0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
65 vues68 pages

MON MEMOIRE Final

Ce document présente une étude sur l'amélioration de la production d'un réservoir de pétrole lourd par injection cyclique de vapeur et injection de vapeur, utilisant le logiciel CMG pour des simulations. Les résultats montrent que l'injection cyclique combinée à l'injection de vapeur maintient une bonne pression et réduit la viscosité de 127 cP à 0,212 cP, permettant une récupération significative de l'huile et du gaz. D'un point de vue économique, la valeur actuelle nette du projet est de 552 millions de dollars, indiquant sa rentabilité.

Transféré par

ebogoarthurmarilyn
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
65 vues68 pages

MON MEMOIRE Final

Ce document présente une étude sur l'amélioration de la production d'un réservoir de pétrole lourd par injection cyclique de vapeur et injection de vapeur, utilisant le logiciel CMG pour des simulations. Les résultats montrent que l'injection cyclique combinée à l'injection de vapeur maintient une bonne pression et réduit la viscosité de 127 cP à 0,212 cP, permettant une récupération significative de l'huile et du gaz. D'un point de vue économique, la valeur actuelle nette du projet est de 552 millions de dollars, indiquant sa rentabilité.

Transféré par

ebogoarthurmarilyn
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DEDICACE

Ma maman HADIDJATOU MANAOUDA

Et à

Mon papa DZOKOM Blaise

i
REMERCIEMENTS
Je rends grâce au bon DIEU de m’avoir guidé durant mon parcours à l’EGEM, en me
donnant la vie et le goût du travail afin de terminer cette partie de mes études. DIEU avant tout.

J’adresse mes sincères remerciements à ceux qui ont directement ou indirectement contribué à
la réalisation de ce travail, en particulier :

Au Pr. ABDOUL WAHABOU Directeur de l’Ecole de Géologie et d’Exploitation Minière


(EGEM), pour la nouvelle dynamique apporté et pour toutes les facilités qu’il a mis en œuvre pour
que nous puissions soutenir dans des bonnes conditions ;

Au Pr. NGOUNOUNO Ismaïla, celui-là qui a tout mis en œuvre pour que nous recevions une
bonne formation ;

Au Dr. Ing. MAMBOU NGUEYEP Luc Leroy, Chef de Département, un homme de principe
qui a tout mis en œuvre pour que nous produisions un travail de qualité. Ses conseils, sa rigueur
scientifique et son intégrité font de lui un modèle et un encadreur idéal ;

Au Dr ABDOURAMANI DADJE, Encadrant Académique, pour ses conseils, sa patience,


son aide et toutes les corrections qu’il a pu m’apporter tout le long de cette formation ;

A Ing. SOULEYMANOU BABA NANA, pour son aide dans l’apprentissage du logiciel
utilisé pour la réalisation de ce travail et pour son suivi, sa compréhension et sa patience ;

A M. SAMBA KOUKOUARE Prosper pour son encadrement durant toutes ces années
passées à l’EGEM ;

Les membres du jury pour avoir bien voulu prendre de leur temps pour examiner et améliorer
ce travail ;

L’ensemble des enseignants en particulier Pr MBOWOU, Pr. MEYING Arsène, M.


KAMGUE Franck et M. SELEMA SIRE Georges Pascal pour les enseignements dispensés et
les bons moments passés ;

L’ensemble du personnel administratif et technique de l’EGEM pour leur


accompagnement durant notre formation ;

ii
Mes camarades de classe et de promotion en particulier MOBENE Éric Yannick,
KAMGANG Harold, IBRAHIM Cherif, LISSOM Serges bienvenue, NZIE Jean Francky,
NZENGUE YABELI Flora, NKENGAFACK Armstrong, SIKADI Joyce, YOUBI YVON
Yann, MBOUYA WATIO Berlin, NANA Patrick, BANGWEN Cédric YAMDJEU Redford,
MONTHE Freddy pour leur soutien durant les 5 ans passés ensemble;

Mes voisins, ZAMBO TCHOUNGUI Steve et FOUAPON Hassan, les inoubliables,


GUINTANG Andrew, KEMAYOU Milène, FEULEFACK Wilfried, MBUELA Loïc, Dexter
et Lyse ceux-là qui m’ont procuré des moments de joie, qui ont su changer mes idées quand j’avais
le moral à zéro ;

Mon père DZOKOM Blaise, celui qui m’a soutenu tant moralement que financièrement. Que
DIEU te bénisse abondamment papa ;

Ma maman HADIDJATOU MANAOUDA, les mots me manquent, je ne sais quoi dire pour
estimer sa valeur à mes yeux. C’est une femme formidable, ayant un cœur plus grand que le monde.
Bref, maman tu es mon Dieu sur terre ;

Mes sœurs DOUVGAI Sandrine et DANAVA Bénédicte pour leurs soutiens ;

Mes amis ASSALA Amand, AWE Bertrand, DIKWA Victor, SOULOUKNA Navogo
pour leurs soutiens ;

Le richissime NANA BOUBA pour la mise à disposition d’un groupe électrogène pour la
population de Meiganga ;

Mes mamans de Meiganga Mme Valérie et Mme BOUBAKARY, qui ont illuminé mes
weekends merci encore ;

Ma grande sœur Sylvie pour son assistance, les soins qu’elle m’a procurés ;

Tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail.

iii
TABLE DES MATIERES
DEDICACE ...................................................................................................................................... i
REMERCIEMENTS ....................................................................................................................... ii
LISTE DES FIGURES ................................................................................................................... vi
LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................................viii
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ................................................................................. ix
RESUME......................................................................................................................................... x
ABSTRACT ................................................................................................................................... xi
INTRODUCTION GENERALE..................................................................................................... 1
CHAPITRE I : GENERALITES ..................................................................................................... 3
I.1 Mécanismes de transfert de la chaleur ................................................................................ 3

I.1.1 Conduction de la chaleur dans les solides.................................................................... 3


I.1.2 Chauffage par convection dans les réservoirs .............................................................. 5
I.2. Vapeur ................................................................................................................................ 7

I.3 Injection cyclique de la vapeur ........................................................................................... 8

I.3.1 Critères de choix .......................................................................................................... 8


I.3.2 Principe ........................................................................................................................ 9
I.3.3 Paramètres influencés dans le réservoir ..................................................................... 11
I.3.4 Mécanismes mis en jeux ............................................................................................ 13
I.4 Injection de vapeur ............................................................................................................ 14

I.4.1 Méthodes .................................................................................................................... 14


1.4.2. Evolution de la vapeur.............................................................................................. 15
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES ............................................................................ 17
II.1. Matériel ........................................................................................................................... 18

II.2. Méthodes ........................................................................................................................ 18

II.2.1. Présentation du logiciel Computer Modeling group (CMG) ................................... 18


II.2.2. Construction du model............................................................................................. 19
II.2.3. Simulation dynamique des différents scénarios ...................................................... 23
II.2.4 Evaluation économique ............................................................................................ 27
CHAPITRE III : RESULTATS ET INTERPRETATIONS ......................................................... 29
III.1. Présentation du model ................................................................................................... 29

III.2. Cas de base : production avec l’énergie naturel du réservoir ........................................ 32

iv
III.3. Scénario 1 : production primaire suivi de l’injection de vapeur ................................... 37

III.4. Scénario 2 : production avec l’énergie naturel du réservoir, injection cyclique de vapeur
et en fin injection de vapeur ...................................................................................................... 43

III.5. Evaluation économique ................................................................................................. 50

CONCLUSION GENERALE ....................................................................................................... 52


REFERENCES .............................................................................................................................. xii
ANNEXES .................................................................................................................................... xv

v
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Transfert de chaleur par conduction .............................................................................. 4
Figure 2: Injection cyclique de la vapeur [15]. ............................................................................ 10
Figure 3 : Production d’huile au cours de cycles successifs d’injection de vapeur [17]. ............. 10
Figure 4 : Production cumulée d’huile obtenue par injection cyclique de vapeur [17]. .............. 11
Figure 5: Variation de la viscosité en fonction de la température [3] .......................................... 12
Figure 6 : L'effet de la température sur la perméabilité relative [20] ........................................... 13
Figure 7 : Processus d'injection de vapeur [15] ............................................................................ 14
Figure 8 : Effet de la gravite sur le déplacement de la vapeur dans un réservoir [2]. .................. 15
Figure 9: Configuration géométrique des puits producteurs et injecteurs [22] ............................ 16
Figure 10 : Organigramme de travail ........................................................................................... 17
Figure 11: Page d'accueil du logiciel CMG. ................................................................................ 19
Figure 12 : Choix du simulateur................................................................................................... 19
Figure 13 : Propriété PVT du fluide en place ............................................................................... 20
Figure 14 : Conditions initiales du réservoir. ............................................................................... 21
Figure 15 : Définition de pas. ....................................................................................................... 22
Figure 16 : Opérations sur puits producteurs pour récupération primaire ................................... 23
Figure 17 : Opérations sur puits injecteur .................................................................................... 24
Figure 18 : Opérations sur puits injecteurs pour injection cyclique de vapeur ............................ 26
Figure 19 : Configuration des cycles ............................................................................................ 26
Figure 20: Opération sur puits (primaire-css-injection de vapeur) .............................................. 27
Figure 21 : Configuration du cycle............................................................................................... 27
Figure 22: modèle statique ........................................................................................................... 29
Figure 23 : Distribution de la saturation en huile ........................................................................ 30
Figure 24: Distribution de la température .................................................................................... 30
Figure 25 : Distribution de la viscosité ........................................................................................ 31
Figure 26 : Modèle avec puits (five spot pattern inversé) ............................................................ 31
Figure 27 : Facteur de récupération l'huile et du gaz ................................................................... 33
Figure 28 : Evolution de la pression du réservoir ........................................................................ 34
Figure 29 : Distribution de la pression dans réservoir en fin de récupération primaire ............... 34
Figure 30 : Evolution des débits de production d’huile et de gaz ................................................ 35
Figure 31: Distribution de la saturation en huile en fin de production primaire .......................... 35
Figure 32 : Distribution de la température en fin de production primaire ................................... 36
Figure 33: Distribution de la saturation en gaz en fin de récupération primaire .......................... 36
Figure 34 : Facteur de récupération du scénario 1 ....................................................................... 37
vi
Figure 35 : Evolution de la pression dans le réservoir dans le scénario 1 .................................... 39
Figure 36: Distribution de la pression dans le réservoir en fin de simulation .............................. 39
Figure 37 : Evolution du débit de production de l'huile durant le scénario 1 .............................. 40
Figure 38 : Perméabilités relative ................................................................................................. 41
Figure 39 : Distribution de la température à la fin du scénario 1 ................................................. 42
Figure 40 : Distribution de la viscosité ........................................................................................ 43
Figure 41 : Facteur de récupération après injection cyclique de la vapeur .................................. 44
Figure 42 : Variation de la pression dans le réservoir pendant l’injection cyclique de la vapeur 45
Figure 43 : Débit de production d’huile et de gaz ........................................................................ 45
Figure 44 : Débit d'injection ......................................................................................................... 46
Figure 45 : Facteur de récupération .............................................................................................. 47
Figure 46: Variation de la pression dans le réservoir pendant l'injection lors le scénario 2 ........ 47
Figure 47 : Variation du débit de production pendant l'injection lors le scénario 2..................... 48
Figure 48: Déroulement du scénario 2 ......................................................................................... 49

