Introduction à l’épidémiologie
Pr [Link]
Objectifs:
1. Définir l’épidémiologie
2. Définir les différentes branches de
l’épidémiologie
3. Comprendre les champs d’actions de
l’épidémiologie
4. Décrire les différentes études en
épidémiologie descriptive et analytiques
5. Maîtriser les principaux outils de mesure en
épidémiologie descriptive
Plan
I. Introduction
II. Définitions de l’épidémiologie
III. Historique
IV. Les différentes branches en épidémiologie
V. Champs d’application de l’épidémiologie
VI. Les différentes études en épidémiologie
[Link] mesures en épidémiologie
I-Introduction
Initialement centrée sur l’étude des maladies
infectieuses et en particulier sur celle des
épidémies, l’épidémiologie s’est intéressée à
partir des années 1950 à d’autres domaines, en
particulier celui des cancers ou encore des
maladies cardio-vasculaires
II-Définition:
Mac Mahon
L’épidémiologie est l’étude de la distribution et
des problèmes de sante et de leurs
déterminants dans les populations humaines,
cette étude ayant pour but la prévention des
problèmes de santé.
Cinq Notions: +++
Distribution
Problèmes de santé
Déterminants:
Populations humaines
Prévention
III- Historique
• HIPPOCRATE : (il y a 2400 ans) a été le 1er à exprimer l'idée
fondamentale, à savoir que la maladie était liée à l'environnement.
• JAMES LINTH : en 1745, réalisa la 1ère étude épidémiologique :
Scorbut chez les marins.
• POTT : en 1774 a étudié la corrélation entre le cancer du scrotum chez
les ramoneurs et le rôle de la suie comme produit cancérigène
• BEKER : en 1785, étudia les coliques saturnines chez les ouvriers
agricoles.
• JENNER : en 1798, décrit la variole des animaux (la vaccine). Le point
de départ de la vaccination contre la variole.
• JOHN SNOW : en 1854, réalisa un grand progrès méthodologique en
épidémiologie Étude sur le choléra à LONDRES.
EXPERIENCE DE SNOW
• John Snow, médecin anglais
• Etude de la mortalité par choléra dans la ville de
Londres entre 1849 et 1854
• 1849 :
• Mortalité élevée par Choléra
• Ces zones étaient desservies en eau potable par 2
compagnies :
– Southwalk (S)
– Lambeth (L)
• Les 2 compagnies S et L puisaient l'eau dans la portion
basse de la TAMISE, en aval des égouts, donc ...
contamination
8
EXPERIENCE DE SNOW
• 1854 :
• "S" n'avait pas changé de prise d'eau
• "L" avait déplacé sa prise d'eau en amont, loin
des égouts, les risques diminuent donc
probablement.
• "S" : Mortalité reste élevée
• "L" : Mortalité a diminué
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Snow a commencé par formuler une
hypothèse :
• « Il existe une relation entre la mortalité par
choléra et les sources d'eau utilisées » ?
10
Puis il a vérifié cette hypothèse
• Sachant qu’il existait des zones étendues de la
ville de Londres qui étaient desservies, à la fois,
par les 2 compagnies "S", "L"
• Zones mixtes "M" avec une mortalité par choléra
de fréquence moyenne.
• Il a pris 3 lots de maisons identiques dans les 3
zones : "S", "L", et "M".
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Voici les résultats qu’il a trouvé
Nombre
Taux de mortalité
Zone Population décès par
(pour mille)
choléra
Cie "S" 167 954 844 5,0
Cie "L" 19 133 18 0,9
Mixte 300 149 652 2,2
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CONCLUSION
• 1) Le taux le plus élevé de mortalité par Choléra s'observe
dans les quartiers desservis par la compagnie "S" à savoir la
population qui utilise l'eau contaminée par les égouts.
• 2) Le taux le plus faible s'observe dans les quartiers où la
compagnie "L" avait changé de prise d'eau, en amont, loin
des égouts, et donc de la contamination.
