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BI80

Le document présente le Bulletin d'Information de l'ANMTEPH sur la traçabilité des expositions professionnelles en santé au travail, soulignant son importance pour la prévention des risques. Il évoque les recommandations de la Haute Autorité de Santé et le rapport Lejeune, qui préconisent une meilleure organisation et utilisation des dossiers médicaux en santé au travail. L'objectif est d'améliorer la qualité des informations concernant les risques professionnels et d'assurer un suivi adéquat de la santé des travailleurs.

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Le document présente le Bulletin d'Information de l'ANMTEPH sur la traçabilité des expositions professionnelles en santé au travail, soulignant son importance pour la prévention des risques. Il évoque les recommandations de la Haute Autorité de Santé et le rapport Lejeune, qui préconisent une meilleure organisation et utilisation des dossiers médicaux en santé au travail. L'objectif est d'améliorer la qualité des informations concernant les risques professionnels et d'assurer un suivi adéquat de la santé des travailleurs.

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ASSOCIATION NATIONALE DE MEDECINE DU TRAVAIL

ET D’ERGONOMIE DU PERSONNEL DES HOPITAUX


agréée "organisme de Formation Médicale Continue"
par le Conseil National de la Formation Médicale Continue,
en date du 1er janvier 2008, sous le numéro 100239.
Organisme de formation reconnu n°11788087478 en date du 3août 1984
N° SIRET 352 084 255 000 38 - Association Loi 1901
Site Internet de l’ANMTEPH : www.anmtph.fr
Secrétariat : 83, Boulevard PONIATOWSKI - 75012 PARIS
Tél. : 01 43 41 08 63 - Fax : 01 43 41 04 59
[email protected]
Président :
Dr L. Sctrick
C.H. Poissy-St-Germain-en-Laye
10 rue du Champ Gaillard
BP 3082
SOMMAIRE
78303 POISSY Cedex
Tél. : 01 39 27 50 46 (47)
du Bulletin d’Information de l’ANMTEPH
Fax : 01 39 27 44 76
[email protected]
FMC n° 80 du 15 mars 2010
Secrétaire générale :
Dr H. Béringuier
Hôpital Saint Jean Roussillon
20, av du Languedoc BP 4052 Bonnes pratiques en Santé au Travail dans les E.S. :
66046 PERPIGNAN Cedex
Tél. : 04 68 61 69 16 la traçabilité des expositions professionnelles
Fax : 04 68 61 67 80
[email protected]

Vice-Présidentes : Editorial
- Dr J. Juan - L. Sctrick ....................................................................................................................... 3
CHU Caremeau
Place du Pr Robert Debré
30029 NIMES Cedex 9 Introduction : la traçabilité des expositions, démarche de prévention
Tél. : 04 66 68 30 41
[email protected] des risques professionnels
- M.L. Lepori (CHU-Nancy, 54) ...................................................................................... 5
- Dr M.L. Lepori
CHU Brabois
Rue du Morvan Notions de traçabilité collective des expositions professionnelles
54500 VANDOEUVRE LES NANCY - D. Tripodi (CHU-Nantes, 44), L. Sctrick (CHI-Poissy, 78) .......................................... 8
Tél. : 03 83 15 42 37
[email protected]
Dossier médical papier et traçabilité individuelle
Secrétaires générale adjointe : - J. Juan (CHU-Nîmes, 30), H. Béringuier (CH-Persignan, 66) ................................... 14
- Dr M.D. Raine
AMET
6, avenue Lauzière, Dossier médical informatisé et traçabilité individuelle
94100 ST MAUR
Tél. : 01 48 85 77 31 - A.C. Delavelle (CHU-Reims, 51), M. Faure (CH-Meulan, 78) .................................. 20
[email protected]
Transmission et communication des dossiers médicaux : procédures et traçabilité
Trésoriers :
- Dr F. Gauthier-David - I. Clément (CHU-Besançon, 25), E. Wertenschlag (CH-Colmar, 68) ........................ 26
Centre Hospitalier de la Région d'Annecy
1, avenue de l'Hôpital
METZ-TESSY - BP 90074 Traçabilité des avis et propositions du médecin du travail
74374 PRINGY Cedex - M.D. Raine (AMET, 93), A. Mandil-Moret (CH-Montauban, 82) .............................. 35
Tél. : 04.50.63.62.28
Fax : 04.50.63.61.89
[email protected] Traçabilité des expositions professionnelles du personnel médical
- J.L. Marande (AP-HP, Cochin) .................................................................................. 40
- Dr J.L. Marande
Groupe Hospitalier Cochin
27, rue du Fg St Jacques Archivage des dossiers médicaux en santé au travail
75679 PARIS Cedex 14 - J.L. Marande (AP-HP, Cochin), F. Gauthier-David (CH Annecy, 74) ....................... 41
Tél. : 01 58 41 10 34
[email protected]
Documents annexés ....................................................................................................... 45

Bibliographie.................................................................................................................. 87

Responsable de rédaction : H. Béringuier


Comité de Rédaction : I. Clément – A.C. Delavelle – M. Faure – F. Gauthier-David – J. Juan –
M.L. Lepori – A. Mandil-Moret – J.L. Marande – M.D. Raine – L. Sctrick – D. Tripodi – E. Wertenschlag
EDITORIAL
Dans la série des « Bonnes pratiques en santé au travail dans les établissements de santé »,
l’ANMTEPH vous propose, avec ce 80ème numéro trimestriel de son Bulletin d’Information – FMC,
d’aborder un thème d’actualité aujourd’hui incontournable en santé au travail, à savoir celui de la
traçabilité des expositions professionnelles.
Mieux connaître les expositions des travailleurs aux risques professionnels en se penchant sur les
conditions de traçabilité des expositions aux dangers, les modalités de conservation des informations
recueillies, les conditions d’accès à ces informations telles étaient les orientations arrêtées lors de la
Conférence tripartite sur les conditions de travail du 4 octobre 2007. Dans le cadre de la mission
confiée aux partenaires sociaux par le ministre du travail, des principes ont été ensuite définis afin de
caractériser la problématique de la traçabilité des expositions professionnelles ; une note de synthèse a
été approuvée à l’unanimité par la Commission des Accidents du Travail et des Maladies
Professionnelles (CATMP), le 12 mars 2008. Monsieur Daniel Lejeune, inspecteur général des affaires
sociales (IGAS), chargé d’une mission d’appui, a présenté un rapport début octobre 2008, rapport qui a
fait l’objet d’un consensus politique.
Le rapport Lejeune préconise de s’appuyer sur les dispositions réglementaires et les outils d’évaluation
des risques déjà existants qu’il importe de mieux utiliser ; ainsi il convient de mieux impliquer les
services de santé au travail (SST) dans la prévention et la traçabilité des expositions professionnelles en
améliorant le dossier médical en santé au travail (DMST), l’information des salariés sur leur propre
suivi médical et en améliorant les outils informatiques d’analyse et de suivi des expositions. Pour une
meilleure traçabilité des expositions professionnelles, le SST a un rôle déterminant rappelle Daniel
Lejeune, car le DMST est l’outil essentiel de cette traçabilité. Reste à déterminer ce qui relèvera du
médecin du travail lui-même et ce qui incombera à d’autres intervenants du SST. Ainsi la reconstitution
d’un parcours professionnel peut être assurée par un infirmier de santé au travail lequel transmettra une
synthèse au médecin du travail.
Dans son rapport, Daniel Lejeune recommandait l’adoption d’une loi afin d’engager une
expérimentation ; la loi n°2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du
Grenelle de l’environnement indique notamment dans son article 39 du chap Ier, TitreIII :
la réduction de l'exposition aux substances préoccupantes, notamment en milieu professionnel,
nécessite une meilleure information des entreprises et de leurs salariés.
Un portail internet de diffusion des données environnementales sera mis en place.
Les fiches de données de sécurité seront perfectionnées et le suivi de l'exposition aux substances
préoccupantes en milieu professionnel sera renforcé par une concertation entre les partenaires
sociaux, avec la contribution des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, et des
médecins du travail.
Un dispositif visant à assurer un meilleur suivi des salariés aux expositions professionnelles des
substances classées cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction de catégories 1 et 2
(CMR 1 et CMR 2) sera expérimenté en concertation avec les partenaires sociaux dans des secteurs
professionnels ou zones géographiques déterminés. Cette expérimentation, dont le bilan devra être fait
avant le 1er janvier 2012, a pour objet de permettre à l'Etat et aux partenaires sociaux de définir des
modalités de généralisation d'un dispositif confidentiel de traçabilité des expositions professionnelles.
Ce dispositif devra être généralisé avant le 1er janvier 2013.
L’ANMTEPH rappelle, dans le présent ouvrage destiné aux médecins du travail, des éléments de
bonnes pratiques en matière de traçabilité des expositions professionnelles.
Bonne lecture.
Dr Lionel SCTRICK
Président ANMTEPH

3
4
CHAPITRE I

LA TRACABILITE DES EXPOSITIONS PROFESSIONNELLES :


COMMENT EN AMELIORER LE RECUEIL ?
La Haute Autorité de Santé, le rapport Lejeune, la proposition de carnet de santé du
travailleur par le Sénat (Grenelle de l’environnement, Sénat du 21 octobre 2008), soulignent
l’importance et la priorité d’inscrire la traçabilité des expositions professionnelles dans
une démarche stratégique de prévention des risques conduite par l’entreprise avec
tous ses acteurs.

Cette traçabilité doit être lisible à la fois sur le plan collectif à l’aide de différents documents :
document unique, fiche d’entreprise, rapports des différentes instances etc … mais aussi au
niveau individuel de manière à garantir un suivi spécifique à chaque salarié tout au long de
sa carrière et d’en tirer des données épidémiologiques ou constituer des bases de données.

Les enjeux sont à la fois de Santé Publique et sanitaires, mais aussi juridiques pour
l'employeur et le salarié

De nouveaux risques apparaissent en raison des évolutions technologiques,


organisationnelles et managériales : intensification des rythmes de travail, turn over rapide,...
Il est important que la Médecine du Travail soit intégrée dans les démarches de santé
publique et soit inscrite plus nettement dans le dispositif de veille sanitaire.

Selon la Haute Autorité de Santé


La santé au travail est organisée sur la base de plusieurs grands principes : prévention,
indépendance des médecins, pluridisciplinarité.

Malgré l’ampleur du dispositif existant et des réformes mises en oeuvre, la santé au travail ne
remplit pas pleinement ses missions de prévention :
• le nombre de travailleurs identifiés comme étant exposés à un risque professionnel est
en augmentation ;
• l’organisation actuelle de la santé au travail ne lui permet pas de répondre à l’évolution
du monde du travail ;
• le nombre de médecins et le temps médical demeurent insuffisants pour assurer
l’ensemble des missions réglementaires ;
• les connaissances des dangers potentiels et des risques en milieu de travail sont
insuffisantes ;
• la médecine du travail est mal insérée dans le système de soins et dans le dispositif de
veille sanitaire.
Le rôle du médecin du travail qui est un médecin spécialisé est d’éviter l’altération de la santé
des travailleurs du fait de leur activité. À cette fin, il exerce une surveillance clinique du
personnel en relation avec les postes de travail. Parallèlement, il étudie les actions à mener
sur le milieu du travail, propose des actions de prévention des risques professionnels et des
actions correctrices (1/3 temps). Il peut également participer à des enquêtes et recherches à
caractère épidémiologique qui peuvent contribuer à la veille sanitaire.

La HAS a mis en ligne en mars 2009 des recommandations de bonnes pratiques concernant
le dossier médical en santé au travail (DMST) sur son site www.has-sante.fr.

5
Si on observe la multiplicité des supports de dossiers papiers ou informatiques en Santé au
Travail, il apparaît rapidement que beaucoup d’entre eux sont insuffisamment étoffés pour le
recueil des expositions professionnelles (rubrique manquante ou en fin de dossier ou non
remplie….).
Le contenu du dossier répond à l’arrêté du 24 juin 1970 et ne fait que très peu de place aux
renseignements des risques professionnels, or l’objectif principal des recommandations est
d’améliorer la qualité des informations permettant d’évaluer le lien entre l’état de santé du
travailleur, les postes et les conditions de travail actuels et antérieurs : l’accent est mis sur la
traçabilité des expositions professionnelles, des données de santé et des
informations, propositions et avis délivrés par le médecin du travail.
Le DMST devra intégrer les recommandations préconisées ; aussi notre travail s’attachera t-il
à proposer un DMST le plus à même à répondre à ces critères qualités.

Des critères de qualité ont été ainsi posés par la HAS

Le dossier médical en santé au travail


Document destiné aux médecins du travail
et aux personnels infirmiers collaborateurs du médecin du travail

But de la démarche : améliorer la qualité des informations permettant d’apprécier le lien entre l’état de
santé du travailleur et le(s) poste(s) et conditions de travail actuels et antérieurs, notamment améliorer la
traçabilité des expositions professionnelles, des données de santé et des informations, propositions et
avis délivrés au travailleur par le médecin du travail

Objectif 1. Assurer la traçabilité des éléments du DMST


Organisation et classement du dossier
Inscription dans le DMST de l’identité des médecins du travail et des personnels infirmiers du travail
collaborateurs du médecin du travail ayant rempli le dossier

Objectif 2. Disposer dans le DMST des informations permettant de connaître les risques auxquels le
travailleur a été exposé
Mention des secteurs d’activité antérieurs et/ou des professions antérieures

Objectif 3. Disposer dans le DMST des informations permettant de connaître les risques auxquels le
travailleur est actuellement exposé
Mention de l’intitulé du poste
Description des activités ou tâches effectuées permettant d’identifier les risques
Description de la nature des risques identifiés
Mention des périodes d’exposition aux risques identifiés
Mention de l’importance de l’exposition aux risques identifiés

Objectif 4. Disposer dans le DMST des informations permettant de connaître l’état de santé du travailleur
Réalisation d’une synthèse actualisée des antécédents médicaux personnels présentant un
intérêt dans le cadre du suivi de la santé du travailleur
Renseignement du statut vaccinal, orienté en fonction des expositions professionnelles
Mention de la présence ou l’absence de symptômes (physiques ou psychiques) ou signes cliniques
destinés à évaluer le lien état de santé du travailleur/poste et conditions de travail
Mention des résultats des examens paracliniques
Mention des résultats des dosages d’indicateurs biologiques d’exposition

6
Objectif 5. Disposer dans le DMST des informations concernant les propositions
et avis du médecin du travail
Mention de la forme et la date des informations délivrées au travailleur sur les expositions
professionnelles et les risques identifiés
Présence d’une trace restituable de l’avis médical (fiche d’aptitude ou de suivi médical)

Le rapport LEJEUNE, préparé à la demande de Xavier BERTRAND a été remis à la


Commission des AT et MP en octobre 2008 et est accessible en ligne à partir du lien ci-après
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000684/index.shtml

Il met en exergue la notion de traçabilité des expositions professionnelles à organiser de


façon collective et/ou individuelle selon des modèles à mettre en œuvre progressivement :
par exemple, une démarche de recensement et prévention des CMR avec déclaration
obligatoire des procédés de travail dangereux concernant les CMR 1 et 2.
Il encourage une meilleure implication des SST en améliorant le DMST, les outils
informatiques d’analyse et de suivi des expositions professionnelles, en incitant le suivi post
exposition.
Il conforte l’analyse les données annuelles des bilans sociaux et il encourage des démarches
expérimentales.
Quant au futur carnet de santé du travailleur, il avait été évoqué la possibilité pour le médecin
du travail d’introduire des données du curriculum laboris dans un « volet professionnel » du
DMP (dossier médical personnel) via un support informatique type clé USB mais sans que le
médecin du travail ait accès aux données du DMP pour éviter des critères de sélection à
l’embauche….

On observe donc une forte pression à tous niveaux pour améliorer la traçabilité des
expositions professionnelles et il nous est apparu primordial de réfléchir comment mettre en
place cette traçabilité dans notre pratique quotidienne à partir de toutes les
informations déjà à disposition dans nos établissements.

Nous essayerons de proposer de nouvelles organisations pour la centralisation des


informations liées aux expositions professionnelles et leur traduction dans un DMST
actualisé.
Après avoir tracé les expositions à risque, les mesures de suivi en découleront et seront à
programmer avec information du salarié à l’aide de support écrit.
L’élaboration d’un DMST étoffé, rendant compte des expositions précises du salarié, et de
son suivi exige différentes séquences que nous aborderons dans les différents chapitres qui
vont suivre : la qualité de la trame de notification du dossier papier ou informatisé, les
recommandations de rédaction de la fiche d’aptitude, les modalités de transmission du DMST
lors du changement d’entreprise, les modalités d’accès du salarié ou ayants droits à son
dossier, les conditions réglementaires d’archivage.

7
CHAPITRE II

NOTIONS DE TRACABILITE COLLECTIVE


DES EXPOSITIONS PROFESSIONNELLES

Définition de la traçabilité des expositions professionnelles


C’est l’identification du risque ou des risques auxquels un groupe de salariés ou un salarié a
été exposé, l’évaluation du niveau de l’exposition et la conservation des données recueillies.

Intérêt de la mise en place de la traçabilité collective des expositions professionnelles


C’est un moyen de suivre l’évolution d’indicateurs d’exposition aux risques professionnels ;
c’est une méthode qui peut permettre de mieux appréhender « les effets différés » sur la
santé d’un groupe, notamment en matière de cancers ou troubles de la reproduction.
Pour l’employeur, l’intérêt d’assurer la traçabilité des expositions collectives apparaît avant
tout comme l’optimisation de l’analyse a priori des risques professionnels et de l’action
corrective en référence à la mise en place et au suivi du document unique d’évaluation des
risques (décret 2001-1016 du 5 novembre 2001, circulaire DRT n°6 du 18 avril 2002,
circulaire DHOS/P1/CM/Cv du 2 juillet 2002). Si la réalisation, par l’employeur, du document
unique consiste effectivement à identifier, hiérarchiser, puis consigner pour chaque unité de
travail les sources de dangers pour la santé et la sécurité des travailleurs, la traçabilité va elle
se différencier de cette démarche d’évaluation utilisée pour l’élaboration du document unique.
Il s’agit d’une traçabilité a posteriori qui intègre la durée d’exposition au risque que ce soit sur
le plan collectif ou individuel.
L’intérêt d’une traçabilité, en second lieu, mais non des moindres, c’est que l’employeur est
tenu de conserver des documents de prévention du fait de la réglementation ou parce qu’il a
tout intérêt à le faire puisque la preuve écrite est requise dans de nombreuses procédures (le
droit français étant un droit « écrit »). Il lui faudra souvent pouvoir présenter une traçabilité
des évènements, des incidents, des accidents, des expositions, des informations
communiquées aux salariés (par exemple, lors d’une mise en examen au motif de la faute
inexcusable), etc…
Pour le salarié, la traçabilité des expositions lui permet de devenir un acteur informé de la
réalité de ses conditions de travail ; la traçabilité peut également être utile en étayant des
liens de causalité dans une démarche de reconnaissance de maladies à caractère
professionnel ou encore pour la mise en œuvre de certains suivis post-professionnels.
Pour le médecin du travail, la traçabilité des expositions permet d’assurer un suivi médical
adéquat et sur le plan collectif une action sur les conditions de travail à partir de données
pertinentes.
Pour les instances de prévention des risques professionnels, la traçabilité des
expositions va pouvoir alimenter une base de données fiables, étape nécessaire à une
réflexion sur les moyens de prévention à proposer dans chaque situation de travail.

Objectifs de la traçabilité collective


Il s’agit d’évaluer le risque encouru par les salariés sur le court, moyen et long terme dans un
objectif de prévention primaire. La mise en place d’un système de traçabilité uniquement de
type individuel, même tout au long de la carrière du salarié, serait insuffisant et ne permettrait
pas de lien entre exposition et altération de la santé a posteriori, d’où la définition des enjeux
de la mise en place d’un dispositif de traçabilité collective.

8
Enjeux d’un dispositif de traçabilité collective
- Mieux cerner les populations dans le cadre du suivi professionnel et post-professionnel,
mettre en place des actions prioritaires
- Disposer de données permettant d’évaluer les interactions entre environnement, société,
travail et facteurs personnels.
- Réaliser des études épidémiologiques de type suivi de cohortes, par exemple (calculs
possibles de risques relatifs, odds ratios).
- Evaluer la relation dose/effet, la relation durée d’exposition/effet, en terme d’exposition
chimique et notamment aux CMR.

La traçabilité des expositions : constat actuel


A. Des dispositifs réglementaires de traçabilité collective existent à ce jour dans les
Etablissements de Santé en France et nous pouvons les rappeler ci-après.

1/ Le système de traçabilité des expositions aux rayonnements ionisants


Créé en 1967, il repose sur une classification du personnel suivant le niveau d’exposition
(actuellement catégories A et B), le suivi dosimétrique passif et opérationnel individuel,
l’éventuel suivi dosimétrique d’ambiance, la carte individuelle de suivi médical délivrée par le
médecin du travail, un système d’information permettant la synthèse des expositions par
salarié sur une année, mais aussi la synthèse des expositions par unité de travail.

2/ Plus récemment, depuis 2001 (décret 2001-97 du 1er février 2001, dit décret CMR ;
décret 2003-1254 du 23 décembre 2003 sur la prévention des risques liés aux agents
chimiques dangereux) a été introduit dans les entreprises, la traçabilité des
expositions aux agents chimiques.
- L’employeur doit fournir la liste actualisée des travailleurs exposés aux agents
chimiques dangereux très toxiques, toxiques, nocifs, corrosifs, irritants, sensibilisants,
cancérogènes, mutagènes ou toxiques de catégorie 3 pour la reproduction, ainsi
qu’aux CMR des catégories 1 et 2 définis à l’article R.4412-60 du code du travail, en
précisant la nature de l’exposition, sa durée, son degré estimé par les contrôles
atmosphériques effectués (article R.4412-40 du code du travail).
- Dans le cas où des travailleurs sont exposés, ou susceptibles d’être exposés, à des
agents CMR de catégorie 1 ou 2, l’employeur doit tenir à la disposition des travailleurs,
des agents de la CRAM, du médecin du travail, du MIRTMO et des membres du
CHSCT un dossier, dit dossier CMR comprenant des informations sur : les activités ou
procédés mettant en œuvre des agents CMR dans l’établissement, les quantités de
produits contenant des agents CMR, fabriquées ou utilisées dans l’établissement, le
nombre de travailleurs exposés, les mesures de prévention prises, le type
d’équipements de protection à utiliser, la nature, le degré et la durée d’exposition, les
cas de substitution par un autre produit ou procédé (article R.4412-86 du code du
travail).
- Une fiche d’exposition doit être établie par l’employeur, mentionnant la nature du
travail effectué, les caractéristiques des produits, les périodes d’exposition, les risques
chimiques, biologiques et physiques associés, les dates et les contrôles d’exposition,
l’importance des expositions accidentelles. Le médecin du travail en reçoit un
exemplaire et le salarié peut consulter cette fiche (article R4412-41 du code du travail).

