Gouvernement de La République Démocratique Du Congo: Appui À La Mise en Œuvre Du Nepad-Pddaa TCP/DRC/2908 (I)
Gouvernement de La République Démocratique Du Congo: Appui À La Mise en Œuvre Du Nepad-Pddaa TCP/DRC/2908 (I)
GOUVERNEMENT
DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
TCP/DRC/2908 (I)
(NEPAD Ref. 05/40 F)
Volume IV de IV
Mars 2006
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO:
Appui à la mise en œuvre du NEPAD–PDDAA
Volume I: Programme national d’investissement à moyen terme (PNIMT)
Titre du projet proposé: Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés
Financement envisagé:
Gouvernement 52 0,12 4
Institution(s) de
1 095 2,48 78
financement
1
Equivalence monétaire:
Unité monétaire = franc congolais (FC)
1 $EU = 440 FC
100 FC = 0,227 $EU
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Equivalence monétaire
Unité monétaire = franc congolais (FC)
440 FC = 1,00 $EU
Abréviations
iii
NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
I. CONTEXTE DU PROJET
A. Origine du projet
I.1. Le Projet proposé d’approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés est une
émanation de l’atelier de validation du Programme national d’investissement à moyen terme
(PNIMT), atelier qui a permis la sélection et la hiérarchisation de projets bancables prioritaires du
secteur agricole et rural pouvant être soumis par la République démocratique du Congo (RDC) au
Comité directeur du NEPAD dans le cadre de la mise en œuvre du Programme détaillé de
développement de l’agriculture africaine (PDDAA).
I.4. Le projet proposé contribuerait donc notamment à: (i) la satisfaction des besoins nationaux
en protéines animales; (ii) la diversification et l’augmentation des revenus des petits producteurs
éleveurs et pisciculteurs; et (iii) à moyen terme, l’augmentation en devise par la réduction des
importations et la reprise des exportations.
B. Généralités
I.5. Située à cheval sur l’équateur, la RDC est un pays à vocation agricole où la production peut
être étendue sur toute l’année. Le secteur agricole et rural y contribue pour plus de 50% du PIB et
emploie plus de 60% de la population active. L’extension du pays en latitude et en altitude (forêts
humides à forêts de montagne en passant par les savanes) lui confère une très grande diversité de
climats, allant du climat équatorial au climat tempéré, ce qui permet de cultiver une large gamme de
produits. Avec ses 2 345 000 km2 de superficie, le pays dispose également de très larges ressources
foncières encore sous–exploitées et de vastes étendues d’herbage. La très faible densité de population
place également la RDC dans une situation favorable en terme de disponibilité en terres agricoles et
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République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
d’élevage. Le vaste réseau hydrographique du fleuve Congo procure au pays un peu plus de 50% des
réserves en eau de l’Afrique.
I.7. Cependant, bien que disposant de larges étendues de pâturage et d’un climat propice, la RDC
importe actuellement l’essentiel des protéines animales nécessaires pour nourrir ses populations
urbaines alors qu’elle fût, avant la période de trouble, un pays exportateur de produits alimentaires
dont des produits carnés. D’une manière générale, la production animale est en forte baisse depuis
1993 à l’exception de la production des œufs. Le tableau ci–après donne l’évolution de la production
animale de 1993 à 2002.
I.8. Pour combler ces déficits, le gouvernement de la RDC a, depuis les années 1970, eu recours
aux importations de produits carnés (poissons frais, poissons salés et fumés, viandes et abats). Suite
aux troubles socio–politiques des années 1990 et à la crise économique qui a suivi, ces importations
ont baissé sans augmentation de la production nationale, aggravant ainsi la situation alimentaire
précaire des populations congolaises qui vivent déjà en dessous du seuil de pauvreté. Le tableau ci–
dessous indique l’évolution générale en baisse des importations de produits carnés depuis 1993 malgré
les pics d’importation de viandes et abats en 1999 et 2000.
Evolution des importations de produits carnés de 1993 à 2002 (en milliers de tonnes)
Importations 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 Accr.%
Poissons salés
et fumés 157 2 4 10 7 5 2 2 3 5 -96,8
Viandes et abats 16 2 4 15 10 18 105 110 2 7 -56,2
Source: Rapport annuel de la Banque centrale du Congo (BCC) 2003.
I.9. Les énormes progrès accomplis dans le pays ces derniers temps dans le sens de la paix et de
la stabilité socio–économique permettent de penser que les programmes de développement de
l’agriculture en général et de l’élevage en particulier prendront bientôt le relais des nombreuses actions
humanitaires d’urgence en cours actuellement.
I.10. Le développement de l’élevage périurbain autour des grands centres est un moyen pour
combler à terme le déficit protéinique chronique des grands centres urbains et améliorer le niveau de
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
revenus des petits producteurs en milieu rural ou urbano–rural. La préférence pour débuter avec les
espèces à cycle court [porc, volaille (poule, canard), poisson (tilapia, clarias)] est justifiée par la
rapidité des résultats que l’on peut en attendre du point de vue de la production et par le grand nombre
de petits producteurs concernés vu les capacités techniques et financières réduites nécessaires par
rapport à l’élevage bovin.
