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Gouvernement de La République Démocratique Du Congo: Appui À La Mise en Œuvre Du Nepad-Pddaa TCP/DRC/2908 (I)

Le projet d'approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés en République Démocratique du Congo vise à renforcer la production animale et piscicole, en réponse à la demande croissante et au déficit de protéines animales. Avec un coût total estimé à 3,20 millions de $EU, le projet s'étendra sur trois ans et impliquera divers acteurs, y compris le gouvernement et des institutions de financement. Ce projet s'inscrit dans le cadre du NEPAD et du PDDAA, visant à améliorer la sécurité alimentaire et à diversifier les revenus des petits producteurs.

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Gouvernement de La République Démocratique Du Congo: Appui À La Mise en Œuvre Du Nepad-Pddaa TCP/DRC/2908 (I)

Le projet d'approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés en République Démocratique du Congo vise à renforcer la production animale et piscicole, en réponse à la demande croissante et au déficit de protéines animales. Avec un coût total estimé à 3,20 millions de $EU, le projet s'étendra sur trois ans et impliquera divers acteurs, y compris le gouvernement et des institutions de financement. Ce projet s'inscrit dans le cadre du NEPAD et du PDDAA, visant à améliorer la sécurité alimentaire et à diversifier les revenus des petits producteurs.

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Nouveau partenariat pour le Organisation des Nations Unies

développement de l’Afrique (NEPAD) pour l’alimentation et l’agriculture


Programme détaillé pour le Division du Centre d’investissement
développement de l’agriculture africaine
(PDDAA)

GOUVERNEMENT
DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

APPUI À LA MISE EN ŒUVRE DU NEPAD–PDDAA

TCP/DRC/2908 (I)
(NEPAD Ref. 05/40 F)

Volume IV de IV

PROFIL DE PROJET D’INVESTISSEMENT BANCABLE

Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés

Mars 2006
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO:
Appui à la mise en œuvre du NEPAD–PDDAA
Volume I: Programme national d’investissement à moyen terme (PNIMT)

Profils de projets d’investissement bancables (PPIB)


Volume II: Réhabilitation et rajeunissement des plantations de palmier à huile
Volume III: Réhabilitation des périmètres rizicoles prioritaires
Volume IV: Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés
PROFIL DE PROJET D’INVESTISSEMENT BANCABLE
DU PDDAA–NEPAD

Pays: République démocratique du Congo

Secteur d’activité: Elevage périurbain

Titre du projet proposé: Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés

Zone du projet: Province de Kinshasa: Mont Ngafula, Selembao et N’sele

Durée du projet: 3 ans

Coût estimé: Coût en devises:.......................2,48 millions de $EU


Coût en monnaie locale: ..............0,72 million de $EU
Total......................................... 3,20 millions de $EU

Financement envisagé:

Source Millions de FC1 Millions de $EU1 % du total

Gouvernement 52 0,12 4

Institution(s) de
1 095 2,48 78
financement

Bénéficiaires 260 0,60 18

Total 1 407 3,20 100

1
Equivalence monétaire:
Unité monétaire = franc congolais (FC)
1 $EU = 440 FC
100 FC = 0,227 $EU
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Profil de projet d’investissement bancable du PDDAA–NEPAD


« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

Table des matières


Equivalence monétaire......................................................................................................................... iii
Abréviations.......................................................................................................................................... iii
I. CONTEXTE DU PROJET..........................................................................................................1
A. Origine du projet ...............................................................................................................1
B. Généralités..........................................................................................................................1
II. ZONE DU PROJET.....................................................................................................................3
III. JUSTIFICATION ........................................................................................................................5
IV. OBJECTIF DU PROJET ............................................................................................................6
V. DESCRIPTION DU PROJET ....................................................................................................6
A. Description des principales composantes ........................................................................6
Composante 1: Appui à la production animale ...................................................... 6
Composante 2: Renforcement des capacités organisationnelles et
techniques des producteurs ........................................................................... 7
Composante 3: Appui à la commercialisation ........................................................ 7
Composante 4: Gestion du projet ............................................................................ 8
B. Appuis financiers du projet ..............................................................................................8
VI. COÛTS INDICATIFS .................................................................................................................8
VII. SOURCES DE FINANCEMENT ENVISAGÉES ....................................................................9
VIII. BÉNÉFICES ATTENDUS ..........................................................................................................9
IX. DISPOSITIFS INSTITUTIONNELS DE MISE EN ŒUVRE ..............................................10
X. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE ..........................................................................11
XI. PROBLÈMES EN SUSPENS ET ACTIONS PROPOSÉES .................................................12
XII. RISQUES POTENTIELS .........................................................................................................12
ANNEXES.............................................................................................................................................15
Annexe 1: Evolution de la production animale en RDC.........................................................17
Annexe 2: L’élevage de porcs dans l’hinterland de Kinshasa................................................19
Annexe 3: L’aviculture dans l’hinterland de Kinshasa ..........................................................21
Annexe 4: La pisciculture dans l’hinterland de Kinshasa......................................................23
Annexe 5: Carte de la zone du projet.......................................................................................25
Annexe 6: Détail du calcul des recettes attendues des activités du projet, par produit.......27
Annexe 7: Coûts estimatifs du projet par composante et par an...........................................29
Annexe 8: Gestion du projet (Coordination nationale) ..........................................................31
Annexe 9: Fiche de projet..........................................................................................................33
Annexe 10: Bilan des revenus générés par les activités du projet pendant les trois
ans de sa mise en œuvre...................................................................................................37
NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

Equivalence monétaire
Unité monétaire = franc congolais (FC)
440 FC = 1,00 $EU

Abréviations

ADIF Action pour le développement de la femme


ADIM Association pour le développement intégré des populations aux alentours de Mambré
ADRIME Association pour le développement intégré de Mbakana et ses environs
AEDC Association d’entraide et de développement communautaire
APEPB Association des pisciculteurs, éleveurs, planteurs du plateau de Batéké
APLELEV Association des planteurs et éleveurs
CAP Club des amis de la pisciculture
CAVTK Centre agronomique vétérinaire tropical de Kinshasa
CEE Communauté économique européenne
CEFOREA Centre de formation et d’encadrement des enfants abandonnés
FAO Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
FEECO Fédération des coopératives agricoles chrétiennes du Congo
MAPE Ministère de l’agriculture, pêche et élevage
MM Mabele Mokonzi
NEPAD Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique
OAC Œufs à couver
ODI Organisation pour le développement intégral
ONGD Organisation non gouvernementale pour le développement
PDDAA Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine
PMURR Programme multisectoriel d’urgence de réhabilitation et de reconstruction
PNIMT Programme national d’investissement à moyen terme
PSSA Programme spécial de sécurité alimentaire
RDC République démocratique du Congo
SNSA Service national des statistiques agricoles
UPDCR Unissons nous pour le développement communautaire et rural

iii
NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

I. CONTEXTE DU PROJET

A. Origine du projet

I.1. Le Projet proposé d’approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés est une
émanation de l’atelier de validation du Programme national d’investissement à moyen terme
(PNIMT), atelier qui a permis la sélection et la hiérarchisation de projets bancables prioritaires du
secteur agricole et rural pouvant être soumis par la République démocratique du Congo (RDC) au
Comité directeur du NEPAD dans le cadre de la mise en œuvre du Programme détaillé de
développement de l’agriculture africaine (PDDAA).

I.2. Vu l’importance du sous–secteur élevage dans l’économie et la sécurité alimentaire


nationale, son développement est considéré par le gouvernement comme prioritaire et des activités de
relance sont déjà intégrées dans le Programme multisectoriel d’urgence de réhabilitation et de
reconstruction (PMURR–I) et le Programme spécial de sécurité alimentaire (PSSA). L’action du
PMURR reste toutefois limitée à des opérations d’urgence d’intensification de la production dans
quelques villages des provinces du Bas–Congo, du Bandundu, des deux Kasaï, du Katanga et de
Kinshasa et la composante « diversification de la production agricole » du PSSA qui inclut des appuis
aux petits éleveurs attend toujours un financement. Le pays couvre actuellement une partie de ses
besoins nationaux en produits carnés par des importations malgré le potentiel élevé du pays. Afin de
limiter le déficit croissant de la production nationale en protéine animale, des actions complémentaires
aux programmes en cours doivent être menées dans les domaines de l’intensification des systèmes de
production, la valorisation des productions (transformation, commercialisation) et l’organisation des
producteurs et pour étendre les programmes de développement à l’ensemble des provinces du pays.

I.3. En complément des activités de développement en cours, le projet « Approvisionnement des


grands centres urbains en produits carnés » proposé appuierait la production animale (petit élevage) et
piscicole et renforcerait les capacités organisationnelles et techniques des producteurs dans
l’hinterland de Kinshasa où la demande en produits carnés et en sous produits dérivés est la plus
grande et la plus déficitaire. Lors de phases ultérieures et sur la base de l’expérience acquise, il
pourrait s’étendre progressivement à l’ensemble du pays. Le projet s’appuierait sur les dynamiques et
les potentiels existants (production) et développerait les maillons faibles (encadrement, transformation
par des technologies appropriées, commercialisation, organisation des producteurs et des
transformateurs, etc.).

I.4. Le projet proposé contribuerait donc notamment à: (i) la satisfaction des besoins nationaux
en protéines animales; (ii) la diversification et l’augmentation des revenus des petits producteurs
éleveurs et pisciculteurs; et (iii) à moyen terme, l’augmentation en devise par la réduction des
importations et la reprise des exportations.

B. Généralités

I.5. Située à cheval sur l’équateur, la RDC est un pays à vocation agricole où la production peut
être étendue sur toute l’année. Le secteur agricole et rural y contribue pour plus de 50% du PIB et
emploie plus de 60% de la population active. L’extension du pays en latitude et en altitude (forêts
humides à forêts de montagne en passant par les savanes) lui confère une très grande diversité de
climats, allant du climat équatorial au climat tempéré, ce qui permet de cultiver une large gamme de
produits. Avec ses 2 345 000 km2 de superficie, le pays dispose également de très larges ressources
foncières encore sous–exploitées et de vastes étendues d’herbage. La très faible densité de population
place également la RDC dans une situation favorable en terme de disponibilité en terres agricoles et

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NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

d’élevage. Le vaste réseau hydrographique du fleuve Congo procure au pays un peu plus de 50% des
réserves en eau de l’Afrique.

