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Vice-Présidentes : Editorial
- Dr J. Juan - L. Sctrick ....................................................................................................................... 3
CHU Caremeau
Place du Pr Robert Debré
30029 NIMES Cedex 9 Introduction : la traçabilité des expositions, démarche de prévention
Tél. : 04 66 68 30 41
[email protected] des risques professionnels
- M.L. Lepori (CHU-Nancy, 54) ...................................................................................... 5
- Dr M.L. Lepori
CHU Brabois
Rue du Morvan Notions de traçabilité collective des expositions professionnelles
54500 VANDOEUVRE LES NANCY - D. Tripodi (CHU-Nantes, 44), L. Sctrick (CHI-Poissy, 78) .......................................... 8
Tél. : 03 83 15 42 37
[email protected]
Dossier médical papier et traçabilité individuelle
Secrétaires générale adjointe : - J. Juan (CHU-Nîmes, 30), H. Béringuier (CH-Persignan, 66) ................................... 14
- Dr M.D. Raine
AMET
6, avenue Lauzière, Dossier médical informatisé et traçabilité individuelle
94100 ST MAUR
Tél. : 01 48 85 77 31 - A.C. Delavelle (CHU-Reims, 51), M. Faure (CH-Meulan, 78) .................................. 20
[email protected]
Transmission et communication des dossiers médicaux : procédures et traçabilité
Trésoriers :
- Dr F. Gauthier-David - I. Clément (CHU-Besançon, 25), E. Wertenschlag (CH-Colmar, 68) ........................ 26
Centre Hospitalier de la Région d'Annecy
1, avenue de l'Hôpital
METZ-TESSY - BP 90074 Traçabilité des avis et propositions du médecin du travail
74374 PRINGY Cedex - M.D. Raine (AMET, 93), A. Mandil-Moret (CH-Montauban, 82) .............................. 35
Tél. : 04.50.63.62.28
Fax : 04.50.63.61.89
[email protected] Traçabilité des expositions professionnelles du personnel médical
- J.L. Marande (AP-HP, Cochin) .................................................................................. 40
- Dr J.L. Marande
Groupe Hospitalier Cochin
27, rue du Fg St Jacques Archivage des dossiers médicaux en santé au travail
75679 PARIS Cedex 14 - J.L. Marande (AP-HP, Cochin), F. Gauthier-David (CH Annecy, 74) ....................... 41
Tél. : 01 58 41 10 34
[email protected]
Documents annexés ....................................................................................................... 45
Bibliographie.................................................................................................................. 87
3
4
CHAPITRE I
Cette traçabilité doit être lisible à la fois sur le plan collectif à l’aide de différents documents :
document unique, fiche d’entreprise, rapports des différentes instances etc … mais aussi au
niveau individuel de manière à garantir un suivi spécifique à chaque salarié tout au long de
sa carrière et d’en tirer des données épidémiologiques ou constituer des bases de données.
Les enjeux sont à la fois de Santé Publique et sanitaires, mais aussi juridiques pour
l'employeur et le salarié
Malgré l’ampleur du dispositif existant et des réformes mises en oeuvre, la santé au travail ne
remplit pas pleinement ses missions de prévention :
• le nombre de travailleurs identifiés comme étant exposés à un risque professionnel est
en augmentation ;
• l’organisation actuelle de la santé au travail ne lui permet pas de répondre à l’évolution
du monde du travail ;
• le nombre de médecins et le temps médical demeurent insuffisants pour assurer
l’ensemble des missions réglementaires ;
• les connaissances des dangers potentiels et des risques en milieu de travail sont
insuffisantes ;
• la médecine du travail est mal insérée dans le système de soins et dans le dispositif de
veille sanitaire.
Le rôle du médecin du travail qui est un médecin spécialisé est d’éviter l’altération de la santé
des travailleurs du fait de leur activité. À cette fin, il exerce une surveillance clinique du
personnel en relation avec les postes de travail. Parallèlement, il étudie les actions à mener
sur le milieu du travail, propose des actions de prévention des risques professionnels et des
actions correctrices (1/3 temps). Il peut également participer à des enquêtes et recherches à
caractère épidémiologique qui peuvent contribuer à la veille sanitaire.
La HAS a mis en ligne en mars 2009 des recommandations de bonnes pratiques concernant
le dossier médical en santé au travail (DMST) sur son site www.has-sante.fr.
5
Si on observe la multiplicité des supports de dossiers papiers ou informatiques en Santé au
Travail, il apparaît rapidement que beaucoup d’entre eux sont insuffisamment étoffés pour le
recueil des expositions professionnelles (rubrique manquante ou en fin de dossier ou non
remplie….).
Le contenu du dossier répond à l’arrêté du 24 juin 1970 et ne fait que très peu de place aux
renseignements des risques professionnels, or l’objectif principal des recommandations est
d’améliorer la qualité des informations permettant d’évaluer le lien entre l’état de santé du
travailleur, les postes et les conditions de travail actuels et antérieurs : l’accent est mis sur la
traçabilité des expositions professionnelles, des données de santé et des
informations, propositions et avis délivrés par le médecin du travail.
Le DMST devra intégrer les recommandations préconisées ; aussi notre travail s’attachera t-il
à proposer un DMST le plus à même à répondre à ces critères qualités.
But de la démarche : améliorer la qualité des informations permettant d’apprécier le lien entre l’état de
santé du travailleur et le(s) poste(s) et conditions de travail actuels et antérieurs, notamment améliorer la
traçabilité des expositions professionnelles, des données de santé et des informations, propositions et
avis délivrés au travailleur par le médecin du travail
Objectif 2. Disposer dans le DMST des informations permettant de connaître les risques auxquels le
travailleur a été exposé
Mention des secteurs d’activité antérieurs et/ou des professions antérieures
Objectif 3. Disposer dans le DMST des informations permettant de connaître les risques auxquels le
travailleur est actuellement exposé
Mention de l’intitulé du poste
Description des activités ou tâches effectuées permettant d’identifier les risques
Description de la nature des risques identifiés
Mention des périodes d’exposition aux risques identifiés
Mention de l’importance de l’exposition aux risques identifiés
Objectif 4. Disposer dans le DMST des informations permettant de connaître l’état de santé du travailleur
Réalisation d’une synthèse actualisée des antécédents médicaux personnels présentant un
intérêt dans le cadre du suivi de la santé du travailleur
Renseignement du statut vaccinal, orienté en fonction des expositions professionnelles
Mention de la présence ou l’absence de symptômes (physiques ou psychiques) ou signes cliniques
destinés à évaluer le lien état de santé du travailleur/poste et conditions de travail
Mention des résultats des examens paracliniques
Mention des résultats des dosages d’indicateurs biologiques d’exposition
6
Objectif 5. Disposer dans le DMST des informations concernant les propositions
et avis du médecin du travail
Mention de la forme et la date des informations délivrées au travailleur sur les expositions
professionnelles et les risques identifiés
Présence d’une trace restituable de l’avis médical (fiche d’aptitude ou de suivi médical)
On observe donc une forte pression à tous niveaux pour améliorer la traçabilité des
expositions professionnelles et il nous est apparu primordial de réfléchir comment mettre en
place cette traçabilité dans notre pratique quotidienne à partir de toutes les
informations déjà à disposition dans nos établissements.
7
CHAPITRE II
8
Enjeux d’un dispositif de traçabilité collective
- Mieux cerner les populations dans le cadre du suivi professionnel et post-professionnel,
mettre en place des actions prioritaires
- Disposer de données permettant d’évaluer les interactions entre environnement, société,
travail et facteurs personnels.
- Réaliser des études épidémiologiques de type suivi de cohortes, par exemple (calculs
possibles de risques relatifs, odds ratios).
- Evaluer la relation dose/effet, la relation durée d’exposition/effet, en terme d’exposition
chimique et notamment aux CMR.
2/ Plus récemment, depuis 2001 (décret 2001-97 du 1er février 2001, dit décret CMR ;
décret 2003-1254 du 23 décembre 2003 sur la prévention des risques liés aux agents
chimiques dangereux) a été introduit dans les entreprises, la traçabilité des
expositions aux agents chimiques.
- L’employeur doit fournir la liste actualisée des travailleurs exposés aux agents
chimiques dangereux très toxiques, toxiques, nocifs, corrosifs, irritants, sensibilisants,
cancérogènes, mutagènes ou toxiques de catégorie 3 pour la reproduction, ainsi
qu’aux CMR des catégories 1 et 2 définis à l’article R.4412-60 du code du travail, en
précisant la nature de l’exposition, sa durée, son degré estimé par les contrôles
atmosphériques effectués (article R.4412-40 du code du travail).
- Dans le cas où des travailleurs sont exposés, ou susceptibles d’être exposés, à des
agents CMR de catégorie 1 ou 2, l’employeur doit tenir à la disposition des travailleurs,
des agents de la CRAM, du médecin du travail, du MIRTMO et des membres du
CHSCT un dossier, dit dossier CMR comprenant des informations sur : les activités ou
procédés mettant en œuvre des agents CMR dans l’établissement, les quantités de
produits contenant des agents CMR, fabriquées ou utilisées dans l’établissement, le
nombre de travailleurs exposés, les mesures de prévention prises, le type
d’équipements de protection à utiliser, la nature, le degré et la durée d’exposition, les
cas de substitution par un autre produit ou procédé (article R.4412-86 du code du
travail).
- Une fiche d’exposition doit être établie par l’employeur, mentionnant la nature du
travail effectué, les caractéristiques des produits, les périodes d’exposition, les risques
chimiques, biologiques et physiques associés, les dates et les contrôles d’exposition,
l’importance des expositions accidentelles. Le médecin du travail en reçoit un
exemplaire et le salarié peut consulter cette fiche (article R4412-41 du code du travail).
