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La loi N° 91-12 de la République Togolaise vise à protéger le droit d'auteur, le folklore et les droits voisins, en définissant les droits des auteurs sur leurs œuvres originales. Elle établit les types d'œuvres protégées, les droits intellectuels et patrimoniaux des auteurs, ainsi que les limitations et exceptions à ces droits. La loi précise également les conditions de protection des œuvres cinématographiques et des œuvres dérivées.

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La loi N° 91-12 de la République Togolaise vise à protéger le droit d'auteur, le folklore et les droits voisins, en définissant les droits des auteurs sur leurs œuvres originales. Elle établit les types d'œuvres protégées, les droits intellectuels et patrimoniaux des auteurs, ainsi que les limitations et exceptions à ces droits. La loi précise également les conditions de protection des œuvres cinématographiques et des œuvres dérivées.

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ASSEMBLEE NATIONALE REPUBLIQUE TOGOLAISE

Union – Paix – Solidarité

LOI N° 91-12
PORTANT PROTECTION DU DROIT D’AUTEUR
DU FOLKLORE ET DES DROITS VOISINS

L’Assemblée nationale a délibéré et adopté

Le président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article premier – La présente loi a pour objet la protection du droit d’auteur, du


folklore et des droits voisins à savoir les droits des artistes-interprètes ou exécutants, des
producteurs de phonogrammes et des organismes de radiodiffusion.

TITRE I
DU DROIT D’AUTEUR ET DU FOLKLORE

CHAPITRE I
DU DROIT D’AUTEUR

SECTION I
PROTECTION DU DROIT D’AUTEUR

Article 2 – L’auteur de toute œuvre originale de l’esprit, (littéraire, artistique ou


scientifique) jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété
incorporelle, exclusif et opposable à tout dit ‘‘droit d’auteur’’.

Article 3 – Le droit d’auteur comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral et


des attributs d’ordre patrimonial déterminés par la présente loi.

Article 4 – La protection prévue à l’article 2 n’est assujettie à aucune formalité.

Article 5 – Les œuvres sont protégées indépendamment de leur valeur et de leur


destination.

SECTION II
ŒUVRES PROTEGEES

Article 6 – Sont notamment considérées comme œuvres de l’esprit au sens de la


présente loi :

1) les livres, brochures et autres écrits ;

2) les conférences, allocutions, sermons et autres œuvres de même nature ;


3) les œuvres créées pour la scène, aussi bien dramatiques et dramatico-musicales que
chorégraphiques, pantomimes et comiques dont la mise en scène est fixée par écrit
ou autrement ;
4) les œuvres musicales, qu’elles aient ou non une forme écrite et qu’elles soient ou
non accompagnées de paroles ;

5) les œuvres picturales et les dessins, lithographiques, gravures à l’eau forte ou sur
bois et autres du même genre ;

6) les sculptures, bas-relief et mosaïques de toutes sortes ;

7) les œuvres d’architectures, aussi bien les dessins et maquettes que la construction
elle-même ;

8) les tapisseries et les œuvres créées par les métiers artistiques et les arts appliqués,
aussi bien les croquis ou modèles que l’œuvre elle-même, qu’il s’agisse d’œuvres
artisanales ou d’œuvres produites selon des procédés industriels ;

9) les cartes, dessins et reproductions graphiques et plastiques de nature scientifique ou


technique ;

10) les œuvres cinématographiques, radiophoniques et audiovisuelles ;

11) les œuvres photographiques à caractère artistique ou documentaire, auxquelles sont


assimilées aux fins de la présente loi les œuvres exprimées par un procédé analogue
à la photographie ;

12) les traductions, arrangements et adaptations des œuvres susmentionnées ;

13) les recueils d’œuvres littéraires ou artistiques tels que les encyclopédies et
anthologies ;

14) les programmes d’ordinateur ;

15) le folklore et les œuvres inspirées du folklore tels que décrits au chapitre II ci-
dessous.

Article 7 – Le titre de l’œuvre est protégé comme l’œuvre elle-même dès lors qu’il
présente un caractère original.

Nul ne peut, même si l’œuvre n’est plus protégée au sens de la présente loi, utiliser ce
titre pour individualiser une œuvre de même genre, si cette utilisation est susceptible de
provoquer une confusion.

Article 8 – Au sens de la présente loi on entend :

- par ‘‘Œuvre originale’’ une œuvre qui, dans ses éléments caractéristiques et dans sa
forme ou dans sa forme seulement, permet d’individualiser son auteur.

2
- par ‘‘Œuvre dérivée’’ une œuvre basée sur des éléments préexistants.

- par ‘‘Œuvre de collaboration’’ une œuvre dont la réalisation est issue du concours de
deux ou plusieurs auteurs indépendamment du fait que cette œuvre constitue un
ensemble indivisible ou qu’elle se compose de parties ayant un caractère de création
autonome.

- par ‘‘Œuvre composite’’ une œuvre nouvelle à laquelle est incorporée une œuvre
préexistante ou des éléments d’une œuvre préexistante sans la collaboration de
l’auteur de cette dernière.

- par ‘‘Œuvre collective’’ une œuvre créée sur l’initiative d’une personne physique ou
morale qui la divulgue sous sa direction et son nom et dans laquelle la contribution
personnelle des divers auteurs participants à son élaboration se fond dans l’ensemble
en vue duquel elle est conçue, sans qu’il soit possible d’attribuer à chacun d’eux un
droit distinct sur l’ensemble réalisé.

- Par ‘‘œuvre posthume’’ une œuvre rendue accessible au public seulement après le
décès de l’auteur.

SECTION III

ŒUVRES CINEMATOGRAPHIQUES

Article 9 – L’œuvre cinématographique est la propriété de la personne physique ou


morale qui prend l’initiative de sa réalisation et la responsabilité de son exploitation.

Cette personne dénommée producteur est réputée investie des droits d’auteur.

Article 10 – Le producteur est tenu avant d’entreprendre la production de l’œuvre


cinématographique, de conclure des contrats écrits avec les créateurs intellectuels de
l’œuvre cinématographique notamment :

1 – l’auteur du scénario ;
2 – l’auteur de l’adaptation ;
3 – l’auteur des compositions musicales avec ou sans paroles spécialement réalisées
pour l’œuvre ;
4 – le réalisateur ;
5 – l’auteur du texte parlé.

Ces contrats, sauf clause contraire, exception faite de ceux conclus avec les auteurs
des compositions musicales avec ou sans paroles, comportent cessions au profit du
producteur du droit d’exploitation cinématographique.

Article 11 – Le réalisateur d’une œuvre cinématographique est la personne physique


qui assume la direction et la responsabilité artistique de la transformation en image et son,
du découpage et du montage final de cette œuvre.

3
Article 12 – L’œuvre cinématographique est réputée réalisée dès que la première
‘‘copie standard’’ a été établi d’un commun accord entre le réalisateur et le producteur.

Article 13 – Si l’un des créateurs intellectuels de l’œuvre cinématographique refuse


d’achever sa contribution à cette œuvre ou se trouve dans l’impossibilité de l’achever par
suite de force majeure, il ne pourra pas s’opposer à l’utilisation, en vue de l’achèvement de
l’œuvre, de la partie de cette contribution déjà réalisée.