vii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Ordre de grandeur du coefficient de transfert de chaleur par convection ................... 7
Tableau 2 : matériel utilisé pour la réalisation de ce travail ........................................................ 18
Tableau 3 : Données d'entrée PVT ............................................................................................... 20
Tableau 4 : Dépense lié à la production ....................................................................................... 28
Tableau 5 : Réserve en place ........................................................................................................ 32
Tableau 6 : Quantité récupère en récupération primaire .............................................................. 32
Tableau 7 : Quantité de fluide produit est injecté durant le scénario 1 ........................................ 37
Tableau 8 : Quantités de fluides injectés et produits ................................................................... 43
Tableau 9: Comparaison des taux de récupération des différents scénarios ................................ 50
Tableau 10 : Evaluation économique pour scénario 1 ................................................................. 50
Tableau 11: Evaluation économique pour scénario 2 .................................................................. 51

viii
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
A : Section transversale du flux
API : Institut Américaine de Pétrole
Bo : Facteur volumétrique de formation de l’huile
C : Chaleur massique
CMG : Computer Modeling Group
Co : Compressibilité
D : Diamètre
fs : Qualité de la chaleur
h : Coefficient d’échange convectif
hf : Chaleur sensible ou Enthalpie
hfv : Chaleur latente d’évaporation
hv : Chaleur total
Krw : Permeabilité relative à eau
mD : Milli Darcy
ml : Masse du liquide
mv : Masse de la vapeur
NPV : Net Present Value
Nu : Nombre de NUSSELT
Pr : Nombre de PRANTDL
PVT : Pression Volume Température
Qw : Débit d’huile
Re : Nombre de RENOLDS
Rs : GOR : Gas Oil Ratio
S : Surface
T : Température
Vg : Volume de gaz
Vo std : Volume d’huile aux conditions standards
Vo : Volume d’huile
W cut : Water Cut
X : Distance
𝛼 : Diffusivité
𝜌 : Masse volumique
𝜆 : Conductivité thermique
𝜙 : Quantité de chaleur transférée par unité de temps ou flux de chaleur
µ : Viscosité
ix
RESUME
Ce travail traite de l’amélioration de la production d’un réservoir de pétrole lourd du champ X10
par injection cyclique de vapeur et par injection de vapeur. Le logiciel « Computer Modeling
Group » en abrégé CMG a été utilisé pour la réalisation de ce travail. Des simulations ont été
effectuées, partant de la production primaire, jusqu’aux deux autres procédés d’injection de vapeur
à savoir « l’injection de vapeur » et « l’injection cyclique de vapeur » combinée à « l’injection de
vapeur ». L’évolution de la pression dans les différents scénarios étudiés montre que l’injection
cyclique de la vapeur combinée à l’injection de vapeur permet d’avoir un bon maintien de pression
dans le réservoir. Les résultats obtenus ont donc montré que le scénario précédent est le meilleur
sur le plan technique car il permet de réduire la viscosité initialement de 127 cP à 0,212cP grâce à
une augmentation de la température de 37,7oC à 350oC, ce scénario permet également de récupérer
environ 56% et (pratiquement) 100% respectivement de l’huile et du gaz en place, réparti comme
suit : récupération primaire 2,4% pour l’huile, 47,01% pour le gaz et 52,2% de pétrole, 53% de
gaz après traitement à la vapeur. D’un point de vue économique, en considérant le prix d’un baril
de pétrole à 38,37$ et celui du gaz naturel à 2,372$ en date du 15 Septembre 2020, la valeur
actuelle nette est de 552M$, ce qui implique la rentabilité de ce projet en utilisant successivement
la production primaire, l’injection cyclique de la vapeur et en fin l’injection de vapeur.

Mots clés : Production, Réservoir, Injection, Pétrole Lourd, Simulation, Vapeur.

x
ABSTRACT
This work deals with improving the production of a heavy oil reservoir in the field X10 by steam
cyclic stimulation and steam injection. The software Computer Modeling Group abbreviated
CMG was used to realize this work. Simulations were carried out, starting from primary
production up to two other steam injection processes namely ‘’steam injection’’ and ‘’the cyclic
steam stimulation’’ combined with ‘’steam injection’’. The evolution of pressure in the different
scenarios studied shows that the cyclic stimulation by steam combined with the injection of steam
permits to maintain good pressure in the reservoir. The results obtained have therefore shown that
the previous scenario is the best in technical terms because it permits to reduce the initial
viscosity from 127 cP to 0.213 cP through a temperature increase from 37.7oC to 350oC. In
addition, it permits to recover approximatly 56% and almost 100% respectively of oil and gas in
place , distributed as follow : primary recovery 2,4% for oil, 47.01% for gas and 52,2% for
petroleum , 53% gas after steam treatment. From an economic point of view, considering the price
of a barel of oil at $38.37 and that of naturlal gas at $2.372 on the 15th september , 2020, the net
present value is M$552, implying the profitability of this project using successively primary
production, cyclic steam stimulation and finaly steam injection .

Key words : Production, Reservoir, Injection, Heavy oil, Simulation, Steam.

xi
INTRODUCTION GENERALE
Contexte et justification

Les réservoirs dans le monde contiennent différents types d'huile, la différence entre
celles-ci se fait au niveau de la valeur de leur viscosité et de la valeur de leur densité [1]. Les
réservoirs du champ X10 contiennent du pétrole lourd avec une viscosité initiale de 127 cP et une
densité de 21oAPI qui est difficilement produit de manière conventionnelle. C'est pourquoi il est
nécessaire d’utiliser des méthodes de récupération améliorée, plus particulièrement les méthodes
thermiques. La récupération efficace et économique du pétrole lourd et du bitume représente un
défi et une tâche technique majeur [2]. De nos jours, les quantités de pétrole non conventionnel :
pétrole lourd, pétrole extra lourd, et les sables bitumineux en place sont bien plus importantes que
celles du pétrole brut conventionnel car elles représentent 70% des réserves mondiales actuelles
comme consigné en annexe 1 [3]. Ces huiles lourdes et bitumes contiennent des proportions plus
importantes de paraffine, d’où leur grande viscosité [4]. Dans un monde où la demande énergétique
est sans cesse croissante, ces ressources non conventionnelles deviennent rapidement des
alternatives pour compléter les ressources énergétiques conventionnelles [5]. C’est dans cette
optique que plusieurs études ont été menées notamment par Roger M. BUTLER de l’Université
de Calgary en Alberta au Canada en 1991 sur la récupération des huiles lourdes et bitumes. Ces
études ont été plusieurs fois améliorées, la plus récente faisant varier plusieurs modèles d'injection
et la qualité de la vapeur pour étudier leurs effets sur le facteur de récupération [4].

Problématique

Les quantités de pétrole non conventionnel sont bien plus importantes que celle du pétrole
conventionnel, ainsi, le défi en ce qui concerne la récupération des huiles lourdes est double :
récupérer le pétrole du réservoir et le convertir en produits pétroliers utiles. La récupération du
pétrole du réservoir faisant essentiellement l’objet de notre travail, Il est question de produire le
pétrole lourd par application des méthodes de récupération thermale, particulièrement l’injection
de vapeur suivant divers modèle d’injection.

Objectifs

L’objectif de ce mémoire est de proposer le schéma de récupération optimal pour les


réservoirs du champ X10 par utilisation des procédés de récupération thermiques, il s’agira
principalement de l’injection de vapeur suivant divers modes d’injections. Pour y arriver il sera
donc nécessaire de :

1
- réaliser des modèles d’étude ;
- effectuer des simulations visant à :
- réduire la viscosité de l’huile en place ;
- changer la mouillabilité de la roche ;
- réduire la saturation résiduelle en huile ;
- augmenter la force nécessaire pour accroitre le débit de l'huile.

Plan du mémoire

Ce travail s’organise en trois parties : tout d’abord au chapitre 1, sont présentés les
généralités sur les mécanismes de transfert de la chaleur, les propriétés de la vapeur et enfin les
différentes méthodes utilisées pour la récupération des huiles lourdes, extra lourdes et sables
bitumineux ; ensuite au chapitre 2, le matériel et la méthodologie utilisés pour l’élaboration de ce
travail ; et en fin au chapitre 3, les résultats et interprétations.

2
CHAPITRE I : GENERALITES
Introduction

L'ingénieur réservoir est souvent confronté à de nombreux problèmes lors de la conception,


de la planification, des projets d'injection de vapeur, du suivi, de l'analyse et de l'amélioration de
leurs performances [6]. Ainsi, la connaissance des caractéristiques, des mécanismes de transfert
de chaleur, sont primordiales pour mieux comprendre les pertes de chaleur, la forme et la
croissance des zones de vapeur ainsi que pour la réussite d’un projet d’injection de vapeur [2].

I.1 Mécanismes de transfert de la chaleur

Le transfert de la chaleur dans un réservoir d’hydrocarbure est un mécanisme très important


dans le processus de récupération thermique. Il existe deux modes de transfert de chaleur qui se
produisent dans le réservoir, à savoir [2] :

- La conduction thermique qui a lieu dans la matrice rocheuse qui est stationnaire ;
- La convection qui se produit au sein des fluides en mouvement.

Les mécanismes ci-dessus font intervenir la notion de flux de chaleur (𝜙), qui est la quantité de
chaleur transférée par unité de temps. Il s’exprime en j/s (W).

𝑑𝑄
𝜙= (en j/s ou en W) (1.1)
𝑑𝑡

Ainsi lors de l’injection de la vapeur, le transfert de chaleur produit des gradients de


température dans le réservoir, par conduction dans la partie solide et par convection lorsque cette
vapeur entre en contact avec les fluides du réservoir. D’où la nécessité d’avoir une roche hautement
poreuse et perméable [7].

I.1.1 Conduction de la chaleur dans les solides

Le réservoir, est considéré comme un solide homogène dans lequel le transfert de chaleur se
fait par conduction.

La conductivité thermique

La conduction thermique est un mode de transfert thermique provoqué par une différence de
température entre deux régions d’un même milieu, ou entre deux milieux en contact se réalisant
sans déplacement de matière [8].

3
La théorie de la conduction thermique suppose que le flux de chaleur est dans la direction
du gradient de température et est proportionnel à l'ampleur du gradient. La constante de
proportionnalité 𝜆 est définie comme la conductivité thermique du matériau. Pour le flux
unidimensionnel de chaleur par conduction, le flux de chaleur est donné par l'équation 1.2, où ∅
est le flux, A est la section transversale du flux, T est la température, et x est la distance [9, 10,
11].

𝜕𝑇
∅ = -𝜆𝐴 (1.2)
𝜕𝑥

Le transfert de chaleur se fait de la zone de température la plus haute vers la zone la plus basse,
c’est ce qui justifie le signe négatif [12].

Equation De Fourier [2, 10]

Puisque la température varie dans le solide en fonction de l'endroit où on la mesure, c'est à


dire que lorsqu'on se déplace de : M en M + dM, on a T(M + dM) = T(M) + dT , comme
indiqué sur la figure 1.