I.11. Les principaux atouts de la RDC pour le développement de l’élevage périurbain des espèces
à cycle court sont:
• les acquis notables des projets d’urgence en cours en terme de techniques d’élevage et de
notions de micro–crédit;
• la proximité d’un marché de consommation avec une demande toujours croissante (la
presque totalité des importations est destinée à la consommation urbaine)
II.1. La zone proposée pour le projet se situe dans l’hinterland de Kinshasa et couvre trois sites, à
savoir les communes de: Mont Ngafula d’une superficie de 359 km2 avec une densité de 147 habitants
au km2; Selembao avec une superficie de 23 km2 et une densité de 545 habitants au km2; et N’sélé
étendue sur 1 079 km2 avec 27 habitants au km2 (voir carte en annexe 1). Ces sites ont été retenus pour
les raisons suivantes: (i) leur densité de population relativement élevée; (ii) la disponibilité en eau
toute l’année; et (iii) l’importance économique de l’élevage, la pisciculture et l’agriculture (cultures
maraîchères), sources principales de revenus monétaires.
II.2. La zone du projet est parcourue par les quatre principales rivières suivantes qui se jettent
dans le fleuve Congo: la N’djili à l’Est, et Kalamu, Lukunga, Basoko à l’Ouest. Le climat est à
deux saisons de pluies: la première qui intervient durant les mois de mars, avril (précipitations
abondantes) et mai, alors que la seconde a lieu pendant les mois d’octobre, de novembre et
décembre (précipitations très abondantes). La température varie peu entre 25° et 28°C toute
l’année.
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République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
II.3. Agriculture. Environ 55% des fermes sont dirigées par des hommes dans la commune de
Mont–Ngafula et ce taux monte à près de 65% à Selembao. La surface moyenne d’une exploitation est
de 19,15 ares dans la commune de Mont Ngafula dont 18,1 ares sont propriétés de l’exploitant et
0,95 ares sont en location. Quant à la commune de Selembao, la surface moyenne des exploitations est
de 11aresdont 10 ares sont propriété de l’exploitant agricole et 1 are en location.
II.4. La zone cible produit environ 70% de la production maraîchère de l’hinterland de Kinshasa.
Le sol de type sableux à l’Est et argilo–sablonneux à l’Ouest est amendé avec des résidus organiques
disponibles localement (ordures ménagères, la drêche de brasserie, la parche, le son de riz, la fiente, le
purin, etc.).
II.5. Elevage. Des enquêtes et investigations réalisées l’année passée dans trois communes
urbano–rurales de Kinshasa (Mont Ngafula, Masina et Selembao) ont montré que environ un foyer sur
trois pratique de l’élevage parcellaire. L’élevage de porc est le plus pratiqué car cette espèce est
capable de produire rapidement d’énormes quantités de viandes et offre de nombreuses possibilités de
transformation que ce soit en boucherie ou en charcuterie.
II.6. Les principaux problèmes liés à la filière porcine dans la zone cible sont le coût élevé de
l’alimentation, le manque de géniteurs performants et les difficultés d’accès au crédit. L’évolution de
la production porcine en RDC ainsi que les effectifs dans l’hinterland de Kinshasa sont présentés dans
les annexes 1 et 2.
II.8. La pratique de la pisciculture est ancienne en RDC. Durant l’époque coloniale, il y avait 25
centres d’alevinage capables de produire 10 000 tonnes d’alevins à diffuser auprès de
15 000 pisciculteurs propriétaires de 126 100 étangs sur une superficie de 9 000 ha. L’activité a
régressé à partir de l’indépendance de la RDC en 1960 suite notamment au manque d’expertise et aux
nombreux conflits internes qui ont paralysé le pays. Avec l’aide de financements extérieurs, divers
projets ont essayé de relancer la pisciculture à partir des années 1970 notamment dans l’hinterland de
Kinshasa où l’on produisait jusqu’à 40 tonnes de poissons marchands par an. Sur l’ensemble du pays,
on atteignait une production de près de 1 000 tonnes de poissons marchands par an. La rupture de
toutes les coopérations vers les années 1990 a entraîné la régression et l’abandon de l’activité piscicole
suite notamment aux difficultés de s’approvisionner en alevins et en complément alimentaire et de
commercialiser les produits.. Actuellement, seuls quelques pisciculteurs continuent l’activité avec des
moyens souvent rudimentaires et des techniques traditionnelles peu performantes. Dans l’annexe 4
figurent les données statistiques d’activités d’encadrement des pisciculteurs pour les provinces sous
occupation gouvernementale (2001).
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
II.10. Situation sociale. La diversité ethnique et linguistique ne pose aucun problème au niveau de
la population se trouvant dans la zone cible proposée pour le projet. Grâce à la forte cohésion sociale,
les habitants sont souvent regroupés autour de structures de base (organisations et associations non
gouvernementales) qui assurent l’auto–promotion des membres, forment des animateurs, cherchent
des débouchés et servent d’interlocuteurs dans les négociations avec les tiers (acquisition d’intrants,
vente des productions locales, défense des intérêts de la communauté, etc.). C’est souvent au travers
des ONG et des confessions religieuses que les petits éleveurs périurbains ont accès aux services
sociaux et aux appuis extérieurs.
III. JUSTIFICATION
III.1. Le rapport de la FAO sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde indique que près de
73% de la population du pays se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire. Pour une
population estimée à 57 millions d’habitants, cela donne près de 42 millions de sous–alimentés dans le
pays.
III.2. La politique actuelle du gouvernement en matière agricole et d’élevage vise à rétablir aussi
vite que possible l’auto suffisance alimentaire par l’augmentation de la production agricole nationale
tant animale que végétale.
III.3. En plus de la production de viande et d’œufs, les activités d’élevage produisent du fumier
pour amender les champs et les potagers et valorisent les sous produits agricoles (céréales,
légumineuses, divers sons et tourteaux de graines oléagineuses, etc.). Le développement de l’élevage
est donc complémentaire aux productions vivrières tant au niveau des systèmes de production que
pour améliorer la sécurité alimentaire.