Article 14 – Sauf stipulation contraire, les créateurs intellectuels d’une œuvre


cinématographique peuvent disposer librement de leur contribution personnelle en vue de
son exploitation dans un genre différent, à la condition de ne pas porter préjudice à
l’exploitation de l’œuvre à laquelle ils ont collaboré.

SECTION IV

DEFINITION ET CONTENU DU DROIT D’AUTEUR

I – DROITS INTELLECTUELS ET MORAUX

Article 15 – Les droits intellectuels et moraux consistent dans le droit de l’auteur :

- à défendre son œuvre ;


- à décider de la divulgation de son œuvre ;
- à faire respecter son nom ; sa qualité et l’intégrité de son œuvre ;
- à revendiquer la paternité de son œuvre et exiger que son nom soit indiqué lors de
l’accomplissement de l’un des actes mentionné à l’article 18.

Article 16 – Le nom de l’auteur doit être indiqué dans la mesure et de la manière


conformes aux bons usages sur tout exemplaire reproduisant l’œuvre et chaque fois que
l’œuvre rendue accessible au public.

Nul ne doit faire subir à l’œuvre aucune modification sans le consentement écrit de son
auteur. Nul ne doit la rendre accessible sous une forme ou dans des circonstances qui
porteraient préjudice à son honneur ou à sa réputation.

Article 17 – les droits reconnus à l’auteur en vertu des articles 15 et 16 sont


inaliénables et imprescriptibles.

II – DROITS PATRIMONIAUX

Article 18 – L’auteur jouit du droit exclusif d’exploiter son œuvre sous quelque forme
que ce soit et d’en tirer un profit pécuniaire. Il a notamment le droit exclusif d’accomplir ou
d’autoriser une autre personne à accomplir l’un quelconque des actes suivants :

1 - Reproduire l’œuvre sous une forme matérielle quelconque y compris sous la forme
de films cinématographiques et d’enregistrements sonores, par tous procédés qui
permettent de la communiquer au public ;

4
2 - Représenter, exécuter ou réciter l’œuvre en public par quelque moyen ou procédé
que ce soit, y compris la radiodiffusion sonore ou visuelle ;

3 - Communiquer l’œuvre au public par fil, par haut-parleur ou par tout autre procédé
ou moyen de transmission de sons ou d’images ;
4 – Faire une traduction, une adaptation, un arrangement, ou toute autre transformation
de l’œuvre.

Au sens su présent article, l’œuvre comprend aussi bien l’œuvre sous sa forme originale
que sous une forme dérivée de l’original.

Article 19 – l’accomplissement d’un des actes cités à l’articles 18 ci-dessus par un


tiers ne peut avoir lieu qu’avec l’autorisation écrite de l’auteur, de ses ayants droit ou de
l’organisme de gestion du droit d’auteur.

Toute reproduction ou représentation partielle ou intégrale faite sans le consentement


de l’auteur ou de ses ayants droit ou de l’organisme de gestion du droit d’auteur est
illicite.

SECTION V

LIMITATIONS GENERALES AU DROIT D’AUTEUR

Article 20 – Lorsque l’œuvre a été licitement rendue accessible au public, l’auteur ne


peut en interdire :

1 – La communication telle que représentation, exécution, radiodiffusion :

a) Si elles sont privées, effectuées exclusivement dans un cercle de famille et ne


donnent lieu à aucune forme de recette ;
b) Si elles sont effectuées gratuitement à des fins strictement éducatives ou scolaires
ou au cours d’un service religieux dans des locaux réservés à cet effet ;

2 – Les reproductions, traductions et adaptations, destinées à un usage strictement


personnel et privé ;

3 – La parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre.

Article 21 – Sont licites, sous réserve que le titre de l’œuvre et le nom de son auteur
soient mentionnés, les analyses et courtes citations tirées d’une œuvre déjà, licitement
rendue accessible au public, à condition qu’elles soient conformes aux bons usages et dans
la mesure où elles sont justifiées par le but scientifique, critique, polémique,
d’enseignement ou d’information à atteindre, y compris les citations d’articles de journaux
et recueils périodiques sous forme de revue de presse.

De telles citations et analyses peuvent être utilisées en version originale ou en


traduction.

5
Article 22 – Sous réserve de la mention du nom de l’auteur et de la source, et à
condition que le droit de reproduction n’en ait pas été expressément réservé, peuvent être
reproduits par la presse ou radiodiffusés à des fins d’information :

- Les articles d’actualité politique, sociale et économique publiés en version originale


ou en traduction ;
- Les discours prononcés en public dans les cérémonies officielles, réunions et
assemblées politiques, judiciaires, administratives ou religieuses ;

Article 23 – A l’occasion de comptes rendus d’un événement d’actualité par le moyen


de la photographie, de la cinématographie, ou par voie de radiodiffusion sonore ou visuelle,
sont licites, dans la mesure où ils sont justifiées par le but d’information à atteindre,
l’enregistrement, la reproduction et la communication publique des œuvres littéraires,
scientifiques ou artistiques qui peuvent être vues ou entretenues au cours dudit événement.

Article 24 – Est licite, la reproduction en vue de la cinématographie, de la télévision et


de la communication publique des œuvres d’art figuratif et d’architecture placée de façon
permanente dans un lieu public et dont l’inclusion dans le film ou dans l’émission n’a qu’un
caractère accessoire ou incident par rapport au sujet principal.

SECTION VI

LIMITATION DES DROITS DE TRADUCTION


ET DE REPRODUCTION

Article 25 – Nonobstant les dispositions de l’article 18, la traduction d’une œuvre en


français et dans les langues nationales et la publication de cette traduction au Togo, en vertu
d’une autorisation accordée par l’autorité compétente, sont licites même en l’absence de
l’autorisation de l’auteur.

Article 26 – Nonobstant également les dispositions de l’article 18, la reproduction


d’une œuvre et la publication d’une édition déterminée de cette œuvre sur le territoire
togolais, en vertu d’une licence accordée par l’autorité compétente, est licite même en
l’absence de l’autorisation de l’auteur.

SECTION VII

ENREGISTREMENTS EPHEMERES

Article 27 – Nonobstant toujours les dispositions de l’article 18, l’organisme de


radiotélévision peut faire, pour ses émissions et par ses propres moyens techniques et
artistiques, en vue d’une radiodiffusion différée par des nécessités honoraires ou techniques,
un enregistrement éphémère en un ou plusieurs exemplaires de toutes œuvres qu’il est
autorisé à radiodiffuser.

Tous les exemplaires doivent être détruits dans un délai de six mois à compter de
leur fabrication ou dans tout autre délai plus long auquel l’auteur aura donné son accord.

6
Toutefois un exemplaire de cet enregistrement peut être conservé dans les archives
officielles lorsqu’il présente un caractère exceptionnel de documentation, sans préjudice de
l’application des dispositions de l’article 15.

SECTION VIII

TITULAIRE DU DROIT D’AUTEUR

Article 28 – les droits protégés par la présente loi appartiennent avant tout à l’auteur
ou aux auteurs qui ont créé l’œuvre.

