17
0
15
100
0,01 0,1 1 2 4 6 8 10 100 L
200 600
R ésistance à la traction R m (M Pa)
Mg + 9% Al + 2% Zn
°C
°C
0
17
15 α
150
200
α + Mg17Al12
100
0,01 0,1 1 2 4 6 8 10 100
20 0
0 2 4 6 8 10 12 14
Mg + 9% Al + 2% Zn
(Mg + 2% Zn) %m Al Æ
Allongem entA (% )
10 17
22 5° 150
5 C °C
°C
0
0,01 0,1 1 2 4 6 810 100
Temps de vieillissement (h)
A) Transformation B) Caractéristique
Perlitique 1. Elle est gouvernée par la diffusion.
γ Æ α + Fe3C 2. C’est transformation eutectoïde.
3. La transformation est indépendante du temps.
4. Le produit de transformation est fragile dans le cas des
aciers.
Martensitique 5. Le temps nécessaire pour compléter la transformation
dépend de la température.
γÆ M 6. La matrice subit une transformation allotropique.
7. Il y a formation d’une seconde phase dans la matrice
originelle.
Précipitation
α1 Æ α2 + θ
Données :
700
L
600
Température (ºC)
548
α
5,65 33,2 52,5
500
θ
400
300
200
0 10 20 30 40 50
Composition (%m Cu)
Alliage 2014
500
Al 2014
400
Re0,2 (MPa)
20 ºC
300
150 ºC
175 ºC
200
200 ºC
100
Al 2014
500
Rm (MPa)
20 ºC
400
150 ºC
300
200 ºC 175 ºC
200
30
Al 2014
20
A (%)
20 ºC
10
200 ºC 175 ºC 150 ºC
0
10-3 10-2 10-1 1 10 102 103 104
Durée du vieillissement (h)
a) Déterminez les paramètres σ0 et k de la relation de Hall-Petch d’un acier à bas carbone (Fe + 0,1% C).
b) Si on ajoute 0,8 % de manganèse (Mn) à cet acier et qu’il ait alors une taille de grain égale à 12 µm, quelle
sera la valeur (en MPa) de sa limite d’élasticité Re0,2 ?
Conseil : on supposera que l’influence d’une addition de manganèse sur la limite d’élasticité est directement
proportionnelle au pourcentage de manganèse ajouté à l’acier.
Données :
t
σ = σ 0 exp −
t0
où σ0 est la contrainte initiale, t, le temps et t0 une constante appelée temps (ou constante ) de relaxation.
Considérez le cas d'une bande de caoutchouc de 10 cm de long. Sous l'effet d'une contrainte initiale de
8,3 MPa, elle s'étire jusqu'à 14 cm. La déformation initiale est maintenue alors constante. Après 42 jours à 20°C
et dans cette position étirée, la bande n'exerce plus qu'une contrainte de 4,13 MPa. Calculez:
a) le temps de relaxation (en jours);
b) la contrainte (en MPa) exercée par la bande si celle-ci demeurait étirée 90 jours?
a) Quelle est la valeur de la vitesse de fluage dε/dt (en h ) pour le stade II de fluage de ce superalliage à 700
-1
et à 900 °C ?
b) Quelle est la valeur de l’énergie apparente d’activation Q (en kJ/mole) de la vitesse de fluage en stade II
pour ce superalliage ?
c) À quelle déformation élastique instantanée εél (en %) sont soumises les aubes quand la turbine est mise en
service ?
d) Après combien d’heures de service continu de la turbine à 800 °C (temps t exprimé en h) recommandez-
vous de procéder à l’inspection dimensionnelle des aubes pour vérifier si le jeu entre le stator et l’extrémité
des aubes est réduit à la moitié de sa valeur initiale ?
e) Si la vitesse de rotation en service du moteur est plus élevée, le temps t requis pour l’inspection sera-t-il
plus long ou plus court ? Justifiez votre réponse.
Contrainte
purement élastique;
b) Pour θν < θ < θc (état caoutchoutique), il a un
comportement viscoélastique;
c) Pour θ > θc (état visqueux), il a un comportement
viscoplastique.
