5/14/2025
Les principales approches
de la philosophie dite « morale »
Sources : Outre le dictionnaire de l’académie Française, le centre national des ressources textuelles, l’Encyclopédie Universalis ou
Wikipedia, ces transparents compilent des informations disponibles en ligne, les principales URLs sont données en fin de slides.
I – Ethique et responsabilité sociétale
Les principales approches en éthique
Il y a principalement trois façons d’envisager l’éthique « normative »
1. le déontologisme,
2. le conséquentialisme et les dérives ‘utilitaristes’
3. et l’éthique des vertus.
D’autres réflexions existent, quelques unes seront abordées…
Source : [Link]
1
5/14/2025
1ère approche : le Déontologisme
(Kant)
• Le jugement de la moralité d’une action se fait en fonction de devoirs,
obligations ou interdits moraux catégoriques (doctrine de Kant)
• Une action est intrinsèquement bonne ou mauvaise selon qu’elle correspond
ou non à des lois ou devoirs. Exemples : « ne pas tuer », « ne pas mentir ».
• Pour la philosophie morale de Kant : tuer ou mentir sont des actions
mauvaises en toutes circonstances (Il était indéboulonnable sur ses positions
– sources historiques reproductibles > certaines)
Avec cette vision : un acte bon est un acte bon « en soi », par définition.
Ok, ok… mais si par un mensonge (mauvais…), je peux sauver une vie ?
Source : [Link]
Variante : le déontologisme pluraliste
• Il existe un déontologisme pluraliste qui affirme que les actions humaines sont à
juger en fonction de plusieurs principes distincts, comme :
le devoir de ne pas faire de mal à autrui inutilement (principe de non-malfaisance),
le devoir de se conformer aux engagements librement donnés (principe de fidélité),
le devoir de remercier ceux et celles qui nous ont aidés (principe de gratitude),
le devoir de compenser les personnes à qui nous avons fait un tort (principe de justice
restaurative) quand c’est possible…,
etc.
[Link]
2
5/14/2025
2ème approche
Le Conséquentialisme
(Bentham)
• Le jugement de la moralité d’une action se fait en fonction des conséquences
de cette action (ici, mentir pourrait être justifié par le fait de protéger une
personne,…).
• On est sur une notion qui se dérive en utilitarisme (J.S. Mill – à découvrir dans la
suite des slides).
• L’éthique utilitariste anglo-saxonne regarde l’impact des actions et des choix sur le
plus grand nombre d’individus avec un objectif principalement « économique ».
Avec cette approche, un acte bon est un acte qui a de bonnes conséquences.
Ah…, ok, ok… Du coup, en volant quelques personnes…, je peux en aider
plein d’autres dans la rue… Euh c’est sûr que c’est bon ça ?
[Link]
Du conséquentialisme (Bentham)
à l’utilitarisme (Mill)
• L'utilitarisme est une théorie conséquentialiste qui évalue une action (ou une règle) uniquement
en fonction des conséquences escomptées. Dans ce cadre, les conséquences et les
circonstances d'une action sont la seule base permettant de juger de la « moralité » de l'action.
• L'utilitarisme insiste sur le fait qu'il faut considérer le bien-être de tous en maximisant la
somme des « bien-être » et non le bien-être de l'acteur seul.
• L’utilitarisme se conçoit comme une éthique devant être appliquée tant aux actions
individuelles qu'aux décisions politiques et tant dans le domaine économique que dans les
domaines sociaux ou judiciaires.
• Les anti-utilitaristes perçoivent dans l'utilitarisme l’hégémonie d’un modèle économique et une
approche purement instrumentale pour justifier les actions politiques et les inégalités sociales.
Source - [Link]
3
5/14/2025
Attention au proverbe « la fin justifie les
moyens » - Il n’est pas éthique
« A l'extrême, la fin, c'est-à-dire la réalisation même du projet, s'efface devant les moyens :
et tous les moyens sont bons…, c'est la réussite à tout prix, sans scrupule, voire au dépens
d'autrui. » André Comte-Sponville Petit traité des grandes vertus, 1995.