9
- Une attestation d’exposition aux agents chimiques dangereux (ACD) mentionnés à
l’article R.4412-40 est remise au salarié lorsqu’il quitte l’établissement, quel qu’en soit
le motif, cette attestation est co-signée par l’employeur et le médecin du travail (article
R.4412-58 du code du travail). Un arrêté conjoint des ministres du travail et de
l’agriculture détermine les conditions de remise de cette attestation en cas d’exposition
à des CMR (toujours en attente de parution).
- L'employeur établit une notice, dénommée notice de poste pour chaque poste de
travail ou situation de travail exposant les travailleurs à des agents chimiques
dangereux ; cette notice, actualisée en tant que de besoin, est destinée à informer les
travailleurs des risques auxquels leur travail peut les exposer et des dispositions prises
pour les éviter. Elle rappelle les règles d'hygiène applicables ainsi que, le cas échéant,
les consignes relatives à l'emploi des équipements de protection collective ou
individuelle (article R.4412-39 du code du travail).
- Si un travailleur est atteint d’une maladie professionnelle, d’une maladie ou d’une
anomalie susceptible de résulter d’une exposition à des ACD, le médecin du travail
détermine la pertinence (donc l’intérêt) et la nature des examens éventuellement
nécessaires pour les autres personnels exposés.
- La traçabilité exhaustive des agents chimiques présents dans l’établissement doit être
réalisée avec la FDS, fiche de donnée de sécurité, de chaque produit chimique faisant
état de sa composition exacte. Le fournisseur d'une substance ou préparation
dangereuse fournit au destinataire de cette substance ou préparation une fiche de
données de sécurité conforme aux exigences prévues au titre IV et à l'annexe II du
règlement (CE) n° 1907/2006 du Parlement et du Conseil du 18 décembre 2006
concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques,
ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence
européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le
règlement (CEE) n° 793/93 du Conseil et le règlement (CE) n° 1488/94 de la
Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives
91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (article R.4411-
73 du code du travail).
- La fiche toxicologique de l’INRS peut être consultée ; ces fiches constituent une
synthèse de l'information disponible concernant une substance ou un groupe de
substances.
- Doivent également être tracés les rapports d’organismes, tels les services de
prévention de la CRAM, sur les données biométrologiques d’ambiance comparées aux
seuils réglementaires (valeurs limites d’exposition professionnelle, VLEP ; indicateurs
biologiques d’exposition, IBE) : pour la surveillance de l’exposition collective des
personnels des plateaux techniques des services de biologie,
d’anatomocytopathologie, des blocs opératoires et les services logistiques (peintres,
plombiers, menuisiers…). L’employeur doit tenir à disposition des agents de contrôle
de la CRAM et du MIRTMO les résultats du contrôle des VLEP aux postes de travail
exposant les salariés aux CMR ; ces résultats doivent être communiqués au CHSCT
ainsi qu’au médecin du travail (article R.4412-60 du code du travail).
10
3/ La fiche d’entreprise (ou d’établissement)
La fiche d'entreprise est un document élaboré et mis à jour par le médecin du travail (article
D4624-37 du code du travail). Elle est obligatoire depuis l’arrêté du 31 mai 1989 et le décret
2004-760 du 28 juillet 2004 la rend obligatoire pour toutes les entreprises, depuis le 1er
Janvier 2006. Elle doit renseigner, de façon actualisée, les risques professionnels auxquels
sont exposés les salariés. Transmise à l'employeur, elle lui est d’une aide importante,
notamment pour la réalisation du document unique (ainsi qu’au médecin du travail en cas
d’intervention d’entreprises extérieures dans les établissements de soins). Elle est présentée
au CHSCT, peut être consultée par l'Inspecteur du Travail, les agents de prévention de la
CRAM, le médecin inspecteur régional du Travail. La fiche d’entreprise pourrait être exigée
par l’inspecteur du travail en cas d’intervention d’entreprises extérieures.
4/ Le document unique
Le document unique, à la charge de l’employeur, « trace » le risque professionnel pour une
unité de travail à un moment donné ; il ne détaille pas réellement les différentes étapes de
l’analyse du risque mais se doit de proposer des actions correctrices. Le document doit
consigner l’identification des dangers et l’évaluation du risque. Dans l’absolu, celles-ci
devraient être réévaluées annuellement (décret 2001-1016 du 5 novembre 2001). Comme la
fiche d’entreprise, le document unique a ses limites en terme de traçabilité mais il peut servir
de base à la mise en place d’un dispositif de traçabilité collective.
11
B. Autres éléments pouvant servir à la traçabilité des expositions professionnelles
spécifiques aux établissements de santé
- Dans le cadre du risque professionnel biologique (contages tuberculeux, coquelucheux,
rougeoleux, méningococciques, etc.) : documents conformes aux procédures ou rapports
validés par le CLIN (instance de consultation et de suivi chargée de la lutte contre les
infections nosocomiales) et l’Equipe Opérationnelle d’Hygiène. Les différents rapports des
contages biologiques au sein d’un service, leur signalement aux instances (DDASS, INVS…)
et leur suivi peut faire office de traçabilité du risque biologique.
- Mais la traçabilité doit concerner également bien d’autres risques professionnels tels les
TMS, les risques psycho-sociaux, etc. et de nombreux documents peuvent apporter une
contribution à cet effet : fiches de signalement et suivi des évènements indésirables et des
AT, contrôles réglementaires et métrologiques (eau, air, aliments, surfaces), contrôles
internes à l’établissement réalisés par le CLIN (eau, surfaces), fiches de poste, bilan des
différentes commissions ou rapports : CLIN, bilan social, CLACT(contrat local d’amélioration
des conditions de travail), ARACT (Agence Régionale d’Amélioration des Conditions de
Travail), CRAM, etc …
12
Conclusion
La réalisation d’un suivi de ces indicateurs par service, pôle, établissement devrait aboutir à
la mise en place d’un dispositif de suivi collectif des populations à risque. La traçabilité
« collective » se doit d’être une synthèse qui reflète la traçabilité individuelle.
En l’absence de référentiels communs pour la collecte et la saisie des données, l’agrégation
des informations individuelles s’avère difficilement exploitable à des fins collectives. La mise
en place de systèmes d’enregistrement et de bases de données permettant le traitement de
ces informations par service, pôle ou établissement reste un défi pour les années à venir.
Le rapport Lejeune, remis en octobre 2008 à la Commission des Accidents du Travail et des
Maladies professionnelles à la demande de Monsieur Xavier Bertrand, ministre du travail,
traite de l’optimisation de la traçabilité des expositions professionnelles dans les entreprises.
Parmi les propositions émises soulignons la limitation de la « déclaration obligatoire des
procédés de travail dangereux » en la centrant exclusivement sur les CMR 1 et 2, afin de
prioriser les champs de prévention primaire, mais en l’adressant annuellement à la CRAM au
lieu de la CPAM actuellement.
Il insiste notamment sur la nécessité d’une traçabilité prospective, exhaustive, mutualisée et
exploitable : la mise en place d’un DataMart « collectif » correspondant aux données du
dossier CMR (R 4412-86 du Code du Travail) destiné à développer la prévention primaire et
au criblage des actions de prévention au sein de l’entreprise. Les données seraient
accessibles aux CRAM, DRTE, et Médecins du Travail. Un tel système d’information existe
en Italie depuis 1996 et permet aux entreprises d’échanger les données concernant les
mesurages des CMR à l’ISPESL (Institut Supérieur du Travail et de la Sécurité). Le DataMart
« collectif » serait lui aussi alimenté d’un DataMart « Nominatif» reposant sur le suivi des
expositions professionneIles et le suivi post-professionnel.
Il préconise aussi d’assurer une meilleure traçabilité des conseils édictés par le médecin du
travail en direction des employeurs, des salariés et des représentants du personnel.
Daniel Lejeune conseille enfin d’améliorer l’approche pluridisciplinaire par projet au sein des
services de santé au travail : mieux impliquer les SST dans la prévention et la traçabilité des
expositions professionnelles, notamment aux risques CMR.
13
CHAPITRE III
14
C’est ainsi, en toute logique, que la Société Française de Médecine du Travail (SFMT,
fédération de sociétés de médecine et santé au travail créée en 1987) a demandé à la Haute
Autorité de Santé (HAS) d’élaborer des recommandations sur le DMST. Ces
recommandations ont été mises en ligne sur le website de la HAS (www.has-sante.fr) en
mars 2009. A partir de ces recommandations peuvent être déclinés des critères de qualité en
vue de l’évaluation et de l’amélioration des pratiques professionnelles.
Le DMST doit contenir des informations sur l’emploi et les activités professionnelles actuelles
et antérieures du salarié afin d’identifier les risques d’expositions professionnelles.
15
• Quotité de travail (100 %, 75 %)
• Organisation du travail (2X8, 3X8, Nuits, Journée)
• Durée quotidienne de travail (7H, 7H30, 8H, 10H, 12H, gardes de 24H)
• Date d’arrivée sur le poste, date de départ
• Accidents de travail, maladies professionnelles, maladies contractées en service
• A partir du document unique d’évaluation des risques professionnels : liste des dangers
identifiés par service et par métier avec mention du niveau d’exposition. Exemple pour un
service de chirurgie orthopédique = aide-soignant d’hospitalisation de jour : risques
infectieux moyen (transmission contact, air, gouttelettes, sang), risques en rapport avec
l’activité physique fort (manutentions de malades, déplacements à pied importants),
risques psychosociaux forts (contact maladies graves, modifications de planning
fréquentes, peu de temps collectif de partage d’expériences), risque chimique moyen
(manipulation de désinfectants), risque d’exposition aux R.I. faible (retour de malades
après exploration par des radio-isotopes).