I.6. Cet environnement naturel favorable permet d’envisager un développement du secteur


agricole pour contribuer à la sécurité alimentaire des populations, l’emploi en milieu rural et
l’équilibre de la balance commerciale du pays notamment par l’exportation d’une partie de ses
productions.

I.7. Cependant, bien que disposant de larges étendues de pâturage et d’un climat propice, la RDC
importe actuellement l’essentiel des protéines animales nécessaires pour nourrir ses populations
urbaines alors qu’elle fût, avant la période de trouble, un pays exportateur de produits alimentaires
dont des produits carnés. D’une manière générale, la production animale est en forte baisse depuis
1993 à l’exception de la production des œufs. Le tableau ci–après donne l’évolution de la production
animale de 1993 à 2002.

Évolution de la production animale de 1993 à 2002


Production 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 Accr.%
Bovin (1) 1 225 1 127 1 113 1 060 1 039 987 967 947 927 765 -37,5
Ovin (1) 1 014 1 032 1 019 969 957 945 933 921 909 897 -11,5
Caprin (1) 4 120 4 341 4 310 4 317 4 286 4 255 4 225 4 195 4 165 4 004 -03,0
Porc (1) 1 142 1 152 1 084 1 117 1 051 989 961 934 931 953 -16,5
Volaille (1) 25 503 26 682 20 485 22 193 22 137 22 081 22 025 21 969 21 913 19 592 -23,2
Œufs (2) 489 512 536 579 650 675 629 627 584 606 +24,0
Lait (3) 27 41 37 34 31 28 25 23 20 22 -18,5
Poisson (Pêche) (4) 162 156 150 146 142 140 133 131 125 128 -21,0
Gibier (4) 82 84 86 88 90 91 91 90 90 19 -77,0
Source: Rapport annuel de la Banque centrale du Congo (BCC) 2003.
(1) en milliers de têtes (2) en milliers de pièces (3) en milliers de litres (4) en milliers de tonnes

I.8. Pour combler ces déficits, le gouvernement de la RDC a, depuis les années 1970, eu recours
aux importations de produits carnés (poissons frais, poissons salés et fumés, viandes et abats). Suite
aux troubles socio–politiques des années 1990 et à la crise économique qui a suivi, ces importations
ont baissé sans augmentation de la production nationale, aggravant ainsi la situation alimentaire
précaire des populations congolaises qui vivent déjà en dessous du seuil de pauvreté. Le tableau ci–
dessous indique l’évolution générale en baisse des importations de produits carnés depuis 1993 malgré
les pics d’importation de viandes et abats en 1999 et 2000.

Evolution des importations de produits carnés de 1993 à 2002 (en milliers de tonnes)
Importations 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 Accr.%
Poissons salés
et fumés 157 2 4 10 7 5 2 2 3 5 -96,8
Viandes et abats 16 2 4 15 10 18 105 110 2 7 -56,2
Source: Rapport annuel de la Banque centrale du Congo (BCC) 2003.

I.9. Les énormes progrès accomplis dans le pays ces derniers temps dans le sens de la paix et de
la stabilité socio–économique permettent de penser que les programmes de développement de
l’agriculture en général et de l’élevage en particulier prendront bientôt le relais des nombreuses actions
humanitaires d’urgence en cours actuellement.

I.10. Le développement de l’élevage périurbain autour des grands centres est un moyen pour
combler à terme le déficit protéinique chronique des grands centres urbains et améliorer le niveau de

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NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

revenus des petits producteurs en milieu rural ou urbano–rural. La préférence pour débuter avec les
espèces à cycle court [porc, volaille (poule, canard), poisson (tilapia, clarias)] est justifiée par la
rapidité des résultats que l’on peut en attendre du point de vue de la production et par le grand nombre
de petits producteurs concernés vu les capacités techniques et financières réduites nécessaires par
rapport à l’élevage bovin.

I.11. Les principaux atouts de la RDC pour le développement de l’élevage périurbain des espèces
à cycle court sont:

• les acquis notables des projets d’urgence en cours en terme de techniques d’élevage et de
notions de micro–crédit;

• l’élevage parcellaire est une pratique courante en RDC et en particulier autour de


Kinshasa;

• l’existence de quelques infrastructures (fermes, centres d’alevinages) en milieu rural et


périurbain;

• la présence de structures d’encadrement (ONG, administration publique); et

• la proximité d’un marché de consommation avec une demande toujours croissante (la
presque totalité des importations est destinée à la consommation urbaine)

I.12. Quelques contraintes risquent, cependant, de freiner le développement rapide de ce sous–


secteur. Il s’agit notamment:

• du manque d’intrants vétérinaires et d’élevage;

• du coût élevé des aliments pour bétail;

• de la faible capacité technique et de gestion des petits producteurs, des associations de


producteurs et parfois (souvent) des ONG qui les encadrent; et

• de la faiblesse organisationnelle des associations.

II. ZONE DU PROJET

II.1. La zone proposée pour le projet se situe dans l’hinterland de Kinshasa et couvre trois sites, à
savoir les communes de: Mont Ngafula d’une superficie de 359 km2 avec une densité de 147 habitants
au km2; Selembao avec une superficie de 23 km2 et une densité de 545 habitants au km2; et N’sélé
étendue sur 1 079 km2 avec 27 habitants au km2 (voir carte en annexe 1). Ces sites ont été retenus pour
les raisons suivantes: (i) leur densité de population relativement élevée; (ii) la disponibilité en eau
toute l’année; et (iii) l’importance économique de l’élevage, la pisciculture et l’agriculture (cultures
maraîchères), sources principales de revenus monétaires.

II.2. La zone du projet est parcourue par les quatre principales rivières suivantes qui se jettent
dans le fleuve Congo: la N’djili à l’Est, et Kalamu, Lukunga, Basoko à l’Ouest. Le climat est à
deux saisons de pluies: la première qui intervient durant les mois de mars, avril (précipitations
abondantes) et mai, alors que la seconde a lieu pendant les mois d’octobre, de novembre et
décembre (précipitations très abondantes). La température varie peu entre 25° et 28°C toute
l’année.

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NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

II.3. Agriculture. Environ 55% des fermes sont dirigées par des hommes dans la commune de
Mont–Ngafula et ce taux monte à près de 65% à Selembao. La surface moyenne d’une exploitation est
de 19,15 ares dans la commune de Mont Ngafula dont 18,1 ares sont propriétés de l’exploitant et
0,95 ares sont en location. Quant à la commune de Selembao, la surface moyenne des exploitations est
de 11aresdont 10 ares sont propriété de l’exploitant agricole et 1 are en location.

II.4. La zone cible produit environ 70% de la production maraîchère de l’hinterland de Kinshasa.
Le sol de type sableux à l’Est et argilo–sablonneux à l’Ouest est amendé avec des résidus organiques
disponibles localement (ordures ménagères, la drêche de brasserie, la parche, le son de riz, la fiente, le
purin, etc.).

II.5. Elevage. Des enquêtes et investigations réalisées l’année passée dans trois communes
urbano–rurales de Kinshasa (Mont Ngafula, Masina et Selembao) ont montré que environ un foyer sur
trois pratique de l’élevage parcellaire. L’élevage de porc est le plus pratiqué car cette espèce est
capable de produire rapidement d’énormes quantités de viandes et offre de nombreuses possibilités de
transformation que ce soit en boucherie ou en charcuterie.

II.6. Les principaux problèmes liés à la filière porcine dans la zone cible sont le coût élevé de
l’alimentation, le manque de géniteurs performants et les difficultés d’accès au crédit. L’évolution de
la production porcine en RDC ainsi que les effectifs dans l’hinterland de Kinshasa sont présentés dans
les annexes 1 et 2.

II.7. Malgré l’augmentation régulière du nombre de fermes avicoles intensives à caractère


familial (entre 100 et 5 000 animaux) dans les environs de Kinshasa avec un bon niveau de technicité
et de performance, les besoins en viande de volaille et en œufs sont encore loin d’être satisfaits. Le
développement de l’aviculture est principalement entravé par le prix élevé des aliments composés pour
volaille qui sont commercialisés sur le marché local et qui représente 65 à 75% du coût total d’une
exploitation avicole. L’aviculture est dominée par l’élevage de pondeuses (œufs de consommation), de
poulets de chair, de coquelets et de canards. Cette dernière spéculation se justifie dans les
agglomérations et centres urbano–ruraux par la résistance des canards à différentes pathologies et leur
grand rendement (conversion record de 2 kg d’aliments pour produire un canard de 1 kg). Pour
dynamiser d’avantage ce secteur, les priorités sont: (i) d’améliorer l’accès à des poussins de qualité
(fermes parentales); (ii) de vacciner contre la pseudo–peste aviaire; (iii) d’assurer le contrôle
zootechnique des principaux paramètres d’élevage (logement, abreuvement, etc.); et (iv) d’organiser
un circuit d’abattage et de commercialisation performant. L’évolution de la production avicole en
RDC ainsi que les effectifs dans l’hinterland de Kinshasa sont mentionnés dans les annexes 1 et 3.

II.8. La pratique de la pisciculture est ancienne en RDC. Durant l’époque coloniale, il y avait 25
centres d’alevinage capables de produire 10 000 tonnes d’alevins à diffuser auprès de
15 000 pisciculteurs propriétaires de 126 100 étangs sur une superficie de 9 000 ha. L’activité a
régressé à partir de l’indépendance de la RDC en 1960 suite notamment au manque d’expertise et aux
nombreux conflits internes qui ont paralysé le pays. Avec l’aide de financements extérieurs, divers
projets ont essayé de relancer la pisciculture à partir des années 1970 notamment dans l’hinterland de
Kinshasa où l’on produisait jusqu’à 40 tonnes de poissons marchands par an. Sur l’ensemble du pays,
on atteignait une production de près de 1 000 tonnes de poissons marchands par an. La rupture de
toutes les coopérations vers les années 1990 a entraîné la régression et l’abandon de l’activité piscicole
suite notamment aux difficultés de s’approvisionner en alevins et en complément alimentaire et de
commercialiser les produits.. Actuellement, seuls quelques pisciculteurs continuent l’activité avec des
moyens souvent rudimentaires et des techniques traditionnelles peu performantes. Dans l’annexe 4
figurent les données statistiques d’activités d’encadrement des pisciculteurs pour les provinces sous
occupation gouvernementale (2001).

