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Le document traite des théories des relations internationales (RIA), les définissant comme un ensemble d'idées visant à expliquer les interactions entre divers acteurs sur la scène mondiale. Il distingue entre théories générales, telles que le réalisme, le libéralisme et le marxisme, et théories critiques qui remettent en question les méthodes positivistes. Enfin, il souligne l'importance d'une approche éclectique pour comprendre les relations internationales, tenant compte des diverses perspectives théoriques.

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Le document traite des théories des relations internationales (RIA), les définissant comme un ensemble d'idées visant à expliquer les interactions entre divers acteurs sur la scène mondiale. Il distingue entre théories générales, telles que le réalisme, le libéralisme et le marxisme, et théories critiques qui remettent en question les méthodes positivistes. Enfin, il souligne l'importance d'une approche éclectique pour comprendre les relations internationales, tenant compte des diverses perspectives théoriques.

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO


UNIVERSITE MARISTE DU CONGO

BP : 1757
KISANGANI
FACULTE DE DROI

RIA : UNE THEORIE OU UNE DOCTRINE


Réalisé par

1. OMARI BUGOGO
2. ANGALIKYANA MOKE
3. CHUNGU KILONDA
4. MAISHA BENDENDA
5. BOLIMA BOONO

Examen à Domicile présenté dans le cadre


du cours de REL ATIONS INTERNATIONALES
AFRICAINES, dispensé par le CT Erick
ABANATI

ANNEE ACADEMIQUE 2023-2024


1

Dans le cadre de ce cours il a été demandé de parler sur RIA comme


une théorie ou doctrine. Comme une théorie, les Relations Internationales peut donc être définie
comme un ensemble d'idées, un cadre, une manière d'entrevoir le monde, ayant pour but de
dégager des relations entre les différents phénomènes et les acteurs de la scène internationale,
qu'il s'agisse des Etats, des entreprises, des ONG, des groupes ...
La plupart établissent néanmoins une distinction entre les théories
générales, soit les trois philosophies qui ont proposé une explication normative, historique et
relativement globale des relations internationales, le réalisme, le libéralisme et le marxisme et
les autres théories.
Selon Braillard, on peut définir une théorie des relations internationales
Comme un ensemble cohérent et systématique de propositions ayant
pour but d’éclairer la sphère des relations sociales que nous nommons internationales. Une telle
théorie est ainsi censée présenter un schéma explicatif de ces relations, de leur structure, de leur
évolution, et notamment d’en mettre à jour les facteurs déterminants. Elle peut aussi, à partir de
là, tendre à prédire l’évolution future de ces relations, ou au moins à dégager certaines tendances
de cette évolution. Elle peut également avoir pour but plus ou moins direct d’éclairer l’action.
Comme toute théorie, elle implique un choix et une mise en ordre des données, une certaine
construction de son objet, d’où sa relativité.
Dans les faits, les théories des relations internationales englobent un
grand nombre d’approches qui ne répondent pas à cette définition restrictive. Il est d’usage
courant, comme dans plusieurs disciplines des sciences sociales, de qualifier de « théories » des
méthodes, des modèles, des typologies, des taxinomies ou des ensembles d’hypothèses qui
n’aboutissent pas à la formulation d’un ensemble logiquement cohérent de propositions. Il est
également fréquent que l’on confonde théorie et paradigme. Un paradigme, selon Raymond
Boudon et François Bourricaud, est un ensemble d’énoncés portant, non sur tels aspects de la
réalité sociale, mais sur la manière dont le chercheur doit procéder pour construire une théorie
explicative de cette réalité.
L’analyse des relations internationales a été pendant plusieurs siècles
l’apanage des juristes – philosophes qui ont tenté d’expliquer les relations d’État à État à l’aide
de théories essentialistes-normatives. Avec le développement des sciences sociales, aux XIXe
et XXe siècles, les théories des relations internationales se sont multipliées et plusieurs ont tenté
de se démarquer de ce cadre juridico-philosophique par l’emploi d’approches empiriques ou
dialectico-historiques. L’élargissement, la complexification et la fragmentation du domaine
d’études des relations internationales ont largement contribué à cette diversification théorique.
Celle-ci a donné lieu à de nombreux débats au sein de la communauté scientifique. Ainsi, les
théories empiriques positivistes et behavioralistes ont été accusées de camoufler leurs postulats
normatifs « conservateurs » sous une pseudo-neutralité par les partisans des théories
essentialistes et dialectico-historiques. Les théoriciens empiristes, pour leur part, ont critiqué la
nature « aléatoire », « approximative » et « peu scientifique » des théories essentialistes et
dialectico-historiques.
Un des points sur lesquels le débat s’est cristallisé est le recours à la
formalisation et à la quantification. Comme le souligne Braillard, cette controverse a donné lieu
2