Philosophe français.
Membre du Comité consultatif national d'éthique
depuis mars 2008.
Philosophe se décrivant comme rationaliste
et humaniste :
"machiavélisme oblige – il faut lire le prince de machiavel pour
comprendre ce proverbe... Il utilisé par les états despotes, les fanatismes, les
dictatures (ou démocratures…) C'est la devise des politiques malhonnêtes"
Principe de responsabilité : dans le doute envisage le pire
(in dubio pro malo) – Hans Jonas
« Euh… tu me calcules ? »
Une atteinte à la dignité…
• En fait, l’utilitarisme touche à la dignité humaine car on y voit la personne
humaine comme une utilité (c’est une réification – de l’homme en chose…)
• La personne est considéré comme un nombre, un mécanisme ou un moyen,
un composant dans un programme ou une statistique.
• La personne a la valeur de ce qu’elle produit ou encore elle a de la valeur dans la
mesure ou elle peut être utilisée pour la production.
• Elle est « jetable » si sa vie est une entrave ou a cessé d’être utile pour la finalité
perçue qui est habituellement astucieusement décrite comme « le bien commun ».
4
5/14/2025
Quelques exemples de dérives utilitaristes
utilisant la recherche opérationnelle
• Quand on souhaite maximiser la somme des utilités individuelles, alors peu importe
qu'un nombre très élevé de personnes bénéficie d'un bonheur individuel très limité et
qu’un nombre très réduit de personnes bénéficie d'un bonheur individuel très étendu,
la somme des utilités sera la même et le résultat indifférent pour l'utilitariste.
Cette approche est pour beaucoup « éthiquement / moralement inacceptable ».
• De même, si le critère est la moyenne des utilités par individu, alors il peut être
rationnel de réduire le nombre d'individus et d'augmenter la moyenne de leurs utilités
individuelles, en promouvant par exemple une politique eugéniste qui élimine les
individus dont la capacité à atteindre une utilité correcte est réduite, là aussi l’approche
est « éthiquement / moralement inacceptable ». Utilitarisme sacrificiel…
Autres exemples
d’utilitarisme “sacrificiel”
L'accusation de sacrifice peut porter sur des cas où le « sauvetage » est moins flagrant :
• Dans le choix d'un modèle de société, l'utilitariste défendra le modèle qui permet le bonheur
du plus grand nombre, indépendamment de la répartition de ce bonheur.
• Pour choisir qui « sacrifier », le classement automatique des individus suivant des critères peut être
utilisé et les enferment sans réelle possibilité de changement pour eux.
• Quel poids de l’historique « informatique »… déduction : futur délinquant, futur assassin, futur
terroriste... Opprimer des groupes sociaux au profit d’autres groupes est possible dans une
perspective utilitariste.
• Dans l'évaluation globale de la moralité, les bonnes et les mauvaises conséquences se compensent. Si
pour augmenter la satisfaction du plus grand nombre on doit sacrifier une personne ou un groupe de
personne, l'utilitarisme soutient que c'est ce qu'il « faut » faire !
Pour eux le « sacrifice » des autres serait alors « un devoir » - est-ce bien sûr ?
5
5/14/2025
« Le bluff technologique » – Jacques Ellul
Une autre dérive sacrificielle
Le « progrès technique » comme valeur utilitariste
L'idéologie technicienne – misant tout sur le progrès technique – est le summum de l'utilitarisme :
• « La Technique suppose la création d'une nouvelle morale. [...] La morale technicienne présente deux grands
caractères (étroitement liés) : d'une part, elle est une morale de comportement, d'autre part, elle exclut la vraie
problématique morale. [...] les problèmes d'intentions, de sentiments, d'idéaux, de débats de conscience… ne la
concernent pas. [...]