Figure 1 : Transfert de chaleur par conduction


La variation totale dT est la somme des 3 variations :

𝛿𝑇 𝛿𝑇 𝛿𝑇
dT = dx + dy + dz (1.3)
𝛿𝑥 𝛿𝑦 𝛿𝑧

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ T . 𝑑𝑀
dT = 𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (1.4)

Ainsi donc, la loi de Fourier s’écrit :

∅ = - 𝜆 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 T (1.5)

Avec 𝜆 la conductivité thermique.

Dans un phénomène de conduction, la cause est le gradient de température qui provoque


un effet de densité de flux de chaleur qui est proportionnel à la cause [9].

4
Loi de Fourier ∅ = - 𝜆 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 T (1.5)

⃗ + 𝑃 − 𝜌𝑐 𝜕𝑇 = 0
(Bilan thermique) - ∇∅ (1.6)
𝜕𝑡

1.3 Dans 1.4

𝜕𝑇
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ T) + 𝑃 − 𝜌𝑐 = 0
- ∇(− 𝜆 𝑔𝑟𝑎𝑑 (1.7)
𝜕𝑡

𝑃 𝜌𝐶 𝜕𝑇 𝜆
∇2 T + − = 0 avec 𝛼 = 𝜌𝐶 la diffusivité thermique (1.8)
𝜆 𝜆 𝜕𝑡

Sans dissipation interne de chaleur : P = 0

On aura donc :

𝜕2 𝑥 𝜕2 𝑦 𝜕2 𝑧 1 𝜕2 𝑇
(𝜕𝑥 2 )+( 𝜕𝑦 2 )+(𝜕𝑧 2 ) = 𝛼 𝜕𝑡 2 (équation de la chaleur sous forme tridimensionnel) (1.9)

𝜕2 𝑥 1 𝜕2 𝑇
(𝜕𝑥 2 ) = 𝛼 𝜕𝑡 2 (équation de la chaleur sous forme unidimensionnel) (1.10)

Bien que ce processus soit très important pour la récupération thermique, il est très lent. La
conduction thermique n’est pas efficace sur de grands volumes de réservoir. Cependant, elle l’est
sur des distances relativement courtes [2].

I.1.2 Chauffage par convection dans les réservoirs


Le transfert de chaleur par conduction étant un processus lent, l'alternative beaucoup plus
pratique du chauffage utilise l’injection de fluides chauds c'est-à-dire par chauffage convectif. Le
choix du fluide injecté est l'eau : soit de l'eau chaude, soit de la vapeur. Parmi celles-ci, la vapeur
est plus populaire parce qu'elle permet de transporter plus de chaleur et aussi parce qu'elle peut
produire un déplacement beaucoup plus stable et complet de l'huile [2, 6]. Ainsi nous distinguons :

- Convection libre, qui est le mouvement d’un fluide par les différences de masse
volumique en son sein dues à la variation de température et de gravité [10] ;
- Convection forcée, qui quant à elle est le mouvement d’un fluide par cause extérieure
(pompe, générateur) [12].

En récupération thermique, le processus le plus utilisé est celui du transfert convectif forcé
de la chaleur vers le réservoir car elle dépend d’une action mécanique extérieure, couplé à la
dissipation de cette chaleur par conduction à travers les grandes zones chauffées qui se développent
[6].

5
Loi de Newton

La loi de Newton qui stipule que la densité de flux de chaleur échangé entre une paroi
solide et un fluide en écoulement est proportionnelle à l’écart de température qui lui a donné
naissance [12].
Φ = hS(TP-T∞) (1.11)
h est une grandeur positive appelée coefficient d’échange convectif, en (W.m-2.K-1), Ce coefficient
dépend de nombreux paramètres (nature fluide, type d’écoulement, état de surface) et est donc
extrêmement difficile à quantifier précisément, Φ Flux de chaleur transmis par convection, S l’aire
de la surface d'échange solide/fluide et (TP-T∞) représente l’écart de température [10, 11].
Un problème de convection est difficile à résoudre car h étant un paramètre difficile à quantifier
précisément. Nous présentons donc une méthode de résolution afin de déterminer le flux de chaleur
transmit par convection (forcée) [9].

Méthodologie de résolution d’un problème de convection forcée [10, 12]

- Calcul des nombres adimensionnés Re et Pr


𝑈𝐷
Re = 𝜌 (1.12)
𝜇

𝜇𝐶 vicosité dynamique
Pr = 𝜌
= (1.13)
diffusivité thermique

Ou U représente la vitesse du fluide, D le Diamètre du tuyau, 𝜌 la masse volumique du fluide, Re


le nombre de REYNOLDS, C la capacité thermique massique, 𝜇 la viscosité dynamique du fluide
et Pr le nombre de PRANTDL.

Le nombre de REYNOLDS Caractérise le régime d'écoulement (laminaire, transitoire,


turbulent).

Cas d'une tuyauterie


Re > 5000 : turbulent (convection forcée)
2400<Re<5000 : transitoire
Re<2400 : laminaire

Le nombre de PRANTDL Caractérise les profils de vitesse et de température.

- Suivant la valeur de Re et la configuration faire le choix de la corrélation (Annexe 2)


- Calcul du nombre Nu = f (Re, Pr) nombre de NUSSELT par application de la corrélation

6
Le nombre de NUSSELT caractérise le type de transfert.

- Calcul du coefficient d’échange convectif h et du flux de chaleur transmit par convection


φ
h = λNu/D (1.14)
φ = hS(TP-T∞) (1.15)
où (TP-T∞) représente l’écart de température.

De ce qui précède, il est possible de résoudre aisément un problème de convection et dire si


elle est forcée ou naturelle grâce au tableau 1.

Tableau 1 : Ordre de grandeur du coefficient de transfert de chaleur par convection

Type de convection Nature du fluide h (Wm-2 0c-1)


Convection naturelle Gaz 02 - 10
Liquide 100 - 1000
Convection forcée Gaz 10 - 200
Liquide 100 - 5000

Bien que la conduction soit lente, elle joue néanmoins un rôle très important lors de
l’injection de vapeur, car au fur et à mesure de l’injection elle réchauffe les abords du puits et les
maintiens chauds, ce qui réduit les résistances à l’écoulement lors de la production [3]. Le transfert
de chaleur par ce processus : conduction bien qu’étant lent a lieu, et la chaleur est ainsi transférée
des abords du puits vers le réservoir. La vapeur restante rentre en contact avec l’huile réchauffée,
augmente sa capacité à s’écouler. L’huile est ainsi produite facilement en majorité grâce à sa
viscosité réduite par convection forcée et grâce à la réduction des résistances dans le puits par
conduction [2].

I.2. Vapeur

Le véhicule le plus couramment utilisé pour injecter de la chaleur est la vapeur saturée. L'eau
chaude et les gaz chauffés ont été essayés, mais aucun n'est aussi efficace que la vapeur de qualité
[7]. Les projets de récupération assistée du pétrole par la vapeur représentaient 417 675 barils de
pétrole par jour en 2000, soit 56 % du total de toutes les méthodes de récupération tertiaire assistée.
Ce facteur de récupération est resté pratiquement inchangé depuis plus de 15 ans. L'injection de
gaz d'hydrocarbures et l'injection de gaz CO2, sont les seuls autres contributeurs importants et ne
représentent que 17 et 24 %, respectivement [13].

7
Propriétés de la vapeur

L'eau peut exister sous forme de solide, de liquide ou de gaz. La région de changement de
phase, dans laquelle l'eau coexiste sous forme liquide et gazeuse, est celle qui intéresse l’ingénieur
réservoir lorsqu’il est envisagé d'utiliser la vapeur dans un champ pétrolifère [7, 14].

- La qualité de la vapeur : elle se réfère à la région de changement de phase du liquide au


gaz et est définie comme suit [3]:

𝑚𝑣
fs = (1.16)
𝑚𝑣+𝑚𝑙

Avec fs la qualité de la chaleur sans unité ; mv la masse de la vapeur Kg ; ml la masse de


liquide en Kg.

- L’Enthalpie : est une fonction définie par la somme de l'énergie interne d'un système et du
produit de sa pression par son volume. hf est appelée chaleur sensible. L’apport de chaleur,
qui produit un changement d'état de liquide à gaz sans changement de température, est
appelé "chaleur latente d'évaporation" et est indiqué par hfv. La chaleur totale, hv, dans
chaque livre (pound) de vapeur saturée ou de qualité 100 % est la somme de ces deux
éléments [3, 14].

hv = hf + hfv (1.17)

I.3 Injection cyclique de la vapeur

L'injection cyclique de vapeur est un processus dans lequel la vapeur est injectée à intervalles
variables suivie par une période de production [1]. Ce processus d’injection cyclique est également
connu sous le nom de "steam soak" et "huff and puff». Ici, le puits injecteur est également le puits
producteur, la production de pétrole est rapide et est efficace, au moins dans les premiers cycles
[15, 16].

I.3.1 Critères de choix

Les travaux réalisés par Roger m. BUTLER, SERHAT AKIN en 1991, John AKOT MOU,
Indri KUSUMASTUTI et al en 2019, montrent que la vapeur augmente la production de pétrole.
Elle possède les caractéristiques suivantes [15] :

8
- en raison de la chaleur latente de la formation de vapeur, la vapeur à une forte teneur en
chaleur ;
- la vapeur occupe un volume 25 à 40 fois supérieur à celui de l'eau une fois injecté dans une
formation ;
- la vapeur déplace environ 90% du pétrole dans un réservoir poreux.

L’injection cyclique de la vapeur se fait dans [16] :

- les réservoirs d’huile très lourde et bitume, le rôle de la vapeur est de réduire la viscosité ;
- les réservoirs ayant une mobilité appréciable et où la production conventionnelle est
possible mais à un faible taux. Dans ce cas, le rôle de l'injection de vapeur est de diminuer
la résistance du puits de forage.

Dans les deux cas, l'effet de l'injection de vapeur diminue à mesure que la zone chauffée se
refroidit, et il devient nécessaire de répéter le cycle d'injection. De plus, dans les deux cas, les
cycles suivants deviennent moins efficaces [1, 17].

Les paramètres à prendre en compte pour le choix d’un réservoir pour l’injection cyclique
de vapeur sont les suivants [15, 16, 18] :

- la profondeur du réservoir ne doit pas dépasser 1500 m en raison des pertes de chaleur ;
- le réservoir, de préférence sableux, doit avoir une épaisseur d'au moins 14-15 m ;
- saturation en pétrole doit être supérieure à 40% ;
- porosité doit être supérieure ou égal à 30% ;
- perméabilité horizontale supérieur à 100 md ;
- une viscosité extrêmement élevée (pétrole lourd) ;
- un réservoir non fracturé ;
- la pression de formation doit être élevée.

I.3.2 Principe
Pendant une période de 4 à 8 semaines, de la vapeur est injectée dans le réservoir à travers
le tubage du puits de production. Ensuite, le puits est fermé pendant 2-3 jours, 5 jours maximum.
Il est alors remis en production. Un seul et même puits est utilisé à la fois pour l'injection de vapeur
et la production de pétrole. Après le traitement, le puits produit à un rythme plus élevé. Les cycles
de production d'huile par injection de vapeur peuvent être répétés plusieurs fois [15]. La figure 2
suivante présente le principe de l’injection de la vapeur.

