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Monographie 1

Ce document présente un cours de chimie générale à l'Université d'Abomey Calavi, abordant la structure de la matière et les concepts fondamentaux tels que les atomes, les molécules, et les lois de la chimie. Il décrit également les particules fondamentales, la structure atomique, et les niveaux d'énergie des atomes, en se basant sur des expériences et théories comme celles de Rutherford et Bohr. Les objectifs incluent la compréhension des transformations physiques et chimiques, ainsi que l'interprétation des spectres d'émission et d'absorption.

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Monographie 1

Ce document présente un cours de chimie générale à l'Université d'Abomey Calavi, abordant la structure de la matière et les concepts fondamentaux tels que les atomes, les molécules, et les lois de la chimie. Il décrit également les particules fondamentales, la structure atomique, et les niveaux d'énergie des atomes, en se basant sur des expériences et théories comme celles de Rutherford et Bohr. Les objectifs incluent la compréhension des transformations physiques et chimiques, ainsi que l'interprétation des spectres d'émission et d'absorption.

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Cours et Exercices

Chimie Générale

Université d'Abomey Calavi


Faculté des Sciences Agronomiques
Droits d’utilisation
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contrefaçon passible de peine.

Université d'Abomey Calavi


Faculté des Sciences Agronomiques
Bénin
Téléphone : +0022997 48 20 94
emaill: [email protected]
Remerciements
Les personnes suivantes ont activement contribué à la réalisation de ce matériel. Leur
détermination et leur créativité ont permis de développer un matériel de qualité :

Pr J. B. MENSAH UAC / FAST / CHIM / LACTHESMO

Dr A. U. KUEVI UAC / FAST / CHIM / LACTHESMO

Dr G. A. KPOTIN UAC / FAST / CHIM / LACTHESMO

Dr T. A. KPOTA HOUNGUE UAC / FAST / CHIM / LACTHESMO

2
Monographie1

Structure de la matière
Introduction
La chimie est la science qui étudie la constitution des corps, leurs
propriétés, leurs actions réciproques et les combinaisons qui en résultent. Elle
a pour tâche essentielle d’établir les liens qui existent entre les propriétés de la
Survol matière, sa composition et les transformations auxquelles elle peut se
soumettre.
La chimie présente d’innombrables intérêts et applications dans divers
domaines :
- en médecine,
- en agriculture (engrais et pesticides), élevage et pêche
- en biologie (étude des métabolismes),
- en pharmacie (synthèse des molécules médicamenteuses),
- en écologie
- en cosmétique et parfumerie,
- en génie civile (confection des matériaux de construction), ... etc.
Dans toutes ces applications, il demeure qu’à une certaine échelle la matière
est indivisible.

À la fin de cette monographie, vous serez en mesure de :


 Décrire la structure d’un atome
 Caractériser les particules fondamentales constitutives de l’atome
 Donner leurs rôles dans les différentes transformations physiques et chimiques
Objectifs
que la matière peut subir
 Interpréter les spectres d’émission et d’absorption d’un élément chimique
 Justifier la position d’un élément dans la classification périodique moderne des
éléments chimiques
 Identifier la famille d’un élément chimique à partir de sa configuration
électronique
 Distinguer les différents types de radioactivités
 Appliquer les lois de la désintégration radioactive des noyaux atomiques
 Calculer l’énergie libérée par une réaction nucléaire
 Décrire quelques applications et dangers de la radioactivité
Dans cette monographie, vous verrez les nouvelles notions qui suivent :

Configuration électronique d'un atome: Répartition des électrons de l'atome par couche et
par sous couche dans l'ordre de l'énergie croissante

Schéma de Lewis d'un élément chimique: Représentation de la disposition des électrons sur la
Glossaire couche de valence d'un atome pris dans son état
fondamental

Couche de valence d'un atome : Couche électronique de plus grande énergie occupée
dans un atome pris à l'état fondamental