• Et ce comportement doit être fixé [...] en fonction de règles techniques précises. [...] Tout cela conduit à remettre
en question la problématique du choix du bien et du mal, la décision individuelle, la morale subjective : il n'y a
plus (réellement) de choix à effectuer car le comportement bon est celui que la technique demande et rend
possible. [...]
• L'on peut tout remettre en question dans notre société mais pas la [le progrès] technique, qui se révèle alors
comme valeur décisive. Et en tant que valeur, elle est ‘désirable’. Elle mérite bien que toutes les forces y
soient consacrées, elle mérite bien que l'homme s'y sacrifie…» — Jacques Ellul
Jacques Ellul - Le vouloir et le faire, 1964, réed. Labor et Fides, coll. « Philosophie », 2013, p. 211-215.
La 3ème approche :
l’éthique des « vertus »
• La vertu est une notion d’inspiration
Aristotélicienne
• L’éthique des vertus met l’accent sur la réalisation de soi en relation avec les
autres, sur l’accomplissement individuel à travers des qualités essentielles telles
que le courage, le bon caractère que l’on peut acquérir, et non à travers le
respect de principes universels ou de conséquences pour le bien de la majorité
des personnes.
• On sort des cadres rigides du « devoir » ou de la « recherche de bénéfice »,
ces qualités peuvent s’étudier, se travailler, … on peut donc progresser…
6
5/14/2025
L’éthique des vertus et l’existentialisme
Se demander comment devenir peu à peu
une « meilleure personne »…
Dans le contexte d’une approche humaniste, c’est une démarche
profondément riche
La plupart des théories de l'éthique de la vertu
s'inspirent d'Aristote: une personne vertueuse est
quelqu'un qui acquiert des traits de caractère « idéaux ».
• Ces traits peuvent découler de tendances internes naturelles (ou pas),
mais elles doivent être entretenus ; cependant, une fois établis, ils deviendront stables.
• Par exemple, une personne vertueuse est quelqu'un qui est devenu ‘idéal’ dans de
nombreuses situations au cours de sa vie parce que c'est son caractère acquis
et non parce qu'elle veut maximiser son utilité ou simplement faire son devoir.
• Contrairement aux théories déontologiques ou conséquentialistes, les théories de l'éthique
de la vertu ne visent pas en premier lieu à identifier des principes universels pouvant être
appliqués dans n'importe quelle situation morale.
• Les théories de l'éthique de la vertu traitent de questions plus larges :
"Comment devrais-je vivre?" - "Qu'est-ce qu’une vie bonne? - "Quelles sont les valeurs familiales et
sociales appropriées ? Que devrais-je faire pour devenir une meilleure personne ?
Source Anglophone : Virtue Ethics (Internet Encyclopedia of Philosophy)- [Link]
7
5/14/2025
• Ethique de la vertu (Wikipédia)
• Virtue Ethics (Stanford Encyclopedia of Philosophy – [Link])
[Link]
Synthèse : l’éthique des vertus ne se concentre pas d’abord sur les règles (comme le déontologisme)
ou sur les conséquences (comme l’utilitarisme), mais sur le caractère moral des agents.
Elle aide à former des individus vertueux — prudents, justes, courageux, honnêtes —
capables de discerner ce qu’il est bon de faire dans des situations complexes.
Les points forts :
• L’attention au contexte : elle valorise le jugement pratique (phronèsis) plutôt que l’application
mécanique de règles sans tenir compte du contexte.
• Formation du caractère : elle met l’accent sur la responsabilité personnelle, la maturité morale et
la culture de vertus qui permettent de progresser.
• Approche humaine : elle ramène les débats technologiques à des questions de finalité humaine :
"Quel type de société voulons-nous ?