Article 29 – L’auteur d’une œuvre est, sauf preuve contraire, celui sous le nom de
qui l’œuvre est divulguée.

Article 30 – L’œuvre est réputée créée indépendamment de toute divulgation du seul


fait de sa conception et de sa réalisation même inachevée.

Article 31 – L’œuvre de collaboration appartient en commun aux coauteurs. Ceux-ci


exercent leurs droits d’un commun accord ; en cas de désaccord, il appartient à la juridiction
compétente de statuer.

Lorsque la participation de chacun des coauteurs relève de genres différents, chacun


pourra, sauf convention contraire, exploiter séparément sa contribution personnelle sans
toutefois porter préjudice à l’exploitation de l’œuvre commune.

Article 32 – Est considéré comme auteur d’une œuvre collective, la personne


physique ou morale qui organise et divulgue ladite œuvre ou en dirige la création.

Article 33 – Les auteurs des œuvres pseudonymes ou anonymes jouissent sur celles-
ci des droits reconnus par la présente loi.

Ils sont représentés dans l’exercice de ces droits par l’éditeur ou le publicateur
originaire tant qu’ils n’auront pas fait connaître leur identité réelle et justifié de leur qualité.

La déclaration prévue à l’alinéa précédent pourra être faite par testament. Toutefois
sont maintenus les droits qui auraient pu être acquis antérieurement par des tiers. Les
dispositions qui précèdent ne sont pas applicables lorsque le pseudonyme adopté par
l’auteur ne laisse aucun doute sur son identité réelle.

Article 34 – L’œuvre composite est la propriété de l’auteur qui l’a réalisée, sous
réserve des droits de l’auteur de l’œuvre préexistante.

Article 35 – Les auteurs de traductions, d’adaptations, transformations ou


arrangements des œuvres de l’esprit, jouissent de la protection instituée par la présente loi
sans préjudice des droits de l’auteur de l’œuvre originale tels que définis à la section IV ci-
dessus.

7
Il en est de même des auteurs d’anthologie ou recueils d’œuvres diverses qui par le
choix ou la disposition des matières, constituent des créations intellectuelles.

SECTION XI

DUREE DE LA PROTECTION

Article 36 – Le droit d’auteur subsiste pendant la vie de l’auteur et pendant les


cinquante années civiles à compter de la fin de l’année de son décès.

Dans le cas d’une œuvre de collaboration, est seule prise en considération pour le calcul
de cette durée la date du décès du dernier collaborateur survivant.

Article 37 – Le droit d’auteur subsiste :

a) pendant les cinquante année civiles à compter de la fin de l’année au cours de


laquelle l’œuvre a été licitement rendue accessible au public dans le cas :

1- d’œuvres anonymes ou pseudonymes, à moins que l’identité de l’auteur de


l’œuvre ne soit connue avant l’expiration de la période prévue par le présent
article auquel cas la période prévue à l’article 36 sera applicable ;

2- d’œuvres cinématographiques ;
3- d’œuvres posthumes ;
4- d’œuvres collectives.

En cas de publication échelonnée d’une œuvre collective le délai court à compter du


1 janvier de l’année civile qui suit la publication de chaque élément.
er

Toutefois, si la publication est entièrement réalisée dans un délai de vingt ans à compter
de la publication d’un premier élément, la durée du droit exclusif pour l’ensemble prend fin
seulement à l’expiration de la cinquantième année suivant celle de la publication du dernier
élément.

b) pendant les vingt-cinq années à compter de la fin de l’année du décès de l’auteur


dans le cas d’œuvres photographiques ou des arts appliqués.

Article 38 – Aux droits pécuniaires de l’auteur est attaché un privilège général dur les
biens du débiteur. Ce privilège survit à la faillite et à la liquidation judiciaire. Il s’exerce
immédiatement après celui qui garantit le salaire des gens de service.

Article 39 – Dans le cas d’œuvres posthumes, les droits mentionnées à l’article 18


appartiennent aux ayants droit de l’auteur pendant la période prévue à l’article 36 alinéa 1 er
ci-dessus, si l’œuvre est divulguée au cours de la période prévue à cet article.

Si l’œuvre est divulguée après l’expiration de cette période, ce droit appartient aux
propriétaires des manuscrits ou originaux afférents à l’œuvre, qui effectuent ou font
effectuer la publication.

8
Les œuvres posthumes doivent faire l’objet d’une publication séparée sauf dans le cas
où elles ne constituent qu’un fragment d’une œuvre précédemment publiée. Elle ne peuvent
être jointes à des œuvres du même auteur précédemment publiées si les ayants droit de
l’auteur jouissent encore sur celles-ci des droits patrimoniaux.
Article 40 – Dans tous les cas, ces délais courent jusqu’à la fin de l’année au cours
de laquelle ils seraient venus à expiration.

SECTION X

TRENSFERT DES DROITS D’AUTEUR

Article 41 – Le droit d’exploitation peut être cédé en totalité ou en partie, à titre


onéreux ou gratuit à une personne physique ou morale.

Toutefois :

1 – La cession doit être constatée par un acte authentique ou passé en la forme


administrative sous peine de nullité ;

2 – Le cession par l’auteur de tout ou partie de l’un de ses droits n’emporte celle
d’aucun autre de ses droits ;

3 – Lorsqu’un contrat comporte la cession de l’un des droits, la portée en est limitée
aux modes d’exploitation prévus au contrat ;

4 – La personne à laquelle a été cédé le droit d’exploitation d’une œuvre ne peut,


sauf convention contraire, transmettre ce droit à un tiers sans l’accord du titulaire originaire
du droit ;

5 – La cession globale des œuvres futures est nulle sauf si elle est consentie par
l’auteur à un organisme professionnel d’auteurs.

Article 42 – Le contrat d’exploitation doit préciser le domaine d’exploitation des


droits cédés quant à leur étendue, leur lieu, leur durée d’exploitation ainsi que la
rémunération de l’auteur ou de ses ayants droit.

Article 43 – La cession à titre onéreux doit comporter au profit de l’auteur, une


participation proportionnelle aux recettes de toutes natures provenant de la vente ou de
l’exploitation.

Toutefois la rémunération de l’auteur peut être évaluée forfaitairement :

- Si la base de calcul de la participation proportionnelle ne peut être déterminée avec


précision ;
- Si les moyens de contrôler l’application de la participation font défaut ;
- Si la nature et les conditions de l’exploitation rendent trop onéreuse ou impossible
l’application de la règle de rémunération proportionnelle.

9
Article 44 – Le transfert de la propriété de l’exemplaire unique ou d’un ou plusieurs
exemplaires d’une œuvre n’emporte pas le transfert du droit d’auteur sur l’œuvre.

En cas d’abus notoire du propriétaire empêchant l’exercice du droit de divulgation, le


tribunal civil pourra prendre toute mesure appropriée.

Article 45 – Est licite la conclusion d’un contrat de commande d’œuvres plastiques


comportant une exclusivité temporaire n’excédant pas cinq (5) années et respectant
l’indépendance et la liberté d’expression de l’auteur.

Article 46 – Les droits de représentation, de reproduction, d’adaptation et de


traduction sont accessibles à titre onéreux ou gratuit.

