CM3 BioMécaFlu v2024
CM3 BioMécaFlu v2024
Vu Pham 1
Plan général du cours:
I. Introduction générale
II. Structure et fonction du système cardiovasculaire
III. Solutions d’écoulement en biomécanique des fluides
IV. Modélisation par compartiments du système cardiovasculaire
2
III. Solutions d’écoulement en biomécanique des fluides:
1. Ecoulement stationnaire dans un tube droit rigide (Solution de Poiseuille-Hagen)
2. Ecoulement stationnaire dans un tube droit élastique
3. Ecoulement pulsant dans un tube droit rigide (Solution de Womersley)
4. Ecoulement instationnaire dans un tube droit élastique - Propagation d’une onde
élastique dans une artère
3
Introduction :
L’objectif de ce chapitre est de donner un aperçu des solutions mathématiques les plus abordables
de la circulationIntroduction générale:
sanguine/hémodynamique.
NB: Les résultats principaux sont présentés à la suite, les démonstrations (sauf celle de Womersley)
sont laissées au titre d’exercices de cours, dans l’annexe A.
Solution de Poiseuille-Hagen 4
Ecoulement laminaire stationnaire dans un tube droit rigide:
La solution de Poiseuille-Hagen
5
Ecoulement laminaire stationnaire dans un tube rigide : Solution de Poiseuille-Hagen
Dans les artérioles et les capillaires, le nombre de Reynolds est faible (𝑅𝑒 < 100) et
comparativement aux grandes artères, ces vaisseaux sont aussi peu souples: On peut supposer
La solution résultante a été étudié expérimentalement par le physiologiste français J-M. Poiseuille
au XIXème siècle. C’est une solution classique de MdF (cf. cours MdF semestre Automne).
𝑃𝐿
𝐷
𝑃0
Solution de Poiseuille-Hagen 6
Les éléments de la démonstration sont dans le cours de MdF d’Automne et en annexe A.1. On obtient
la solution de Poiseuille :
Introduction
𝑢𝑥 𝑟générale:
2
= 𝑢𝑚𝑎𝑥 1− 𝑟 2 = −𝐾𝑅
4𝜇
2 2
1− 𝑟 2 (𝑎)
𝑅 𝑅
avec 𝐾 =
𝑃 𝐿−𝑃 0
𝑃 𝑥 = 𝐾𝑥 + 𝑃0 (𝑏)
𝐿
La solution de Poiseuille est un paraboloïde avec le maximum de vitesse 𝑢𝑚𝑎𝑥 = −𝐾𝑅² au sommet.
4𝜇
Solution de Poiseuille-Hagen 7
On en déduit, par conséquent :
8𝜇
• La vitesse moyenne dans une section droite 𝑆:
2
𝑢 =𝑄 = 𝑄
2
= − 𝐾𝑅
⟹ 𝑢 = 1
𝑢𝑚𝑎𝑥
𝑆 𝜋𝑅 8𝜇 2
Pour la solution de Poiseuille-Hagen dans un tube cylindrique, la vitesse moyenne est la moitié de la
vitesse maximale
Solution de Poiseuille-Hagen 8
1er résultat corollaire :
La loi de Poiseuille-Hagen
9
En intégrant la solution (𝑎) avec la définition du débit, on obtient :
Introduction générale:
8𝜇𝐿
∆𝑃 = − 𝑄 ⟹ Δ𝑃 = −𝑅𝑣 𝑄
𝜋𝑅 4
Ce résultat très important dans la suite est la loi de Poiseuille. En définissant, la résistance
vasculaire/hydraulique:
8𝜇𝐿
𝑅𝑣 =
𝜋𝑅 4
On obtient une loi analogue à la loi d’Ohm Δ𝑈 = −𝑅𝐼 dans un circuit électrique (le signe moins pour
signifier que la différence de pression est dans le sens opposé au débit → convention récepteur).
Ce résultat est la base de la théorie des modèles par compartiment du système cardiovasculaire, que
nous étudierons au chapitre IV.
Loi de Poiseuille-Hagen 10
2nd résultat corollaire :
Les lois de Murray
11
Première loi de Murray:
En se basant sur la loi de Poiseuille, le physiologiste américain Cecil D. Murray en 1926 s’est posé la
question suivante:
Introduction
Existe-t-il générale:
un rayon optimal d’un vaisseau sanguin de longueur L et diamètre D, pour un
écoulement de débit donné Q ?