• 3) II existe des quartiers mixtes qui utilisent l'eau distribuée
par les 2 compagnies et donc on a une fréquence moyenne
des décès par Choléra
13
CONCLUSION
• Snow avait démontré, à l'époque, que le Choléra était une
maladie à transmission hydrique avant même la découverte
du vibrion cholérique
14
IV- Les différentes branches de
l’épidémiologie
1. Quelle est l'importance d'un problème de santé dans
une population donnée ? Quoi ?
l'épidémiologie descriptive.
2. Quelle est la cause d'une maladie (et plus
généralement d'un événement) ou quels sont ses
facteurs de risque ? Pourquoi?
l'épidémiologie étiologique ou analytique.
3. Quelle est l’action de santé la plus efficace pour traiter
ou prévenir un problème de santé ? Comment ?
l'épidémiologie d’évaluation.
16
V- Les cinq fonctions de l’épidémiologie
1. La surveillance épidémiologique
2. La mesure de l'importance des problèmes de
santé
3. La recherche étiologique
4. L'identification des groupes à risque élevé
(GARE)
5. L'évaluation de la santé
18
L’épidémiologie descriptive
• C’est l’étude de la distribution de la maladie dans les
populations selon les caractéristiques de :
– Personne :
• âge
• sexe
• état civil
• profession
– Lieu : résidence, région, pays, lieu de travail,…
– Temps : saison, années, mois, etc.. (temps d'observation)
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L’épidémiologie descriptive
• L'épidémiologie descriptive fait appel à un certain
nombre d'outils de mesure et vise à évaluer la fréquence
de la maladie.
• C’est le volet quantitatif de l’épidémiologie
• Objectifs :
– Identifier les problèmes de santé dans une population et
leur ampleur
– Décrire leur répartition en fonction des caractéristiques de
personnes, de lieu et de temps.
– Déterminer la nature et la quantité de ressources
nécessaires pour résoudre ces problèmes
20
Enquêtes transversales
• Observation
• A un instant donné un enquêteur cherche à
connaître le nombre de personnes qui
présentent un caractère donné dans une
population.
• Exemple : Enquête de prévalence des
infections Nosocomiales dans un hôpital
– au Maroc cette prévalence était de 7,7 % dans les hôpitaux régionaux en
1994
21
Enquêtes transversales
• Les Enquêtes transversales permettent de mesurer le
nombre de cas (prévalence) du problème ciblé mais
aussi de recueillir les facteurs associés :
caractéristiques socio-économiques, niveau
d’éducation ,conditions environnementales, style de
vie…
• Possibilité de déduction d’une hypothèse
étiologique.
22
Les enquêtes transversales
Prévalence
Taux de prévalence
Malades ?
Non malades ?
t0 temps
23
L’épidémiologie analytique :
• Elle s’intéresse donc à la recherche des
déterminants c.à.d origines ou étiologies des
phénomènes de santé.
• Elle vise à comparer les fréquences d’une
maladie dans différents groupes afin de mettre
en évidence les « facteurs de risque »
24
L’épidémiologie analytique :
• Elle fait appel à l’observation et l’expérimentation
et permet la formulation d’hypothèses et leur
confirmation ou leur infirmation.
• C’est le volet qualitatif de l’épidémiologie
• Il existe donc 2 types d’approches :
– L’une explicative
– L’autre pragmatique
25
• Etudier la relation entre un phénomène de
santé (M) et des facteurs susceptibles de
l’influencer (E)
– M = pathologie ou comportements de santé
– E = facteur biologique, comportemental,
environnemental, pathologie… (exposition)
• Exemple:
– association entre contraception orale (E) et
cancer du sein (M)
26
• But : mettre en évidence l’association entre
une exposition (E) et une maladie (M)
• Les gens exposés à (E) sont plus atteints par
(M) que les non exposés.
• Comparaison +++
• Notion de risque
27
L’épidémiologie analytique :
• L’approche explicative :
• S’occupe de la recherche de l’origine et causes de la
maladie, exemple : association tabac et cancer
bronchique (par des études prospective et
rétrospectives)
28
L’épidémiologie analytique :
• L’approche pragmatique :
• Pragmatique veut dire Relatif à l'aspect pratique et
concret de l’épidémiologie
• S’occupe de la recherche des déterminants des facteurs
de risque par des méthodes statistiques appropriées.