III.4. Le développement du petit élevage constitue un des moyens importants pour réduire
rapidement le déficit alimentaire et améliorer le niveau de revenus des petits producteurs en milieu
rural en particulier avec les animaux à cycle court et en périphérie urbaine. Vu la rapidité des résultats
que l’on peut en attendre en terme de production, la simplicité des techniques et l’investissement
relativement faible, le petit élevage est en effet particulièrement adapté aux conditions et capacités des
petits producteurs. Aux alentours des grandes villes, la demande en produit carné est forte et les
problèmes de transports sont moins importants (proximité entre les zones de production et les
marchés).
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
III.5. Vu l’importance de la population de Kinshasa qui est estimée à près de 7 500 000 habitants,
les besoins en protéines animales sont importants et justifient que l’on initie en priorité un projet
d’appui à l’approvisionnement en produits carnés dans cette province.
III.6. Actuellement, les performances des petits producteurs sont généralement faibles malgré
l’importance du travail fourni suite notamment aux moyens et techniques utilisés peut performants
(animaux génétiquement peu productifs, aliments incomplets, absence de traitement sanitaire,
transformation et conservation rudimentaire des productions, mauvaise gestion de l’exploitation, etc.).
L’apport de techniques simples et la création d’un environnement favorable peut améliorer
considérablement la productivité de ces petites exploitations animales et les revenus générés par cette
activité.
IV.1. L’objectif général du projet serait de contribuer à la sécurité alimentaire et de lutter contre la
pauvreté par la diversification et l’augmentation des revenus des agro–éleveurs en milieu rural.
IV.2. L’objectif spécifique du projet proposé serait d’améliorer l’approvisionnement des grands
centres urbains en produits carnés et en sous produits dérivés à travers:
V. DESCRIPTION DU PROJET
V.1. La durée du projet proposé serait de trois ans. Concrètement, le projet appuierait la
diversification et l’intensification des productions animales dans les petites exploitations cibles et
l’amélioration des capacités techniques et en gestion des agro–éleveurs à travers quatre composantes
principales: (i) Appui à la production animale; (ii) Renforcement des capacités organisationnelles et
techniques des producteurs; (iii) Appui à la commercialisation; et (iv) Gestion du projet.
V.2. Le projet viserait à développer au sein des petites exploitations cibles, les productions
avicoles (pondeuses, poulets de chair, coquelets), de canards, de porcs et piscicoles avec les activités
suivantes:
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
• l’intensification des unités de productions animales des agro–éleveurs déjà en activité en:
– améliorant les variétés locales par: (i) l’importation de noyaux parentaux améliorés
(pondeuses et poulets et chair); (ii) la multiplication de géniteurs locaux améliorés
dans les fermes parentales privées (porcs, canards); et (iii) l’achat d’aliments
préfabriqués et produits vétérinaires pour les noyaux parentaux améliorés (1er cycle);
– apportant une alimentation équilibrée (quantité et qualité) à partir de préparations
d’aliments produits localement à la ferme (broyeurs, mélangeurs), tout en assurant un
complément en fourrage (parcelles cultivées à installer aux alentour des porcheries);
– améliorant les infrastructures (poulaillers, porcheries, étangs…) avec des matériaux
locaux; et
– fournissant des petits équipements d’élevage: abreuvoirs, mangeoires, système de
chauffage, ventilation, etc.
• des appuis aux associations de producteurs pour identifier les équipements d’abattage, de
transformation, de conditionnement (tels que les chambres froides pour les stockages
groupés des produits abattus) et d’emballage les plus appropriés à acquérir.
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République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
V.6. Une ONG locale serait responsable de l’encadrement et du suivi des producteurs et de la
gestion quotidienne sur le terrain.
VI.1. Les tableaux ci–après indiquent la répartition des coûts estimatifs du projet proposé par
composante, ainsi que ces coûts par composante et par an (voir détail des coûts en annexes 6, 7 et 8):
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
VII.1. Les sources de financement envisagées sont le gouvernement, les institutions financières, et
les bénéficiaires du projet. Ces derniers contribueraient aux investissements principalement avec la
fourniture gratuite de la main d’œuvre non qualifiée (réhabilitation des infrastructures, fourrage, etc.)
et de produits localement disponibles (géniteurs locaux, aliments, petit équipement, etc.).
L’importance de cette contribution a été estimée sur la base des expériences satisfaisantes d’autres
projets similaires. Pour le projet proposé, elle représenterait en moyenne environ 18% des coûts totaux
du projet.
VII.3. Une proposition de répartition du financement du projet par source est reprise dans le tableau
ci–dessous:
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
• l’ensemble des populations rurales des zones cibles qui bénéficieront indirectement des
retombées économiques des activités du projet et des revenus additionnels générés en
milieu rural; et
• les services d’appuis en milieu rural tant étatique que privé (vulgarisation, ONG,
confessions religieuses, etc.) dont les capacités d’intervention auront été développées
pour appuyer les activités du projet.
VIII.3. Quantitativement, les recettes attendues de la vente des produits issus des activités appuyées
par le projet sur les trois ans de sa mise en œuvre sont estimées à près de 3,1 millions $EU dont
1,8 millions issus de la vente de poussins de ponte, de pondeuses parentales réformées et d’œufs;
0,5 millions $EU issus de la vente de poussins et de poulets de chair et de parentaux réformés;
0,2 millions $EU issus de la vente de la vente de coquelets; 0,1 million $EU issus de la vente de
canards; 0,1 $EU issus de la production porcine et 0,4 millions $EU issus de la vente de poissons. Les
coûts de fonctionnement sont estimés à 1.5 millions de $EU pour les trois ans du projet principalement
liés à l’achat d’animaux et d’aliments. Le bénéfice moyen annuel attendu des exploitations (hors
encadrement et équipements fournis par le projet) serait donc de près de 0,6 millions $EU (voir détails
des recettes en annexe 6 et le bilan des revenus en annexe 10).