Exemple : si une IA est opaque, l’éthique des vertus rappelle qu’il ne suffit pas de dire « c’est la machine
qui a décidé". Elle exige que les concepteurs, développeurs, décideurs gardent une responsabilité
morale. La vertu de prudence impose de ne pas se défausser sur l’algorithme.
8
5/14/2025
Trois approches…
Avec une complémentarité
• La déontologie trace des lignes rouges et des droits qui devraient être « non négociables »
(ex. : respect de la vie, de la vie privée,…).
• L’utilitarisme permet de faire un bilan des coûts/bénéfices (d’un algorithme, d’un IA)
• L’éthique des vertus forme les décideurs, développeurs et citoyens à une attitude morale
mature face à la technologie.
Conclusion : aucune de ces approches ne suffit à encadrer des enjeux éthiques complexes,
mais chacune éclaire une dimension :
La déontologie peut garantir la justice,
L’utilitarisme peut aider à évaluer les consequences réelles,
L’éthique des vertus peut former une conscience éthique durable.
Liens entre ‘Informatique’ &
‘Philo’ morale : exemple de
« l’existentialisme » kezako » ?
• L’existentialisme est une thèse qui dit qu’un être humain n’est jamais vraiment une
personne « achevée » figée par son passé, mais qu’il se construit au fur et à mesure de ses
actes.
• En nous définissant au fur et à mesure de nos actes, et nous pouvons toujours choisir
d’en poser de nouveaux qui dessinent un chemin différent.
• L’existentialisme dit qu’un individu se construit au fur et à mesure de ses actes et peut
toujours changer, devenir un autre, peut-être meilleur grâce à sa volonté.
C’est le fameux « l’existence précède l’essence » de Sartre – nous verrons ce qui est
entendu par « essence » avec l’essentialisme dans les transparents suivants avant de revenir à la
déclinaison existentialiste d’Arendt montrant le besoin de formation éthique.
[Link]
9
5/14/2025
? Euh.. et l’essentialisme ?
L’essentialisme considère que les choses et/ou les hommes peuvent être appréhendés en fonction
d’une « nature », d’un « fond » permanent, qui ne change pas, une identité « fixe » en quelque sorte.
L’essence constitue l’ensemble des éléments constitutifs d’une chose.
1. Essentialisme “fort” : « tous les humains ont une caractéristique commune innée, par nature. Tous les humains
sont fondamentalement bons / mauvais (dès la naissance) ». Soit tous sont fondamentalement bons (Rousseau) /
soit tous mauvais, belliqueux égoïstes (Hobbes).
> Une caractéristique immuable innée commune à tous les humains.
2. Essentialisme “faible” : « les humains peuvent être catégorisés en fonction de différentes caractéristiques
innées, par nature. Certains humains sont fondamentalement bons. Certains humains sont fondamentalement
mauvais ».
> Différentes caractéristiques immuables innées, permettant de différencier les humains entre eux.
3. Essentialisme “minimaliste” : « les êtres humains peuvent acquérir définitivement certaines caractéristiques
qui constituent leur identité profonde. Certains humains deviennent plutôt bons, d’autres plutôt mauvais : cela
devient leur identité ».
> Différentes caractéristiques immuables acquises, permettant de différencier les humains entre eux.
[Link]
Exemple : l’eugénisme
L’eugénisme est un essentialisme “faible” qui a donné lieu à des applications
politiques abjectes. Cette doctrine considère qu’il y a des êtres humains “supérieurs”
physiquement ou génétiquement parlant. Du coup, les personnes en situation de
handicap, souffrant de maladies incurables, de sénilité feraient partie d’une catégorie
de population “déficiente”.
L’identité individuelle est réduite à une capacité évaluée,
échelonnée moralement, on classe en fonction de ce critère.