9
Figure 2: Injection cyclique de la vapeur [15].
Le débit d’injection est le plus souvent compris entre 100 à 5000 t/j ce qui conduit à des
durées d’injection comprise entre quelques jours et plus d’un mois en fonction de la taille du
réservoir. La période d’attente avant la remise en production du puits varie entre 2-5 jours suivant
les opérations, ce qui porte la durée d’un cycle d’injection entre quelque mois et un (01) ans
maximum. On utilise généralement un critère de débit d’huile minimale pour fixer la date de début
d’un nouveau cycle [17, 19]. La figure 3 résulte des données de production par puits, moyennées
sur un certain nombre de puits de Huntington en Californie.

Figure 3 : Production d’huile au cours de cycles successifs d’injection de vapeur [17].


Une observation est que le débit maximal d’huile diminue de cycle en cycle. Les chiffres
entre parenthèse indiquent le nombre de puits sur lesquels les moyennes ont été établies [17].

10
La figure 4 quant à elle représente la production cumulée d’huile par injection cyclique de
vapeur en bolivar Venezuela

Figure 4 : Production cumulée d’huile obtenue par injection cyclique de vapeur [17].

Les avantages et inconvénient de l’injection cyclique de la vapeur sont [15] :

Avantage : l’injection cyclique de la vapeur est souvent économiquement intéressante car elle
permet une production rapide de pétrole avec des rapports pétrole-vapeur acceptables et parfois
très élevés.

Inconvénient : Le principal inconvénient du processus cyclique de stimulation par la vapeur est


qu'il ne permet souvent de récupérer qu'environ 15 % du pétrole avant que le rapport pétrole-
vapeur ne devienne trop faible.

I.3.3 Paramètres influencés dans le réservoir

Le principal paramètre influencé dans un réservoir d’huile lourde et de bitume sélectionné


pour un traitement à la vapeur est la viscosité [1, 2, 3, 16].

Le principal effet physique de la vapeur qui favorise la récupération du pétrole lourd est la
réduction réversible de la viscosité qui résulte de l'augmentation de la température [1, 3]. La figure
5 ci-dessous représente la variation de la viscosité en fonction de la température.

11
Figure 5: Variation de la viscosité en fonction de la température [3]
Autres paramètres :

- Le changement de perméabilité relative : un autre phénomène qui joue un rôle dans


l'augmentation de l'efficacité des injections de vapeur est que les courbes de perméabilité
relative changent avec la température [2]. Le principal effet est que la perméabilité relative
du flux d'huile tend à augmenter, et la saturation résiduelle en huile est réduite ; ce
phénomène est illustré sur la figure 6.

12
Figure 6 : L'effet de la température sur la perméabilité relative [20]
- La résistance à l'écoulement dans le puits [2];
- La force nécessaire pour augmenter le débit de l'huile vers le puits de production [16].

Ces paramètres sont identiques lors d’une injection de vapeur.

I.3.4 Mécanismes mis en jeux


Les mécanismes mis en jeux ne varient pas, peu importe la méthode utilisée lors de la
récupération thermale des hydrocarbures lourd et du bitume. Ce sont entre autres [6]:

- La conduction : lors de l’injection, la vapeur entre en contact avec la formation, la


différence de température créée lors du contact entre la formation froide (réservoir) et la
vapeur entraine donc le processus de transfert de chaleur dans la formation ;
- La convection : l’injection étant réalisées par des pompes, la convection ici est dite forcée.
La vapeur injectée rentre en contact avec les fluides du réservoir et un équilibre thermique
s’établit ;
- La température : la vapeur injectée ayant une température plus élevée que les fluides du
réservoir, il y a donc un phénomène d’équilibre de température qui se produit ;
- La pression : la vapeur est injectée avec une pression élevée dans le réservoir afin de réduire
les pertes thermiques et assurer une meilleure répartition de la chaleur dans la zone cible ;
- Le débit d’injection ;
- La qualité de la vapeur ;

13
- La quantité de vapeur injecté.

I.4 Injection de vapeur


Une opération d’injection de vapeur est semblable à celle d’une opération d’injection d’eau
à la seule différence que l’eau est injectée à très haute température. En général, les puits sont placés
selon un schéma régulier [21].

I.4.1 Méthodes

Dans ce processus, la vapeur est injectée en continu dans des puits injecteurs et le pétrole est
acheminé vers des puits producteurs distincts. Les zones autour des puits d'injection deviennent
chauffées à la température de saturation de la vapeur, et ces zones s'étendent vers les puits de
production tout en réchauffant le pétrole lourd ce qui réduit sa viscosité et permet l’écoulement de
cette huile. L'injection de vapeur se fait à des taux plus élevés que l’injection cyclique de la vapeur
[2, 21]. La figure 7 représente la méthode d’injection de vapeur.

Figure 7 : Processus d'injection de vapeur [15]


Le projet d'injection de vapeur passe généralement par quatre phases de développement [18] :

- le choix des réservoirs ;

- les essais pilotes (simulation) ;

- la mise en œuvre sur le terrain ;

- la gestion des réservoirs.

14
1.4.2. Evolution de la vapeur

La vapeur est injectée en continu au niveau des injecteurs dans le but de pousser le pétrole
vers les producteurs. Une situation particulièrement courante et importante est celle où la zone de
vapeur s’élève, en raison des effets de la gravité, jusqu'au sommet du réservoir. Dans ces
conditions, le pétrole sous la vapeur est chauffé mais produite lentement, et l'avantage d'avoir un
réservoir épais pour chauffer de grand volume d’hydrocarbure peut ne pas être réalisé [2, 6].
L’effet de la gravité sur le déplacement de la vapeur est présenté sur la figure 8.

Figure 8 : Effet de la gravite sur le déplacement de la vapeur dans un réservoir [2].

L'espacement entre les injecteurs et les producteurs est un facteur important pour
déterminer l'utilisation de la chaleur. La sélection du modèle le mieux adapté à un réservoir
particulier est donc une partie essentielle du processus de conception et d'essai pilote, avant la mise
en œuvre du projet sur le terrain [21].

Les projets d'injection de vapeur ont des puits de production espacés de 2 à 10 acres [2, 15],
avec plusieurs configurations possibles comme indiqué sur la figure 9. (Avec 1 acre = 43 560 ft2
= 0,405 ha et 1 ha = 10 000 m2).

15
Figure 9: Configuration géométrique des puits producteurs et injecteurs [22]
Ainsi comme avantages et inconvénient on a [15] :

Avantages : Le traitement par injection de vapeur permet d'obtenir des rendements élevés en huile ;
Les pertes de chaleur le long de la colonne du puits sont plus faibles et enfin la récupération après
une injection de vapeur peut approcher les 50 %, voire plus.

Inconvénients : l'injection de vapeur se fait à des taux plus élevés que la stimulation par la vapeur
; la difficulté à établir la communication entre les injecteurs et les producteurs, en particulier avec
les sables bitumineux.

Conclusion

Il a été ainsi présenté successivement, les différents mécanismes de transfert de chaleurs


qui ont lieu dans le réservoir lors de l’injection de vapeur, les propriétés de la vapeur injecté, les
procédés et mécanismes, les critères de choix, les paramètres influencés, propre à chaque méthode.
Dans la suite de ce travail il sera présenté les matériels et méthodes utilisés.

16
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES
Introduction

Dans l’industrie pétrolière, la phase des simulations numériques est un processus majeur
dans le projet de développement d’un réservoir. Elle fait intervenir plusieurs scénarios. Il est donc
de la responsabilité de l’ingénieur réservoir et de l’ingénieur de production tous deux travaillant
en étroite collaboration, de ressortir le meilleur scénario possible, afin de planifier le meilleur
schéma de production tout en minimisant les coûts d’investissement. Dans cette partie il sera
question de présenter le matériel et les méthodes nécessaires à cette planification en ce qui
concerne la récupération des huiles lourdes du champ X10. La méthodologie utilisée est
représentée par la figure 10 :

Figure 10 : Organigramme de travail

17
II.1. Matériel

Le matériel utilisé pour la réalisation de ce travail est un ensemble d’outil informatique


énuméré dans le tableau 2 :

Tableau 2 : matériel utilisé pour la réalisation de ce travail

No Matériel photo

Un Ordinateurs de marque Hp de caractéristique 8Go de


1 RAM, 500Go HDD, core i5, 2,2GHz

Le logiciel CMG (Computer Modeling Group) de version


2 2015 composée des modules
Builder, Results Graph, Resutls 3D, Stars

Microsoft Office Word 2013


3

Microsoft Excel 2013


4

L’éditeur de texte : Bloc Note


5

L’outil capture d’écran de Windows


6

II.2. Méthodes
II.2.1. Présentation du logiciel Computer Modeling group (CMG)

CMG est un logiciel développé par la société Computer Modeling Group Ltd, basée en
Alberta au canada, qui produit des logiciels de simulation de réservoir pour l’industrie pétrolière
et gazière. La page d’accueil de ce logiciel est présentée sur la figure 11. Le logiciel propose trois
applications de simulation de réservoir inclus dans le module Builder : IMEX, un simulateur
d’huile conventionnel utilisé pour les processus de récupération primaire, secondaire et amélioré ;
GEM, un simulateur d’huile non conventionnel à équation d’état avancé ; et STARS le module
utilisé, un simulateur de procédés thermiques. En outre CMG propose CMOST, un outil
18
d’ingénieur de réservoir qui effectue une correspondance automatisée de l’historique et une
optimisation des modèles de réservoir.

Figure 11: Page d'accueil du logiciel CMG.

II.2.2. Construction du modèle

La construction du modèle étudié se fait avec le simulateur STARS dans le module BUILDER
du logiciel CMG. Une fois le simulateur choisi, il est ensuite question de définir l’unité de travail,
le type de porosité et d’initialiser la date du début des simulations comme le présente la figure 12.

Figure 12 : Choix du simulateur


19
Par suite dans le menu « components » il est renseigné les données PVT du tableau 3.

Tableau 3 : Données d'entrée PVT

Données valeurs
température de réservoir 100 F
pression maximale 12000 Kpa
pression au point de bulle 8576 Kpa
densité de l'huile 21 API
densité du gaz (Air=1) 0,65
Une fois ces données entrées dans le menu « components », le module BUILDER en utilisant
les formules 2.1 à 2.7 calcul :

- Facteur volumétrique de formation de l’huile

Bo = 𝑉𝑜⁄𝑉𝑜 𝑠𝑡𝑑 (2.1)

- Rapport gaz-huile de dissolution (GOR)


𝑉𝑔⁄
RS = 𝑉𝑜 (2.2)
- Viscosité : Elle est donnée par la corrélation de « beggs and Robinson (1975)»
𝜇 = 10X – 1 (avec une moyenne d’erreur de -0.64%) (2.3)
Avec
X = Y(T - 460)-1.163
Y = 10Z
Z = 3.0324 – 0.02023oAPI
- Compressibilité de l’huile
Co = - 1/V (𝜕𝑉/𝜕𝑃)T ( 2.4)

La figure 13 présente les propriétés PVT du fluide en place.