VIII.4. Lors de l’évaluation ultérieure du projet proposé, il sera nécessaire de réaliser: (i) une
identification quantitative et qualitative plus précise des groupes cibles; (ii) une étude de faisabilité et
de rentabilité financière plus approfondie des activités; et (iii) une évaluation de l’impact économique
du projet proposé dans les zones cibles et au niveau national.
IX.1. La mise en œuvre du projet proposé serait placée sous la supervision d’un Comité de
pilotage créé à cet effet. Il serait composé de représentants des organisations professionnelles, des
opérateurs économiques liés directement ou indirectement à la filière, des bailleurs de fonds et des
ministères concernés. La présidence pourrait être assurée par un représentant des organisations
professionnelles.
IX.2. Le comité de pilotage se réunirait régulièrement une à deux fois par an pour examiner les
rapports sur l’état d’avancement du projet établis par la Coordination nationale du projet (CNP), se
prononcer sur les grandes orientations du projet en fonction des objectifs fixés dans le document de
projet et approuver les plans d’activités prévisionnels. Il rendrait compte régulièrement de
l’avancement du projet au Secrétariat exécutif du PNIMT.
IX.3. Le projet serait placé sous la tutelle du Ministère de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage
(MAPE) et mis en œuvre par la CNP à Kinshasa, qui serait pourvue de personnel recruté sur appel à
candidature ouvert (fonctionnaire et non fonctionnaire) selon des procédures à préciser au cours de
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République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
l’étude de faisabilité du projet proposé. Les candidats seraient définitivement retenus avec l’aval des
bailleurs de fonds concernés par les projets respectifs. La CNP serait responsable de la coordination et
du suivi évaluation des activités et de la gestion administrative et financière du projet. Dans chaque
site, la CNP serait renforcée par des encadreurs d’ONG chargés de la coordination et du suivi des
activités du projet et de l’appui conseil aux agro–éleveurs.
IX.4. La CNP serait composée de: (i) un coordonnateur national, ingénieur agronome expert en
riziculture; (ii) un adjoint administratif et financier; (iii) un(e) secrétaire; (iv) un chauffeur; (v) un
agent d’entretien.. Une ONG serait chargée de la mise en œuvre des activités sur le terrain. Elle
servirait d’interface entre les bénéficiaires et la CNP et mettrait au niveau de chaque site l’équivalent
d’un économiste et d’un spécialiste en petit élevage.
IX.5. Les prestataires de services seraient recrutés par avis d’appel d’offre provincial, national ou
international ouvert. Les prestataires pourraient être des ONG, des associations, des bureaux d’études,
des projets en cours d’exécution et des consultants ayant une expérience avérée dans le domaine. La
sélection des ONG, des associations, des projets serait assurée par les bénéficiaires avec l’appui de la
CNP. Dans le cas présent, une ONG serait sélectionnée pour le suivi des activités dans les différents
sites du projet et des consultants à court terme seraient recrutés, selon les besoins, pour compléter
l’expertise permanente du projet. Les prestataires travailleraient en étroite synergie avec les structures
et programmes spécialisés (SENIVEL, LABOVET, PMURR) afin, d’une part, d’éviter le double
emploi et, d’autre part, de redynamiser les activités de ces structures.
IX.6. Les bénéficiaires seraient des personnes morales (organisations ou associations d’agro–
éleveurs, organisations professionnelles, etc.). Ces personnes morales s’organiseraient
progressivement en entités provinciales. Avec l’appui de la CNP, ils identifieraient leurs atouts et
contraintes spécifiques, élaboreraient leurs plans d’actions, de réalisation et de financement et
définiraient eux–mêmes les mécanismes de pérennisation du projet ou d’extension du projet dans
d’autres territoires ou provinces favorables au petit élevage .
IX.7. Une évaluation du projet à mi–parcours serait prévue afin de vérifier la pertinence des
stratégies et actions entreprises au cours de cette période de mise en œuvre, de tirer les leçons et de
proposer des correctifs nécessaires pour la poursuite du projet. Une évaluation en fin de projet
permettrait d’analyser et de tirer les enseignements des actions menées et des résultats obtenus et de
proposer aux bénéficiaires (unions, fédérations ou interprofession) les orientations et les actions à
entreprendre pour consolider et développer les acquis du projet pour une deuxième phase d’expansion
éventuelle. Ces évaluations seraient effectuées par un bureau d’études indépendant.
X.1. Des consultations nationales et internationales à court terme ont été prévues pour renforcer
les capacités de la CNP et des équipes de terrain en fonction des besoins et à la demande notamment
pour: (i) résoudre des problèmes techniques spécifiques ponctuels liés à la conduite des élevages, aux
traitements sanitaires, aux opérations zootechniques, à l’abattage, à la transformation, au stockage, à
l’emballage et à la commercialisation; (ii) élaborer les programmes de sensibilisation et de formation
en fonction des besoins des différents acteurs de la filière; (iii) mettre en place un système
d’information sur les marchés en produits carnés pour la zone de Kinshasa (demandes, offre); et
(iv) appuyer la gestion du projet (finances, audit, suivi–évaluation).
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X.2. Les appuis en assistance technique ponctuelle à la gestion du projet ont été prévus dans les
coûts de gestion du projet et le reste de l’expertise technique ponctuelle est réparti entre les budgets du
renforcement des capacités et de l’appui à la commercialisation.