29
Etudes cas-témoins
• Observation
• L’enquêteur choisit les groupes étudiés sur la
base de leur statut malade (cas) et non
malade (témoins). Ce sont des études
rétrospectives, c'est-à-dire que l’enquêteur va
chercher dans le passé des individus des deux
groupes l’exposition au facteur étudié.
30
Surveillance de la grippe saisonnière au
Maroc 2011-2012
Fréquence observée fréquence attendue
41
Endémie / endémo-épidémie
• C’est un phénomène de masse illimité dans le
temps, limité dans l’espace avec une
fréquence observée relativement constante.
• On parle également d’endémo-épidémie.
• Exemple :
– Tuberculose au Maroc environ 25 000 nouveaux
cas par an
– Paludisme pays tropicaux
42
Pandémie
• C’est un phénomène de masse limité dans le
temps illimité dans l’espace, avec une
fréquence variable.
• Exemple :
– Pandémie de grippe espagnole
– Pandémie de grippe AH1N1 2009
43
Cas sporadiques
• Cas isolés
• souvent sans aucun lien entre eux,
• Phénomène de masse limité dans le temps
et dans l’espace avec fréquence basse.
44
Remarque importante 1
• Une fréquence anormalement basse doit attirer
l'attention
• Exemple :
• Expérience de Snow : Découverte de la
transmission hydrique du Choléra par
constatation d'une fréquence basse de la maladie
dans un quartier de la ville de LONDRES,
• Quasi-absence du cancer du col utérin chez les
"religieuses".
45
Remarque importante 2
• une épidémie peut passer inaperçue et n’être
mise en évidence que par les statistiques à
postériori
• Exemple :
– Brouillard de Londres, 1952
– Canicule en France, 2003
46
Introduction à l’épidémiologie
séance 2
Durée : 2 heures
47
les mesures épidémiologiques
• Rappels : ratio ? Proportion ? taux ?
• Les principaux outils de mesure de la
morbidité
• Les principaux outils de mesure de la
mortalité
48
Rapport
• Un rapport est une expression de la
relation existant entre deux quantités.
• Dimension : dépend des unités du
numérateur et dénominateur
• Etendue : 0 —> +
49
Ratio
• Expression de la relation qui existe entre
deux quantités.
• Numérateur et dénominateurs différents.
• Exemple :
• Nombres de lits hospitaliers par habitant
• Nombre de dispensaires par habitant
50
Ratio
• Le «sex ratio»
• Est un rapport couramment utilisé en
épidémiologie.
• Exemple :
– Dans un échantillon il y a 400 hommes et 200
femmes.
– Le ratio hommes/femmes est : 400/200 = 2.
51
Proportion
• Une proportion est un rapport dont le
numérateur fait partie du dénominateur,
tous les deux étant mesurés simultanément.
• Étendue 0 à 1 (0 à 100%)
a
x k - a inclus dans b
b - k puissance de 10
52
Proportion
• Exemple :
• La proportion d’hommes dans l’échantillon
vu précédemment ? (400 hommes et 200 femmes)
• La proportion d’hommes dans l’échantillon :
400
x 100 = 66,6%
(200 +400)
53
Taux
• Un taux mesure la vitesse d’apparition d’un
événement donné au cours du temps
• S ’exprime en fonction d'une unité de temps, pour
un lieu géographique donné, et pour un groupe de
personnes bien défini.
• Événement : maladie, décès, handicap, rechute…
• Il s’exprime toujours en fonction :
– d’une certaine unité de temps
– pour un lieu géographique donné
– et pour un groupe de personnes donné.
54
Taux
• Le numérateur est un nombre d’événements
survenus au cous d’une certaine période.
• Le dénominateur représente la population exposée
au risque de survenue de cet événement pendant
cette période.
Temps t
55
Les principaux outils de mesure de la
morbidité
• La morbidité représente le nombre de
personnes souffrant d'une maladie donnée
pendant un temps donné dans une
population.
• Elle peut être mesurée :
– soit par l’incidence
– soit par la prévalence
56
Mesurer la morbidité ?
Morbidité diagnostiquée
Morbidité réelle
Surveillance
épidémiologique
et enquêtes
Passage dans le
système de soins
Morbidité ressentie sans recours aux soins enquêtes
Morbidité non ressentie
57
L’incidence
• L’incidence représente le nombre des cas
nouveaux apparus dans une population
donnée pendant une période donnée.