Figure 13 : Propriété PVT du fluide en place

20
Les propriétés PVT étant déterminées, dans le menu « rock-fluid » les données de la roche
et du fluide sont entrées (voir annexe 3) et le logiciel calcul les différentes valeurs de saturations
en eau, et des perméabilités relatives à l’eau et à l’huile en utilisant les formules 2.5 à 2.8.

Krw = Krwiro * ((Sw - Swcrit)/(1.0 - Swcrit - Soirw)) (2.5)


Krow= Krocw * ((So - Sorw )/(1.0 - Swcon - Sorw )) (2.6)
Krog= Krogcg * ((Sl - Sorg )/(1.0 - Sgcon - Sorg )) (2.7)
Krg = Krgcl * ((Sg - Sgcrit)/(1.0 - Sgcrit - Soirg)) (2.8)
La phase suivante consiste à fournir au simulateur les données initiales du réservoir. Dans
le menu « initial condition » les données de pression de référence et des différentes profondeurs
sont renseignées comme l’indique la figure 14 :
- Pression de référence : 8576 KPa ;
- Profondeur de référence : 620 m ;
- Profondeur de contact eau-huile : 650 m ;
- Profondeur de contact gaz-huile : 590 m.

Figure 14 : Conditions initiales du réservoir.


Enfin, il est défini dans le menu « numéral » le pas. Pour la réalisation des simulations, le
pas de 0.001 jour a été utilisé comme indiqué dans la figure 15.

21
Figure 15 : Définition de pas.
Une fois toutes ses étapes faites, le modèle statique final est fin prêt pour les différents
scénarios de simulation.
Toutefois, pour une bonne production le choix de l’emplacement des puits est une étape
importante. N’étant pas positionné au hasard, il dépend des paramètres suivants :

- La perméabilité verticale ;
- La porosité qui indique la présence des fluides ;
- La saturation en huile ce qui confirme la présence d’huile.
La mise en production du réservoir se fait suivant deux scénarios : production primaire (cas
de base), production primaire suivi d’une injection de vapeur, scénario 1 et la production primaire
suivi d’une injection cyclique de vapeur et en fin d’une injection de vapeur, scénario 2.
La production primaire se fait pendant 05 ans. L’ensemble des autres procédés se font durant
15 ans pour une durée de production de 20 ans
Les études réalisées par Boni Swadesi et sa suite publiées en 2020, dans le ‘Journal Of
Petroleum And Geothermal Technology’ sous le thème « Optimization Study of Integrated
Scenarios on Cyclic Steam Stimulation (CSS) Using CMG STARS Simulator » et Indri
Kusumastuti et sa suite publiées en janvier 2019 dans le ‘Journal of Eath Energy Engineering’
sous le thème « Effects of Various Steam Flooding Injection Patterns and Steam Quality on Oil
Recovery Factor », ont montré qu’une vapeur de qualité 0.8 ou 0.9 et de température comprise
entre 250 et 400 permettaient une récupération optimale des hydrocarbures. Pour des raisons
économiques et techniques, il sera utilisé pour ce travail une vapeur de qualité 0.8 ayant une
température de 325oC.

22
II.2.3. Simulation dynamique des différents scénarios

a) Cas de base : production primaire

Le cas de base est la production des hydrocarbures sous la seule influence de son énergie
naturelle. Ici, il est question de forer un ou plusieurs puits de production en se basant sur certains
critères tels que la perméabilité verticale, la porosité et la saturation en huile afin de récupérer des
quantités optimales d’hydrocarbure. La mise en production de ces puits se fait naturellement si la
pression du réservoir est capable de les expulser jusqu’en surface, ou artificiellement dans le cas
où cette pression est faible. Ces puits sont donc assistés avec des pompes à balancier ou des pompes
électriques submersibles et par conséquent cette méthode est plus couteuse.

En ce qui concerne ce travail, cinq (05) puits de production ont été foré suivant la
configuration en cinq puits tout en tenant compte des paramètres tels que la porosité, la
perméabilité vertical et la saturation en huile. Pour la production à l’énergie naturelle du réservoir,
les cinq 05 puits forés sont considérés comme des puits de production (prod_1, prod_2, prod_3,
prod_4, prod_5), leur production ont été simulés et débute en 2010 pour une durée de 5 ans.

La figure 16 montre les opérations réalisées sur les puits de production :

Figure 16 : Opérations sur puits producteurs pour récupération primaire

23
b) Scénario 1 : 4 ans de production primaire suivi de 16 ans d’injection de vapeur

Ce scénario représente tout d’abord la production avec l’énergie naturelle du réservoir,


jusqu’à ce que la production en surface soit non rentable. Durant cette phase, la pression chute très
rapidement dans le cas des réservoirs conventionnels et encore plus dans les réservoirs d’huile
lourde. Une fois la pression faible, l’injection de vapeur commence, dans le but de réduire la
viscosité de l’huile dans le réservoir et déplacer cette huile vers les puits de production tout en
réduisant la résistance à l’écoulement des puits car l’injection se fait à des pressions très élevées.

L’injection de vapeur se fait directement dans les zones à forte saturation en huile c’est-à-
dire dans la zone utile, cette zone dois avoir une bonne porosité marqueur de la présence des
fluides, une bonne saturation en huile marqueur de la présence du pétrole et une bonne perméabilité
pour permettre le déplacement de l’huile par le fluide injecté (l’eau à 325oC). Pour ce scénario
nous avons utilisé le five spot pattern inversé, c’est à dire un puits injecteur (inj_1) situé au centre
et les puits producteurs aux quatre coins du réservoir.

Les opérations réalisées sur ces puits sont représentent sur la figure 17 :

Figure 17 : Opérations sur puits injecteur

24
Evènement du « puits 1 » :

- de 1er janvier 2010 au 1er janvier 2014 il est fermé pour l’injection, ouvert pour la
production
- du 1er janvier 2014 au 1er janvier 2030 fermé pour la production, ouvert pour
l’injection.

Les puits producteurs dans ce scénario ont la même configuration que ceux de la production
primaire.

Pour une récupération optimale, il est également nécessaire de contrôler les débits d’eau
injecté. Plus le débit est grand, plus la récupération est optimale, mais il faudra déterminer le débit
optimale pour une récupération économiquement rentable car la transformation de l’eau liquide en
vapeur de qualité 0.8 nécessite énormément d’énergie.

Pour ce travail, le débit injecté est de 2000 m3/jour.

Un autre paramètre également à contrôler est le pourcentage d’eau produite, qui est donné
par le logiciel CMG.

W cut = 𝑄𝑤⁄𝑄𝑜 + 𝑄𝑤 (2.9)

Avec w cut : pourcentage d’eau produite; Qw : le débit d’eau injecté (m3/jour) ; Qo : débit d’huile
(m3/jour).

c) Scénario 2 : production primaire 4 ans suivi d’une injection cyclique de vapeur 2 ans
enfin d’une injection de vapeur 14ans
- Production primaire : production avec l’énergie du réservoir ;
- L’injection cyclique de la vapeur :

Cette partie, présente l’injection cyclique de vapeur après production primaire. L’injection
cyclique de vapeur se fait comme suit :

- Injection de vapeur : il est injecté par période de 30 jours une quantité de 500
m3/jours ;
- Repos : le puits est fermé pour une période de 5 jours ;
- Production : elle se fait pendant une période de 150 jours.

25
Ainsi chaque cycle compte environ 185 jours. Il est à noter ici que dans chaque cycle,
lorsqu’un puits produit moins de 4 m3/jours, il est fermé automatiquement et le cycle recommence
(injection-repos-production), car la production n’est plus rentable.

Les opérations réalisées sur ces puits sont indiquées sur les figures 18 et 19 :

Figure 18 : Opérations sur puits injecteurs pour injection cyclique de vapeur

Figure 19 : Configuration des cycles


- Injection de vapeur pendant 14 ans : le puits injecteur choisi ici est celui situé au
centre selon la configuration du « five spot pattern inversé », il est injecté un débit de
2000m3/jour de vapeur de même caractéristiques que la stimulation cyclique par jour.
Les figures 20 et 21 présentent respectivement les opérations sur les puits et la
configuration du cycle.
26
Figure 20: Opération sur puits (primaire-css-injection de vapeur)

Figure 21 : Configuration du cycle

II.2.4 Evaluation économique

Dans le but de faire une évaluation sur le plan économique de la production, plusieurs
paramètres ont été pris en compte et la formule suivante a été établie :

NPV = Revenues – Dépenses (3.1)

Revenues = (prix du baril de pétrole * production total de pétrole) + (prix du gaz naturel *
production total de gaz)

27
Dépenses = couts de production de vapeur + couts de forage + couts opératoire + couts d’achat
des chaudières

Pour la transformation de l’eau en vapeur haute pression de 325oC, il est utilisé deux
chaudières avec une capacité de transformation de 57 m3/h chacune. Ce qui porte la production
total à 2736m3/h. Nous supposons les coûts opératoires constants à une valeur de 10MM$/an.

Prix du baril = 38.37$ d’après le site investing.com en date du 15-09-2020 à 19:54:29)

Prix du gaz = 2.372$ d’après le site investing.com en date du 15-09-2020 à 19:54:10)

Prix d’une chaudière industrielle à tube d’eau ou générateur de vapeur = 300.000$ [24]

Coûts de la transformation d’une tonne d’eau = 35$ [24]

Coût d’un forage = 3.600.000$ d’après le site planete-energies.com.

Le tableau 4 récapitule toutes les dépenses nécessaires à la production

Tableau 4 : Dépense lié à la production

quantités prix unitaire ($)


transformation de l'eau en
1 35
vapeur (m3)
Forages 5 3,60*106
chaudière 2 3,00*105
cout d'opération ($) 1,00*107 21
pétrole (bbl) 1 38,37
gaz (mscf) 1 2,372

Conclusion

Ainsi, sont présentés dans ce chapitre le matériel et les méthodes utilisés faisant intervenir
les simulations numériques de différents scénarios de production. Ces dernières ont permis
d’obtenir les résultats qui seront présentés au chapitre III.

28
CHAPITRE III : RESULTATS ET INTERPRETATIONS
Introduction

Dans ce chapitre, seront présentés les résultats obtenus dans les différents scénarios partant
de la récupération primaire jusqu’au différents procédés employés pour optimiser la production et
enfin déterminer la méthode de récupération optimale.

III.1. Présentation du modèle

Le modèle statique du réservoir obtenu grâce au module BUILDER du logiciel CMG est
présenté sur la figure 22 :

Figure 22: modèle statique


Il s’agit donc d’un modèle tri-phasique, tridimensionnel de 20 couches. Ce modèle est
constitué de 35 blocs suivant l’axe I, de 35 blocs suivant J et de 10 blocs suivant l’axe K soit un
total de 12250 blocs.

