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Notes Et Texte Oral

L'horreur est un genre artistique qui vise à susciter des émotions intenses telles que la peur et l'angoisse, en explorant des thèmes universels comme la mort et l'inconnu. Elle se manifeste à travers divers arts, notamment la peinture, la littérature et le cinéma, chacun utilisant des techniques spécifiques pour créer une atmosphère troublante. En fin de compte, l'horreur nous confronte à nos peurs profondes tout en nous attirant vers des réalités souvent ignorées.

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Notes Et Texte Oral

L'horreur est un genre artistique qui vise à susciter des émotions intenses telles que la peur et l'angoisse, en explorant des thèmes universels comme la mort et l'inconnu. Elle se manifeste à travers divers arts, notamment la peinture, la littérature et le cinéma, chacun utilisant des techniques spécifiques pour créer une atmosphère troublante. En fin de compte, l'horreur nous confronte à nos peurs profondes tout en nous attirant vers des réalités souvent ignorées.

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Texte :

Introduction
L’horreur est un genre artistique dont le but principal est de provoquer chez le spectateur ou le
lecteur des émotions fortes comme la peur, l’angoisse, la répulsion ou la tension.
Elle existe depuis des siècles et traverse les époques, car elle touche à des peurs universelles : la
mort, la folie, le mal, l’inconnu.
On distingue plusieurs sous-genres dans l’horreur :
• Le gore, qui mise sur la violence et le sang.
• Le surnaturel, avec des fantômes, démons ou vampires.
• L’horreur psychologique, qui joue sur la tension mentale.
• L’horreur réaliste, inspirée de faits réels.
• Ou encore l’horreur détournée, qui transforme des éléments familiers en cauchemar.
Problématique : Comment l’horreur se manifeste-t-elle dans les arts et quelles techniques sont
utilisées pour effrayer ?

1. La peinture : provoquer la peur sans mots


Dans la peinture, l’horreur est souvent transmise par la représentation du corps et l’atmosphère
visuelle.
• Chez Francisco de Goya, avec Saturne dévorant un de ses fils (vers 1820), la scène est
brutale : un dieu mange son propre enfant.
Le contraste entre l’obscurité du fond et le corps déchiré renforce le malaise. Le regard fou
du personnage accentue la folie et la violence.
Cette œuvre choque par son réalisme morbide, presque bestial.
• Dans Le Cauchemar (1781) de Füssli, c’est une peur plus subtile. Une femme dort, un
démon est posé sur sa poitrine, et un cheval fantomatique surgit dans l’ombre.
L’artiste joue sur l’angoisse du rêve, sur ce qu’on ne comprend pas. L’image est figée, mais
elle dégage une tension.
La lumière crue, le regard vide du démon et le décor oppressant créent une ambiance
troublante.
• Enfin, Théodore Géricault, avec ses Têtes coupées, montre la mort sans détour.
Il s’agit d’un étude anatomique réaliste : les têtes sont posées comme des objets, sans mise
en scène dramatique, ce qui rend l’image encore plus dérangeante.
Il n’y a pas d’effet spécial ici : c’est la banalité de l’horreur qui choque.
2. La littérature : des mots pour faire peur
Dans les textes, l’auteur n’a pas d’images, il doit faire appel à l’imaginaire du lecteur. L’horreur
littéraire utilise le style, le rythme, et des images mentales fortes.
• Dans Frankenstein (1818), Mary Shelley imagine une créature vivante fabriquée par un
homme.
L’horreur naît d’une transgression : l’homme joue à Dieu.
Shelley multiplie les descriptions sombres, les dilemmes moraux, et crée une ambiance de
solitude et de rejet.
Le monstre devient même émouvant, ce qui trouble le lecteur.
• Dracula de Bram Stoker (1897) utilise la peur de l’étranger, du mal caché.
Il est écrit sous forme de lettres, journaux, ce qui donne un sentiment d’authenticité.
L’auteur distille la peur peu à peu : le vampire agit la nuit, de manière invisible.
C’est un monstre poli et charismatique, ce qui rend sa menace encore plus insidieuse.
• Dans Les Contes interdits – Bambi, l’auteur reprend un univers enfantin pour en faire une
histoire de vengeance violente.
L’effet de peur vient du contraste : ce qui était mignon devient horrible.
Le style est cru, direct, très visuel. Il utilise un vocabulaire violent, des scènes choquantes, et
joue avec notre mémoire du conte original.

