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Les Ressources

Le président de l'Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, a participé à un atelier d'échanges à Cotonou pour renforcer le dialogue inter-institutionnel au Bénin, en présence de divers présidents d'institutions. L'atelier a permis d'aborder les défis et perspectives des institutions de la République, ainsi que de promouvoir la synergie entre le Gouvernement et ces institutions. Des communications ont été présentées sur des sujets variés, notamment la fonctionnalité de la Haute Cour de Justice et les enjeux des élections générales de 2026.

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Les Ressources

Le président de l'Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou, a participé à un atelier d'échanges à Cotonou pour renforcer le dialogue inter-institutionnel au Bénin, en présence de divers présidents d'institutions. L'atelier a permis d'aborder les défis et perspectives des institutions de la République, ainsi que de promouvoir la synergie entre le Gouvernement et ces institutions. Des communications ont été présentées sur des sujets variés, notamment la fonctionnalité de la Haute Cour de Justice et les enjeux des élections générales de 2026.

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Le président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou VLAVONOU a participé, avec

quelques membres de la Conférence des présidents de l’institution parlementaire, à un


atelier d’échanges entre le Ministre en charge des relations avec les institutions de la
République et les présidents d’institutions ce vendredi 22 décembre 2023 à Cotonou. À ces
assises où les difficultés et perspectives de chaque institution de la République ont été
passées en revue, il a été essentiellement question de scruter l’horizon pour le renforcement
du dialogue inter-institutionnel au Bénin.

Dans son mot de bienvenue, le ministre chargé des relations avec les institutions Yvon
Détchénou a transmis aux participants les chaleureuses salutations ainsi que les
remerciements du président de la République pour leur présence à ces assises. Ensuite, le
garde des sceaux a planté le décor en rappelant que le chef de l’Etat dans son discours
d’investiture le 06 avril 2016 a clairement affiché l’urgence de poursuivre de profondes
réformes aux plans politique, institutionnel, économique et social afin d’impulser une
nouvelle dynamique avec pour objectif de rétablir un État respectueux des principes de la
démocratie, des principes de la solidarité et des principes du développement. Selon lui, la
mise en œuvre de cet appel du président de la République nécessite la contribution et la
participation non seulement de tous les citoyens mais surtout l’implication de toutes les
lnstitutions de la République. Ainsi, il a mentionné que la présente rencontre est initiée pour
permettre à chaque institution de parler de ses préoccupations et de ses difficultés d’ordre
relationnel et organisationnel auxquelles elle est confrontée à court, moyen et long termes.

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale Louis Gbèhounou Vlavonou a laissé


entendre que si cette séance n’était pas à l’ordre du jour, il fallait l’inventer et la réinventer
en raison de son importance. 《 Nous sommes ici présents comme une assemblée
constituante et les débats que nous ferons ici sont d’une grande importance surtout pour le
fonctionnement de nos institutions, a laissé entendre le Président Louis Gbèhounou
Vlavonou.

Objectifs et communications

Pendant plusieurs heures, les présidents de l’Assemblée nationale, de la Cour


constitutionnelle, de la Cour suprême, de la Haute Cour de Justice, de la Cour des Comptes,
de la HAAC, du CES, de la CENA, de la CBDH et le Médiateur de la République ainsi que
leurs collaborateurs ont échangé sur divers thèmes avec le garde des sceaux, ministre de la
Justice et de la législation. De façon spécifique, cet atelier vise à promouvoir la synergie
d’actions entre le Gouvernement et les institutions de la République; à faire le point des
réformes en cours dans chaque institution en vue d’un meilleur appui; à présenter les
difficultés auxquelles sont confrontées lesdites institutions chacune en ce qui la concerne; à
identifier les défis communs et à échanger sur les bonnes pratiques entre les institutions de
la République et le Gouvernement; et enfin à présenter les perspectives.