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NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

II.9. Infrastructures. Il existe une multitude de centres de santé et de pharmacies éparpillées à


travers les différents sites. S’il est vrai que très souvent l’équipement médical de base fait défaut, la
population peut cependant avoir accès aux produits de première nécessité. Les routes sont praticables
toute l’année, mis à part de petits tronçons qui ne sont accessibles qu’aux véhicules tous terrains
durant la saison pluvieuse. Les bâtiments d’élevage (porcheries, poulaillers) sont en général en
matériaux durables.

II.10. Situation sociale. La diversité ethnique et linguistique ne pose aucun problème au niveau de
la population se trouvant dans la zone cible proposée pour le projet. Grâce à la forte cohésion sociale,
les habitants sont souvent regroupés autour de structures de base (organisations et associations non
gouvernementales) qui assurent l’auto–promotion des membres, forment des animateurs, cherchent
des débouchés et servent d’interlocuteurs dans les négociations avec les tiers (acquisition d’intrants,
vente des productions locales, défense des intérêts de la communauté, etc.). C’est souvent au travers
des ONG et des confessions religieuses que les petits éleveurs périurbains ont accès aux services
sociaux et aux appuis extérieurs.

II.11. Institutions. Le Ministère de l’agriculture de la pêche et de l’élevage (MAPE) œuvre dans


les zones cibles à travers des inspectorats provinciaux et des services spécialisés tels que: le service
National de vulgarisation, des statistiques agricoles, de l’hydraulique rurale, de la pisciculture
familiale, etc. Toutefois, ces services manquent souvent de moyens, de motivation, voire de
compétence pratique et professionnelle. Actuellement, l’appui conseil sur le terrain est généralement
confié aux ONG vu le manque de capacités d’intervention des services déconcentrés de l’Etat.

III. JUSTIFICATION

III.1. Le rapport de la FAO sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde indique que près de
73% de la population du pays se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire. Pour une
population estimée à 57 millions d’habitants, cela donne près de 42 millions de sous–alimentés dans le
pays.

III.2. La politique actuelle du gouvernement en matière agricole et d’élevage vise à rétablir aussi
vite que possible l’auto suffisance alimentaire par l’augmentation de la production agricole nationale
tant animale que végétale.

III.3. En plus de la production de viande et d’œufs, les activités d’élevage produisent du fumier
pour amender les champs et les potagers et valorisent les sous produits agricoles (céréales,
légumineuses, divers sons et tourteaux de graines oléagineuses, etc.). Le développement de l’élevage
est donc complémentaire aux productions vivrières tant au niveau des systèmes de production que
pour améliorer la sécurité alimentaire.

III.4. Le développement du petit élevage constitue un des moyens importants pour réduire
rapidement le déficit alimentaire et améliorer le niveau de revenus des petits producteurs en milieu
rural en particulier avec les animaux à cycle court et en périphérie urbaine. Vu la rapidité des résultats
que l’on peut en attendre en terme de production, la simplicité des techniques et l’investissement
relativement faible, le petit élevage est en effet particulièrement adapté aux conditions et capacités des
petits producteurs. Aux alentours des grandes villes, la demande en produit carné est forte et les
problèmes de transports sont moins importants (proximité entre les zones de production et les
marchés).

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NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

III.5. Vu l’importance de la population de Kinshasa qui est estimée à près de 7 500 000 habitants,
les besoins en protéines animales sont importants et justifient que l’on initie en priorité un projet
d’appui à l’approvisionnement en produits carnés dans cette province.

III.6. Actuellement, les performances des petits producteurs sont généralement faibles malgré
l’importance du travail fourni suite notamment aux moyens et techniques utilisés peut performants
(animaux génétiquement peu productifs, aliments incomplets, absence de traitement sanitaire,
transformation et conservation rudimentaire des productions, mauvaise gestion de l’exploitation, etc.).
L’apport de techniques simples et la création d’un environnement favorable peut améliorer
considérablement la productivité de ces petites exploitations animales et les revenus générés par cette
activité.

IV. OBJECTIF DU PROJET

IV.1. L’objectif général du projet serait de contribuer à la sécurité alimentaire et de lutter contre la
pauvreté par la diversification et l’augmentation des revenus des agro–éleveurs en milieu rural.

IV.2. L’objectif spécifique du projet proposé serait d’améliorer l’approvisionnement des grands
centres urbains en produits carnés et en sous produits dérivés à travers:

• le développement de la productivité du petit élevage au sein des petites exploitations


agricoles existantes dans la périphérie des grandes villes; et

• la structuration des associations des agro–éleveurs et leur intégration au sein de filières


performantes couvrant non seulement la production animale, mais également l’ensemble
des activités en aval (accès aux intrants) et en amont (transformation, commercialisation).

V. DESCRIPTION DU PROJET

V.1. La durée du projet proposé serait de trois ans. Concrètement, le projet appuierait la
diversification et l’intensification des productions animales dans les petites exploitations cibles et
l’amélioration des capacités techniques et en gestion des agro–éleveurs à travers quatre composantes
principales: (i) Appui à la production animale; (ii) Renforcement des capacités organisationnelles et
techniques des producteurs; (iii) Appui à la commercialisation; et (iv) Gestion du projet.

A. Description des principales composantes

Composante 1: Appui à la production animale

V.2. Le projet viserait à développer au sein des petites exploitations cibles, les productions
avicoles (pondeuses, poulets de chair, coquelets), de canards, de porcs et piscicoles avec les activités
suivantes:

• l’identification des groupes cibles, de leurs aspirations et de leurs besoins prioritaires:


choix des sites et des activités prioritaires (enquêtes);

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République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

• l’intensification des unités de productions animales des agro–éleveurs déjà en activité en:
– améliorant les variétés locales par: (i) l’importation de noyaux parentaux améliorés
(pondeuses et poulets et chair); (ii) la multiplication de géniteurs locaux améliorés
dans les fermes parentales privées (porcs, canards); et (iii) l’achat d’aliments
préfabriqués et produits vétérinaires pour les noyaux parentaux améliorés (1er cycle);
– apportant une alimentation équilibrée (quantité et qualité) à partir de préparations
d’aliments produits localement à la ferme (broyeurs, mélangeurs), tout en assurant un
complément en fourrage (parcelles cultivées à installer aux alentour des porcheries);
– améliorant les infrastructures (poulaillers, porcheries, étangs…) avec des matériaux
locaux; et
– fournissant des petits équipements d’élevage: abreuvoirs, mangeoires, système de
chauffage, ventilation, etc.

Composante 2: Renforcement des capacités organisationnelles et techniques


des producteurs

V.3. Le renforcement des capacités organisationnelles et techniques des producteurs viserait à


transformer les petites fermes des agro–éleveurs en véritables petites entreprises familiales et à
renforcer le rôle de leurs associations pour défendre leurs intérêts à travers les activités suivantes:

• l’identification des besoins et la préparation d’un programme de formation des acteurs


(études);

• la formation technique et en gestion des producteurs et de leurs associations légalisées;

• l’équipement des associations: matériel de bureau et de gestion; et

• en facilitant l’accès aux intrants: concentrés, produits vétérinaires (vaccins, vermifuges,


désinfectants, …) notamment par la mise en place de fonds de roulement et de magasins
de stockage, la bonne gestion des stocks, le regroupement des commandes, etc.

Composante 3: Appui à la commercialisation

V.4. Les appuis à la commercialisation viseraient à améliorer les circuits de commercialisation


des produits carnés par les actions suivantes:

• l’assistance aux agro–éleveurs dans la recherche des débouchés à travers notamment le


développement de contrats de production et la mise en place d’un système d’informations
sur les marchés (demande, offre);

• l’identification des principaux goulots d’étranglement administratifs à la


commercialisation des produits d’élevage (libre circulation, infrastructures, taxes,
contrôles, etc.) et la recherche de solutions avec les autorités concernées pour améliorer la
situation; et

• des appuis aux associations de producteurs pour identifier les équipements d’abattage, de
transformation, de conditionnement (tels que les chambres froides pour les stockages
groupés des produits abattus) et d’emballage les plus appropriés à acquérir.

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Composante 4: Gestion du projet

V.5. Au niveau de Kinshasa, un bureau de Coordination nationale du Projet (CNP) serait


responsable de:
• la coordination et la gestion du projet;
• l’établissement des plans d’action opérationnels avec les organisations concernées;
• l’élaboration des rapports mensuels, trimestriels et annuels;
• la sélection et le recrutement des prestataires de service (ONG, Consultants et Experts);
• le suivi interne des activités du projet

V.6. Une ONG locale serait responsable de l’encadrement et du suivi des producteurs et de la
gestion quotidienne sur le terrain.

B. Appuis financiers du projet

V.7. Concrètement, le projet cofinancerait avec le gouvernement et les bénéficiaires la mise en


œuvre des activités du projet et plus particulièrement: (i) les études diagnostics de base afin
d’identifier les bénéficieras et leurs besoins prioritaires; (ii) l’améliorations des systèmes de
production par l’importation de sujets parentaux, la multiplication des géniteurs locaux,
l’approvisionnement en intrants (aliments préfabriqués, produits vétérinaires) et en équipements
(broyeurs, mélangeurs, abreuvoirs, mangeoires, ventilation, chauffage, fourgonnette, etc.), la
multiplication de fourrage et l’amélioration des infrastructures (poulaillers, porcheries, étangs, etc.);
(iii) l’appui conseil, la sensibilisation, les formations techniques et en gestion des producteurs et de
leurs associations et la fourniture de petit matériel de bureau; et (iv) de l’expertise spécialisée court
terme à la demande pour analyser les problèmes de commercialisation (débouchés, système
d’information sur les marchés, goulots d’étranglement, équipements appropriés).