• A partir de la fiche d'entreprise (…si elle a été établie).
• A partir des fiches de données de sécurité (FDS) des produits chimiques utilisés dans
l’établissement qui permettent de classer les agents à risque chimique (SMR) et d'élaborer
la fiche d'exposition aux CMR ; elles permettent aussi d'identifier un risque particulier, par
exemple une exposition à un produit irritant pour les voies respiratoires chez un agent
asthmatique.
• A partir de rapports ou résultats de mesures ayant trait à un poste de travail déterminé :
on peut citer en exemple le contrôle atmosphérique des vapeurs de formol dans un
service d'anatomo-cytopathologie ou le contrôle annuel réglementaire par un organisme
agréé d'un service d'imagerie médicale ou de médecine nucléaire.
16
• D'autres résultats de mesure permettant d'affirmer ou d'infirmer un risque potentiel doit
être noté dans le dossier, notamment le contrôle d'ambiance sonore, lumineuse,
thermique, de sécurité incendie,...
• A partir des études de poste élaborées par d'autres acteurs ; c'est le cas des fiches
d’exposition des travailleurs soumis aux rayonnements ionisants rédigées par la personne
compétente en radioprotection.
• A partir de la littérature : liste des risques possibles pour la santé en fonction des risques
professionnels recensés : pathologies infectieuses (hépatite C, tuberculose, gale…),
pathologies ostéo-articulaires (tendinites MS, hernies discales cervicales ou lombaires,
etc…), pathologies mentales (troubles psycho-pathologiques, stress, épuisement
professionnel), allergies (cutanées, respiratoires, ORL,…), etc.
Il parait fondamental que ces données collectives puissent alimenter le DMST à partir d’un
thésaurus commun national de façon à limiter à un ajustement local le travail du SST au
niveau de chaque établissement (notamment en fonction de la charge de travail et des
moyens de protection disponibles dans l’établissement), sans toutefois négliger cette dernière
étape, les risques n’étant pas transposables à l’identique d’un établissement à l’autre. Il est
certain que cette fonctionnalité sera beaucoup plus aisée à utiliser lorsque le DMST sera
informatisé de façon appropriée…
• A minima : ajustement du risque pour la santé par rapport à la durée de l’exposition (durée
annuelle du travail en jours X quotité de travail X nombre d’années travaillées sur le poste)
3.2. Au mieux : une fois par an, à l’occasion d’une visite de SMR, ou tous les 2 ans à
l’occasion d’une visite périodique en santé au travail.
17
4. Sous quelle forme effectuer ce recueil?
• Dans le tableau des expositions habituelles, la rubrique sur l'existence des moyens de
protection permet d’apprécier le risque résiduel. Exemple : en cas de risque d'AES, la
présence ou l'absence d'instruments sécurisés modifiera le niveau d'exposition. De même,
la vaccination est un atténuateur de risque infectieux et donc participe à la diminution du
niveau d'exposition. Le niveau d'exposition et de risque est toujours corrélé aux EPC et
aux EPI. La présence ou l'absence de protections collectives et/ou individuelles est
précisée chaque fois qu'un risque professionnel est identifié afin de déterminer la réalité
de l'exposition.
• De plus, il apparaît indispensable de tracer dans le DMST la nécessité ou non d’un suivi
post-professionnel.
5. Conditions de faisabilité
18
5.3. Assurer obligatoirement le suivi de ces informations en cas de changement
d’établissement.
6. Remarques
Dans le contexte actuel de gestion des personnels dans les établissements de santé, à savoir
la polyvalence, les « turn-over », les recrutements de personnels vacataires et le travail
hebdomadaire parfois concentré sur deux ou trois journées (cas du travail type « garde de
24H » ou du « travail en 12H »), un agent peut être amené à travailler de façon concomitante
dans plusieurs établissements sans le mentionner à ses différents employeurs et ainsi être
exposé à des risques professionnels non révélés (par non possibilité de transmission ou refus
d’accord de transfert du DMST). Il paraît ainsi justifié de prévoir une réglementation afin
d’éviter de tels biais.
Conclusion :
- Objectif 2 : disposer dans le DMST des informations permettant de connaître les risques
auxquels le travailleur a été exposé.
- Objectif 3 : disposer dans le DMST des informations permettant de connaître les risques
auxquels le travailleur est actuellement exposé.
19
CHAPITRE IV
Les nuisances auxquelles peut être exposé un salarié sont initialement listées dans un
catalogue (listing) proposé par le logiciel ou au cas par cas dans un catalogue préalablement
créé par établissement (avec codage spécifique dans ce cas) selon les désirs d’utilisation.
On distingue ainsi quatre grandes catégories de nuisances :
- conditions de travail
- risques physiques
- risques chimiques
- risques biologiques
Ces nuisances vont alors venir documenter chaque fiche de poste type qui va être construite
afin de pouvoir tracer les expositions professionnelles se rattachant au poste, nuisance
« évaluée » par niveau d’exposition estimé (une date d’évaluation y est adjointe).
Quatre niveaux d’exposition sont proposés par le logiciel :
1 = potentiel
2 = faible
3 = moyen
4 = fort
20
La configuration initiale des fiches de poste, reprenant les nuisances type qui s’y rattachent,
nécessite d’accéder à un module de mise en forme de ces fiches.
Ci-après est reproduit un exemple de listing de fiches de poste pouvant être élaborées dans
un établissement utilisant un logiciel de médecine du travail :
Chaque fiche de poste « type» ainsi créée, puis documentée, sera ensuite « appelée » pour
chaque dossier, et modifiable par situation individuelle de travail lors de la consultation.
Dans notre exemple, le médecin appelle la fiche de poste type par la « fiche individuelle
d’exposition ».
Apparaissent alors dans la partie supérieure de l’écran les nuisances retenues après
paramétrage.
Le médecin du travail peut alors individualiser les expositions en modifiant :
- soit la liste des nuisances, en supprimant ou rajoutant une nuisance après échanges
avec le salarié sur les expositions lors de la consultation ou après étude du poste ;
- soit le niveau d’exposition à une nuisance ; exemple : travail de nuit niveau potentiel
modifié en niveau fort si il s’avère que le salarié est en poste fixe de nuit.
21
La fiche commentaire individuelle est utilisée pour une éventuelle documentation libre par le
médecin du travail; exemple : cursus laboris par service.
Le médecin pourra à nouveau modifier des nuisances, ou appeler une nouvelle fiche de poste
en cas de changement de poste ou de service si les expositions sont différentes.
Lors de toute modification un enregistrement est indispensable à la validation des données.
Au niveau individuel
A l’ouverture de chaque dossier, le médecin du travail peut accéder aux nuisances
auxquelles est exposé le salarié depuis le début de son cursus laboris et aux surveillances
qui s’y rattachent.
L’antériorité des expositions est listée, datée, avec niveau d’exposition, ce qui permet
d’adapter la surveillance par la prescription d’examens complémentaires.
Cette surveillance permet le dépistage de pathologies et, dès lors que l’exposition aux
nuisances est tracée, l’imputabilité est établie.
22
Il est parfaitement possible d’intégrer parmi ces données des particularités d’exposition
apparaissant en commentaires à chaque réouverture du dossier ; ainsi, par exemple,
s’agissant de l’exposition aux agents biologiques, intégrer une date de contage tuberculeux
ou une date d’AES.
Cette partie du dossier médical informatisé peut être transmise à un autre service de
médecine du travail lors d’un changement d’établissement.
L’utilisation de l’historique des expositions ne peut être utile, pertinente et exploitable que
dans le cadre d’un suivi rigoureux de cette partie du dossier informatisé par le médecin du
travail ; une mise à jour régulière, à l’occasion des changements de poste ou de service est
nécessaire.
L’importation de données spécifiques d’exposition du salarié sera rendue possible dès lors
que des interfaces seront opérationnelles (par exemple : interface avec SISERI pour un
retour des données dosimétriques).
Au niveau de la collectivité
Le médecin du travail peut établir une cartographie, par métier et par service, des nuisances
auxquelles sont exposés les salariés d’une unité, d’un établissement.
LIMITES
L’actualisation des expositions dans le dossier informatisé est donc liée à une bonne gestion
des informations par le médecin du travail lors des changements de poste ou de secteur dans
un établissement.
La mise à jour des données administratives mais également des risques professionnels
auxquels est soumis le salarié relève de l’employeur.
Cependant l’employeur n’avertit que très rarement le médecin du travail lors des mouvements
internes à l’établissement : l’exhaustivité des données n’est donc pas garantie.
Lors de changement d’établissement, des données peuvent être perdues en l’absence de
transmission de l’intégralité du dossier (le problème est d’ailleurs identique pour le dossier
papier).
De plus, en l’absence d’uniformisation et de standardisation des intitulés de nuisances et de
leur codage, il serait difficile
- d’établir des parallèles par poste de travail entre établissements,
- de faire des études régionales, voire nationales des expositions professionnelles
des salariés, thèmes de réflexion dans nos Ministères en charge du Travail et de la
Santé.
Nous vous communiquons, ci-après à titre d’exemple, le projet de mise en commun des
nuisances par poste avec création de matrices emploi exposition standardisées.
Une majorité de services de santé au travail d’établissements de santé dispose d’un dossier
médical informatisé.
Un Club National réunit des utilisateurs d’un logiciel pour faire évoluer ce logiciel et l’adapter
aux besoins de terrain.
