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Norm Figures Complexes

Le document décrit un test d'évaluation des fonctions cognitives basé sur la reproduction de figures complexes, permettant d'analyser la mémoire, la planification et les capacités visuo-constructives. Les procédures d'administration incluent une phase de copie suivie de rappels immédiats et différés, avec des critères de cotation pour évaluer la richesse et la qualité des reproductions. Ce test est sensible à divers troubles neurologiques et psychologiques, et permet de distinguer les performances des sujets normaux de ceux présentant des atteintes cérébrales.

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Lorna Aguilar
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Norm Figures Complexes

Le document décrit un test d'évaluation des fonctions cognitives basé sur la reproduction de figures complexes, permettant d'analyser la mémoire, la planification et les capacités visuo-constructives. Les procédures d'administration incluent une phase de copie suivie de rappels immédiats et différés, avec des critères de cotation pour évaluer la richesse et la qualité des reproductions. Ce test est sensible à divers troubles neurologiques et psychologiques, et permet de distinguer les performances des sujets normaux de ceux présentant des atteintes cérébrales.

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FIGURES COMPLEXES.

DESCRIPTION.

Ces figures permettent l’évaluation d’ une série de fonctions cognitives,


dont la planification, l’organisation et la programmation, la résolution de
problèmes, les capacités perceptives, motrices, et la mémoire. En effet, le
sujet doit d’abord copier la figure présentée, puis, sans avertissement
préalable, le sujet doit la reproduire de mémoire
(apprentissage “incidentel”).

Le test développé par Rey (1941) consistait en une copie de la figure,


suivie 3’ plus tard d’une reproduction de mémoire. Les procédures
d’administration actuelles varient beaucoup : soit la copie est suivie d’un
rappel immédiat, puis d’un rappel différé ; soit elle n’est suivie que de ce
dernier, le délai variant entre 3 et 45’. Il y a peu de différence entre la
reproduction immédiate et différée de 3’. La longueur du délai (15, 30 ou
45’) n’affecte pas la performance de la reproduction de mémoire, pour
autant que le délai n’excède pas une heure. La plupart des oublis ont en
effet lieu dans les quelques minutes qui suivent la copie (mémoire de
travail). Toutefois, la reproduction différée est plus sensible aux déficits
mnésiques que la reproduction immédiate. En effet, chez les sujets
normaux, il y a peu de différence entre la reproduction immédiate et la
reproduction différée. Une différence entre ces deux rappels suggère donc
un déficit clinique significatif. L’idéal est un rappel immédiat ou après 3’,
suivi d’un rappel différé. Les habiletés visuo-constructives sont alors
observées lors de la copie, et les reproductions immédiate et différée nous
informent sur la quantité d’information retenue en fonction du temps
écoulé. Suite au rappel différé, une tâche de reconnaissance peut être
proposée au sujet : 24 figures sont placées devant lui, et il doit entourer
les figures qui faisaient partie de la figure copiée.

ADMINISTRATION.

Copie :

Placer une feuille A4 verticalement devant le sujet. Puis, lui dire : “Je vais
vous montrer une carte sur laquelle il y a un dessin que je voudrais que
vous copiiez sur cette feuille. S’il vous plaît copiez la figure avec le plus de
précision possible.” Commencer à chronométrer aussitôt que le dessin est
présenté.
A noter que certains auteurs permettent au sujet d’utiliser une gomme.
Possibilités : utiliser trois ou quatre crayons de couleurs différentes pour
mettre en évidence la stratégie de copie utilisée par le sujet, reproduire la
copie du sujet en même temps que lui, en notant l’ordre et le sens des
différents lignes.
Si le dessin est pauvre, il faut rappeler au patient que la copie doit être la
plus précise possible. La carte est présentée au sujet pendant minimum 2’
et demie et maximum 5’. Si, au terme des 2 premières minutes et demie,
il semble évident que le patient est trop lent, il faut lui dire d’accélérer.
Enfin, si le sujet termine avant les 2 premières minutes et demie, il faut lui
dire de vérifier que tous les éléments y sont.
Ensuite, la carte et la copie sont retirées de la vue du patient.