La distribution de la saturation en huiles est présentée sur la figure 23 :

29
Figure 23 : Distribution de la saturation en huile
La zone utile a une épaisseur d’environ 60m et une saturation en huile de 49%.
La température varie très peu en fonction de la profondeur. En moyenne, la température
augmente à partir de la surface du sol de 3oC environ par 100 mètre de profondeur, ce qui
correspond à un gradient géothermique normal [23]. Nous avons une température constante dans
le réservoir et le modèle se présente comme sur la figure 24 :

Figure 24: Distribution de la température


La figure 25 représente la distribution de la viscosité de l’huile contenue dans le réservoir :

30
Figure 25 : Distribution de la viscosité
Dans la zone utile, celle qui contient les hydrocarbures, la viscosité est élevée et constante
ayant une valeur de 127 cP avant la mise en production.

La figure 26 ci-dessous représente le modèle de réservoir avec les puits suivant la


configuration de five spot pattern inversé.

Figure 26 : Modèle avec puits (five spot pattern inversé)


Les données du tableau 5 représentent quantités de fluide initialement en place obtenue
grâce aux calculs numériques opérés par le simulateur :

31
Tableau 5 : Réserve en place

fluides en place unités quantités


gaz m3 5,15*109
Huile m3 (bbl) 8,8515*106 (5,5670*107)
Eau m3 3,36*106

Dans ce réservoir, la quantité de gaz est supérieure à celle de l’eau et de l’huile. Etant donné
que la quantité de gaz est considérable, cette quantité est dissoute dans l’huile vue la nature
visqueuse de l’huile. L’hypothèse soulevée ici est que le mécanisme de drainage est de type « gaz
drive » ; c’est-à-dire l’énergie naturelle du réservoir provient du gaz dissous dans l’huile. Cette
énergie ne peut être de type « water drive » car l’eau étant moins visqueuse que l’huile, il ne peut
donc par conséquent déplacer l’huile.

III.2. Cas de base : production avec l’énergie naturel du réservoir


Les volumes de fluides récupérés sont indiqués dans le tableau 6:
Tableau 6 : Quantité récupère en récupération primaire

Fluides unité valeurs


Gaz m3 2,06*109
Huile m3 (bbl) 212436 (1336075,5)
3
Eau m 184843
Les résultats confirment l’hypothèse d’un réservoir de type « gaz drive ». Car, la quantité
d’eau produite (184843m3) est très faible et n’est pas capable de pousser une telle quantité d’huile
(212436 m3). Tandis que le gaz produit est très grand (2,06*109) et est donc capable de déplacer
des quantités importantes de cette huile de nature lourde.

- Le facteur de récupération
Les facteurs de récupération de l’huile et du gaz sont représentés sur la figure 27 et ont pour
valeurs respectives 2,4% et 47,01%.

32
Figure 27 : Facteur de récupération l'huile et du gaz
Le facteur de récupération du gaz croit très rapidement dès la mise en production et atteint
une valeur de 47%, ce qui indique une importante production de gaz durant la période de
récupération primaire. En ce qui concerne le facteur de récupération de l’huile, il atteint une valeur
de 2% du 01 janvier 2010 au 01 avril 2012 ce qui indique bonne production pendant cette période.
Du 01 avril 2012 au 01 janvier 2015 ce facteur de récupération augmente de 0,4%, indiquant ainsi
une baisse drastique de la production. Ce qui se justifie par une pression faible ne pouvant
permettre une bonne production.

- Evolution de la pression et débit de production


Les figures 28 et 29 présentent respectivement l’évolution de la pression et le modèle de
distribution de la pression dans le réservoir en fin de récupération primaire.

9000
8000
7000
6000
pression

5000
4000
3000
2000
1000
0
06/07/2009 18/11/2010 01/04/2012 14/08/2013 27/12/2014 10/05/2016
temps pression du réservoir (Kpa)

33
Figure 28 : Evolution de la pression du réservoir
La pression dans le réservoir décroit de 8576KPa le 1er janvier 2010 à une valeur de 2881KPa
le 1er janvier 2015.

Figure 29 : Distribution de la pression dans réservoir en fin de récupération primaire


Lors de l’ouverture de vanne de production, il se crée dans le réservoir une perturbation de
pression. Cette perturbation est dû à la différence de pression qui existe entre le réservoir et la tête
de puits ; ce qui permet la production. Plus les hydrocarbures sont produits, plus la pression dans
le réservoir baisse jusqu’atteindre une valeur 2881KPa. Cette valeur de pression ne permet pas la
production des hydrocarbures vu leur nature visqueuse.

La figure 30 montre l’évolution du débit de production respectivement de l’huile en bleu et


du gaz en rouge.

1200 60000000
débit de production d'huile (m3/jour)

débit de production de gaz (m3/jour)

1000 50000000

800 40000000

600 30000000

400 20000000

200 10000000

0 0
06/07/2009 18/11/2010 01/04/2012 14/08/2013 27/12/2014 10/05/2016
Temps
débit de production d'huile (m3/jr) débit de production de gaz (m3/jr)

34
Figure 30 : Evolution des débits de production d’huile et de gaz
En début de production, les débits sont élevés et chute brusquement en l’espace d’un jour.
Cette augmentation rapide est due au déséquilibre de pression lorsque les puits sont mis en
production. La pression initiale du réservoir qui est de 8576KPa, étant très élevée par rapport à
celle en tête de puits qui est sensiblement égale à la pression atmosphérique ayant pour valeur
101,32KPa. C’est cette différence de pression qui permet de produire en récupération primaire. La
pression du réservoir baisse dans le temps car elle aura tendance à s’équilibré. Etant donné que la
pression est décroissante et qu’elle est à l’origine de la production, la production baisse également.

- Evolution de la saturation en huile est représentée sur la figure 31 et celle de la température


du réservoir sur la figure 32.

Figure 31: Distribution de la saturation en huile en fin de production primaire


La saturation en huile est décroissante, elle quitte de 0,49% à environ 0,466%, car les
hydrocarbures sont produits avec un facteur de récupération de 2.4% et les quantités en place
diminuent.
La distribution de la température après récupération primaire se présente comme sur la figure
32.

35
Figure 32 : Distribution de la température en fin de production primaire
La température quant à elle décroit mais très peu de 37,77oC à 36,16oC, ceci se justifie par
le fait que, pendant la production, elle tend à s’équilibrer dans le réservoir, à cause du gradient de
température qui est relativement faible.

La figure 33 montre la distribution de la saturation en gaz.

Figure 33: Distribution de la saturation en gaz en fin de récupération primaire


Le gaz étant moins dense que l’air, elle est donc produite en quantité lors de la récupération
primaire. La saturation en gaz en fin de récupération primaire est comprise entre 0,2 et 0,3 selon
l’échelle de couleur.

36
La courbe du débit de production d’huile de la figure 30 montre que la production n’est plus
rentable à partir de février 2014. Dans la suite du travail la production primaire durera 04 ans.

III.3. Scénario 1 : production primaire suivi de l’injection de vapeur

Les quantités de fluides injecté et produit durant ce scénario sont présenté dans le tableau 7 :

Tableau 7 : Quantité de fluide produit est injecté durant le scénario 1

fluides unité valeurs


gaz produit m3 4,89*109
huile produite m3 (bbl) 4,08*106 (2,57*107)
eau produite m3 8,58*106
eau injecté m3 1,095*107

Les quantités d’eau produite ici sont inférieures aux quantités d’eau injectées car les
quantités injectées occupent la place que libère le pétrole produit. En ce qui concerne le gaz, il a
été entièrement produit dans ce scénario ceci se justifie par la nature volatile du gaz.

- Facteur de récupération

Les courbes en bleu et en rouge de la figure 34 représentent respectivement le facteur de


récupération de l’huile et du gaz en fonction du temps.

Figure 34 : Facteur de récupération du scénario 1


37
L’injection de vapeur commence le 1er janvier 2014 et son impact se fait ressentir le 1er
octobre 2014 car le facteur de récupération de l’huile reste pratiquement inchangé et est d’environ
2,5%. L’effet de l’injection de vapeur ne se fait pas très vite ressentir car l’énergie perdu en
production primaire se restore pendant les premiers mois qui suivent le début de l’injection. Une
fois cette énergie est restaurée ; c’est-à-dire à partir du 1er octobre 2014, la production augmente
jusqu’atteindre la valeur de 43% le 1er janvier 2024. A partir de cette date la production de l’huile
et du gaz baisse et l’eau injectée sous forme de vapeur est produite sous forme liquide.

Une autre observation est que le facteur de récupération du gaz croit bien plus rapidement
que celui de l’huile. Ce phénomène s’explique d’une part par le fait que d’énormes quantités de
gaz sont dissoutes dans le pétrole, et d’autre part, par le phénomène de densité. Une fois que la
vapeur entre en contact avec le pétrole, le gaz s’échappe car, étant moins dense que le pétrole et
l’eau, il remonte vers la surface plus rapidement grâce à la différence de pression qui existe entre
le fonds du puits la tête de puits.

Le facteur de récupération obtenue finalement pour ce scénario est 100% pour le gaz et
46.1% pour l’huile. L’injection de vapeur joue donc efficacement son rôle.

Les facteurs de récupération de l’huile et du gaz sont respectivement de 2,4% et 47,01%


en production primaire et de 43,7% et 52,99% en récupération tertiaire ; c’est-à-dire, après
traitement à la vapeur.

- Evolution de la pression dans le réservoir durant le scénario 1

La courbe de couleur bleu de la figure 35 est celle de la pression du réservoir.

38
20000
18000
16000
14000
pression(KPa)

12000
10000
8000
6000
4000
2000
0
10/10/2006 06/07/2009 01/04/2012 27/12/2014 22/09/2017 18/06/2020 15/03/2023 09/12/2025 04/09/2028 01/06/2031
Temps

Pression du réservoir

Figure 35 : Evolution de la pression dans le réservoir dans le scénario 1


Elle décroit de 8576KPa à 2897 KPa en production primaire c’est-à-dire du 1er janvier 2010
au 1er janvier 2014 et croit de 2897 KPa à partir du 1er janvier 2014 date du début de l’injection et
atteint sa valeur maximale 17926KPa au 1er janvier 2027.

La figure 36 est une présentation en trois dimensions montrant la distribution de la pression


dans le réservoir en fin de simulation.

Figure 36: Distribution de la pression dans le réservoir en fin de simulation


L’injection de vapeur augmente donc la pression dans le réservoir car l’injection se fait
sous haute pression. La pression d’injection doit être supérieure à la pression de la formation
39
pour s’assurer que le fluide injecté arrive dans le réservoir. Cette pression doit être inférieure à
la pression de fracture de la formation pour éviter les pertes d’énergie.

- Variation du débit de production durant le scénario 1

La figure 37 montre l’évolution du débit de production de l’huile, courbe rouge et du gaz, courbe
en bleu.

Figure 37 : Evolution du débit de production de l'huile durant le scénario 1


Le débit d’huile, décroit du début de la production jusqu’au 1er octobre 2014 de
1000m3/jour à 4m3/jour. Ce débit continu de décroitre même pendant les premiers mois de
l’injection, du 1er janvier 2014 au premier octobre de la même année. Cette décroissance
s’explique par le fait que lors de l’injection, la vapeur doit agir sur des grandes quantités de
pétrole entre le puits injecteur et le puits producteur. La distance entre ces puits étant
relativement grande, il est donc normal que l’effet recherché pendant l’injection de vapeur ne
soit pas visible au début même de l’injection. Elle croit rapidement à partir du 1er octobre 2014
jusqu’en avril 2016 car la vapeur injecté commence déjà à faire effet ensuite tend à être constant,
ce qui implique une production qui varie entre 140 et 152m3/jour. Le 1er janvier 2020, il
40
commence à décroitre à nouveau de 137 m3/jour a 8m3/jour en date du 1er octobre 2024. Cette
réduction s’explique par le fait que les quantités d’hydrocarbures en place ont considérablement
diminué donc la production diminue également.