De nouveau, les applications politiques sous-jacentes à une telle
manière de voir les choses ont déjà pu être observées : élimination
des “faibles”, soumission d’individus à d’autres, exclusion sociale…
Madeline Stuart, mannequin, porteuse de trisomie 21, Jade Ehlers Photography
10
5/14/2025
cellule-harcelementsexuel@[Link] - tél. [Link].86
Un autre exemple
le Sexisme
Le sexisme est un exemple supplémentaire d’essentialisme “faible”.
• A un niveau d’organisation sociale, il est générateur d’inégalités : situations
de domination, de violences, de discriminations, d’amenuisement des
libertés par des normes – le sexe ‘fort’ contre le sexe dit ‘faible’…
• Les femmes et les hommes sont réduits à des rôles, à des manières d’agir.
Cela réduit leur liberté et essaye de justifier des traitements inéquitables.
Effet bulle et quelques exemples de « dangers »
avec l’informatique et l’essentialisme…
• De plus en plus d’algorithmes sont utilisés pour prédire les comportements des individus,
notamment sur base de leurs fréquentations et habitudes « dévoilées » numériquement.
• Opinions politiques, crédit social et discriminations associées…
• Politiciens, banquiers, assureurs, agents du renseignement (avec des modélisateurs, des
informaticiens derrière…), ceux-ci n’hésitent pas à utiliser ces données (des “signaux
faibles”) pour tâcher de prédire des comportements… ce qui occasionne par ce biais, une
fois de plus, des discriminations…
• Potentiel mauvais payeur ? Potentiel opposant politique ? Potentiel terroriste ? Potentiel
criminel ? Potentiel collègue de travail pénible (on n’embauche pas…) ?
[Link]
11
5/14/2025
Les signaux faibles pour
évaluer les « emprunteurs »…
@ suivre…
voir essentialisme
minimaliste
[Link]
La principale dérive possible
la « surveillance de masse »
12
5/14/2025
Arendt quelle réponse
existentialiste à “la banalité du mal” ?
• En observant le procès du criminel de guerre Adolf Eichmann,
Arendt comprend que des êtres humains “normaux” mis dans des rôles,
des normes, des systèmes contraignants… peuvent se comporter en monstres…
• Les hautes positions hiérarchiques “haut grade” ne changent rien à la “finitude humaine”
au contraire le mal peut-être amplifié si on n’a pas appris avant à poser des actes moraux.
« …Eichmann, lui, ne parle pas ou balbutie la “grotesque” phraséologie nazie jusqu’au pied de la potence, il complote,
il aime le secret. S’il ne “pense pas”, c’est qu’il a transformé sa pensée en monolithe. Alors que le courage est pour
Arendt la vertu politique par excellence, tournée vers le monde et vers les autres; Eichmann se fige dans son égoïsme.
Plus qu’un homme ordinaire, Eichmann reste donc un « banal » antihéros aux actes monstrueux ».
• Lorsqu’Arendt dit que “c’est dans le vide de pensée que s’inscrit le mal”, elle ne veut pas dire
que les gens mauvais sont des idiots “par nature”, qu’ils sont incapables de lire ou de calculer, mais
que ce sont des personnes qui n’ont pas fait l’effort d’exercer leurs facultés de jugement
moral.
[Link]
Contre l’immobilisme et la fatalité : il est possible
d’agir au niveau individuel et social
pour développer le sens moral.
Pour Arendt, le jugement moral n’est pas quelque chose que l’on peut acquérir “une fois pour
toutes”. C’est un potentiel qu’il faut exercer, entrainer, pratiquer. Cette perception a
deux enjeux fondamentaux :
• Il est possible de développer des habitudes « éthiques » pour s’accomplir et de
devenir une “meilleure personne”. On développer une attitude réflexive vis-à-vis de nos
actes par rapport à nous-mêmes, à autrui et au monde. Une invitation éthique individuelle :
la personne humaine dispose d’une marge de liberté qu’il lui revient d’assumer.