C
B
X A
- 100 - 50 0 50 100
Température (°C)
100 100
% ductilité
75 75
Énergie W (J)
Ductilité (%)
50 50
25 25
Énergie
0 0
-80 -40 0 40 80
Température (ºC)
Courbes de résilience Charpy de l’acier
140
60
40
20
0
0 20 40 60 80 100 120
10-4
10-5
10-6
da/dN = 3x10-12∆K4
da/dN (m/cycle)
10-7
10-8
10-9
10-10
1 10 100
½
∆K (MPa.m )
100 100
% ductilité
75 75
Énergie W (J)
Ductilité (%)
50 50
25 25
Énergie
0 0
-80 -40 0 40 80
Température (ºC)
Courbes de résilience Charpy de l’acier
140
60
40
20
0
0 20 40 60 80 100 120
10-4
10-5
10-6
da/dN = 3x10-12∆K4
da/dN (m/cycle)
10-7
10-8
10-9
10-10
1 10 100
½
∆K (MPa.m )
a) À quelle température maximale θr doit-on effectuer le revenu pour que la contrainte nominale soit au plus
égale à 40% de la limite d’élasticité Re0,2 ?
a) Quelle sera alors la dureté de l’acier ?
b) Quelle doit être la valeur du rayon de courbure r de la gorge pour qu’en tout point de l’axe, la contrainte
locale ne dépasse 60% de la limite d’élasticité Re0,2 ?
c) Quelle est la valeur du rapport R caractérisant le chargement cyclique ?
d) À l’aide de la figure donnant la courbe de Wöhler (amplitude de la contrainte cyclique en fonction du nombre
de cycles), déterminez la durée de vie de l’axe ayant le rayon de gorge trouvé à la question c) ci-dessus ?
e) Quelle devrait être la valeur du rayon de courbure r de la gorge pour que l’axe est une durée de vie infinie,
sachant que les diamètres D et d ne peuvent être modifiés ?
N.B. : Utilisez l’abaque Kt (gorge) donné dans le livre des « Diagrammes et figures » pour calculer les facteurs
de concentration de contrainte. Sur un tel abaque Kt = f(r/d), on peut faire des extrapolations linéaires entre les
courbes de cette figure.
Cotes en mm r
D = 100 d = 87
2000 60
1500 50
Contrainte (MPa)
Rm
Dureté (HRC)
Re0,2
HRC
1000 40
Durée du revenu = 1 h
500 30
200 300 400 500 600
Température de revenu (ºC)
500
Amplitude de contrainte (MPa)
450
400
350
2 4 68
300 4 5 6 7 8
10 10 10 10 10
Nombre de cycles N
a) Quelle sera l’amplitude maximale de contrainte ∆σ tolérable sur l’axe selon l’alliage que vous choisissez ?
b) Pour la durée de vie imposée à l’axe et pour une amplitude égale de la force de flexion imposée à l’axe,
quelle devra être la valeur du rapport d2/d1, où d2 est le diamètre de l’axe s’il est fait d’alliage 7075-T6 et d1
le diamètre de l’axe s’il est fait d’alliage 2024-T6 ?
500
Amplitude de contrainte σa (MPa)
450
400
350
2 4 6 8
300 4 5 6 7 8
10 10 10 10 10
Nombre de cycles N
A
Énergie W
V U
C h = 2 mm
B
r = 25 µm r = 1 mm
Température θ
a) Quelle est la valeur de la contrainte minimum σmin et celle de la contrainte maximale σmax du chargement
cyclique ?
Au cours du montage de la pièce à sa mise en service, un ouvrier a malencontreusement rayé cette
pièce en y laissant un défaut superficiel très aigu de profondeur a0 = 0,2 mm. En temps qu’ingénieur
responsable et conscient que cette rayure sera inévitablement l’amorce d’une fissure de fatigue se propageant
dans la pièce en service, vous vous inquiétez des conséquences d’une telle rayure. Heureusement, vous
disposez de la courbe de propagation en fatigue da/dN = f(∆K) relative à cet acier (voir page suivante) et vous
vous interrogez sur plusieurs points résumés par les questions suivantes :
b) Quelle sera la longueur critique af (en mm) de la fissure qui entraînera la rupture brutale de la pièce,
sachant que le facteur géométrique α qui lui est associé est égal à 1,25 ?
c) Quelles sont les valeurs des paramètres C et n de la relation de Paris ∆Kn pour cet acier ?
da/dN = C∆
d) Si l’on suppose que la fissure de fatigue commence à se propager à partir de la racine de la rayure dès le
premier cycle de chargement en service, quel sera le nombre Nf de cycles de chargement que pourra
supporter la pièce avant de se rompre brutalement ?
