L’Héroïne
Source : La luciole, 2010
SON SURNOM
Smack, héro, Blanche.
SON HISTOIRE
L’héroïne est un opiacé, c’est-à-dire que l’héroïne est un dérivé
de morphine la morphine étant un alcaloïde de l’opium extrait
d’une plante appelée pavot.
L’héroïne est donc un dérivé de morphine. L’héroïne fait partie
des stupéfiants.
En 1888, on souhaite l’utiliser pour soigner la tuberculose. On
la considère alors comme une médication « héroïque » (d’où
son nom) qui pourrait remplacer la morphine. Toutefois, les
ravages qu’elle cause n’ont vraiment rien d’héroïque. À
l’époque de la Première Guerre mondiale (1914-1918), on
évalue à 500 000 le nombre de personnes dépendantes de
l’héroïne aux États-Unis, un nombre impressionnant pour
l’époque.
SON LOOK
L'héroïne est un opiacé puissant, obtenu par synthèse à partir
de la morphine, extraite du pavot. La morphine est le
médicament le plus actif contre la douleur. Il arrive que ce
médicament soit détourné, avec les mêmes dangers que ceux
de l’héroïne. L'héroïne se présente sous la forme d'une poudre
ou de granulés à écraser. Longtemps injectée par voie
intraveineuse, l'héroïne peut être aussi prisée (sniffée) ou
fumée.
SA FAMILLE
L’héroïne fait partie de la famille des dépresseurs, c’est-à-dire
qu’elle agit sur le système nerveux central en engourdissant le
cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps.
SES EFFETS
Elle provoque une euphorie tranquille (c’est comme sauter de
joie, mais par en dedans), un apaisement et une sensation
d’extase. Lorsqu’elle est injectée, l’effet immédiat peut
s’apparenter à une forme d’orgasme pour le consommateur.
On appelle cette première phase le « rush ». Elle est suivie
d’une sensation d’euphorie et de somnolence qui est parfois
accompagnée de nausées, de vertiges et d’un ralentissement
du rythme cardiaque et respiratoire.
SON REVERS DE MÉDAILLE
À moins d’avoir fait partie d’une mission de colonisation de la
planète Vénus ces
20 dernières années, tout le monde sait que l’héroïne crée
rapidement la dépendance. Et plus on en consomme, plus on
doit augmenter les doses et la fréquence des prises pour
retrouver les mêmes sensations qu’on éprouvait aux premières
prises. On accorde alors une place très grande aux
consommations, ce qui a pour effet de modifier radicalement la
vie quotidienne. On voit l’héroïne même dans sa soupe « Poulet
et nouilles ». La plupart du temps, la consommation d’héroïne
enclenche un processus de marginalisation qui peut conduire à
l’itinérance ou à la prostitution.
Pour un héroïnomane, l’état de manque provoque de l’anxiété,
de l’agitation et plusieurs symptômes physiques. À l’inverse,
une surdose d’héroïne entraîne une détresse respiratoire, une
perte de connaissance et même la mort. En cas de surdose, il
faut faire le 911; si la personne est encore consciente, il faut la
tenir éveillée jusqu’à l’arrivée des secours. Si elle a perdu
conscience, il faut la placer sur le côté (pour éviter qu’elle ne
s’étouffe dans son vomi) ou pratiquer la réanimation
cardiorespiratoire si l’on est diplômé pour ce genre pratique.
Il faut rester avec elle tout le temps.
La surdose (ou overdose) à l'héroïne provoque une dépression
respiratoire souvent mortelle. Généralement provoquée par
une consommation importante de produit, elle peut aussi
survenir avec des doses relativement faibles, notamment lors
d'une reprise de consommation après une période
d'abstinence. C’est le cas par exemple lors de la sortie de
prison. C’est un moment délicat pour la personne sortant de
prison qui en cas de reprise du produit consommé avant
l’entrée en détention prend un risque majeur de surdosage
quelque soit la quantité consommée. L’abstinence pendant son
incarcération déshabitue son organisme de cette
consommation.
Gestes d’urgence La prise d’héroïne peut entraîner une
dépression respiratoire et une perte de conscience. Dans ce
cas, il faut tenir éveillée la personne encore consciente (ouvrir
les fenêtres, lui donner des claques) en attendant les secours
(le 112, le 15 ou le 18). En cas d’inconscience, pratiquer les
gestes de secourisme (position latérale de sécurité,
réanimation cardio-pulmonaire éventuellement)
SES ENNEMIS
L’héroïne a des ennemis, c’est-à-dire qu’elle est
particulièrement dangereuse quand elle est mélangée à un
stimulant tel que les amphétamines, l’ecstasy ou la cocaïne. Et
c’est encore bien pire quand elle est mélangée avec des
dépresseurs.
Il y a également un risque important de perte de connaissance
et de détresse respiratoire si on la mélange avec un autre
dépresseur (alcool, tranquillisant, GHB).