Situer les connaissances et méconnaissances —
« La zone aveugle » de Sunni Brown
Afin de connaître le niveau de connaissance de chaque participant, vous
pouvez vous appuyer sur un exercice réflexif qui les invite à se situer dans
le spectre des acquis.
Nombre de joueurs : de 5 à 15 personnes
Durée du jeu : de 30 à 45 minutes
Supports : paperboard ou tableau, posts-it
Déroulé du jeu :
1. Avant le jeu, préparez un large paperboard (ou utilisez le tableau)
pour dessiner un profil et 4 flèches qui partent dans 4 directions. Au
bout de la première flèche, écrivez « sait/sait », au bout de la
seconde « sait/ne sait pas », « ne sait pas/sait » pour la troisième et
la quatrième se termine sur « ne sait pas/ne sait pas ». Définissez le
thème du jeu : il peut soit porter sur la formation en général, soit sur
un aspect en particulier ;
2. Présentez le jeu aux participants : ils devront tous alimenter les 4
flèches avec leurs réponses. Sur la première flèche, chacun notera «
ce que je sais que je sais » (« ce que j’ai conscience de connaître »).
Sur la seconde flèche, « ce que je sais que je ne sais pas » (« ce que
j’ai conscience de ne pas connaître »). Sur la troisième flèche, « ce
que je ne sais pas ce que je sais » (« mes connaissances que je
n’exploite pas pour ce sujet »). Sur la quatrième flèche « ce que je ne
sais pas que je ne sais pas » (« ce que j’ignore ne pas connaître ») ;
3. Distribuez des posts-it et invitez les participants à remplir la flèche
une, puis la flèche deux, puis la flèche trois ;
4. Pour la flèche quatre, ils vont rencontrer des difficultés. Posez des
questions provocantes telles que « Qu’est-ce que telle équipe sait
que votre équipe ignore qu’elle ne sait pas ? » Confrontez les
équipes et les points de vue. Appuyez-vous sur le tableau déjà
rempli pour que les participants notent ce qu’ils ignorent ;
5. Si déjà vos joueurs prennent conscience de leur zone aveugle, vous
avez atteint votre objectif. Si vous souhaitez aller plus loin,
réfléchissez collectivement aux moyens de relever les défis propres
aux réponses et aux catégories.
Source : toutes les illustrations sont issues de l’ouvrage « Gamestorming »
Pour un déroulement sans encombre, restez sur des sujets et des
réponses très factuels. Pas question ici de faire un examen psychologique
ou de laisser libre cours au jugement entre stagiaires.
Favoriser l’apprentissage entre pairs — « Le feu
de camp » de Sunni Brown
Intégrez l’apprentissage entre pairs à travers des techniques de
storytelling : chaque membre raconte une histoire qui permettra à ses
coéquipiers de découvrir une notion, de savoir comment réagir face à une
situation ou d’alimenter leur palette de connaissances.
Nombre de joueurs : de 8 à 20 personnes
Durée du jeu : de 30 à 45 minutes
Supports : des posts-it et des feutres
Déroulé du jeu :
1. En amont de la séance, inscrivez 10 à 20 mots sur des post-it. Ces
mots constitueront les points de départ de 10 à 20 histoires. Pensez
à des idées neutres : « projets », « travail d’équipe », «
apprentissage », « premier jour de travail », « opportunités »… Collez
les posts-it sur les murs de la salle ;
2. Distribuez feutres et posts-it aux participants. Détaillez votre idée :
vous organisez un feu de camp sur le lieu de la séance et vous
invitez les participants à partager leurs histoires. Présentez le mur
de mots et laissez 3 minutes à l’assemblée pour trouver une histoire
associée à chaque mot ;
3. Commencez la séance par votre propre histoire. Sélectionnez un
post-it, collez-le sur un autre mur et racontez votre histoire. Invitez
chaque participant à faire de même à tour de rôle. Si un mot de
l’histoire n° 1 évoque une autre histoire à un participant, il prend le
relai. Ainsi, toutes les histoires ont un lien entre elles. Ce lien se
révèle via les posts-it qui se collent à la suite des autres afin de
créer un fil conducteur ;
4. Si aucun mot de l’histoire précédente ne fait écho aux futurs
conteurs, alors ils prennent un post-it au hasard et le colle à la suite
des autres. Vous passez d’un mur de mots à un fil de l’histoire. Le
jeu se termine lorsque tous les joueurs ont conté leur anecdote et
que les échanges sont terminés.
Grâce à cette technique, vous vous appuyez sur les expériences des
joueurs et enrichissez la formation. Ce jeu ludique détend l’atmosphère et
encourage les discussions informelles.
Gérer les feedbacks — « Le consensus à cinq
doigts »
Accélérez et fluidifiez les points d’avancement afin de connaître le ressenti
des stagiaires sans perturber l’énergie du groupe.
Déroulé du jeu : lorsque le besoin s’en fait ressentir, demandez à vos
participants d’indiquer leur niveau de compréhension ou d’entente
concernant le sujet que vous traitez. Pour qu’ils s’expriment, ils doivent
utiliser une main et afficher — de 0 à 5 — leur ressenti : s’ils lèvent 5
doigts, ils comprennent très bien le sujet. S’ils lèvent le poing, ils se
sentent loin du sujet traité ou ne comprennent pas la séance. Penchez-
vous sur les participants qui lèvent de 0 à 3 doigts, ils vous aideront à être
plus clair, à reformuler ou à creuser le sujet.
Grâce à cette technique, vous mesurez les écarts de perception et vous
vous concentrez sur les participants qui en ressentent le besoin sans
perturber les autres.