Devant ces résultats, vous décidez alors de faire procéder à une inspection de la pièce en service par
contrôle non destructif (ultrasons ou radiographie aux RX). Sachant que la méthode de contrôle non destructif
ne peut détecter une fissure que si elle atteint une longueur de 2 mm, vous recommandez de procéder à cette
inspection après un certain temps de fonctionnement de la pièce.
e) Au bout de combien de jours après la mise en service de la pièce recommandez-vous de procéder à son
contrôle non destructif, sachant que la fréquence du chargement est égale à 60 cycles par jour ?
Données :
Acier Re0,2 (MPa) Rm (MPa) A (%) KIC (MPa.m½)
A 450 700 20 60
10-1
10-2
KC
10-3
da/dN (mm/cycle)
10-4
10-5
10-6
10-7
1 10 100
∆K (MPa.m½)
a) : t=
(2 n
−1 ) b) : t=
(2 n −1
−1) c) : t=
(2 n +1
)
−1
nB E σ in (n − 1) B E σ in − 1 (n + 1) B E σ in + 1
a) Si la valeur maximale de la contrainte σmax appliquée en service est égale à 500 MPa, quelle sera la
longueur critique ac1 (en mm) de la fissure entraînant la rupture brutale de la pièce ?
b) Pour cette longueur critique ac1, combien de cycles N de chargement la pièce aura-t-elle subi ?
c) Si, en service, une surcharge accidentelle se produisait, quelle devrait être alors la longueur maximum ac2
(en mm) de la fissure pour que soit évité tout risque de rupture fragile de la pièce ?
800
Acier 4340
Amplitude de contrainte σA
600
400
200
2 5
101 102 103 104 105 106 107 108
Nombre de cycles N à rupture
Amplitude de contrainte
400 350 300 250 220 180 170 160
∆σ (MPa)
N 1,5 x 10
4
4 x 10
4
2,1 x 10
5
9 x 10
5
5 x 10
6
5,1 x 10
7
1,1 x 10
8
7 x 10
8
(nombre de cycles 2 x 10
4
5 x 10
4
2 x 10
5
10
6
6 x 10
6
5 x 10
7
10
8
NR*
à la rupture)
*NR = éprouvette non rompue
b) Quelle est la limite de fatigue σf0 de cet alliage pour un nombre N de cycles appliqués égal à 10 ?
7
Cet alliage est utilisé pour réaliser un axe de transmission soumis à des efforts de flexion rotative et dont
la forme est la suivante (d = 30 mm; r = 6,6 mm):
1
σf0
0,75
d D=2d
σfent/σ
r
0,5
a) Quelle est la valeur de la contrainte minimum σmin et celle de la contrainte maximale σmax du chargement
cyclique ?
Au cours du montage de la pièce à sa mise en service, un ouvrier a malencontreusement rayé cette
pièce en y laissant un défaut superficiel très aigu de profondeur a0 = 0,2 mm. En temps qu’ingénieur
responsable et conscient que cette rayure sera inévitablement l’amorce d’une fissure de fatigue se propageant
dans la pièce en service, vous vous inquiétez des conséquences d’une telle rayure. Heureusement, vous
disposez de la courbe de propagation en fatigue da/dN = f(∆K) relative à cet acier (voir page suivante) et vous
vous interrogez sur plusieurs points résumés par les questions suivantes :
b) Quelle sera la longueur critique af (en mm) de la fissure qui entraînera la rupture brutale de la pièce,
sachant que le facteur géométrique α qui lui est associé est égal à 1,25 ?
c) Quelles sont les valeurs des paramètres C et n de la relation de Paris ∆Kn pour cet acier ?
da/dN = C∆
d) Si l’on suppose que la fissure de fatigue commence à se propager à partir de la racine de la rayure dès le
premier cycle de chargement en service, quel sera le nombre Nf de cycles de chargement que pourra
supporter la pièce avant de se rompre brutalement ?