C.D. Murray a considéré que la circulation globale est représentée par un seul vaisseau de rayon 𝑅 et
longueur 𝐿.
Lois de Murray 12
Première loi de Murray:
La démonstration est détaillée en annexe A.2. Le résultat obtenu est:
1/6
16𝜇
Introduction générale: 3
𝑅𝑜𝑝𝑡 = 𝑄1/3
𝑏𝜋 2
𝑃𝑜𝑝𝑡 = 𝑏𝐿𝜋𝑅2𝑜𝑝𝑡
2
Où 𝑅𝑜𝑝𝑡 est la valeur du rayon optimal pour un débit donné 𝑄 (𝑏 est la densité de puissance
métabolique des cellules de l’organisme, cf. annexe A.2).
Cette théorie, très simpliste, montre toutefois que pour que la dépense d’énergie nécessaire à la
circulation sanguine soit minimale, il faut que les rayons des vaisseaux évoluent selon une puissance
1/3 du débit 𝑄 dans un vaisseau donné.
Cette hypothèse a été vérifiée en 1990 par LaBarbera (Science, 1990, vol. 249, pg. 992-999) sur des
systèmes sanguins de petits mammifères.
Lois de Murray 13
La deuxième loi de Murray
C.D. Murray a aussi déterminé mathématiquement la forme optimale d’une bifurcation entre un
vaisseau-mère et deux vaisseaux-filles.
A
𝜃
𝑅0 , 𝐿0 𝜙
𝑅
2,𝐿
2
𝑅40 + 𝑅41−𝑅42
cos 𝜃 =
2𝑅20𝑅21 𝑅40−𝑅41−𝑅42
cos 𝜃 + 𝜙 =
𝑅40−𝑅41 + 𝑅42 2𝑅21𝑅22
cos 𝜙 =
2𝑅20𝑅22
Lois de Murray 14
Résultat corollaire de la 1ère loi de Murray: La deuxième loi de Murray
On trouve alors une relation entre les angles 𝜃et 𝜙 en fonction de 𝑅1et 𝑅2. En particulier, si 𝑅1 = 𝑅2:
alors 𝜽 = 𝝓 = 𝟑𝟕.𝟒𝟕°
C’est la deuxième loi de Murray qui spécifie que si deux vaisseaux-filles ont même rayon, la
bifurcation est symétrique et avec un angle inférieur à 45 .
Lois de Murray 15
Écoulement laminaire stationnaire dans un tube droit élastique
16
Principe d’interaction fluide-structure (écoulement sanguin-paroi artérielle)
Dans un vaisseau artériel élastique réel, telle que l’aorte par exemple:
• la pressionIntroduction générale:
de l’écoulement déforme la paroi artérielle
• Celle-ci modifie alors la géométrie/section de l’artère
• Cela entraîne une modification de la vitesse d’écoulement (par conservation du débit)
• Cela induit une variation de la pression et ainsi de suite …
Cela peut se résumer par le schéma suivant:
imposées par le
champ de déformation
contraintes
géométrique par le
Champ de
Modification de la
Equations de l’écoulement de
fluide (le sang) : Ecoulement
sanguin
Pour obtenir une solution, il faut résoudre simultanément la déformation élastique (mécanique
des structures) et l’écoulement du sang (mécanique des fluides). Ce type de problème est appelé
un problème de couplage fluide-structure ou interaction fluide-structure.
Analyse :
• Situation A:Introduction générale:
la pression transmurale est nulle: l’artère élastique ne se déforme pas (on néglige son
propre poids qui peut entrainer une déformation intrinsèque)
• Situation B: la pression intravasculaire diminue en fonction de 𝑥 d’après la solution de Poiseuille:
donc avec 𝑃𝑒𝑥𝑡 constante, 𝑝𝑡𝑚 𝑥 < 0, donc l’artère élastique se déforme en réduisant son
diamètre, donc la section. Ainsi par conservation du débit (𝑄 = 𝑆𝑢) la vitesse moyenne augmente
et cela entraîne une diminution de pression (Bernoulli) qui entraine une nouvelle réduction du
rayon et donc amplifie l’augmentation de le la vitesse moyenne etc …
Quantitativement (démonstration Annexe A.4), pour des petites déformations (𝛼 ≪ 1), on obtient
l’évolution du rayon en fonction de la coordonnée longitudinale 𝑥 :
5 20𝜇𝛼
𝑅 𝑥 = 𝑅50− 𝑄 𝑥
𝜋
Analyse : on obtient une relation de type « loi de Poiseuille » avec une résistante vasculaire
modifiée 𝑅é𝑙𝑎𝑠𝑡
𝑣 :
• Pour un débit cardiaque donné, moins d’énergie de pompage sera nécessaire au cœur, dans un
réseau de vaisseaux souples par rapport à un réseau de vaisseaux rigidifiés.