Quatre communication ont meublé les travaux. Il s’agit de : « Non fonctionnalité


juridictionnelle de la Haute Cour de Justice: Obstacles et apports de la justice » présentée
par la présidente Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué; « Enjeux et défis de
l’organisation réussie des premières élections générales de 2026 en République du Bénin:
contribution des institutions de la République » présentée par Soulé Adam; « Évaluation du
fonctionnement du cadre institutionnel et législatif du Conseil économique et social à travers
l’actualisation et l’application effective de sa loi organique » présentée par Tabe Gbian; et
enfin « La CBDH, après le statut « A », consolider les acquis » présentée par Isidore
Clément Capo-Chichi.

Le Parlement béninois est de type monocaméral. Cette configuration, en vigueur


depuis les indépendances en 1960, a été confirmée par la Constitution du 11
décembre 1990 qui dispose en son article 79 : « Le Parlement est constitué par
une Assemblée unique dite Assemblée nationale dont les membres portent le
titre de député. Il exerce le pouvoir législatif et contrôle l’action du
Gouvernement. »

Aux termes de l’article 79 alinéa 2 de la Constitution, deux missions sont donc


assignées au Parlement béninois :
 discuter et voter les lois ;
 contrôler l’action du Gouvernement.

Ces missions ont été dévolues à 64 députés lors de la 1re législature de


l’Assemblée nationale en 1991, puis à 83 députés à compter de l’année 1995.
Mais à la faveur des réformes politiques intervenues à partir de 2019 et de la
révision constitutionnelle qui s’en est suivie, le nombre de sièges a été porté à
109 dans le nouveau Code électoral avec 24 sièges réservés d’office aux
femmes à raison d’une femme au moins par circonscription électorale. L’objectif
derrière est non seulement de promouvoir les femmes à l’Assemblée nationale,
mais également de tenir compte des données démographiques issues du dernier
recensement général de la population (Rgph4) réalisé en 2014.

Ainsi, à la suite des dernières élections législatives qui ont eu lieu le dimanche 08
janvier 2023 et qui ont conduit à la réélection de M. Louis VLAVONOU (député
de l'UPR) à la tête de cette 9e législature, le nombre de femmes élues députés
est passé à 28 (soit plus de 25% de l’effectif) contre seulement 5 femmes sur 83
députés (soit 6%) lors de la 8e et précédente législature.

La loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 (téléchargeable à


l’adresse [Link] ) portant révision de la loi
n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin a
introduit des modifications au sein de l’article 80 portant ainsi la durée du mandat
du député à cinq (05) ans renouvelables deux (02) fois. Dans le but d’aligner les
mandats des élus de manière à réaliser les élections générales en 2026 dans la
même période que celles locales et celle présidentielle, il a été décidé que la 9e
législature ne durera que trois (03) ans. Cela permettra d’assurer efficacement la
transition et de faire en sorte que le mandat des parlementaires passe
effectivement à cinq (05) ans renouvelables deux (02) fois à compter de la 10e
législature.

Les principaux organes de l’Assemblée nationale sont :


 Le Bureau élu au début de chaque législature et qui comprend :
o le président de l’Assemblée nationale qui est, au titre de
cette 9e législature, M. Louis Vlavonou,
o le 1er vice-président qui est, au titre de cette 9e législature,
M. Barthélémy Kassa,
o le 2e vice-président qui est, au titre de cette 9e législature,
M. Léon Comlan Ahossi,
o le 1er questeur qui est, au titre de cette 9e législature, M.
Djibril Amadou,
o le 2e questeur qui est, au titre de cette 9e législature, Mme
Chantal Ahyi,
o le 1er secrétaire qui est, au titre de cette 9e législature, M.
Mahougnon Kakpo,
o le 2e secrétaire qui est, au titre de cette 9e législature, M.
David Houinsa ;
 Les Commissions permanentes qui sont au nombre de cinq (05) :
o La Commission des Lois, de l’Administration et des Droits
de l’Homme présidée, au titre de cette 9e législature, par
l’honorable Orden Alladatin,
o La Commission des Finances et des Échanges présidée,
pour cette 9e législature, par l’honorable Gérard
Gbenonchi,
o La Commission du Plan, de l’Équipement et de la Production
présidée, durant cette 9e législature, par l’honorable
Lambert Agongbonon,
o La Commission de l’Éducation, de la Culture, de l’Emploi, et
des Affaires sociales présidée, pour le compte de cette 9e
législature, par l’honorable Victor Tokpanou,
o La Commission des Relations extérieures, de la Coopération
au Développement, de la Défense, et de la Sécurité
présidée, pendant cette 9e législature, par l’honorable
Abdoulaye Gounou ;