• Il existe des environnements et des systèmes qui sont plus ou moins propices à l’exercice
du jugement moral. Il est souvent possible de se libérer de structures nous aliènent,
qui pensent à notre place ou restreignent nos libertés. On peut favoriser un cadre
plus propice au jugement moral, à travers l’éducation par exemple...
[Link]
13
5/14/2025
Certaines professions sensibles cherchent plus de
transparence : ingénierie, médecine, finance, économie,…
[Link] 27
Un test à faire
en ligne
Récent et légal – mais génère des
conflits d’intérêts – secteur
médical :
• Liste des avantages :
Frais de congrès
Frais d’hébergement
Frais de transport
Frais de repas
…
…
• Liste des conventions
• Liste des rémunérations
28
14
5/14/2025
Au niveau d’une entreprise ?
[Link]
• Les entreprises aussi sont appelées
à se comporter de façon éthique
• C’est une responsabilité vis-à-vis
de leurs employés, de leurs partenaires
et de la société toute entière.
• D’autre part, suivant les pays un cadre
légal peut essayer de contraindre
les réfractaires.
Ex. des amendes FDA contre des sociétés (souvent pour corruptions)
(Food & Drug Administration – USA)
[Link]
30
15
5/14/2025
2021 - [Link]
2024 - [Link]
16
5/14/2025
Un exemple de procès en cours en informatique chez IBM
[Link]
dans-le-but-d-enrichir-les-cadres-superieurs-selon-une-action-en-justice/
Liste trop
longue…
• Signaler les abus > réduit les abus !
• Anciens exemples :
• Chaussures Nike
• Work in Progress : « les minerais de sang… »
17
5/14/2025
Quelques autres réflexions et approches
éthiques existent (mais elles sont
peu répandues).
Bien des approches ont vu le jour:
éthique biocentrée (sans anthropocentrisme), elle est associée à la ‘Deep Ecology’ –
approche de Kant appliqué à tous les être vivants sans anthropocentrisme.
éthique du sentiment (Hume) : ce sont les sentiments qui guident les actions,
qui les stimulent, qui les motivent - la raison nous permet de prendre du recul
et de contrôler nos sentiments.
éthique du care (Gillian) : parfois appelée éthique de la sollicitude,
c’est un courant de la philosophie morale contemporaine qui se
rattache au féminisme en réaction à l’échelle de développement
moral de Kholberg où les femmes étaient « classées inférieures ».
Source : [Link]
Zoom « éthique du ‘care’ »
Prof. Gillian Philosophe et psychologue
(Prof. Harvard, Cambridge, New York…)
« Care » : l’attention aux autres, le soin, la responsabilité,
la prévenance, l’entraide, la prise en compte des besoins,
des relations et des situations particulières, travail et accent
sur la vulnérabilité et la dépendance des personnes concrètes.
En tentant de comprendre pourquoi les femmes ont tendance à se situer dans
les stades inférieurs de l’échelle de Kholberg, Gillan développe une réflexion qui
mène à l'éthique du care. Les tâches du care sont largement attribués aux
femmes dans la famille et la société, tout en étant dévalorisés et marginalisées.
Gilligan veut redonner une importance et une considération à ces tâches.
Son livre fondateur « Une voix différente » est paru en 1982.
Source : [Link]
18
5/14/2025
HESS Gérald, « Chapitre III - Les théories éthiques », dans : « Éthiques de la nature ». sous la direction de HESS
Gérald. Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, « Éthique et philosophie morale », 2013, p. 85-110
Autres approches et variantes
• L’éthique du devoir : Cette théorie met l’accent sur le respect des règles et
des obligations morales.
• L’éthique de la responsabilité : Cette approche met l’accent sur la
responsabilité personnelle et sociale dans la prise de décisions éthiques.
• L’éthique environnementale : Cette théorie récente met l’accent sur la
responsabilité morale envers l’environnement et les êtres non humains.
Il est important de noter que ces théories ne sont pas mutuellement exclusives et peuvent
souvent être utilisées ensemble pour analyser des situations éthiques complexes.