Pour ce qui est du débit de production du gaz, lors de l’ouverture des puits c’est-à-dire le
1er janvier 2010, il y’a venu de grandes quantités de gaz dû à la différence de pression entre la
tête de puits et le réservoir. De plus son facteur de récupération a montré qu’au 1er janvier 2025
l’on a produit la quasi-totalité de gaz présent dans le réservoir.

- Perméabilité relative
L’un des objectifs à atteindre lors de l’injection de vapeur est la modification des courbes
de perméabilité relative et la figure 38 présente les différentes courbes de perméabilité relative.

Figure 38 : Perméabilités relative


A la température initiale du réservoir 37,7 oC, lorsque la saturation en eau augmente, la
saturation en huile diminue et la perméabilité relative à l’huile diminue également. Lorsque la
saturation en huile diminue, la saturation en eau augmente et la perméabilité relative à l’eau
augment.

L’augmentation de la température a pour but d’augmenter la perméabilité relative à l’huile


afin de réduire au maximum la saturation résiduelle en huile. Ce qui implique une augmentation
de la saturation en eau.
41
- Température

La figure 39 représente la distribution de la température dans le réservoir à la fin du


scénario 1.

Figure 39 : Distribution de la température à la fin du scénario 1


L’injection a eu l’effet attendu et son impact est très significatif, car la température de
l’ensemble du réservoir est très élevée et a une valeur comprise entre 300 et 330oC.

- Viscosité
La figure 40 représente la distribution en trois dimensions de la viscosité des fluides du
réservoir pendant l’injection de vapeur.

42
Figure 40 : Distribution de la viscosité
L’effet recherché lors de l’injection de la vapeur est de réduire la viscosité. La viscosité
du réservoir étudié était initialement de 127 cP contre 0,213 cP après simulation c’est-à-dire
après injection de vapeur.
L’analyse de ses résultats a montré que la production de la cinquième année est très faible
et donc non rentable. Pour la suite des simulations des scénarios 1 et 2, la production primaire
durera 4 ans.

III.4. Scénario 2 : production avec l’énergie naturel du réservoir, injection


cyclique de vapeur et en fin injection de vapeur
Les données du tableau 8 représentent les quantités de fluides injectés et produits après le
scénario 2 :

Tableau 8 : Quantités de fluides injectés et produits

fluides unité valeurs


3
gaz produit m 5,00*109
huile produite m3 (bbl) 4.956.840 (3,12*107)
eau produite m3 9,87*106
eau injecté m3 1,30*107

43
Tout comme dans le scénario précèdent les quantités d’eau produite (9,87*106) sont
inférieures aux quantités d’eau injectées (1,30*107) car les quantités injectées occupent la place
que libère le pétrole produit.

Ce scénario fait intervenir trois phases de production à savoir la production primaire pour
une durée de 4 ans, l’injection cyclique de vapeur pendant 2 ans et l’injection de vapeur pendant
14 ans. L’analyse et l’interprétation se fera par partie.

- L’injection cyclique de la vapeur


- Facteur de récupération
Les courbes en bleu et en rouge de la figure 41 représentent respectivement les taux de
récupération de l’huile est du gaz.

Figure 41 : Facteur de récupération après injection cyclique de la vapeur


Le facteur de récupération de l’huile après injection cyclique est de 1,66% et celui du gaz de
14,8%. Soit 4,06% pour l’huile et 54,8% pour le gaz à la fin de l’injection cyclique. Donc
l’injection cyclique de la vapeur à un effet non négligeable sur la récupération des hydrocarbures.
Sur ces courbes, il est observé par endroit des pauses où la courbe a une allure horizontale (plus
sur le facteur de récupération de l’huile). Ces parties correspondent au temps d’injection et de
repos ; c’est-à-dire lorsque le puits de production est fermé. La production devient de plus en plus
faible lorsque l’on répète le cycle car la stimulation par la vapeur a plus d’effet sur les
hydrocarbures situé aux abords du puits, la production est donc bonne pour les trois premiers
cycles et pour les cycles suivants cette pratique dévient moins efficace.

- Pression dans le réservoir

44
La pression dans le réservoir varie comme indiquée sur la figure 42 :

pression du réservoir
12000

10000

8000
pression (Kpa)

6000

4000

2000

0
18/09/2014 27/12/2014 06/04/2015 15/07/2015 23/10/2015 31/01/2016 10/05/2016 18/08/2016 26/11/2016 06/03/2017

Figure 42 : Variation de la pression dans le réservoir pendant l’injection cyclique de la vapeur


La croissance de la courbe correspond à l’augmentation de la pression dans le réservoir qui
est causée par l’injection qui dure 30 jours. Une fois les puits de production ré-ouvert, le
réservoir perd en pression.

- Débit de production et d’injection

Les figures 43 et 44 représentent successivement les débits de production d’huile et gaz et


le débit d’injection d’eau.

700 2500000

600
débit de production d'huile m3/jour

2000000

débit de production de gaz


500
1500000
400

300 1000000

200
500000
100
0
0
18/09/2014 27/12/2014 06/04/2015 15/07/2015 23/10/2015 31/01/2016 10/05/2016 18/08/2016 26/11/2016 06/03/2017
-100 -500000
Temps

débit de production d'huile débit de production de gaz

Figure 43 : Débit de production d’huile et de gaz


45
La courbe de couleur verte de la figure 45 représente le débit d’injection d’eau pendant la
phase de la stimulation.

débit d'injection d'eau


3000
débit d'injection d'eau m3/jour

2500

2000

1500

1000

500

0
18/09/2014 27/12/2014 06/04/2015 15/07/2015 23/10/2015 31/01/2016 10/05/2016 18/08/2016 26/11/2016 06/03/2017
-500
Temps

débit d'injection d'eau

Figure 44 : Débit d'injection


Lors de l’injection, les puits de production sont fermés. De même, lors de la production, les
puits d’injection sont fermés. L’injection commence le 1er janvier 2014 et prend fin le 1er janvier
2016, ensuite les puits sont fermés pour cinq jours du 31 janvier 2014 au 04 février de la même
année. A partir du 05 février 2014, les puits sont ouverts pour la production pendant une période
de 100 jours c’est-à-dire jusqu’au 16 mai 2014. Dans la période comprise entre le 08 juin 2015 et
le 26 juillet 2016, l’on a des petites perturbations. Ces perturbations s’expliquent par le fait que
lors du paramétrage des cycles, il a été inclus une condition précisant que, si la production d’un
puits est inférieure à 5 m3, alors le cycle recommence. Le 08 juin 2016, le débit d’injection est de
2000m3/jour car les puits prod_2, prod_3, prod_4 et prod_5 ont une production inférieure à 5
m3/jour et l’injection est de l’ordre de 500 m3/jour par puits. La production du puits prod_1 est
supérieure à 5 m3/jour donc, il est fermé pour l’injection. Le 26 juin 2016 le débit d’injection est
de 2500 m3/jours car la production du puits Prod_1 tombe en dessous de la limite fixée.

- Injection da vapeur
- Facteur de récupération

Les courbes en bleu et rouge de la figure 45 représentent successivement le facteur de


récupération de l’huile et le facteur de récupération du gaz.

46
Figure 45 : Facteur de récupération
Le facteur de récupération de l’huile est de 52,2% exceptions faite de la production primaire
et de la stimulation par vapeur qui est supérieur à celui du scénario 1 qui était de 43,7%. Cette
augmentation ce justifie par l’ajout dans ce scénario de l’injection cyclique de la vapeur. Cette
ajout a non seulement augmenté la production avec un facteur de récupération de 1,66%, et a aussi
réchauffé de grandes surfaces réduisant ainsi la viscosité et assurant une bonne efficacité de
balayage de l’huile lors de l’injection. En ce qui concerne le facteur de récupération du gaz, la
production est quasi-totale avant même la fin de la simulation.

- Pression du réservoir et débit de production

La figure 46 représente la variation de la pression dans le réservoir.

pression du réservoir
14000
12000
pression (Kpa)

10000
8000
6000
4000
2000
0
27/12/2014 22/09/2017 18/06/2020 15/03/2023 09/12/2025 04/09/2028 01/06/2031 25/02/2034
Temps

pression du réservoir

Figure 46: Variation de la pression dans le réservoir pendant l'injection lors le scénario 2
47
Il est observé à partir du 1er janvier 2016, une baisse de pression jusqu’à 5887,3 KPa. Cette
perte de pression est due à une perte d’énergie dans le réservoir ; c’est-à-dire, cette perte est due à
la phase de transition entre la stimulation par la vapeur et l’injection même de la vapeur. En suite
une augmentation rapide jusqu’atteindre sa valeur maximale 12140KPa le 8 novembre 2018.
L’augmentation de pression quant à elle est due à l’injection sous haute pression de la vapeur.

La variation du débit de production pendant la phase d’injection de vapeur est représentée


sur la figure 47.

1400 60000000

1200
débit de production d'huile

débit de production de gaz


50000000
1000
40000000
800
30000000
600
20000000
400

200 10000000

0 0
27/12/2014 22/09/2017 18/06/2020 15/03/2023 09/12/2025 04/09/2028 01/06/2031 25/02/2034
Temps

débit de production d'huile débit de production de gaz

Figure 47 : Variation du débit de production pendant l'injection lors le scénario 2


L’effet de la chaleur injecté n’est pas visible au début même de l’injection car le débit décroit
du début de l’injection le 1er janvier 2017 jusqu’au 1er juillet 2017 de 170m3/jour à 70 m3/jour. A
compté de cette date elle croit jusqu’à 120m3/jour. Cette croissance montre l’impact de l’injection.
Par la suite la production décroit de 120m3/jour jusqu’atteindre une valeur de 85m3/jour. Cette
réduction de la production s’explique par la saturation en huile réduite du fait de la production
antérieure.

La figure 48 suivante présente le déroulement des différentes phases de ce scénario en trois


dimensions.

48
Figure 48: Déroulement du scénario 2

La phase 1 correspond à la période de production à l’énergie naturelle du réservoir.

La phase 2 correspond à la stimulation cyclique à la vapeur.

La phase 3 quant à elle correspond à l’injection de la vapeur.

- Comparaison des taux de récupération des différents scénarios

Le tableau 9 pressente les différents taux de récupération obtenus lors des différents scénarios

49
Tableau 9: Comparaison des taux de récupération des différents scénarios

scénario de production Taux de récupération (%)


Huile Gaz
Cas de base 2,4 47,01
Scénario 1 46,1 99
Scénario 2 56,26 99

Le scénario 2 permet de récupérer de grande quantité de pétrole et de gaz car ils ont pour
facteur de récupération 56,26% et 99% respectivement. L’hypothèse la plus probable est que le
scénario 2 soit le meilleur d’un point de vu technique.