XI.1. Le premier problème identifié concerne la nécessaire collaboration et coordination entre les
projets d’urgence en cours dans la zone cible et le projet de développement proposé en ce qui concerne
notamment les approches et la programmation des interventions. Les objectifs étant totalement
différents, la coordination des approches risque de ne pas être toujours évidente puisque les projets en
cours visent principalement à améliorer la situation des populations à court terme (dons du projet)
alors que le projet proposé visent à mettre les bases pour un développement durable à long terme du
petit élevage (cofinancement). L’existence à Kinshasa d’une coordination multibailleurs des
interventions en RDC dans le domaine agricole devrait toutefois faciliter la résolution de ce problème.
XI.2. Les approvisionnements en intrants et équipements sont souvent liés à des contraintes
extérieures au projet telles que les systèmes commerciaux et d’approvisionnement nationaux et
internationaux qui retardent parfois les livraisons et ne garantissent pas toujours la disponibilité des
moyens à temps. Afin de limiter ce problème, le projet proposé visera à promouvoir au maximum les
équipements et intrants disponibles localement ou au niveau national, ainsi que l’approvisionnement
régulier des magasins de stockage privés ou communautaires avec les principaux intrants nécessaires
dans les zones d’élevage.
XI.3. Les vols de poissons dans les étangs et d’œufs dans les poulaillers sont importants lorsqu’il
n’existe pas de structure de gardiennage. Le projet aidera les agro–éleveurs à améliorer la sécurité des
infrastructures et recommandera les gardiennage durant les périodes critiques.
XI.4. Les capacités de certains experts d’encadrement long terme mis en place par les ONG ou
ponctuels et des services publics chargés d’appuyer les activités du projet dans les zones cibles
pourraient être insuffisantes et constituer un problème qui entrave la bonne marche du projet. Afin de
diminuer ce risque, un recensement des capacités de l’expertise existante pouvant intervenir dans les
zones cibles sera réalisé en début de projet en vue de choisir les partenaires qui répondront le mieux
aux besoins du projet. De plus, des stages de formation et de recyclage seront prévus pour renforcer
les capacités de l’encadrement (ONG, services publics) dans les zones cibles dans certains domaines
(approche, technicité, etc.) si nécessaire.
XII.1. L’espèce porcine représente une opportunité remarquable pour pouvoir augmenter
rapidement la production de protéines animales en milieu périurbain. Une maladie mortelle, la peste
porcine africaine, peut cependant décimer le cheptel à tout moment. Il en est de même avec la pseudo
peste aviaire ou la maladie de Newcastle qui constitue la maladie aviaire la plus meurtrière, bien
qu’elle soit sous contrôle aujourd’hui. Afin de diminuer ces risques, le projet aura en permanence un
stock minimum de produits pharmaceutiques et assurera une formation spécifique des services d’appui
conseil afin de détecter à temps ces maladies et de pouvoir intervenir en urgence pour les éradiquer si
nécessaire.
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
XII.2. La rentabilité des productions locales est soumise aux fluctuations des prix des marchés
nationaux et internationaux qui sont difficilement prévisibles. Elle pourrait être sérieusement affectée
par une élévation des prix du carburant, des intrants, des équipements et des taxes diverses ou une
diminution des prix des produits carnés. Pour limiter ces risques, en période difficile, en plus de
l’administration fiscale qui pourra jouer notamment sur les taux de taxation des différents produits, le
projet mettra en place un système d’information pour les agro–éleveurs sur les offres, les demandes et
les prix des produits d’élevage afin d’orienter les productions en fonction de la demande et
éventuellement de stocker certaines productions dans l’attente d’un marché plus favorable.
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ANNEXES
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NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
Porcs
Effectifs
1 070 280 1 141 588 1 151 693 1 084 141 1 117 483 1 119 712 1 153 507 1 100 086 1 048 716 999 748
(têtes)
Abattues
620 762 635 529 642 063 628 802 648 140 649 433 650 726 620 590 591 610 563 991
(têtes)
Viande
27 376 28 342 28 652 27 730 28 583 28 640 28 697 27 368 26 090 24 872
(tonnes)
Volaille (*)
Effectifs
23 209 000 25 502 850 26 681 809 22 930 603 24 976 174 23 636 490 23 219 000 22 203 000 21 559 000 20 552 000
(têtes)
Abattues
20 656 010 22 386 699 23 434 606 20 408 237 22 228 795 19 790 476 20 664 910 19 849 670 19 987 510 18 291 280
(têtes)
Viande
16 676 13 728 14 357 12 857 14 004 12 468 12 493 12 000 11 600 11 058
(tonnes)
Source: SNSA, Direction de la production animale.
N.B.: Unité = tête.
(*) y compris canards, pintades, cailles.
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NEPAD – Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine
République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
Une enquête récente (2001) du MAPE, nous donne une estimation de 20 à 25 000 porcs en RDC, alors
que la ville de Kinshasa aurait entre 8 et 10 000 porcs.
Commune
Mont Ngafula Selembao
Nombre de fermes visitées 126 149
% d’éleveurs pratiquant l’élevage 49,80 71,98
Les productions porcines annuelles ont été de 28 583 tonnes en 1996; 28 697 tonnes en 1998;
26 090 tonnes en 2 000, soit un taux de croissance de -8,72% entre 1996 et 2000.