9
- Une attestation d’exposition aux agents chimiques dangereux (ACD) mentionnés à
l’article R.4412-40 est remise au salarié lorsqu’il quitte l’établissement, quel qu’en soit
le motif, cette attestation est co-signée par l’employeur et le médecin du travail (article
R.4412-58 du code du travail). Un arrêté conjoint des ministres du travail et de
l’agriculture détermine les conditions de remise de cette attestation en cas d’exposition
à des CMR (toujours en attente de parution).
- L'employeur établit une notice, dénommée notice de poste pour chaque poste de
travail ou situation de travail exposant les travailleurs à des agents chimiques
dangereux ; cette notice, actualisée en tant que de besoin, est destinée à informer les
travailleurs des risques auxquels leur travail peut les exposer et des dispositions prises
pour les éviter. Elle rappelle les règles d'hygiène applicables ainsi que, le cas échéant,
les consignes relatives à l'emploi des équipements de protection collective ou
individuelle (article R.4412-39 du code du travail).
- Si un travailleur est atteint d’une maladie professionnelle, d’une maladie ou d’une
anomalie susceptible de résulter d’une exposition à des ACD, le médecin du travail
détermine la pertinence (donc l’intérêt) et la nature des examens éventuellement
nécessaires pour les autres personnels exposés.
- La traçabilité exhaustive des agents chimiques présents dans l’établissement doit être
réalisée avec la FDS, fiche de donnée de sécurité, de chaque produit chimique faisant
état de sa composition exacte. Le fournisseur d'une substance ou préparation
dangereuse fournit au destinataire de cette substance ou préparation une fiche de
données de sécurité conforme aux exigences prévues au titre IV et à l'annexe II du
règlement (CE) n° 1907/2006 du Parlement et du Conseil du 18 décembre 2006
concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques,
ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence
européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le
règlement (CEE) n° 793/93 du Conseil et le règlement (CE) n° 1488/94 de la
Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives
91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (article R.4411-
73 du code du travail).
- La fiche toxicologique de l’INRS peut être consultée ; ces fiches constituent une
synthèse de l'information disponible concernant une substance ou un groupe de
substances.
- Doivent également être tracés les rapports d’organismes, tels les services de
prévention de la CRAM, sur les données biométrologiques d’ambiance comparées aux
seuils réglementaires (valeurs limites d’exposition professionnelle, VLEP ; indicateurs
biologiques d’exposition, IBE) : pour la surveillance de l’exposition collective des
personnels des plateaux techniques des services de biologie,
d’anatomocytopathologie, des blocs opératoires et les services logistiques (peintres,
plombiers, menuisiers…). L’employeur doit tenir à disposition des agents de contrôle
de la CRAM et du MIRTMO les résultats du contrôle des VLEP aux postes de travail
exposant les salariés aux CMR ; ces résultats doivent être communiqués au CHSCT
ainsi qu’au médecin du travail (article R.4412-60 du code du travail).

10
3/ La fiche d’entreprise (ou d’établissement)
La fiche d'entreprise est un document élaboré et mis à jour par le médecin du travail (article
D4624-37 du code du travail). Elle est obligatoire depuis l’arrêté du 31 mai 1989 et le décret
2004-760 du 28 juillet 2004 la rend obligatoire pour toutes les entreprises, depuis le 1er
Janvier 2006. Elle doit renseigner, de façon actualisée, les risques professionnels auxquels
sont exposés les salariés. Transmise à l'employeur, elle lui est d’une aide importante,
notamment pour la réalisation du document unique (ainsi qu’au médecin du travail en cas
d’intervention d’entreprises extérieures dans les établissements de soins). Elle est présentée
au CHSCT, peut être consultée par l'Inspecteur du Travail, les agents de prévention de la
CRAM, le médecin inspecteur régional du Travail. La fiche d’entreprise pourrait être exigée
par l’inspecteur du travail en cas d’intervention d’entreprises extérieures.

4/ Le document unique
Le document unique, à la charge de l’employeur, « trace » le risque professionnel pour une
unité de travail à un moment donné ; il ne détaille pas réellement les différentes étapes de
l’analyse du risque mais se doit de proposer des actions correctrices. Le document doit
consigner l’identification des dangers et l’évaluation du risque. Dans l’absolu, celles-ci
devraient être réévaluées annuellement (décret 2001-1016 du 5 novembre 2001). Comme la
fiche d’entreprise, le document unique a ses limites en terme de traçabilité mais il peut servir
de base à la mise en place d’un dispositif de traçabilité collective.

5/ Autres documents réglementaires


- Etudes de poste de travail.
- Plan de prévention des entreprises extérieures.
- Enquêtes du CHSCT.
- Rapport annuel d’activité du Médecin du Travail.
- Notes d’observations, lettres de mise en demeure de l’Inspection du Travail.
- Attestations, consignes, résultats et rapports relatifs aux vérifications des équipements de
travail et des EPI ou registres regroupant ces documents.
- Registre de vérifications des installations électriques (APAVE, etc…) et autres vérifications
réglementaires.
- Evaluation des niveaux de bruit : les résultats de l’évaluation des niveaux de bruit et du
mesurage sont conservés sous une forme susceptible d’en permettre la consultation pendant
une durée de dix ans (article R.4433-3 du code du travail).
- Evaluation des niveaux de vibrations mécaniques : les résultats de l'évaluation des niveaux
de vibrations mécaniques ou du mesurage sont conservés sous une forme susceptible d'en
permettre la consultation pendant une durée de dix ans (article R.4444-3 du code du travail).

11
B. Autres éléments pouvant servir à la traçabilité des expositions professionnelles
spécifiques aux établissements de santé
- Dans le cadre du risque professionnel biologique (contages tuberculeux, coquelucheux,
rougeoleux, méningococciques, etc.) : documents conformes aux procédures ou rapports
validés par le CLIN (instance de consultation et de suivi chargée de la lutte contre les
infections nosocomiales) et l’Equipe Opérationnelle d’Hygiène. Les différents rapports des
contages biologiques au sein d’un service, leur signalement aux instances (DDASS, INVS…)
et leur suivi peut faire office de traçabilité du risque biologique.
- Mais la traçabilité doit concerner également bien d’autres risques professionnels tels les
TMS, les risques psycho-sociaux, etc. et de nombreux documents peuvent apporter une
contribution à cet effet : fiches de signalement et suivi des évènements indésirables et des
AT, contrôles réglementaires et métrologiques (eau, air, aliments, surfaces), contrôles
internes à l’établissement réalisés par le CLIN (eau, surfaces), fiches de poste, bilan des
différentes commissions ou rapports : CLIN, bilan social, CLACT(contrat local d’amélioration
des conditions de travail), ARACT (Agence Régionale d’Amélioration des Conditions de
Travail), CRAM, etc …

C. Etudes, enquêtes, projets en matière de traçabilité des expositions


Selon les catégories de risques professionnels des méthodes d’approche collective ou
d’évaluation de l’état de santé de corps de métiers spécifiques ont été réalisées au cours des
dernières années par les médecins du travail, les instituts de recherche nationaux tel l’INRS,
INVS…ou le ministère de l’emploi.
- Ainsi, en France, les enquêtes SUMER (1994, 2003 puis 2009) ont permis de recueillir
auprès d’un échantillon important de salariés des informations sur les expositions à diverses
nuisances. Des matrices emplois-expositions pour les agents chimiques (SUMEX) avaient été
réalisées à partir des données de l’enquête SUMER 1994 qui permettaient d’obtenir des
groupes homogènes d’emplois pour une exposition donnée. Les préventeurs et médecins du
travail peuvent bénéficier de cet outil de repérage des expositions attachées à une profession
ou à un secteur d’activité.
- Citons également les différentes études épidémiologiques sur les risques professionnels
menées par l’INVS, l’enquête européenne PRESST-NEXT (Dr. Estryn-Behar, 2004-2006)
portant sur la satisfaction des soignants, l’enquête ORSOSA relative aux risques psycho-
sociaux dans les établissements de soins (Pr. A. Sobaszeck, Lille, 2008), l’enquête sur les
risques perçus en milieu de soins (D Tripodi, Nantes, 2006), etc.
- Enfin des expérimentations sont en cours d’évaluation dans le cadre d’études
épidémiologiques en matière de traçabilité des expositions professionnelles collectives : la
modélisation empirique de l’exposition professionnelle aux agents chimiques à partir de la
base de données COLCHIC réalisée par l’INRS (étude en cours depuis 2008), le carnet
individuel de suivi des entreprises extérieures par la pétrochimie, la convention « cancers
professionnels 93 », les fiches-guides du CHU de Reims, le réseau national de vigilance des
pathologies professionnelles (RNVPP, depuis 2001), etc.

12
Conclusion
La réalisation d’un suivi de ces indicateurs par service, pôle, établissement devrait aboutir à
la mise en place d’un dispositif de suivi collectif des populations à risque. La traçabilité
« collective » se doit d’être une synthèse qui reflète la traçabilité individuelle.
En l’absence de référentiels communs pour la collecte et la saisie des données, l’agrégation
des informations individuelles s’avère difficilement exploitable à des fins collectives. La mise
en place de systèmes d’enregistrement et de bases de données permettant le traitement de
ces informations par service, pôle ou établissement reste un défi pour les années à venir.
Le rapport Lejeune, remis en octobre 2008 à la Commission des Accidents du Travail et des
Maladies professionnelles à la demande de Monsieur Xavier Bertrand, ministre du travail,
traite de l’optimisation de la traçabilité des expositions professionnelles dans les entreprises.
Parmi les propositions émises soulignons la limitation de la « déclaration obligatoire des
procédés de travail dangereux » en la centrant exclusivement sur les CMR 1 et 2, afin de
prioriser les champs de prévention primaire, mais en l’adressant annuellement à la CRAM au
lieu de la CPAM actuellement.
Il insiste notamment sur la nécessité d’une traçabilité prospective, exhaustive, mutualisée et
exploitable : la mise en place d’un DataMart « collectif » correspondant aux données du
dossier CMR (R 4412-86 du Code du Travail) destiné à développer la prévention primaire et
au criblage des actions de prévention au sein de l’entreprise. Les données seraient
accessibles aux CRAM, DRTE, et Médecins du Travail. Un tel système d’information existe
en Italie depuis 1996 et permet aux entreprises d’échanger les données concernant les
mesurages des CMR à l’ISPESL (Institut Supérieur du Travail et de la Sécurité). Le DataMart
« collectif » serait lui aussi alimenté d’un DataMart « Nominatif» reposant sur le suivi des
expositions professionneIles et le suivi post-professionnel.
Il préconise aussi d’assurer une meilleure traçabilité des conseils édictés par le médecin du
travail en direction des employeurs, des salariés et des représentants du personnel.
Daniel Lejeune conseille enfin d’améliorer l’approche pluridisciplinaire par projet au sein des
services de santé au travail : mieux impliquer les SST dans la prévention et la traçabilité des
expositions professionnelles, notamment aux risques CMR.

13
CHAPITRE III

TRAÇABILITE DES EXPOSITIONS PROFESSIONNELLES


INDIVIDUELLES ET DOSSIER MEDICAL EN SANTE AU TRAVAIL :
A PROPOS DU DMST PAPIER

Le dossier médical en santé au travail : une obligation réglementaire


Le médecin du travail des établissements de santé doit constituer un dossier médical en
santé au travail (DMST) lors de la visite d’embauche, dossier qui est complété lors de chaque
examen médical ultérieur comme le précise l’article D.4626-33 du code du travail (article
D.4624-46 pour les autres champs d’application).
Le modèle a été fixé par l’arrêté du 24 juin 1970 (annexes), non abrogé à la date
d’aujourd’hui, paru au Journal Officiel du 12 septembre 1970, prévu par le décret n°69-623 du
13 juin 1969 relatif à l’organisation des services médicaux du travail.
Le dossier médical en santé au travail : une évolution nécessaire
L’ANMTEPH avait déjà, il y a 20 ans, élaboré et conçu un dossier médical papier qu’elle
recommandait à ses adhérents, dossier « papier » commercialisé par les Editions Levrault ;
depuis 2007 une nouvelle version de ce modèle de dossier « papier », actualisée au regard
de l’évolution de la législation du travail en matière de risques professionnels et de leur
prévention, est disponible (modèle déposé avec copyright, référence 530105, éditions Berger
Levrault).
Sur ce modèle, le médecin du travail est ainsi plus systématiquement enclin à renseigner des
rubriques précises afin de tracer les expositions professionnelles successives de l’agent (son
curriculum laboris) et les accidents, les maladies professionnelles ou les maladies
contractées en service, déclarées ou non.
Néanmoins, la réglementation existante ne permettant pas de répondre de façon précise à la
question du contenu du dossier et notamment en matière de risque professionnel, rien
n’oblige encore aujourd’hui les médecins du travail à utiliser un modèle de DMST dit
« papier » identique d’un service de santé au travail à un autre ; il en est d’ailleurs de même
avec les progiciels spécifiques au dossier médical dans les différents services de santé au
travail ; en conséquence, les supports utilisés (papier ou informatique) et les outils (logiciels
et thésaurus) sont des plus variés.
De plus, il est un fait que le DMST est renseigné de façon « hétérogène » d’un médecin du
travail à un autre ; ce constat est souvent fait par les médecins du travail eux-mêmes lors de
la transmission de dossiers dans le cas de mutation d’un agent dans un autre établissement.
Le DMST ne doit pas rester qu’un dossier médical, à savoir un dossier renfermant
uniquement des renseignements cliniques, de vaccinations ou de résultats d’examens
complémentaires ; la traçabilité des expositions professionnelles, des recommandations et
actions de prévention doit nécessairement être développée et rigoureusement transcrite.

14
C’est ainsi, en toute logique, que la Société Française de Médecine du Travail (SFMT,
fédération de sociétés de médecine et santé au travail créée en 1987) a demandé à la Haute
Autorité de Santé (HAS) d’élaborer des recommandations sur le DMST. Ces
recommandations ont été mises en ligne sur le website de la HAS (www.has-sante.fr) en
mars 2009. A partir de ces recommandations peuvent être déclinés des critères de qualité en
vue de l’évaluation et de l’amélioration des pratiques professionnelles.

1/ Pourquoi une traçabilité des expositions professionnelles ?

1.1. Intérêt individuel :


- Repérer les expositions professionnelles tout au long d’une carrière professionnelle
- Afin d’identifier les risques professionnels dans le but d’alerter sur leurs impacts sur la
santé.
- Sensibiliser à l’utilisation des moyens de prévention.
- Eventuellement aider à la réparation d’une maladie d’origine professionnelle.
1.2. Intérêt collectif :
Participer à l’évaluation des risques professionnels de l’établissement dans le but d’améliorer
la prévention collective.
1.3. Remarques :
Au-delà de l’intérêt certain de cette traçabilité, il faudra être attentif à ce qu’elle ne soit pas
utilisée à l’encontre de l’intérêt de l’agent en empêchant de reconnaître une maladie d’origine
professionnelle sous prétexte que l’exposition au risque n’aurait pas été identifiée ou que le
risque pour la santé n’aurait pas été envisagé. Il est souhaitable que soit précisé : « la
reconnaissance d’une maladie d’origine professionnelle ne peut être exclusivement
conditionnée au repérage de l’exposition au risque dans le DMST ».

2/ Comment effectuer le recueil des données dans le DMST ?

Le DMST doit contenir des informations sur l’emploi et les activités professionnelles actuelles
et antérieures du salarié afin d’identifier les risques d’expositions professionnelles.

2.1. Collecte de données individuelles :

A. Informations socio-administratives (données de la DRH) :

• Grade (ex : ASH)


• Métier ou fonction (ex : ASH entretien ménager, ASH équipe hôtelière)
• Affectation (ex : unité d’entretien d’hygiène, pôle mère-enfant)

15
• Quotité de travail (100 %, 75 %)
• Organisation du travail (2X8, 3X8, Nuits, Journée)
• Durée quotidienne de travail (7H, 7H30, 8H, 10H, 12H, gardes de 24H)
• Date d’arrivée sur le poste, date de départ
• Accidents de travail, maladies professionnelles, maladies contractées en service

B. Alimentation du DMST par des données obtenues par le SST :

• Expositions antérieures à l’embauche : obtenues par l'interrogatoire du salarié ou mieux


par la consultation de son dossier médical précédent ; il est souhaitable que la demande
de transfert du DMST soit faite systématiquement sous réserve de l’accord du salarié.
• Résultats d'indicateurs individuels d’exposition : exemples des résultats de la dosimétrie
passive chez des manipulateurs en radiologie ou autres agents soumis aux rayonnements
ionisants, des résultats de l’enregistrement par badges individuels de l’exposition aux gaz
anesthésiques, etc.

2.2. Inclusion des données collectives :

• A partir du document unique d’évaluation des risques professionnels : liste des dangers
identifiés par service et par métier avec mention du niveau d’exposition. Exemple pour un
service de chirurgie orthopédique = aide-soignant d’hospitalisation de jour : risques
infectieux moyen (transmission contact, air, gouttelettes, sang), risques en rapport avec
l’activité physique fort (manutentions de malades, déplacements à pied importants),
risques psychosociaux forts (contact maladies graves, modifications de planning
fréquentes, peu de temps collectif de partage d’expériences), risque chimique moyen
(manipulation de désinfectants), risque d’exposition aux R.I. faible (retour de malades
après exploration par des radio-isotopes).
• A partir de la fiche d'entreprise (…si elle a été établie).
• A partir des fiches de données de sécurité (FDS) des produits chimiques utilisés dans
l’établissement qui permettent de classer les agents à risque chimique (SMR) et d'élaborer
la fiche d'exposition aux CMR ; elles permettent aussi d'identifier un risque particulier, par
exemple une exposition à un produit irritant pour les voies respiratoires chez un agent
asthmatique.
• A partir de rapports ou résultats de mesures ayant trait à un poste de travail déterminé :
on peut citer en exemple le contrôle atmosphérique des vapeurs de formol dans un
service d'anatomo-cytopathologie ou le contrôle annuel réglementaire par un organisme
agréé d'un service d'imagerie médicale ou de médecine nucléaire.

16
• D'autres résultats de mesure permettant d'affirmer ou d'infirmer un risque potentiel doit
être noté dans le dossier, notamment le contrôle d'ambiance sonore, lumineuse,
thermique, de sécurité incendie,...
• A partir des études de poste élaborées par d'autres acteurs ; c'est le cas des fiches
d’exposition des travailleurs soumis aux rayonnements ionisants rédigées par la personne
compétente en radioprotection.
• A partir de la littérature : liste des risques possibles pour la santé en fonction des risques
professionnels recensés : pathologies infectieuses (hépatite C, tuberculose, gale…),
pathologies ostéo-articulaires (tendinites MS, hernies discales cervicales ou lombaires,
etc…), pathologies mentales (troubles psycho-pathologiques, stress, épuisement
professionnel), allergies (cutanées, respiratoires, ORL,…), etc.
Il parait fondamental que ces données collectives puissent alimenter le DMST à partir d’un
thésaurus commun national de façon à limiter à un ajustement local le travail du SST au
niveau de chaque établissement (notamment en fonction de la charge de travail et des
moyens de protection disponibles dans l’établissement), sans toutefois négliger cette dernière
étape, les risques n’étant pas transposables à l’identique d’un établissement à l’autre. Il est
certain que cette fonctionnalité sera beaucoup plus aisée à utiliser lorsque le DMST sera
informatisé de façon appropriée…

2.3. Corréler les données individuelles aux données collectives :

• A minima : ajustement du risque pour la santé par rapport à la durée de l’exposition (durée
annuelle du travail en jours X quotité de travail X nombre d’années travaillées sur le poste)

• Au mieux : entretiens réguliers entre le salarié et le médecin du travail ou l’infirmier du


SST (affinement des expositions).

3. Quand effectuer le recueil des données?

3.1. A minima : à chaque changement d’affectation et à chaque modification importante


constatée dans le document unique.

3.2. Au mieux : une fois par an, à l’occasion d’une visite de SMR, ou tous les 2 ans à
l’occasion d’une visite périodique en santé au travail.

17
4. Sous quelle forme effectuer ce recueil?

Un « carnet d’exposition aux risques professionnels » inclus dans le DMST (rubriques


spécifiques) sous réserve que ce dossier « suive » systématiquement le salarié lors des
mutations ou changement d’établissement ou encore de SST (ce qui n’est pas le cas
actuellement) et que le médecin du travail puisse accéder facilement aux informations
nécessaires.
Ce carnet doit être simple, synthétique, lisible rapidement, compréhensible quel que soit le
lecteur :
Expositions habituelles :
Type de Durée Risque Exposition Présence ou Niveau de Métier, affectation
risque de pour la absence d’EPC risque pour
l’expo- santé et/ou d’EPI la santé
sition
Ex : Ex : hernie Manuten- EPC : oui mais fort Aide-soignant
Physique discale tions de insuffisants (lits d’hospitalisation,
cervicale, malades à hauteur orthopédie
hernie variable, lève-
discale malades peu
lombaire faciles d’accès)
MP. 98 EPI : non

AT Date de l’AT Lésions Date de Guérison ou de Taux d’IPP éventuel


consolidation

MP et MCS Date début N° MP et Durée Date de guérison ou Taux d’IPP éventuel


de la MP Lésions d’exposition de consolidation

• Dans le tableau des expositions habituelles, la rubrique sur l'existence des moyens de
protection permet d’apprécier le risque résiduel. Exemple : en cas de risque d'AES, la
présence ou l'absence d'instruments sécurisés modifiera le niveau d'exposition. De même,
la vaccination est un atténuateur de risque infectieux et donc participe à la diminution du
niveau d'exposition. Le niveau d'exposition et de risque est toujours corrélé aux EPC et
aux EPI. La présence ou l'absence de protections collectives et/ou individuelles est
précisée chaque fois qu'un risque professionnel est identifié afin de déterminer la réalité
de l'exposition.
• De plus, il apparaît indispensable de tracer dans le DMST la nécessité ou non d’un suivi
post-professionnel.

5. Conditions de faisabilité

5.1. Connaître les changements d’affectation.


5.2. Connaître les changements intervenus dans les risques professionnels (intérêt du
document unique et de son actualisation) ; intérêt de l’actualisation de l’étude de poste
de travail.

18
5.3. Assurer obligatoirement le suivi de ces informations en cas de changement
d’établissement.

6. Remarques

Dans le contexte actuel de gestion des personnels dans les établissements de santé, à savoir
la polyvalence, les « turn-over », les recrutements de personnels vacataires et le travail
hebdomadaire parfois concentré sur deux ou trois journées (cas du travail type « garde de
24H » ou du « travail en 12H »), un agent peut être amené à travailler de façon concomitante
dans plusieurs établissements sans le mentionner à ses différents employeurs et ainsi être
exposé à des risques professionnels non révélés (par non possibilité de transmission ou refus
d’accord de transfert du DMST). Il paraît ainsi justifié de prévoir une réglementation afin
d’éviter de tels biais.

Conclusion :

La mise en place de la traçabilité des expositions professionnelles permet de répondre aux


critères de qualité du dossier médical en santé au travail énoncés par la HAS, à savoir :

- Objectif 2 : disposer dans le DMST des informations permettant de connaître les risques
auxquels le travailleur a été exposé.
- Objectif 3 : disposer dans le DMST des informations permettant de connaître les risques
auxquels le travailleur est actuellement exposé.