URL : [Link]
En résumé pour « l’essentiel »
M. Phi et la pub pour « The Good Place ? »
[Link]
19
5/14/2025
L’Ethique et Numérique
…émergence récente de comités
Comité pilote d'éthique du numérique
• Le Comité national d'éthique (CCNE) a annoncé le 1/12/2019, la création d'un "comité
pilote d'éthique du numérique dédié aux enjeux éthiques du numérique et de
l'intelligence artificielle. ».
• Ses premiers avis porteront sur :
• les agents conversationnels » (« chatbots » en anglais, des programmes informatiques capable de
simuler une conversation),
• le véhicule autonome,
• le diagnostic médical à l’ère de l’intelligence artificielle
• Ce comité est pluridisciplinaire, il réunit des spécialistes du numérique, académiques ou
issus des entreprises, des philosophes, des médecins, des juristes, des membres de la
société civile ainsi que des membres du CCNE et de la CERNA.
[Link]
20
5/14/2025
[Link]
La CERNA
• Allistene : l’Alliance des Sciences et TEchnologies du NumériquE rassemble
notamment le CNRS, le CEA et l’Inria.
• Le développement remarquable de la recherche en sciences et technologies du
numérique, incluant la partie des mathématiques qui traite de la modélisation et
de la simulation, et les implications des résultats des recherches dans ces
disciplines à tous les niveaux de la société, a conduit Allistene, à mettre en place
les moyens lui permettant de répondre aux nombreuses questions d’éthique
relatives à la recherche dans ces domaines.
• La CERNA est un de ces moyens : Commission de réflexion sur l’Ethique de la
Recherche en science et technologies du Numérique.
[Link]
21
5/14/2025
Quid de l’informatique Quantique ?
« Quantum Ethics – A call for Action »
[Link]
[Link]
NISQ – Noisy Intermediate Scale Quantum Devices
Le passage des techniques très répandues de cryptage de type RSA à une technique de
type ‘post quantique’ telle que celles qui seront recommandées par le NIST cette année,
prendra des années à se mettre en œuvre à l’échelle de milliers d'organisations.
22
5/14/2025
Oct. 2023 : les responsables des agences d'espionnage anglo-saxonnes "Five Eyes"
(Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume Uni et Etats Unis) ont lancé une alerte à
propos des risques liés aux activités liées à l'informatique quantique, de l'intelligence
artificielle mais aussi à la biologie synthétique.
[Link]
Quantum computing ethics
• L'informatique et la technologie quantiques ont le potentiel de transformer la
société d’une façon que nous avons du mal à imaginer.
• Sans un engagement proactif, les avantages de ces avancées ne profiterons pas à
tous, mais pourraient impacter l’ensemble de nos sociétés.
• D'autres technologies informatiques avancées, telles que l'intelligence artificielle,
montrent que l'inégalité d'accès ou le manque d'inclusion dans le développement
de ces technologies peuvent nuire – à ceux qui n’y ont pas accès ( Ex: Internet et
« l’illélectronisme » ) ou limiter ceux qui s’en servent.
[Link]
23
5/14/2025
Obligation non négociable – maximiser le ROI
24
5/14/2025
Exemples de recherche sur l'éthique pour
l’informatique quantique en parallèle
avec les développements technologiques
• Qu'est-ce que l'informatique quantique promet d'améliorer ?
• Pouvons nous anticiper les impacts majeurs de l'informatique quantique ?
• Comment faire ces réflexions alors que l'ère quantique est en train d'émerger,
(et non une fois qu'elle sera établie) ?
• Quels sont les thèmes communs en terme d'éthique avec
d’autres technologies informatiques avancées telles que l'IA ?
• Quels sont les thèmes propres à l’informatique quantique ?
• Pour qui cette des améliorations auront-elle lieu, et qui risque d’être exclu ?
25