L’élevage porcin quitte de plus en plus les niveaux « villageois » et « industriel » en faveur des
installations de taille moyenne en milieu urbain et périurbain et comprend les trois types suivants:
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République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
Le tableau suivant présente les associations d’agro–éleveurs recensées dans la zone cible du projet
proposé:
L’évolution du nombre de porcs recensés dans l’hinterland de Kinshasa entre 1992 et 1996 est reprise
dans le tableau ci–dessous:
Porcs
Année 1992 1993 1994 1995 1996
Commune
Ngaliema – – – – –
Mont–Ngafula 234 247 26 1 305 1 245
Makala 12 13 14 114 108
N’djili – – – 1 589 1 517
Masina 10 10 10 284 271
Kimbaseke 119 126 134 681 650
N’sele 408 431 457 568 541
Maluku 4 517 4 773 5 059 1 135 1 083
Total Kinshasa 5 300 5 600 5 936 5 676 5 415
Total RDC 1 124 100 1 141 588 1 151 693 1 084 141 1 117 483
Source: SNSA, Direction de la production animale.
N.B.: Unité = tête
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
Une enquête réalisée en 2003 par le CAVTK sur la filière avicole dans les communes urbano–rurales
de Mont–Ngafula et Lemba a montré que sur 253 foyers interrogés: 105 foyers pratiquent l’élevage
des canards soit 41,5% des foyers interrogés; 94 foyers élèvent des poules soit 37,2%; 9 foyers
pratiquent l’élevage du pigeon soit 3,6%; 7 foyers élèvent la caille soit 0,8% et 2 foyers également
pratiquent l’élevage de dindon soit 0,8% du total.
Les productions avicoles annuelles ont été de 12 443 tonnes en 1996; 12 493 tonnes en 1998; et
11 600 tonnes en 2000, soit une réduction des productions de 6,8% entre 1996 et 2000.
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
Le tableau suivant présente les associations d’agro–éleveurs recensés dans les zones cibles du projet
proposé:
Dénomination ONGD Commune Capacité d’accueil Effectifs
des poulaillers antérieurs
communautaires
PCID (Projet communautaire intégré pour le développement) N’sele 10 000 6 000
AMED (Associations des mamans et enfants défavorisés) Mont Ngafula 6 000 4 500
ADAS (Association pour le développement et l’animation sociale) Selembao 7 000 1 500
CEFOREA (Centre de formation et d’encadrement
des enfants abandonnés) N’sele/Kimbanseke 5 000 3 500
ODH (Ouvriers de la dernière heure) N’sele 15 000 1 000
MDM (Main dans la main) Mont Ngafula 7 000 4 000
UNIFED (Union des femmes pour le développement) N’sele 10 000 1 000
Canards
Près de 98% des exploitations interrogées sont de type familial avec un cheptel pour la plupart
inférieur à 100 canards, principalement de race Barbarie non améliorée et rarement quelques pékins. A
peine 1,9%, soit 2 exploitations sur 105 ont un cheptel de plus de 100 canards (respectivement 380 et
plus de 1 000 canards de race barbarie améliorée). La dernière exploitation vise à produire des canards
pour les revendre au programme d’appui aux petits élevages parcellaires dans le cadre de la sécurité
alimentaire.
Le nombre de foyers s’adonnant à l’élevage de canards est plus élevé que celui des autres volailles et
particulièrement de la poule suite au rendement élevé de sa carcasse à l’abattage (plus grande quantité
de viande), ainsi que sa résistance aux maladies
L’évolution de la production en RDC ainsi que les effectifs dans l’hinterland de Kinshasa sont
présentés dans le tableau ci–dessous:
Poulets Canards
Année 1992* 1993* 1994* 1995 1996 1995 1996
Commune
Ngaliema 909 971 1 194 9 118 12 765 458 559
Mont–Ngafula 57 660 61 594 75 709 75 984 106 378 8 019 9 784
Makala 921 983 1 208 15 197 21 276 1 833 2 236
N’Djili 1 866 1 993 2 450 45 591 63 827 5 728 6 988
Masina 2 114 2 258 2 775 30 394 42 551 1 146 1 398
Kimbaseke 3 321 3 548 4 361 24 315 34 041 3 437 4 993
N’sele 102 340 109 322 134 375 36 472 51 061 1 833 2 236
Maluku 66 869 71 431 87 801 66 866 93 613 458 559
Total Kinshasa 236 000 252 100 309 873 303 937 425 512 22 912 27 953
Total RDC 25 568 000 25 502 830 26 681 809 20 484 641 22 192 718
Source: SNSA, Direction de la production animale.
N.B.: Unité = tête.
(*) y compris canards, pintades, cailles.
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République démocratique du Congo: Profil de projet d’investissement
« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
La pisciculture est en crise actuellement suite notamment: (i) au manque d’alevins de tilapia et de
clarias de bonne qualité, lié notamment au mauvais fonctionnement de la plupart des stations
d’alevinage de l’Etat; (ii) une technicité piscicole basée sur la sélection naturelle plutôt que
l’utilisation de variétés performantes entraînant notamment le nanisme des poissons produits suite à la
surpopulation des étangs (sélection génétique à rebours); (iii) le mauvais dimensionnement des étangs;
(iv) la difficulté d’accès aux aliments améliorés et aux sous–produits alimentaires suite à leur coût
élevé; (v) l’absence de vision de rentabilité économique; et (vi) la faible capacité technique des
pisciculteurs ruraux.
La production nationale est estimée à près de 250 000 tonnes alors que les besoins annuels sont de
800 000 tonnes. La ville de Kinshasa consomme annuellement à elle seule 90 000 tonnes de poissons
soit 12 kg par habitant par an. Comme le montre le tableau ci–dessous, les dernières évaluations
statistiques pour les provinces sous occupation gouvernementale effectuées en 2001 dénombrent 4 263
pisciculteurs pour une superficie de 217 ha en étang et une production de 659 tonnes de poissons.