Etat fondamental: Etat de plus base énergie où l'on puisse trouver un


atome

Spectre d'un élément chimique Ensemble des radiations lumineuses absorbées ou


émises par l'atome de cet élément chimique

1. Rappels
1.1. Atome, molécule et ions
Atome : plus petite partie de la matière qui puisse exister à l’état libre ou
combiné. Dans un état combiné, les atomes sont reliés entre eux par des
liaisons chimiques pour former des molécules présentant les mêmes propriétés
que la matière.
Ion : atome ou groupe d’atomes ayant perdu ou gagné un ou plusieurs
électrons.
 Lorsque l’atome ou le groupe d’atomes gagne d’électrons il se forme un
ion chargé d’électricité négative appelé anion.
 Lorsque l’atome ou le groupe d’atomes perd d’électrons il se forme un
ion chargé d’électricité positive appelé cation

1.2. Corps purs et mélanges


Corps pur : substance constituée de molécules identiques.
 Lorsque les molécules sont formées d’atomes du même élément
chimique on parle de corps pur simple.
 Lorsque les molécules sont constituées des atomes de différents
éléments on parle de corps pur composé.
Mélange : substance chimique constituée des molécules de natures différentes
coexistant dans un même milieu.

1.3. Lois de Lavoisier


Dans toute réaction chimique la masse totale des réactifs et égale à celle des
produits.

4
1.4. Lois de Proust
Les éléments chimiques qui constituent un composé donné sont toujours dans
les mêmes proportions quelle que soit l’origine du composé ou son mode de
préparation. Cela signifie que les mêmes éléments chimiques se combinent
toujours dans les mêmes proportions pour former un composé donné.

1.5. Lois de Dalton


Les mêmes éléments chimiques peuvent se combiner dans des proportions
différentes pour donner des composés chimiques différents.
Exemple : Avec les éléments hydrogène (H) et oxygène (O) on peut obtenir
l'eau (H2O) et le peroxyde d'hydrogène ou eau oxygénée (H2O2) qui sont deux
composés différents.

2. Structure de l’atome
2.1. Expérience de Rutherford

But de l’expérience : Découvrir la structure Procédé : Bombardement d’une feuille


de l'atome en observant les trajectoires des d'or d'une épaisseur très minime avec des
rayons alpha à travers la matière (plaque rayons alpha. Un écran fluorescent placé
d'or). derrière la feuille d'or permet d'observer
les spots brillants qui indiquent à quel
endroit les particules touchent l'écran.
Observations Interprétations
L'atome possède cinq caractéristiques :

 Il est surtout constitué de vide, puisque


1 la plupart des rayons alpha traversent
la feuille d'or, comme s'il n'y avait pas
2 d'obstacle. A cause de ce vide on dit
que la matière a une structure
lacunaire.
 Sa masse est concentrée en un point
3 appelé noyau dont la charge est
positive, car les particules alpha de
charges positives sont repoussées par
Feuilled’or
le noyau d'où la déviation de quelques
unes.
 Le noyau est extrêmement petit et
dense puisqu'il n'y a qu'une très petite
 Une très grande majorité des particules portion des particules qui y
alpha traversent la feuille d'or (3) rebondissent.
 D'autres dévient lors du passage dans la  L'atome est électriquement neutre,
feuille (1) c'est-à-dire qu'il renferme autant de
charges positives que de charges
 Une très petite quantité de particules négatives.
rebondissaient fortement en frappant la  Les charges négatives, quant à elles,
feuille d'or (2) gravitent autour du noyau.

Modèle de Rutherford : un atome est composé d'un minuscule noyau de


charge positive, où se concentre toute la masse. Le noyau est entouré d'un
nuage d'électrons très légers.

Vide

+
+ +
Vide Noyau vide
+ + +
+ +
+

vide

Remarques
- Le rayon du noyau atomique est de l’ordre de 10 fermi (fm) et celui de
l’atome lui même est de l’ordre de l’Armstrong (Å) :
1 Å = 10-10 m et 1 fm = 10-15 m.

6
- Dans une quantité relativement faible de matière, il y a un nombre
extraordinairement grand d’atomes, si bien qu’à l’échelle
macroscopique, on utilise la mole d’atomes (ou atome gramme) pour
exprimer la quantité de matière : une mole d’une particule est constitué
de 6,023 1023 de cette particule ; ce nombre est appelé nombre
d’Avogadro et noté .
- Le noyau de l’atome est chargé d’une électricité positive q = Z×e tandis
que l’atome neutre contient Z électrons de charge totale -q = -Z×e avec
e = 1,6×10-19 Coulomb (charge élémentaire).