à bien des confusions épistémologiques. D’une part, plusieurs empiristes ont eu tendance à
surestimer la valeur du formalisme scientifique en considérant que l’on pouvait expliquer les
phénomènes sociaux à l’aide des mêmes instruments mathématiques que ceux des sciences
exactes. D’autre part, les tenants des approches essentialistes et dialectico-historiques ont sous-
estimé l’apport de ces emprunts aux sciences exactes et la possibilité d’élaborer des outils de
formalisation et de quantification plus conformes à l’essence des relations sociales. Une autre
polémique a opposé les ethnocentristes et les relativistes, les seconds dénonçant l’incapacité
des théories des sciences sociales – et des relations internationales – à expliquer adéquatement
la réalité globale en raison de leurs présupposés explicites ou implicites occidentalo-centristes,
et les premiers reprochant aux relativistes leur idéalisme et leur subjectivisme.
Il existe plusieurs classifications différentes des théories des relations
internationales. La plupart établissent néanmoins une distinction entre les théories générales,
soit les trois philosophies qui ont proposé une explication normative, historique et relativement
globale des relations internationales – le réalisme, le libéralisme et le marxisme10 – et les autres
théories. Cette deuxième catégorie regroupe les théories partielles propres aux divers champs
de spécialisation des relations internationales et les théories normatives critiques des théories
générales.

Les théories générales néoclassiques


Les théories néoréaliste, néolibérale et néomarxiste sont des
reformulations et des adaptations des théories réaliste, libérale et marxiste à l’évolution de la
réalité internationale et des connaissances. Elles sont plus éclectiques que les approches
classiques ; d’une part, parce qu’elles combinent ou synthétisent les idées des réalistes, des
libéraux et des marxistes ; d’autre part, parce qu’elles empruntent plusieurs éléments aux
théories de diverses disciplines, notamment l’économie, la psychologie et les mathématiques.
Le néoréalisme et le néolibéralisme se sont surtout imposés durant les années 1970 et 1980,
mais leur origine est plus ancienne. On peut facilement identifier des auteurs qui ont remis en
question, à un égard ou à un autre, la pensée réaliste ou libérale classique au cours des années
1950-1970. Les divers courants du néomarxisme, quant à eux, ont connu leur apogée durant les
années 1960 et 1970 mais ont perdu de leur influence au cours des deux décennies ultérieures.

La critique des théories générales


Au-delà de leurs divergences, les théories générales classiques et
néoclassiques des relations internationales adhèrent à la vision moderniste du monde et de la
science issue de la philosophie des Lumières du XVIIIe siècle. Les réalistes, les néoréalistes,
les libéraux, les néolibéraux, les marxistes et la plupart des néomarxistes croient à l’existence
d’une réalité objective. Ils conçoivent les agents de la société internationale – États, individus,
groupes d’intérêts et classes sociales – comme des acteurs rationnels qui cherchent à défendre
leurs intérêts particuliers objectifs, déterminés par la position qu’ils occupent au sein des
structures économiques, sociales et politiques nationales et internationales. Ils adhèrent à l’idée
que le rôle de la science consiste à découvrir les lois qui gouvernent l’univers, à assister la
conduite des acteurs par l’élaboration d’explications déductives (issues d’un raisonnement
logique) ou inductives (résultant de l’observation des faits) et à vérifier la validité de ces
3

explications par leur confrontation avec les faits, à l’aide de diverses méthodes qualitatives ou
quantitatives. Selon les modernistes, la connaissance scientifique progresse grâce au rejet des
théories infirmées par les faits et à l’élaboration de nouvelles théories confirmées par des tests
empiriques.

Théories critiques et postpositivisme


Plusieurs ouvrages et articles associent les théories critiques des
relations internationales au postpositivisme plutôt qu’au postmodernisme. Or le premier
concept a un sens relativement différent du second. Il désigne généralement les théories qui
critiquent la méthode d’analyse positivistebehavioraliste, utilisée notamment par certains
auteurs néoréalistes tels Waltz et Morton KAPLAN. Cette méthode vise à appréhender les
comportements, i.e. les actions, les attitudes, les préférences et les attentes des acteurs
individuels et des organisations grâce à des modèles hypothéticodéductifs vérifiables
empiriquement à l’aide des instruments fournis par les sciences exactes (mathématiques,
cybernétique, informatique, économétrie). Les théories critiques des relations internationales,
d’inspiration postmoderniste, ne sont pas nécessairement post-positivistes. Plusieurs auteurs
constructivistes, dont Wendt, Finnemore et Ruggie, tout en soutenant que la conduite des
individus et des groupes est largement déterminée par leurs valeurs subjectives, identitaires,
admettent que ces dernières peuvent être expliquées à l’aide d’une méthodologie positiviste.
Par contre, le néogramscien Robert Cox, les poststructuralistes Ashley, Campbell, Walker et
Shapiro, et les constructivistes « du bon sens », tel Pettman, rejettent totalement le positivisme.
Cox soutient même que le positivisme est intrinsèquement conservateur puisqu’il vise à
comprendre l’ordre international existant, plutôt qu’à dénoncer ses contradictions et ses
inégalités et à tenter de le changer.
TABLEAU 1.1. Les théories des relations internationales