Province Nombre des Superficie Production Production
pisciculteurs noyée (ha) attendue (t) réalisée (t)
Kinshasa 400 61 183 180
Bas–Congo 450 30 90 101
Bandundu 1 200 60 180 180
Kasaï Oriental 2 213 66 198 198
Total 4 263 217 651 659
Au plan qualitatif, à conditions égales (essentiellement le prix), le tilapia et le clarias sont les espèces
préférées et les plus consommées traditionnellement. Les prix de vente au départ de l’exploitation
seraient de l’ordre de 2 à 3 $EU/kg pour le tilapia et 2 $EU/kg pour le clarias. Ces chiffres sont tout à
fait compatibles avec la rentabilité d’un élevage intensif industriel. Ces informations confirment donc
l’intérêt du développement de piscicultures industrielles dans la périphérie de Kinshasa.
Les principaux types d’exploitation piscicole existants sont repris dans le tableau ci–dessous:
Caractéristiques 1. Pisciculture extensive 2. Pisciculture semi– 3. Pisciculture semi– 4. Pisciculture intensive
de type villageois intensive de type rural intensive de type commercial de type industriel
Etangs Multitudes de petits étangs Fermes privées ou Etangs approvisionnés par des Inexistence du type industriel
aménagés dans divers fonds associations avec fonds de ruisseaux à début faibles. Type en R DC mais culture en cages
de petites vallées plus ou vallées aménagés en étangs élevage = polyculture (tilapia en Zambie et au Zimbabwe;
moins abandonnées 2 ind./m² et clarias 1 ind./m²) cultures en circuits fermés au
Nigéria et Afrique du Sud
Production Peu productifs, inférieur à 40 à 60 kg/are/an dans la 4 à 8 tonnes/ha/an selon la 200 tonnes/an
10 kg/are/an car faible et polyculture qualité et la quantité d’aliment
mauvaise gestion distribués, souches améliorées
d’alevins indispensables
Alimentation Amélioration possible: 20 à Valorisation plausible des Mélange des sous–produits Nourriture préfabriquée
des poissons 30 kg/are/an avec des sous– sous–produits de leurs propres locaux selon leurs coûts; spécialement adaptée au type
produits agricoles et productions agricoles via éventuellement aliments de poissons donne une
branchages d’arbustes (Acacia œufalimentation des poissons composés pour porcs et production de 1 kg/m3/jour;
spectabilis) dans une volaille source électrique
compostière (1 m3/are) ou par indispensable
des productions intégrées avec
lapins et canards qui donnera
30 à 40 kg/are/an en cas de
polyculture
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
Annexe 6: Détail du calcul des recettes attendues des activités du projet, par produit
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« Approvisionnement des grands centres urbains en produits carnés »
Coût ($EU)
Composante
Année 1 Année 2 Année 3 Total
1. Appui à la production animale
– Intensification des unités de production animales des agro– éleveurs
– Importation des sujets parentaux
• ponte 29 500 29 500 7 400 66 400
• poulets de chair 24 100 24 100
• poissons 10 000 10 000
– Multiplication des géniteurs locaux
• Achats jeunes verrats 19 200 19 200
• Achat caneton 22 500 22 500
– Achats aliments préfabriqué
• Pondeuses 422 300 363 200 227 300 1 012 800
• Poulets de chair 169 000 169 000
• Porcs 216 300 151 800 70 600 438 700
• Poissons 5 000 5 000
• Canards 64 500 64 500
– Achat produits vétérinaires pour tous les animaux 6 000 800 6 800
– Achat broyeurs et mélangeurs 43 200 43 200
– Multiplication fourrages 5 000 5 000
– Amélioration des infrastructures avec des matériaux locaux 81 400 81 400
– Achat divers équipements pour l’élevage:
• Volailles (parentaux) 61 100 61 100
• Poissons 1 500 1 500
• Fourgon 28 300 28 300
Sous–total Production animale 1 208 900 545 300 305 300 2 059 500
2. Renforcement des capacités
– Appui conseil (ONG et expertise diverse court terme) 70 000 70 000 70 000 210 000
– Séminaires, ateliers et réunions de sensibilisation 30 000 20 000 50 000
– Formation technique et en gestion des agro–éleveurs 30 000 30 000 30 000 90 000
– Petit matériel de gestion pour les organisations 20 000 20 000 40 000
– Production des supports de vulgarisation 10 000 10 000 20 000
Sous–total Renforcement des capacités 160 000 150 000 100 000 410 000
3. Appui à la commercialisation
– Expertise court terme spécialisée 20 000 15 000 10 000 45 000
Sous–total Commercialisation 20 000 15 000 10 000 45 000
4. Gestion du projet (voir annexe 8)
Sous–total Gestion projet 157 800 117 800 117 800 393 400
Total coûts de base 1 546 700 828 100 533 100 2 907 900
Imprévus (10%) 154 700 82 800 53 300 290 800
Coût total du projet 1 701 400 910 900 586 400 3 198 700
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Objectifs
Spécifiques:
• Accroître l’accès des grands centres urbains aux protéines animales.
• Diversifier les sources de revenus des petits producteurs périurbains.
• Valoriser les sous–produits agricoles dans l’alimentation animale.
Bénéficiaires
• Les agro–éleveurs périurbains et leurs associations dont les capacités organisationnelles, techniques
et de gestion auront été renforcées.
• Les différents acteurs en aval et en amont de la filière (commerçants, artisans, fermes d’élevage
parental, etc.) qui bénéficieront de la dynamisation du sous secteur.
• L’ensemble des populations rurales des zones cibles qui bénéficieront indirectement des retombées
économiques des activités du projet et des revenus additionnels générés en milieu rural.