Devant ces résultats, vous décidez alors de faire procéder à une inspection de la pièce en service par
contrôle non destructif (ultrasons ou radiographie aux RX). Sachant que la méthode de contrôle non destructif
ne peut détecter une fissure que si elle atteint une longueur de 2 mm, vous recommandez de procéder à cette
inspection après un certain temps de fonctionnement de la pièce.
e) Au bout de combien de jours après la mise en service de la pièce recommandez-vous de procéder à son
contrôle non destructif, sachant que la fréquence du chargement est égale à 60 cycles par jour ?
Données :
Acier Re0,2 (MPa) Rm (MPa) A (%) KIC (MPa.m½)
A 450 700 20 60
10-1
10-2
KC
10-3
da/dN (mm/cycle)
10-4
10-5
10-6
10-7
1 10 100
∆K (MPa.m½)
A B B eau
fer A
fer F
soudure fer C E F
D
Cas 1 Cas 2
eau + HCl
A B C D E sol humide
C
B
D
Ferrite Mg E
α α α tuyau
d’acier F
Fe3C Fe3C Fe3C A
Cas 3 Cas 4
Données :
Al Al2O3 Mg MgO O
Masse volumique ρ (g/cm )
3
2,70 3,99 1,74 3,58 ------
EC
Potentiel (V) +0,4
+0,2
0
-0,2
-0,4 E
A
+ ++
1 2H + 2 e → H2 5 Fe + 2 e → Fe
+ - +
2 NaCl → Na + Cl 6 4H + O2 + 4 e → 2H2O
++ -
3 Fe → Fe +2e 7 O2 + 2H2O + 4 e → 4OH
+ +
4 2H + O → H2O 8 Na + e → Na
EC A EC B EC C
Potentiel
EA EA EA
Densité Courant
E0 η
RÉACTION -9 2
(à 10 A/cm ) (V/décade*)
Cathodique
+ - 0,0 -0,1
2 H + 2 e → H2
Anodique
++ - -0,84 +0,04
Zn → Zn + 2e
x x+1
* Une décade correspond à l’intervalle entre 10 et 10
a) Après avoir tracé, sur papier semi-logarithmique, les courbes de polarisation anodique et cathodique,
donnez la valeur de la densité de courant de corrosion (en µA/cm ) et le potentiel absolu du zinc (en V).
2
b) Au bout de combien de temps (en jours) le revêtement de zinc sera complètement corrodé?
Données:
Vous devriez maintenant être en mesure de comprendre pourquoi il est préférable de réaliser l'oxydation
de l'alliage en présence de 1% de SO2 plutôt que, plus simplement, à l'air libre…
Données:
3
Masse volumique (en g/cm ) : Mg = 1,74; MgSO4 = 2,66; MgO = 3,50
Matériau Cp ([Link]-1K-1)
Aluminium 900
Fer 448
Polypropylène 1925
Bakélite 1600
b) Calculez l’élévation théorique ∆θ de température (en °C) des conducteurs quand la ligne fonctionne à
pleine puissance.
c) Si ce fil était fait de cuivre pur, quelle augmentation de température ∆θ (en °C) devrait-on lui imposer pour
qu’il ait la même résistance que le fil fait de cuivre commercial ?
0,5
µ[Link])
Fe
0,4
Variation de la résistivité ∆ρ (µ
0,1 Ni
Ag
0
-0,1
0 100 200 300 400 500
Composition (ppm at.)
On peut obtenir, à température ambiante, une conductivité σext égale à la conductivité intrinsèque
σi)1400 du silicium à 1400 °C en le dopant avec des atomes de phosphore.
(σ
e) De quel type de semi-conducteur extrinsèque est alors le silicium dopé au phosphore ?
f) Quelle doit être la concentration atomique Cd de phosphore dans le silicium dopé pour que sa conductivité
extrinsèque (σext)20 à température ambiante soit égale à la conductivité intrinsèque (σ
σi)1400 du silicium pur
au voisinage de sa température de fusion ?
b) Sachant que la résistivité ρ à 100°C est égale à 2,22 x 10 Ω.cm, dites si le nombre d'électrons circulant
-6
par seconde dans le fil augmente ou diminue quand la température du fil est égale à 100 °C. Justifiez
quantitativement votre réponse.
d) Quelle est la densité superficielle de charges présentes (en µC/m ) sur les plaques dans le cas 2 ?