Noter le temps total mis par le patient (il est plus important que le sujet
finisse son dessin plutôt qu’il mette 5’ à le copier). Permettre donc au sujet
de dépasser la barre des 5’ afin qu’il réalise la meilleure copie possible.

Reproduction différée :

3’ : Après un délai de 3’, au cours duquel on a discuté ou administré une


tâche verbale au sujet, prendre une nouvelle feuille A4 et dire au patient :
“Il y a quelques minutes, je vous ai demandé de copier une figure. Je
voudrais que vous la redessiniez”. Il n’y a pas de temps limite à cette
tâche. L’organisation de la reproduction doit être observée.

30’ : Après un délai de 30’, au cours desquelles aucun test visuel proche
de la figure complexe ni aucune tâche de dessin n’ont été administrés,
afin d’éviter toute possibilité d’interférence, dire au sujet : “Vous
souvenez-vous du dessin que vous avez copié tout à l’heure ? Maintenant
je voudrais que vous dessiniez la figure de mémoire de la façon la plus
précise et complète possible sur cette feuille. Si vous vous trompez
n’effacez rien, mais corriger votre erreur.” Il n’y a pas de limite de temps
pour cette tâche. L’organisation de la reproduction doit être observée.

Reconnaissance :

Après la reproduction différée de 30’, on présente les feuilles stimulus au


sujet et il doit entourer les dessins qui faisaient partie de la figure
complexe.

COTATION.

Richesse :

La figure est scindée en 18 éléments. Chacun de ces items est coté entre
0 et 2 points :
0 si l’item est absent,
0.5 s’il est déformé et mal placé ,
1 s’il est déformé et bien placé ou correct mais mal placé,
2 s’il est correct et bien placé.
(Total : 36 points maximum).

Les normes habituellement utilisées sont celles de Meyers et Meyers pour


la copie, la reproduction différée de 3 et de 30’ et la reconnaissance de la
figure de Rey.
Pour les enfants, ce sont les normes de Taylor qui sont utilisées, pour la
copie et la reproduction différée de 30’ de la figure de Rey ou de Taylor.

Possibilités : calculer un pourcentage de rappel (rappel  100/copie) ou un


pourcentage d’oubli ([(rappel immédiat – rappel différé)/(rappel
immédiat)]  100). Cependant, ces scores doivent être interprétés avec
prudence, car ils peuvent être bons malgré (et à cause de) la pauvreté de
la copie.
Qualité :

Diverses cotations, dont la plus compréhensible est celle de Stern et al


(1994) et son adaptation par Akshoomoff et Stiles (1995). Ce système
propose de coter les aspects qualitatifs de la figure comme la
fragmentation, la planification, l’organisation, la présence et la précision
des différents items, leur place, la distorsion de taille, les persévérations,
les confabulations, la netteté, la symétrie, la rétention immédiate et
différée. Autre système, plus rapide : celui de Hamby et col (1993).

La qualité organisationnelle de la figure de Rey permet une distinction


entre les patients symptomatiques et asymptomatiques HIV positifs.

Reconnaissance :

Meyers et Meyers : une réponse correcte est accordée :


Si le sujet entoure un dessin qui fait partie de la figure,
Si le sujet n’entoure pas un dessin qui ne fait pas partie de la figure.
Les faux positifs et faux négatifs sont comptabilisés.

COMMENTAIRES.

Fidélité interjuges : elle est bonne pour les figures de Rey et de Taylor.
Cependant, la fidélité interjuges pour les 18 items de ces figures varie. Le
système de cotation gagne donc à être plus précis. Les autres systèmes
de cotation (dont ceux de Meyers et Meyers, Bennet-Levy, Fastenau,
Stern, etc.) mettent en évidence une fidélité interjuges élevée (> 90).

Fidélité test-retest : l’administration à plusieurs reprises de la même


figure (Rey ou Taylor) entraîne un effet d’apprentissage (amélioration de
10% pour un intervalle d’un mois). Même pour un délai d’un an, et chez
des personnes âgées, on observe un effet d’apprentissage pour la copie.
De plus, la ré-administration pose problème pour ce qui est de
l’apprentissage “incidental”.