2.2. Constituants de l’atome : particules fondamentales


La description des atomes a mis au jour un certain nombre de particules
qualifiées de fondamentales et définis chacune par une masse et une charge
électrique :
 L’électron de massem = 9,1 × 10 kg et de chargeq =
− e = − 1,6022 × 10 C, mis en évidence à travers des faits
expérimentaux tels que l’effet photoélectrique, l’effet Compton,
l’expérience de Millikan etc.… Ils interviennent dans l'établissement
des liaisons entre les éléments chimiques à l'intérieur des molécules et
au cours des réactions chimiques ;
 Le proton et le neutronde masse commune m = 1,67249 × 10 kg et
de charges respectives q = e = 1,6022 × 10 Cet q = 0, qui
interviennent dans les réactions nucléaires ;
 La particule alpha ou hélion ( He ) de masse m = 6,65 × 10 kg et
de charge q = 2 × e, émise par les noyaux radioactifs ;
 Le positon ou positron de masse m = 9,1 × 10 kg et de charge
q = e, émise aussi par les noyaux radioactifs.… etc.

3. Niveaux d’énergie d’un atome


3.1. Observations expérimentales
Après une excitation par chauffage ou par décharge électrique, les atomes
émettent des radiations lumineuses. L’ensemble des lumières émises par un
atome donné, dans de telles conditions, est appelé spectre de cet atome. Les
couleurs des radiations lumineuses émises sont caractéristiques de l’élément
chimique soumis à l’excitation. Cela signifie que chaque élément chimique
possède un spectre particulier qui lui est propre et qui permet de l’identifier.
L’analyse de la lumière émise par un atome dans ces conditions, permet de
constater qu’il s’agit en réalité d’un ensemble discontinu de raies lumineuses
de fréquences différentes.

3.2. Explication au phénomène: Théorie de Bohr


A partir d’une suite discontinue de radiations lumineuses émises par l’atome
d’hydrogène, Bohr donna une remarquable explication du phénomène.

Théorie de Bohr  Il applique le principe fondamental de la


dynamique au système constitué par
Bohr émet l'hypothèse que : l'électron dans l’atome d’hydrogène.
 L’électron de l’atome d’hydrogène ⃗f = m. a⃗
tourne sur une orbite circulaire autour du
noyau qui est supposé immobile de telle  Le mouvement de l’électron étant supposé
sorte que l’énergie totale de l’atome soit circulaire uniforme, son vecteur
accélération se ramène à sa composante
minimale. Il appelle cet état d’énergie
minimale « état fondamental ». normale a = ; r est le rayon de
l’orbite.
 La forcef⃗ appliquée à l’électron étant une
force électrostatique on a : f =
 L’électron étant en rotation autour du
noyau, il lui est associé un moment
cinétique orbital m. V. r
 Pour définir les diverses orbites de
l’électron, Bohr a introduit arbitrairement
Schéma d’un atomed’hydrogène la quantification du moment cinétique
orbital en posant : m. V. r = n.

Résultats obtenus :
 Rayon de la nième orbite de l’électron dans l’atome d’hydrogène :r =

 Vitesse de l’électron de l’atome d’hydrogène sur la nième orbite :V =

 Energie de l’atome d’hydrogène dans l’état


34
n :E = − avecε = et h = 6,6×10 J.s (constante de
Planck).
 L’énergie ΔE correspondant à la transition d’un électron d’un état
énergétique n1 à un état énergétique n2 (en absorbant ou en émettant de
l’énergie) est∆E = |E − E | = −
 La fréquence ν et la longueur d’onde λ de la radiation lumineuse émise
ou absorbée sont telles que : ∆E = hν. Ainsi, ν = −

8
d’où = R − avec R = (RH est

la constante de Rydberg et est appelé nombre d’onde).