La cession par l’auteur de ces droits sur son œuvre peut être totale ou partielle. Elle doit
comporter au profit de l’auteur, une participation aux recettes provenant de la vente ou de
l’exploitation.

SECTION X I

DROIT DE SUITE

Article 47 – Les auteurs d’œuvres graphiques, plastiques et de manuscrits ont,


nonobstant toute cession de l’œuvre originale, un droit inaliénable de participation au
produit de la vente de cette œuvre faite aux enchères publiques ou par l’intermédiaire d’un
commerçant. Ce droit est appelé ‘‘droit de suite’’.

Après le décès de l’auteur, ce droit de suite subsiste au profit de ses héritiers pendant
la période de protection prévue à l’article 36. Ce droit est constitué par un prélèvement de
5% sur le produit de la vente au bénéfice de l’auteur ou de ses héritiers.

SECTION X II

DES CONTRATS

I – CONTRATS D’AUTEUR

Article 48 – Les contrats par lesquels l’auteur ou ses ayants droit autorisent la
représentation ou l’édition de leurs œuvres doivent être constatés par écrit sous peine de
nullité. Il en est de même des autorisations gratuites d’exécution. Ces contrats doivent faire
mention du mode d’exploitation et du mode de rémunération fixés par l’auteur ou ses ayants
droit.

Article 49 – La transmission des droits de l’auteur est subordonnée à la condition


que chacun des droits cédés fasse l’objet d’une mention distincte dans l’acte de cession et
que le domaine d’exploitation des droits soit délimité quant à son étendu, sa destination, son
lieu et sa durée.

10
II – CONTRATS D’EDITION

Article 50 – Le contrat d’édition est celui par lequel l’auteur de l’œuvre ou ses
ayants droit cèdent à l’éditeur à des conditions déterminées, le droit de fabriquer ou de faire
fabriquer en nombre suffisant des exemplaires de l’œuvre, à charge pour lui d’en assurer la
publication et la diffusion.

Ce contrat d’édition doit faire mention du nombre minimum d’exemplaires


constituant le premier tirage, sauf s’il prévoit un minimum de droits d’auteur garantis par
l’éditeur.
Il doit prévoir une rémunération proportionnelle aux produits d’exploitation, sauf cas
de rémunération forfaitaire prévu à l’article 43.

Article 52 – L’auteur est tenu :

- de garantir à l’éditeur l’exercice exclusif du droit cédé, sauf convention contraire ;

- de faire respecter ce droit et de le défendre contre toute atteinte qui lui serait portée ;

- de permettre à l’éditeur de remplir ses obligations et notamment de lui remettre dans


le délai prévu au contrat, l’objet de l’éditeur en forme qui permette la fabrication
normale.

L’objet de l’édition reste la propriété de l’auteur.

Article 53 – L’éditeur est tenu :

- d’effectuer ou de faire effectuer la fabrication selon les conditions, dans la forme et


suivant les modes d’expression prévues au contrat ;

- de n’apporter à l’œuvre aucune modification sans l’autorisation écrite de l’auteur ;

- sauf convention contraire, de faire figurer sur chacun des exemplaires : le nom, le
pseudonyme ou la marque de l’auteur ;

- sauf convention spéciale, de réaliser l’édition dans le délai fixé par les usages de la
profession ;

- d’assurer à l’œuvre une exploitation permanente et suivie et une diffusion


commerciale conformément aux usages de la profession ;

- de restituer à l’auteur l’objet de l’édition après achèvement de la fabrication.

Article 54 – L’éditeur est également tenu de fournir à l’auteur toutes justifications


propres à établir l’exactitude de ses comptes.

L’auteur pourra, à défaut de modalités spéciales prévues au contrat, exiger au moins une
fois l’an la production par l’éditeur d’un état mentionnant le nombre d’exemplaires

11
fabriqués en cours d’exercice et précisant la date et l’importance des tirages, ainsi que le
nombre des exemplaires en stock.

Sauf convention contraire, cet état mentionnera également le nombre des exemplaires
vendus par l’éditeur, celui des exemplaires inutilisables ou détruits par cas fortuit ou force
majeure ainsi que le montant des redevances dues ou versées à l’auteur.

Toute clause contraire sera réputée non écrite. Ni la faillite, ni la liquidation judiciaire
de l’éditeur n’entraînent la résiliation du contrat.

Le syndic ne peut procéder à la vente en solde ou à la réalisation des exemplaires


fabriqués que quinze jours au moins après avoir averti l’auteur de son intention, par lettre
recommandée avec accusé de réception.
L’auteur possède, sur tout ou partie des exemplaires un droit de péremption. A défaut
d’accord, le prix de rachat sera fixé à dire d’experts.

Article 55 – Il est licite pour l’auteur d’accorder à un éditeur un droit de préférence


pour l’édition des œuvres futures à condition qu’elles soient relatives à un genre déterminé.
Ce droit est limité pour chaque genre à cinq (5) ouvrages nouveaux à compter de la date de
signature du contrat d’édition conclu pour la première œuvre ou à la production réalisée
dans un délai de cinq (5) ans à compter de la même date.

Article 56 – Le contrat d’édition prend fin, indépendamment des cas prévus par le
droit commun ou par des articles précédents, lorsque l’éditeur procède à la destruction
totale des exemplaires.

La réalisation a lieu de plein droit lorsque, sur mise en demeure par l’auteur lui
impartissant un délai convenable, l’éditeur n’a pas procédé à la publication de l’œuvre ou,
en cas d’épuisement à sa réédition.

L’édition est considérée comme épuisée si deux demandes de livraison d’exemplaires


adressées à l’éditeur ne sont pas satisfaisantes dans les six mois.

En cas de décès de l’auteur, si l’œuvre est inachevée, le contrat est résilié en ce qui
concerne la partie de l’œuvre non terminée, sauf accord entre l’éditeur et les ayants droit de
l’auteur.

Article 57 – Ne constitue pas un contrat d’édition au sens de l’article 50 le contrat


dit : ‘‘à compter d’auteur’’.

Par un tel contrat, l’auteur ou ses ayants droit versent à l’éditeur une rémunération
convenue à charge pour ce dernier de fabriquer en nombre, dans la forme et suivant les
modes d’expression déterminés au contrat, des exemplaires de l’œuvre et d’en assurer la
publication et la diffusion.

Ce contrat constitue un louange d’ouvrage régi par la convention, les usagers et les
dispositions du code civil.

12
Article 58 – ne constitue pas un contrat d’édition le contrat dit : ‘‘de compte à
demi’’.

Par un tel contrat, l’auteur ou ses ayants droit chargent un éditeur de fabriquer à ses frais
et en nombre des exemplaires de l’œuvre, dans la forme et suivant les modes d’expression
déterminés au contrat et d’en assurer la publication et la diffusion moyennant l’engagement
réciproque contracté de partager les bénéfices et les pertes d’exploitation dans la proportion
prévue.

Ce contrat constitue une association en participation.

III – CONTRAT DE REPRESENTATION

Article 59 – Le contrat de représentation est celui par lequel l’auteur d’une œuvre ou
ses ayants droit autorisent une personne physique ou morale à représenter ladite œuvre à des
conditions qu’ils déterminent. Il est conclu pour une durée limitée ou pour un nombre
déterminé de communication au public.