VI. COÛTS INDICATIFS

VI.1. Les tableaux ci–après indiquent la répartition des coûts estimatifs du projet proposé par
composante, ainsi que ces coûts par composante et par an (voir détail des coûts en annexes 6, 7 et 8):

Répartition des coûts du projet par composante


Composante Coût % total coûts
(‘000 $EU) de base
1 Appui à la production animale 2 059 71
2 Renforcement des capacités 410 14
3 Appui à la commercialisation 45 2
4 Gestion du projet 393 13
Total coûts de base 2 907 100
Imprévus 291 10
Coût total du projet 3 198 110

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Répartition des coûts du projet par composante et par année


Composante An 1 An 2 An 3 Total
1 Appui à la production animale 1 209 545 305 2 059
2 Renforcement des capacités 160 150 100 410
3 Appui à la commercialisation 20 15 10 45
4 Gestion du projet 157 118 118 393
Total coûts de base 1 546 828 533 2 907
Imprévus 155 83 53 291
Coût total du projet (‘000 $EU) 1 701 911 586 3 198
Coût total du projet (‘000 FC) 748 440 400 840 257 840 1 407 120

VII. SOURCES DE FINANCEMENT ENVISAGÉES

VII.1. Les sources de financement envisagées sont le gouvernement, les institutions financières, et
les bénéficiaires du projet. Ces derniers contribueraient aux investissements principalement avec la
fourniture gratuite de la main d’œuvre non qualifiée (réhabilitation des infrastructures, fourrage, etc.)
et de produits localement disponibles (géniteurs locaux, aliments, petit équipement, etc.).
L’importance de cette contribution a été estimée sur la base des expériences satisfaisantes d’autres
projets similaires. Pour le projet proposé, elle représenterait en moyenne environ 18% des coûts totaux
du projet.

VII.2. Le gouvernement contribuerait au financement du projet principalement par la mise à


disposition et l’entretien de bâtiments pour abriter les bureaux du projet, l’octroi d’exonérations pour
les importations de matériel et d’équipement pour le projet et le paiement des salaires de base des
fonctionnaires du projet.

VII.3. Une proposition de répartition du financement du projet par source est reprise dans le tableau
ci–dessous:

Source ‘000 FC ‘000 $EU % du total


Gouvernement 52 000 120 4
Institution(s) de financement 1 095 000 2 480 78
Bénéficiaires 260 000 600 18
Total 1 407 000 3 200 100

VIII. BÉNÉFICES ATTENDUS

VIII.1. Les principaux bénéfices attendus du projet sont:


• un accroissement de la disponibilité en protéines animales produites localement
notamment au profit des grands centres urbains améliorant ainsi la sécurité alimentaire
nationale par une diminution de la dépendance vis–à–vis des importations;
• une amélioration du niveau de vie des petits producteurs périurbains grâce à la
diversification des sources de revenus;
• une meilleure valorisation des sous–produits agricoles dans l’alimentation animale
entraînant une meilleure intégration entre l’agriculture et l’élevage; et
• à moyen terme, une augmentation des devises au niveau national par la réduction des
importations et la reprise possible des exportations en produits carnés.

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VIII.2. Les principaux bénéficiaires du projet seront:

• les agro–éleveurs périurbains et leurs associations dont les capacités organisationnelles,


techniques et de gestion auront été renforcées (environ 1 100 porciculteurs, 21 500
aviculteurs et 400 pisciculteurs ont été recensés dans les zones cibles);

• les différents acteurs en aval et en amont de la filière (commerçants, artisans, fermes


d’élevage parental, etc.) qui bénéficieront de la dynamisation du sous secteur;

• l’ensemble des populations rurales des zones cibles qui bénéficieront indirectement des
retombées économiques des activités du projet et des revenus additionnels générés en
milieu rural; et

• les services d’appuis en milieu rural tant étatique que privé (vulgarisation, ONG,
confessions religieuses, etc.) dont les capacités d’intervention auront été développées
pour appuyer les activités du projet.

VIII.3. Quantitativement, les recettes attendues de la vente des produits issus des activités appuyées
par le projet sur les trois ans de sa mise en œuvre sont estimées à près de 3,1 millions $EU dont
1,8 millions issus de la vente de poussins de ponte, de pondeuses parentales réformées et d’œufs;
0,5 millions $EU issus de la vente de poussins et de poulets de chair et de parentaux réformés;
0,2 millions $EU issus de la vente de la vente de coquelets; 0,1 million $EU issus de la vente de
canards; 0,1 $EU issus de la production porcine et 0,4 millions $EU issus de la vente de poissons. Les
coûts de fonctionnement sont estimés à 1.5 millions de $EU pour les trois ans du projet principalement
liés à l’achat d’animaux et d’aliments. Le bénéfice moyen annuel attendu des exploitations (hors
encadrement et équipements fournis par le projet) serait donc de près de 0,6 millions $EU (voir détails
des recettes en annexe 6 et le bilan des revenus en annexe 10).

VIII.4. Lors de l’évaluation ultérieure du projet proposé, il sera nécessaire de réaliser: (i) une
identification quantitative et qualitative plus précise des groupes cibles; (ii) une étude de faisabilité et
de rentabilité financière plus approfondie des activités; et (iii) une évaluation de l’impact économique
du projet proposé dans les zones cibles et au niveau national.

IX. DISPOSITIFS INSTITUTIONNELS DE MISE EN ŒUVRE

IX.1. La mise en œuvre du projet proposé serait placée sous la supervision d’un Comité de
pilotage créé à cet effet. Il serait composé de représentants des organisations professionnelles, des
opérateurs économiques liés directement ou indirectement à la filière, des bailleurs de fonds et des
ministères concernés. La présidence pourrait être assurée par un représentant des organisations
professionnelles.

IX.2. Le comité de pilotage se réunirait régulièrement une à deux fois par an pour examiner les
rapports sur l’état d’avancement du projet établis par la Coordination nationale du projet (CNP), se
prononcer sur les grandes orientations du projet en fonction des objectifs fixés dans le document de
projet et approuver les plans d’activités prévisionnels. Il rendrait compte régulièrement de
l’avancement du projet au Secrétariat exécutif du PNIMT.

IX.3. Le projet serait placé sous la tutelle du Ministère de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage
(MAPE) et mis en œuvre par la CNP à Kinshasa, qui serait pourvue de personnel recruté sur appel à
candidature ouvert (fonctionnaire et non fonctionnaire) selon des procédures à préciser au cours de

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l’étude de faisabilité du projet proposé. Les candidats seraient définitivement retenus avec l’aval des
bailleurs de fonds concernés par les projets respectifs. La CNP serait responsable de la coordination et
du suivi évaluation des activités et de la gestion administrative et financière du projet. Dans chaque
site, la CNP serait renforcée par des encadreurs d’ONG chargés de la coordination et du suivi des
activités du projet et de l’appui conseil aux agro–éleveurs.

IX.4. La CNP serait composée de: (i) un coordonnateur national, ingénieur agronome expert en
riziculture; (ii) un adjoint administratif et financier; (iii) un(e) secrétaire; (iv) un chauffeur; (v) un
agent d’entretien.. Une ONG serait chargée de la mise en œuvre des activités sur le terrain. Elle
servirait d’interface entre les bénéficiaires et la CNP et mettrait au niveau de chaque site l’équivalent
d’un économiste et d’un spécialiste en petit élevage.

IX.5. Les prestataires de services seraient recrutés par avis d’appel d’offre provincial, national ou
international ouvert. Les prestataires pourraient être des ONG, des associations, des bureaux d’études,
des projets en cours d’exécution et des consultants ayant une expérience avérée dans le domaine. La
sélection des ONG, des associations, des projets serait assurée par les bénéficiaires avec l’appui de la
CNP. Dans le cas présent, une ONG serait sélectionnée pour le suivi des activités dans les différents
sites du projet et des consultants à court terme seraient recrutés, selon les besoins, pour compléter
l’expertise permanente du projet. Les prestataires travailleraient en étroite synergie avec les structures
et programmes spécialisés (SENIVEL, LABOVET, PMURR) afin, d’une part, d’éviter le double
emploi et, d’autre part, de redynamiser les activités de ces structures.

IX.6. Les bénéficiaires seraient des personnes morales (organisations ou associations d’agro–
éleveurs, organisations professionnelles, etc.). Ces personnes morales s’organiseraient
progressivement en entités provinciales. Avec l’appui de la CNP, ils identifieraient leurs atouts et
contraintes spécifiques, élaboreraient leurs plans d’actions, de réalisation et de financement et
définiraient eux–mêmes les mécanismes de pérennisation du projet ou d’extension du projet dans
d’autres territoires ou provinces favorables au petit élevage .

IX.7. Une évaluation du projet à mi–parcours serait prévue afin de vérifier la pertinence des
stratégies et actions entreprises au cours de cette période de mise en œuvre, de tirer les leçons et de
proposer des correctifs nécessaires pour la poursuite du projet. Une évaluation en fin de projet
permettrait d’analyser et de tirer les enseignements des actions menées et des résultats obtenus et de
proposer aux bénéficiaires (unions, fédérations ou interprofession) les orientations et les actions à
entreprendre pour consolider et développer les acquis du projet pour une deuxième phase d’expansion
éventuelle. Ces évaluations seraient effectuées par un bureau d’études indépendant.

X. BESOINS EN ASSISTANCE TECHNIQUE

X.1. Des consultations nationales et internationales à court terme ont été prévues pour renforcer
les capacités de la CNP et des équipes de terrain en fonction des besoins et à la demande notamment
pour: (i) résoudre des problèmes techniques spécifiques ponctuels liés à la conduite des élevages, aux
traitements sanitaires, aux opérations zootechniques, à l’abattage, à la transformation, au stockage, à
l’emballage et à la commercialisation; (ii) élaborer les programmes de sensibilisation et de formation
en fonction des besoins des différents acteurs de la filière; (iii) mettre en place un système
d’information sur les marchés en produits carnés pour la zone de Kinshasa (demandes, offre); et
(iv) appuyer la gestion du projet (finances, audit, suivi–évaluation).