III.5. Evaluation économique


Le tableau 9 montre que le scénario 2 est le meilleur d’un point de vue technique, mais
seule une évaluation économique est à même de confirmer la rentabilité d’un projet.

Les tableaux 10 et 11 présentent tous les paramètres utiles à l’évaluation économique de la


production du réservoir étudié en fonction des quantités et du prix unitaire respectivement.

Tableau 10 : Evaluation économique pour scénario 1

quantités prix unitaire ($) total


transformation de l'eau (m3) 1,10*107 35 3,83*108
forages 5 3,60*106 1,80*107
chaudière 2 3,00*105 600000
cout d'opération ($) 1,00*107 21 2,10*108
pétrole (bbl) 2,57*107 38,37 9,85*108
gaz (mscf) 1,60*107 2,372 3,81*107
NPV ($) / / 4,11*108
La NPV est positive et a pour valeur 4,11*108 $ donc s’il l’on considère le prix du pétrole
et du gaz fixe la réalisation du scénario est un projet réalisable car pour tout projet lorsque la NPV
est positive alors le projet est rentable.

50
Tableau 11: Evaluation économique pour scénario 2

quantités prix unitaire ($) total


transformation de l'eau (m3) 1,30*107 35 4,55*108
forages 5 3,60*106 1,80*107
chaudière 2 3,00*105 600000
cout d'opération ($) 1,00*107 21 2,10*108
pétrole (bbl) 3,12*107 38,37 1,20*109
gaz (mscf) 1,64*107 2,372 3,89*107
NPV ($) / / 5,52*108
La NPV pour ce scénario a comme valeur 5,52*108 $ est également positive donc s’il l’on
considère le prix du pétrole et du gaz fixe la réalisation du scénario est un projet réalisable.

Au vu des résultats obtenus des différents scénarios et de l’évaluation économique présentée


dans les tableaux, il en ressort clairement que le meilleur scénario d’un point de vue technique et
économique, est le scénario 2. Mais s’il faut considérer les couts liés à l’exploration et au
développement, alors dans ces conditions le projet n’est pas rentable.

Conclusion

Dans ce chapitre, il était question de présenter les résultats obtenus, notamment les quantités
de fluides initialement en place, les quantités récupérées en production primaire, les quantités
récupérées avec l’injection de vapeur et en fin avec la stimulation cyclique combiné à l’injection
de vapeur. Il en ressort qu’après les résultats des différentes simulations effectuées le scénario qui
permet d’avoir un meilleur facteur de récupération, permettant ainsi de récupérer le maximum
d’hydrocarbure possible et réaliser un gain économique élevé est le scénario 2.

51
CONCLUSION GENERALE
Parvenus au terme de ce travail, il était question d’améliorer la production d’un réservoir de
pétrole lourd du champ X10 par injection de vapeur et proposer un schéma de récupération
optimale pour ce réservoir. Pour y arriver ce travail a été structuré en trois parties.

Au chapitre 1, il a été présenté les généralités sur méthodes de récupération de pétrole lourd
à savoir leur principe, les paramètres qu’ils influencent dans le réservoir et les mécanismes mis en
jeu ; il a été également présenté les mécanismes de transfert de la chaleur (la conduction et la
convection) ; et enfin des propriétés de la chaleur (la qualité de la chaleur et l’enthalpie).

Au chapitre 2, le matériel utilisé pour la réalisation de ce travail, composé pour la grande


majorité d’outils informatiques a été présenté. Ensuite il a également été présenté la méthodologie
utilisée pour atteindre les objectifs énumérés en introduction générale. Cette méthodologie
comprend la construction du modèle d’étude, la simulation dynamique des différents scénarios à
l’aide du logiciel CMG, à savoir la production primaire pour une durée de 5 ans. Pour la suite il
est utilisé 4 ans en production primaire. Le scénario 1 comprend une production avec l’énergie du
réservoir pendant 4 ans suivie d’une injection de vapeur pendant 16 ans. Le second et le dernier
scénario comprend 4 ans de production primaire, 2 ans d’injection cyclique et 14 ans d’injection
de vapeur.

En fin au chapitre 3 le réservoir étudié ayant une porosité de 30% ; une perméabilité de
400mD suivant I, 400mD suivant J et 40mD suivant K ; une saturation en huile de 49%, contenant
environ 5,567*107 barils de pétrole et 5,1510*9 m3 de gaz avec un drainage naturel de type « gaz
drive » présente de bon résultats car le scénario 2 permet de récupérer environ 56% du pétrole en
place et pratiquement 100% du gaz contenu dans le réservoir.

En guise de perspective, il serait préférable d’appliquer deux autres scénario, à savoir le


« steam assisted gravity drainage » en abrégé SAGD et la combustion in situ à ce réservoir,
interprétés les résultats obtenus, faire une évaluation économique et une étude comparative pour
déterminer véritablement le scénario qui permet une récupération optimale d’hydrocarbure de ce
réservoir.

52
REFERENCES
[1] Swadesi Boni, Suranto, Indah Widiyaningsih et Martrida Jani, Optimization study of integrated
scenarios on cyclic steam stimulation (css) using cmg stars Simulator, Journal Of Petroleum And
Geothermal Technology (JPGT), Petroleum Engineering Department, UPN Veteran Yogyakarta,
vol 1 No 1 2020, pages 08-09.

[2] Roger M. Butle, thermal recovery of oil and bitumen, Department of Chemical and Petroleum
Engineering, University of Calgary, Alberta, Canada, 1991, pages 30 – 31, 72, 105-126.

[3] Sharaf Mostafa Eldin Hassan Saad, Case Study Of Thermal Injection In Heavy Oil Reservoir,
Bachelor Of Engineering, Universiti Teknologi Petronas, 2014, pages 4-5.

[4] Kusumastuti Indri, Erfando Tomi et Fiki Hidayat, Effects of various steam flooding injection
patterns and steam quality on oil recovery factor, journal of Earth Energy Engineering, Universitas
Islam Riau, vol 8 No 1 2019, page 33.

[5] Shadrach Olise Ogiriki1, Marvelous Ayodele Agunloye2, Afeez Olayinka Gbadamosi1 et
Abdulkashif Olalekan OLAFUYI3, Exploitation Of Bitumen From Nigerian Tar Sand Using Hot-
Water/Steam Stimulation Process, Petroleum and Coal, 1Department of Chemical and Petroleum
Engineering, Afe Babalola University, Ado-Ekieti, Nigeria ; 2Department of Petroleum and Gas
Engineering, University of Port Harcourt, Port Harcourt, Nigeria ; 3Department of Petroleum
Engineering, University of Benin, Benin City, Nigeria, January 8, 2018, pages 217-220.

[6] Down Green et Willhite Paul, Enhenced oil recovery, Richardson, texas, 1998, pages 3, 312-
320.

[7] Society of Petroleum Engineers, thermal recovery by steam injection – Petrowiki – OnePetro,
pages 1 – 7.

[8] Taine Jean, Enguehard Franck et Estelle Lacona, Transferts thermiques, Introduction aux
transferts d’énergie, 5è édition DUNOD, 2014, pages 8-9.

[9] Mergui Sophie, Transferts Thermiques, Upmc Sorbone Universites, Licence De Mecanique
2EME année module 2A101 page 6.

[10] Jannot Yves, Transferts Thermiques, Ecole des Mines Nancy 2ème année, 2012, pages 8 – 12,
84 – 89, 142.

xii
[11] Khaldi Souheyla, Généralité Sur Les Transferts De Chaleur, 2019, pages 10 - 20.

[12] Bernard Grandjean, Transfert De Chaleur Volume 1, 2013, pages 1.1– 7.3.

[13] Mortis, EOR Weathers Low Oil Prices, Oil & Gas J, 2000, page 39.

[14] Edward D. Holstein, Reservoir Engineering and petrophysics, Thermal Recovery by Steam
Injection, volume V, Jeff Jones, Society of Petroleum Engineers (SPE), Nations Petroleum, 2007,
pages 1309 - 1318.

[15] Baibakov N.K. et Garushev A.R., thermal methods of petroleum production vol 25, translated
by W.J. Cieslewicz, Colorado School of Mines, Elsevier Science Publishing Company INC, 655,
Avenue of the Americas, New York, NY 10010, U S A, 1989, pages 41 - 47.

[16] Syed Ata Abbas Naqvi, Enhanced Oil Recovery of Heavy Oil by Using Thermal and Non-
Thermal Methods, Dalhousie University-Faculty of Engineering-Petroleum Engineering Program,
Halifax, Nova Scotia, March 5, 2012, pages 32-38.

[17] Latil M., Cours de production-récupération assistée tome 6, école national supérieure du
pétrole et des moteurs, Publications De L’institut Français Du Pétrole, Société Des Editions
Technip, pages 52-60.

[18] Tarek Ahmed et D. Nathan Meehan, Advanced Reservoir Management and Engineering, Gulf
Professional Publishing is an imprint of Elsevier, Second edition 2012, pages 545-549.

[19] Buckles, R.S., Steam Stimulation Heavy Oil Recovery at Cold Lake, Alberta, SPE 1979, page
794.

[20] Wu, C. H. et Brown A., Laboratory Study on Steam Distillation in Porous Media, SPE
1975, page 569.

[21] Nnaemeka Ezekwe, Petroleum Reservoir Engineering Practice, Library of Congress


Cataloging-in-Publication Data, 2011, pages 618-622.

[22] Zerón Laura Romero, Advances in Enhanced Oil Recovery Processes, University of New
Brunswick, Chemical Engineering Department, Canada, page 6.

xiii
[23] Benhommou M. et Draoui B., Modélisation de la temperature en profondeur du sol pour la
region d’Adrar – Effet de la nature du sol, Revue des Energies Renouvelables, laboratoire de
physique, université de Béchar, Algerie, Vol.14 No2, 2011, pages 219-228.

[24] Hammou Yassimine, Optimisation energetique pour l’amelioration du système de production


d’energie, Université Ibn zohr Agadir, pages 10-22.

xiv
ANNEXES
Annexe 1 : Répartition du pétrole dans le monde (source : introduction to CMG’s Modeling
workflows).

Annexe 2 : Corrélations pour le calcul des coefficients de transfert en convection forcée (Yves
JANNOT, Transferts Thermiques, Ecole des Mines Nancy 2ème année, 2012,)

xv
Annexe 3 : Paramètres d’entrée « rock-fluide »

SOIRW - Endpoint saturation : irreductible oil for water-oil 0


SORW - endpoint saturation : residual oil for water-oil 0,4
SOIRG - endpoint saturation : irreductible oil for gas-liquide 0
SORG - endpoint saturation : residual oil for gas-liquide 0,45
SGCON - endpoint saturation : connate gas 0
SGCRIT - endpoint saturation : critical gas 0,05
KROCW - Kro at connate water 1
KRWIRO - Krw at irreductible oil 1
KRGLC - Krg at connate liquide 0,3
KROGCG - Krog at connate gas 0
exponent for calculating Krw from KRWIRO 2
Exponent for calculating Krow from KROCW 4
Exponent for calculating Krog from KROGCG 4
Exponent for calculating Krg from KRGCL 4

xvi

Vous aimerez peut-être aussi