On retiendra de cet exposé que le débat entre théories


classiques/néoclassiques et théories critiques des relations internationales est, d’une part, de
nature épistémologique (opposition entre les visions moderniste et postmoderniste de la
connaissance et du monde) et, d’autre part, de nature méthodologique (reconnaissance ou
contestation de la validité des méthodes des sciences exactes en ce qui a trait à l’analyse des
4

relations internationales). On retiendra également que la ligne de démarcation entre les deux
camps est assez floue, car un nombre considérable d’auteurs critiques sont partiellement
postmodernistes (tout en accordant une importance primordiale aux valeurs subjectives, ils
reconnaissent que les intérêts objectifs influent également sur le comportement des acteurs) et
ouverts, sinon favorables, à l’utilisation d’une méthodologie positiviste pour appréhender ces
valeurs et intérêts.
L’analyse des théories des relations internationales soulève une
interrogation importante pour le néophyte ou l’étudiant des relations internationales : comment
choisir entre les théories disponibles ? Comment juger de la validité scientifique respective des
modèles proposés ?
La réponse à cette question n’est pas simple puisque les épistémologues
eux-mêmes ne s’entendent pas sur le sujet. La conception la plus généralement admise est celle
de Karl Popper selon laquelle une théorie est valable sur le plan scientifique lorsqu’elle est
confirmée par les faits et potentiellement falsifiable. Kuhn et Lakatos ont cependant relativisé
l’importance de la vision poppérienne en arguant que, même si une théorie est contredite par la
réalité, elle continue souvent à être utilisée par les chercheurs qui adhèrent encore à ses valeurs
normatives et qui sont liés entre eux par des intérêts personnels, économiques et professionnels.
En outre, une théorie peut être jugée non conforme aux faits sur la base d’une connaissance
partielle ou superficielle de ces derniers. L’approfondissement du savoir et l’amélioration des
méthodes d’investigation du réel peuvent conduire à la réhabilitation d’une théorie.
L’élimination définitive d’une théorie est donc un processus très long qui implique son
invalidation par un très vaste ensemble de recherches empiriques et la répudiation de ses
postulats normatifs. Certains philosophes, tel Paul K. FEYERABEND rejettent de manière encore
plus radicale l’approche rationnaliste-positiviste de Popper, considérant que l’influence
qu’exerce une théorie dépend moins de sa confirmation par la réalité que des critères esthétiques
et personnels des chercheurs et des conditions sociales dans le cadre desquelles elle est élaborée.
À la limite, selon cette conception postmoderniste, toutes les théories se valent puisqu’il
n’existe aucun critère objectif d’évaluation de ces dernières.
Même si on admet comme Popper qu’une théorie est valide sur le plan
scientifique tant qu’elle n’a pas été infirmée par les faits, il est difficile de faire un choix entre
les théories générales classiques et néoclassiques des relations internationales puisque chacune
d’entre elles comporte certaines propositions qui ont été contredites par l’histoire et d’autres
qui ne l’ont pas été. En outre, aucune de ces théories n’aborde la société internationale dans sa
globalité et sa complexité. L’attitude la plus pertinente, dans ces conditions, est de considérer
que toutes les approches – à l’exception des théories postmodernistes radicales très marginales
– peuvent être utiles à la compréhension des relations internationales et utilisées dans une
perspective de complémentarité, à la condition d’éviter l’écueil du syncrétisme (association
arbitraire ou sans fondement logique de diverses théories). Depuis les années 1980, l’analyse
des relations internationales est d’ailleurs devenue de plus en plus éclectique, comme le montre
entre autres la convergence des théories néoréaliste et néolibérales et les nouvelles approches
synthèses du néolibéralisme et du constructivisme. Plusieurs raisons expliquent cette évolution,
notamment la mondialisation des relations internationales, le développement de la
pluridisciplinarité dans les sciences sociales et la fin de la guerre froide.

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