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X.2. Les appuis en assistance technique ponctuelle à la gestion du projet ont été prévus dans les
coûts de gestion du projet et le reste de l’expertise technique ponctuelle est réparti entre les budgets du
renforcement des capacités et de l’appui à la commercialisation.

XI. PROBLÈMES EN SUSPENS ET ACTIONS PROPOSÉES

XI.1. Le premier problème identifié concerne la nécessaire collaboration et coordination entre les
projets d’urgence en cours dans la zone cible et le projet de développement proposé en ce qui concerne
notamment les approches et la programmation des interventions. Les objectifs étant totalement
différents, la coordination des approches risque de ne pas être toujours évidente puisque les projets en
cours visent principalement à améliorer la situation des populations à court terme (dons du projet)
alors que le projet proposé visent à mettre les bases pour un développement durable à long terme du
petit élevage (cofinancement). L’existence à Kinshasa d’une coordination multibailleurs des
interventions en RDC dans le domaine agricole devrait toutefois faciliter la résolution de ce problème.

XI.2. Les approvisionnements en intrants et équipements sont souvent liés à des contraintes
extérieures au projet telles que les systèmes commerciaux et d’approvisionnement nationaux et
internationaux qui retardent parfois les livraisons et ne garantissent pas toujours la disponibilité des
moyens à temps. Afin de limiter ce problème, le projet proposé visera à promouvoir au maximum les
équipements et intrants disponibles localement ou au niveau national, ainsi que l’approvisionnement
régulier des magasins de stockage privés ou communautaires avec les principaux intrants nécessaires
dans les zones d’élevage.

XI.3. Les vols de poissons dans les étangs et d’œufs dans les poulaillers sont importants lorsqu’il
n’existe pas de structure de gardiennage. Le projet aidera les agro–éleveurs à améliorer la sécurité des
infrastructures et recommandera les gardiennage durant les périodes critiques.

XI.4. Les capacités de certains experts d’encadrement long terme mis en place par les ONG ou
ponctuels et des services publics chargés d’appuyer les activités du projet dans les zones cibles
pourraient être insuffisantes et constituer un problème qui entrave la bonne marche du projet. Afin de
diminuer ce risque, un recensement des capacités de l’expertise existante pouvant intervenir dans les
zones cibles sera réalisé en début de projet en vue de choisir les partenaires qui répondront le mieux
aux besoins du projet. De plus, des stages de formation et de recyclage seront prévus pour renforcer
les capacités de l’encadrement (ONG, services publics) dans les zones cibles dans certains domaines
(approche, technicité, etc.) si nécessaire.

XII. RISQUES POTENTIELS

XII.1. L’espèce porcine représente une opportunité remarquable pour pouvoir augmenter
rapidement la production de protéines animales en milieu périurbain. Une maladie mortelle, la peste
porcine africaine, peut cependant décimer le cheptel à tout moment. Il en est de même avec la pseudo
peste aviaire ou la maladie de Newcastle qui constitue la maladie aviaire la plus meurtrière, bien
qu’elle soit sous contrôle aujourd’hui. Afin de diminuer ces risques, le projet aura en permanence un
stock minimum de produits pharmaceutiques et assurera une formation spécifique des services d’appui
conseil afin de détecter à temps ces maladies et de pouvoir intervenir en urgence pour les éradiquer si
nécessaire.

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XII.2. La rentabilité des productions locales est soumise aux fluctuations des prix des marchés
nationaux et internationaux qui sont difficilement prévisibles. Elle pourrait être sérieusement affectée
par une élévation des prix du carburant, des intrants, des équipements et des taxes diverses ou une
diminution des prix des produits carnés. Pour limiter ces risques, en période difficile, en plus de
l’administration fiscale qui pourra jouer notamment sur les taux de taxation des différents produits, le
projet mettra en place un système d’information pour les agro–éleveurs sur les offres, les demandes et
les prix des produits d’élevage afin d’orienter les productions en fonction de la demande et
éventuellement de stocker certaines productions dans l’attente d’un marché plus favorable.

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ANNEXES

Annexe 1: Évolution de la production animale en RDC


Annexe 2: L’élevage de porcs dans l’hinterland de Kinshasa
Annexe 3: L’aviculture dans l’hinterland de Kinshasa
Annexe 4: La pisciculture dans l’hinterland de Kinshasa
Annexe 5: Carte de la zone du projet
Annexe 6: Détail du calcul des recettes attendues des activités du projet, par produit
Annexe 7: Coûts estimatifs du projet par composante et par an
Annexe 8: Gestion du projet (Coordination nationale)
Annexe 9: Fiche de projet
Annexe 10: Bilan des revenus générés par les activités du projet pendant les trois ans
de sa mise en œuvre

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Annexe 1: Evolution de la production animale en RDC

1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Porcs
Effectifs
1 070 280 1 141 588 1 151 693 1 084 141 1 117 483 1 119 712 1 153 507 1 100 086 1 048 716 999 748
(têtes)
Abattues
620 762 635 529 642 063 628 802 648 140 649 433 650 726 620 590 591 610 563 991
(têtes)
Viande
27 376 28 342 28 652 27 730 28 583 28 640 28 697 27 368 26 090 24 872
(tonnes)
Volaille (*)
Effectifs
23 209 000 25 502 850 26 681 809 22 930 603 24 976 174 23 636 490 23 219 000 22 203 000 21 559 000 20 552 000
(têtes)
Abattues
20 656 010 22 386 699 23 434 606 20 408 237 22 228 795 19 790 476 20 664 910 19 849 670 19 987 510 18 291 280
(têtes)
Viande
16 676 13 728 14 357 12 857 14 004 12 468 12 493 12 000 11 600 11 058
(tonnes)
Source: SNSA, Direction de la production animale.
N.B.: Unité = tête.
(*) y compris canards, pintades, cailles.

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Annexe 2: L’élevage de porcs dans l’hinterland de Kinshasa

Une enquête récente (2001) du MAPE, nous donne une estimation de 20 à 25 000 porcs en RDC, alors
que la ville de Kinshasa aurait entre 8 et 10 000 porcs.

En 2003, il a été constaté après une enquête menée par le CAVTK:

Commune
Mont Ngafula Selembao
Nombre de fermes visitées 126 149
% d’éleveurs pratiquant l’élevage 49,80 71,98

Les productions porcines annuelles ont été de 28 583 tonnes en 1996; 28 697 tonnes en 1998;
26 090 tonnes en 2 000, soit un taux de croissance de -8,72% entre 1996 et 2000.

L’élevage porcin quitte de plus en plus les niveaux « villageois » et « industriel » en faveur des
installations de taille moyenne en milieu urbain et périurbain et comprend les trois types suivants:

Caractéristiques Type 1: Fermes unifamiliales Type 2: Type 3:


ou communautaires Taille moyenne, en milieu Entités intégrées
(villageoises ou urbaines) urbain et périurbain
Effectifs bêtes 2–3 porcs à 15 20 à 100 porcs par éleveur 100 à plus de 1 000
Responsables Un individu, une famille, une ONGD Associations de plusieurs Privés, confessions religieuses
ou propriétaires personnes, ONGD, confessions
religieuses
Logement Rudimentaire, précaire: maison Bâtiments en matériaux durables Matériaux durables bien entretenus
inachevée ou une pièce de mais non réfectionnés régulièrement et parfois renouvelés
l’habitation familiale
Géniteurs ou Dégénérés car consanguinité; Reproduction contrôlée mais Souches améliorées. Performance,
reproducteurs mélange incontrôlée de races aggravée au fil des accouplements production, et reproduction
locales et importées recherchées
Alimentation Déséquilibrée (drêches, son de blé) Passage de l’aliment de commerce Aliment de commerce ou des unités
selon les possibilités financières le à la drêche et son de blé selon les de fabrication propres à la ferme (+
l’agro–éleveur possibilités financières de l’agro– prémix)
éleveur
Conduite de Pas de suivi sanitaire Présence des porchers et d’un Suivi sanitaire et zootechnique
l’élevage et suivi assistant vétérinaire ou d’un rigoureux par un médecin vétérinaire
sanitaire médecin ou agronome
Vente Ponctuelles en fonction des Animaux vendus su pieds à divers Conduite de l’élevage à la
événements (rentrée scolaire, ages; choix des bêtes de boucherie–charcuterie en passant
mariage, hospitalisation …) renouvellement n’est pas strict par l’abattoir et la découpe
N.B.: Le type 2 est celui qui est ciblé par le projet.

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Le tableau suivant présente les associations d’agro–éleveurs recensées dans la zone cible du projet
proposé:

Dénomination Commune Effectif des agro–éleveurs Effectifs


ONGD actuels
Hommes Femmes Total en porc
ADIM Mont Ngafula 111 89 200 350
ADRIME Mont Ngafula 112 44 156 120
AEDC Mont Ngafula 40 49 89 200
APLELEV Selembao 18 12 30 100
MM & 19 8 27
N’sele–Kimbanseke 332
CEFOREA 22 13 35
FEECO N’sele 74 83 157 146
ODI Selembao 60 203 263 200
UMAAC N’sele–Kimbanseke 80 40 120 150
UPDCR Selembao 20 10 30 100
Total 1 107 1 698

L’évolution du nombre de porcs recensés dans l’hinterland de Kinshasa entre 1992 et 1996 est reprise
dans le tableau ci–dessous:

Porcs
Année 1992 1993 1994 1995 1996
Commune
Ngaliema – – – – –
Mont–Ngafula 234 247 26 1 305 1 245
Makala 12 13 14 114 108
N’djili – – – 1 589 1 517
Masina 10 10 10 284 271
Kimbaseke 119 126 134 681 650
N’sele 408 431 457 568 541
Maluku 4 517 4 773 5 059 1 135 1 083
Total Kinshasa 5 300 5 600 5 936 5 676 5 415
Total RDC 1 124 100 1 141 588 1 151 693 1 084 141 1 117 483
Source: SNSA, Direction de la production animale.
N.B.: Unité = tête

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Annexe 3: L’aviculture dans l’hinterland de Kinshasa

Une enquête réalisée en 2003 par le CAVTK sur la filière avicole dans les communes urbano–rurales
de Mont–Ngafula et Lemba a montré que sur 253 foyers interrogés: 105 foyers pratiquent l’élevage
des canards soit 41,5% des foyers interrogés; 94 foyers élèvent des poules soit 37,2%; 9 foyers
pratiquent l’élevage du pigeon soit 3,6%; 7 foyers élèvent la caille soit 0,8% et 2 foyers également
pratiquent l’élevage de dindon soit 0,8% du total.
Les productions avicoles annuelles ont été de 12 443 tonnes en 1996; 12 493 tonnes en 1998; et
11 600 tonnes en 2000, soit une réduction des productions de 6,8% entre 1996 et 2000.