2
e) Quelle est la polarisation (en µC/m ) présente dans le diélectrique dans le cas 2 ?
2
b) Quelle est la valeur (en µC/m ) de la densité superficielle de charge sur les plaques du condensateur ?
2
z C
H
c = 0,255 nm
y
a = 0,495 nm
x
b = 0,742 nm
Énergie (J)
d) Vous voulez fabriquer une pelle à déneiger dont la spatule
et la poignée sont en matière plastique. Lequel de ces
40
polymères choisissez-vous?
20
0
-60 -40 -20 0 20 40
Température (°C)
H H H H H H H H OH
| | | | | | | | |
H H O
C C + C C A C C + C C B
+ H–C C
| | | | | | | | H
H H H H H Cl H Cl H H
|
1 2 H 3
Masse moléculaire Mi
3 Fraction en nombre xi Fraction en masse mi
(10 g/mole)
10 – 20 0,03 0,01
20 – 30 0,09 0,04
30 – 40 0,15 0,11
40 – 50 0,25 0,23
50 – 60 0,22 0,24
60 – 70 0,14 0,18
70 – 80 0,08 0,12
80 – 90 0,04 0,07
t
σ t = σ 0 exp −
τ
où : σ0 est la contrainte initiale apparue à l’application de la déformation ε imposée au temps t = 0 ;
τ est appelé la constante de relaxation viscoélastique du matériau.
On soumet un échantillon de polymère viscoélastique à une déformation instantanée ε = 1,8 %. La
contrainte initiale σ0 est alors égale à 50 MPa. Après 120 secondes de maintien de la déformation, la contrainte
σ120 est égale à 30 MPa.
Calculez le module d’Young E du polymère si ce module est défini à 10 s (E10) ou s’il est défini à 90s
(E90).
Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-3
Des essais de compression ont été réalisés à température ambiante sur deux matériaux céramiques :
♦ une alumine Al2O3 (matériau A)
♦ une porcelaine (matériau B).
Les éprouvettes de compression étaient de forme cylindrique, avec une hauteur initiale h0 = 50 mm et
2
une section initiale S0 = 200 mm . Les résultats des essais de compression sont compilés au tableau des
données. FR est la force de rupture en compression et hR est la hauteur de l’éprouvette à l’instant de cette
rupture. α est le coefficient de dilatation thermique des matériaux A et B.
a) Calculez la résistance en compression RmC (en MPa) et le module d’Young E (en GPa) de l’alumine et de
la porcelaine.
Avec ces deux matériaux A et B, on réalise le montage ci-dessous. À la température ambiante, les deux
barreaux sont placés bout à bout entre appuis infiniment rigides.
l = 10 cm l = 10 cm
B A
b) Si l’on chauffe brusquement les deux barreaux A et B de ce montage, lequel des barreaux (A ou B) limitera
la température maximale pouvant être atteinte sans rupture du barreau ? Justifiez votre choix par des
calculs appropriés.
c) Dans les conditions d’un chauffage extrêmement rapide décrit ci-dessus, calculez l’augmentation maximale
de température tolérable ∆θ (en °C).
d) Calculez l’énergie élastique totale (en J) emmagasinée dans les deux barreaux A et B lorsque la rupture
du barreau identifié en b) intervient à la suite du choc thermique.
Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-4
Souvent utilisé dans la fabrication des céramiques, le kaolin, qui a pour formule chimique
Al2O3.(SiO2)2.(H2O)2, subit une déshydratation complète au cours du frittage. Une pièce en kaolin est frittée
à 1500 ºC et refroidie à la température ambiante (20 ºC).
a) Quelles sont les phases en présence et leurs fractions respectives (en % massique) dans la pièce frittée ?
Consultez le diagramme d’équilibre SiO2 - Al2O3.
Après frittage, on constate que cette pièce a 15 % de porosité.
c) Quel est le module d’Young E (en GPa) du kaolin de cette pièce, sachant que le module d’Young du kaolin
sans porosité est égal à 280 MPa ?
Pour diminuer le taux de porosité, on peut faire apparaître une certaine proportion de phase liquide au
cours du frittage. Au refroidissement, cette phase liquide, qui a envahi les pores, se transforme en phase
vitreuse colmatant ces derniers. Dans le cas présent, on supposera que seule la température de frittage peut
être modifiée.
d) Entre quelles températures minimale et maximale (en °C) doit-on effectuer le frittage pour qu’il y ait
formation d’une phase vitreuse après refroidissement ?
e) Quelle sera la proportion (en %m) de phase vitreuse obtenue après refroidissement ?
Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-5
La porosité apparente d'une brique est le rapport entre le volume des pores interconnectés (ce volume
peut être comblé par un fluide) et le volume extérieur de la pièce considérée. Pour une application dans un
procédé particulier, vous avez le choix entre deux briques (A et B) de silice (SiO2), de même composition
provenant de deux fabricants différents. Ayant à votre disposition une éprouvette de chacun de ces matériaux,
vous avez mesuré (par immersion) le poids d'eau absorbée. Les résultats des mesures se trouvent dans le
tableau ci-dessous.
a) Quelle brique choisirez-vous pour une application dans un procédé faisant intervenir les liquides corrosifs?
b) Quelle brique choisirez-vous comme isolant thermique?
c) Quelle brique sera plus résistante à l'initiation des fissures causées par un choc thermique très rapide?
Choix de réponses : A, B ou SO (sans objet).
d) En supposant qu'à la fabrication les deux briques subissent une pressage identique puis un frittage, laquelle
a été frittée à plus basse température ?
Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-6
Pour diminuer les coûts de production de tiges en carbure de silicium (SiC), on décide de les fabriquer
par la méthode de frittage des poudres, ce qui conduit toujours à une certaine porosité du matériau final. La
résistance à la traction Rm0 du SiC massif (sans porosité) est égale à 2000 MPa et la résistance Rm du SiC fritté
dépend du degré de porosité p (en %) selon l'équation suivante:
R m = (R m )0 e −5p
a) Calculez le degré de porosité maximal (en %) que l'on pourra tolérer si l'on vise une résistance à la traction
Rm de 1500 MPa pour les tiges frittées.
b) Après les premiers essais de fabrication, on constate que les tiges n'atteignent pas la résistance minimale à
la traction de 1500 MPa. Comment doit-on faire varier les paramètres du procédé de frittage pour obtenir la
résistance voulue ?
Utilisez le code de réponse suivant : A = augmenter; D = diminuer; C = maintenir constant
Température Temps Pression Finesse poudre initiale
Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-7
On désire fabriquer un ferrite (aimant en céramique) du type NiFe2O4 sous forme d'un cube. L'objet
3
avant frittage a une porosité de 28% et, après frittage, une densité de 4,95 g/cm . La densité théorique de cette
3
céramique (sans pore) est de 5,14 g/cm .
a) Quelle est la porosité (en %) après frittage ?
b) Si la dimension finale de l'aimant doit être de 16,3 mm, quelle doit être la dimension (en mm) de la matrice
dans laquelle on compacte la pièce avant frittage ?
Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-8
En considérant les équations relatives au choc thermique (voir section 7.6.2 du livre «des Matériaux») et
leurs conséquences, dites si les propositions suivantes sont vraies (V) ou fausses (F). Justifiez vos réponses.
a) Plus le coefficient de dilatation linéique α est faible, plus la contrainte thermique est élevée.
b) Pour une pièce donnée, plus le choc thermique est rapide, plus la contrainte en résultant à un temps donné
est faible.
c) Une trempe infiniment rapide cause irrémédiablement la rupture de la pièce.
d) Plus la trempe est lente, plus il faut de temps pour que la contrainte développée atteigne sa valeur
maximale.
e) pour une valeur finie du nombre de Biot β, la contrainte thermique maximale est atteinte instantanément.
Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-9
Considérez les trois céramiques suivantes dont certaines propriétés sont données dans le tableau ci-
dessous. Pour ce qui est de leur résistance au choc thermique, dites quel est le matériau le plus approprié dans
le cas où :
a) l'on trempe une petite pièce très rapidement de 580 à 420°C;
b) l'on trempe une grosse pièce assez lentement entre les deux mêmes limites de température.
Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-10
Vous disposez de pièces en céramique vitreuse qui doivent subir des variations brusques de
température au cours de leur utilisation. On suppose qu’à l’occasion d’un choc thermique très sévère, la surface
de la pièce change instantanément de température et qu’il n’y pas d’échange de chaleur avec le cœur de la
pièce. La céramique vitreuse a les propriétés suivantes :
Résistance à la traction : (Rm)t = 80 MPa
Résistance à la compression : (Rm)c = 150 MPa
Coefficient de dilatation : α = 6,7 x 10-6 °C-1
Module d’Young : E = 80 GPa
Coefficient f(ν): f(ν) = 1
a) Calculez la déformation élastique (en %) et la contrainte (en MPa) apparaissant à la surface de la pièce si
celle-ci est portée très rapidement à 260 °C à partir de la température ambiante (20 °C).
b) Dans ces conditions, y aura-t-il rupture de la pièce s’amorçant à sa surface ?
c) À partir de quelle température θ (en °C) y aura-t-il rupture de la pièce s’amorçant à sa surface si la pièce est
brusquement refroidie de la température θ jusqu’à la température ambiante (20°C) ?
Chapitre 13 – Céramiques
EXERCICE 13-11
Pour imperméabiliser les céramiques qui sont généralement poreuses, on leur applique une « glaçure »
qui est une couche céramique superficielle vitrifiée se formant à haute température. Vous devez glacer une
céramique poreuse massive A et vous avez le choix entre deux glaçures B et C. Ces deux glaçures ont une
résistance à la traction et une résistance en compression très semblables, leur résistance en compression étant
deux fois plus élevée que celle en traction.
Données :
a) Quel type de contrainte (traction T ou compression C) se développera dans la couche de chacune de ces
glaçures au cours du refroidissement suivant la formation de la glaçure à haute température?
b) Si la pièce ainsi glacée est soumise à des chocs thermiques brutaux, quelle glaçure risque de se fissurer,
selon que l’on applique à la pièce un échauffement brusque ou un refroidissement brusque? On suppose
que la céramique massive impose sa déformation à la glaçure.
c) Pour quelle glaçure l’amplitude critique de variation brusque de température (en °C) entraînant sa
fissuration sera la plus faible?
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-3
Un composite à matrice métallique est fait d’une matrice d’alliage d’aluminium (Al) renforcée de fibres
continues de carbure de silicium (SiC). La fraction volumique Vf de fibres est égale à 35% et les propriétés des
composants sont données au tableau suivant.
Unités Al SiC
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-4
Considérez un composite « Polyépoxyde – Fibres de verre ». Les fibres industrielles sont continues et
de type E (voir les propriétés de ce renfort au tableau 14.2 du livre Des Matériaux).
a) Calculez la fraction volumique de fibres pour que la résistance à la traction du composite soit au moins
égale à celle de la matrice.
b) Quelle est la fraction volumique de fibre qui conférera au composite une résistance dix fois plus élevée que
celle de la matrice?
c) Quelle sera alors la masse volumique du composite réalisé?
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-5
Un composite est fait de 50% de matrice de polyépoxyde et 50% de mat de fibres de verre de type E.
Ce composite se comporte élastiquement jusqu’à sa rupture.
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-6
Considérez deux matériaux composites constitués de fibres continues orientées selon l'axe de traction.
Dans un cas (A) la matrice est une résine époxyde et dans le second cas (B) une matrice de polyamide. Dans
les deux cas, le renfort est de fibres de verre de type S. Consultez les données pour obtenir les propriétés
mécaniques de chacun de ces composants.
a) Pour chaque cas (A et B), calculez la contrainte maximale (en MPa) que pourra supporter la matrice.
b) Quelle est la résistance à la traction du matériau du composite B si la fraction volumique de fibres est égale
à 60%?
c) Quelle sera la résistance à la traction du matériau composite B avec 40% de fibres, si l'axe de traction est
perpendiculaire à l'axe des fibres? (On suppose que la rupture ne se produit pas par la décohésion
« fibres – matrice »).
Données :
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-7
Dans un tuyau cylindrique (diamètre extérieur D, épaisseur e) soumis à une pression interne p, la
contrainte maximale tangentielle σt qui se développe dans le matériau est donnée par la relation suivante :
pD
σt = .