Au total, le DMST devrait ainsi tracer :


- les informations socio-administratives ;
- les informations concernant l’emploi et les activités professionnelles actuelles et
antérieures ;
- les informations concernant la santé du travailleur ;
- les propositions et avis du médecin du travail tels les informations délivrées sur les
expositions professionnelles, les risques identifiés, les moyens de protection, etc.

Si l’intérêt de la traçabilité des expositions professionnelles est évident, sa mise en pratique


reste actuellement difficile. L’utilisation de l’historique des expositions ne peut être utile,
pertinente et exploitable que si une mise à jour est régulièrement effectuée à l’occasion des
changements de poste ou de service. Elle nécessite un investissement du médecin du travail
donc une disponibilité qui n’est pas toujours systématiquement possible dans le contexte
démographique professionnel actuel ; elle nécessite également une implication de la direction
de l’établissement dans la transmission de données indispensables.

19
CHAPITRE IV

TRAÇABILITE INDIVIDUELLE DES EXPOSITIONS


DANS LE DOSSIER INFORMATISE

L’utilisation du dossier médical informatisé est soumise à l’accord de la CNIL (Commission


Nationale de l’Informatique et des Libertés) et à l’information collective et individuelle du
salarié présentant notamment les droits d’accès et de rectifications.
La traçabilité individuelle des expositions dans un dossier informatique ne peut être exploitée
qu’après un paramétrage préalable à l’utilisation du logiciel de médecine du travail.
Certains établissements de santé, bien qu’utilisant un dossier informatisé, n’ont parfois pas
encore effectué cette étape importante et incontournable pour un suivi médico-professionnel
efficient du salarié.

La page d’accueil d’un dossier informatisé de médecine du travail n’introduit pas


systématiquement en premier lieu la notion d’expositions professionnelles, rubrique
représentant pourtant le thème principal de préoccupation du médecin du travail.
On trouve souvent un dossier médical classique comprenant les antécédents médicaux et
chirurgicaux, actualisés au fil des visites, la biométrie, le mode de vie ou habitus, les
prescriptions, etc.
Les items correspondant aux expositions professionnelles avec dates, niveaux d’exposition et
éventuel suivi post professionnel interviennent à un stade ultérieur et variable selon les
logiciels utilisés.
La dernière partie concerne les données d’aptitude, aptitude spéciale/habilitation et
l’orientation du salarié.

LES ETAPES DU PARAMETRAGE

Les nuisances auxquelles peut être exposé un salarié sont initialement listées dans un
catalogue (listing) proposé par le logiciel ou au cas par cas dans un catalogue préalablement
créé par établissement (avec codage spécifique dans ce cas) selon les désirs d’utilisation.
On distingue ainsi quatre grandes catégories de nuisances :
- conditions de travail
- risques physiques
- risques chimiques
- risques biologiques
Ces nuisances vont alors venir documenter chaque fiche de poste type qui va être construite
afin de pouvoir tracer les expositions professionnelles se rattachant au poste, nuisance
« évaluée » par niveau d’exposition estimé (une date d’évaluation y est adjointe).
Quatre niveaux d’exposition sont proposés par le logiciel :
1 = potentiel
2 = faible
3 = moyen
4 = fort

20
La configuration initiale des fiches de poste, reprenant les nuisances type qui s’y rattachent,
nécessite d’accéder à un module de mise en forme de ces fiches.

Ci-après est reproduit un exemple de listing de fiches de poste pouvant être élaborées dans
un établissement utilisant un logiciel de médecine du travail :

Chaque fiche de poste « type» ainsi créée, puis documentée, sera ensuite « appelée » pour
chaque dossier, et modifiable par situation individuelle de travail lors de la consultation.

AU COURS DE LA CONSULTATION INITIALE

Dans notre exemple, le médecin appelle la fiche de poste type par la « fiche individuelle
d’exposition ».
Apparaissent alors dans la partie supérieure de l’écran les nuisances retenues après
paramétrage.
Le médecin du travail peut alors individualiser les expositions en modifiant :

- soit la liste des nuisances, en supprimant ou rajoutant une nuisance après échanges
avec le salarié sur les expositions lors de la consultation ou après étude du poste ;
- soit le niveau d’exposition à une nuisance ; exemple : travail de nuit niveau potentiel
modifié en niveau fort si il s’avère que le salarié est en poste fixe de nuit.

21
La fiche commentaire individuelle est utilisée pour une éventuelle documentation libre par le
médecin du travail; exemple : cursus laboris par service.

LORS DES CONSULTATIONS SUIVANTES

Le médecin pourra à nouveau modifier des nuisances, ou appeler une nouvelle fiche de poste
en cas de changement de poste ou de service si les expositions sont différentes.
Lors de toute modification un enregistrement est indispensable à la validation des données.

INTERET DE CETTE TRAÇABILITE

Au niveau individuel
A l’ouverture de chaque dossier, le médecin du travail peut accéder aux nuisances
auxquelles est exposé le salarié depuis le début de son cursus laboris et aux surveillances
qui s’y rattachent.
L’antériorité des expositions est listée, datée, avec niveau d’exposition, ce qui permet
d’adapter la surveillance par la prescription d’examens complémentaires.
Cette surveillance permet le dépistage de pathologies et, dès lors que l’exposition aux
nuisances est tracée, l’imputabilité est établie.

22
Il est parfaitement possible d’intégrer parmi ces données des particularités d’exposition
apparaissant en commentaires à chaque réouverture du dossier ; ainsi, par exemple,
s’agissant de l’exposition aux agents biologiques, intégrer une date de contage tuberculeux
ou une date d’AES.
Cette partie du dossier médical informatisé peut être transmise à un autre service de
médecine du travail lors d’un changement d’établissement.
L’utilisation de l’historique des expositions ne peut être utile, pertinente et exploitable que
dans le cadre d’un suivi rigoureux de cette partie du dossier informatisé par le médecin du
travail ; une mise à jour régulière, à l’occasion des changements de poste ou de service est
nécessaire.
L’importation de données spécifiques d’exposition du salarié sera rendue possible dès lors
que des interfaces seront opérationnelles (par exemple : interface avec SISERI pour un
retour des données dosimétriques).

Au niveau de la collectivité
Le médecin du travail peut établir une cartographie, par métier et par service, des nuisances
auxquelles sont exposés les salariés d’une unité, d’un établissement.

LIMITES

L’actualisation des expositions dans le dossier informatisé est donc liée à une bonne gestion
des informations par le médecin du travail lors des changements de poste ou de secteur dans
un établissement.
La mise à jour des données administratives mais également des risques professionnels
auxquels est soumis le salarié relève de l’employeur.
Cependant l’employeur n’avertit que très rarement le médecin du travail lors des mouvements
internes à l’établissement : l’exhaustivité des données n’est donc pas garantie.
Lors de changement d’établissement, des données peuvent être perdues en l’absence de
transmission de l’intégralité du dossier (le problème est d’ailleurs identique pour le dossier
papier).
De plus, en l’absence d’uniformisation et de standardisation des intitulés de nuisances et de
leur codage, il serait difficile
- d’établir des parallèles par poste de travail entre établissements,
- de faire des études régionales, voire nationales des expositions professionnelles
des salariés, thèmes de réflexion dans nos Ministères en charge du Travail et de la
Santé.

Nous vous communiquons, ci-après à titre d’exemple, le projet de mise en commun des
nuisances par poste avec création de matrices emploi exposition standardisées.

LE CLUB NATIONAL DES UTILISATEURS DE CHIMED INTER ETABLISSEMENTS

Une majorité de services de santé au travail d’établissements de santé dispose d’un dossier
médical informatisé.
Un Club National réunit des utilisateurs d’un logiciel pour faire évoluer ce logiciel et l’adapter
aux besoins de terrain.
Chaque site participant au Club National possède en principe un catalogue de nuisances
rassemblant des codes du catalogue initial et des codes complémentaires spécifiques, qu’il
s’est préalablement créé à la construction de fiches de poste.

23
Le CHU de Bordeaux utilise, comme thésaurus nuisance, 120 codes issus du catalogue
RNV3P-AFSSET (comprenant initialement 7042 nuisances de dénominations différentes).
Cette liste a été revue par le club national lors de la dernière séance de travail, quelques
unes ont été rajoutées après débat.
A partir de ce thesaurus, 45 nuisances sont reprises dans une matrice emploi-exposition
élaborée par le CHU de Bordeaux dans le cadre du réseau inter-CHU financé par la
CNRACL. Cette matrice propose des fiches de poste donnant des profils de risque a priori
pour ces 45 nuisances pour des couples métier-disciplines (environ 1000 fiches de poste
disponibles à ce jour).

L’utilisation des MEE (matrices emploi-exposition) du CHU de Bordeaux sera conditionnée :


- d’une part par l’acquisition ou l’utilisation d’un logiciel de médecine du travail compatible :
des fichiers seront livrés, intégrables dans toute application informatique dès lors qu’elle sera
auparavant paramétrée pour accueillir ces données ;
- d’autre part par des modifications plus ou moins importantes selon l’antériorité de travail
informatique sur ce thème dans un établissement ; deux possibilités s’offrent pour les
services de santé au travail ayant déjà utilisé des fiches de postes, et donc tracé des
expositions professionnelles :
- soit inactiver des codages antérieurs utilisés afin d’intégrer le catalogue des
nuisances issues du RNVP3 (ceci probablement à coût zéro) ;
- soit transcoder son catalogue spécifique de nuisances avec le nouveau catalogue à
adopter RNVP3, avec coût à faire chiffrer par la société informatique.
La mise à disposition de la matrice par le CHU de Bordeaux sera conditionnée par la
signature d’une convention engageant l’établissement utilisateur à respecter la propriété
intellectuelle des données.

CONCLUSION
La traçabilité des expositions dans le DMST informatisé répond au double intérêt :
- de suivi médico-professionnel du salarié tenant compte de ses expositions passées
et actuelles aux nuisances ;
- de recueil de données collectives.
Une documentation rigoureuse ne peut se concevoir que sous réserve d’une actualisation
régulière par le médecin du travail.
Une standardisation des expositions aux nuisances par métier (MEE) est en cours
d’élaboration et pourra bientôt être mise à disposition dans les établissements de santé.

Ci-après est reproduit, à titre d’exemple, la fiche de poste de la matrice emploi-exposition de


l’infirmière de pneumologie en unités de soin.

24
Exemple de fiche de poste de la matrice emploi exposition : infirmière de
pneumologie en unités de soin *

Niveau
Nuisances Risque$$
d’exposition$

Nuisances biologiques
Sang et liquides biologiques M RIII
Excréta P RI
Mycobacterium tuberculosis I RIII
Agent de la gale P RI
Méningocoque P RII
CMV (femmes en âge de procréer et personnes
immunodéprimées) P RII
Rubivirus (femmes en âge de procréer et non
protégées) P RII
VZV (femmes en âge de procréer, non protégées et
personnes immunodéprimée) P RII
Nuisances chimiques
Désinfectants M RIII
Cytostatiques F RIII
Latex M RIII
Conditions de travail
Travail sur écran P RI
Surcharge mentale M RIII
Facteurs de stress psychologique F RII
Nuisances physiques
Sources non scellées P RII
Posture debout I RII
Posture inconfortable M RIII
Manutentions manuelles M RIII
$ niveau d’exposition : P : potentiel, F : faible, M : moyen, I : intense
$$ niveau de risque : RI : risque potentiel, RII : risque faible, RIII : risque moyen, RIV : risque élevé

* Fiche publiée avec les autorisations des auteurs :


C. Verdun-Esquer, C. Naudet, M. Druet-Cabanac, P. Brochard, les membres du réseau inter-CHU d’échange et de
mutualisation des informations en médecine du travail des personnels des établissements de santé. Evaluation a priori
des risques professionnels en milieu de soins : mise au point d’une matrice emploi-exposition. Arch Mal Prof Environ
2009 ;70 :48-54

25
CHAPITRE V

TRANSMISSION ET COMMUNICATION
DU DOSSIER MEDICAL EN SANTE AU TRAVAIL
PROCEDURES et TRACABILITE

LE DOSSIER MEDICAL EN SANTE au TRAVAIL (DMST)

Le Code de Déontologie médicale indique dans son article 96 que « les dossiers médicaux
sont conservés sous la responsabilité du médecin qui les a établis ».
Le médecin du travail (MT) prend toute disposition pour assurer le secret et l’inviolabilité de
son fichier, la conservation de ses dossiers médicaux ; le directeur de l’établissement veille à
ce que toutes dispositions soient prises pour assurer la garde et la confidentialité des
informations médicales.
Pour l’ordre des médecins « personne n’est propriétaire du dossier médical d’un salarié : ni
l’entreprise, ni le salarié, ni le médecin et ce dernier n’est que le dépositaire ». En revanche
les notes personnelles du MT doivent figurer sur un support distinct du dossier et sont la
propriété du MT.
La responsabilité civile et pénale peut être engagée en cas de violation du secret médical
(article 378 du code pénal).
S’agissant du dossier médical informatisé, le support d’archivage doit être fiable dans la
durée et la sécurité, il doit respecter les mêmes règles de partage, de transmission et
d’archivage que le dossier papier. Il doit être « imprimable » en cas de nécessité.
Le dossier doit être trié avant son archivage, il ne doit contenir que les éléments nécessaires
au suivi ultérieur du patient et ceux que la réglementation impose de conserver.

QUI PEUT DEMANDER CES INFORMATIONS ?

Le salarié
En tant que professionnel de santé, le médecin du travail est concerné par les dispositions de
l’article L.1111-7 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la
qualité du système de santé et devra transmettre son dossier à un salarié qui en fait la
demande.
« Toute personne a accès à l’ensemble des informations concernant sa santé
détenues par des professionnels de santé, qui sont formalisées et qui ont contribué à
l’élaboration et au suivi….d’une action de prévention ou qui ont fait l’objet d’échanges écrits
entre professionnels de santé… »

Le médecin désigné par le salarié


Des dispositions réglementaires (article D.4624-46 du code du travail) prévoient la
transmission du dossier médical au médecin choisi par le salarié.Cette possibilité est
maintenue par les dispositions de la loi du 4 mars 2002.
Le salarié peut choisir d’avoir accès aux informations par l’intermédiaire d’un médecin qu’il
désigne (art. L.1111-7 du code de santé publique).
Si ce dernier intervient directement auprès du médecin du travail, il devra justifier de sa
désignation par le salarié.

26
L’ayant droit
L’ayant droit du salarié décédé peut avoir accès, sauf volonté contraire exprimée par la
personne avant son décès, aux seules informations qui lui sont nécessaires pour connaître :
- les causes de sa mort,
- ou défendre la mémoire du défunt,
- ou faire valoir ses droits.
L’ayant droit (art R.1111-7 du CSP) doit justifier de sa qualité et préciser par écrit lors de sa
demande le motif pour lequel il a besoin de l’information.

ECHANGES d’INFORMATIONS MEDICALES

L’article L 1110-4 du CSP ne s’applique pas en médecine du travail. Aucun texte ne prévoit
d’échange ou de partage sans l’accord de la personne.

L’échange d’informations avec le médecin conseil de la caisse de SS, le Comité Régional


de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP) sont possibles avec l’accord
du salarié.

Au sein du même service de santé au travail :


- lorsqu’il s’absente ou quitte le service, le médecin du travail doit permettre l’accès aux
dossiers à ses successeurs ou à son remplaçant ;
- lorsqu’un nouveau médecin reçoit le salarié, il devrait lui demander son accord (qui peut
être verbal) pour reprendre le dossier...

Entre services de santé au travail (non réglementairement prévu) :


- le salarié peut demander la transmission des informations, concernant sa santé, à son
nouveau médecin du travail ;
- le médecin du travail peut demander la transmission du dossier médical pour la
continuité de la prise en charge à la condition expresse que le salarié ne s’y oppose
pas ;
- un salarié qui quitte l’entreprise peut demander une fiche médicale de liaison au
médecin du travail ; ce dernier la rédige en double exemplaire dont un est conservé
dans le dossier (art D 4624-48 du code du travail) ;
- en cas de transmission du dossier, l’original du dossier est conservé dans le service ; il
est conseillé de laisser une trace écrite de la transmission.

QUELLES SONT LES INFORMATIONS TRANSMISES ?

La transmission d’informations prévue par la loi du 4 mars 2002 concerne l’ensemble des
informations mentionnées dans le dossier médical et pas uniquement celles recueillies par le
médecin du travail qui est en charge de transmettre les informations demandées ; en santé
au travail, ce dossier est souvent tenu et rédigé par différents médecins du travail.
L’art L.1111-7 du code de la santé publique énonce que la demande de transmission du
dossier doit être adressée au professionnel de santé qui détient les informations, et donc non
nécessairement à ceux qui ont participé à l’élaboration du dossier. En outre la loi ne
subordonne pas la transmission du dossier à un quelconque accord des professionnels qui
ont participé à son élaboration. Ils doivent simplement être informés de la transmission.

27
L’établissement d’une fiche de liaison est suggéré, reprenant les faits les plus marquants de
l’histoire médicale du salarié mais elle ne dispense pas pour autant de communiquer au
salarié le reste du contenu de son dossier médical dès lors que celui-ci répond à la définition
légale des informations communicables.
Le praticien ne peut arbitrairement soustraire du dossier des éléments qui sont
communicables au regard de la loi, sous peine de vider de toute leur substance les
dispositions de l’article L.1111-7 édictées dans un souci de transparence à l’égard du patient.

Le dossier médical doit contenir les expositions professionnelles et les éléments nécessaires
à la formalisation de l’aptitude. Il faut s’abstenir de tout commentaire, interprétation ou
notation personnelle. Le dossier doit être strictement objectif de sorte que la transmission des
informations reste possible.

L’arrêt FOURES c/ AMSIE, Cass. Soc. 20 février 1986, distinguait deux catégories
d’éléments dans le dossier médical du M.T. : le dossier lui-même et les notes de caractère
strictement personnel du M.T.
Pour le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM), le dossier médical du travail est
constitué de ce qu’il a défini comme étant les éléments « objectifs » (symptômes constatés,
résultats des examens complémentaires) et les éléments « subjectifs » (confidences du
salarié, appréciations personnelles du médecin du travail). Les éléments « objectifs » sont
communicables sous certaines conditions, les éléments « subjectifs » ne le sont pas.

Les éléments communicables du DMST

- Les informations administratives d’identification ;


- les caractéristiques du salarié sans rapport direct avec l’entreprise (nom, prénom, date
de naissance, …) ;
- les renseignements administratifs concernant les visites de médecine du travail ;
- les particularités du poste de travail et des postes antérieurs ;
- les résultats de métrologie effectués ;
- les informations à caractère médical issues de l’examen et des examens
complémentaires, les vaccinations, les orientations vers d’autres médecins ;
- les correspondances entre professionnels de santé ;
- l’avis éventuel demandé au médecin inspecteur régional du travail et de la main d’œuvre
(MIRTMO), conformément à l’article R.4624-32 du code du travail (le médecin du travail
peut, avant de donner son avis, consulter le MIRTMO) ;
- les compte-rendus d’études de postes, d’actions sur le terrain ;
- les conseils de prévention ;
- les avis d’aptitude, d’inaptitude et les réserves faites ;
- les éventuels rapports d’avis spécialisés.

Le dossier médical informatisé

Le contenu du dossier informatisé obéit aux mêmes règles que celui du dossier papier. Les
pièces versées au dossier médical informatisé doivent être enregistrées (numérotées ou
codées) pour être identifiées et produites si nécessaires.

28
Les éléments non communicables du DMST

- Les courriers de l’employeur au médecin du travail sauf s’ils ne concernent que le salarié
et qu’ils contribuent à l’action de prévention type reclassement, aménagement du poste.
- Les informations sur l’entreprise (fiche d’entreprise, composition précise de produits,…)
susceptibles de révéler un secret de fabrique ou des informations confidentielles de
l’entreprise.
- Les informations recueillies auprès de tiers ou concernant des tiers sans relation avec
l’activité de prévention.
- Les notes personnelles du médecin du travail : informations non formalisées, ou
personnelles, sans relation avec l’activité de prévention ; par exemple : confidences
faites par le salarié au médecin du travail.

MODALITES DE TRANSMISSION DU DMST

Toutes les informations médicales doivent être transmises par le médecin du travail
directement à la personne qui en fait la demande.
La personne concernée peut choisir :
- une consultation sur place des documents (consultation gratuite),
- ou l’envoi de copies des documents au demandeur ou au médecin désigné.
Les frais de délivrance des copies sont à la charge du demandeur. L’envoi se fait en
recommandé avec accusé de réception.

Que fait le service de santé au travail ?

- détermine de qui vient la demande (la demande n’a pas à être motivée dans le cas du
salarié demandeur) ;
- accuse réception de la demande (date, coordonnées précises du demandeur – voir
formulaires « personne » ou « ayant-droit », ci- joints) ;
- informe la personne des différentes modalités d’accès au dossier médical (suite au
décret) : consultation sur place avec le médecin du travail ou envoi payant. A défaut de
choix précis par le demandeur, proposer une consultation sur place et sur RV quelque
soit la nature de la demande (consultation des informations contenues dans le dossier,
remise de copies, demande d’explications a posteriori,…) ;
- rappelle le caractère strictement personnel des informations ;
- recherche le médecin du travail pouvant prendre en compte la demande dès réception :
. médecin qui possède le dossier du salarié,
. ou médecin ayant assuré le suivi du salarié, si dossier archivé,
. ou médecin de la dernière entreprise,
. ou médecin ayant participé à l’élaboration du dossier,
. ou un médecin du service ;
- informe le médecin, facilite l’accès en cas de dossier archivé et décide avec le médecin
d’une date et lieu de RV ;
- ATTENTION : nécessité, pour le médecin, d’un délai de réflexion de 48 H. pour
consultation du dossier et avis sur les décisions à prendre ;
- convoque la personne demandeuse avec l’envoi du formulaire pré-rempli ;
- le demandeur peut avoir accès aux informations au plus tard dans les 8 jours qui suivent
la demande et au plus tôt dans un délai de 48 heures ;
29
- le délai est reporté à 2 mois, maximum, si les informations datent de plus de 5 ans à
compter de la date où l’information médicale a été constituée.

Que fait le médecin du travail ?

1/-Délai de réflexion :
Avant de répondre à la demande, le médecin se donne un délai de réflexion de 48 heures,
minimum, pendant lequel il consulte le dossier et peut :
- décider de la nécessité de recommander une tierce personne pour la consultation ;
- retirer les informations recueillies par des tiers ou concernant des tiers n’intervenant pas
dans l’acte de prévention ;
- retirer des notes personnelles (confidences faites par le salarié au médecin par
exemple).

2/ Modalités de communication et accompagnement à l’accès :

2.a. La consultation :
- est un acte médical ;
- son but est de favoriser l’accès direct et la compréhension par la personne des
informations la concernant ;
- elle ne peut être assimilée à un entretien de conciliation en cas de conflit sous jacent ;
- elle doit être mentionnée dans le dossier.