58
le taux d'incidence
• Le taux d’incidence =
• Le taux d’incidence est nommé taux d’attaque
lorsqu’il est calculé sur une épidémie de
maladie aigue (courte période d’incubation et
courte durée de la maladie)
59
le taux d'incidence
• Le taux d’incidence permet de mesurer les
variations de fréquence des maladies
• Et évaluer l’impact des programmes de santé :
excellent guide pour l'action de santé.
60
Exemple
• Dans un village de 1500 habitants le médecin a
diagnostiqué 3 cas de tuberculose en 2008.
• Le taux d’incidence annuel de la tuberculose
dans ce village était de :
(3/1500)x100 = 0,2 cas pour 100 habitants
61
Prévalence
• La prévalence représente le nombre total de cas dans
une population déterminée, sans distinction entre
les cas nouveaux et les cas anciens.
• Dépend de :
– la durée de la maladie
– du taux incidence
• Indicateur important pour les maladies chroniques :
planification sanitaire
• Souvent plus facile à mesurer que l’incidence
(enquête transversale vs cohorte)
62
Taux de prévalence
• Taux de prévalence = nombre de nouveaux
cas en évolution pour une population au
cours d’une période de temps donné
rapporté à l’effectif de cette population
63
Le taux de prévalence instantané
• Exemple : Taux de prévalence instantané du diabète
dans la population d’un pays (étude transversale).
• Le taux de prévalence instantanée exprime la situation
épidémiologique, à un moment précis, et permet une
programmation des moyens d'action.
64
Le taux de prévalence de période
• Renseigne sur l'ampleur et la gravité d'une maladie
donnée pendant une période déterminée.
• Il permet de :
• Faire des comparaisons dans le temps
• Programmer les moyens d’action
65
Exemple
• Dans un village de 1000 habitants du 30 mars
au 1er juin 2012 on a :
– 2 nouveaux cas de tuberculose
– 5 cas de tuberculose en évolution
– donc
– incidence = 2 cas
– prévalence = 7 cas
66
Les principaux outils de mesure de la
mortalité
67
Mortalité
• Le taux brut de mortalité est le rapport des
décès d'une année à la population moyenne
de cette année.
68
Les taux spécifiques de mortalité :
Nombre de décès dans le sous-
Taux spécifique groupe pendant période t
de mortalité =
Effectif moyen du sous-groupe
pendant période t
• Par âge (taux de mortalité des plus de 75 ans)
• Par sexe (taux de mortalité des femmes)
• Par profession
• Par milieu (urbain ou rural)
• Par état matrimonial (marié, célibataire, divorcé, veuf…)
• …
69
Taux de mortalité par cause
Nombre de décès dus à la cause dans la
Taux de mortalité population pendant période t
par cause =
Effectif moyen de la population pendant
période t
• Exemple :
– le taux de mortalité par causes cardio-vasculaires
en 2011 est de 2,17 ‰
– représente une proportion de 41% parmi les
différentes étiologies et occupe ainsi la première
place parmi les causes de décès au Maroc.
70
Données sur la mortalité au Maroc en 2011 (OMS)
Nombre de Taux de mortalité
décès (p.1000) %
Maladies transmissibles, de la mère, périnatales et nutritionnelles 31 316 0,99083 18,77
Maladies infectieuses et parasitaires 12 024 0,38044 7,21
Maladies respiratoires 8 136 0,25742 4,88
Maladies maternelles 723 0,02289 0,43
Maladies périnatales 9 511 0,30092 5,70
Carences nutritionnelles 922 0,02916 0,55
Maladies non transmissibles 125 178 3,96063 75,03
Cancers 19 708 0,62356 11,81
Autres tumeurs 1 576 0,04987 0,94
Diabète 2 654 0,08397 1,59
Maladies endocriniennes 2 158 0,06828 1,29
Maladies neuropsychiatriques 4 322 0,13676 2,59
Maladies des organes des sens 175 0,00554 0,11
Maladies cardiovasculaires 68 505 2,16751 41,06
Maladies respiratoires 7 600 0,24046 4,56
Maladies digestives 10 048 0,31792 6,02
Maladies génito-urinaires 5 684 0,17985 3,41
Maladies de la peau 131 0,00416 0,08
Maladies appareil musculo-squelettique 153 0,00483 0,09
Maladies congénitales 2 457 0,07773 1,47
Maladies dentaires et buccales 6 0,00018 0,00
Blessures 10 351 0,32750 6,20
Blessures non intentionnelles 9 458 0,29926 5,67
Blessures intentionnelles 893 0,02824 0,54
Total 166 845 5,27896 100
71
Le taux de mortalité infantile
• C’est un indicateur qui fait partie des taux de
Mortalité spécifique.