Sauf stipulation expresse de droit exclusif, il ne confère à l’entrepreneur de spectacles


aucun monopole de l’exploitation.

La validité des droits exclusifs accordés par l’auteur dramatique ne peut excéder cinq (5)
années. L’interruption des représentations durant une année met fin de plein droit au
contrat.

Article 60 – Est dit ‘‘contrat général de représentation’’, le contrat par lequel un


organisme professionnel d’auteur confère à un entrepreneur de spectacle, la faculté de
représenter pendant la durée du contrat les œuvres actuelles ou futures constituant le
répertoire dudit organisme aux conditions déterminées par l’auteur ou ses ayants droit.

Article 61 – Est ‘‘Entrepreneur de spectacle’’ toute personne physique ou morale


qui, occasionnellement, ou de façon permanente, représente, exécute, fait représenter ou
exécuter, dans un établissement admettant le public et par quelques moyens que ce soit, des
œuvres protégées au sens de la présente loi.

Article 62 – L’entrepreneur de spectacle est tenu de se munir de l’autorisation


préalable et de régler les droits d’auteur correspondants.

L’entrepreneur de spectacle ne peut transférer le bénéfice de son contrat sans le


consentement écrit de l’auteur ou de son représentant.

Article 63 – L’entrepreneur de spectacle est tenu :

1 – de déclarer à l’auteur ou à ses représentants le programme exact des représentations


ou exécutions publiques ;

2 – de leur fournir un état justifié de ses recettes ;

13
3 – de leur verser le montant des redevances prévues ;

4 – d’assurer la représentation ou l’exécution publique dans les conditions techniques


propres à garantir les droits intellectuels et moraux de l’auteur.

SECTION XIII

DOMAINE PUBLIC PAYANT

Article 64 – A l’expiration des périodes de protection fixées par la présente loi, les
œuvres de l’auteur tombent dans le domaine public.
Le droit d’exploitation des œuvres tombées dans le domaine public est administré
par le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA) créé par l’article 73 de la présente
loi.

Article 65 – La représentation, l’exécution publique et la reproduction de ces œuvres


nécessitent une autorisation de cet organisme. Cette autorisation est, s’il s’agit d’une
manifestation à but lucratif, accordée moyennant le paiement d’une redevance calculée sur
les recettes brutes de l’exploitation.
Le taux de cette redevance est égal à la moitié de celui habituellement appliqué pour
les œuvres de même catégorie pendant la période protégée. Les produits de cette redevance
sont consacrés à des fins culturelles et sociales en faveur des auteurs togolais.

CHAPITRE II

ŒUVRES DU FOLKLORE NATIONAL

Article 66 – Le folklore appartient à titre originaire au patrimoine national.

Au sens de la présente loi, le folklore est l’ensemble des productions littéraires et


artistiques créées sur le territoire national par des auteurs anonymes, inconnus ou oubliés
présumés ressortissants togolais ou des communautés ethniques togolaises, transmises de
génération en génération et constituant l’un des éléments fondamentaux du patrimoine
culturel national.

Article 67 – Les œuvres du folklore national sont protégées sans limitation de temps.

Article 68 – L’adaptation du folklore ou l’utilisation d’éléments empruntés au


folklore doit être déclarée au Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA).

Article 69 – La représentation ou l’exécution publique, la reproduction par quelque


procédé que ce soit du folklore national, en vue d’une exploitation lucrative, sont
subordonnées à l’autorisation préalable du Bureau Togolais du Droit d’Auteur
(BUTODRA) moyennant le paiement d’une redevance dont le montant sera fixé selon les
conditions en usage dans chacune des catégories de création considérées.

Les produits de cette redevance seront gérés par l’organisme visé dans l’alinéa ci-
dessus et affectés à des fins culturelles et sociales en faveur des auteurs togolais.

14
Article 70 – Les dispositions de l’article 69 ci-dessus ne sont pas applicables lorsque
les œuvres du folklore national sont utilisées par une personne publique à des fins non
lucratives.

Cependant, cette personne publique est tenue de faire une déclaration au Bureau
Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA).

Article 71 – Les exemplaires des œuvres du folklore national, de même que les
exemplaires des traductions, arrangements et autres transformations de ces œuvres,
fabriqués sans autorisation du Bureau Togolais du Droit d’Auteur, ne peuvent être ni
importés, ni exportés, ni distribués.

Article 72 – Les redevances dues à l’occasion de la collecte d’une œuvre folklorique


sont réparties comme suit :

1- Collecte sans arrangement ni apport personnel ;


- 50% à la personne qui a réalisé la collecte ;
- 50% au Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA)

2 - Collecte avec arrangement ou adaptation ;


- 75% à l’auteur ;
- 25% au Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA)

Ces redevances seront déterminées par le décret prévu à l’article 76 ci-dessous.

CHAPITRE III

DE L’ORGANISME NATIONAL DE GESTION


DE DROIT D’AUTEUR

Article 73 – il est créé un établissement public à caractère professionnel dénommé :


Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA) placé sous la tutelle du Ministère de la
Culture. Ce bureau doté de la personnalité juridique est chargé de la gestion et de la défense
des droits tels qu’ils sont définis dans la présente loi.

Article 74 – Le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA), a seul qualité, à


l’exclusion de toute personne physique ou morale, pour agir comme intermédiaire entre
l’auteur ou ses ayants droit et les usagers des œuvres protégées pour la délivrance des
autorisations et la perception des redevances y afférentes.

Article 75 – Le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA) gérera sur le


territoire national les intérêts des diverses sociétés d’auteurs étrangères dans le cadre des
conversations ou accords, dont il sera appelé à convenir avec elles.

Article 76 – l’organisation et le fonctionnement du Le Bureau Togolais du Droit


d’Auteur (BUTODRA) seront déterminés par décret.

15
CHAPITRE IV

PROCEDURES ET SANCTIONS

Article 77 – Le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA) a qualité pour


ester en justice pour la défense des intérêts dont il a la charge.

Article 78 – A la requête de tout auteur d’une œuvre protégée, de ses ayants droit ou
du Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA), le Président du Tribunal civil ou de
ses sections détachées pourra ordonner éventuellement en référé :

- La saisie en tous lieux des exemplaires fabriqués ou en cours de fabrication d’une


œuvre illicite reproduite, ainsi que le matériel utilisé à cet effet ;
- La saisie des recettes provenant de toute reproduction ou communication publique
effectuée illicitement ;
- La suspension de toute fabrication, représentation ou exécution publique en cours ou
annoncée constituant une contrefaçon ou un acte préparatoire à une contrefaçon ;
- Le Président du Tribunal civil peut ordonner la constitution préalable par le
saisissant d’un cautionnement.

Les dispositions ci-dessus, sauf le cautionnement sont applicables dans le cas


d’exploitation non autorisée du folklore ou d’une œuvre tombée dans le domaine public.