Autres versions :
* enfants 8 – 10 ans ADHD et normaux : Les figures de Rey et de Taylor
sont équivalentes, tant pour la copie que pour la reproduction de
mémoire.
* Jeunes adultes normaux : la copie des différentes figures (Rey, Taylor, et
MCG 1 à 4) est équivalente, mais la reproduction de mémoire est plus
difficile pour la figure de Rey (5 points de différence en moyenne). Il n’y a
pas de différence significative entre le figure de Taylor et les MCG1 à 4. La
Figure de Rey est plus longue à copier et à reproduire que la figure de
Taylor. La structure organisationnelle de la figure de Rey semble plus
complexe que celle des autres figures, et ne permet pas l’utilisation de
stratégies verbales. La figure de Rey est peut-être plus sensible que les
autres ?

Les fonctions cognitives examinées :


* Copie : perception visuelle, organisation visuo-spatiale, fonctionnement
moteur.
* Rappel immédiat ou différé de 3’: quantité d’information encodée,
* Rappel différé : Quantité d’information stockée et rappelée.
Notes : Habituellement, les jeunes (13 ans et plus) et les adultes lettrés
copient la figure de gauche à droite. Les plus jeunes enfants copient la
figure par juxtaposition de parties. Aux alentours de 13 ans, il y a adoption
de la stratégie du rectangle de base, les détails étant rajoutés en fonction
de ce dernier. En mémoire, la juxtaposition est très rare après 9 ans. Chez
les jeunes et les adultes, les distorsions sont fréquentes en condition
mémoire, mais rares en copie. La stratégie utilisée lors de la copie
influence la qualité de la reproduction de mémoire (ex : copie précise par
juxtaposition, reproduction de mémoire pauvre).

Ce test permet de distinguer les patients Alzheimer des sujets normaux et


des sujets présentant un trauma crânien modéré. En effet, les patients
Alzheimer éprouvent plus de difficultés à copier et à reproduire de
mémoire la figure complexe que les sujets présentant un TC modéré. Chez
les sujets présentant une maladie de parkinson ou de Huntington, des
temps de copie anormalement longs ainsi que des scores de rappel très
faibles ont été observés. Enfin, ce test est sensible à diverses atteintes
cérébrales : T.C., syndromes congénitaux, épilepsie, abus de drogues,
anévrisme de l’artère communicante antérieure. Le degré d’atrophie
hippocampique serait lié au pourcentage de rappel lors de ce test.

Copie en cas d’atteinte cérébrale :


* La copie par juxtaposition est retrouvée tant chez les sujets cérébrolésés
droits que gauches. Cependant, en cas de lésion droite, la copie tend à
être moins précise et plus déformée qu’en cas de lésion gauche.
* Les patients présentant des lésions plus postérieures (pariéto-
occipitales) présentent des difficultés dans l’organisation spatiale de la
figure, tandis que les sujets présentant une atteinte frontale éprouvent
des difficultés à planifier la copie.
* La tâche est aussi sensible à l’héminégligence : plus d’omissions, à
gauche, un biais attentionnel à droite (le patient commence par la droite)
et une pauvreté de la reproduction à gauche.

Reproduction de mémoire en cas d’atteinte cérébrale :


* Les cérébrolésés droits ont de moins bons résultats que les cérébrolésés
gauches en reproduction différée. En effet, si la copie est bien réalisée, les
déplacements et déformations sont caractéristiques des cérébrolésés
droits (par opposition aux cérébrolésés gauches).

Aspects psychologiques : Les victimes de stress post traumatique ont une


aussi bonne copie, mais une moins bonne reproduction de mémoire, que
les sujets normaux. Chez les épileptiques, un rappel pauvre est lié à une
perturbation affective modérée (paranoïa, dépression). Chez les sujets
âgés, un état dépressif peut entraîner un rappel différé pauvre. Les sujets
présentant une atteinte cérébrale diffuse ont des performances plus
pauvres que les sujets présentant un syndrome psychiatrique chronique
(schizophrénie, maniaco-dépression, dépression majeure), alors que ces
derniers ont une performance inférieure à celle de sujets normaux aux
rappels différés de 3 et de 30 minutes. En ce qui concerne les autres
facteurs de correction (copie, temps de copie, reconnaissance), les
patients cérébrolésés ont des résultats inférieurs aux groupes de patients
psychiatriques et de sujets contrôle, ces deux derniers groupes ayant des
résultats semblables.