Les Groupes parlementaires qui sont constitués par des députés d’un
même parti ou ayant des affinités politiques. La 9e législature en compte
trois (03) :
 Le Groupe parlementaire « Union progressiste Le Renouveau »
présidé par l’honorable Aké Natondé,
 Le Groupe parlementaire « Bloc républicain » présidé par le
député Assan Seibou,
 Le Groupe parlementaire « Les Démocrates » représentant
l’Opposition et présidé par l’honorable Noureïnou Atchadé ;

La conférence des Présidents qui comprend :


 Le président de l’Assemblée nationale,
 Les autres membres du Bureau,
 Les Présidents des Commissions permanentes,
 Les Présidents des groupes parlementaires

Pour donner un support juridique aux idéaux de la Conférence des forces vives
de la Nation tenue à Cotonou du 19 au 28 février 1990, il a été créé le Haut
Conseil de la République afin d’assurer le rôle de régulateur du fonctionnement
des institutions et de l’activité des pouvoirs publics. Son président fut feu
Monseigneur Isidore de Souza.

Le Haut Conseil de la République sera remplacé par la Cour constitutionnelle


dont les premiers membres prendront fonction en juin 1993. Son siège est à
Cotonou.

Aux termes des dispositions de l’article 114 de la loi n° 90-32 du 11 décembre


1990 portant Constitution de la République du Bénin :

La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’État en


matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité de la loi,
et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les
libertés publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des
institutions et de l’activité des pouvoirs publics

La Cour constitutionnelle est composée de sept membres dont quatre sont


nommés par le Bureau de l’Assemblée nationale et trois par le Président de la
République pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.

La Cour constitutionnelle comprend :


1. trois magistrats ayant une expérience de quinze années au moins
dont deux sont nommés par le Bureau de l’Assemblée nationale
et un par le Président de la République
2. deux juristes de haut niveau, professeurs ou praticiens du Droit,
ayant une expérience de quinze années au moins dont un
nommé par le Bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le
Président de la République ;
3. deux personnalités de grande réputation professionnelle
nommées l’une par le Bureau de l’Assemblée nationale et l’autre
par le Président de la République.

Le Président de la Cour constitutionnelle est élu par ses pairs, et ce parmi les
magistrats et juristes membres de la Cour.

Les fonctions de membres de la Cour constitutionnelle sont incompatibles avec la


qualité de ministre de la République, l’exercice de tout mandat électif, de tout
emploi public, civil ou militaire, et de toute autre activité professionnelle.

La Cour suprême est la plus haute juridiction de l’État en matière administrative,


judiciaire et des comptes de l’État. Elle est également compétente en ce qui
concerne le contentieux des élections locales. Les décisions de la Cour suprême
ne sont susceptibles d’aucun recours.

Elles s’imposent au pouvoir exécutif, au pouvoir législatif ainsi qu’à toutes les
juridictions.

La Cour suprême est consultée par le Gouvernement plus généralement sur


toutes les matières administratives et juridictionnelles.

Elle peut, à la demande du Chef de l’État, être chargée de la rédaction et de la


modification de tous les textes législatifs et réglementaires, préalablement à leur
examen par l’Assemblée nationale.

Le Président de la Cour suprême est nommé pour une durée de cinq ans par le
Président de la République, après avis du président de l’Assemblée nationale et
parmi les magistrats et les juristes de haut niveau ayant quinze ans au moins
d’expérience professionnelle par décret pris en Conseil des Ministres.
Il est inamovible pendant la durée de son mandat qui n’est renouvelable qu’une
seule fois.

Les fonctions du Président de la Cour suprême sont incompatibles avec la qualité


de membre de gouvernement, l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi
public, civil ou militaire, de toute activité professionnelle ainsi que de toute
fonction de représentation nationale.