3.3. Les séries de raies de l’atome d’hydrogène


Expérimentalement il a été observé que l’atome d’hydrogène émet cinq
différentes séries de radiations lumineuses lorsqu’il est soumis à une excitation.
Il s’agit de :

 Série de Lymann : radiations lumineuses émises par l’atome


d’hydrogène lorsque son électron passe d’une orbite de rang n2 > 1 à
une orbite de rang n1 = 1.

 Série de Balmer: radiations lumineuses émises par l’atome


d’hydrogène lorsque son électron passe d’une orbite de rang n2 > 2 à
une orbite de rang n1 = 2.

 Série de Paschem : radiations lumineuses émises par l’atome


d’hydrogène lorsque son électron passe d’une orbite de rang n2 > 3 à
une orbite de rang n1 = 3.

 Série de Brackett : radiations lumineuses émises par l’atome


d’hydrogène lorsque son électron passe d’une orbite de rang n2 > 4 à
une orbite de rang n1 = 4.

 Série de Pfund : radiations lumineuses émises par l’atome d’hydrogène


lorsque son électron passe d’une orbite de rang n2 > 5 à une orbite de
rang n1 = 5.

3.4.Les nombres quantiques


Le nombre n qui apparaît dans la formule de l’énergie de l’atome a été
arbitrairement introduit par Bohr pour expliquer facilement les observations
expérimentales faites au sujet de l’atome d’hydrogène. Ce nombre désigne le
rang ou le numéro de la couche sur laquelle se trouve l’électron et est appelé
nombre quantique principal.
Pour interpréter les spectres des éléments chimiques plus complexes que
l’hydrogène, Sommerfeld a supposé que la trajectoire de l’électron est
elliptique et non circulaire. Il a ensuite complété la théorie de Bohr en faisant
intervenir d’autres nombres quantiques tels que :
 l
Le nombre quantique secondaire ou azimutal, noté et prenant les
valeurs entières de 0 à (n - 1) avec n le nombre quantique principal : 0
l
≤ ≤ n – 1. Ce nombre quantique caractérise la forme de l’orbitale.
Chaque valeur de l correspond à une certaine sous couche de la couche
n.
Exemple :

l
pour n = 1 (couche K), on a = 0 (sous couche s)

l l
pour n = 2 (couche L), on a = 0 (sous couche s) et = 1 (sous couche p)

l l
pour n = 3 (couche M), on a = 0 (sous couche s), = 1 (sous couche p) et = 2 l
(sous couche d)

l l
pour n = 4 (couche N), on a = 0 (sous couche s), = 1 (sous couche p), = 2 l
(sous couche d) et l = 3 (sous couche f)

 Le nombre quantique magnétique, noté mou ml et caractérisant


l’orientation de l’électron dans l’espace de l’orbitale. Il définit le
nombre de cases quantiques que compte chaque sous couche et prend
les valeurs entières de – l à l soit – l ≤ ml ≤ l

Exemple :

pour l = 0 (sous couche s), on a ml = 0 et donc une seule case quantique

pouvant contenir deux électrons au maximum

pour l = 1 (sous couche p), on a ml = -1 ; 0 ; 1 et donc trois cases quantiques

pouvant contenir six électrons au maximum

l
pour = 2 (sous couche d), on a ml = -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2 et donc cinq cases

quantiques pouvant contenir dix électrons au maximum

pour l = 3 (sous couche f), on a ml = -3 ; -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 soit sept cases

quantiques pouvant contenir quatorze électrons au maximum

10
On montre que pour une couche quelconque de rang n,le nombre total de cases
quantiques (ou orbitales)estn2; ce qui correspond à 2n2 électrons (au plus)par
couche
 Le nombre quantique de spin,noté S ou mS et caractérisant la rotation
qu’effectue l’électron sur lui-même. il ne peut prendre que les deux
valeurs (+ ½) et (- ½) lorsque l’électron tourne sur lui-même dans un
sens ou dans le sens contraire.

4. Structure électronique des atomes


La répartition des électrons dans un atome obéit aux trois règles suivantes :
 Principe d’exclusion de Pauli
Dans un atome, on ne peut pas avoir deux électrons différentsayant des
l
ensembles de nombres quantiques(n, , ml et mS) identiques.

4.1. Règle de Hund


Sur une sous-couche donnée, les électrons occupent le maximum d’orbitale ou
de case quantique.