Les oublis ont lieu très tôt, dès les premières minutes, et résultent peut-
être d’une surcharge de la mémoire de travail. Un rappel différé d’1 mois
est caractérisé par une nette diminution de la qualité (10 points environ).

Le test de reconnaissance permet de distinguer les sujets cérébrolésés des


patients psychiatriques et sujets contrôle.

Enfin, les figures complexes permettent de détecter la simulation


(pauvreté de la copie, ralentissement du temps de copie, pauvreté de la
reproduction différée et de la reconnaissance).

Interprétation possibles des scores de rappel :


* Troubles attentionnels : faibles scores après 3’, 30’ et en
reconnaissance.
* Troubles de l’encodage : faibles scores après 3’ et 30’, avec peu ou pas
d’amélioration si des indices de rappel sont donnés.
* Troubles du stockage : Rappel après 3’ meilleur que le rappel après 30’,
rappel après 30’ meilleur que la reconnaissance.
* Trouble de la récupération en mémoire : rappel après 3’ et
reconnaissance équivalents et supérieurs au rappel après 30’, ou
reconnaissance meilleure que les deux rappels différés.
NORMES.

I. Administration A (Kolb et Wishaw, 1990).


Copie et reproduction de mémoire après 30’ (sans rappel immédiat).

n COPIE RAPPEL DIFFÉRÉ % DE RAPPEL COPIE -


30’ RAPPEL
6 ANS 192 16.66 (7.97) 10.53 (5.80) * *
7 ANS 353 21.29 (7.67) 13.57 (6.28) * *
8 ANS 347 23.64 (8.00) 16.34 (6.77) * *
9 ANS 329 24.46 (6.94) 18.71 (6.61) * *
10 ANS 301 27.20 (7.58) 19.73 (6.71) * *
11 ANS 280 28.61 (7.31) 22.59 (6.65) * *
12 ANS 225 30.21 (6.69) 23.20 (6.38) * *
13 ANS 237 32.63 (4.35) 24.59 (6.29) * *
14 ANS 180 33.53 (3.18) 26.24 (5.40) * *
15 ANS 116 33.60 (2.98) 26.00 (6.35) * *
20 – 29 20 33.70 (1.59) 21.80 (6.56) 64.12 11.95 (5.72)
ANS (18.39)
30 – 39 20 31.75 (3.21) 17.20 (7.08) 53.45 14.58 (6.12)
ANS (20.13)
40 – 49 18 32.31 (2.67) 16.56 (6.69) 50.61 15.75 (5.58)
ANS (18.77)
50 - 59 21 31.19 (3.68) 14.88 (6.95) 47.16 16.31 (6.41)
ANS (20.59)
60 – 69 21 30.79 (4.21) 14.21 (7.50) 46.19 16.57 (7.53)
ANS (22.91)
70 ANS ET 23 29.57 (3.37) 11.74 (6.11) 38.57 17.83
+ (18.22) (14.58)

II. Administration B (Chiulli et al, 1989).


Copie suivie d’un rappel immédiat et reproduction de mémoire après 30’.

n COPIE RAPPEL IMMÉDIAT RAPPEL DIFFÉRÉ


(30’)
65 – 69 ANS 10 31.10 (3.59) 15.50 (5.54) 15.30 (4.98)
70 – 74 ANS 50 32.03 (3.27) 15.44 (6.51) 15.35 (6.37)
75 – 79 ANS 57 30.49 (4.48) 15.39 (6.75) 15.12 (6.34)
80 – 84 ANS 35 30.76 (4.06) 14.47 (6.31) 13.76 (6.07)
85 – 93 ANS 10 30.80 (2.60) 9.45 (3.92) 9.39 (4.93)