Article 79 – A la requête de tout auteur d’une œuvre protégée par la présente loi, de
ses ayants droit ou du Bureau Togolais du Droit d’Auteur, et en cas de circonstances
exceptionnelles, les huissiers ou les greffiers sont tenus, sur ordonnance du Président du
Tribunal, de procéder à la saisie des exemplaires constituant une reproduction illicite ou
illicitement utilisée, en tous lieux, même en dehors des heures prévues par le code de
procédure civile et d’en dresser immédiatement procès-verbal.

Article 80 – Dans les trente jours de la date de l’ordonnance prévue à l’article 78 ou


du procès-verbal de saisie prévue à l’article 79, le saisi ou le tiers saisi peut demander au
Président du Tribunal de prononcer la mainlevée de la saisie ou de fixer une caution ou
encore d’autoriser la reprise de cette fabrication ou de cette exploitation

Le Président du Tribunal statuant en référé peut, s’il fait droit à la demande du saisi
ou du tiers saisi, ordonner à la charge du demandeur la consignation d’une somme affectée
à la garantie des dommages et intérêts auxquels l’auteur pourrait prétendre.

Article 81 – Faute par le saisissant de saisir la juridiction compétente dans les trente
jours de la saisie, mainlevée de cette saisie pourra être ordonnée, à la demande du saisi ou
du tiers saisi par le Président du Tribunal statuant en référé, sauf si des poursuites pénales
sont en cours.

Le Tribunal ou la Cour d’Appel le cas échéant, doit statuer dans un délai de trente
jours sous peine de caducité de la saisie

16
Article 82 – Lorsque les produits d’exploitation revenant à l’auteur d’une œuvre de
l’esprit auront fait l’objet d’une saisie-arrêt, le Président du Tribunal pourra ordonner le
versement à l’auteur, à titre alimentaire, d’une somme d’au moins 25% des sommes saisies.

Article 83 – est considérée comme responsable de la reproduction ou de la


communication publique illicite, la personne morale ou physique qui a laissé dans son
établissement et de façon illicite, reproduire ou communiquer au public des œuvres
protégées, ou qui a omis de se munir de l’autorisation préalable du Bureau Togolais du
Droit d’Auteur (BUTODRA). Elle est passible d’une amende égale au double des
redevances dues.

Article 84 – est interdit et constitue le délit de contrefaçon, toute édition,


reproduction, représentation ou diffusion par quelque moyen que ce soit, ou l’importation et
la diffusion à des fins commerciales sur le territoire togolais d’une œuvre protégée en
violation des dispositions de la présente loi.

Article 85 – La peine sera de trois mois à deux ans d’emprisonnement et de 500. 000
à 1.000. 000 de francs, s’il est établi que le coupable s’est livré habituellement aux actes
visés à l’article précédent.

En cas de récidive, après condamnation prononcée en vertu de l’alinéa précédent, la


fermeture temporaire ou définitive des établissements exploités par le contrefacteur
d’habitude ou ses complices pourra être prononcée.

Article 86 – Les coupables seront, en outre, condamnés à la confiscation des


sommes égales au montant des parts des recettes produites par la reproduction, la
représentation ou la diffusion illicite, ainsi qu’à la confiscation de tout matériel
spécialement installé en vue de la reproduction illicite et de tous les exemplaires ou objets
contrefaits.

Article 87 – Le matériel et les exemplaires contrefaits ainsi que les recettes ou part
des recettes ayant donné lieu à une confiscation seront remis à l’auteur ou ses ayants droit
pour les indemniser d’autant du préjudice qu’ils auront subi.

Le reste de l’indemnité, s’il n’y a eu aucune confiscation de matériel, d’objets


contrefaits ou de recettes sera réglé par les voies ordinaires.

Article 88 – Les autorités de police et de gendarmerie sont tenues à la demande des


représentants du Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA) de leur prêter leur
concours et leur protection.

Article 89 – Le Bureau Togolais du Droit d’Auteur a autorité pour désigner des


représentants assermentés habilités à contrôler l’exécution des prescriptions de la présente
loi sur tout le territoire togolais.

Article 90 – La preuve matérielle des infractions à la réglementation relative à la


protection du droit d’auteur peut résulter des procès-verbaux des officiers ou agents de

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police judiciaire ou des agents assermentés du Bureau Togolais du Droit d’Auteur
(BUTODRA).

Article 91 – En cas d’infraction aux dispositions de l’article 47, l’acquéreur, le


vendeur et la personne chargée de procéder à la vente aux enchères publiques pourront être
condamnés solidairement à des dommages-intérêts au profit des bénéficiaires du droit de
suite.

Article 92 – Tout usager d’œuvre de l’esprit (hôteliers, restaurateurs, tenanciers de


bar, propriétaire de boîtes de nuit, de magasins sonorisés, de véhicules publicitaires…) qui
ne s’acquittera pas du paiement de sa redevance en vertu d’un contrat avec un auteur ou du
contrat de représentation général conclu entre lui et le Bureau Togolais du Droit d’Auteur,
se verra sur ordonnance de référé, suspendre l’exécution musicale dans son établissement et
saisir le matériel utilisé.

CHAPITRE V

CHAMP D’APPLICATION DU TITRE I

Article 93 – Les dispositions de la présente loi ne s’appliquent pas aux contrats en


cours dont l’exécution se poursuivra jusqu’au terme prévu lors de la conclusion de la
convention.

Article 94 – La présente loi s’applique :

- aux œuvres des ressortissants togolais ;


- aux œuvres des ressortissants étrangers dont la première publication a lieu au Togo ;
- aux œuvres des ressortissants étrangères domiciliés au Togo ;
- aux œuvres d’architectures réalisées au Togo et à toute œuvre d’art faisant corps
avec bâtiment situé sur le territoire togolais.

Les œuvres n’entrant pas dans l’une des catégories visées ci-dessus ne bénéficient de
la protection prévue par la présente loi qu’à condition que le pays où réside ou dont est
ressortissant le titulaire originaire du droit d’auteur accorde une protection équivalente aux
œuvres des ressortissants togolais.

Toutefois, aucune atteinte ne pourra être portée à l’intégrité ni à la paternité de ces


œuvres. Les droits d’auteur concernant ces œuvres sont versés au Bureau Togolais du Droit
d’Auteur.

Les pays pour lesquels la condition de réciprocité prévue à l’alinéa 2 ci-dessus est
considérée comme remplie, sont déterminés par arrêté conjoint du Ministre chargé de la
Culture et du Ministre des Affaires étrangères.