2e
Vous devez choisir un matériau pour construire un tuyau de 50 cm de diamètre extérieur et devant
supporter une pression interne de 16 MPa. Vous avez à votre disposition les trois matériaux suivants :
Re Rm A% E ρ Prix
MPa MPa GPa kg/m
3 $/kg
A : Acier 400 625 22 210 7 860 0,50$
B : Alliage d'aluminium 250 300 12 70 2 720 2,75$
C : Polyester renforcé
100 170 1 12 1 300 7,50$
de fibres de verre
a) Pour chaque matériau, quelle devra être l'épaisseur e minimale du tuyau, si l’on ne tolère pas de
déformation permanente du tuyau?
b) Quel matériau choisissez-vous si le facteur « Coût » est primordial?
c) Quel matériau choisissez- vous si le tuyaux doit être le plus léger possible?
d) Quel matériau choisissez-vous si le tuyau est enterré dans un sol où il y a risque sévère de corrosion?
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-8
Un composite est fait d’une matrice de polyester (Em = 3,4 GPa) qui est renforcée de 40 % volumique
de fibres de verre continues alignées (Ef = 70 GPa).
a) Calculez le module d’Young longitudinal EC (en GPa) de ce composite.
2
b) Si l’on applique une contrainte longitudinale de 60 MPa sur une section 300 mm de ce composite, quelles
sont les forces Fm et Ff (en kN) qui s’exercent respectivement sur la matrice et sur les fibres?
c) Quelle déformation ε (en %) subit la matrice et les fibres pour cette contrainte de 60 MPa?
d) Si la résistance à la traction des fibres et celle de la matrice sont respectivement égales à 3 GPa et 70 MPa,
quelle est la résistance à la traction RmC (en MPa) du composite?
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-9
Un composite est fait d’une matrice d’époxy renforcée de fibres de verre continues alignées. La fraction
volumique Vf de renfort est égale à 35 %. Les propriétés mécaniques des constituants sont données ci-
dessous.
a) Est-ce que la courbe de traction de ce composite présente une limite d’élasticité ? Répondre par oui ou non
b) Quelle est la valeur du module d’Young E (en GPa) de ce composite ?
c) Quelle est la résistance à la traction RmC (en MPa) du composite ?
d) Quelle est la valeur de la déformation maximale εfC (en %) du composite juste avant sa rupture ?
e) Lorsque ce composite est soumis à une contrainte de traction, calculez le rapport r = Ff/Fm où Ff est la
force supportée par les fibres et Fm celle supportée par la matrice.
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-10
On désire fabriquer un composite à matrice d’époxy contenant au maximum 40% vol. de fibres de
renfort, continues et alignées. Ce composite doit, au minimum, avoir les propriétés mécaniques suivantes dans
le sens longitudinal :
EC ≥ 50 GPa RmC ≥ 1200 MPa
La matrice d’époxy a les propriétés suivantes : Em = 3 GPa ; RmmC = 70 MPa
Lequel (ou lesquels) des trois matériaux suivants : verre de type E (V), Kevlar 49 (K) et carbone à haute
résistance (C) est un candidat possible comme matériau de renfort ?
Données : consultez les tableaux appropriés du chapitre 14 du livre et utilisez la valeur inférieure d’une
propriété donnée pour faire vos calculs.
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-11
Un composite est fait d’une matrice de polyépoxyde contenant des fibres de verre E, courtes et alignées.
Ces fibres ont une longueur de 10 mm et un diamètre de 0,2 mm; leur résistance à la traction Rmf est égale à
2100 MPa. La cission τ à l’interface « matrice – renfort » est égale à 10 MPa.
a) Y aura-t-il rupture des fibres quand le composite sera sollicité en traction, dans le sens des fibres, jusqu ‘à
sa rupture? Répondez par Oui ou Non après avoir justifié votre réponse par des calculs appropriés.
b) Si le diamètre des fibres reste inchangé, quelle doit-être la longueur des fibres pour que la contrainte
maximale dans la fibre soit égale à Rmf ?
c) Si les fibres ont une longueur égale ou supérieure à celle trouvée à la question (b), est-ce que la rupture du
composite sera due à la rupture des fibres (F) ou de celle de la matrice (M) ? Répondez par F ou M.
Chapitre 14 – Composites
EXERCICE 14-12
Un composite à matrice métallique est fait d’une matrice d’alliage d’aluminium (Al) renforcée de fibres
continues de carbure de silicium (SiC). La fraction volumique Vf de fibres est égale à 35% et les propriétés des
composants sont données au tableau suivant.
Unités Al SiC