Informer le demandeur du caractère strictement personnel des informations qu’il va détenir


notamment vis-à-vis des tiers (famille, entourage, employeur, banquier, assureur, etc.) et du
risque d’un usage non maîtrisé du fait de la sollicitation de tiers exclus du droit de réclamer
directement ces informations.
Si le demandeur souhaite la présence d’un tiers hors son entourage (assistante sociale,
association, médecin, syndicat,…) lors de la consultation sur place, le médecin informe
l’intéressé sur le fait :
- que la tierce personne aura connaissance d’informations strictement personnelles sur
sa santé ;
- que la tierce personne sera tenue pénalement responsable pour le respect de la
confidentialité des informations de santé dont elle aura pu avoir pris connaissance.

A la fin de la consultation, sur place, le médecin remplira et fera signer au demandeur un


bordereau accusant réception des documents, qui sera conservé dans le dossier. Un double
de ce bordereau sera remis au demandeur.

2.b. Dans l’hypothèse d’un envoi :


- rédiger un courrier précisant le caractère strictement personnel des informations
contenues dans le dossier, notamment vis-à-vis des tiers (famille, entourage,
employeur, banquier, assureur,…) ;
- joindre à l’envoi le bordereau comprenant la liste des copies envoyées ;
- garder une trace dans le dossier du courrier et du bordereau envoyé.

30
SAISIE DU DOSSIER MEDICAL

Le MIRTMO a accès au DMST.

Un juge peut décider de la saisie d’un dossier médical de médecine du travail : le médecin
du travail ne peut pas s’y opposer. La saisie se fera en présence d’un représentant du conseil
de l’ordre des médecins ; le médecin du travail est informé par le conseil de l’ordre de la
saisie qui doit avoir lieu dans un délai très court.

La saisie par les experts judiciaires n’est pas prévue et il faut s’abstenir de donner la
moindre information. Elle se repère car dans ce cas l’ordre des médecins n’informe pas le
M.T.

EN RESUME :

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins a défini les éléments « objectifs » du dossier
médical qui sont communicables sous certaines conditions et les éléments « subjectifs » qui
ne le sont pas.

Le médecin du travail peut communiquer les éléments « objectifs » du dossier médical du


travail après une procédure détaillée :

- au salarié,
- à un médecin spécialement désigné par le salarié à cet effet,
- à un autre médecin du travail si le salarié en est informé et s’il ne manifeste pas son
désaccord,
- au MIRTMO,
- et à ses ayants-droit lorsque le patient est décédé, mais seulement pour les informations
qui leur sont nécessaires pour connaître les causes de la mort, défendre la mémoire du
défunt ou faire valoir leurs droits et sauf volonté contraire exprimée par le défunt.

La transmission du DMST, ou de certains éléments du DMST, lorsqu’elle est autorisée,


nécessite le respect de procédures afin de protéger le salarié, mais aussi le médecin
du travail… Une traçabilité adéquate de cette transmission justifie l’utilisation de
supports écrits et signés par les acteurs (médecin du travail et salarié concerné) qu’il
convient de conserver dans le dossier du salarié.

Nous présentons, ci-après, à titre d’exemple, plusieurs modèles de documents utiles


au médecin du travail en pratique quotidienne.

31
BORDEREAU A REMETTRE
à la personne ayant eu accès aux informations personnelles
d'un dossier en santé au travail

Accès de Nom Prénom :

Qualité :

aux informations concernant la santé détenues dans le dossier de médecine du travail de la


personne suivante :
Nom Prénom :

Date de naissance :

au titre de l'article L.1111-7 du code de la santé publique.

Consultation sur place au centre de santé au travail :

Adresse :

Tél. :

Le à heures

Remise ou envoi des copies des documents suivants :


– comptes-rendus des examens des (dates)

– résultats des examens complémentaires suivants :

– courriers

– autres documents :

M demandeur, est informé par le Dr


du caractère strictement personnel des informations de santé qu'il va détenir et des risques
d'un usage non maîtrisé, notamment du fait de la sollicitation de tiers qui sont exclus du droit
de demander directement ces informations.

Fait le à heures

Signature de M Signature du médecin

32
FORMULAIRE AYANT DROIT
Demande d'accès aux informations du dossier médical en santé au travail

Demande effectuée le ...........................

Par Mr. Mme. Mlle : Nom-prénom :

Date de naissance :

Adresse :

Numéro de téléphone :
Ayant droit de :
Mr. Mme. Mlle : Nom-prénom :
Date de naissance :

Dernière entreprise :
Précisez obligatoirement le motif de votre demande (en quoi les informations vous sont
nécessaires) :

Le rendez-vous est fixé le à

avec le Docteur , Médecin du travail

Signature du Médecin,

APPORTER

– votre carte d'identité


– les justificatifs de votre qualité d'ayant droit (apparenté : enfant, parent, frère ou
sœur ; non apparenté : conjoint, concubin, PACSÉ, légataire universel).

En cas d'impossibilité de consultation sur place, il sera nécessaire de nous ADRESSER pour
préparer l'envoi de documents :
– motif de votre demande,
– copie de votre carte d'identité recto et verso,
– copie des justificatifs de votre qualité d'ayant droit,
– téléphone où le médecin pourra vous joindre :
– si vous avez désigné un médecin comme intermédiaire, préciser les coordonnées de ce
médecin :
Docteur ………………………
Adresse :
Téléphone :

33
FORMULAIRE « PERSONNE »
Demande d'accès aux informations du dossier médical en santé au travail.

Demande effectuée le : ...............................

Par Mr. Mme. Mlle : Nom-prénom :


Date de naissance :
Adresse :
Numéro de téléphone :

Dernière entreprise :

Informations auxquelles vous demandez accès : ensemble ou partie du dossier ; entreprises


ou périodes concernées :

Le rendez-vous est fixé le à

avec le Docteur , Médecin du travail

Signature du Médecin,

APPORTER UNE PIECE D'IDENTITE

En cas d'impossibilités de consultation sur place, il sera nécessaire de nous ADRESSER


pour préparer l'envoi des documents :

- copie de votre carte d'identité recto et verso,


- numéro de téléphone où le médecin pourra vous joindre,
- si vous avez désigné un médecin comme intermédiaire, préciser les coordonnées de ce
médecin :

Docteur ………………………………….
Adresse :
Téléphone :

34
CHAPITRE VI

TRACABILITE DES AVIS


ET PROPOSITIONS DU MEDECIN DU TRAVAIL
Après le recensement et l’évaluation des expositions professionnelles, des moyens de
protection, par les différents membres de l’équipe pluridisciplinaire de santé au travail, ainsi
que l’évaluation de l’état de santé du salarié par le médecin du travail, chronologiquement et
logiquement, la dernière étape, est celle d’une réflexion conduisant à la « décision »
légalement prise exclusivement par le médecin du travail. Elle revêt la forme d’un « avis »
et/ou de propositions transmis à l’employeur. Elle est complétée par l’information du salarié
sur ses expositions, les moyens de prévention disponibles et différents conseils et
recommandations.

Des recommandations existent en matière de traçabilité de ces informations


Parmi ses recommandations de janvier 2009 sur le Dossier Médical de Santé au Travail
(DMST), la HAS insiste notamment sur la traçabilité des « informations et conseils de
prévention professionnelle délivrés au travailleur, des propositions en termes
d’amélioration ou d’aménagement du poste ou des conditions de travail et de maintien
ou non dans l’emploi ».

Une réglementation existe en matière de traçabilité des informations


De façon réglementaire (article D.4624-47 du Code du Travail), l’avis du médecin du travail
se traduit par la remise d’une fiche d’aptitude sur laquelle doivent être inscrits
obligatoirement :
- l’identification complète et juste du salarié ;
- son poste de travail réel (qui ne correspond pas forcément à ce qu’a déclaré
l’employeur ni à ce qui est inscrit sur la feuille de paye du salarié) ;
- les coordonnées de l’entreprise ;
- la date de l’avis ;
- le nom du médecin du travail, avec sa signature et les coordonnées du service de
santé au travail autonome ou interentreprises ;
- la mention de l’aptitude ou de l’inaptitude ;
- et pour les salariés exposés aux radiations ionisantes ou aux cancérogènes,
mutagènes ou toxiques pour la reproduction, la fiche doit comporter l’absence de
contre indication, la date d’étude du poste et la date de dernière mise à jour de la fiche
d’exposition.

Une traçabilité d’informations plus détaillées paraît indispensable


1/ A partir de la fiche médicale d’aptitude

1. Bien sûr, devant une inaptitude, le médecin définit, comme le demande le législateur
(article L.4624-1 du Code du Travail), les caractéristiques d’un poste de reclassement
(ce que l’on peut encore appeler « les capacités restantes ou résiduelles ») ou
propose un aménagement du poste de travail occupé.
2. Dans le cas d’aptitude avec restrictions, le médecin du travail énumère ces différentes
restrictions dont l’employeur devra tenir compte.

35
3. Dans le cas d’une aptitude au poste occupé, il est conseillé, au-delà du mot « APTE »,
de rédiger une véritable « ordonnance de prévention » sur laquelle peuvent s’inscrire
des recommandations pour l’aménagement optimum du poste de travail, le type d’EPI
à mettre à disposition, à l’attention de l’employeur, et le résumé des conseils
d’hygiène et de sécurité à l’attention du salarié (voir ci-après le paragraphe relatif aux
informations et conseils de prévention professionnelle délivrés au travailleur).
Voici quelques exemples : avec repose-pieds, avec aménagement ergonomique du
poste de travail, avec port de lunettes de protection en cas de projections, avec port
de gants de ménage doublés de jersey de coton pour l’utilisation des produits
d’entretien, etc….
4. De même, lors d’une embauche pour un emploi généraliste, sur un poste encore mal
défini, le médecin du travail peut orienter, s’il y a lieu, sur des critères médicaux ou
d’aptitude physique ou psychique, l’affectation vers un poste plus en conformité avec
la « santé » du salarié concerné.
A titre d’exemple, devant un agent atteint d’une maladie de Crohn traité par
Rémicade, le médecin du travail peut mentionner sur la fiche de visite : « à affecter
dans les services de chirurgie de préférence ou les services de médecine en évitant
les services de maladies infectieuses ou la pneumologie ».

Les modalités du suivi médical du salarié doivent également être inscrites sur la fiche
d’aptitude : « à revoir dans 6 mois » ou « suivi systématique tous les 2 ans » ou « suivi
réglementaire tous les ans ».
Nous pouvons également spécifier dans quelle catégorie est classé le salarié, ce qui découle
de son exposition à un ou des risques professionnels : SMR, SMR nuit, SMR RI cat. A, SMR
intérimaire, etc., et indiquer dans certains cas que le suivi réglementaire (examens
complémentaires, dosimétries par exemple pour les salariés exposés aux RI) a été effectué.

Cette fiche d’aptitude :


- n’est pas confidentielle, non soumise au secret médical : donc il faut en exclure toute
référence à la santé du salarié comme tout élément médical.
- Elle est réalisée en trois exemplaires :
• un exemplaire remis et conservé par le salarié,
• un exemplaire destiné à l’employeur qui devra éventuellement le présenter à
l’Inspecteur du Travail à sa demande,
• un exemplaire à conserver dans le DMST.
- Elle peut être rédigée de façon manuscrite : dans ce cas, il convient de bien conserver
l’exemplaire du dossier médical et il est même conseillé de transcrire cet avis dans le
dossier papier.
- Dans l’éventualité d’un dossier informatisé, l’avis sera édité, toujours en trois
exemplaires, et il est nécessaire que les fonctionnalités du logiciel permettent de
constituer une trace restituable de cet avis.

A quoi va servir cette fiche d’aptitude ?


- Outre son obligation légale et son rôle de conclusion de la visite médicale,
- cette fiche d’aptitude peut être un bon moyen de communication avec l’employeur,
surtout dans la conjoncture démographique professionnelle actuelle, et à venir, limitant
la disponibilité des médecins du travail.

36
Elle doit attirer d’emblée l’attention de l’employeur sur l’ergonomie, l’hygiène, la
sécurité et les conditions de travail de certains postes, quitte à analyser ultérieurement
plus précisément les situations et à proposer amélioration et aménagement à tracer
par l’intermédiaire d’un courrier détaillé.
Elle peut introduire une réflexion plus poussée sur les expositions, les risques
professionnels, et entraîner une visite de locaux, ou une nouvelle visite des locaux, ou
encore une étude spécifique (métrologie,…).
- Elle devrait également aider le salarié à respecter et à faire respecter par son
employeur les recommandations d’hygiène et de sécurité découlant des expositions
professionnelles présentes dans l’entreprise.

Pourquoi la traçabilité de ces « décisions médicales » est-elle indispensable ?


- Outre pour l’anamnèse et l’historique du suivi en santé au travail,
- dans un but médico-légal : en cas de plainte, de litige entre les différents partenaires,
en cas de déclaration de Maladie Professionnelle ou de Maladie à Caractère
Professionnel, de Maladie Contractée en Service,… ;
- pour juger de l’impact de ces avis sur l’amélioration des conditions de travail, de
l’hygiène et de la sécurité dans l’entreprise, sur le maintien ou non dans l’emploi des
travailleurs handicapés, sur le respect des recommandations du médecin du travail
non seulement par l’employeur mais aussi par le salarié.

2/ Traçabilité des informations médicales confidentielles


2.a. Les diverses orientations ou demandes d’avis médical, ou autres avis spécialisés, ainsi
que les demandes d’examens complémentaires :
- ils ne peuvent pas apparaître sur la fiche de visite, car ils sont évidemment
confidentiels ;
- ils seront donc mentionnés, ainsi que les résultats et/ou les réponses obtenues, dans
le dossier médical de santé au travail, informatisé ou non, avec les copies datées des
prescriptions et/ou des lettres adressées aux confrères, puis avec les résultats, la date
à laquelle l’examen a été effectué et celle du « retour » de ces résultats au médecin du
travail.
- Ces orientations et examens complémentaires sont bien sûr explicitement reliés aux
expositions du salarié, de façon plus simple d’ailleurs avec le dossier informatisé.

2.b. Les données concernant les vaccinations qui relèvent de la responsabilité du médecin du
travail doivent également être enregistrées dans le dossier médical de santé au travail :
- soit les vaccinations sont effectuées par le service de santé au travail (SST): toutes les
informations sont alors notées directement dans le dossier informatisé et/ou papier
(nom du vaccin, date de vaccination, numéro de lot, médecin prescripteur, vaccinateur,
signature, cachet) ;
- soit elles sont prescrites par le médecin du travail et réalisées hors du SST : le double
de l’ordonnance de prescription est conservé dans le dossier et les informations sur le
vaccin réalisé seront notées dans le dossier à partir d’un certificat ou du carnet de
santé.
S’agissant des vaccinations recommandées, l’attestation signée et datée par le salarié
mentionnant qu’il donne son consentement libre et éclairé pour la vaccination concernée doit
être conservée, et les motifs de la recommandation vaccinale doivent être clairement
exposés.

37
Les reports de vaccination, les contre-indications temporaires ou définitives sont reportés
dans le dossier médical de santé au travail, avec leur justification.

3/ Traçabilité des recommandations ou conseils


Les conseils et informations vont de pair avec l’avis médical : on a vu que certains peuvent
être mentionnés dans « l’ordonnance de prévention » de la fiche d’aptitude ; les autres
conseils, souvent donnés oralement mais aussi de plus en plus souvent sous forme de
plaquette d’informations, doivent être tracés dans le dossier médical de santé au travail.
Pas aisés (et chronophages) à mentionner dans le dossier papier, ces conseils et
informations sont rapidement notés dans le dossier informatisé en un ou plusieurs clics dans
un thésaurus rassemblant les plus fréquents de ces conseils :
- soit directement en lien avec le poste de travail :
• sommeil, repas pour les travailleurs de nuit
• gestes et postures
• port des E.P.I.
• hygiène et soins
• hygiène et restauration
• prévention des AES et conduite à tenir en cas d’AES
• prévention des dermatoses
• prévention des TMS
• prévention de l’insuffisance veineuse
• ergonomie des postes de travail sur écran
• risques biologiques
• mise à jour des vaccinations
• etc…
- soit de prévention relative aux habitus, modes de vie et autres thèmes de santé
publique :
• alcoolisme, tabagisme et autres addictions
• hygiène de vie, activités sportives
• conseils aux voyageurs
• suivi médical recommandé (gynécologique, par le médecin traitant,
psychiatrique,…)

Pourquoi la traçabilité de ces conseils est-elle également importante ?


- Principalement dans un but médico-légal puisque, c’est une des missions du médecin
du travail (article R4623-1 du Code du Travail : « conseiller de l’employeur, des
travailleurs… » ),qui a l’obligation d’informer le salarié sur les risques auxquels celui-ci
est exposé et les moyens existants et à mettre en œuvre pour se protéger.
- Il peut être aussi utile de noter, mais ce sera alors dans la partie confidentielle, non
transmissible, du dossier médical en santé au travail, si un travailleur refuse par
exemple de porter un EPI mis à sa disposition.

4. Traçabilité relative à d’autres documents


Enfin, le médecin du travail est aussi amené à renseigner différents formulaires, certificats et
attestations, comme par exemple pour le CACES (certificat d’aptitude à la conduite des
engins de manutention en sécurité), la CPAM (maladies professionnelles, retraite anticipée,
médecin-conseil, etc), le SAMETH (service d'appui au maintien dans l'emploi des travailleurs
handicapés), l’AGEFIPH (Association chargée de gérer le fonds pour l'insertion
professionnelle des personnes handicapées), le FIPHFP (Fonds pour l'Insertion des

38
Personnes Handicapées dans la Fonction Publique), la carte de suivi professionnel de l’IRSN,
le certificat de suivi post-professionnel, etc.
Une copie de ces documents doit être conservée dans le dossier médical en santé au travail
et leur rédaction mentionnée.
Il en va de même des différents courriers adressés à ou reçus des salariés et/ou des
employeurs.

En conclusion

Il convient d’assurer la traçabilité de toutes les actions du médecin du travail dans l’intérêt du
salarié, de son employeur et du médecin du travail lui-même. En effet, la fiche d’aptitude
confirme à l’employeur la capacité qu’a un salarié d’être affecté sur tel ou tel poste de travail.
C’est un document médico-légal, c’est la raison pour laquelle le médecin du travail doit
disposer de la traçabilité des expositions avant de conclure à une aptitude à une poste de
travail et de délivrer une ordonnance de prévention appropriée au salarié et à l’employeur.

39
CHAPITRE VII

LA TRACABILITE DES EXPOSITIONS PROFESSIONNELLES DU


PERSONNEL MEDICAL

a/ La traçabilité des expositions professionnelles

Les médecins ne sont pas mieux informés du fait de leur statut ou mieux protégés contre les
risques hospitaliers que les autres soignants.
Souvent nous ne disposons que des données collectives inscrites dans le document unique
et des résultats d’enquêtes.
Prenons l’exemple des rayonnements ionisants.
Depuis toujours, il existe une traçabilité des expositions individuelles aux rayonnements
ionisants chez les médecins à temps plein : dosimétrie passive, dosimétrie opérationnelle,
suivi de la contamination aux radionucléides. C’est beaucoup plus aléatoire pour les
médecins attachés ou en formation.
Ces dernières années ont vu le développement exponentiel des actes radioguidés invasifs et
des actes chirurgicaux utilisant des rayons X en per-opératoire. Les opérateurs sont les plus
exposés.
L’abonnement à un suivi dosimétrique n’est pas une garantie de l’observance au port des
dosimètres. Recevoir des résultats de non-irradiation n’est pas satisfaisant si par ailleurs leur
suivi médical n’est pas effectif, s’ils sont peu ou pas informés de la radioprotection et s’il n’y a
pas eu d’études de poste, par exemple dans les blocs opératoires.

b/ Le DMST

L’absence statutaire de visite d’embauche ne permet pas la constitution d’un dossier médical
qui doit être complété à chaque visite. Si le médecin est vu dans le cadre d’une visite
périodique ou à sa demande, le médecin du travail constitue un dossier qui sera de fait très
incomplet. Il ne permettra pas de tracer l’ensemble des expositions professionnelles au cours
de sa carrière, d’autant plus que le médecin est attaché et travaille dans plusieurs
établissements de santé.
Par ailleurs, leur suivi vaccinal reste aléatoire, ce qui ne permet pas, par exemple, le respect
des arrêtés du 6 mars 2007 concernant la vaccination contre l’hépatite B, en particulier chez
les médecins effectuant des gestes invasifs.

Pour certains médecins qui travaillent en chirurgie, en endoscopie, en radiologie


interventionnelle, en réanimation, en salle de macroscopie… et qui sont les plus exposés à
certains dangers hospitaliers, force est de constater qu’ils sont les moins bien suivis des
personnels de ces secteurs.

Malgré la pénurie des médecins du travail, il est important d’améliorer la traçabilité de leurs
expositions professionnelles. C’est un défi qu’il nous faut relever.

40
CHAPITRE VIII

ARCHIVAGE DES DOSSIERS MEDICAUX DE SANTE AU TRAVAIL

a/ Archivage des dossiers médicaux des personnes en activité

a.1. Les dossiers papier


Chaque médecin du travail est garant de l’archivage des dossiers médicaux des personnes
qu’il suit. Il doit prendre toutes les dispositions pour assurer le secret médical et l’inviolabilité
de son fichier. Sa responsabilité civile et pénale peut être engagée en cas de violation du
secret médical (article 378 du code pénal).
Il est très important de vérifier le respect de la confidentialité par l’ensemble des membres du
service (secrétaires, infirmier(e)s) et l’accès au local archives aux seules personnes habilitées
du service et qui sera fermé à clé en fin de journée. Cela prévaut également si le service
dispose d’armoires de rangement réparties dans l’ensemble du service.
Il est prudent de regrouper l’ensemble des éléments constituant le dossier dans une même
pochette (examens complémentaires, fiche(s) d’exposition, métrologie(s) individuelle(s), bio-
métrologie(s), dosimétries, déclaration d’AT, attestation d’exposition…) ou au minimum dans
le local archives.
Les dossiers médicaux sont conservés pendant toute la période d’activité du salarié.
Le médecin n’a aucun droit personnel sur les dossiers médicaux constitués pendant son
exercice. Il ne peut emporter les dossiers, ni les détruire lorsqu’il quitte l’établissement de
santé. Il doit les remettre directement à son successeur ou au Médecin Inspecteur Régional
du Travail et de la Main-d’œuvre, en cas de vacance de poste à son départ.

a.2. Les dossiers informatisés


L’archivage est de fait inclus dans l’outil informatique.
Une charte d'utilisation fixe les règles à respecter dans l'emploi de l’outil. L'installation de
celui-ci doit faire l'objet d'une information à l'ensemble des salariés, notamment par une
affiche CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Chaque utilisateur
s'engage à la protection de son usage et à respecter les conditions d’utilisation définies au
préalable. Le respect de la confidentialité est très important. On ne transmet jamais son code
d’accès au logiciel.

b/ Archivage des dossiers médicaux des personnes en cessation d’activité

b.1. Les dossiers papier


La circulaire ministérielle n° 34 du 20 juin 1969 précise que la durée de conservation des
dossiers médicaux des salariés ayant quitté l’entreprise, en l’absence de dispositions légales
en la matière, peut être fixée en règle générale à 5 ans.
Certains textes réglementaires prévoient des durées différentes de conservation du dossier
médical de travailleurs soumis à certains risques de maladies professionnelles
indemnisables, chaque fois que le délai de prise en charge de la maladie est supérieur à 5
ans.
Quand une personne a été soumise à des risques professionnels dont les durées de
conservation du dossier ne sont pas précisées par le législateur, deux attitudes peuvent être
proposées :
1° L’archivage du dossier tient compte soit du risque professionnel justifiant de la
conservation la plus longue après la fin de l’exposition, soit de la dernière exposition, soit des

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deux (la durée de conservation étant calquée sur les délais de prise en charge des MP pour
les expositions concernées). Dans tous les cas, le dossier sera conservé au minimum de 5
ans.
2° L’archivage du dossier tient compte de l’article R112-7 du code de la santé publique relatif
à la conservation du dossier hospitalier (20 ans à compter de la dernière prise en charge). Le
dossier est conservé pendant 20 ans après la cessation d’activité. Cette attitude paraît être la
plus prudente actuellement.