• Les services d’appuis en milieu rural tant étatique que privé (vulgarisation, ONG, confessions
religieuses, etc.) dont les capacités d’intervention auront été développées pour appuyer les activités
du projet.
Conditionnalités
Organisationnelles:
• Associations des agro–éleveurs et agro–pécheurs reconnus légalement.
• Comités de gestion des intrants, du matériel et des infrastructures.
Techniques:
• Disponibilités d’aliments (porcs, volailles, poissons).
• Abris pour animaux (porcheries, poulaillers, étangs).
• Disponibilités de produits vétérinaires et désinfectants.
• Etangs piscicoles situés à proximité d’une source d’eau adaptée à la pisciculture.
Participation investissement
• Bénéficiaires: taux de participation à l’investissement: environ 20%.
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Participation au fonctionnement
• Bénéficiaires:
– alimentation et soins vétérinaires des animaux;
– entretien des abris pour animaux.
• Projet:
– alimentation et soins vétérinaires des noyaux parentaux améliorés ainsi que des animaux
concédés aux petits producteurs durant le premier cycle;
– facilitation de l’accès aux intrants aux bénéficiaires durant trois ans (durée projet)
Volaille:
Parentaux ponte
Parentaux chair
Hy–Line Hy–Line
Hubbard JV 15
Brown White W36
Couleur des œufs brune blanche Blanche
Viabilité femelle
Sem 1–18 94% 94% 93%
Sem 18–70 91% 91% 90%
Viabilité mâle
Sem 1–18 93% 93% 92%
Sem 18–70 90% 90% 89%
Age à 50% production 150 jours 150 jours 185 jours
Pic à sem. 28 90% (85)* 91% (86)* 87% (82)
(à 29 semaines)
OAC par poule présente sem. 24–70 279 289 206
Nombre OAC entre sem. 25–70 232 245 187
Nombre moyen poussins/poule départ 189 216 159
Nombre moyen poussins femelle/sem. 2 2,4 sexes mélangés
% éclosion 25–70 sem. 79% 87% 80%
Poids moyen femelle sem. 18 femelle 1,51 kg 1,23 kg 1,6 kg
mâle 2,38 kg 1,45 kg 2,6 kg
Poids moyen sem. 60 (maturité) femelle 2,10 kg 1,68 kg 2,8 kg
mâle 3,13 kg 2,12 kg 4,15 kg
Consommation cumulée par poulette 1– 18 sem. 6,75 kg 5,66 kg
Consommation/j mâle et femelle sem. 18–70 100 g 89 g 120–140 g
Consommation aliment/12 œufs produits 1,57 kg 1,35 kg
* % ponte réalisable à -5% de la norme du fournisseur
Porcs:
Age Poids Catégorie Quantités aliments
consommés par une bête
21 j – 67 j 10–20 kg Sevrage 42,9 kg
68 j – 153 j 20–60 kg Croissance 134,1 kg
154 j – 210 j 90–100 kg Finition 150,6 kg
Total 327,6 kg
Truie (cycle complet) 406,3 kg
> 100 kg
Verrat (cycle complet) 362,5 kg
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Coquelets:
• sujets mâles issus de la lignée femelle (ponte) sont abattus à 6 mois d’age, à un poids sur pieds de
2,5 kg;
Etangs piscicoles:
• dimensions: 400 m;
• profondeur: 0,5 à 1 m;
• durée cycle: 6 mois;
• chargement: 1 000 alevins par 400 m² dont 20% clarias et 80% tilapia lors de la polyculture;
• en tenant compte de la biomasse on a 14 kg d’aliments pour 1 000 sujets; soit 14g/sujet/jour;
• taux journalier d’alimentation = 1,5% de la biomasse soit 210 g/sujet/j (on considère 300 g);
• pour un étang de 400 m² avec ± 1000 individus:
– 300 g/j x 30 j = 9 kg/mois,
– 6 mois = 54 kg,
– coûts aliment de commerce pour 1 étang: 54 kg x 0,43 $EU/kg = 23,22$ (25 $EU),
• considérons 15% = taux de mortalité + vos pour 1 étang de 400 m²;
• on a 80% tilapia (640 sujets) et 20% clarias (160 sujets) x 350 g = 280 kg/étang.
• Association: gestion des fonds, regroupement pour accès aux intrants et commercialisation des
produits, défense des intérêts et représentation des agro–éleveurs.
Organisation
• Association des agro–éleveurs et agro–pécheurs.
• Comités de gestion.
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Formation
• Formation des comités de gestion ainsi que des bénéficiaires en ce qui concerne la technique du
petit élevage et de la pisciculture, mais aussi en gestion financière.
Production
• Porc, pondeuses (œufs de consommation), coquelets, poulets de chair, canards, poissons (tilapia,
clarias).
Indicateurs performance
• Productivité et qualité des œufs , de la viande ainsi que des poissons.
• Niveau de revenu des agro–éleveurs.
Impact socio–économique
• Amélioration et diversification des sources de revenus.
• Amélioration de l’alimentation et de la santé.
• Renforcement des capacités techniques, de gestion et d’organisation des producteurs.
Risques
• Enzooties/épizooties.
• Fluctuation des prix du marché.
Limitations risques
• Information/sensibilisation des producteurs.
• Stock de produits pharmaceutiques.
• Soutien à la commercialisation.
• PNIMT (PDDAA–NEPAD)
Autres projets
• PMURR
• HUP–II
• PACE
• PSSA
• GCP/DRC/029/EC
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Annexe 10: Bilan des revenus générés par les activités du projet
pendant les trois ans de sa mise en œuvre
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