Chaque site participant au Club National possède en principe un catalogue de nuisances
rassemblant des codes du catalogue initial et des codes complémentaires spécifiques, qu’il
s’est préalablement créé à la construction de fiches de poste.
23
Le CHU de Bordeaux utilise, comme thésaurus nuisance, 120 codes issus du catalogue
RNV3P-AFSSET (comprenant initialement 7042 nuisances de dénominations différentes).
Cette liste a été revue par le club national lors de la dernière séance de travail, quelques
unes ont été rajoutées après débat.
A partir de ce thesaurus, 45 nuisances sont reprises dans une matrice emploi-exposition
élaborée par le CHU de Bordeaux dans le cadre du réseau inter-CHU financé par la
CNRACL. Cette matrice propose des fiches de poste donnant des profils de risque a priori
pour ces 45 nuisances pour des couples métier-disciplines (environ 1000 fiches de poste
disponibles à ce jour).
CONCLUSION
La traçabilité des expositions dans le DMST informatisé répond au double intérêt :
- de suivi médico-professionnel du salarié tenant compte de ses expositions passées
et actuelles aux nuisances ;
- de recueil de données collectives.
Une documentation rigoureuse ne peut se concevoir que sous réserve d’une actualisation
régulière par le médecin du travail.
Une standardisation des expositions aux nuisances par métier (MEE) est en cours
d’élaboration et pourra bientôt être mise à disposition dans les établissements de santé.
24
Exemple de fiche de poste de la matrice emploi exposition : infirmière de
pneumologie en unités de soin *
Niveau
Nuisances Risque$$
d’exposition$
Nuisances biologiques
Sang et liquides biologiques M RIII
Excréta P RI
Mycobacterium tuberculosis I RIII
Agent de la gale P RI
Méningocoque P RII
CMV (femmes en âge de procréer et personnes
immunodéprimées) P RII
Rubivirus (femmes en âge de procréer et non
protégées) P RII
VZV (femmes en âge de procréer, non protégées et
personnes immunodéprimée) P RII
Nuisances chimiques
Désinfectants M RIII
Cytostatiques F RIII
Latex M RIII
Conditions de travail
Travail sur écran P RI
Surcharge mentale M RIII
Facteurs de stress psychologique F RII
Nuisances physiques
Sources non scellées P RII
Posture debout I RII
Posture inconfortable M RIII
Manutentions manuelles M RIII
$ niveau d’exposition : P : potentiel, F : faible, M : moyen, I : intense
$$ niveau de risque : RI : risque potentiel, RII : risque faible, RIII : risque moyen, RIV : risque élevé
25
CHAPITRE V
TRANSMISSION ET COMMUNICATION
DU DOSSIER MEDICAL EN SANTE AU TRAVAIL
PROCEDURES et TRACABILITE
Le Code de Déontologie médicale indique dans son article 96 que « les dossiers médicaux
sont conservés sous la responsabilité du médecin qui les a établis ».
Le médecin du travail (MT) prend toute disposition pour assurer le secret et l’inviolabilité de
son fichier, la conservation de ses dossiers médicaux ; le directeur de l’établissement veille à
ce que toutes dispositions soient prises pour assurer la garde et la confidentialité des
informations médicales.
Pour l’ordre des médecins « personne n’est propriétaire du dossier médical d’un salarié : ni
l’entreprise, ni le salarié, ni le médecin et ce dernier n’est que le dépositaire ». En revanche
les notes personnelles du MT doivent figurer sur un support distinct du dossier et sont la
propriété du MT.
La responsabilité civile et pénale peut être engagée en cas de violation du secret médical
(article 378 du code pénal).
S’agissant du dossier médical informatisé, le support d’archivage doit être fiable dans la
durée et la sécurité, il doit respecter les mêmes règles de partage, de transmission et
d’archivage que le dossier papier. Il doit être « imprimable » en cas de nécessité.
Le dossier doit être trié avant son archivage, il ne doit contenir que les éléments nécessaires
au suivi ultérieur du patient et ceux que la réglementation impose de conserver.
Le salarié
En tant que professionnel de santé, le médecin du travail est concerné par les dispositions de
l’article L.1111-7 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la
qualité du système de santé et devra transmettre son dossier à un salarié qui en fait la
demande.
« Toute personne a accès à l’ensemble des informations concernant sa santé
détenues par des professionnels de santé, qui sont formalisées et qui ont contribué à
l’élaboration et au suivi….d’une action de prévention ou qui ont fait l’objet d’échanges écrits
entre professionnels de santé… »
26
L’ayant droit
L’ayant droit du salarié décédé peut avoir accès, sauf volonté contraire exprimée par la
personne avant son décès, aux seules informations qui lui sont nécessaires pour connaître :
- les causes de sa mort,
- ou défendre la mémoire du défunt,
- ou faire valoir ses droits.
L’ayant droit (art R.1111-7 du CSP) doit justifier de sa qualité et préciser par écrit lors de sa
demande le motif pour lequel il a besoin de l’information.
L’article L 1110-4 du CSP ne s’applique pas en médecine du travail. Aucun texte ne prévoit
d’échange ou de partage sans l’accord de la personne.
La transmission d’informations prévue par la loi du 4 mars 2002 concerne l’ensemble des
informations mentionnées dans le dossier médical et pas uniquement celles recueillies par le
médecin du travail qui est en charge de transmettre les informations demandées ; en santé
au travail, ce dossier est souvent tenu et rédigé par différents médecins du travail.
L’art L.1111-7 du code de la santé publique énonce que la demande de transmission du
dossier doit être adressée au professionnel de santé qui détient les informations, et donc non
nécessairement à ceux qui ont participé à l’élaboration du dossier. En outre la loi ne
subordonne pas la transmission du dossier à un quelconque accord des professionnels qui
ont participé à son élaboration. Ils doivent simplement être informés de la transmission.
27
L’établissement d’une fiche de liaison est suggéré, reprenant les faits les plus marquants de
l’histoire médicale du salarié mais elle ne dispense pas pour autant de communiquer au
salarié le reste du contenu de son dossier médical dès lors que celui-ci répond à la définition
légale des informations communicables.
Le praticien ne peut arbitrairement soustraire du dossier des éléments qui sont
communicables au regard de la loi, sous peine de vider de toute leur substance les
dispositions de l’article L.1111-7 édictées dans un souci de transparence à l’égard du patient.
Le dossier médical doit contenir les expositions professionnelles et les éléments nécessaires
à la formalisation de l’aptitude. Il faut s’abstenir de tout commentaire, interprétation ou
notation personnelle. Le dossier doit être strictement objectif de sorte que la transmission des
informations reste possible.
L’arrêt FOURES c/ AMSIE, Cass. Soc. 20 février 1986, distinguait deux catégories
d’éléments dans le dossier médical du M.T. : le dossier lui-même et les notes de caractère
strictement personnel du M.T.
Pour le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM), le dossier médical du travail est
constitué de ce qu’il a défini comme étant les éléments « objectifs » (symptômes constatés,
résultats des examens complémentaires) et les éléments « subjectifs » (confidences du
salarié, appréciations personnelles du médecin du travail). Les éléments « objectifs » sont
communicables sous certaines conditions, les éléments « subjectifs » ne le sont pas.
Le contenu du dossier informatisé obéit aux mêmes règles que celui du dossier papier. Les
pièces versées au dossier médical informatisé doivent être enregistrées (numérotées ou
codées) pour être identifiées et produites si nécessaires.
28
Les éléments non communicables du DMST
- Les courriers de l’employeur au médecin du travail sauf s’ils ne concernent que le salarié
et qu’ils contribuent à l’action de prévention type reclassement, aménagement du poste.
- Les informations sur l’entreprise (fiche d’entreprise, composition précise de produits,…)
susceptibles de révéler un secret de fabrique ou des informations confidentielles de
l’entreprise.
- Les informations recueillies auprès de tiers ou concernant des tiers sans relation avec
l’activité de prévention.
- Les notes personnelles du médecin du travail : informations non formalisées, ou
personnelles, sans relation avec l’activité de prévention ; par exemple : confidences
faites par le salarié au médecin du travail.
Toutes les informations médicales doivent être transmises par le médecin du travail
directement à la personne qui en fait la demande.
La personne concernée peut choisir :
- une consultation sur place des documents (consultation gratuite),
- ou l’envoi de copies des documents au demandeur ou au médecin désigné.
Les frais de délivrance des copies sont à la charge du demandeur. L’envoi se fait en
recommandé avec accusé de réception.
- détermine de qui vient la demande (la demande n’a pas à être motivée dans le cas du
salarié demandeur) ;
- accuse réception de la demande (date, coordonnées précises du demandeur – voir
formulaires « personne » ou « ayant-droit », ci- joints) ;
- informe la personne des différentes modalités d’accès au dossier médical (suite au
décret) : consultation sur place avec le médecin du travail ou envoi payant. A défaut de
choix précis par le demandeur, proposer une consultation sur place et sur RV quelque
soit la nature de la demande (consultation des informations contenues dans le dossier,
remise de copies, demande d’explications a posteriori,…) ;
- rappelle le caractère strictement personnel des informations ;
- recherche le médecin du travail pouvant prendre en compte la demande dès réception :
. médecin qui possède le dossier du salarié,
. ou médecin ayant assuré le suivi du salarié, si dossier archivé,
. ou médecin de la dernière entreprise,
. ou médecin ayant participé à l’élaboration du dossier,
. ou un médecin du service ;
- informe le médecin, facilite l’accès en cas de dossier archivé et décide avec le médecin
d’une date et lieu de RV ;
- ATTENTION : nécessité, pour le médecin, d’un délai de réflexion de 48 H. pour
consultation du dossier et avis sur les décisions à prendre ;
- convoque la personne demandeuse avec l’envoi du formulaire pré-rempli ;
- le demandeur peut avoir accès aux informations au plus tard dans les 8 jours qui suivent
la demande et au plus tôt dans un délai de 48 heures ;
29
- le délai est reporté à 2 mois, maximum, si les informations datent de plus de 5 ans à
compter de la date où l’information médicale a été constituée.