• C’est le rapport entre le nombre d'enfants
décédés avant l'âge d’un an []sur le nombre
total de naissances vivantes pendant cette
période. Cette statistique est exprimée pour
1 000 naissances (‰).
72
Le taux de mortalité infantile
• C’est un excellent indicateur de l’état de santé
d’une population et plus particulièrement de
la qualité des soins obstétriques et
pédiatriques.
• Il est estimé à 32,2 ‰ en 2009
73
Le taux de létalité
• Le taux de létalité exprime la gravité d'une
maladie et permet d’évaluer l'efficacité d'un
traitement.
74
Le taux de létalité
• Le taux de létalité =
• S’exprime toujours en %
• Exemple : parmi 100 cas de typhoïde survenus
lors d’une épidémie ont été enregistrés
• Le taux de létalité = 0,10 soit 10%
75
Les principaux paramètres démographiques
utilisés en épidémiologie descriptive
• Les paramètres démographiques en général
sont les indicateurs qui nous permettent
d’étudier les variations quantitatives de la
population dans le temps et dans l'espace, en
fonction des milieux socio-économiques et
culturels.
76
Population moyenne
• Exemple :
• Dans un village il y a :
– au 01/01/2011 : 2000 habitants
– Au 31/12/2011 : 1973 habitants
• Variation due : décès, migration, arrivées de
nouveaux habitants
• La population moyenne pour 2011 est :
(2000+1953)/2=1976,5 habitants
Taux de natalité :
• Il donne le nombre de naissances vivantes par
habitant (population moyenne de l'année).
• Taux de natalité =
• En 2009 ce taux était de 18,9 ‰
• Le taux de natalité permet de prévoir les activités
et les moyens de prise en charge des enfants qui
naissent et des femmes enceintes (activités de
vaccinations, surveillance de l'état nutritionnel,
consultation prénatale etc...)
78
Taux de mortalité générale
• En 2009 pour le Maroc ce taux était de 5,7 ‰
79
Taux d'accroissement naturel
• C’est le taux de croissance démographique
imputable au mouvement naturel de la
population. Il se calcule comme la différence
du taux de natalité moins le taux de mortalité
générale
Taux de natalité – Taux de mortalité générale
• En 2009 ce taux était de 1,4% au Maroc
80
Exercice d’application
• Dans une province médicale de 500 000
habitants, durant l’année 2008 on a enregistré
21 250 naissances vivantes et 5000 décès de
tout âge dont 850 avaient un âge de moins
d’un an. Quelle sont dans cette province :
• Le taux de natalité ?
• Le taux de mortalité générale ?
• Le taux de mortalité infantile ?
81
Le taux de natalité ?
• La formule :
•
21 250
= x 1 000 = 4,25 ‰
5 000 000
• Dans une province médicale de 5 000 000 habitants, durant
l’année 2011 on a enregistré :
• 21 250 naissances vivantes
• 5000 décès de tout âge dont 850 avaient un âge de moins
d’un an.
82
Le taux de mortalité générale
• La formule :
5 000
1 000
• = 5 000 000
x =1‰
• Dans une province médicale de 5 000 000 habitants, durant
l’année 2011 on a enregistré :
• 21 250 naissances vivantes
• 5000 décès de tout âge dont 850 avaient un âge de moins
d’un an.
83
Le taux de mortalité infantile
• La formule :
• = 40 ‰
• Dans une province médicale de 5 000 000 habitants, durant
l’année 2011 on a enregistré :
• 21 250 naissances vivantes
• 5000 décès de tout âge dont 850 avaient un âge de moins d’un an.
84