Les présidents de Chambre et les conseillers sont nommés parmi les magistrats
et les juristes de haut niveau ayant quinze ans au moins d’expérience
professionnelle, par décret pris en Conseil des Ministres par le Président de la
République, sur proposition du Président de la Cour suprême et après avis du
Conseil supérieur de la Magistrature. La loi détermine le statut des magistrats de
la Cour suprême.

Missions :
 exercer un contrôle normatif et disciplinaire sur les décisions
rendues par les juridictions inférieures ;
 sanctionner en cas de violation de la loi les actes et
comportements de l’administration ;
 gérer le contentieux des élections locales ;
 recevoir la déclaration sur l’honneur des biens et du patrimoine
du Président de la République et des membres du
Gouvernement ;
 contrôler les comptes de campagne électorale ;
 rendre, en matière judiciaire, administrative et des comptes de
l’État, des arrêts non susceptibles de recours ;
 donner des avis sur les projets de loi avant leur transmission à
l’Assemblée nationale ;
 donner des avis juridiques et conseiller le Gouvernement plus
généralement sur les projets de texte soumis à son appréciation ;
 veiller au respect de la légalité en vue de l’enracinement de l’État
de Droit et de la consolidation de la démocratie.

Le Conseil économique et social donne son avis sur les projets de loi,
d’ordonnance ou de décret ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont
soumis.

Les projets de loi de programme à caractère économique et social lui sont


obligatoirement soumis pour avis.
Le Président de la République peut consulter le Conseil économique et
social sur tout problème à caractère économique, social, culturel, scientifique et
technique.
Le Conseil économique et social peut, de sa propre initiative, sous forme de
recommandation, attirer l’attention de l’Assemblée nationale et du Gouvernement
sur les réformes d’ordre économique et social qui lui paraissent conformes ou
contraires à l’intérêt général.
Sur la demande du Gouvernement, le Conseil économique et social désigne
un de ses membres pour exposer devant les commissions de l’Assemblée
nationale l’avis du Conseil sur les projets ou propositions de loi qui lui ont été
soumis.
Le Conseil économique et social élit en son sein son Président et les membres
de son bureau. La Composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil
économique et social sont fixés par une loi organique.

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) est l’une des


sept institutions républicaines prévues par la Constitution du Bénin. Elle est
composée de neufs (9) membres (ou conseillers) dont le mandat est de cinq (5)
ans.

Parmi ces neuf (9) membres, trois (3) sont élus par le Président de la
République, trois autres le sont par le Bureau de l’Assemblée nationale, et les
trois restants par les professionnels des médias.

La HAAC a pour mission de réguler le travail des médias : presse écrite, radios et
télévisions. À ce titre, elle veille à un traitement juste, éthique et professionnel de
l’information, et à l’accès équitable des citoyens aux médias de service public.

La HAAC participe également au processus de nomination des directeurs des


organes de presse du service public que sont aujourd’hui l’Office de
Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB), l’Office National d’Imprimerie et
de Presse (ONIP) dont dépend le quotidien « La Nation » et l’Agence Bénin
Presse (ABP). À ce titre, elle reçoit les dossiers des candidats à ces postes, les
étudie, puis propose au Gouvernement les noms des directeurs.

Enfin, la HAAC assure la gestion des ondes radiophoniques et télévisuelles. À ce


titre, elle attribue les fréquences, avec l’avis technique du ministère en charge de
la Communication.
Mission

La Haute Cour de Justice tire sa légitimité et sa légalité des articles 135, 136,
137 et 138 de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la
république du Bénin. En vertu de l’article 136,

La Haute Cour de Justice est compétente pour juger le Président de la


République et les membres du Gouvernement à raison de faits qualifiés
de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à
l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs
complices en cas de complot contre la sûreté de l’État.