1/-Délai de réflexion :
Avant de répondre à la demande, le médecin se donne un délai de réflexion de 48 heures,
minimum, pendant lequel il consulte le dossier et peut :
- décider de la nécessité de recommander une tierce personne pour la consultation ;
- retirer les informations recueillies par des tiers ou concernant des tiers n’intervenant pas
dans l’acte de prévention ;
- retirer des notes personnelles (confidences faites par le salarié au médecin par
exemple).
2.a. La consultation :
- est un acte médical ;
- son but est de favoriser l’accès direct et la compréhension par la personne des
informations la concernant ;
- elle ne peut être assimilée à un entretien de conciliation en cas de conflit sous jacent ;
- elle doit être mentionnée dans le dossier.
30
SAISIE DU DOSSIER MEDICAL
Un juge peut décider de la saisie d’un dossier médical de médecine du travail : le médecin
du travail ne peut pas s’y opposer. La saisie se fera en présence d’un représentant du conseil
de l’ordre des médecins ; le médecin du travail est informé par le conseil de l’ordre de la
saisie qui doit avoir lieu dans un délai très court.
La saisie par les experts judiciaires n’est pas prévue et il faut s’abstenir de donner la
moindre information. Elle se repère car dans ce cas l’ordre des médecins n’informe pas le
M.T.
EN RESUME :
Le Conseil National de l’Ordre des Médecins a défini les éléments « objectifs » du dossier
médical qui sont communicables sous certaines conditions et les éléments « subjectifs » qui
ne le sont pas.
- au salarié,
- à un médecin spécialement désigné par le salarié à cet effet,
- à un autre médecin du travail si le salarié en est informé et s’il ne manifeste pas son
désaccord,
- au MIRTMO,
- et à ses ayants-droit lorsque le patient est décédé, mais seulement pour les informations
qui leur sont nécessaires pour connaître les causes de la mort, défendre la mémoire du
défunt ou faire valoir leurs droits et sauf volonté contraire exprimée par le défunt.
31
BORDEREAU A REMETTRE
à la personne ayant eu accès aux informations personnelles
d'un dossier en santé au travail
Qualité :
Date de naissance :
Adresse :
Tél. :
Le à heures
– courriers
– autres documents :
Fait le à heures
32
FORMULAIRE AYANT DROIT
Demande d'accès aux informations du dossier médical en santé au travail
Date de naissance :
Adresse :
Numéro de téléphone :
Ayant droit de :
Mr. Mme. Mlle : Nom-prénom :
Date de naissance :
Dernière entreprise :
Précisez obligatoirement le motif de votre demande (en quoi les informations vous sont
nécessaires) :
Signature du Médecin,
APPORTER
En cas d'impossibilité de consultation sur place, il sera nécessaire de nous ADRESSER pour
préparer l'envoi de documents :
– motif de votre demande,
– copie de votre carte d'identité recto et verso,
– copie des justificatifs de votre qualité d'ayant droit,
– téléphone où le médecin pourra vous joindre :
– si vous avez désigné un médecin comme intermédiaire, préciser les coordonnées de ce
médecin :
Docteur ………………………
Adresse :
Téléphone :
33
FORMULAIRE « PERSONNE »
Demande d'accès aux informations du dossier médical en santé au travail.
Dernière entreprise :
Signature du Médecin,
Docteur ………………………………….
Adresse :
Téléphone :
34
CHAPITRE VI
1. Bien sûr, devant une inaptitude, le médecin définit, comme le demande le législateur
(article L.4624-1 du Code du Travail), les caractéristiques d’un poste de reclassement
(ce que l’on peut encore appeler « les capacités restantes ou résiduelles ») ou
propose un aménagement du poste de travail occupé.
2. Dans le cas d’aptitude avec restrictions, le médecin du travail énumère ces différentes
restrictions dont l’employeur devra tenir compte.
35
3. Dans le cas d’une aptitude au poste occupé, il est conseillé, au-delà du mot « APTE »,
de rédiger une véritable « ordonnance de prévention » sur laquelle peuvent s’inscrire
des recommandations pour l’aménagement optimum du poste de travail, le type d’EPI
à mettre à disposition, à l’attention de l’employeur, et le résumé des conseils
d’hygiène et de sécurité à l’attention du salarié (voir ci-après le paragraphe relatif aux
informations et conseils de prévention professionnelle délivrés au travailleur).
Voici quelques exemples : avec repose-pieds, avec aménagement ergonomique du
poste de travail, avec port de lunettes de protection en cas de projections, avec port
de gants de ménage doublés de jersey de coton pour l’utilisation des produits
d’entretien, etc….
4. De même, lors d’une embauche pour un emploi généraliste, sur un poste encore mal
défini, le médecin du travail peut orienter, s’il y a lieu, sur des critères médicaux ou
d’aptitude physique ou psychique, l’affectation vers un poste plus en conformité avec
la « santé » du salarié concerné.
A titre d’exemple, devant un agent atteint d’une maladie de Crohn traité par
Rémicade, le médecin du travail peut mentionner sur la fiche de visite : « à affecter
dans les services de chirurgie de préférence ou les services de médecine en évitant
les services de maladies infectieuses ou la pneumologie ».
Les modalités du suivi médical du salarié doivent également être inscrites sur la fiche
d’aptitude : « à revoir dans 6 mois » ou « suivi systématique tous les 2 ans » ou « suivi
réglementaire tous les ans ».
Nous pouvons également spécifier dans quelle catégorie est classé le salarié, ce qui découle
de son exposition à un ou des risques professionnels : SMR, SMR nuit, SMR RI cat. A, SMR
intérimaire, etc., et indiquer dans certains cas que le suivi réglementaire (examens
complémentaires, dosimétries par exemple pour les salariés exposés aux RI) a été effectué.
36
Elle doit attirer d’emblée l’attention de l’employeur sur l’ergonomie, l’hygiène, la
sécurité et les conditions de travail de certains postes, quitte à analyser ultérieurement
plus précisément les situations et à proposer amélioration et aménagement à tracer
par l’intermédiaire d’un courrier détaillé.
Elle peut introduire une réflexion plus poussée sur les expositions, les risques
professionnels, et entraîner une visite de locaux, ou une nouvelle visite des locaux, ou
encore une étude spécifique (métrologie,…).
- Elle devrait également aider le salarié à respecter et à faire respecter par son
employeur les recommandations d’hygiène et de sécurité découlant des expositions
professionnelles présentes dans l’entreprise.
2.b. Les données concernant les vaccinations qui relèvent de la responsabilité du médecin du
travail doivent également être enregistrées dans le dossier médical de santé au travail :
- soit les vaccinations sont effectuées par le service de santé au travail (SST): toutes les
informations sont alors notées directement dans le dossier informatisé et/ou papier
(nom du vaccin, date de vaccination, numéro de lot, médecin prescripteur, vaccinateur,
signature, cachet) ;
- soit elles sont prescrites par le médecin du travail et réalisées hors du SST : le double
de l’ordonnance de prescription est conservé dans le dossier et les informations sur le
vaccin réalisé seront notées dans le dossier à partir d’un certificat ou du carnet de
santé.
S’agissant des vaccinations recommandées, l’attestation signée et datée par le salarié
mentionnant qu’il donne son consentement libre et éclairé pour la vaccination concernée doit
être conservée, et les motifs de la recommandation vaccinale doivent être clairement
exposés.
37
Les reports de vaccination, les contre-indications temporaires ou définitives sont reportés
dans le dossier médical de santé au travail, avec leur justification.
38
Personnes Handicapées dans la Fonction Publique), la carte de suivi professionnel de l’IRSN,
le certificat de suivi post-professionnel, etc.
Une copie de ces documents doit être conservée dans le dossier médical en santé au travail
et leur rédaction mentionnée.
Il en va de même des différents courriers adressés à ou reçus des salariés et/ou des
employeurs.
En conclusion
Il convient d’assurer la traçabilité de toutes les actions du médecin du travail dans l’intérêt du
salarié, de son employeur et du médecin du travail lui-même. En effet, la fiche d’aptitude
confirme à l’employeur la capacité qu’a un salarié d’être affecté sur tel ou tel poste de travail.
C’est un document médico-légal, c’est la raison pour laquelle le médecin du travail doit
disposer de la traçabilité des expositions avant de conclure à une aptitude à une poste de
travail et de délivrer une ordonnance de prévention appropriée au salarié et à l’employeur.
39
CHAPITRE VII
Les médecins ne sont pas mieux informés du fait de leur statut ou mieux protégés contre les
risques hospitaliers que les autres soignants.
Souvent nous ne disposons que des données collectives inscrites dans le document unique
et des résultats d’enquêtes.
Prenons l’exemple des rayonnements ionisants.
Depuis toujours, il existe une traçabilité des expositions individuelles aux rayonnements
ionisants chez les médecins à temps plein : dosimétrie passive, dosimétrie opérationnelle,
suivi de la contamination aux radionucléides. C’est beaucoup plus aléatoire pour les
médecins attachés ou en formation.
Ces dernières années ont vu le développement exponentiel des actes radioguidés invasifs et
des actes chirurgicaux utilisant des rayons X en per-opératoire. Les opérateurs sont les plus
exposés.