AGE (n) 70 – 74 ANS 75 – 79 ANS 80 – 91 ANS


(46) (58) (49)
Moyenne () 32.6 (2.8) 31.0 (4.0) 29.8 (4.6)
COPIE Nombre 18 (39%) 21 (36%) 17 (35%)
(%)*
Moyenne () 17.2 (6.2) 14.2 (6.6) 12.9 (6.4)
RAPPEL
Nombre 24 (55%) 23 (41%) 19 (40%)
IMMÉDIAT
(%)*
Moyenne () 16.9 (6.3) 14.2 (6.2) 12.4 (6.0)
RAPPEL Nombre 24 (55%) 29 (52%) 19 (41%)
DIFFÉRÉ (30’) (%)*
* Nombre et pourcentage de sujets adoptant une approche de Type I (le sujet commence
par dessiner le grand rectangle).
III. Administration C (Boone et col, 1993).
Copie suivie d’une reproduction de mémoire après 3’.

n COPIE RAPPEL DIFFÉRÉ % DE RÉTENTION


3’
45 – 59 ANS 38 34.18 (1.8) 18.88 (6.1) 55.03 (17.1)
60 – 69 ANS 31 33.76 (2.8) 17.33 (5.2) 51.16 (13.8)
70 – 83 ANS 22 21.25 (4.7) 13.77 (5.0) 43.77 (14.8)
* Moyenne du nombre d’années d’études : 14.5 ans.
* Q.I. moyen : 115.89.

IV. Administration D (Meyers et Meyers, 1995).


Copie suivie d’une reproduction de mémoire après 3’, puis après 30’, et
enfin d’une reconnaissance.

Cf., par Meyer et Meyer (1995) :


The Meyers Scoring System for the Rey Complex Figure and the
Recognition Trial : Professional Manual.
Odessa, FL : Psychlogical Assessment Resources.

Tant l’âge que le Q.I. influencent les performances à ce test : les scores de
copie augmentent avec l’âge, le niveau adulte étant atteint vers 13
ans, et les scores diminuent légèrement avec le vieillissement normal
(surtout à partir de 70 ans).Les taux d’oubli (score de la copie – score du
rappel différé) sont de même liés à l’âge, et suggèrent que la mémoire
décline chez les sujets âgés. (perte de détails). Les scores aux figures
complexes sont aussi liées aux capacités intellectuelles, principalement
aux habiletés de raisonnement non verbal. Plus le Q.I. est élevé, plus les
scores aux figures complexes sont élevés. L’influence de l’éducation et du
sexe, par contre, est controversée.
PROTOCOLES DE COTATION.

FIGURE DE REY :
1. Croix rattachée au coin supérieur gauche du grand
rectangle.
2. Grand rectangle, armature de la figure.
3. Croix de Saint André formée par les deux diagonales
du grand rectangle.
4. Médiane horizontale du grand rectangle.
5. Médiane verticale du grand rectangle.
6. Petit rectangle intérieur, ainsi que ses diagonales.
7. Segment surmontant l’élément 6.
8. 4 hachures horizontales parallèles en haut à gauche
dans le grand rectangle.
9. Triangle rectangle surplombant le grand rectangle, à
droite.
10. Segment vertical en dessous de l’élément 9.
11. Cercle comportant 3 points, dans le coin supérieur
droit du grand rectangle.
12. 5 hachures parallèles perpendiculaires à la
diagonale du grand rectangle.
13. 2 côtés formant le triangle accolé au côté droit du
grand rectangle.
14. Losange rattaché à l’élément 13.
15. Segment vertical perpendiculaire au côté du grand
rectangle, dans l’élément 13.
16. Prolongement de la médiane horizontale en 13.
17. Croix inférieure.
18. Carré rattaché au coin inférieur gauche du grand
rectangle.