18
TITRE II

DES DROITS VOISINS

CHAPITRE I

DEFINITIONS

Article 95 – Aux termes de la présente loi, on entend :


1 – par ‘‘artistes interprète ou exécutants’’, les acteurs, chanteurs, musiciens, danseurs et
autres personnes qui représentent, chantent, récitent, déclament, jouent ou exécutent de
toute autre manière des œuvres littéraires ou artistiques ;

2 – par ‘‘fixation’’, l’incorporation de sons, d’images ou de sons et d’images dans un


support matériel suffisamment permanent ou stable pour permettre leur perception,
reproduction ou communication, d’une manière quelconque, durant une période conforme à
celle fixée à l’alinéa 1er de l’article 27 de la présente loi ;

3 – par ‘‘phonogramme’’, toute fixation exclusivement sonore de sons provenant


d’exécution ou d’autre sons ;
4 – par ‘‘copie d’un phonogramme’’, tout support matériel contenant des sons repris
directement ou indirectement d’un phonogramme et qui incorpore la totalité ou une partie
substantielle des sons dans ce phonogramme ;

5 – par ‘‘producteur de phonogramme’’, la personne physique ou morale qui, la


première, fixe les sons provenant d’une exécution ou d’autres sons ;

6 – par ‘‘publication’’, la mise à la disposition du public d’exemplaires d’un


phonogramme en quantité suffisante ;
7 – par ‘‘distribution au public’’, tout acte dont l’objet est d’offrir un phonogramme ou
ses copies, directement, au public en général ou toute partie de celui-ci ;

8 – par ‘‘radiodiffusion’’, la diffusion de sons ou d’images et de sons par le moyen des


ondes radioélectriques, aux fins de réception par le public ;

9 – par ‘‘réémission’’, l’émission simultanée par un organisme de radiodiffusion d’une


émission d’un autre organisme de radiodiffusion ;

10 – par ‘‘reproduction’’, la réalisation d’un ou plusieurs exemplaires d’une fixation ou


d’une partie substantielle de cette fixation.

19
CHAPITRE II

ACTES SOUMIS A L’AUTORISATION DES ARTISTES


INTERPRETES OU EXECUTANTS

Article 96 – Nul ne peut, sans l’autorisation des artistes interprètes ou exécutants,


accomplir l’un quelconque des actes suivants :

a) La radiodiffusion de leur interprétation ou exécution sauf lorsque la


radiodiffusion :

1 – est faite à partir d’une fixation de l’interprétation ou de l’exécution autre


qu’une fixation faite en vertu de l’article 111 ci-dessous ;

2 – est une réémission autorisée par l’organisme de radiodiffusion qui émet le


premier l’interprétation ou l’exécution ;

b) la communication au public de leur interprétation ou exécution, sauf lorsque


cette communication est faite :

1 – soit à partir d’une fixation de l’interprétation ou de l’exécution ;

2 – soit à partir d’une radiodiffusion de l’interprétation ou de l’exécution ;

c) la fixation de leur interprétation ou exécution non fixée ;

d) la reproduction d’une fixation de leur interprétation ou exécution dans l’un


quelconque des cas suivants :

1 – lorsque l’interprétation ou l’exécution avait été initialement fixée sans leur


autorisation ;

2 – lorsque la reproduction est faite à des fins autres que celles pour lesquelles
les artistes ont donné leur autorisation ;

3 – lorsque l’interprétation ou l’exécution avait été initialement fixée


conformément aux dispositions des articles 109 et 111 mais que la reproduction
est faite à des fins autres que celles visées dans ces articles.

Article 97 – En l’absence d’accord contraire ou de conditions d’emploi impliquant


normalement le contraire :

a) L’autorisation de radiodiffusion n’implique pas l’autorisation de permettre à d’autres


organismes de radiodiffusion d’émettre l’interprétation ou l’exécution ;
b) l’autorisation de radiodiffuser n’implique pas l’autorisation de fixer l’interprétation
ou l’exécution ;
c) l’autorisation de radiodiffuser et de fixer l’interprétation ou l’exécution n’implique
pas l’autorisation de reproduire la fixation ;

20
d) l’autorisation de fixer l’interprétation ou l’exécution et de reproduire cette fixation
n’implique pas l’autorisation de radiodiffuser l’interprétation ou l’exécution à partir
de la fixation ou de ses reproductions.

Article 98 – Dès que les artistes interprètes ou exécutants ont autorisé


l’incorporation de leur interprétation ou exécution dans une fixation d’images ou d’images
et de sons, les dispositions des articles 96 et 97, c) et d) ci-dessus cessent d’être applicables.

Article 99 – aucune disposition du présent chapitre ne doit être interprétée comme


retirant aux artistes interprètes ou exécutants le droit de passer des accords réglant de façon
plus favorable pour eux les conditions de toute utilisation de leurs interprétations ou
exécutions.

Article 100 – la protection des artistes interprètes ou exécutants au sens de la


présente loi subsiste pendant une période de vingt cinq année à compter de la fin de l’année
au cours de laquelle l’interprétation ou l’exécution a eu lieu.

Article 101 – Les autorisations requises par l’article 96 peuvent être données par
l’artiste interprète ou exécutant ou par un représentant dûment habilité à délivrer de telles
autorisations ou par le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA).

Article 102 – Toute autorisation délivrée par un artiste interprète ou exécutant


déclarant qu’il a conservé les droits pertinents, ou par une personne se prétendant dûment
habilitée comme représentant des artistes interprètes ou exécutants, ou par le Bureau
Togolais du Droit d’Auteur est considérée comme valable à moins que le récipiendaire ait
su ou ait eu de bonnes raisons de croire que la délégation de pouvoir n’était pas valable.

CHAPITRE III

ACTES SOUMIS A L’AUTORISATION DES


PRODUCTEURS DE PHONOGRAMMES

Article 103 – Nul ne peut, sans l’autorisation du producteur du phonogramme,


accomplir l’un quelconque des actes suivants :

a) la reproduction directe ou indirecte de son phonogramme ;


b) l’importation de copies non autorisées du phonogramme en vue de leur distribution
au public ;

c) la distribution au public de telles copies.

Article 104 – Pour bénéficier de la protection prévue aux articles 96, 97 100 et 103,
tous les exemplaires des phonogrammes mis dans le commerce ou leurs étuis, porteront une
mention constituée par le symbole (P) (la lettre ‘‘P’’ dans un cercle) accompagné de
l’indication de l’année de la première publication et montrant de façon nette que la
protection est réservée. Si les exemplaires ou leurs étuis ne permettent pas d’identifier au
moyen du nom, de la marque ou de toute autre désignation appropriée, le producteur ou le
titulaire de la licence accordée par le producteur, la mention devra comprendre également le

21
nom du titulaire des droits du producteur. Enfin si les exemplaires ou leurs étuis ne
permettent pas d’identifier les principaux interprètes ou exécutants, la mention devra
comprendre également le nom de la personne qui, dans le pays où la fixation a eu lieu,
détient les droits de ces artistes.

Article 105 – La protection des producteurs de phonogrammes au sens de la présente


loi subsiste pendant une période de vingt cinq années à compter de la fin de l’année au
cours de laquelle le phonogramme a été initialement réalisé.

Article 106 – Lorsqu’un phonogramme publié à des fins de commerce ou une


reproduction de ce phonogramme est utilisé directement pour la radiodiffusion ou la
communication au public, une rémunération équitable et unique sera versée par l’utilisateur
au Bureau Togolais du Droit d’Auteur qui la répartira selon les modalités suivantes :

- 50 % au profit des artistes interprètes ou exécutants ;


50 % au producteur du phonogramme si ce dernier est couvert par l’article 116 de la
présente loi ; ou dans le cas contraire, versé à un fonds national destiné à secourir et à
former les artistes interprètes et exécutants togolais ;

- La somme reçue du Bureau Togolais du Droit d’Auteur sera partagée entre les
artistes interprètes ou exécutants ou utilisée par ceux-ci, conformément aux accords
existants entre eux ;

- Le droit à une rémunération équitable au titre du présent article subsiste pendant une
période de vingt cinq années à compter de la fin de l’année au cours de laquelle ce
phonogramme a été initialement réalisé.