L’abonnement à un suivi dosimétrique n’est pas une garantie de l’observance au port des
dosimètres. Recevoir des résultats de non-irradiation n’est pas satisfaisant si par ailleurs leur
suivi médical n’est pas effectif, s’ils sont peu ou pas informés de la radioprotection et s’il n’y a
pas eu d’études de poste, par exemple dans les blocs opératoires.
b/ Le DMST
L’absence statutaire de visite d’embauche ne permet pas la constitution d’un dossier médical
qui doit être complété à chaque visite. Si le médecin est vu dans le cadre d’une visite
périodique ou à sa demande, le médecin du travail constitue un dossier qui sera de fait très
incomplet. Il ne permettra pas de tracer l’ensemble des expositions professionnelles au cours
de sa carrière, d’autant plus que le médecin est attaché et travaille dans plusieurs
établissements de santé.
Par ailleurs, leur suivi vaccinal reste aléatoire, ce qui ne permet pas, par exemple, le respect
des arrêtés du 6 mars 2007 concernant la vaccination contre l’hépatite B, en particulier chez
les médecins effectuant des gestes invasifs.
Malgré la pénurie des médecins du travail, il est important d’améliorer la traçabilité de leurs
expositions professionnelles. C’est un défi qu’il nous faut relever.
40
CHAPITRE VIII
41
deux (la durée de conservation étant calquée sur les délais de prise en charge des MP pour
les expositions concernées). Dans tous les cas, le dossier sera conservé au minimum de 5
ans.
2° L’archivage du dossier tient compte de l’article R112-7 du code de la santé publique relatif
à la conservation du dossier hospitalier (20 ans à compter de la dernière prise en charge). Le
dossier est conservé pendant 20 ans après la cessation d’activité. Cette attitude paraît être la
plus prudente actuellement.
42
Risque Pièces annexes à conserver avec Durée de Réglementation relative à
professionnel le dossier médical conservation du la durée de conservation
dossier
Bruit fiche d’exposition, sonométrie au
poste de travail, audiométries, 10 ans (données de pas de réglementation
AT et MP la littérature)
& EPC, EPI
Rayonnements fiche d’exposition, dosimétries,
ionisants examen radiotoxicologique ou
anthroporadiamétrie, NFS, 50 ans Code du travail
examens ophtalmologiques, art. R. 4454-9
capillaroscopies sous-unguéales
& EPI
Laser nature du laser utilisé, accidents
survenus en cours de travail,
examens ophtalmologiques longue a priori pas de réglementation
& EPC (aspirateur de fumée, du fait des pollutions
système de filtration des fumées chimiques et
de laparoscopie) et EPI (lunettes, biologiques
gants) (fumées
chirurgicales)
IRM (fiche d’exposition), métrologie
éventuelle au poste de travail, longue a priori pas de réglementation
expositions prolongées aux du fait des effets à
champs magnétiques long terme possibles
mais qui sont à
confirmer
Milieu hyperbare fiche relative aux conditions de
travail du travailleur, résultats des 20 ans art. 35 du décret n° 90-
analyses, accidents survenus en 277 du 28 mars 1990,
cours de travail version
consolidée au 22 juin
2001
Manutention (fiche d’exposition), AT, MP identique à un dossier pas de réglementation
manuelle ordinaire
Travail sur écran de examens ophtalmologiques identique à un dossier pas de réglementation
visualisation ordinaire
Situations de AT, incidents, longue a priori pas de réglementation
violence et rapports, expertises
Autres risques incidents, longue a priori pas de réglementation
psychosociaux rapports, expertises
Travail de nuit et examens complémentaires à la longue a priori pas de réglementation
alternance jour/nuit recherche d’effets à long terme
REGLEMENTATION
Agents biologiques pathogènes → Code du travail Article R4426-9
Le dossier médical spécial est établi à la suite des examens prévus à l’article R. 4426-7. Il est
conservé pendant dix ans à compter de la cessation de l'exposition.
Toutefois, lorsque les agents biologiques sont susceptibles de provoquer des maladies
présentant une longue période d'incubation, le dossier médical spécial est conservé pendant
une période plus longue, pouvant atteindre quarante ans après la cessation de l'exposition
connue (ex. : AES avec un risque de maladie de Creutzfeld-Jacob).
43
Produits chimiques dangereux et CMR → Code du travail Article R4412-55
Le dossier médical est conservé pendant au moins cinquante ans après la fin de la période
d'exposition, dans les conditions prévues à l'article D. 4624-46 du présent code.
Rayonnements ionisants → Code du travail Article R4454-9
Le dossier individuel est conservé pendant au moins cinquante ans après la fin de la période
d'exposition. Si l'établissement vient à disparaître ou si le travailleur change d'établissement,
l'ensemble du dossier est transmis au médecin inspecteur du travail, à charge pour celui-ci de
l'adresser, à la demande du travailleur, au médecin du travail désormais compétent.
Amiante → Décret no 96-98 du 7 février 1996 relatif à la protection des travailleurs
contre les risques liés à l'inhalation de poussières d'amiante
Art. 15 - Le dossier médical des salariés qui ont été exposés à l'inhalation de poussières
d'amiante est conservé pendant quarante ans après la cessation de l'exposition. Si le
travailleur change d'établissement, les données objectives du dossier médical relatives aux
risques professionnels liés à l'amiante sont transmises au médecin du travail du nouvel
établissement, à la demande du salarié ou avec son accord. Si l'établissement cesse son
activité, le dossier est adressé au médecin inspecteur régional du travail qui le transmet, à la
demande du salarié, au médecin du travail du nouvel établissement où l'intéressé est
employé. Après le départ à la retraite du salarié, son dossier médical est transmis par le
service médical du travail du dernier établissement fréquenté à l'inspection médicale
régionale du travail afin d'y être conservé.
Milieu hyperbare → Décret n°90-277 du 28 mars 1990 relatif à la protection des
travailleurs intervenant en milieu hyperbare-Version consolidée au 22 juin 2001
Art. 35 - L'ensemble du dossier médical doit être conservé pendant au moins vingt ans par le
service médical du travail.
Conclusion
L’archivage des DMST papier ou informatisés est essentiel pour le suivi des personnes
exposées à des risques professionnels. Le médecin du travail doit veiller au respect de leur
confidentialité et de leurs durées de conservation réglementaires ou non.
44
ANNEXES
DOCUMENTS REGLEMENTAIRES
45
MODELE de la FICHE D'ENTREPRISE type Etablissement de soins
F.E. n°16 DE BOSSONS FUTE (téléchargeable, libre de droits, auteurs en fin de texte)
Etablie en application des articles D4624-37 à D4624-41 du Code du Travail et conforme à l'arrêté
du 29 mai 1989.
Dans chaque entreprise ou établissement dont il a la charge, le médecin du travail établit et met à jour
une fiche d'entreprise ou d'établissement sur laquelle sont consignés notamment les risques
professionnels et les effectifs qui y sont exposés. La fiche est établie dans l'année qui suit l'adhésion de
l'entreprise au service de santé au travail interentreprises.
Cette fiche est transmise à l'employeur. Elle est tenue à la disposition de l'inspecteur du travail et du
médecin inspecteur régional du travail et de la main-d'œuvre. Elle est présentée au C.H.S.C.T. en même
temps que le bilan annuel prévu à l'article L.236-4.
La fiche d'entreprise peut être consultée par les agents des services de prévention de la C.R.A.M. et par
ceux des organismes mentionnés à l'article L.231-2.
Renseignements fournis globalement ou détaillés par unité de travail dont les caractéristiques doivent
être précisées
• Adresse :
46
• Téléphone :
• Télécopie :
• Personne contactée :
• Nature de l'activité :
• Code NAF :
• Numéro d'adhésion au service de santé au travail :
• Convention collective de référence lorsqu'elle comporte des clauses particulières en matière de
prévention ou de médecine du travail :
• Existe-t-il un CHSCT :
• Ou, à défaut, des délégués du personnel :
• Nombre de salariés titulaires d'un contrat de travail au 1er janvier de l'année au cours de
laquelle la fiche est établie ou mise à jour :
• Effectif et/ou pyramide des âges mis à jour, date de mise à jour :
47
2.1.1.2. Rayonnements
48
Signaler au médecin les grossesses le plus tôt possible, et l'existence d'une maladie
cataractogène (diabète, surveillance ophtalmique).
2.1.1.4. Vibrations
• Outils vibratoires utilisés en service de soins : chirurgie orthopédique essentiellement par les
chirurgiens
• Outils vibratoires des agents de services (monobrosses)
• Outils vibratoires du service technique d'entretien (espaces verts)
• Nature des risques par référence aux substances utilisées dans l'entreprise et figurant à l'annexe
de l'arrêté du 20 avril 1994 et du 21 février 1990 modifié, relatif à la classification et
l'étiquetage.
• Très toxique : substances qui par inhalation, ingestion, ou pénétration cutanée peuvent
entraîner des risques graves, aigus ou chroniques peuvent entraîner des risques extrêmement
graves, aigus ou chroniques et même la mort.
• Toxiques : substances qui par inhalation, ingestion, ou pénétration cutanée peuvent entraîner
des risques graves, aigus ou chroniques peuvent entraîner des risques extrêmement graves,
aigus ou chroniques et même la mort.
• Corrosives : substances qui en contact avec des tissus vivants, peuvent exercer une action
destructrices sur ces derniers.
• Irritantes : substances non corrosives qui par contact immédiat, prolongé ou répété avec la
peau ou les muqueuses, peuvent provoquer des réactions inflammatoires.