Pondeuses, poulets de chair et coquelets


L’aviculture se pratique principalement actuellement au niveau de petites et moyennes exploitations
familiales avicoles de type parcellaire dont les caractéristiques varient en fonction de la race élevée, la
souche (ponte, chair), la surface disponible et l’objectif poursuivi (production d’œufs de
consommation, œufs fécondés, de poussins, production de viande, etc.). A ce jour, bien que disposant
des infrastructures essentielles, la plupart des exploitations tournent au ralenti suite notamment au
manque de subvention, au coût élevé des aliments de commerce et à des problèmes de marché (prix de
vente des produits importés (viandes et œufs) moins élevé que les production locales). D’où la
nécessité d’intensifier les techniques de production avicole et d’améliorer la filière tant en amont
(accès aux intrants) qu’en aval (transformation, commercialisation) pour améliorer la compétitivité des
productions animales.
Le tableau ci–dessous décrit les quatre types principaux d’exploitations avicoles existants:
Caractéristiques Type 1: Aviculture Type 2: Aviculture familiale Type 3: Fermes Type 4: Fermes
traditionnelle ou villageoise ou traditionnelle améliorée familiales moyennes organisées en entreprises
Effectifs bêtes Généralement moins de 2 à 20 poules Cheptel de 20 à 120 sujets 120 à 3 000 têtes, voire plus
150 animaux dans l’ensemble
Propriétaires Un individu ou une famille Un individu ou une famille Une famille Privés, ONGD, confessions
ou responsable religieuses
Logement Les oiseaux passent la nuit Poulailler aménagé en Poulaillers avec matériaux Matériaux durables
dans les arbres, sous les matériaux plus ou moins durables comprenant un sol entretenus et de temps en
greniers, dans la pièce qui, durables avec parcours et avec pavement, toit, litière, temps renouvelés
sert de cuisine voire une clôture perchoirs, pondoirs,
petite case attenante aux abreuvoirs, mangeoires etc.
logements humains
Géniteurs Souches locales et /ou des Races locales x races Hybrides et races améliorées Animaux uniquement de race
ou reproducteurs métisses issues de améliorées. On y retrouve le (Lohman brown, Hypeco pour (améliorée)
croisement entre races poulet local dit poulet la ponte; le poulet bicyclette
locales et améliorées bicyclette pour la chair)
Alimentation Les oiseaux se débrouillent Pas d’apport alimentaire Alimentation assez Aliment composé équilibré ou
(insectes, herbes), déchets équilibré équilibrée, mais quantité des unités de fabrication
cuisine) insuffisante propres à la ferme (+ prémix)
Conduite élevage Elevage de type extensif Elevage de type assez Elevage de type intensif avec Système intensif; présence
et suivi sanitaire recourant à un minimum rudimentaire les animaux suivi non négligeable des volaillers, d’un médecin
d’intrants (pas achat de étant élevés en divagation vétérinaire; suivi sanitaire,
poussins, de produits prophylactique et
vétérinaires, d’aliments); zootechnique rigoureux
aucun suivi sanitaire
Production Souvent mixte vu que les Idem que le type1 Séparation plus ou moins Séparation totale entre les
mêmes oiseaux produisent nette entre les races de ponte races de ponte (Lohman
œufs et chair et de chair Brown et blanche, Isabrown,
High Line) et de chair (Cob,
Ross, Hubbard)
N.B.: Le type 4 est celui ciblé par le projet proposé.

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Le tableau suivant présente les associations d’agro–éleveurs recensés dans les zones cibles du projet
proposé:
Dénomination ONGD Commune Capacité d’accueil Effectifs
des poulaillers antérieurs
communautaires
PCID (Projet communautaire intégré pour le développement) N’sele 10 000 6 000
AMED (Associations des mamans et enfants défavorisés) Mont Ngafula 6 000 4 500
ADAS (Association pour le développement et l’animation sociale) Selembao 7 000 1 500
CEFOREA (Centre de formation et d’encadrement
des enfants abandonnés) N’sele/Kimbanseke 5 000 3 500
ODH (Ouvriers de la dernière heure) N’sele 15 000 1 000
MDM (Main dans la main) Mont Ngafula 7 000 4 000
UNIFED (Union des femmes pour le développement) N’sele 10 000 1 000

Canards
Près de 98% des exploitations interrogées sont de type familial avec un cheptel pour la plupart
inférieur à 100 canards, principalement de race Barbarie non améliorée et rarement quelques pékins. A
peine 1,9%, soit 2 exploitations sur 105 ont un cheptel de plus de 100 canards (respectivement 380 et
plus de 1 000 canards de race barbarie améliorée). La dernière exploitation vise à produire des canards
pour les revendre au programme d’appui aux petits élevages parcellaires dans le cadre de la sécurité
alimentaire.
Le nombre de foyers s’adonnant à l’élevage de canards est plus élevé que celui des autres volailles et
particulièrement de la poule suite au rendement élevé de sa carcasse à l’abattage (plus grande quantité
de viande), ainsi que sa résistance aux maladies
L’évolution de la production en RDC ainsi que les effectifs dans l’hinterland de Kinshasa sont
présentés dans le tableau ci–dessous:

Poulets Canards
Année 1992* 1993* 1994* 1995 1996 1995 1996
Commune
Ngaliema 909 971 1 194 9 118 12 765 458 559
Mont–Ngafula 57 660 61 594 75 709 75 984 106 378 8 019 9 784
Makala 921 983 1 208 15 197 21 276 1 833 2 236
N’Djili 1 866 1 993 2 450 45 591 63 827 5 728 6 988
Masina 2 114 2 258 2 775 30 394 42 551 1 146 1 398
Kimbaseke 3 321 3 548 4 361 24 315 34 041 3 437 4 993
N’sele 102 340 109 322 134 375 36 472 51 061 1 833 2 236
Maluku 66 869 71 431 87 801 66 866 93 613 458 559
Total Kinshasa 236 000 252 100 309 873 303 937 425 512 22 912 27 953
Total RDC 25 568 000 25 502 830 26 681 809 20 484 641 22 192 718
Source: SNSA, Direction de la production animale.
N.B.: Unité = tête.
(*) y compris canards, pintades, cailles.

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Annexe 4: La pisciculture dans l’hinterland de Kinshasa

La pisciculture est en crise actuellement suite notamment: (i) au manque d’alevins de tilapia et de
clarias de bonne qualité, lié notamment au mauvais fonctionnement de la plupart des stations
d’alevinage de l’Etat; (ii) une technicité piscicole basée sur la sélection naturelle plutôt que
l’utilisation de variétés performantes entraînant notamment le nanisme des poissons produits suite à la
surpopulation des étangs (sélection génétique à rebours); (iii) le mauvais dimensionnement des étangs;
(iv) la difficulté d’accès aux aliments améliorés et aux sous–produits alimentaires suite à leur coût
élevé; (v) l’absence de vision de rentabilité économique; et (vi) la faible capacité technique des
pisciculteurs ruraux.
La production nationale est estimée à près de 250 000 tonnes alors que les besoins annuels sont de
800 000 tonnes. La ville de Kinshasa consomme annuellement à elle seule 90 000 tonnes de poissons
soit 12 kg par habitant par an. Comme le montre le tableau ci–dessous, les dernières évaluations
statistiques pour les provinces sous occupation gouvernementale effectuées en 2001 dénombrent 4 263
pisciculteurs pour une superficie de 217 ha en étang et une production de 659 tonnes de poissons.
Province Nombre des Superficie Production Production
pisciculteurs noyée (ha) attendue (t) réalisée (t)
Kinshasa 400 61 183 180
Bas–Congo 450 30 90 101
Bandundu 1 200 60 180 180
Kasaï Oriental 2 213 66 198 198
Total 4 263 217 651 659

Au plan qualitatif, à conditions égales (essentiellement le prix), le tilapia et le clarias sont les espèces
préférées et les plus consommées traditionnellement. Les prix de vente au départ de l’exploitation
seraient de l’ordre de 2 à 3 $EU/kg pour le tilapia et 2 $EU/kg pour le clarias. Ces chiffres sont tout à
fait compatibles avec la rentabilité d’un élevage intensif industriel. Ces informations confirment donc
l’intérêt du développement de piscicultures industrielles dans la périphérie de Kinshasa.
Les principaux types d’exploitation piscicole existants sont repris dans le tableau ci–dessous:
Caractéristiques 1. Pisciculture extensive 2. Pisciculture semi– 3. Pisciculture semi– 4. Pisciculture intensive
de type villageois intensive de type rural intensive de type commercial de type industriel
Etangs Multitudes de petits étangs Fermes privées ou Etangs approvisionnés par des Inexistence du type industriel
aménagés dans divers fonds associations avec fonds de ruisseaux à début faibles. Type en R DC mais culture en cages
de petites vallées plus ou vallées aménagés en étangs élevage = polyculture (tilapia en Zambie et au Zimbabwe;
moins abandonnées 2 ind./m² et clarias 1 ind./m²) cultures en circuits fermés au
Nigéria et Afrique du Sud
Production Peu productifs, inférieur à 40 à 60 kg/are/an dans la 4 à 8 tonnes/ha/an selon la 200 tonnes/an
10 kg/are/an car faible et polyculture qualité et la quantité d’aliment
mauvaise gestion distribués, souches améliorées
d’alevins indispensables
Alimentation Amélioration possible: 20 à Valorisation plausible des Mélange des sous–produits Nourriture préfabriquée
des poissons 30 kg/are/an avec des sous– sous–produits de leurs propres locaux selon leurs coûts; spécialement adaptée au type
produits agricoles et productions agricoles via éventuellement aliments de poissons donne une
branchages d’arbustes (Acacia œufalimentation des poissons composés pour porcs et production de 1 kg/m3/jour;
spectabilis) dans une volaille source électrique
compostière (1 m3/are) ou par indispensable
des productions intégrées avec
lapins et canards qui donnera
30 à 40 kg/are/an en cas de
polyculture

Le tableau de la page suivante mentionne les fermes piscicoles identifiées.