Les durées de conservation des dossiers médicaux à compter de la cessation des


expositions sont résumées dans le tableau suivant.

Risque Pièces annexes à conserver avec Durée de Réglementation relative à


professionnel le dossier médical conservation du la durée de conservation
dossier
Agents biologiques fiche d’exposition,
pathogènes vaccinations, sérologies, contacts 10 ans Code du travail
biologiques, AES & EPI jusqu’à art. R. 4426-9
40 ans*
Produits fiche d’exposition, métrologie
cancérogènes, individuelle ou au poste de travail,
mutagènes, bio-métrologie, 50 ans Code du travail
toxiques pour la ex. sanguins, AT et MP art. R. 4412-55
reproduction & EPC et EPI
Produits chimiques fiche d’exposition, métrologie
dangereux individuelle ou au poste de travail,
bio-métrologie, ex. sanguins, AT 50 ans Code du travail
et MP art. R. 4412-55
& EPC et EPI
Médicaments curriculum laboris,
anticancéreux et listing des différents médicaments
antiviraux manipulés, métrologie des postes 50 ans pas de réglementation
de travail tenus du fait des risques à
(frottis de surface…), long terme identiques
bio-métrologie, AT à ceux des produits
ex. sanguins CMR
& EPC (centralisation, hotte à flux
laminaire vertical)
et EPI (gants, masque…)
Amiante fiche d’exposition,
DTA et métrologie des postes de Arrêté du 13 décembre
travail tenus, curriculum laboris, 1996 portant application
EFR, ex. radiologiques, MP & 40 ans des articles 13 et 32 du
EPI, décret no 96-98 du 7
double de l’attestation février 1996
d’exposition
Poussières de bois fiche d’exposition,
métrologie des postes de travail 40 ans pas de réglementation
tenus, du fait du risque de
ex. ORL, scanner des sinus, MP carcinome des fosses
& EPC et EPI nasales, de
l’ethmoïde et des
autres sinus

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Risque Pièces annexes à conserver avec Durée de Réglementation relative à
professionnel le dossier médical conservation du la durée de conservation
dossier
Bruit fiche d’exposition, sonométrie au
poste de travail, audiométries, 10 ans (données de pas de réglementation
AT et MP la littérature)
& EPC, EPI
Rayonnements fiche d’exposition, dosimétries,
ionisants examen radiotoxicologique ou
anthroporadiamétrie, NFS, 50 ans Code du travail
examens ophtalmologiques, art. R. 4454-9
capillaroscopies sous-unguéales
& EPI
Laser nature du laser utilisé, accidents
survenus en cours de travail,
examens ophtalmologiques longue a priori pas de réglementation
& EPC (aspirateur de fumée, du fait des pollutions
système de filtration des fumées chimiques et
de laparoscopie) et EPI (lunettes, biologiques
gants) (fumées
chirurgicales)
IRM (fiche d’exposition), métrologie
éventuelle au poste de travail, longue a priori pas de réglementation
expositions prolongées aux du fait des effets à
champs magnétiques long terme possibles
mais qui sont à
confirmer
Milieu hyperbare fiche relative aux conditions de
travail du travailleur, résultats des 20 ans art. 35 du décret n° 90-
analyses, accidents survenus en 277 du 28 mars 1990,
cours de travail version
consolidée au 22 juin
2001
Manutention (fiche d’exposition), AT, MP identique à un dossier pas de réglementation
manuelle ordinaire
Travail sur écran de examens ophtalmologiques identique à un dossier pas de réglementation
visualisation ordinaire
Situations de AT, incidents, longue a priori pas de réglementation
violence et rapports, expertises
Autres risques incidents, longue a priori pas de réglementation
psychosociaux rapports, expertises
Travail de nuit et examens complémentaires à la longue a priori pas de réglementation
alternance jour/nuit recherche d’effets à long terme

REGLEMENTATION
Agents biologiques pathogènes → Code du travail Article R4426-9
Le dossier médical spécial est établi à la suite des examens prévus à l’article R. 4426-7. Il est
conservé pendant dix ans à compter de la cessation de l'exposition.
Toutefois, lorsque les agents biologiques sont susceptibles de provoquer des maladies
présentant une longue période d'incubation, le dossier médical spécial est conservé pendant
une période plus longue, pouvant atteindre quarante ans après la cessation de l'exposition
connue (ex. : AES avec un risque de maladie de Creutzfeld-Jacob).

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Produits chimiques dangereux et CMR → Code du travail Article R4412-55
Le dossier médical est conservé pendant au moins cinquante ans après la fin de la période
d'exposition, dans les conditions prévues à l'article D. 4624-46 du présent code.
Rayonnements ionisants → Code du travail Article R4454-9
Le dossier individuel est conservé pendant au moins cinquante ans après la fin de la période
d'exposition. Si l'établissement vient à disparaître ou si le travailleur change d'établissement,
l'ensemble du dossier est transmis au médecin inspecteur du travail, à charge pour celui-ci de
l'adresser, à la demande du travailleur, au médecin du travail désormais compétent.
Amiante → Décret no 96-98 du 7 février 1996 relatif à la protection des travailleurs
contre les risques liés à l'inhalation de poussières d'amiante
Art. 15 - Le dossier médical des salariés qui ont été exposés à l'inhalation de poussières
d'amiante est conservé pendant quarante ans après la cessation de l'exposition. Si le
travailleur change d'établissement, les données objectives du dossier médical relatives aux
risques professionnels liés à l'amiante sont transmises au médecin du travail du nouvel
établissement, à la demande du salarié ou avec son accord. Si l'établissement cesse son
activité, le dossier est adressé au médecin inspecteur régional du travail qui le transmet, à la
demande du salarié, au médecin du travail du nouvel établissement où l'intéressé est
employé. Après le départ à la retraite du salarié, son dossier médical est transmis par le
service médical du travail du dernier établissement fréquenté à l'inspection médicale
régionale du travail afin d'y être conservé.
Milieu hyperbare → Décret n°90-277 du 28 mars 1990 relatif à la protection des
travailleurs intervenant en milieu hyperbare-Version consolidée au 22 juin 2001
Art. 35 - L'ensemble du dossier médical doit être conservé pendant au moins vingt ans par le
service médical du travail.

L’archivage pose le problème de l’encombrement du local archives du service de santé au


travail où se côtoient l’ensemble des dossiers médicaux des personnels en activité et en
cessation de fonction. Certains services ont résolu ce problème en externalisant dans des
structures ad hoc, les dossiers médicaux des personnels dont la cessation d’activité remonte
à au moins 5 ans ; d’autres utilisent le micro-filmage.

b.2. Les dossiers informatisés


L’archivage ne pose pas de réel problème mais la capacité de stockage des informations doit
avoir été prévue dans l’outil utilisé. Il permet a priori la conservation illimitée des dossiers
médicaux.
Les pièces annexes sont à conserver soit dans le dossier médical papier s’il existe par
ailleurs, soit dans une pochette gardée dans une armoire fermant à clé.
La conservation du DMST informatisé ou non sur support CD ou DVD est possible.

Conclusion
L’archivage des DMST papier ou informatisés est essentiel pour le suivi des personnes
exposées à des risques professionnels. Le médecin du travail doit veiller au respect de leur
confidentialité et de leurs durées de conservation réglementaires ou non.

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ANNEXES

TRAÇABILITE DES EXPOSITIONS PROFESSIONNELLES

DOCUMENTS REGLEMENTAIRES

- Fiche d’entreprise (ou d’établissement) ................................p. 46


- Fiche d’exposition aux ACD ...................................................p. 69
- Fiche d’exposition aux CMR ...................................................p. 70
- Attestation d’exposition aux CMR..........................................p. 71
- Traçabilité des personnels exposés à l’amiante...................p. 73
- Fiche de données de sécurité ................................................p. 74
- Fiche d’exposition aux rayonnements ionisants..................p. 75
- Carte individuelle de suivi médical ........................................p. 76
- Relevés dosimétriques et traçabilité .....................................p. 77
- Fiche de poste..........................................................................p. 82
- Liste des travailleurs exposés................................................p. 85
- Fiche médicale d’aptitude et fiche médicale .........................p. 86

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MODELE de la FICHE D'ENTREPRISE type Etablissement de soins

F.E. n°16 DE BOSSONS FUTE (téléchargeable, libre de droits, auteurs en fin de texte)

Etablie en application des articles D4624-37 à D4624-41 du Code du Travail et conforme à l'arrêté
du 29 mai 1989.
Dans chaque entreprise ou établissement dont il a la charge, le médecin du travail établit et met à jour
une fiche d'entreprise ou d'établissement sur laquelle sont consignés notamment les risques
professionnels et les effectifs qui y sont exposés. La fiche est établie dans l'année qui suit l'adhésion de
l'entreprise au service de santé au travail interentreprises.
Cette fiche est transmise à l'employeur. Elle est tenue à la disposition de l'inspecteur du travail et du
médecin inspecteur régional du travail et de la main-d'œuvre. Elle est présentée au C.H.S.C.T. en même
temps que le bilan annuel prévu à l'article L.236-4.
La fiche d'entreprise peut être consultée par les agents des services de prévention de la C.R.A.M. et par
ceux des organismes mentionnés à l'article L.231-2.

1. RENSEIGNEMENTS D'ORDRE GENERAL


1.1. Date de la fiche
1.2. Identification de l'entreprise ou de l'établissement
1.3. Description sommaire de l'activité et des locaux
1.4. Effectifs concernés par la fiche lors de son établissement
2. APPRECIATION DES RISQUES/EFFECTIFS POTENTIELLEMENT EXPOSES
2.1. Facteurs de risques
2.2. Conditions générales de travail
2.3. Indicateurs de résultats
3. ACTIONS TENDANT A LA REDUCTION DES RISQUES
3.1. Résultats des mesurages et prélèvements disponibles
3.2. Mesures de prévention technologique : protection
3.3. Actions spécifiques conduites par le médecin du travail
3.4. Mesures particulières
3.5. Mesures concernant la formation à la sécurité
3.6. Mesures concernant le secourisme - SST
4. ANNEXES
4.1. Documents proposés à l'entreprise
4.2. Documentation sur la prévention des risques
4.3. Tableaux des maladies professionnelles suceptibles d'être rencontrées
4.4. Références réglementaires
4.5. Bibliographie

1. RENSEIGNEMENTS D'ORDRE GENERAL


1.1. Date de la fiche :

1.2. Identification de l'entreprise ou de l'établissement :

Renseignements fournis globalement ou détaillés par unité de travail dont les caractéristiques doivent
être précisées

• Adresse :

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• Téléphone :
• Télécopie :
• Personne contactée :
• Nature de l'activité :
• Code NAF :
• Numéro d'adhésion au service de santé au travail :
• Convention collective de référence lorsqu'elle comporte des clauses particulières en matière de
prévention ou de médecine du travail :
• Existe-t-il un CHSCT :
• Ou, à défaut, des délégués du personnel :

1.3. Descriptif sommaire de l'activité et des locaux :

Voir détails au 2.2.2. et 2.2.3.

1.4. Effectifs concernés par la fiche lors de son établissement :

• Nombre de salariés titulaires d'un contrat de travail au 1er janvier de l'année au cours de
laquelle la fiche est établie ou mise à jour :
• Effectif et/ou pyramide des âges mis à jour, date de mise à jour :

2. APPRECIATION DES RISQUES / EFFECTIFS


POTENTIELLEMENT EXPOSES
2.1. Facteurs de risques

2.1.1. Risques physiques

2.1.1.1. Facteurs d'ambiance

• Thermique : variation d'un lieu à l'autre de l'établissement


o Chaude :
Dans les services de soins (stérilisation, autoclave)
Dans les services techniques (lingerie, cuisine)
o Froide : chambres frigorifiques en cuisine
• Sonore :
o Dans les services de soins : bruit des sonnettes et alarmes
o A la stérilisation : bruit de la soufflette à air comprimé, de la machine à ultrasons, des
autoclaves
o Au bloc opératoire : bruit des instruments en chirurgie orthopédie
o Dans les services techniques : bruit des divers appareils utilisés en cuisine, en lingerie et
au service entretien
• Lumineuse : variation du niveau d'éclairement en fonction des locaux
o Niveau d'éclairement trop important avec phénomène d'éblouissement dû aux surfaces
vitrées, et à certains matériaux réfléchissants
o Niveau d'éclairement insuffisant attention aux zones de passage et escaliers, et aux
locaux aveugles
o Niveau d'éclairement requis lors de l'exécution de tâches minutieuses

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2.1.1.2. Rayonnements

• Rayonnements ionisants (RI) : cancérogènes


o Radiologie avec amplificateur de brillance
Personnel exposé : personnel travaillant en bloc opératoire à proximité des
amplificateurs de brillance (anesthésistes, infirmières anesthésistes, panseuses,
aides opératoires)
Niveau d'exposition :
Catégorie A si l'exposition annuelle est supérieure à 6 mSv
Catégorie B car l'exposition annuelle est inférieure à la limite de 6 mSv
Décret du 31 mars 2003 : prévention du risque d'exposition aux
rayonnements ionisants ; articles R231-73-1 et suivants du Code du
Travail. (Annexe 1)
Valeurs limites d'exposition : article R 231-76-1 du Code du Travail
Exposition des femmes en période de grossesse, en période d'allaitement,
et des jeunes de moins de 18 ans : article R 231-77-1 du Code du Travail
Tableau des maladies professionnelles : numéro 6
o Service d'magerie médicale et autres expositions : Radiographie au lit des malades :
(surveillance par le médecin du Travail du service de radiologie) ou radiographies en
salle de réveil.
• Lasers
o (Risque oculaire) (ophtalmologie, dermatologie, gastroentérologie, gynécologie).
Utilisés dans de nombreuses spécialités. Il existe des techniques différentes selon les
caractéristiques du faisceau.
o Les propriétés optiques des tissus biologiques conditionnent de manière importante le
risque d'atteinte par le faisceau laser. Les rayonnements, émis dans l'ultraviolet mais
aussi l'infrarouge B et C, représentent un danger pour le segment antérieur de l'œil.
Selon la longueur d'onde, le rayonnement est absorbé préférentiellement ou
exclusivement par la cornée ou le cristallin. Les seuils de lésion les plus faibles
concernent les rayonnements compris entre 400 et 1 400 nm, susceptibles de traverser
les milieux oculaires et d'être focalisés sur la rétine. Les valeurs limites d'exposition ou
EMP (Exposition Maximale Permise), recommandées par les normes de sécurité laser,
sont établies en fonction de la longueur d'onde, de la durée de l'exposition, de la
fréquence de répétition des impulsions et de la dimension de la source. La rapide
évolution technologique des lasers entraîne une révision constante des normes de
protection.
o La Commission Electrotechnique Internationale (CEI) a déterminé ses valeurs limites
d'exposition dans sa publication numéro 825.
o L'étiquetage sur les appareils et la notice d'utilisation doivent mentionner la classe de
l'appareil (classe de 1 à 4 par ordre de dangerosité croissante).
• Infrarouges :
o Service technique : entretien
• Ultraviolets :
o Service technique : soudure
o Services médicaux : puivathérapie
• Ondes électromagnétiques haute fréquence :
o Bistouris, spectroscopie, IRM
o Brûlure des tissus entourant implant passif ferromagnétique : danger en cas clip
vasculaire, agrafe intracérébrale (les implants plus volumineux ne présentent pas de
danger si les valeurs limites sont respectées, telle une prothèse de hanche).

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Signaler au médecin les grossesses le plus tôt possible, et l'existence d'une maladie
cataractogène (diabète, surveillance ophtalmique).

2.1.1.3. Poussières, fumées, aérosols

• Lors de la soudure pour le service technique entretien


• Poussière des lessives au service lingerie
• Aérosols - lors de l'utilisation de spray pour la désinfection (cf risque chimique)

2.1.1.4. Vibrations

• Outils vibratoires utilisés en service de soins : chirurgie orthopédique essentiellement par les
chirurgiens
• Outils vibratoires des agents de services (monobrosses)
• Outils vibratoires du service technique d'entretien (espaces verts)

2.1.2. Risques chimiques

• Nature des risques par référence aux substances utilisées dans l'entreprise et figurant à l'annexe
de l'arrêté du 20 avril 1994 et du 21 février 1990 modifié, relatif à la classification et
l'étiquetage.

T+ - Très toxique T - Toxique C - Corrosif Xn - Nocif Xi - Irritant

Définition des produits dangereux

(Annexe de l'Arrêté du 20/4/94)

• Très toxique : substances qui par inhalation, ingestion, ou pénétration cutanée peuvent
entraîner des risques graves, aigus ou chroniques peuvent entraîner des risques extrêmement
graves, aigus ou chroniques et même la mort.
• Toxiques : substances qui par inhalation, ingestion, ou pénétration cutanée peuvent entraîner
des risques graves, aigus ou chroniques peuvent entraîner des risques extrêmement graves,
aigus ou chroniques et même la mort.
• Corrosives : substances qui en contact avec des tissus vivants, peuvent exercer une action
destructrices sur ces derniers.
• Irritantes : substances non corrosives qui par contact immédiat, prolongé ou répété avec la
peau ou les muqueuses, peuvent provoquer des réactions inflammatoires.

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Nature des risques particuliers attribués aux produits dangereux

(Arrêté du 20/4/1994)

• Cancérogènes :
o R 45 Peut causer le cancer.
o R 49 Peut causer le cancer par inhalation
o R 40 Possibilité d'effets irréversibles
• Mutagènes :
o R 46 Peut causer des altérations génétiques héréditaires
o R 68 Possibilité d'effets irréversibles
• Toxiques pour la reproduction :
o R 60 Peut altérer la fertilité.
o R 61 Risque pendant la grossesse d'effets
o R 63 Risque possible pendant la grossesse d'effets néfastes pour l'enfant.

2.1.2.1. Produits utilisés en anesthésie

• Gaz anesthésiques proprement dits :


o Sévoflurane (N° CAS : 28523-86-6, synonyme(s) : Fluorométhyl-2,2,2- trifluoro-1-
trifluorométhyléthyl éther) remplace l'halothane (fluothaneMD) qui pouvait entraîner
des hépatites (tableau n° 89 des maladies professionnelles). Il est utilisé en circuit fermé.
o Isoflurane (ForaneMD)
o Autres gaz utilisés en anesthésie :
Méthoxyflurane (penthrane MD)
Enflurane (ethrane MD)
Isoflurane (forane MD)
Desflurane (suprane MD)
Protoxyde d'azote (NO2n) : gaz vecteur
Oxygène
o Une partie de ces vapeurs s'échappe dans l'atmosphère du bloc, par fuite :
au niveau du respirateur
au cours des opérations de branchement initial et au cours des vérifications des
appareil et des systèmes d'évacuations
ou lors du remplissage des cuves des appareils
des gaz libérés pendant la purge des systèmes en fin d'intervention
des gaz expirés par les patients opérés
des gaz qui s'échappent autour des masques de patients, en particulier au cours
des interventions ORL
• Autres produits :
o Granulés de chaux mis dans le mélange des gaz anesthésiques
o Hydroxyde de calcium (Xi), de sodium et de potassium (C)
o Violet de méthyle (Xn)

Personnel exposé : personnel travaillant au bloc opératoire

2.1.2.2. Antiseptiques

Les antiseptiques éliminent les micro-organismes sur les tissus vivants (soins aux malades).

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• Hypochlorite alcalin : Dakin* (MP 65)
• Produits iodés (Bétadine*) : allergisant et irritant(Xi)
• Chlorure de benzalconium : Dermobacter*, Solubacter*
• Solution hydroalcoolique : Manugel*

2.1.2.3. Désinfectants : décontamination du matériel et des surfaces

• Glutaraldéhyde (MP 65)


• Acide peracétique : désinfection des endoscopes (prion), produit très irritant pour la peau, les
muqueuses, les voies respiratoires
• Hypochlorite alcalin : eau de javel (MP 65)
• Ammonium quaternaire (MP 66)
• Amines aliphatiques (MP 49)
• Alcool (MP 84)
• Formol (MP 43)

2.1.2.4. Médicaments : préparation et administration

• Risque CMR : chimiothérapie anticancéreuse


o Haloxan
o 5 FU
o Adriamycine
o Norantone
o Nolvebine
o Oncovin
o Vp 16
o Lyorac
o Endoxan
o Méthotrexate
o Pentacarinat (aérosol)

Action commune aux différents produits anticancéreux :

• L'action se fait sur les tissus à renouvellement rapide :


o moëlle osseuse
o muqueuse intestinale
o follicules pileux
o gonades
o fœtus (le risque d'avortement spontané est presque doublé)
• Action spécifique :
o Antracyclines : toxicité cardiaque
o Bléomycine : toxicité pulmonaire
o Cyclophosphamide : toxicité rénale
• Effets immédiats :
o Irritation cutanéo-muqueuse
o Allergie
o Nausées
o Vertiges

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• Risque allergique
o Pénicillines et céphalosporines : asthme, eczéma (MP 41)
o Macrolides, spiramycine, oléandomicine : eczéma (MP 65)
o Aminoglycosides, streptomycine, néomycine et leurs sels : eczéma (MP 31)
o Chlorpromazine : largactil, neuroleptique : eczéma, conjonctivite allergique (MP 38)
o Hydroquinone, quinine : eczéma (MP 65)

2.1.2.5. Ciments et résines pour les prothèses

• Métacrylates : rhinite, conjonctivite, lésions eczématiformes, signes respiratoires chroniques


(MP)

2.1.2.6. Latex

• Usage de gants en latex (MP 95)

2.1.2.7. Produits utilisés lors du ménage, de la vaisselle ou en lingerie

• Détergents :
o Bases : soude, potasse, ammoniaque, carbonates : irritants, voir corrosifs
o Tensio-actifs, polyphosphates, désinfectants, parfums colorants
o Solvants : attention aux éthers de glycols : propyl diglycol (MP 84)
o Additifs, poudres à récurer : silice, acide trichloroisocyanurique
• Nettoyant aluminium : ne pas utiliser les produits contenant de l'acide fluorhydrique et les
glycols
• Liquide vitre : vérifier la présence d'éther de glycols
• Décapants des sols avec revêtements en résine ou produits lustrants : acide formique, glycols,
proscrire les produits avec dichlorométhane
• Détartrants : produits très irritants voir corrosifs (ne pas mélanger avec un produits chloré du
fait du risque de dégagement de chlore gazeux). Irritations, allergies
• Détachants : attention aux solvants chlorés, aux glycols et aux hydrocarbures
• Désinfectants : bactéricides ; hypochlorite de sodium (eau de javel*) chlore, iode, aldéhydes.
L'aldéhyde formique (formol*) n'est plus utilisé, sauf dans les étuves (désinfections des
matelas) et dans les morgues.