49
Nature des risques particuliers attribués aux produits dangereux
(Arrêté du 20/4/1994)
• Cancérogènes :
o R 45 Peut causer le cancer.
o R 49 Peut causer le cancer par inhalation
o R 40 Possibilité d'effets irréversibles
• Mutagènes :
o R 46 Peut causer des altérations génétiques héréditaires
o R 68 Possibilité d'effets irréversibles
• Toxiques pour la reproduction :
o R 60 Peut altérer la fertilité.
o R 61 Risque pendant la grossesse d'effets
o R 63 Risque possible pendant la grossesse d'effets néfastes pour l'enfant.
2.1.2.2. Antiseptiques
Les antiseptiques éliminent les micro-organismes sur les tissus vivants (soins aux malades).
50
• Hypochlorite alcalin : Dakin* (MP 65)
• Produits iodés (Bétadine*) : allergisant et irritant(Xi)
• Chlorure de benzalconium : Dermobacter*, Solubacter*
• Solution hydroalcoolique : Manugel*
51
• Risque allergique
o Pénicillines et céphalosporines : asthme, eczéma (MP 41)
o Macrolides, spiramycine, oléandomicine : eczéma (MP 65)
o Aminoglycosides, streptomycine, néomycine et leurs sels : eczéma (MP 31)
o Chlorpromazine : largactil, neuroleptique : eczéma, conjonctivite allergique (MP 38)
o Hydroquinone, quinine : eczéma (MP 65)
2.1.2.6. Latex
• Détergents :
o Bases : soude, potasse, ammoniaque, carbonates : irritants, voir corrosifs
o Tensio-actifs, polyphosphates, désinfectants, parfums colorants
o Solvants : attention aux éthers de glycols : propyl diglycol (MP 84)
o Additifs, poudres à récurer : silice, acide trichloroisocyanurique
• Nettoyant aluminium : ne pas utiliser les produits contenant de l'acide fluorhydrique et les
glycols
• Liquide vitre : vérifier la présence d'éther de glycols
• Décapants des sols avec revêtements en résine ou produits lustrants : acide formique, glycols,
proscrire les produits avec dichlorométhane
• Détartrants : produits très irritants voir corrosifs (ne pas mélanger avec un produits chloré du
fait du risque de dégagement de chlore gazeux). Irritations, allergies
• Détachants : attention aux solvants chlorés, aux glycols et aux hydrocarbures
• Désinfectants : bactéricides ; hypochlorite de sodium (eau de javel*) chlore, iode, aldéhydes.
L'aldéhyde formique (formol*) n'est plus utilisé, sauf dans les étuves (désinfections des
matelas) et dans les morgues.
Nature des risques par référence notamment à l'arrêté du 11 juillet 1977 et aux tableaux des maladies
professionnelles.
• Par référence au décret n° 94-352 du 04 mai 1994 relatif à la protection des travailleurs contre
les risques biologiques, il est demandé de procéder à l'évaluation du risque. Ceci est repris par
la directrice européenne 2000/54 du 18 septembre 2000 (annexe 4).
• Par référence à l'arrêté du 11 juillet 1977, les travaux suivants sont visés : travaux de
préparation, de conditionnement, de conservation et de distribution de denrées alimentaires.
o Affections dues aux bacilles tuberculeux et à certaines bactéries atypiques (MP 40)
o Virus des hépatites A, B, C, D et E (MP 45)
o Mycoses cutanées (MP 46) : soins en piscine dans les établissements de rééducation
52
o Affections professionnelles dues aux amibes (MP 55)
o Maladies liées à des agents infectieux ou parasitaires contractés en milieu
d'hospitalisation (MP 76)
o Kératoconjonctivites virales (MP 80)
o Fièvres hémorragiques avec syndrome rénal dues aux agents infectieux du groupe des
hantavirus (MP 96)
• Autres risques infectieux ou parasitaires :
o Sida
o Légionelloses
• Cas particuliers :
o Evaluation du risque lié à l'hépatite B : risque CMR
Elle est fondamentale car elle sert de référence à la mise en œuvre de la
vaccination de l'hépatite B.
La contamination est possible pour tout le personnel soignant, notamment le
personnel de bloc opératoire. Toute piqûre ou coupure par aiguille doit être
déclarée en AES (Accident d'Exposition au Sang)
En vertu de l'arrêté du 26 avril 1999 article 1 (annexe 4) une évaluation du risque
est faite en fonction du poste de travail, cette évaluation doit être exposée en
CHSCT.
Risque de contamination important pour le personnel soignant et le service
technique, lingerie :
Chirurgien, personnel du bloc opératoire
Infirmières, médecins (prélèvement sanguins, pansements, gestes
invasifs)
Kinésithérapeute
Aides-soignantes (entretien salle de pansements, et infirmerie, lors de
toilettes de résidents)
Lingère
Risque de contamination existant pour le personnel d'entretien :
Agents d'entretien : travaux d'entretien dans les chambres et sanitaires
des résidents, manipulation des déchets d'hospitalisation, transport de
prélèvements au laboratoire (enveloppe papier)
Agents de service : lors de l'entretien des chambres et sanitaires des
résidents
Agents de service de la restauration : lors du ménage de la salle à
manger, de la vaisselle et du service à table
Agents de qualité des soins : à évaluer en fonction du travail dans
l'établissement
Absence de risque de contaminations : on peut noter une absence de
contamination :
Pour les secrétaires médicales, le personnel des services administratifs et
le personnel d'accueil dans les conditions suivantes : absence de contact
avec les produits biologiques ; ces salariés ne pénètrent pas dans les
chambres.
Pour les cuisiniers : absence de contact avec les résidents, absence de
contact avec les produits biologiques
53
Pour la diététicienne, la psychologue et pour la pharmacienne
A noter que cette évaluation doit être faite dans chaque établissement et qu'elle
est différente en fonction de la spécificité de l'établissement (clinique
chirurgicale ou non chirurgicale ; clinique de réadaptation ou de soins actifs), et
en fonction du type de patients hospitalisés (valides et autonomes ou
dépendants).
A noter qu'il revient à l'employeur de procéder à l'évaluation des risques.
o Evaluation du risque lié aux bacilles tuberculeux (MP 40)
Elle est fondamentale car elle sert de référence à la mise en œuvre de la
surveillance par le tubertest et par la radio pulmonaire.
Avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France du 15 novembre 2002
relatif à revaccination par le BCG et aux modalités de surveillances des
professionnels exposés à la tuberculose (annexe 4).
Classification de l'établissement en fonction du nombre de déclaration de
tuberculose.
Classement des secteurs selon le niveau du risque de contamination : type de
risque dans le secteur*
Risque élevé :ecteur géographique accueillant au moins 5 patients
tuberculeux bacillifères par an (radio pulmonaire tous les deux ans,
Tubertest tous les deux ans si IDR de référence est inférieure à 10)
Risque intermédiaire : secteur géographique accueillant de 2 à 4 patients
tuberculeux bacillifères par an
Risque faible : secteur géographique accueillant moins de 2 patients
tuberculeux bacillifères par an (absence de surveillance systématique ni
par IDR, ni par radiographie)
2.1.4.1. Posture
2.1.4.2. Manutention
54
Lingerie : port de sacs de linge
A l'entretien : port des sacs de déchets
En cuisine : port de différentes charges
• Charges portées avec engins de manutention non motorisés
• Charges portées avec engins de manutention motorisés
• Gestes répétitifs : affections péri articulaires provoqués par certains gestes et posture de travail
(MP 57), infirmières, aides soignantes, ASH, personnel des services techniques
• Travail sur standard téléphonique
• Travail isolé
• Travail de nuit
• Déplacements : trajets en véhicule du domicile au lieu de travail, lors de l'existence de véhicule
de fonctions
• Chutes de plain pied : sur sol mouillé lors du nettoyage (chambre, cuisine, bloc opératoire...)
• Chutes de hauteur : possible lors de tout travail en hauteur et par exemple : taille de palissades ;
agent d'entretien des espaces verts
• Chutes d'objets
Brûlures
• En cuisine : trancheuse, éplucheuse, coupe légumes
• Au bloc opératoire : matériel de chirurgie orthopédique
• Lors de l'entretien : perceuse, débroussailleuse
55
2.1.5.4. Appareils de levage
• Lits électriques
• Monte-charges
• Transpalettes
56
2.2.2. Installations générales (description sommaire et évaluation de l'état d'entretien) :
OUI NON
Salle de repos
Salle à manger/restaurant d'entreprise
Distributeur de boissons chaudes
Distributeur de boissons froides
Fontaine à eau
57
• Taux de fréquence
• Taux de gravité
• Nombre de jours d'arrêts et analyse des AT
• Addiction
• Pathologies ostéoarticulaires
• Troubles nutritionnels
• Troubles veineux
• Stress et pathologies mentales
• Mesurage du bruit
• Mesurage du niveau d'éclairement
• Mesurage des prélèvements d'atmosphères en fonction du risque chimique
• Résultats des dosimétries par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN)
Préciser, en tant que de besoin, s'il s'agit de mesures déjà mises en œuvre ou préconisées, que celles-ci
soient à l'initiative de l'employeur, du médecin du travail ou d'autres préventeurs.
58
3.2.1. Nature et efficacité de la protection collective :
MISE EN PRECONISEE
OEUVRE
3.2.1.1 Risques physiques
Facteurs d'ambiance
Thermique : chauffage adapté à l'activité et, si possible, réglable par
le personnel, aération, ventilation, climatisation, isolation thermique,
contrôle de la vitesse de l'air et de l'hygrométrie ; aménagement de
pauses dans un lieu tempéré pour le personnel travaillant en
ambiance très chaude ou très froide
-Ambiance chaude
Climatisation, des chambres et des salles de soins
Climatisation de la lingerie, de la cuisine
-Ambiance froide
Sas chauffé à l'entrée de l'établissement
Diminution du temps de passage des salariés dans les chambres
froides affectées à la cuisine
Sonore : réduction à la source et capotage
-Des machines utilisées dans les services techniques, en cuisine,
lingerie et service d'entretien divers (espaces verts etc.)