A noter qu’en plus de l’élasticité passive des artères, celles-ci ont une élasticité active, i.e. la capacité
des grosses artères de se dilater ou se contracter par elle-même: la vaso-motricité.
23
Ecoulement instationnaire dans un tube rigide: la solution de Womersley:
Dans le système cardiovasculaire, au niveau des grandes artères (aorte, artères carotide, radiale,
iliaque, … ), le transport du sang est fortement instationnaire/pulsant. Pour plus nous rapprocher
Introduction
de cette réalité, générale:dans un vaisseau rigide a été étudiée par le
une solution instationnaire
mathématicien britannique John R. Womersley (1955): la solution de Womersley.
Cette solution est mathématiquement plus difficile que celle de Poiseuille. L’idée de base consiste
à décomposer le signal de pression (plutôt son gradient) instationnaire (supposé périodique) sous
la forme de la série de Fourier suivante :
𝜕𝑝 𝜕𝑝
𝑡 = 𝑅𝑒 + ∑𝑁 𝑛=1 𝐶 𝑛 exp(𝑖𝑛𝜔 0 𝑡)
𝜕𝑥 𝜕𝑥
Ainsi le signal de pression au cours d’un cycle cardiaque (le pouls, figure de gauche) est décomposé
en harmoniques de Fourier (figure de droite):
Solution de Womersley 24
Ecoulement instationnaire dans un tube rigide: la solution de Womersley:
𝑖𝐶 𝑛 𝐽 0(𝑖 3 2 𝑛𝛼 𝑟/𝑅)
𝑢𝑥 (𝑟,𝑡) = 𝑅𝑒 ∑ 𝑁
𝑛=0 1− exp(𝑖𝑛𝜔 0 𝑡)
𝜌𝑛𝜔 0 𝐽 0(𝑖 3 2 𝑛𝛼)
𝑢𝑛 (𝑟)
𝑖 𝐽0(𝑖 3 2𝛼 𝑟/𝑅)
𝑢𝑥 (𝑟,𝑡) = 𝑅𝑒 1− exp(𝑖𝜔0 𝑡)
𝜌𝜔 0 𝐽0(𝑖 3 2𝛼)
Solution de Womersley 25
Ecoulement instationnaire dans un tube rigide: la solution de Womersley:
La figure suivante montre l’allure de cette solution pour différent nombre de Womersley 𝛼 = 3.34 à
𝛼 = 6.67 à différentes phases d’une période: θ = 90° ⟺ 𝑡 = 𝑇/4, θ = 180° ⟺ 𝑡 = 𝑇/2,…
Solution de Womersley 26
Ecoulement instationnaire dans un tube rigide: la solution de Womersley:
Conclusion: Elle montre que dans les grandes artères, la solution de Poiseuille n’est plus valable. Le
profil de vitesse est plus aplati au centre, à cause de l’inertie du fluide. On retiendra que la solution
instationnaire de Womersley prend en compte de l’inertie du fluide.
Solution de Womersley 27
Ecoulement instationnaire dans un tube droit élastique
28
Ecoulement instationnaire dans un tube droit élastique :
Il n’existe pas de solution mathématique simple de la circulation sanguine instationnaire dans une
Introduction
artère élastique. La résolution d’ungénérale:
tel problème se fait par la simulation numérique des équations
de la mécanique des fluides complètes (équations de Navier-Stokes) et des équations de la
mécaniques de solides.