CHAPITRE IV

ACTES SOUMIS A L’AUTORISATION DES


ORGANISMES DE RADIODIFFUSION

Article 107 – Nul ne peut, sans l’autorisation de l’organisme de radiodiffusion,


accomplir l’un quelconque des actes suivants :

- la réémission de ses émissions de radiodiffusion ;

- la fixation de ses émissions de radiodiffusion ;

- la reproduction d’une fixation de ses émissions de radiodiffusion :

a) lorsque la fixation à partir de laquelle la reproduction a été faite n’a pas été
autorisée ;
b) lorsque l’émission de radiodiffusion a été initialement fixée conformément aux
dispositions des articles 109 et 110 mais que la reproduction est faite à des fins
autres que celles visées dans cet article.

22
Article 108 – La protection des organismes de radiodiffusion au sens de la présente
loi subsiste pendant une période de vingt cinq années à compter de la fin de l’année au
cours de laquelle l’émission de radiodiffusion a eu lieu.

CHAPITRE V

LIMITES DE LA PROTECTION

Article 109 – Les dispositions concernant la protection des droits voisins de la


présente loi ne sont pas applicables lorsque les actes visés par ces dispositions sont
accomplis :

a) pour l’utilisation privée ;

b) pour les comptes rendus d’évènements d’actualité, à condition qu’il ne soit fait
usage que de courts fragments d’une interprétation ou exécution d’un
phonogramme ou d’une émission de radiodiffusion ;

c) pour l’utilisation uniquement à des fins d’enseignement ou de recherche


scientifique dans les conditions fixées par l’article 110 ci-dessous ;

d) pour des citations sous forme de courts fragments, d’une interprétation ou


exécution, d’un phonogramme ou d’une émission de radiodiffusion, sous réserve
que de telles citations soient conforment aux bons usages et justifiées par leur but
d’information ;

e) à toutes autres fins constituant des exceptions concernant des œuvres protégées
par le droit d’auteur en vertu de la présente loi.

Article 110 – Le ministère chargé de la Culture délivre des licences pour la


production de copies de phonogrammes lorsque cette reproduction est destinée à l’usage
exclusif de l’enseignement ou de la recherche scientifique, est réalisée et distribuée sur le
territoire du Togo à l’exclusion de toute exploitation de copies, et comporte pour le
producteur de phonogramme une rémunération équitable fixée par ledit Ministère en tenant
compte en particulier du nombre de copies à réaliser et à distribuer.

Article 111 – les autorisations requises par les articles 96, 103, 106 et 107 pour faire
des fixations d’interprétations ou d’exécutions et démissions de radiodiffusion et reproduire
de telles fixations et pour reproduire des phonogrammes publiés à des fins de commerce ne
sont pas exigées, lorsque la fixation ou la reproduction est faite par un organisme de
radiodiffusion par ses propres moyens et pour ses propres émissions, sous réserve :

a) que pour chacune des émissions d’une fixation, d’une interprétation ou d’une
exécution ou de ses reproductions, faites en vertu du présent alinéa, l’organisme de
radiodiffusion ait le droit de radiodiffuser l’interprétation ou l’exécution dont il
s’agit ;

23
b) que pour chacune es émissions d’une fixation, ou d’une reproduction d’une telle
fixation, faite en vertu du présent alinéa, l’organisme de radiodiffusion ait le droit de
radiodiffuser l’émission ;

c) que pour toute fixation faite en vertu du présent alinéa ou de ses reproductions, la
fixation et ses reproductions détruites dans un délais égal à celui qui s’applique aux
fixations et reproductions d’œuvres protégées par le droit d’auteur à l’article 27 de la
présente loi, à l’exception d’un exemplaire unique gardé exclusivement comme
archive.

CHAPITRE VI

PROCEDURE ET SANCTION

Article 112 – Toute personne physique ou morale, dont les droits prévus par la
présente loi ont été violés peut demander la répartition des dommages subis en raison de la
violation, y compris le paiement de tous profits réalisés par le contrevenant ainsi, le cas
échéant, des dommages-intérêts.

Article 113 – Toute personne qui délivre des autorisations au nom d’artistes
interprètes ou exécutants sans y être dûment habilitée, ou toute personne qui, sciemment,
agit sous le couvert d’une telle autorisation illicite, sera punie d’une amende de 100 000 à
500 000 francs.

Article 114 – indépendamment des moyens de recours prévus à l’article112,


quiconque, sciemment, viole ou provoque la violation des droits protégés par le titre II de la
présente loi, est passible d’une amende de 500 000 francs à 1 000 000 francs, et, en cas de
récidive, d’une amende de 1 000 000 francs à 2 000 000 francs et d’un emprisonnement
d’un à trois ans ou l’une de ces peines seulement.

CHAPITRE VII

CHAMP D’APPLICATION DU TITRE II

Article 115 – La présente loi protège :

1) L’artiste interprète ou exécutant ressortissant du Togo ;


2) L’artiste interprète ou exécutant étranger domicilié au Togo ;
3) L’interprétation ou l’exécution effectuée sur le territoire togolais ;
4) L’interprétation ou l’exécution fixée dans un phonogramme protégé aux termes
de l’article 116 ;
5) L’interprétation ou l’exécution non fixée dans un phonogramme mais incorporée
dans une émission de radiodiffusion protégée aux termes de l’article 117.

Article 116 – La présente loi protège les phonogrammes :

1) Lorsque le producteur est un ressortissant du Togo ;


2) Lorsque le producteur étranger est domicilié au Togo ;

24
3) Lorsque la première fixation des sons a été faite au Togo ;
4) Lorsque le phonogramme a été publié pour la première fois au Togo.

Article 117 – Elle protège les émissions de radiodiffusion :

1) Lorsque le siège de l’organisation est situé sur le territoire togolais ;


2) Lorsque l’émission de radiodiffusion a été retransmise à partir d’une station
située sur le territoire togolais ;

Article 118 – la présente loi n’affecte en rien le droit des personnes physiques ou
morales d’utiliser, dans les conditions stipulées ci-dessus, les fixations et reproductions
faites, de bonne foi, avant la date de son entrée en vigueur.

Les dispositions du titre II sur la protection des artistes interprètes ou exécutants des
producteurs de phonogrammes et des organismes de radiodiffusion ne doivent en aucune
façon être interprétées comme limitant ou portant atteinte à la protection assurée par ailleurs
à toute personne physique ou morale en vertu de toute autre loi de protection de droit
d’auteur ou en vertu de tout accord international ratifié par le Togo.

DISPOSITIONS FINALES

Article 119 – Sont abrogées toutes dispositions contraires à celles de la présente loi.

Article 120 – la présente loi sera publiée au Journal Officiel de la République


togolaise et exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Lomé, le 10 Juin 1991

Général Gnassingbé EYADEMA

Pour Ampliation

Le Ministre Délégué
à la Présidence de la République

Gbégnon AMEGBOH

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