4.2. Règle de klechkowsky


Lors de la construction de la structure électronique des atomes, les sous
couches se remplissent dans l’ordre des (n+ l ) croissants ; dans le cas où les
l
(n+ ) sont égaux le remplissage se fait dans l’ordre des n croissants. Le
diagramme ci-après en indique l’ordre de remplissage.

5. Classification périodique
Mendeleïev classa les éléments connus dans l’ordre croissant des masses
atomiques et constata que les éléments présentant des propriétés chimiques
semblables apparaissent à des intervalles réguliers, mettant ainsi en évidence la
périodicité des propriétés des éléments chimiques.
Dans le tableau de classification périodique actuel, il y a environ 103 éléments
chimiques naturels ou artificiels, classés dans l’ordre des numéros atomiques
croissantset répartis en périodes et en familles.

5.1.La période
Chaque ligne du tableau de classification périodique s’appelle période et
chaque période rassemble les éléments dont les électrons externes (ou électrons
de valence) ont le même nombre quantique principal n.

5.2.La famille
Chaque colonne du tableau de classification périodique s’appelle famille (ou
groupe) et chaque famille rassemble les éléments ayant le même nombre
d’électrons externes sur des sous-couches de même type. Les éléments
chimiques d’une même famille présentent des propriétés chimiques
semblables.

On distingue :
 Famille IA des alcalins : structure électronique périphérique ns1. Tous
les alcalins donnent un cation monovalent.
 Famille IIA des alcalino–terreux : structure électronique périphérique
ns2. Les alcalino-terreux donnent des cations monovalents ou divalents.
 Famille IIIA : éléments réducteurs de structure électronique
périphérique ns2np1.
 Famille IVA : éléments de structure électronique périphérique normale
ns2 np2 dont le caractère non métallique commence à prévaloir. ils
réagissent presque toujours à l’état excité où la couche périphérique se
présente sous la forme ns1 np3.
 Famille VA : structure électronique périphérique ns²np3. Ce sont des
non métaux dont le caractère électronégatif diminue lorsque le numéro
atomique croît.
 Famille VIA des chalcogènes : non métaaux donnant des anions
divalents. Leur structure électronique périphérique est ns²np4.
 Famille VIIA des halogènes : éléments chimiques de structure
électronique périphérique ns²np5 donnant des anions monovalents.
 Famille VIIIA des gaz rares (ou inertes, ou nobles) : structure
électronique périphérique ns²np6. Les éléments de ce groupe ne
manifestent d’activité chimique que dans des conditions
exceptionnelles.

12
 Groupe des éléments de transition : Selon l'Union internationale de
chimie pure et appliquée (UICPA), les éléments de transition sont des
éléments qui ont une sous-couche d incomplète ou qui peuvent donner
un cation ayant une sous-couche d incomplète. Leur configuration
électronique présente une terminaison de la forme ns (n − 1)d avec
x10.Dans le tableau de classification ce sont les éléments chimiques
des colonnes 3 à 12 compris entre les colonnes IIA et IIIA. On les
confond parfois aux éléments du bloc ddutableau de classification
périodique.
NB : La règle de Klechkowski admet quelques exceptions parmi les
éléments detransition.

Z Eléments chimiques Configuration électronique

24 Cr Chrome 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1 3d5

29 Cu Cuivre 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1 3d10

41 Nb Niobium 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d4

42 Mo Molybdène 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d5

44 Ru Ruthénium 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d7

45 Rh Rhodium 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d8

46 Pd Palladium 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 4d10

47 Ag Argent 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s1 4d10

1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s1
Pt Platine
78 4f14 5d9

1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p6 5s2 4d10 5p6 6s1
Au Or
79 4f14 5d10

6. Notion d’isotopie
Il existe des noyaux atomiques ayant le même nombre de protons et des
nombres de neutrons différents. De tels noyaux atomiques, qui ne sont que des
variétés différentes d’un même élément chimique, sont appelées isotopes de
l’élément considéré.
Les isotopes d’un même élément chimiques :
 occupent la même position dans le tableau de classification
 ont le même numéro atomique Z
 présentent la même configuration électronique
 possèdent les mêmes propriétés chimiques
 ne se distinguent les uns des autres que par de petites différences de
propriétés physiques liées à leur différence de masse.