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Fermes piscicoles identifiées


Caractéristiques FEDES MUNDABI AEDC Thomas Kimpoko MUTAMBWE ADIF CAP
+ APEPB (*)
Production intégrée Poissons avec volailles, Poissons et porcs Poissons et canards: Poissons et porcs Poissons et canards +
porcs et agricultures canardière sur pilotis fiente, lisiers
Alimentation en eau Faible Moyenne Moyenne Moyenne Très important Faible Moyenne
Espèces élevées Tilapia Tilapia, clarias Tilapia, clarias Tilapia, clarias Tilapia, clarias Tilapia Tilapia, clarias
Prix de vente départ 2,00 à 3,00 $EU/kg 2,50 $EU/kg 2,00 à 3,00 $EU/kg 2,00 $EU pour 200g; 2,00 à 3,00 $EU/kg 2,00 à 3,00 $EU/kg
pisciculture 3,50 $EU/kg si 500g
Système d’élevage Grossissement Alevinage et Grossissement tilapia Alevinage,grossissement, Alevinage, Grossissement Grossissement
uniquement 200–250 g grossissement 150–200 g écloserie opérationnelle grossissement, écloserie 150 à 200 g 150–200 g
200–250 g en construction
Alimentation des poissons Fertilisation, compostière Fertilisation + sous– Fertilisation, compostière Fertilisation, + sous– Fertilisation, sous– Fertilisation+ sous– Fertilisation + sous–
immergée + sous– produits agricoles + sous–produits agricoles produits agricoles produits agricoles produits agricoles produits agricoles
produits agricoles
Productivité–production 3 tonnes/an pour les 7,5 t/an 24 t/ha/an, c’est le plus 9 t/an débit élevé et
tilapia sexes mélangés; grand producteur de la infrastructures importants
5 t/an si monosexe mâle région de Kinshasa
Potentiel de production Maximum avec 7 à 8 tonnes avec 60 tonnes par an
annuelle nourrissage6 tonnes nourrissage
Nombre d’étangs 1,15 ha d’étangs (20) 18 étangs 1 ha 25 étangs sur 8,1 ha 2,5 ha d’étangs avec 8 étangs de 400 m²; 30 étangs 2,9 ha 26 étangs 2,9 ha
opérationnels de 300 à 400 m² moines en béton et 0,3 ha projet extension
système de protection en cours
anti–vol
Les fermes piscicoles Thomas de Kimpoko et Mutambwé à Maluku possèdent des écloseries qui permettent de faire des inséminations artificielles après sélection des géniteurs améliorés.
(*) L’ONGD APEPB travaille en étroite collaboration avec la ferme Thomas Kimpoko.

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Annexe 5: Carte de la zone du projet

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Annexe 6: Détail du calcul des recettes attendues des activités du projet, par produit

Produits principaux Montant ($EU)


Pondeuses
1ère année:
vente poussins ponte 1 jour lots 1 et 2 (160,696 +160,696) x 0,80 $EU/pièce 257 113,60
vente œufs de table ex parentaux: 30 000 œufs x 0,13 $EU 3 900,00
2ème année:
vente poussins ponte 1 j lots 3 et 4 (175,696 x 2) x 0,80 $EU/pièce 281 113,60
vente œufs de table parentaux (lot 2): 30 000 œufs x 0,13 $EU 3 900,00
vente pondeuses reformées (souche parentale) lots 1 et 2 (1 827 sujets x 2) x 2,50 $EU/sujet 9 135,00
3e année:
vente pondeuses reformées (1 827 sujets x 2) x 2,50 $EU/sujet 9 135,00
vente œufs: 6 000 000 œufs (à raison d’une production moyenne de 200 œufs par poule et par cycle) x 0,13 $EU 780 000,00
vente pondeuses reformées (25 500 des 30 000 remises aux petits éleveurs périurbains) x 2,50 $EU/sujet 63 750,00
vente poussins ponte 1 j lot 5 166 696 x 0,80 $EU/pièce 133 356,80
vente œufs de table ex parentaux: 30 000 œufs x 0,13 $EU 3 900,00
vente parentaux réformés 1 827 sujets x 2,50 $EU/sujet 4 567,50
vente pondeuses reformées (7 650 sur les 9 000 remises aux petits éleveurs) x 2,50 $EU/sujet 19 125,00
vente des œufs: 1 800 000 œufs x 0,13 $EU 234 000,00
Total recettes 1 802 996,50
Poulets de chair
1ère année: vente lot 1, 274 962 poussins chair de 1 jour à 0,65 $EU/pièce 178 725,30
2ème année: vente lot 2, 274 962 poussins chair de 1 jour à 0,65 $EU/pièce 178 725,30
Vente poulets chair (28 500 sur les 30 000 remis aux éleveurs périurbains), poulets ayant un poids moyen après
abattage de 1,5 kg et vendus à 2,75 $EU/kg 117 562,50
Ventes parentaux reformés: soit 1 840 sujets par lot à raison de 2,75 $EU/sujet
1ère année: lot 1 5 060,00
2ème année: lot 2 5 060,00
Total recettes 485 133,10
Coquelets
Production totale des parentaux ponte de 175 696 poussins ponte femelle mâle (coquelet) qui seront cédés à la
population Kinoise à 0,25 $EU le poussin d’un jour; il y a 4 lots (175 696 x 5) x 0,25 $EU/poussin) 219 620,00
Total recettes 219 620,00
Canards
Distribution aux agriculteurs périurbains de 15 000 canetons dont ±7 500 mâles et 7 500 femelles.
Poids abattage: mâle ± 2,5 kg (3,5 à 4 kg PV); femelles ± 1,5 kg (2 à 2,5 kg PV). Prix de vente: 3,00 $EU/kg
vente des mâles (11–12 sem. d’âge) 56 250,00
vente des femelles (9–10 sem. d’âge) 33 750,00
Total recettes 90 000,00

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Produits principaux Montant ($EU)


Porcs
Achat de 120 jeunes porcelets mâles (verrats) de 30 à 40 kg PV; à raison de 40 bêtes/site
On retient un échantillon de 60 matrices (truies) qui seront sous la supervision du projet
On considère une moyenne de 420 porcs de 90 kg de PV à 7 mois d’âge et résultant des 420 porcelets sevrés
A charge du projet:
achat des aliments
élevage des jeunes verrats et verrats
verrats durant le 1er cycle de la reproduction
porcelets de 21 jours à 210 jours (abattage)
A charge des bénéficiaires:
achat de l’aliment .truies (1 an)
verrats (second cycle)
porcelets sevrés (second cycle)
(1 cycle = 6 mois) 113 400,00
Total recettes 113 400,00
Poissons
Coût aliments de commerce (complémentaire) pour 1 étang de 400 m2 avec ± 1 000 alevins
estimé à 23,22 $EU pour un cycle de 6 mois. Taux de mortalité + vols éventuels = 15%
Ventes:
tilapia (80%): 640 x 350 g x 2,50 $EU/kg = 560 $EU
clarias (20%): 160 x 350 g x 3,00 $ EU/kg =168 $EU
démarrage au cours de la première année avec un maximum de 100 étangs: 72 800 $EU x 2 = 145.600 $EU
pour trois ans 436 800,00
Total recettes 436 800,00
Total général 3 147 949,60

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Annexe 7: Coûts estimatifs du projet par composante et par an

Coût ($EU)
Composante
Année 1 Année 2 Année 3 Total
1. Appui à la production animale
– Intensification des unités de production animales des agro– éleveurs
– Importation des sujets parentaux
• ponte 29 500 29 500 7 400 66 400
• poulets de chair 24 100 24 100
• poissons 10 000 10 000
– Multiplication des géniteurs locaux
• Achats jeunes verrats 19 200 19 200
• Achat caneton 22 500 22 500
– Achats aliments préfabriqué
• Pondeuses 422 300 363 200 227 300 1 012 800
• Poulets de chair 169 000 169 000
• Porcs 216 300 151 800 70 600 438 700
• Poissons 5 000 5 000
• Canards 64 500 64 500
– Achat produits vétérinaires pour tous les animaux 6 000 800 6 800
– Achat broyeurs et mélangeurs 43 200 43 200
– Multiplication fourrages 5 000 5 000
– Amélioration des infrastructures avec des matériaux locaux 81 400 81 400
– Achat divers équipements pour l’élevage:
• Volailles (parentaux) 61 100 61 100
• Poissons 1 500 1 500
• Fourgon 28 300 28 300
Sous–total Production animale 1 208 900 545 300 305 300 2 059 500
2. Renforcement des capacités
– Appui conseil (ONG et expertise diverse court terme) 70 000 70 000 70 000 210 000
– Séminaires, ateliers et réunions de sensibilisation 30 000 20 000 50 000
– Formation technique et en gestion des agro–éleveurs 30 000 30 000 30 000 90 000
– Petit matériel de gestion pour les organisations 20 000 20 000 40 000
– Production des supports de vulgarisation 10 000 10 000 20 000
Sous–total Renforcement des capacités 160 000 150 000 100 000 410 000
3. Appui à la commercialisation
– Expertise court terme spécialisée 20 000 15 000 10 000 45 000
Sous–total Commercialisation 20 000 15 000 10 000 45 000
4. Gestion du projet (voir annexe 8)
Sous–total Gestion projet 157 800 117 800 117 800 393 400
Total coûts de base 1 546 700 828 100 533 100 2 907 900
Imprévus (10%) 154 700 82 800 53 300 290 800
Coût total du projet 1 701 400 910 900 586 400 3 198 700