FIGURE DE TAYLOR :
1. Flèche verticale, sur la gauche de la figure.
2. Triangle situé à l’extrême gauche.
3. Grand carré.
4. Médiane horizontale du grand carré.
5. Médiane verticale du grand carré.
6. Segment horizontal situé dans la moitié supérieure
du grand carré.
7. Diagonales dans le quadrant supérieur gauche.
8. Carré inscrit dans le quadrant supérieur gauche.
9. Cercle dans le quadrant supérieur gauche.
10. Rectangle surplombant le grand carré, à gauche.
11. Flèche traversant le quadrant supérieur droit.
12. Demi-cercle accolé au grand carré, à droite.
13. Triangle dans le grand carré, à droite.
14. Ligne en pointillés.
15. Ligne horizontale, en dessous de la ligne en
pointillés.
16. Triangle attenant au coin inférieur gauche du grand
carré, à l’extérieur.
17. Ligne ondulée et segments qui la croisent.
18. Etoile.
MCG 1 :
1. Grand rectangle.
2. Médiane verticale du grand rectangle..
3. Médiane horizontale du grand rectangle.
4. Petit triangle rattaché au coin inférieur droit du grand
rectangle, à l’extérieur.
5. Ovale rattaché au grand rectangle, en dessous.
6. Flèche située à l’extrême gauche du grand rectangle.
7. Triangle surplombant le grand rectangle, à gauche.
8. Flèche partant vers la droite, au dessus du grand
rectangle.
9. Diagonale dans le quadrant supérieur gauche.
10. Autre diagonale dans le quadrant supérieur gauche.
11. Cercle dans le quadrant supérieur gauche.
12. Diagonale dans le quadrant inférieur gauche.
13. 5 segments verticaux attenants à l’élément 10.
14. 2 segments verticaux reliés entre eux, dans le
quadrant inférieur droit.
15. Ligne verticale dans le quadrant supérieur droit.
16. Demi cercle rattaché à l’élément 15.
17. Segment diagonal dans le quadrant supérieur droit.
18. Autre segment diagonal dans le quadrant supérieur
droit.

MCG 2 :
1. Grand carré.
2. Médiane verticale du grand rectangle..
3. Médiane horizontale du grand rectangle.
4. Etoile dans le quadrant supérieur gauche.
5. Diagonale dans le quadrant inférieur gauche.
6. 2 triangles sur l’élément 5.
7. 3 cercles dans le quadrant inférieur droit.
8. médiane verticale dans le quadrant inférieur droit.
9. Segment horizontal dans le quadrant inférieur droit.
10. diagonale du quadrant supérieur droit.
11. 5 hachures parallèles perpendiculaires à l’élément
10.
12. Petit rectangle à l’extrême droite du grand carré.
13. Diagonale de l’élément 12.
14. Demi cercle à la base du grand carré.
15. Segment vertical en 14.
16. Flèche à l’extrême gauche du grand carré.
17. Parallélogramme surplombant le grand carré, à
gauche.
18. Goutte en haut à gauche de la figure.
MCG 3 :
1. Grand rectangle.
2. Médiane verticale du grand rectangle..
3. Médiane horizontale du grand rectangle.
4. Diagonale du quadrant supérieur gauche.
5. 3 segments horizontaux dans le quadrant supérieur
gauche.
6. Signe infini () dans le quadrant supérieur gauche.
7. Cercle et croix dans le quadrant inférieur gauche.
8. Diagonale en gros pointillés dans le quadrant
inférieur gauche.
9. Petit rectangle dans le bas du quadrant inférieur
gauche.
10. Petit rectangle attenant au quadrant inférieur
gauche, en dessous.
11. Croix rattachée à l’élément 10.
12. 2 segments formant un angle droit dans le quadrant
inférieur droit.
13. Deux cercles concentriques dans le quadrant
inférieur droit.
14. 5 tirets formant la diagonale du quadrant supérieur
droit.
15. Triangle surplombant le grand carré, au centre.
16. 3 segments verticaux dans l’élément 15.
17. Triangle à l’extrême droite du grand carré.
18. Flèche rattachée à l’élément 17.