Les juridictions de Droit commun restent compétentes pour les


infractions perpétrées en dehors de l’exercice de leurs fonctions et
dont ils sont pénalement responsables

Cette disposition est précisée par l’article 2 de la loi organique de l’institution qui
s’énonce comme suit :
La Haute Cour de Justice est compétente pour juger le président de la
République et les membres du Gouvernement à raison de faits qualifiés
de haute trahison, d’outrage à l’Assemblée nationale, ou d’atteinte à
l’honneur et à la probité et d’infractions commises dans l’exercice ou à
l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.
La Haute Cour de Justice est en outre compétente pour juger leurs
complices en cas de complot contre la sûreté de l’État. Les juridictions
de Droit commun restent compétentes pour les infractions perpétrées
en dehors de l’exercice de leurs fonctions et dont ils sont pénalement
responsables

Composition
Selon l’article 135 de la Constitution béninoise,
La Haute Cour de Justice est composée des membres de la Cour
constitutionnelle, à l’exception de son Président, de six députés élus
par l’Assemblée nationale, et du Président de la Cour suprême.
La Haute Cour élit en son sein son Président.
Une loi organique fixe les règles de son fonctionnement ainsi que la
procédure suivie devant elle
Organisation et fonctionnement :
L’organisation et le fonctionnement de la Haute Cour de Justice sont définis par
la loi organique n°93-013 du 10 août 1999 et par le règlement intérieur de
l’institution.
Clarifications terminologiques :

Haute trahison : Il y a haute trahison lorsque le Président de la République a


violé son serment, est reconnu auteur, co-auteur ou complice de violations
graves et caractérisées des droits de l’homme, de cession d’une partie du
territoire national ou d’actes attentatoires au maintien d’un environnement sain,
satisfaisant, durable et favorable au développement.

Atteinte à l’honneur et à la probité : Il y a atteinte à l’honneur et à la probité


notamment lorsque le comportement personnel du Président de la République
est contraire aux bonnes mœurs ou qu’il est reconnu auteur, co-auteur ou
complice de malversations, de corruption, ou d’enrichissement illicite.

Outrage à l’Assemblée nationale : Il y a outrage à l’Assemblée nationale lorsque


sur des questions posées par l’Assemblée nationale sur l’activité
gouvernementale, le Président ne fournit aucune réponse dans un délai de trente
(30) jours.

À l’occasion de la réforme constitutionnelle consacrée par la loi n°2019-40 du 07


novembre 2019 (téléchargeable à l’adresse [Link]
40/ ) portant révision de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution
de la République du Bénin, le Bénin s’est doté d’une Cour des Comptes en
remplacement de la Chambre des comptes qui était rattachée à la Cour
suprême.

Ladite loi dispose en son article 134-3 que « La Cour des comptes est la plus
haute juridiction de l’État en matière de contrôle des comptes publics. Elle vérifie
les comptes et contrôle la gestion des entreprises publiques et organismes à
participation financière ou bénéficiant des fonds publics. Elle est l’institution
supérieure de contrôle des finances publiques.

La Cour des comptes veille au bon emploi des fonds publics.

Les décisions de la Cour des comptes ne sont susceptibles d’aucun recours.

Elles s’imposent au pouvoir exécutif, au pouvoir législatif ainsi qu’à toutes les
juridictions… ».
La présentation détaillée des missions de la Cour des comptes est disponible à
l’adresse [Link]

La compétence, la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Cour


des comptes étant déterminées par une loi organique, et la loi fixant les
procédures suivies devant la Cour des comptes, les députés de la 8e législature
de l’Assemblée nationale ont adopté, dans leur séance plénière du 27 juin 2022,
la loi N°2022-05 portant loi organique sur la Cour des comptes. Ladite loi vient
abroger celle en vigueur depuis le 4 mars 1990 et modifiée le 31 mai 2001.
La loi N°2022-05 est consultable et téléchargeable sur le site web du Secrétariat
général du Gouvernement à l’adresse [Link]

La Cour des comptes est actuellement dirigée par Mme Ismath BIO TCHANÉ
MAMADOU nommée le 28 avril 2021 par le président de la République, après
avis du Conseil supérieur de la Magistrature et consultation du président de
l’Assemblée nationale, pour un mandat de cinq (05) ans renouvelable une seule
fois.

Mme Ismath BIO TCHANÉ MAMADOU devient ainsi non seulement la toute
première personne à diriger cette institution sous sa forme indépendante et non
rattachée à la Cour suprême, mais également la toute première femme à le faire.

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