2.1.3. Risques infectieux ou parasitaires

Nature des risques par référence notamment à l'arrêté du 11 juillet 1977 et aux tableaux des maladies
professionnelles.

• Par référence au décret n° 94-352 du 04 mai 1994 relatif à la protection des travailleurs contre
les risques biologiques, il est demandé de procéder à l'évaluation du risque. Ceci est repris par
la directrice européenne 2000/54 du 18 septembre 2000 (annexe 4).
• Par référence à l'arrêté du 11 juillet 1977, les travaux suivants sont visés : travaux de
préparation, de conditionnement, de conservation et de distribution de denrées alimentaires.

o Affections dues aux bacilles tuberculeux et à certaines bactéries atypiques (MP 40)
o Virus des hépatites A, B, C, D et E (MP 45)
o Mycoses cutanées (MP 46) : soins en piscine dans les établissements de rééducation

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o Affections professionnelles dues aux amibes (MP 55)
o Maladies liées à des agents infectieux ou parasitaires contractés en milieu
d'hospitalisation (MP 76)
o Kératoconjonctivites virales (MP 80)
o Fièvres hémorragiques avec syndrome rénal dues aux agents infectieux du groupe des
hantavirus (MP 96)
• Autres risques infectieux ou parasitaires :
o Sida
o Légionelloses
• Cas particuliers :
o Evaluation du risque lié à l'hépatite B : risque CMR
Elle est fondamentale car elle sert de référence à la mise en œuvre de la
vaccination de l'hépatite B.
La contamination est possible pour tout le personnel soignant, notamment le
personnel de bloc opératoire. Toute piqûre ou coupure par aiguille doit être
déclarée en AES (Accident d'Exposition au Sang)
En vertu de l'arrêté du 26 avril 1999 article 1 (annexe 4) une évaluation du risque
est faite en fonction du poste de travail, cette évaluation doit être exposée en
CHSCT.
Risque de contamination important pour le personnel soignant et le service
technique, lingerie :
Chirurgien, personnel du bloc opératoire
Infirmières, médecins (prélèvement sanguins, pansements, gestes
invasifs)
Kinésithérapeute
Aides-soignantes (entretien salle de pansements, et infirmerie, lors de
toilettes de résidents)
Lingère
Risque de contamination existant pour le personnel d'entretien :
Agents d'entretien : travaux d'entretien dans les chambres et sanitaires
des résidents, manipulation des déchets d'hospitalisation, transport de
prélèvements au laboratoire (enveloppe papier)
Agents de service : lors de l'entretien des chambres et sanitaires des
résidents
Agents de service de la restauration : lors du ménage de la salle à
manger, de la vaisselle et du service à table
Agents de qualité des soins : à évaluer en fonction du travail dans
l'établissement
Absence de risque de contaminations : on peut noter une absence de
contamination :
Pour les secrétaires médicales, le personnel des services administratifs et
le personnel d'accueil dans les conditions suivantes : absence de contact
avec les produits biologiques ; ces salariés ne pénètrent pas dans les
chambres.
Pour les cuisiniers : absence de contact avec les résidents, absence de
contact avec les produits biologiques

53
Pour la diététicienne, la psychologue et pour la pharmacienne
A noter que cette évaluation doit être faite dans chaque établissement et qu'elle
est différente en fonction de la spécificité de l'établissement (clinique
chirurgicale ou non chirurgicale ; clinique de réadaptation ou de soins actifs), et
en fonction du type de patients hospitalisés (valides et autonomes ou
dépendants).
A noter qu'il revient à l'employeur de procéder à l'évaluation des risques.
o Evaluation du risque lié aux bacilles tuberculeux (MP 40)
Elle est fondamentale car elle sert de référence à la mise en œuvre de la
surveillance par le tubertest et par la radio pulmonaire.
Avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France du 15 novembre 2002
relatif à revaccination par le BCG et aux modalités de surveillances des
professionnels exposés à la tuberculose (annexe 4).
Classification de l'établissement en fonction du nombre de déclaration de
tuberculose.
Classement des secteurs selon le niveau du risque de contamination : type de
risque dans le secteur*
Risque élevé :ecteur géographique accueillant au moins 5 patients
tuberculeux bacillifères par an (radio pulmonaire tous les deux ans,
Tubertest tous les deux ans si IDR de référence est inférieure à 10)
Risque intermédiaire : secteur géographique accueillant de 2 à 4 patients
tuberculeux bacillifères par an
Risque faible : secteur géographique accueillant moins de 2 patients
tuberculeux bacillifères par an (absence de surveillance systématique ni
par IDR, ni par radiographie)

*On entend par secteur un lieu précis, ce qui correspond à :


-une unité fonctionnelle où sont régulièrement accueillis des usagers (salle d'hospitalisation et non
ensemble d'un hôpital ou d'un service),
-un laboratoire où des prélèvements potentiellement contaminés par le BK sont manipulés et surtout
mis en culture (laboratoire des mycobactéries).
Documents pour le Médecin du Travail N°97 - 1er Trimestre 2004 (annexe 5)

2.1.4. Risques et contraintes liés à des situations de travail

2.1.4.1. Posture

• Station debout prolongée : marche et piétinement pour le personnel soignant et le personnel du


service entretien
• Posture accroupie agenouillée (MP 57) (annexe 3)
• Penchée en avant avec torsion du rachis pour les agents de service et aides-soignants
• Position assise prolongée : le personnel d'accueil, secrétaire médicale

2.1.4.2. Manutention

• Charges portées manuellement (MP 98) (annexe 3)


o Personnel de soins : transport des malades, brancardage
o Personnel des services techniques :

54
Lingerie : port de sacs de linge
A l'entretien : port des sacs de déchets
En cuisine : port de différentes charges
• Charges portées avec engins de manutention non motorisés
• Charges portées avec engins de manutention motorisés

2.1.4.3. Charge mentale élevée

• Charge mentale opérationnelle (augmentation quantitative de la charge administrative),


personnel d'accueil et soignant
• Charge mentale cognitive (complexité de la charge - évolution des techniques médicales)
personnel du bloc opératoire et personnel soignant
• Charge mentale émotive et risques psychosociaux liés au type de travail : responsabilité des
salariés face à la maladie et aux familles des malades

2.1.4.4. Travail sur écran

• Existence d'ordinateurs à différents niveaux : accueil, secrétariats, infirmerie...


• Le personnel de l'accueil comptabilité et facturation travaille plus de quatre heures par jour.

2.1.4.5. Autres risques

• Gestes répétitifs : affections péri articulaires provoqués par certains gestes et posture de travail
(MP 57), infirmières, aides soignantes, ASH, personnel des services techniques
• Travail sur standard téléphonique
• Travail isolé
• Travail de nuit
• Déplacements : trajets en véhicule du domicile au lieu de travail, lors de l'existence de véhicule
de fonctions

2.1.5. Risques d'accidents prépondérants

2.1.5.1. Risques de chutes

• Chutes de plain pied : sur sol mouillé lors du nettoyage (chambre, cuisine, bloc opératoire...)
• Chutes de hauteur : possible lors de tout travail en hauteur et par exemple : taille de palissades ;
agent d'entretien des espaces verts
• Chutes d'objets

2.1.5.2. Machines dangereuses

Brûlures
• En cuisine : trancheuse, éplucheuse, coupe légumes
• Au bloc opératoire : matériel de chirurgie orthopédique
• Lors de l'entretien : perceuse, débroussailleuse

2.1.5.3. Engins mobiles

• Existence ou non de véhicules légers au sein de l'établissement


• Tondeuse autoportée

55
2.1.5.4. Appareils de levage

• Lits électriques
• Monte-charges
• Transpalettes

2.1.5.5. Risques électriques

• Inhérents à l'utilisation de l'énergie électrique : bloc opératoire, lingerie, cuisine, service


entretien
• Existence d'un groupe électrogène

2.1.5.6. Risques d'explosion ou d'incendie

• Réserve gaz : protoxyde d'azote, oxygène, gaz anesthésiants


• Fuel ou gaz de ville
• Produits chimiques inflammables

2.1.5.7. Autres risques

• Agressions physiques ou verbales


• Brûlures (lasers, autoclaves)
• Piqûres
• Objets coupants, bistouris

2.2. Conditions générales de travail

2.2.1. Temps de travail :

• Horaires habituels, accord RTT


o La base de travail est de 35 heures.
o Le planning des horaires de travail est variable en fonction des diverses catégories de
personnel : accueil, services généraux, services de soins.
• Rythmes particuliers de travail :
o Travail de nuit (Le travail de nuit est celui effectué entre 21h00 et 6h00. Le travailleur
de nuit est celui qui effectue pendant cette période, soit un minimum de 3h00 de travail
au moins deux fois par semaine habituellement, soit 270h00 de travail pendant 12 mois
consécutifs. (CdT Art.R.213-1)
o Travail posté 2X8
o Travail posté 3X8
o Horaires coupés
o Travail en fin de semaine
o Temps partiels choisis/imposés
o Astreintes
• Travail en alternance
• Flexibilité des horaires et délai de prévenance

56
2.2.2. Installations générales (description sommaire et évaluation de l'état d'entretien) :

2.2.2.1. Caractéristiques des locaux de travail :

• Date de construction, de rénovation


• Superficie
• Inventaire des différents locaux

2.2.2.2. Équipements sociaux :

OUI NON
Salle de repos
Salle à manger/restaurant d'entreprise
Distributeur de boissons chaudes
Distributeur de boissons froides
Fontaine à eau

2.2.3. Hygiène générale (description et évaluation sommaires) :

INEXISTANT EXISTANT INSUFFISANT SUFFISANT


AERATION
Naturelle (portes et fenêtres)
Mécanique
Conditionnée
CHAUFFAGE
Appoint
Général
VESTIAIRES
Armoires métalliques fermées 1
compartiment
Armoires métalliques fermées 2
compartiments
SANITAIRES
Lavabos
Toilettes
Douches
Diagnostic amiante des locaux :

2.3. Indicateurs de résultats


(données connues au cours des douze derniers mois)

2.3.1. Accidents de travail :

Accidents d'exposition au sang

• Accidents avec arrêt


• IPP liées à un AT
• Nombre d'enquêtes sur les AT

57
• Taux de fréquence
• Taux de gravité
• Nombre de jours d'arrêts et analyse des AT

Eléments tirés du registre d'infirmerie :

2.3.2. Maladies professionnelles :

• Nombre, nature, tableau des maladies déclarées et/ou reconnues


Voir annexe 3 : piste des MP susceptibles d'être rencontrées.
• IPP

2.3.3. Maladies à caractère professionnel : (Article L461-6 Code de la Sécurité Sociale) :

• Nombre et nature de maladies déclarées

2.3.4. Autres pathologies remarquées :

• Addiction
• Pathologies ostéoarticulaires
• Troubles nutritionnels
• Troubles veineux
• Stress et pathologies mentales

3. ACTIONS TENDANT A LA REDUCTION DES RISQUES


Il existe une distinction fondamentale entre la présence de sources de risques potentiels dans
l'entreprise ou l'établissement décrits au précédent chapitre et l'exposition effective des salariés
concernés à de tels risques. Cette exposition sera d'autant plus limitée qu'auront été mises en œuvre des
actions préventives de diverses natures que la présente rubrique a pour objet de mentionner. Elle sert de
grille d'analyse applicable en tant que de besoin à la rubrique 2.1.

3.1. Résultats des mesurages et prélèvements disponibles

• Mesurage du bruit
• Mesurage du niveau d'éclairement
• Mesurage des prélèvements d'atmosphères en fonction du risque chimique
• Résultats des dosimétries par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN)

3.2. Mesures de prévention technologique : protection

Préciser, en tant que de besoin, s'il s'agit de mesures déjà mises en œuvre ou préconisées, que celles-ci
soient à l'initiative de l'employeur, du médecin du travail ou d'autres préventeurs.

58
3.2.1. Nature et efficacité de la protection collective :

MISE EN PRECONISEE
OEUVRE
3.2.1.1 Risques physiques
Facteurs d'ambiance
Thermique : chauffage adapté à l'activité et, si possible, réglable par
le personnel, aération, ventilation, climatisation, isolation thermique,
contrôle de la vitesse de l'air et de l'hygrométrie ; aménagement de
pauses dans un lieu tempéré pour le personnel travaillant en
ambiance très chaude ou très froide
-Ambiance chaude
Climatisation, des chambres et des salles de soins
Climatisation de la lingerie, de la cuisine
-Ambiance froide
Sas chauffé à l'entrée de l'établissement
Diminution du temps de passage des salariés dans les chambres
froides affectées à la cuisine
Sonore : réduction à la source et capotage
-Des machines utilisées dans les services techniques, en cuisine,
lingerie et service d'entretien divers (espaces verts etc.)
-Des appareils utilisés dans les services de soins, et en stérilisation
(machines à laver, machines à ultrasons, autoclaves)
Lumineuse :
-Contre l'éblouissement, mise en place de dispositifs
antiéblouissement, rideaux à lamelles horizontales ou verticales
-Contre l'éclairage insuffisant : renforcement de l'éclairage
notamment au niveau des locaux aveugles ou des zones de passage,
mise en place d'un éclairage spécifique pour la réalisation de tâches
minutieuses
-Entretien de l'éclairage artificiel
Rayonnements ionisants, ultrasons, infrarouges, ultraviolets,
lasers
Limiter le temps d'utilisation des appareils
Limiter l'accès
Augmenter la distance entre la source et l'opérateur
Interposer des écrans
Mise en place d'une procédure
Spécifique aux rayonnements ionisants
-Ne pas exposer les femmes enceintes
-Délimitation des zones contrôlées et surveillées
-Mise en place de paravents plombés
-Nomination d'une personne radio compétente
Poussières, fumées, aérosols
Aspiration et hotte
Eviter l'utilisation de spray

59
Vibrations
Poignées, sièges anti-vibratiles
Matériel adapté ; entretien du matériel
Autres
Travaux hyperbares - caissons
3.2.1.2 Risques chimiques
Remplacement du toxique par une substance équivalente sur le plan
technique mais moins dangereuse
Suppression du risque CMR :
-En éliminant si possible les produits à base de formol ou en
réduisant la concentration
-Lors de la préparation et de la distribution des médicaments en
chimiothérapie
Formation du personnel, sensibilisation au risque et apprentissage
des bonnes pratiques
Préparation, distribution interdite aux femmes enceintes et allaitantes
Préparation sous hotte à flux laminaire vertical dans un endroit isolé
des passages et courants d'air
Circuit d'élimination des déchets en respectant un protocole
rigoureux
Travail en vase clos chaque fois que possible. Circuit fermé avec
récupération des gaz anesthésiques
Ventilation générale des locaux
Ventilation localisée : aspiration par captage à la source (hottes,
tables aspirantes...) des gaz anesthésiques, des produits de
désinfection (bouches d'aspiration) --> filtres à charbon avec rejet
extérieur
Rejet dans la salle de travail si après filtre à charbon CO < VME/10 -
-> contrôle annuel. Suivi d'effets si besoin
Vérification de l'efficacité des mesures d'aspiration par dosages
atmosphériques
Entretien régulier des installations
Respect et transmission des informations fournies par l'étiquetage
Précautions de stockage :locaux spécifiques, fermés, à l'abri de la
chaleur et de l'humidité, protégés sur le plan électrique
Précautions lors de la manipulation, des vidanges, des
transvasements...à limiter
Traitement correct des déchets et résidus (récipients étanches...)
3.2.1.3 Risques infectieux ou parasitaires
Classification des agents biologiques et protection des travailleurs
décret du 4 mai 1994 (annexe 4)
Ventilation correcte des locaux, contrôle des climatisations, des
circuits d’eau chaude (Légionellose)
Information du personnel sur les précautions et les règles d'hygiène à
respecter
Informations générales sur les Accidents d'Exposition au Sang gérés
(information au personnel sur le risque viral) (annexe 7)

60
Etablissement de protocole pour la surveillance d'AES (annexe 8)
-Modalités de surveillance biologique après une exposition au
VHC
-Modalités de surveillance biologique après une exposition au
VHB
-Modalités de surveillance biologique après une exposition au VIH
Bonne gestion des déchets à risque infectieux ; aiguilles avec
vacuténer
Moyens nécessaires au respect des consignes d'hygiène (sanitaires,
vestiaires doubles...)
Moyens de protection : aspiration, hotte, postes de sécurité
microbiologique
Hygiène générale des locaux
3.2.1.4 Risques et contraintes liés à des situations de travail
Posture
Organisation du travail ; dans la répartition des charges
Ergonomie des postes
-des sièges de travail
-lits à hauteur variable et électrique
-tables de travail et de soins à hauteur variable
Manutention (annexe 5) INRS ED 862
Organisation du travail pour diminuer ou supprimer les manutentions
; travail à deux personnes plutôt que seul
Utilisation de moyens de manutention :
-transpalettes pour le personnel d'atelier
-motorisation de chariots pour transporter le linge
-table de transfert des malades (du chariot sur la table
d'intervention)
-lits transportables sur roulettes (de la chambre des malades en
salle de réveil)
-lève malade
Utilisation de moyens de mise à niveau
-plans de travail à bonne hauteur
-table élévatrice, quai de chargement
Equipement des charges de moyens de préhension : poignées
amovibles réglables à bonne hauteur des armoires à repas (ventouse)
Charge mentale
Organisation du travail
Formation ; vis-à-vis de l'approche de la maladie : psychologue
Prévention des risques psychosociaux (règlement intérieur)
Travail sur écran : préférer les écrans plats
Mobilier ergonomique : supports pour le clavier, les documents,
siège réglable, repose-pieds...
Ecran bien positionné par rapport aux sources lumineuses
Stores à lamelles, dispositifs anti-reflets...
Utilisation de logiciels ergonomiques (possibilité d'adapter les tailles
de caractères, les couleurs)

61
Organisations de pauses régulières ou d'interruption du travail sur
écran
Autres risques
Gestes répétés : limiter la répétitivité gestuelle (organisation du
travail, alternance des tâches, rythmes de travail, choix des outils...)
Risques liés au manque de formation : compléter les formations de
base, former les nouveaux embauchés et les intérimaires aux règles
générales de sécurité et à celles qui sont spécifiques au travail,
former les personnes qui changent de poste de travail...
Travail isolé : Consignes, téléphone...
3.2.1.5 Risques d'accidents prépondérants
Accidents d'exposition au sang (AES) : traités dans la prévention
du risque biologique
Risques de chutes
De plain-pied : organisation de la circulation des personnes,
suppression des zones dangereuses (revêtement de sol anti-dérapant,
suppression des inégalités du sol, élargissement des passages…),
nettoyage des sols, réparation des parties défectueuses, dégagement,
éclairage, signalisation des passages, rangement des ateliers...
De hauteur : suppression des zones avec différence de niveau et
accès en hauteur, mise en place de protections (main courante,
garde-corps, lisse, sous lisse, plinthe), entretien du matériel...
Chutes d'objet : organisation des stockages (emplacement réservé,
adapté aux objets, largeur des allées compatible avec les moyens de
manutentions utilisés), stockage de hauteur limitée, installation de
protections...
Machines dangereuses
Machines conformes à la réglementation
Utilisations conformes aux prescriptions du fournisseur
Utilisation des dispositifs de protection des parties tranchantes des
outils pour le matériel de cuisine, ou matériel du service technique
d'entretien
Risques liés à l'utilisation d'engins mobiles et appareils de levage
Etablissement de règles pour la circulation interne des engins
Entretien des voies de circulation
Engins et matériel conformes à la réglementation et périodiquement
entretenus
Réparation immédiate en cas de défaillance
Risques électriques
Affiches de sécurité
Vérification annuelle du matériel électrique
Installations réalisées par personnel qualifié
Contrôle périodique
Signalisation des zones dangereuses
Risques d'explosion ou d'incendie
Remplacement des produits dangereux quand c'est possible

62
Stockage à part des produits inflammables
Suppression de la proximité des sources d'énergie : flamme,
cigarettes, poste de soudage
Installation de protections : local isolé, mur et portes coupe-feu,
évent anti-explosion
Moyens de détection, alarme
Moyens d'extinction adaptés et bien répartis : sprinklers, extincteurs,
couverture anti-feu
Plans d’intervention (consignes d’incendie, exercice avec les
pompiers...) et d’évacuation (issues de secours...)
Affichage : numéros d'appel des pompiers
Autres risques
Risques liés à l'intervention d'une entreprise extérieure : Inspection
commune des locaux de travail, établissement en commun des
mesures de prévention nécessaires, communication des consignes de
sécurité...
Risques routiers :
Organisation du travail (téléconférences, audioconférences...)
Moyens de déplacements plus sûrs (train...)
Itinéraires plus sûrs (autoroutes...)
Organisation des déplacements (horaires, temps de trajet suffisant,
itinéraires, plans d’accès...)
Entretien des véhicule, parking, plans d'accès, signalétiques
Respect du code de la route (téléphone portable)
Prévention des addictions (règlement intérieur)
Risque d'agression : contrôle des accès, configuration des locaux,
numéros d'appels d'urgence, dispositif d'alerte

3.2.2. Nature et efficacité de la protection individuelle :

MISE EN PRECONISEE
OEUVRE
Formation adaptée au poste de travail
Vaccinations obligatoires obligatoires (art L3111 et art L3112 du
code de la santé publique) (annexe 4)
-Vaccination DTPolio
-Vaccinations contre l'Hépatite B et contrôle du dosage d'anticorps
anti HBs
-Vaccination BCG répond au décret du 30 juin 2004 et à l'arrêté du
13 juillet 2004 code de la santé publique (annexe 4)
-Contrôle du tubertest avis du conseil supérieur d'hygiène publique
du 15 novembre 2002 (annexe 4)
Mesures d'hygiène générale : manger, boire, fumer sur les lieux de
travail est à proscrire, lavage des mains fréquent avec moyens
adaptés, douche en fin de poste
Equipement spécifique
Yeux (lunettes)

63
-lors de la soudure travaux d'entretien
-lors de l'exposition au rayonnement laser -lors des soins au bloc
opératoire pour éviter la projection de sang
-lors de l'utilisation de certains produits d'entretien ou de
désinfection
Voies respiratoires: masques jetables, demi masques, masques
complets, anti-particulaires ou à cartouches filtrantes
-lors de l'utilisation de certains produits désinfectants
-lors de la soudure
-lors du risque infectieux : masque jetable
-risques toxiques : adaptés aux toxiques
Auditive à type de casque, d'arceaux ou de bouchon moulés portés
-par le personnel d'entretien lors des travaux dans les différents
locaux
-par le personnel du service de stérilisation
Mains
-Gants pour le personnel manipulant des produits anticancéreux
-Gants et manchettes pour le personnel utilisant les produits
d'entretien ou de décontamination
-Gants en latex ou vinyle pour le personnel soignant, pour le
personnel de la lingerie
-Gants spécifiques contre la chaleur pour le personnel de la
stérilisation manipulant le matériel à la sortie de l'autoclave, ou pour
le personnel de cuisine
-Gants pour le personnel d'entretien lors d'intervention spécifique
par exemple la soudure ou gants isolants contre le risque électrique...
Corps
-Blouse pour tout le personnel sauf le personnel administratif
-Tabliers plombés et cache thyroïde contre les radiations ionisantes
Pieds : chaussures stables et anti-dérapantes
Sécurité individuelle antichutes : lors du travail en hauteur du
personnel d'entretien

3.2.3. Fiches de données de sécurité :

Les fiches de données de sécurité doivent être communiquées au service médical et disponibles aux
postes de travail.