MCG 4 :
1. Grand carré.
2. Médiane verticale du grand carré.
3. Médiane horizontale du grand carré.
4. Carré à droite du grand carré.
5. Cercle rattaché à l’élément 4.
6. Flèche diagonale en dessous du grand carré.
7. Petit triangle rattaché au coin inférieur gauche du
grand carré.
8. Croix rattachée au coin supérieur gauche du grand
carré.
9. Demi cercle surplombant le grand carré, à droite.
10. Diagonale dans le quadrant supérieur gauche.
11. Perpendiculaire à l’élément 10.
12. Etoile à 4 branches dans le quadrant supérieur
gauche.
13. Cercle dans le quadrant inférieur gauche.
14. 3 segments horizontaux dans l’élément 13.
15. Petit triangle dans le quadrant supérieur droit.
16. Vague dans le quadrant supérieur droit.
17. Médiane verticale du quadrant inférieur droit.
18. Segment diagonal dans le quadrant inférieur droit
(rattaché à l’élément 17).
FIGURES COMPLEXES.
(Lannoo & Vingerhoets, 1997).

FIGURE COMPLEXE DE REY.

AGE  30 ans 31 – 50 ans > 50 ans


N.S.C. I II I II I II
n 11 38 28 18 21 20
COPIE 34 (2) 34 (5) 34 (1) 35 (1) 33 (3) 34 (2)
RI 27 (3) 29 (4) 23 (6) 25 (7) 19 (5) 25 (4)
RD 25 (4) 29 (4) 22 (6) 26 (6) 18 (4) 24 (5)

FIGURE COMPLEXE DE TAYLOR.

AGE  30 ans 31 – 50 ans > 50 ans


n 19 18 27
COPIE 34 (1) 34 (2) 33 (2)
RI 30 (3) 27 (4) 25 (5)
RD 30 (3) 25 (6) 24 (7)

LÉGENDE.

Les données du tableau correspondent à un score moyen sur


36.

N.S.C. I : < 12 ans d’études (Ecole Primaire).


N.S.C. II :  12 ans d’études ( Ecole Secondaire, Enseignement
Supérieur ou Université).
RI : Rappel Immédiat.
RD : Rappel Différé (après un délai variant entre 30 et 45 mn).

Pour la Figure Complexe de Taylor, le N.S.C. ne semble pas jouer de


rôle (par contre, le sexe joue un rôle important : les femmes
réussissent mieux la figure que les hommes).
FIGURE DE REY MOANS.
Ivnik et al, 2006.

SCORE
69-71 72-74 75-77 78-80 81-83 84-86 87-89 90+ PERCENTILE
STANDARD
2 4-14,5 4-14,5 4-14,5 4-14,5 4-14,5 4 * * <1
3 15-17 15-17 15-16 15 15 4,5-10,5 4-10 * 1
4 17,5-18 17,5-18 16,5-17,5 15,5 15,5 11-13,5 10,5 4 2
5 18,5-20,5 18,5-20 18-20 16-18 16-18 14-16,5 11-16 4,5-10 3-5
6 21-22,5 20,5-22,5 20,5-22,5 18,5-20,5 18,5-20,5 17-18,5 16,5-18 10,5-13,5 6-10
7 23-24,5 23-24,5 23-24,5 21-23,5 21-23,5 19-21 18,5-19,5 14-19 11-18
8 25-26 25-26 25-26 24-25,5 24-25,5 21-23,5 20-22 19,5-21,5 19-28
9 26,5-28 26,5-28 26,5-28 26-27,5 26-27,5 24-26,5 22,5-24 22-23 29-40
10 28,5-30,5 28,5-30,5 28,5-30 28-29 28-29 27-28,5 24,5-27,5 23,5-25,5 41-59
11 31-32,5 31-32,5 30,5-32 29,5-30,5 29,5-30,5 29-30 28-29,5 26-27,5 60-71
12 33-33,5 33-33,5 32,5-33 31-33 31-33 30,5-31,5 30-31 28-29,5 72-81
13 34-34,5 34-34,5 33,5-34 33,5-34 33,5-34 32-33 31,5-32,5 30-32,5 82-89
14 35 35 34,5-35 34,5 34,5 33,5-34 33-34 33-34 90-94
15 35,5 35,5 35,5 35 35 34,5-35 34,5-35 34,5-35 95-97
16 36 36 * 35,5 35,5 35,5 35,5 35,5 98
17 * * 36 36 36 36 36 36 99
18 * * * * * * * * >99
N 195 246 268 220 194 160 78 26 N

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