Une configuration assez simple permet d’observer la propagation d’un pulse cardiaque (pouls) sur
les vidéo suivantes:
• Déformation de la paroi artérielle d’un artère simple élastique avec un pulse de pression
• Pulse (champ de pression) dans le fluide se propageant dans la même simulation
Solution de Poiseuille-Hagen 29
Propagation d’une onde élastique dans une artère élastique:
35
La solution de Poiseuille-Hagen (solution de Poiseuille dans un tube) est obtenue en injectant les formes du
champ de vitesse et de pressions suivantes:
𝑢 = 𝑢𝑥 𝑟 𝑒𝑥 et 𝑝 = 𝑝(𝑥)
dans les équations de Navier-Stokes incompressible en coordonnées cylindriques, on obtient alors les deux EDO
intégrables suivantes (avec 𝐾 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 < 0) :
𝑑 2𝑢 𝑥
𝜇 + 1 𝑑𝑢𝑥 (𝑟) = 𝐾
𝑑𝑟 2 𝑟 𝑑𝑟
𝑑𝑝
𝑥 =𝐾
𝑑𝑥
avec la condition d’adhérence à la paroi : 𝑢𝑥 𝑟 = 𝑅 = 0 et la condition de symétrie sur l’axe : 𝑑𝑢𝑥 𝑟 = 0 = 0.
𝑑𝑟
Pour plus de détails, se référer aux TD de mécanique des fluides du semestre d’automne L3.
Sachant que dans un vaisseau sanguin, la puissance dissipée par frottement (pertes de charge) de l’écoulement :
Puis on applique le principe de moindre action, en cherchant le minimum de cette puissance totale, on dérive par
rapport à 𝑅 l’expression ci-dessus :
𝑑(𝑃 𝑓+𝑃 𝑚é𝑡𝑎)
=0
𝑑𝑅
Ce minimum est obtenu pour les valeurs :
1/6
16𝜇
𝑅𝑚𝑖𝑛 = 𝑅𝑜𝑝𝑡 = 𝑄1/3
𝑏𝜋 2
𝒫𝑚𝑖𝑛 = 𝒫𝑜𝑝𝑡 = 3 𝑏𝐿𝜋𝑅2𝑜𝑝𝑡
2
En appliquant la 1ère loi de Murray pour chaque artère , la puissance dissipée dans 𝜃
le système est: A
3 𝑅0 , 𝐿0
𝒫𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝐴𝐵 𝐵𝐶 𝐵𝐷 2 2
𝑜𝑝𝑡 = 𝒫𝑜𝑝𝑡 + 𝒫𝑜𝑝𝑡 + 𝒫𝑜𝑝𝑡 = 𝜋𝑏 𝐿 0 𝑅0 + 𝐿 1 𝑅1 + 𝐿 2 𝑅2
2
𝑅
𝜙
2 2,𝐿
2
Puis on posant:
𝑑𝐿0 = 𝑑𝐿, 𝑑𝐿1 = −𝑑𝐿𝑐𝑜𝑠 𝜃 , 𝑑𝐿2 = −𝑑𝐿𝑐𝑜𝑠(𝜙)
𝑑𝒫 = 3 𝜋𝑏 𝑑𝐿 𝑅20−𝑅21 cos 𝜃 −𝑅22cos(𝜙)
2
Ainsi pour un déplacement dans la direction (AB), le minimum de puissance
dissipée est obtenue (𝑑𝒫 = 0) ssi:
Enfin on déplace virtuellement le point B dans la direction (DB) de d𝐿, en 2nd déplacement virtuel de B en B’ direction BC:
posant:
𝑑𝐿0 = −𝑑𝐿𝑐𝑜𝑠(𝜃), 𝑑𝐿1 = 𝑑𝐿, = δ 𝑑𝐿2 = 𝑑𝐿𝑐𝑜𝑠(𝜃 + 𝜙)
𝑅 40+𝑅 41−𝑅 42
cos 𝜃 =
2𝑅 20𝑅 21
3ème déplacement virtuel de B en B’ direction BD:
𝑅 40−𝑅 41+𝑅 42 𝑑𝐿0 = −𝑑𝐿𝑐𝑜𝑠(𝜙), 𝑑𝐿1 = 𝑑𝐿𝑐𝑜𝑠 𝜃 + 𝜙 , 𝑑𝐿2 = 𝑑𝐿 = δ
cos 𝜙 =
2𝑅 20𝑅 22
𝑅 4−𝑅 4−𝑅 4
cos 𝜃 + 𝜙 = 0 21 2 2
2𝑅 1𝑅 2
Avec de ∆𝑃 = − 8𝜇𝐿
𝑄 soit
∆𝑝
=− 8𝜇
𝑄 où 𝑃 est la pression transmurale. On remplace :
𝜋𝑅 4 𝐿 𝜋𝑅 4
𝑑𝑝 8𝜇 2 𝑑𝑅 8𝜇
𝑥 𝑅4 𝑥 = − 𝑄 ⟹ 𝑥 𝑅4 𝑥 = − 𝑄
𝑑𝑥 𝜋 𝛼 𝑑𝑥 𝜋
Soit après intégration entre 0 et 𝑥:
20𝜇𝛼 20𝜇𝛼
𝑅5 𝑥 = − 𝑄 𝑥 + 𝑐𝑠𝑡𝑒 = 𝑅50− 𝑄 𝑥
𝜋
Puis en intégrant 𝑥 = 0 et 𝐿, on exprime le débit en fonction de 𝑃0 = 𝑝(𝑥 = 0) et 𝑃𝐿 = 𝑝(𝑥 = 𝐿) :
𝜋
5 5
𝜋 𝜋
𝑄= 𝑅5 𝑥 = 0 −𝑅5 𝑥 = 𝐿 = 𝑅0 + 𝛼 𝑃0 − 𝑅0 + 𝛼 𝑃𝐿
20𝜇𝛼𝐿 20𝜇𝛼𝐿 2 2
5 5
𝜋
= 𝑅0 + 𝛼 𝑃0 − 𝑅0 + 𝛼 (𝑃0 + Δ𝑃)
20𝜇𝛼𝐿 2 2
NB : le rayon 𝑅0 est le rayon du vaisseau au repos, il est égal au rayon à la section en 𝑥 = 0: 𝑅0 = 𝑅(𝑥 = 0)
𝜕𝑢 𝑥
𝛻∙𝑢 = 0 ⟹ 𝑟,𝑡 = 0
𝜕𝑥
𝜌 𝜕𝑢𝑥 𝑟,𝑡 = − 𝜕𝑝 𝑡 + 𝜇 1𝜕
𝑟 𝜕𝑢𝑥 𝑟,𝑡
𝜕𝑡 𝜕𝑥 𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟
La difficile solution mathématique est solution d’un problème de Sturm-Liouville dont les solutions élémentaires
sont des fonctions de Bessel 𝐽0 du premier type d’ordre 0 et 𝐶𝑛 sont les valeurs des modes de la décomposition
en série du gradient de pression :
𝑖𝐶 𝑛 𝐽 0(𝑖 3 2 𝑛𝛼 𝑟/𝑅)
𝑢𝑥 (𝑟,𝑡) = 𝑅𝑒 ∑ 𝑁
𝑛=0 1− exp(𝑖𝑛𝜔 0 𝑡)
𝜌𝑛𝜔 0 𝐽 0(𝑖 3 2 𝑛𝛼)
𝑢𝑛 (𝑟)
𝑖 𝐽 0(𝑖 3 2𝛼 𝑟/𝑅)
𝑢(𝑟,𝑡) = 𝑅𝑒 1− exp(𝑖𝜔 0 𝑡)
𝜌𝜔 0 𝐽 0(𝑖 3 2𝛼)
𝑅2 𝑟2 𝛼2 4𝑟 2 𝑟4
𝑢 𝑟,𝑡 = 4𝜇 1− cos 𝜔 0 𝑡 − 16 3− + sin 𝜔 0 𝑡 + …
𝑅2 𝑅 2 𝑅4
Lorsque 𝛼 ≪ 1, la solution de Womersley est équivalente à la solution de Poiseuille modulée par une
sinusoïdale en temps.
– 𝛼 ≫ 1: on pose z = 𝑖 3/2 𝛼𝑟/𝑅 ≫ 1 et par un développement asymptotique de 𝐽0: 𝐽0 𝑧
𝑧→∞ sin 𝑧 +cos 𝑧
𝜋𝑧
La solution s’écrit alors sous la forme:
𝑅2 𝑟 𝜋 𝑟
𝛼𝜇
1− 𝑅 sin 𝜔 0 𝑡 + 4 1−𝜀 < 𝑅 ≤ 1
𝑢 𝑟,𝑡 ≈
𝑅2 𝑟
sin 𝜔 0 𝑡 0 ≤ 𝑅 < 1−𝜀
𝛼 2𝜇
Pour plus de détails sur la démonstration, voir (en anglais) le lien suivant.