3.2.4. Diffusion de consignes de sécurité :

MISE EN PRECONISEE
OEUVRE
Signalisation des zones à risque (RI, bruit...)
Consignes générales de sécurité (ne pas fumer, boire ou manger sur
les lieux de travail...)
Etablissement de fiches de postes (risques, FDS)
Etablissement de procédures

64
3.2.4.1. Mise en place de procédures d'hygiène : au niveau des locaux

• Panneaux d'affichage des protocoles


• Protocole d'entretien quotidien des chambres des résidents
• Nettoyage du plus propre vers le plus sale
• Protocole d'entretien d'une chambre lors d'un départ
• Protocole d'entretien de la protection des sols
• Protocole d'entretien quotidien de la chambre d'un patient infecté
• Protocole d'entretien des sols (couloirs et chambres)
• Chariot avec deux couleurs différentes ce qui est propre, ce qui est sale
• Utilisation de gants

3.2.4.2. Protocole d'hygiène au niveau de la cuisine avec cycles de nettoyage

• Protocole de nettoyage et de désinfection périodiques


• Prélèvements bactériologiques par laboratoire : concerne les aliments et le plan de travail
• Lave mains avec commande d'ouverture non manuelle. Essuyage des mains par papier jetable
ou essuie-mains non réutilisable
• Port de tabliers, pantalons et coiffes

3.2.4.3. Procédure d'hygiène au niveau des salles de soins

• Panneaux d'affichage d'hygiène des mains en salle de soins


• Savons
• Produits décontaminants
• Produits désinfectants
• Produits à base de Bétadine
• Plateau pansements avec matériel à usage unique

3.2.4.4. Protocole d'évacuation des déchets

• Tri des déchets : déchets hospitaliers : poubelles jaunes pour incinération, déchets ménagers,
déchets biologiques

3.2.4.5. CLIN : prévention des infections nosocomiales

3.2.5. Etablissement de mesures en cas d'urgence :

• Protocole propre à l'entreprise


• Centre d'appel d'urgence :
o Du téléphone fixe : 15
o Du portable : 112
• Pompiers : 18
• Police ou gendarmerie : 17
• Affichage de la liste des secouristes, avec les téléphones
• Affichages des consignes d'urgence en fonction des risques (douche, lave-oeil, désinfection,
secours aux électrocutés...)
• Affichage du plan d'évacuation
• Dispositif d'alerte pour salarié isolé

65
3.3. Actions spécifiques conduites par le médecin du travail :

• Participation au CHSCT
• Eventuellement participation au CLIN
• Participation à la mise en place de la procédure lors de la survenue d'un AES
• Assure le suivi de la surveillance sérologique suite à un AES
• Contrôle les vaccinations
• Diffuse à la direction et aux salariés des informations concernant un risque (contamination
virale, bruit, radiations ionisantes)
• Délivre la carte de suivi médical lors de l'exposition aux rayonnements ionisants

3.3.1. Dispositions essentielles du plan d'activité du médecin du travail concernant l'entreprise


(Articles D4624-33 à D4624-36 du Code du Travail) :

3.3.2. Actions menées dans le cadre d'une convention conclue dans le cadre de l'article 13 (décret
n°88-1178 du 28 décembre 1988) :

3.4. Mesures particulières (prises dans le cadre d'un contrat de prévention passé en
application d'une convention d'objectifs (article L.442-5 du Code de la Sécurité
Sociale) :

3.5. Mesures concernant la formation à la sécurité :

• Formation gestes et posture


• Formation gestes et posture biologique
• Formation approche de la maladie ou de la mort

3.6. Mesures concernant le secourisme - SST

• Moyens, modalités

4. ANNEXES
4.1. Documents propres à l'entreprise :

• Fiche administrative
• Liste des salariés ventilés en SMS/SMR
• Facteurs de risques et effectifs exposés
• Résultats des mesurages et prélèvements effectués
• Référence des courriers envoyés (ou copie des courriers)

4.2. Documentation jointe :

• En cas d’accident
• Contenu standard de la trousse de secours
• Rappel réglementaire sur la surveillance médicale des salariés
• Fiches Conseils Express : Le travail sur écran (AST 67)
• Information sur la transmission du risque viral HIV, Hépatite C, Hépatite B

66
• Etablissement de protocole pour la surveillance d'AES

4.3. Tableaux de maladies professionnelles susceptibles d'être rencontrés :

Risques physiques

N° Tableau Intitulé
6 Affections provoquées par les rayonnements ionisants
42 Atteinte auditive provoquée par les bruits lésionnels

Risques biologiques

N° Tableau Intitulé
40 Maladies dues aux bacilles tuberculeux et à certaines mycobactéries atypiques :
Mycobacterium avium/intracellulaire, Mycobacterium kansasii, Mycobacterium
xenopi, Mycobacterium marinum, Mycobacterium fortuitum
45 nfections d'origine professionnelle par les virus des hépatites A, B, C, D et E
46 Mycoses cutanées
55 Affections professionnelles dues aux amibes
76 Maladies liées à des agents infectieux ou parasitaires contractées en milieu
d'hospitalisation et d'hospitalisation à domicile
80 Kératoconjonctivites virales
96 Fièvres hémorragiques avec syndrome rénal dues aux agents infectieux du
groupe hantavirus

Risques chimiques

N° Tableau Intitulé
31 Maladies professionnelles engendrées par les aminoglycosides, notamment la
streptomycine, par la néomycine et ses sels
38 Maladies professionnelles engendrées par la chlorpromazine (Largactyl)
41 Maladies engendrées par les bétalactamines (notamment pénicillines et leurs
sels) et les céphalosporines
43, 43 bis Affections provoquées par l'aldéhyde formique et ses polymères
49 Affections cutanées provoquées par les amines aliphatiques, alicycliques ou les
éthanolamines
49 bis Affections respiratoires provoquées par les amines aliphatiques, les
éthanolamines ou l'isophoronediamine
65 Lésions eczématiformes de mécanisme allergique
66 Rhinite et asthmes professionnels
82 Affections provoquées par le méthacrylate de méthyle
95 Affections professionnelles de mécanisme allergique provoquées par les
protéines du latex (ou caoutchouc naturel)

67
Autres risques

N° Tableau Intitulé
57 Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail
98 Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention
manuelle de charges lourdes

4.4. Références réglementaires :

• Décret n°2004-635 du 30 juin 2004 relatif à la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG et
modifiant les articles R. 3112-2 et R. 3112-4 du code de la santé publique (deuxième partie :
Décrets en Conseil d'Etat)
• Décret n°2003-296 du 31 mars 2003 relatif à la protection des travailleurs contre les dangers
des rayonnements ionisants.
• Avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France du 15 novembre 2002 relatif à la
revaccination par le BCG et aux modalités de surveillances des professionnels exposés à la
tuberculose
• Décret n°94-352 du 4 mai 1994 relatif à la protection des travailleurs contre les risques résultant
de leur exposition à des agents biologiques
• Articles L3111-1 à L3111-5 et L3112-1 du Code de la santé publique : obligations vaccinales

AUTEURS :

• Anne-Marie Bernadou (médecin du travail), Marie-France Lefant (médecin du travail),


Véronique Lopez (médecin du travail), François Mistouflet (médecin du travail), Dominique
Orsat (médecin du travail) (APAS) (17)
• Jean Allais (médecin du travail), Anne Chery (médecin du travail), Françoise Cougoule
(médecin du travail), Laurence Poupet (médecin du travail) (Médecine du travail de l’Aunis)
(17)
• Armand Joly (ARACT Poitou-Charentes)
• Franck Hamelin (contrôleur de la (CRAM du Centre-Ouest) (87)

DATE DE CREATION : Juin 2006


DERNIERE MISE A JOUR : Décembre 2008

68
MODELE DE FICHE INDIVIDUELLE D’EXPOSITION

FICHE INDIVIDUELLE D'EXPOSITION AUX ACD


Art. R 4412-41 du Code du Travail
à renouveler régulièrement

ENTREPRISE :
Nom :
Adresse :

IDENTITE DU SALARIE :
Nom : Nom de jeune fille :
Prénom :
Date de naissance :

DEFINITION DU POSTE DE TRAVAIL :


Date de l'affectation :
Nature des travaux :
Produits concernés :
Voies de pénétration : Pulmonaire [ ] Cutanée [ ] Digestive [ ]
Temps habituel d'exposition : par jour :
par semaine :
par mois :
Temps occasionnel d'exposition : par an :
Contrôle de l'exposition :
(noter ici les résultats des mesures avec la date et les valeurs de référence)

PROTECTION COLLECTIVE

PROTECTION INDIVIDUELLE E.P.I.

EXPOSITION(S) ACCIDENTELLE(S)
Dates :
Durée :
Intensité :
Autres risques aux postes de travail (biologiques, physiques, chimiques) :

Date de transmission de la fiche :


Employeur : Visa du médecin Signature du salarié

69
FICHE INDIVIDUELLE D'EXPOSITION AUX CMR
(art. R.4412-41 du Code du Travail)
à renouveler régulièrement

ENTREPRISE :
Nom :
Adresse :

IDENTITE DU SALARIE :
Nom : Nom de jeune fille :
Prénom :
Date de naissance :

DEFINITION DU POSTE DE TRAVAIL :


Date de l'affectation :
Nature des travaux :
Produits concernés :
Voies de pénétration : Pulmonaire [ ] Cutanée [ ] Digestive [ ]
Temps habituel d'exposition : par jour :
par semaine :
par mois :
Temps occasionnel d'exposition : par an :
Contrôle de l'exposition :
(noter ici les résultats des mesures avec la date et les valeurs de référence)

PROTECTION COLLECTIVE

PROTECTION INDIVIDUELLE E.P.I.

EXPOSITION(S) ACCIDENTELLE(S)
Dates :
Durée :
Intensité :
Autres risques aux postes de travail (biologiques, physiques, chimiques) :

Date de transmission de la fiche :


Employeur : Visa du médecin Signature du salarié

70
ATTESTATION D'EXPOSITION AUX CMR
Décret 2001-97 du 1er février 2001
Art R 4412-58

VOLET EXPOSITION

Nom, prénom du salarié :


Adresse :

N° de Sécurité Sociale :

ETABLISSEMENT MEDECIN DU TRAVAIL


(Nom, adresse, n° SIRET) (Nom, adresse, téléphone)

Affectation à des travaux exposant à :

Poste de travail :

Date des exposition (début et fin) :

Niveau d'exposition :

Mesure de prévention

Le Médecin du Travail Le chef d'entreprise


(date et signature) (Date et signature)

Les données médicales sont transmises sous pli confidentiel au médecin choisi par
l'interessé.

71
VOLET MEDICAL

Nom, prénom :

Salarié de l'entreprise :

Suivi médical (début, fin) :

Constatation lors de ce suivi médical :

Examens complémentaires effectués dans le cadre de la surveillance du risque :

Date et constatation du dernier examen médical avant la fin de l'exposition :

Divers

Date et signature du
Médecin du Travail

72
EXEMPLE de TRACABILITE COLLECTIVE REGLEMENTAIRE
CIRCULAIRE DHOS/RH3/2009/397 DU 21 DECEMBRE 2009 RELATIVE
A L'ACTUALISATION DU DENOMBREMENT DES AGENTS DE LA FPH PRESENTANT UNE
MP CONSECUTIVE A UNE EXPOSTION AUX POUSSIERES D'AMIANTE

Un des indicateurs à renseigner est en rapport avec la traçabilité des expositions collectives

SUIVI DES PERSONNELS - ANNEE 2009

DEPARTEMENT :
ETABLISSEMENT :

OUI NON
Les personnels de l'établissement intervenant sur des matériaux amiantés sont
identifiés
1) avant la prise de poste
un examen médical a été réalisé par la médecine du travail avant la prise de poste
une fiche d'aptitude établie par la médecine du travail a été remise à l'agent à l'issue de
l'examen médical
2) pour les personnels en poste
des fiches individuelles d'exposition sont établies
la médecine du travail a reçu copie de ces fiches
chaque agent a été informé de l'existence de cette fiche et a eu accès aux informations
l'intéressant
un suivi médical spécifique existe pour ces personnels
Pour les personnes ayant quitté l'établissement
des attestations d'exposition sont établies
ces attestations d'exposition sont remises à l'agent lorsqu'il quitte l'établissement

N. B. : cocher la bonne réponse avec X dans la case correspondante

73
La Fiche de Données de Sécurité (FDS) au format REACH
L'annexe II du règlement 1907/2006 (REACH) définit les lignes directrices pour l'élaboration
des Fiches de Données de Sécurité (FDS).
La FDS permet de déterminer si des produits (substances ou préparations) dangereux sont
présents sur un lieu de travail et d'évaluer tout risque pour la santé et la sécurité des
travailleurs.

Elle est constituée de 16 sections:

1. Identification de la substance/préparation et de la société/entreprise


2. Identification des dangers
3. Composition/informations sur les composants
4. Premiers soins
5. Mesures de lutte contre l’incendie
6. Mesures à prendre en cas de rejet accidentel
7. Manutention et stockage
8. Contrôle de l’exposition/protection individuelle
9. Propriétés physiques et chimiques
10. Stabilité et réactivité
11. Données toxicologiques
12. Données écologiques
13. Considérations relatives à l’élimination
14. Informations relatives au transport
15. Informations réglementaires
16. Autres données
1.1.1
1.1.2 Les nouvelles informations
1.1.3
La réglementation REACH introduit de nouvelles notions par rapport aux directives 67/548 et
1999/45 (relatives respectivement aux substances et préparations dangereuses).
Le numéro d'enregistrement de la substance, fourni par l'Agence européenne (ECHA) après
la soumission et l'acceptation du dossier, ainsi que l'email de la personne contact doivent
apparaître dans la section 1

Les sections 2 et 3 des anciennes directives sont inversées afin que la FDS est la structure
actuelle.
Deux nouveaux types de test toxicologiques apparaissent en section 8:
DNEL : le niveau dérivé sans effet est le niveau maximum d'exposition à la substance
auquel l'être humain peut être soumis.
PNEC : la concentration prédite sans effet est la concentration de la substance au-
dessous de laquelle il ne devrait pas y avoir d'effets nocifs dans le milieu environnemental

Le scénario d'exposition par utilisation possible du produit doit apparaitre en


annexe de la FDS, si un rapport sur la sécurité chimique (CSR) a été rédigé.

74
NOM : Prénom :
Date de naissance
Entreprise : Poste de travail :
Mois :
ACTIVITES CONTRÔLE
ESTIMATIO d’EXPOSITION
N DE DOSE
Dosimétrie externe Dosimétrie interne
Radio- Activité
EXPOSITION
ACCIDENTELLE (date,

selles
isotope : manipu- Anthro-
P32 P33 Forme lée en durée, importance,

urinaire
S35 C14 chimique une seule

Dosimétrie
Type de manipulation description)
H3 Ni63 (S, L,G) fois

operationnelle

Durée d’exposition
I125 Cr51 (curie ou
pogammamétrie

Radiotoxico-logie
Radiotoxico-logie

Dosimetrie passive
autres Bq)

cumulée (heures/mois)
Dose reçue (mSv/mois)
Partied u corps exposée

75
Générateur de rayons X : oui  non  Sources radioactives scellées : oui  non  Type : Catégorie proposée : A B
La personne compétente date établissement de la fiche Le salarié
Arrêté du 30 décembre 2004 relatif à la carte individuelle de suivi médical et aux
informations individuelles de dosimétrie des travailleurs exposés aux
rayonnements ionisants.
TITRE Ier : CONTENU ET MODALITÉS DE DÉLIVRANCE DE LA CARTE
INDIVIDUELLE DE SUIVI MÉDICAL.
Article 1
La carte individuelle de suivi médical mentionnée à l’article R. 231-102 du code du travail,
délivrée par le médecin du travail à chaque travailleur de catégorie A ou B au sens de
l’article R. 231-88 du code du travail, comporte deux volets sur chacun desquels figurent :
a) Le numéro d’enregistrement attribué par l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire pour toute la vie professionnelle comportant une exposition du travailleur aux
rayonnements ionisants ;
b) Le nom, le prénom, l’activité professionnelle et le numéro d’enregistrement du
travailleur au registre national d’identification des personnes physiques ;
c) La désignation de l’établissement, de l’entreprise extérieure ou de l’entreprise de
travail temporaire, notamment le nom et l’adresse ;
d) Le nom, le prénom et l’adresse du médecin du travail dont relève le travailleur.
Le premier volet de la carte est destiné à l’intéressé ; le second volet est adressé par le
médecin du travail à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, qui assure la
gestion des cartes.
En cas de perte, de vol ou de détérioration de la carte, le médecin du travail délivre une
nouvelle carte, dans les mêmes conditions que la carte initiale.
Article 2
La carte de suivi médical est présentée par le travailleur au médecin du travail à chaque
examen médical mentionné à l’article R. 231-100 du code du travail.

TITRE II : RECUEIL ET CENTRALISATION DES INFORMATIONS INDIVIDUELLES DE


DOSIMÉTRIE PAR L’INSTITUT DE RADIOPROTECTION ET DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE.
Article 3
Le suivi dosimétrique est individuel et nominatif. Il est effectué dans les conditions définies
à l’annexe du présent arrêté.
Aux fins de recueil et de centralisation des informations par l’Institut de radioprotection et
de sûreté nucléaire, le chef d’établissement prend toutes les dispositions pour que, à
chaque suivi dosimétrique individuel, soient associées les informations suivantes :
a) L’identification du travailleur, notamment le nom, le prénom, l’adresse, le sexe, la
date et le lieu de naissance, l’activité professionnelle exercée, le statut d’emploi (contrat à
durée déterminée, contrat à durée indéterminée, contrat de travail temporaire...) et le
numéro d’enregistrement de la carte individuelle de suivi médical ;
b) L’identification de l’établissement, de l’entreprise extérieure ou de l’entreprise de
travail temporaire, notamment le nom, l’adresse et l’activité principale ;
c) Les informations relatives à l’exposition, notamment la date de début et de fin ou
la période considérée, le ou les organes ou tissus exposés, le lieu de l’exposition ;
d) Le nom, le prénom et l’adresse du médecin du travail dont relève le travailleur ;
e) L’identification de la personne compétente en radioprotection désignée en
application de l’article R. 231-106 du code du travail, notamment le nom et le prénom.
Le chef d’établissement informe le travailleur concerné de la nature des informations
recueillies, de leur finalité et de leur destination. A cet effet, il communique au travailleur
les coordonnées des organismes en charge de la dosimétrie passive, de la dosimétrie
interne et de la ou des personnes compétentes en radioprotection en charge de la
dosimétrie opérationnelle.

76
Article 4
I. - Les organismes de dosimétrie en charge respectivement de la dosimétrie
passive et de la dosimétrie interne transmettent tous les résultats individuels de la
dosimétrie et des mesures de l’exposition interne à l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire.
L’organisme de dosimétrie en charge de la dosimétrie interne transmet tous les résultats
individuels des mesures de l’exposition interne au médecin du travail qui a prescrit ces
mesures, afin que celui-ci détermine la dose interne reçue par le travailleur si les
conditions de l’exposition le permettent. Le médecin du travail transmet les résultats
individuels de la dosimétrie interne et, le cas échéant, les éléments de calcul de ceux-ci, à
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Les délais de transmission des informations mentionnées aux deux alinéas précédents ne
doivent pas être supérieurs à un mois.
II. - La personne compétente en radioprotection, désignée par le chef
d’établissement en application de l’article R. 231-106 du code du travail, exploite les
résultats des dosimètres opérationnels mis en oeuvre dans l’établissement et transmet, au
moins hebdomadairement, tous les résultats individuels de la dosimétrie opérationnelle à
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
III. - Le chef d’établissement s’assure du respect des dispositions de la loi du 6
janvier 1978 susvisée, si la conservation des résultats individuels de la dosimétrie
opérationnelle fait appel à un traitement automatisé des informations.
Article 5
Sans préjudice des dispositions prévues à l’article R. 231-97 du code du travail, une
enquête est diligentée par le médecin du travail en cas de résultat jugé anormal, avec le
concours, le cas échéant, de la personne compétente en radioprotection.
Le médecin du travail informe l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire du
déclenchement et des conclusions de l’enquête.

TITRE III : ACCÈS AUX RÉSULTATS INDIVIDUELS DE LA DOSIMÉTRIE EXTERNE ET


INTERNE.
Article 6
I. - L’organisme en charge de la dosimétrie passive communique, sous pli
confidentiel, tous les résultats individuels de la dosimétrie externe au travailleur concerné,
au moins annuellement.
Il communique, sous pli confidentiel, tous les résultats individuels de la dosimétrie externe,
au plus un mois après la fin de la période de port des dosimètres, au médecin du travail
dont relève le travailleur.
Il informe immédiatement le médecin du travail et l’employeur concerné dès lors qu’un
résultat individuel de la dosimétrie externe d’un travailleur dépasse l’une des valeurs
limites d’exposition fixées aux articles R. 231-76 et R. 231-77 du code du travail.
A la demande du travailleur ou, en cas de décès ou d’incapacité, de ses ayants droit, il
communique, sous pli confidentiel, à l’intéressé, à ses ayants droit et au médecin qu’il a
désigné, tous les résultats individuels de la dosimétrie externe le concernant.
II. - Le médecin du travail dont relève le travailleur transmet, sous pli confidentiel,
au moins annuellement, les résultats individuels de la dosimétrie interne au travailleur. A la
demande du travailleur ou, en cas de décès ou d’incapacité, de ses ayants droit, il
communique, sous pli confidentiel, à l’intéressé, à ses ayants droit et au médecin qu’il a
désigné, tous les résultats individuels des mesures de l’exposition mentionnés aux articles
R. 231-93 et R. 231-94 du code du travail.