3. Le cinéma : l’horreur en mouvement


Le cinéma combine son, image et rythme pour créer des émotions intenses.
• Le Manoir du Diable (1896) est un film muet très court, mais historique : il utilise des
apparitions, des transformations rapides, ce qui impressionnait les spectateurs de
l’époque.
C’est la naissance des effets spéciaux horrifiques.
• L’Exorciste (1973) joue sur le tabou religieux : une petite fille possédée.
Le film utilise des effets sonores terrifiants (voix grave, cris), des maquillages
monstrueux, et une progression lente pour créer une peur croissante.
L’ambiance sonore et la musique sont essentielles ici.
• Massacre à la tronçonneuse (1974) utilise la peur réaliste : des jeunes agressés par une
famille de tueurs.
Les images sont sales, tremblantes. La caméra subjective, le bruit de la tronçonneuse, les
screamers… Tout est fait pour créer un stress viscéral.
• Midsommar (2019), lui, mise sur le décalage : la peur a lieu en plein jour, dans un décor
fleuri.
Le malaise vient de la lenteur, des rituels étranges, des silences, des regards.
Ce n’est pas le monstre qui fait peur, mais le sentiment d’être piégé, dans un monde qui
semble normal… mais ne l’est pas.

Conclusion :
L’horreur, sous toutes ses formes, nous effraie mais nous attire aussi. Elle agit comme un miroir de
nos peurs profondes.
Les artistes utilisent différentes techniques visuelles, narratives ou sonores pour provoquer une
réaction forte.
Elle nous semble irréelle… mais elle nous parle du réel, en nous faisant ressentir ce qu’on ne veut
pas voir.
Alors, peut-être que l’horreur ne nous éloigne pas de la réalité… mais nous y ramène brutalement.
Notes

Problématique
Comment l’horreur se manifeste-t-elle dans les arts et quelles techniques
sont utilisées pour faire peur ?

INTRODUCTION
• L’horreur est un genre artistique qui cherche à provoquer peur,
malaise ou choc.
• Elle touche des peurs universelles : la mort, la folie, le mal,
l’inconnu.
• Sous-genres de l’horreur :
• Gore : sang, violence extrême
• Psychologique : peur mentale, tension
• Surnaturel : fantômes, démons, vampires
• Réaliste : inspiré de faits réels
• Horreur détournée : ce qui est censé rassurer devient terrifiant

1. Peinture
Saturne dévorant un de ses fils – Goya
• Peinture sombre, violente.
• Couleurs noires, regard fou, contraste fort.
• Peur provoquée par la folie et la brutalité.
Le Cauchemar – Füssli
• Femme endormie écrasée par un démon, cheval spectre à l’arrière-
plan.
• Contraste de lumière, décor onirique.
• Crée une peur liée à l’inconscient, au rêve.
Têtes coupées – Géricault
• Études de vraies têtes décapitées.
• Réalisme cru, sans émotion, sans mise en scène.
• Provoque un malaise froid, brut.
Technique utilisée : composition sombre, détails réalistes, jeux de lumière
et de regard → peur visuelle ou mentale.

2. Littérature
Frankenstein – Mary Shelley
• Créature rejetée par son créateur.
• Peur du progrès scientifique incontrôlé.
• Narration multiple, ambiance sombre.
Dracula – Bram Stoker
• Vampire caché, insaisissable.
• Récit sous forme de journaux, lettres → donne un aspect réaliste.
• Suspense, tension permanente.
Bambi – Contes interdits
• Conte pour enfants détourné en histoire d’horreur.
• Contraste choquant, style cru.
• Joue sur l’effet de surprise et le malaise.
Technique utilisée : images mentales, descriptions fortes, détournement
des attentes, rythme et narration.

3. Cinéma
Le Manoir du Diable (1896) De George Méliès
• Premier film d’horreur.
• Apparitions, transformations rapides.
• Pose les bases de l’horreur visuelle.
L’Exorciste (1973)
• Petite fille possédée.
• Sons angoissants, maquillage, tension progressive.
• Peur liée à la religion et au surnaturel.
Massacre à la tronçonneuse (1974) de Tobe hooper
• Jeunes attaqués par une famille de tueurs.
• Caméra tremblante, sons stridents, plans serrés.
• Réalisme choquant, terreur brute.
Midsommar (2019) De Ari Aster
• Horreur à la lumière du jour.
• Lenteur, rituels étranges, visages neutres.
• Malaise constant, pas de monstre visible → peur psychologique.
Technique utilisée : son, lumière, rythme, décor et ambiance pour
provoquer des émotions fortes.

Conclusion
• L’horreur est présente dans tous les arts : peinture, littérature, cinéma.
• Elle utilise des techniques différentes, mais a le même but :
provoquer une réaction forte.
• Elle fascine car elle parle de nos peurs profondes.
• Elle nous semble éloignée du réel… mais nous y ramène
brutalement.
• L’horreur ne nous éloigne-t-elle pas de la réalité, pour mieux nous y
confronter ?

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