7. Radioactivité
7.1.Radioactivité naturelle
La radioactivité naturelle est la propriété de certains noyaux atomiques à se
désintégrer spontanément en émettant des particules : X → Y + R
X est appelé noyau père, Y est le noyau fils et R est la particule libérée.
cette dernière peut être une :
 particule α ( He ) qui est un noyau d’hélium.
 particule β- ( e) qui est un électron.
 particule β+ ( e) qui est un positron.
Au cours de la désintégration radioactive d’un noyau atomique des ondes
électromagnétiques sont également émises et désignées par le terme de
rayonnement gamma. Le rayonnement γ accompagne parfois les radioactivités
α, β-et β+. Il résulte de la désexcitation progressive du noyau fils excité. Le
rayonnement γ est un photon qui possède une grande énergie et une très courte
longueur d’onde λ.

Radiation α Radiationβ Radiation γ

Noyau d’hélium Positon ( e) (β+) Ondes électro-


Nature
( He ) Electron ( e) (β-) magnétiques

Masse (u.a) 4 1 0
1836

+e (β+)
Charge +2e 0
-e (β-)

Vitesse d’émission 16000km.s-1 290000 km.s-1 C=300000 km.s-1

Propriétés Très ionisant, peu pénétrant Peu ionisant, pénétrant Ionisant, très pénétrant

7.1.1. Equations-bilans des transformations radioactives


Soit la transformation radioactive : X → Y + R. L’équilibrage d’une
telle équation doit respecter :
 la conservation du nombre de nucléon : A= A1 + A2
 la conservation de la charge : Z = Z1 + Z2
 la conservation de l’énergie totale E:
 la conservation du vecteur quantité de mouvement

14
Ainsi on a :
 pour une désintégration α : X → Y + He
 pour une désintégration β- : X → Y + e + υ
 pour une désintégration β+ : X → Y + e + υ

7.1.2. Loi horaire de désintégration radioactive


La Loi de désintégration spontanée est basée sur les deux principes suivants :
 La désintégration radioactive est indépendante des conditions
extérieures (température, pression, environnement nucléaire).
 Le nombre de noyaux qui se désintègrent dans l’intervalle de temps dt
est proportionnel au nombre de noyaux radio actifs présents dans
l’échantillon au début de la désintégration et proportionnel à la durée dt.

Considérons la désintégration d’un noyau X :

X Y + R

t=0 N0

t N

t+dt N+dN

Selon le deuxième principe énuméré ci–dessus : −dN = λ. N. dt


soit = − λdtavecλ la constante radioactive s’exprimant en temps-1.

En intégrant cette équation différentielle on obtient :N = N e


 L’activité A d’un échantillon radioactif est le nombre de
désintégrations qui s’y produisent par unité de temps. Pendant le temps
dt le nombre de noyaux désintégrés étant - dN on écrit alors
et on déduit que .
donc soit
L’activité s’exprime en Becquerel (ou désintégration / seconde) qui en est
l’unité SI (Bq). Elle s'exprime également en Curie (Ci) : 1Ci = 3,70.1010 Bq
 La période radioactive T est le temps au bout duquel la moitié des
nucléides initialement présents dans l’échantillon a été désintégré.
à t = T, N = et on a T
7.2.Radioactivité artificielle
Il y a des réactions nucléaires qui sont provoquées par le choc d’un noyau
projectile ou d'un neutron sur un noyau cible engendrant de nouveaux noyaux.
Parmi les réactions nucléaires provoquées, encore appelées transmutations on
distingue la fission et la fusion.
 La fission d’un noyau s’observe lorsque le choc de ce noyau avec un
neutron le brise en deux noyaux plus légers. Le noyau qui subit une
fission est alors dit fissile. Lorsqu’un noyau peut, par réaction
nucléaire, engendrer un nucléide fissile on dit qu’il est fertile. Les
neutrons produits au cours d’une fission, provoquent de nouvelles
fissions et ainsi de suite. On dit alors qu’il se produit une réaction en
chaîne.
n+ U  Sr + Xe + 2 n
 La fusion est la réaction nucléaire au cours de laquelle deux noyaux
légers s’unissent pour donner un noyau plus lourd.