77
III. - Le médecin du travail de l’entreprise utilisatrice, de l’entreprise extérieure et, le
cas échéant, de l’entreprise de travail temporaire échangent tous les renseignements
nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.
Article 7
La personne compétente en radioprotection qui met en oeuvre la dosimétrie opérationnelle
dans l’établissement communique tous les résultats au travailleur concerné.
Elle communique tous les résultats, au moins mensuellement, au médecin du travail dont
relève le travailleur et au chef d’établissement.
Le chef d’établissement préserve la confidentialité de l’ensemble des informations
recueillies dans son établissement ou transmises au sens du présent article.
Article 8
I. - L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire organise l’exercice du droit
d’accès du travailleur à toutes les informations individuelles le concernant, conformément
aux dispositions du chapitre V de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
A la demande du travailleur ou, en cas de décès ou d’incapacité, de ses ayants droit. Il
communique, sous pli confidentiel, à l’intéressé, à ses ayants droit et au médecin qu’il a
désigné, tous les résultats des mesures individuelles de l’exposition mentionnés aux
articles R. 231-93 et R. 231-94 ;
II. - L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire organise l’accès du médecin
du travail, conformément aux articles R. 231-93 et R. 231-94, à tous les résultats
individuels de la dosimétrie des travailleurs dont il exerce la surveillance médicale.
Il organise l’accès de la personne compétente en radioprotection à la dose efficace reçue
par les travailleurs et aux résultats de la dosimétrie opérationnelle de ceux-ci, sur une
période n’excédant pas les douze derniers mois.
Il délivre au médecin du travail et à la personne compétente en radioprotection une clé qui
donne accès aux informations relatives aux travailleurs des entreprises, ou
établissements, ou parties de ceux-ci pour lesquels le médecin du travail exerce la
surveillance médicale ou pour lesquels la personne compétente en radioprotection a été
désignée.
III. - A la demande de l’inspecteur ou du contrôleur du travail, l’Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire leur communique, sous pli confidentiel, les doses
efficaces reçues par les travailleurs et les résultats de la dosimétrie opérationnelle de
ceux-ci. Cette communication peut concerner un travailleur ou un groupe de travailleurs.
Article 9
L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire établit des protocoles en vue de :
- l’attribution du numéro d’enregistrement mentionnés au a)de l’article1 du présent arrêté ;
- l’échange d’informations mentionné à l’article 4 du présent arrêté entre les organismes
de dosimétrie et l’institut ;
- l’échange d’informations mentionné à l’article 4 du présent arrêté entre les personnes
compétentes en radioprotection et l’institut ;
- l’organisation de l’accès aux résultats de dosimétrie mentionné à l’article 8 du présent
arrêté, pour les médecins du travail et les personnes compétentes en radioprotection.

Article ANNEXE

MODALITÉS DU SUIVI DOSIMÉTRIQUE INDIVIDUEL


Définition
I. - La dosimétrie passive consiste en une mesure en temps différé de l’exposition
externe (irradiation) à partir de dosimètres individuels passifs. Elle est mise en oeuvre par
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire ou par un organisme agréé qui
détermine à partir de ces mesures la dose externe reçue par le travailleur.

78
II. - La dosimétrie interne consiste en l’évaluation de la dose interne à partir,
notamment, de la mesure directe (examen anthroporadiamétrique) ou indirecte (analyse
radiotoxicologique) de la contamination interne de l’organisme. Elle est mise en oeuvre
après une prescription du médecin du travail, par l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire, par un service de santé au travail accrédité ou par un laboratoire d’analyses de
biologie médicale agréé. Le médecin du travail ou l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire détermine, à partir de ces mesures, si les conditions de l’exposition sont
connues et permettent le calcul, la dose interne engagée par le travailleur.
III. - La dosimétrie opérationnelle consiste en une mesure en temps réel de
l’exposition externe à l’aide d’un dosimètre individuel opérationnel. Elle est mise en oeuvre
par la personne compétente en radioprotection, sous la responsabilité du chef
d’établissement.
IV. - Les modalités de calcul de la dose efficace sont définies par l’arrêté pris en
application de l’article R. 231-80 du code du travail.
1. Dosimétrie passive
1.1. Conditions d’exposition
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie passive est mise en oeuvre par
le chef d’établissement dès lors que le travailleur opère dans une zone surveillée ou
contrôlée. Elle repose sur l’analyse des postes de travail qui comprend la caractérisation
des rayonnements ionisants susceptibles d’être émis, ainsi que leur énergie et leur
intensité.
L’exposition externe des travailleurs est due à l’émission d’un rayonnement X émis par un
générateur fonctionnant sous une tension supérieure à 30 kV, d’un rayonnement gamma
d’énergie supérieure à 15 keV émis par un radionucléide, d’un rayonnement bêta
d’énergie moyenne supérieure à 100 keV ou d’un rayonnement neutronique.
1.2. Choix des méthodes de dosimétrie
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie passive est effectuée par
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire ou par un organisme agréé, en
application de l’article R. 231-109 du code du travail. Il convient à cet effet de s’assurer
que l’organisme retenu est en capacité de mesurer les rayonnements ionisants révélés par
l’analyse des postes de travail et que les dosimètres utilisés sont compatibles avec les
conditions de travail envisagées.
1.3. Modalités de port du dosimètre
Le dosimètre passif est individuel et nominatif. L’identification du porteur doit exclure toute
équivoque.
Le dosimètre est obligatoirement porté à la poitrine ou, en cas d’impossibilité, à la ceinture
et, le cas échéant, sous les équipements individuels de protection. L’équivalent de dose
individuel ainsi mesuré est assimilé à la dose reçue par le corps entier.
Le travailleur ne doit être doté que d’un seul type de dosimètre passif par type de
rayonnement mesuré et par période de port. La mesure de rayonnements de nature
différente peut rendre nécessaire le port simultané de plusieurs dosimètres qui peuvent,
lorsque c’est techniquement possible, être rassemblés dans un même conditionnement.
Selon les circonstances de l’exposition, et notamment lorsque que celle-ci est
inhomogène, le port de dosimètres supplémentaires (tête, poignet, main, pied, doigt,
abdomen, etc.) permet d’évaluer les doses équivalant à certains organes ou tissus et de
contrôler le respect des valeurs limites de doses équivalentes fixées aux articles R. 231-76
et R. 231-77 du code du travail.
Hors du temps d’exposition, le dosimètre est rangé dans un emplacement soigneusement
placé à l’abri, notamment de toute source de rayonnement, de chaleur et d’humidité. Dans
un établissement, chaque emplacement comporte en permanence un dosimètre témoin,
identifié comme tel, non destiné aux travailleurs et qui fait l’objet de la même procédure
d’exploitation que les autres dosimètres.

79
1.4. Périodicité de port du dosimètre
La période durant laquelle le dosimètre doit être porté est fonction de la nature et de
l’intensité de l’exposition.
Elle ne doit pas être supérieure à un mois pour les travailleurs de catégorie A et à trois
mois pour les travailleurs de catégorie B.
1.5. Expression des résultats
Les mesures et la restitution des résultats sont individuelles et nominatives.
Les résultats sont exprimés conformément aux dispositions prises en application de
l’article R. 231-80 du code du travail, en mSv, dans la grandeur opérationnelle appropriée
Hp (10) ou Hp (0.07). La plus petite dose non nulle enregistrée ne peut être supérieure à
0,10 mSv et le pas d’enregistrement ne peut être supérieur à 0,05 mSv.
A compter de la date d’entrée en vigueur du présent arrêté, pendant une période de trois
ans, la plus petite dose non nulle enregistrée par le dosimètre passif ne peut être
supérieure à 0,20 mSv.
La restitution du résultat de mesure précise l’identification du travailleur, la nature de la
surveillance (corps entier, tissu ou organe), la période d’intégration de la dose, l’équivalent
de dose individuel.
Tous les paramètres de lecture et de calcul de dose doivent être conservés au moins
douze mois par l’organisme de dosimétrie en charge de la dosimétrie passive.
2. Dosimétrie interne
2.1. Conditions d’exposition
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie interne est mise en oeuvre par le
chef d’établissement dès lors que le travailleur opère dans une zone surveillée ou
contrôlée où il existe un risque de contamination. Elle repose sur l’analyse des postes de
travail qui comprend la caractérisation des radioéléments susceptibles d’affecter les
travailleurs, notamment leur forme physico-chimique, leur période radioactive et leur
période biologique ainsi que leur énergie, leur intensité et les voies d’atteinte.
L’exposition interne des travailleurs est due au risque d’inhalation, d’ingestion ou de toute
autre forme de transfert de radioéléments vers l’organisme.
La surveillance fait l’objet de prescriptions du médecin du travail, qui se réfère aux
recommandations et aux instructions techniques définies en application de l’article R. 231-
100 du code du travail.
2.2. Choix des méthodes de dosimétrie
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie interne est effectuée par le
service médical du travail ou un laboratoire d’analyses de biologie médicale agréé, en
application de l’article R. 231-109 du code du travail. Il convient à cet effet de s’assurer
que l’organisme retenu est en capacité de mesurer les radioéléments révélés par l’analyse
des postes de travail et que les méthodes de conservation et de transmission des
échantillons ne risquent pas d’affecter la qualité des mesures.
2.3. Périodicité des mesures et analyses
La périodicité des mesures par anthroporadiamétrie et des analyses radio-toxicologiques
est déterminée par le médecin du travail, en fonction de la nature de l’exposition, de son
intensité et des périodes radioactive et biologique du ou des radioéléments en cause.
A cet effet, le médecin du travail se réfère aux recommandations et aux instructions
techniques définies en application de l’article R. 231-100 du code du travail.
2.4. Expression des résultats
Les mesures et la restitution des résultats sont individuelles et nominatives.
Les résultats de la mesure de rétention d’activité sont exprimés en Bq et les résultats de la
mesure d’excrétion d’activité en Bq.L-1 ou Bq.j-1.
Le médecin du travail détermine la dose reçue par le travailleur, lorsque les paramètres de
l’exposition peuvent être précisés, en ayant recours, si nécessaire, à l’appui technique et
méthodologique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

80
Tous les paramètres de lecture et de calcul de dose doivent être conservés au moins
douze mois par l’organisme de dosimétrie en charge de la dosimétrie interne.
3. Dosimétrie opérationnelle
3.1. Conditions d’exposition
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie opérationnelle est mise en
oeuvre par le chef d’établissement, en particulier dès lors que le travailleur opère dans une
zone contrôlée. Elle repose sur l’analyse des postes de travail qui comprend la
caractérisation des rayonnements ionisants susceptibles d’être émis, ainsi que leur
énergie et leur intensité.
L’exposition externe des travailleurs est due à l’émission d’un rayonnement X émis par un
générateur fonctionnant sous une tension supérieure à 30 kV, d’un rayonnement gamma
d’énergie supérieure à 15 keV émis par un radionucléide, d’un rayonnement bêta
d’énergie moyenne supérieure à 100 keV ou d’un rayonnement neutronique.
3.2. Choix des méthodes de dosimétrie
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie opérationnelle est mise en
oeuvre, sous la responsabilité du chef d’établissement, par la personne compétente en
radioprotection, désignée en application de l’article R. 231-106 du code du travail.
Les dosimètres opérationnels utilisés doivent permettre de mesurer en temps réel les
rayonnements ionisants révélés par l’analyse des postes de travail et doivent être
compatibles avec les conditions de travail envisagées.
Les caractéristiques des dosimètres à prendre en compte sont notamment :
- la performance de mesure des différents types de rayonnements ionisants ;
- la performance aux variations dues à l’environnement ;
- les éventuelles interférences et leur influence sur les résultats dosimétriques ;
- la taille, le poids et la résistance mécanique du dosimètre.
Le dosimètre opérationnel doit être muni de dispositifs d’alarme, par exemple visuels et/ou
sonores, permettant d’alerter le travailleur sur le débit de dose et sur la dose cumulée
reçue depuis le début de l’opération.
Le dosimètre opérationnel affiche normalement en continu les doses reçues par le
travailleur ou, à défaut, à chaque sortie de la zone de travail.
Le travailleur ne doit être doté que d’un seul type de dosimètre par type de rayonnement
mesuré et par période de port. La mesure de rayonnements de nature différente peut
rendre nécessaire le port simultané de plusieurs dosimètres.
3.3. Identification du travailleur
L’identification du travailleur et des conditions d’exposition sont identiques à celles
prévues à l’article 3 du présent arrêté.
3.4. Période de port du dosimètre
La période durant laquelle le dosimètre opérationnel doit être porté est le temps durant
lequel le travailleur est susceptible d’être exposé aux rayonnements ionisants, notamment
lorsqu’il se trouve dans une zone contrôlée.
La dose est gérée ou supervisée, par la personne compétente en radioprotection, à
chacune des sorties de zone.
3.5. Expression des résultats
Les mesures et la restitution des résultats sont individuelles et nominatives.
Les résultats sont exprimés conformément aux dispositions prises en application de
l’article R. 231-80 du code du travail, en mSv, dans la grandeur opérationnelle appropriée
Hp (10) ou Hp (0.07). La plus petite dose non nulle enregistrée ne peut être supérieure à
0,01 mSv et le pas d’enregistrement ne peut être supérieur à 0,001 mSv.
La restitution du résultat de mesure précise l’identification du travailleur, la nature de la
surveillance (corps entier, tissu ou organe), la période d’intégration de la dose, l’équivalent
de dose individuel.

81
FICHE de POSTE de TRAVAIL

Pour mener à bien ses missions exclusivement préventives, le médecin du travail conduit
des actions de nature différente mais complémentaire afin d'éviter toute altération de la
santé des salariés.
Visite des lieux de travail (art R. 4624-1 CT)
La surveillance médicale du personnel ne peut s'exercer d'une manière efficace sans une
connaissance parfaite l’établissement : tout établissement doit être visité par le médecin
du travail, qui a libre accès aux lieux de travail. Il effectue ces visites soit à son initiative,
soit à la demande de la Direction, du CHSCT ou des personnels.
Etude des postes de travail (art R. 4624-7 CT)
L'étude de poste est le moyen pour le médecin du travail de connaître les conditions de
travail et les risques professionnels auxquels est exposé le salarié. De cette
connaissance, le médecin du travail peut, en fonction de l'état de santé de ce salarié, juger
de son aptitude à occuper le poste étudié. Il peut également formuler des remarques à
l'employeur sur la nécessité de réaliser des corrections ou des aménagements sur ce
poste de façon à améliorer la sécurité et les conditions de travail. L'étude de poste de
travail fait suite à des difficultés rencontrées par le salarié ou à des projets de modification
du poste.
Cette étude va concerner suivant les besoins :
- la métrologie du poste (bruit, éclairage, atmosphère de travail, chaleur) ;
- l'ergonomie du poste (adaptation du travail à l’homme), les activités réellement
réalisées en tenant compte de la contrainte temps (et non pas les seules tâches
prescrites figurant sur le profil de poste), les postures et les gestes de travail
imposés par le poste (gestes répétitifs), etc… ;
- la charge physique (nature des gestes professionnels, amplitude, fréquence, gestes
répétitifs, manutentions manuelles, poids des charges transportées, distance
parcourue, etc…) ;
- la charge mentale sensorielle (niveau de vigilance par rapport aux signaux sonores
ou visuels) et la charge mentale cognitive (hiérarchisation des interventions, niveau
de responsabilité, etc …)
- la charge psychologique (prise en comptes des risques psycho-sociaux, relationnel
hiérarchique ou horizontal, composante affective du travail, valorisation du salarié;
- l'exposition aux nuisances de produits ACD ou CMR, l’exposition aux R.I., etc…
L'observation du poste de travail doit également présenter des avis d'aménagements afin
d'améliorer les conditions de travail et la sécurité.
Dans l'exercice de ses fonctions le médecin du travail peut, aux frais de l'employeur,
effectuer ou faire effectuer des prélèvements et des mesures aux fins d'analyses. Il peut
aussi faire procéder à des analyses ou mesures qu'il estime nécessaires par un organisme
agréé choisi sur une liste établie par le ministre chargé du travail. En cas de désaccord
entre l'employeur et le médecin du travail, l'inspecteur du travail décide après avis du
médecin-inspecteur régional du travail et de la main-d'oeuvre.

L’étude de poste est réalisée selon les cas soit par le médecin du travail,
l'ergonome, l’IPRP, la PCR. Elle donne lieu à l’établissement d’une fiche de poste de
travail. Les fiches de postes sont des fiches individuelles à conserver dans le
dossier du salarié pour une « traçabilité » des expositions tout au long de sa
carrière. Nous reproduisons ci-après un modèle de fiche de poste.

82
Exemple de présentation de la

FICHE DE POSTE :

DATE :
NOM : Prénom :
ETABLISSEMENT:
DATE D’EMBAUCHE : DATE DE SORTIE : DUREE D’EXPOSITION :

ACTIVITES

Evaluation Evaluation

Evaluation : 0= néant 1=occasionnel 2=fréquent 3=permanent

CONDITIONS DE TRAVAIL

Horaires Journée Nuit Alternés :2X8 3X8 Autres


Déplacements hors entreprise Locaux Régionaux Nationaux Internationaux Outre Mer
Contraintes organisationnelles Dépassement d’horaire Rythme imposé Relations collègues Relations
et relationnelles hiérarchie Contact public
Bruit Oui non
Ambiance thermique Intempéries Chambre frigorifique Chaleur
Travail en air et espace contrôlé Salle blanche Hyperbare Climatisation Espace confiné
Contrainte visuelle Ecran Appareils optiques Soudure Travail de précision
Conduite Engins Chariot automoteur transpalette autoporté VL PL TC
Autres
Entourer l’item adéquat

RISQUES LIES AUX ACTIVITES

Liés à une maladie professionnelle Evaluation MPI Risques autres Evaluation


et/ou SMR

Evaluation : 0= néant 1=occasionnel 2=fréquent 3=permanent 4= SMR

83
PROTECTIONS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES :

Type Disponible Utilisé Fréquence


d’utilisation
Masque
Lunettes /visière
Vêtements de travail
Gants
Crème barrière
Protection auditive
Chaussures de sécurité
Vase clos
Ventilation
Autres :
Fréquence d’utilisation : 1=occasionnellement 2= fréquemment 3=en permanence

SURVEILLANCE MEDICALE LIEE AUX RISQUES :

Examens complémentaires Réglementaire=R Oui Fréquence


Conseillé=C
Radiographie pulmonaire
Spirométrie
Analyse d’urine
Audiogramme
Examen de la vision
AntiHbs
NFS
Plombémie
Créatinine
Enzymes hépatiques
Tests psychotechniques
Dosimétrie
Autres
Vaccinations
BCG
IDR
DTP, dTP, dTPCa
Hépatite B
Hépatite A
Typhoïde
Leptospirose
Rubéole, Rougeole

ACTIVITES DE TIERS TEMPS :


Ambiance thermique :
Sonométrie
Ambiance lumineuse :
Prélèvements atmosphériques :
Autres

84
LISTE ACTUALISEE des TRAVAILLEURS EXPOSES

Code du Travail :
• Partie réglementaire nouvelle
o QUATRIÈME PARTIE : SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL
ƒ LIVRE IV : PRÉVENTION DE CERTAINS RISQUES D'EXPOSITION
ƒ TITRE Ier : RISQUES CHIMIQUES
• Chapitre II : Mesures de prévention des risques
chimiques
ƒ Section 1 : Dispositions applicables aux agents
chimiques dangereux
ƒ Sous-section 8 : Suivi des travailleurs et
surveillance médicale
ƒ Paragraphe 1 :

Liste et fiche d'exposition

Article R4412-40 :

L'employeur tient une liste actualisée des travailleurs exposés aux agents chimiques
dangereux très toxiques, toxiques, nocifs, corrosifs, irritants, sensibilisants, cancérogènes,
mutagènes et toxiques de catégorie 3 pour la reproduction ainsi qu'aux agents
cancérogènes mutagènes et toxiques pour la reproduction définis à l'article R. 4412-60.

Cette liste précise la nature de l'exposition, sa durée ainsi que son degré, tel qu'il est
connu par les résultats des contrôles réalisés.

85
DOSSIER MEDICAL et FICHE MEDICALE d’APTITUDE

Code du Travail
Partie réglementaire nouvelle
o QUATRIÈME PARTIE : SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL
ƒ LIVRE VI : INSTITUTIONS ET ORGANISMES DE PRÉVENTION
ƒ TITRE II : SERVICES DE SANTÉ AU TRAVAIL
ƒ Chapitre IV : Actions du médecin du travail
ƒ Section 3 : Documents et rapports.

Sous-section 4 : Dossier médical et fiches médicales d'aptitude.

Article D4624-46 :

Au moment de la visite d'embauche, le médecin du travail constitue un dossier médical


qu'il ne peut communiquer qu'au médecin inspecteur du travail, ou, à la demande de
l'intéressé, au médecin de son choix.
Ce dossier est complété après chaque examen médical ultérieur.
Le modèle du dossier médical, la durée et les conditions de sa conservation sont fixés par
arrêté du ministre chargé du travail.

Article D4624-47 :

A l'issue de chacun des examens médicaux prévus à la section 2, le médecin du travail


établit une fiche médicale d'aptitude en double exemplaire.
Il en remet un exemplaire au salarié et transmet l'autre à l'employeur, qui le conserve pour
être présenté à tout moment, sur leur demande, à l'inspecteur du travail et au médecin
inspecteur du travail.

Article D4624-48 :

Lorsque le salarié en fait la demande ou lorsqu'il quitte l'entreprise, le médecin du travail


établit une fiche médicale en double exemplaire.
Il en remet un exemplaire au salarié et conserve le second dans le dossier médical de
l'intéressé.

Article D4624-49 :

Le modèle de la fiche d'aptitude et des fiches médicales est fixé par arrêté du ministre
chargé du travail.

86
BIBLIOGRAPHIE

Le dossier médical en santé au travail :

- Le dossier médical en santé au travail, DMT de l’INRS n° 118, 2ème trimestre 2009

- Le dossier médical en santé au travail - Synthèse des recommandations


professionnelles – www.has-sante.fr, Haute Autorité de Santé, janvier 2009

- C. Gayet, Le dossier médical du travail, DMT de l’INRS n° 107, 3ème trimestre 2006

- F.X. Ley : Le dossier médical en médecine du travail. Rapport adopté par le Conseil
national de l’Ordre des médecins lors de la session de janvier 2003 (mise à jour juin
2004),.

- P. Thoumelin, AM. Ayasse-Jaubert, G. Laffite-Rigaud, P. Musso, C. Jeanne, S.


Vandenbulcke, R. De Gaudemaris, P. François : Audit clinique en médecine du
travail ; Application à l’évaluation de la qualité de la surveillance médicale des
salariés anciennement exposés à l’amiante, DMT de l’INRS n°88, 4ème trimestre
2001

- C. Manaouil, C. Doutrelot-Philippon, O. Jarde, JF. Hennebique-Dezetter : Le secret


professionnel en médecine du travail, Arch. Mal. Prof., 2000, 61, n°4, 261-277

- Information du patient dans la loi du 4 mars 2002 ; accès aux informations de santé,
Conseil de l’Odre des médecins, 18 août 2003 (mise à jour 14 octobre 2005)

La traçabilité des expositions professionnelles

- C. Verdun-Esquer, C. Naudet, M. Druet-Cabanac, P. Brochard, les membres du


réseau inter-CHU d’échange et de mutualisation des informations en médecine du
travail des personnels des établissements de santé. Evaluation a priori des risques
professionnels en milieu de soins : mise au point d’une matrice emploi-exposition.
Arch Mal Prof Environ 2009 ;70 :48-54

- D. Lejeune : La traçabilité des expositions professionnelles. Rapport IGAS


RM2008-108P,
www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000684/index.shtml
octobre 2008, 180 pages

- Loi n°2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du


Grenelle de l’environnement. Titre III, chapitre Ier, Article 39

- Circulaire DRT n°12 du 24 mai 2006 relative aux règles générales de prévention du
risque chimique et aux règles particulières à prendre contre les risques d’exposition
aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction

- Décret n° 2003-1254 du 23 décembre 2003 relatif à la prévention du risque


chimique et modifiant le code du travail (deuxième partie : Décrets en Conseil
d'Etat)

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