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Annexe 8: Gestion du projet (Coordination nationale)

Rubrique Année 1 Année 2 Année 3 Total


A. Personnel
A.1. Personnel technique
Coordonnateur vétérinaire (1 000 $EU/mois) 12 000 12 000 12 000 36 000
Zootechnicien/Nutritionniste (600 $EU/mois) 7 200 7 200 7 200 21 600
Pisciculteur (600 $EU/mois) 7 200 7 200 7 200 21 600
A.2. Personnel administratif
Assistant administratif et financier 6 000 6 000 6 000 18 000
Secrétaire 3 000 3 000 3 000 9 000
Chauffeur 2 400 2 400 2 400 7 200
A.3. Besoins en assistance technique
Expertise nationale: an 1, 3 mois; ans 2 et 3, 1 mois 9 000 3 000 3 000 15 000
Expert international pour évaluation externe: 2 sem. en ans 2 et 3 15 000 15 000 30 000
Sous–total Personnel 46 800 55 800 55 800 158 400
B. Coûts administratifs et fonctionnement
Achat véhicules 4x4 (1) 30 000 30 000
Fonctionnement véhicules 7 000 7 000 7 000 21 000
Achats motos (2) 9 000 9 000
Fonctionnement motos 3 000 3 000 3 000 9 000
Equipement informatique complet (2) 7 000 7 000
Consommable bureau 2 000 2 000 2 000 6 000
Mobilier 3 000 3 000
Fonctionnement (tél,/fax, maintenance, location, etc.) 10 000 10 000 10 000 30 000
Sous–total Fonctionnement 71 000 22 000 22 000 115 000
C. Contribution gouvernement 40 000 40 000 40 000 120 000
Total Gestion projet 157 800 117 800 117 800 393 400

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Annexe 9: Fiche de projet

Type d’investissement: Associations de petits producteurs

Objectifs

Général: Lutter contre la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire en zone urbaine.

Spécifiques:
• Accroître l’accès des grands centres urbains aux protéines animales.
• Diversifier les sources de revenus des petits producteurs périurbains.
• Valoriser les sous–produits agricoles dans l’alimentation animale.

Bénéficiaires

• Les agro–éleveurs périurbains et leurs associations dont les capacités organisationnelles, techniques
et de gestion auront été renforcées.

• Les différents acteurs en aval et en amont de la filière (commerçants, artisans, fermes d’élevage
parental, etc.) qui bénéficieront de la dynamisation du sous secteur.

• L’ensemble des populations rurales des zones cibles qui bénéficieront indirectement des retombées
économiques des activités du projet et des revenus additionnels générés en milieu rural.

• Les services d’appuis en milieu rural tant étatique que privé (vulgarisation, ONG, confessions
religieuses, etc.) dont les capacités d’intervention auront été développées pour appuyer les activités
du projet.

Conditionnalités

Organisationnelles:
• Associations des agro–éleveurs et agro–pécheurs reconnus légalement.
• Comités de gestion des intrants, du matériel et des infrastructures.

Techniques:
• Disponibilités d’aliments (porcs, volailles, poissons).
• Abris pour animaux (porcheries, poulaillers, étangs).
• Disponibilités de produits vétérinaires et désinfectants.
• Etangs piscicoles situés à proximité d’une source d’eau adaptée à la pisciculture.

Participation investissement
• Bénéficiaires: taux de participation à l’investissement: environ 20%.

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Participation au fonctionnement

• Bénéficiaires:
– alimentation et soins vétérinaires des animaux;
– entretien des abris pour animaux.

• Projet:
– alimentation et soins vétérinaires des noyaux parentaux améliorés ainsi que des animaux
concédés aux petits producteurs durant le premier cycle;
– facilitation de l’accès aux intrants aux bénéficiaires durant trois ans (durée projet)

Normes techniques et paramètres de base des calculs

Volaille:
Parentaux ponte
Parentaux chair
Hy–Line Hy–Line
Hubbard JV 15
Brown White W36
Couleur des œufs brune blanche Blanche
Viabilité femelle
Sem 1–18 94% 94% 93%
Sem 18–70 91% 91% 90%
Viabilité mâle
Sem 1–18 93% 93% 92%
Sem 18–70 90% 90% 89%
Age à 50% production 150 jours 150 jours 185 jours
Pic à sem. 28 90% (85)* 91% (86)* 87% (82)
(à 29 semaines)
OAC par poule présente sem. 24–70 279 289 206
Nombre OAC entre sem. 25–70 232 245 187
Nombre moyen poussins/poule départ 189 216 159
Nombre moyen poussins femelle/sem. 2 2,4 sexes mélangés
% éclosion 25–70 sem. 79% 87% 80%
Poids moyen femelle sem. 18 femelle 1,51 kg 1,23 kg 1,6 kg
mâle 2,38 kg 1,45 kg 2,6 kg
Poids moyen sem. 60 (maturité) femelle 2,10 kg 1,68 kg 2,8 kg
mâle 3,13 kg 2,12 kg 4,15 kg
Consommation cumulée par poulette 1– 18 sem. 6,75 kg 5,66 kg
Consommation/j mâle et femelle sem. 18–70 100 g 89 g 120–140 g
Consommation aliment/12 œufs produits 1,57 kg 1,35 kg
* % ponte réalisable à -5% de la norme du fournisseur

Porcs:
Age Poids Catégorie Quantités aliments
consommés par une bête
21 j – 67 j 10–20 kg Sevrage 42,9 kg
68 j – 153 j 20–60 kg Croissance 134,1 kg
154 j – 210 j 90–100 kg Finition 150,6 kg
Total 327,6 kg
Truie (cycle complet) 406,3 kg
> 100 kg
Verrat (cycle complet) 362,5 kg

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République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »

Canards (Barbarie amélioré):


Mâle Femelle
Age abattage 11–12 sem. 9–10 sem.
PV à l’abattage 3,5–4 kg 2–2,3 kg
Rendement prêt à cuire 62–64% 62–64%
IC (aliment/g) PV à l’âge d’abattage 2,8–3,0 2,9–3,1
Consommation aliment de 0–12 sem. 12,5 kg 9 kg

Coquelets:

• sujets mâles issus de la lignée femelle (ponte) sont abattus à 6 mois d’age, à un poids sur pieds de
2,5 kg;

• besoins alimentaires pour un cycle = 12 kg.

Etangs piscicoles:
• dimensions: 400 m;
• profondeur: 0,5 à 1 m;
• durée cycle: 6 mois;
• chargement: 1 000 alevins par 400 m² dont 20% clarias et 80% tilapia lors de la polyculture;
• en tenant compte de la biomasse on a 14 kg d’aliments pour 1 000 sujets; soit 14g/sujet/jour;
• taux journalier d’alimentation = 1,5% de la biomasse soit 210 g/sujet/j (on considère 300 g);
• pour un étang de 400 m² avec ± 1000 individus:
– 300 g/j x 30 j = 9 kg/mois,
– 6 mois = 54 kg,
– coûts aliment de commerce pour 1 étang: 54 kg x 0,43 $EU/kg = 23,22$ (25 $EU),
• considérons 15% = taux de mortalité + vos pour 1 étang de 400 m²;

• on a 80% tilapia (640 sujets) et 20% clarias (160 sujets) x 350 g = 280 kg/étang.

Rôle des acteurs

• Association: gestion des fonds, regroupement pour accès aux intrants et commercialisation des
produits, défense des intérêts et représentation des agro–éleveurs.

• Bénéficiaires: production, réfection ou aménagement des bâtiments pour animaux et étangs


piscicoles; entretien du matériel et équipement d’élevage; suivi des animaux; apport et paiement de
la main–d’œuvre.

• UGP: coordination et suivi–évaluation.

Organisation
• Association des agro–éleveurs et agro–pécheurs.
• Comités de gestion.

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Formation
• Formation des comités de gestion ainsi que des bénéficiaires en ce qui concerne la technique du
petit élevage et de la pisciculture, mais aussi en gestion financière.

Production
• Porc, pondeuses (œufs de consommation), coquelets, poulets de chair, canards, poissons (tilapia,
clarias).

Indicateurs performance
• Productivité et qualité des œufs , de la viande ainsi que des poissons.
• Niveau de revenu des agro–éleveurs.

Impact socio–économique
• Amélioration et diversification des sources de revenus.
• Amélioration de l’alimentation et de la santé.
• Renforcement des capacités techniques, de gestion et d’organisation des producteurs.

Risques
• Enzooties/épizooties.
• Fluctuation des prix du marché.

Limitations risques
• Information/sensibilisation des producteurs.
• Stock de produits pharmaceutiques.
• Soutien à la commercialisation.

Sources principales des données

• PNIMT (PDDAA–NEPAD)

Autres projets
• PMURR
• HUP–II
• PACE
• PSSA
• GCP/DRC/029/EC

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République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
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Annexe 10: Bilan des revenus générés par les activités du projet
pendant les trois ans de sa mise en œuvre

Quantité Prix ou coût ($EU)


unitaire total
Recettes: vente
Œufs de table 7 890 000 0,13 1 025 700
Poules reformées 45 965 2,5–2,75 115 833
Poulet de chair 28 500 2,75/kg 117 562
Coquelets 878 480 0,25/pièce 219 620
Poussin ponte 839 480 0,80/ pièce 671 584
Poussin chair 549 924 0,65/ pièce 357 451
Canards 15 000 3,00 (poids: 2 kg) 90 000
Porcs 420 3,00 (poids: 90 kg) 113 400
Poissons (kg) 84 000 2,50 (350 g) 436 800
Total recettes 3 147 950
Dépenses: alimentation et achat animaux
Pondeuses 1 012 265
Canards 64 500
Porcs 83 646
Poulet de chair 168 959
Poissons 2 500
Total aliments 1 331 870
10% (coût aliment) 133 187
Total dépenses 1 465 057
Marge nette 1 682 893

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