7.3.Energie libérée par une réaction nucléaire


Dans sa théorie de la relativité restreinte, Albert Einstein a monté que la masse
est une forme de l'énergie. Selon cette théorie, tout système matériel de masse
m, au repos, possède une énergie E appelée énergie de masse donnée par
E = m. c .
En conséquence, lorsqu'au cours d'une transformation, la masse d'un système
matériel, se trouvant dans un état donné, varie d'une quantité m, son énergie
de masse varie égalementde∆E = δm. c . m est appelé défaut de masse du
système.
 Si, au cours de la transformation, le système fournit de l'énergie au
milieu extérieur, sa masse diminue et on aalors ΔE  0
 Si, par contre,la masse augmente au cours de la transformation, le
système reçoit de l'énergie du milieu extérieur et on aΔE  0
D'un manière générale, les réactions nucléaires sont le siège d'une forte
production d'énergie due au défaut de masse qui apparaît lors ce type
transformation. Le défaut de masse qui accompagne toute réaction nucléaire
est donné par δm = ∑ m − ∑m é .

7.4.Applications et dangers de la radioactivité


7.4.1. Applications
 Les traceurs permettent de suivre l’assimilation du dioxyde de
carbone par les plantes, de contrôler le fonctionnement des glandes
thyroïdes grâce à l’iode radioactif, de contrôler la progression de la
transfusion sanguine par le fer …etc ;

16
 La radiothérapie, en médecine, permet de détruire les cellules
cancéreuses ;
 La datation des objets préhistoriques par la technique du Carbone
14 ;
 La détermination de mécanisme réactionnel, en chimie, à l’aide des
nucléides radioactifs.

7.4.2. Dangers
L’exposition aux rayonnements radioactifs est dangereuse pour les personnes.
Elle provoque des lésions, des cancers, des leucémies, la mort.

Résumé de la monographie
Dans cette monographie, vous avez appris à écrire la configuration électronique d’un
atome, à déterminer le groupe et la période d’un élément à partir de sa configuration
électronique, à calculer les longueurs d’ondes et fréquences des raies du spectre d’émission ou
d’absorption d’un élément chimique, à écrire les équations des réactions nucléaires, à calculer
l’énergie dégagée par de telles réactions et à décrire quelques applications et dangers de la
radioactivité.

Devoir
Sur la base des notions développées dans le cours traiter les exercices

Exercice1 :
1. En vous basant sur les résultats de la théorie de Bohr, répondre par Vrai ou faux et
rectifier les propositions fausses.
a. L’énergie de l’électron dans l’atome d’hydrogène ne dépend que du
nombre quantique principal n.
b. Un atome excité est un atome qui a perdu un électron.
c. Le rayon d’une orbitale atomique diminue lorsque le nombre
quantique principal augmente.
d. En émettant un photon, un atome retourne toujours à l’état
fondamental.
2. Soit une transition d’un état n2 à un état n1, on montre que la longueur d’onde  de
la radiation émise vérifie la relation de Ritz :

1  1 1 
 RH  2  2  avec n1< n2
  n1 n2 
Déduire de la relation précédente l’expression de la constante de Rydberg R H et
calculer sa valeur en SI.
3. Calculer, en Joule et en électron-volt, l’énergie d’ionisation de l’atome
d’hydrogène, à partir de son état fondamental.
4. Dans le spectre de l’atome d’hydrogène, calculer, en m et en nm, la longueur
d’onde  de la radiation correspondant à la première raie de la série de Balmer.
5. Quelle sont les longueurs d’onde des radiations qui peuvent être émises lorsque
l’atome se désexcite à partir de ce niveau n = 4 ?
Données en SI :
ℎ = 6,626075540 × 10 . ;  = 8,854187816 × 10 .
= 9,109389754 × 10 ; = 1,6021773349 × 10 ;
= 3 × 10 .
Exercice2 :

1. La représentation de Lewis d’un élément Y à l’état fondamental est Y


a. Combien d’électrons de valence possède Y ?
b. Sachant que son nombre quantique principal est n = 3, déterminer son numéro
atomique et établir la configuration électronique complète de son atome.
c. Identifier Y par son nom et son symbole.
2. Trouver la configuration électronique et le numéro atomique Z des éléments
suivants :
a. un chalcogène de numéro atomique inférieur à 20.
b. un halogène, de même période que le potassium (Z =19).
3. On donne les atomes et ions suivants :
19 40 24 2+ 52 3+ 127 − 108 + 79 2− 200
9 ; 20 ; 12
; 24 ; 53 ; 47
; 34 80

a. Déterminer pour chacun le nombre de protons, de neutrons et


d’électrons.
b. Écrire leur configuration électronique respective dans leur état
fondamental.
c. Représenter les schémas de Lewis des trois premiers.
d. Attribuer à chacun de ces éléments chimiques le nom d’une famille des
éléments du tableau de classification périodique. Chaque attribution doit
être justifiée.
Exercice 3 :
Le césium est un élément radioactif émetteur β− dont la transformation conduit
A
à un isotope du baryum Z Ba .
1. Écrire l’équation-bilan de cette désintégration.
2. Calculer la constante radioactive λdu césium 139 sachant que sa demi-
vie est voisine de 7,2 minutes.
3. Au bout de combien de temps une masse de césium 139 est-elle réduite
au 1/10 de sa valeur initiale ?

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Exercice 4 :
On donne le nombre d’Avogadro = 6,021023 atomes / mole et la masse
atomique molaire relative du bore naturel M = 10,811 g.
Le bore naturel est constitué d’un mélange de deux isotopes 105 11
5 de
masses atomiques relatives respectives M1 = 10,010 g et M2 = 11,009 g.
Calculer :

1. Les pourcentages x et y des deux isotopes respectivement dans le


bore naturel.
2. Le nombre d’atomes de chaque isotope dans une mole de bore
naturel.

Exercice 5 :

1. Les séries suivantes de valeurs pour les nombres quantiques


caractérisant un électron sont-elles possibles ou non ? Répondre en
reproduisant et en cochant par une croix le tableau ci-dessous.

n l ml Possible Impossible

2 0 0

2 1 -1

2 2 -1/2

1 0 1

4 1 -2

0 0 1

2. Les électrons définis par les valeurs suivantes des nombres quantiques
appartiennent à un même atome :

l
a. (n=3, =1, ml=0, ms=+1/2)

b. (n=4, l=0, ml=0,m =-1/2)


s

c. (n=3, l=2, ml = 1,m =-1/2) s

d. (n=3, l=0, ml=0, m =+1/2)


s

e. (n=4, l=3, m =-1, m =+1/2)


l s
2.1. Classer ces électrons par ordre d’énergie croissante
2.2. Reproduire et compléter le tableau suivant en indiquant pour chacun
de ces électrons le nom de sa couche électronique (K, L, M, N, O, P
ou Q) et le nom de sa sous-couche (s, p, d ou f).

Electron Couche Sous-couche

(a)

(b)

(c)

(d)

(e)

Exercice6
La datation au carbone 14 est utilisée pour dater un fragment d’os ancien contenant 80
g de carbone (essentiellement du carbone 12).
1- Calcule le nombre N01 d’atomes de carbone 12 présents dans l’échantillon
(fragment d’os ancien) en supposant négligeable le nombre d’atomes de
carbone 14 qui y sont présents.
2- On admet que la proportion des deux isotopes du carbone (12Cet 14C) reste
constante dans l’atmosphère et dans les êtres vivants et qu’elle est de 1,3
.10−12atome de 14Cpour un atome de 12C. Sachant que le carbone 12 n’a pas
subi de désintégration radioactive, calcule le nombre N02 d’atomes de carbone
14 initialement présents dans le fragment d’os vivant.
3- Le fragment d’os ancien ayant une activité de 0,75 Bq, calculer le nombre Nt
d’atomes de14C qu’il contient à la date de la découverte.
4- Quel est l’âge de ce fragment d’os ?
On donne la demi-vie du carbone 14 (T = 5730 ans) et 1 an = 365 jours.

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