-Des appareils utilisés dans les services de soins, et en stérilisation
(machines à laver, machines à ultrasons, autoclaves)
Lumineuse :
-Contre l'éblouissement, mise en place de dispositifs
antiéblouissement, rideaux à lamelles horizontales ou verticales
-Contre l'éclairage insuffisant : renforcement de l'éclairage
notamment au niveau des locaux aveugles ou des zones de passage,
mise en place d'un éclairage spécifique pour la réalisation de tâches
minutieuses
-Entretien de l'éclairage artificiel
Rayonnements ionisants, ultrasons, infrarouges, ultraviolets,
lasers
Limiter le temps d'utilisation des appareils
Limiter l'accès
Augmenter la distance entre la source et l'opérateur
Interposer des écrans
Mise en place d'une procédure
Spécifique aux rayonnements ionisants
-Ne pas exposer les femmes enceintes
-Délimitation des zones contrôlées et surveillées
-Mise en place de paravents plombés
-Nomination d'une personne radio compétente
Poussières, fumées, aérosols
Aspiration et hotte
Eviter l'utilisation de spray
59
Vibrations
Poignées, sièges anti-vibratiles
Matériel adapté ; entretien du matériel
Autres
Travaux hyperbares - caissons
3.2.1.2 Risques chimiques
Remplacement du toxique par une substance équivalente sur le plan
technique mais moins dangereuse
Suppression du risque CMR :
-En éliminant si possible les produits à base de formol ou en
réduisant la concentration
-Lors de la préparation et de la distribution des médicaments en
chimiothérapie
Formation du personnel, sensibilisation au risque et apprentissage
des bonnes pratiques
Préparation, distribution interdite aux femmes enceintes et allaitantes
Préparation sous hotte à flux laminaire vertical dans un endroit isolé
des passages et courants d'air
Circuit d'élimination des déchets en respectant un protocole
rigoureux
Travail en vase clos chaque fois que possible. Circuit fermé avec
récupération des gaz anesthésiques
Ventilation générale des locaux
Ventilation localisée : aspiration par captage à la source (hottes,
tables aspirantes...) des gaz anesthésiques, des produits de
désinfection (bouches d'aspiration) --> filtres à charbon avec rejet
extérieur
Rejet dans la salle de travail si après filtre à charbon CO < VME/10 -
-> contrôle annuel. Suivi d'effets si besoin
Vérification de l'efficacité des mesures d'aspiration par dosages
atmosphériques
Entretien régulier des installations
Respect et transmission des informations fournies par l'étiquetage
Précautions de stockage :locaux spécifiques, fermés, à l'abri de la
chaleur et de l'humidité, protégés sur le plan électrique
Précautions lors de la manipulation, des vidanges, des
transvasements...à limiter
Traitement correct des déchets et résidus (récipients étanches...)
3.2.1.3 Risques infectieux ou parasitaires
Classification des agents biologiques et protection des travailleurs
décret du 4 mai 1994 (annexe 4)
Ventilation correcte des locaux, contrôle des climatisations, des
circuits d’eau chaude (Légionellose)
Information du personnel sur les précautions et les règles d'hygiène à
respecter
Informations générales sur les Accidents d'Exposition au Sang gérés
(information au personnel sur le risque viral) (annexe 7)
60
Etablissement de protocole pour la surveillance d'AES (annexe 8)
-Modalités de surveillance biologique après une exposition au
VHC
-Modalités de surveillance biologique après une exposition au
VHB
-Modalités de surveillance biologique après une exposition au VIH
Bonne gestion des déchets à risque infectieux ; aiguilles avec
vacuténer
Moyens nécessaires au respect des consignes d'hygiène (sanitaires,
vestiaires doubles...)
Moyens de protection : aspiration, hotte, postes de sécurité
microbiologique
Hygiène générale des locaux
3.2.1.4 Risques et contraintes liés à des situations de travail
Posture
Organisation du travail ; dans la répartition des charges
Ergonomie des postes
-des sièges de travail
-lits à hauteur variable et électrique
-tables de travail et de soins à hauteur variable
Manutention (annexe 5) INRS ED 862
Organisation du travail pour diminuer ou supprimer les manutentions
; travail à deux personnes plutôt que seul
Utilisation de moyens de manutention :
-transpalettes pour le personnel d'atelier
-motorisation de chariots pour transporter le linge
-table de transfert des malades (du chariot sur la table
d'intervention)
-lits transportables sur roulettes (de la chambre des malades en
salle de réveil)
-lève malade
Utilisation de moyens de mise à niveau
-plans de travail à bonne hauteur
-table élévatrice, quai de chargement
Equipement des charges de moyens de préhension : poignées
amovibles réglables à bonne hauteur des armoires à repas (ventouse)
Charge mentale
Organisation du travail
Formation ; vis-à-vis de l'approche de la maladie : psychologue
Prévention des risques psychosociaux (règlement intérieur)
Travail sur écran : préférer les écrans plats
Mobilier ergonomique : supports pour le clavier, les documents,
siège réglable, repose-pieds...
Ecran bien positionné par rapport aux sources lumineuses
Stores à lamelles, dispositifs anti-reflets...
Utilisation de logiciels ergonomiques (possibilité d'adapter les tailles
de caractères, les couleurs)
61
Organisations de pauses régulières ou d'interruption du travail sur
écran
Autres risques
Gestes répétés : limiter la répétitivité gestuelle (organisation du
travail, alternance des tâches, rythmes de travail, choix des outils...)
Risques liés au manque de formation : compléter les formations de
base, former les nouveaux embauchés et les intérimaires aux règles
générales de sécurité et à celles qui sont spécifiques au travail,
former les personnes qui changent de poste de travail...
Travail isolé : Consignes, téléphone...
3.2.1.5 Risques d'accidents prépondérants
Accidents d'exposition au sang (AES) : traités dans la prévention
du risque biologique
Risques de chutes
De plain-pied : organisation de la circulation des personnes,
suppression des zones dangereuses (revêtement de sol anti-dérapant,
suppression des inégalités du sol, élargissement des passages…),
nettoyage des sols, réparation des parties défectueuses, dégagement,
éclairage, signalisation des passages, rangement des ateliers...
De hauteur : suppression des zones avec différence de niveau et
accès en hauteur, mise en place de protections (main courante,
garde-corps, lisse, sous lisse, plinthe), entretien du matériel...
Chutes d'objet : organisation des stockages (emplacement réservé,
adapté aux objets, largeur des allées compatible avec les moyens de
manutentions utilisés), stockage de hauteur limitée, installation de
protections...
Machines dangereuses
Machines conformes à la réglementation
Utilisations conformes aux prescriptions du fournisseur
Utilisation des dispositifs de protection des parties tranchantes des
outils pour le matériel de cuisine, ou matériel du service technique
d'entretien
Risques liés à l'utilisation d'engins mobiles et appareils de levage
Etablissement de règles pour la circulation interne des engins
Entretien des voies de circulation
Engins et matériel conformes à la réglementation et périodiquement
entretenus
Réparation immédiate en cas de défaillance
Risques électriques
Affiches de sécurité
Vérification annuelle du matériel électrique
Installations réalisées par personnel qualifié
Contrôle périodique
Signalisation des zones dangereuses
Risques d'explosion ou d'incendie
Remplacement des produits dangereux quand c'est possible
62
Stockage à part des produits inflammables
Suppression de la proximité des sources d'énergie : flamme,
cigarettes, poste de soudage
Installation de protections : local isolé, mur et portes coupe-feu,
évent anti-explosion
Moyens de détection, alarme
Moyens d'extinction adaptés et bien répartis : sprinklers, extincteurs,
couverture anti-feu
Plans d’intervention (consignes d’incendie, exercice avec les
pompiers...) et d’évacuation (issues de secours...)
Affichage : numéros d'appel des pompiers
Autres risques
Risques liés à l'intervention d'une entreprise extérieure : Inspection
commune des locaux de travail, établissement en commun des
mesures de prévention nécessaires, communication des consignes de
sécurité...
Risques routiers :
Organisation du travail (téléconférences, audioconférences...)
Moyens de déplacements plus sûrs (train...)
Itinéraires plus sûrs (autoroutes...)
Organisation des déplacements (horaires, temps de trajet suffisant,
itinéraires, plans d’accès...)
Entretien des véhicule, parking, plans d'accès, signalétiques
Respect du code de la route (téléphone portable)
Prévention des addictions (règlement intérieur)
Risque d'agression : contrôle des accès, configuration des locaux,
numéros d'appels d'urgence, dispositif d'alerte
MISE EN PRECONISEE
OEUVRE
Formation adaptée au poste de travail
Vaccinations obligatoires obligatoires (art L3111 et art L3112 du
code de la santé publique) (annexe 4)
-Vaccination DTPolio
-Vaccinations contre l'Hépatite B et contrôle du dosage d'anticorps
anti HBs
-Vaccination BCG répond au décret du 30 juin 2004 et à l'arrêté du
13 juillet 2004 code de la santé publique (annexe 4)
-Contrôle du tubertest avis du conseil supérieur d'hygiène publique
du 15 novembre 2002 (annexe 4)
Mesures d'hygiène générale : manger, boire, fumer sur les lieux de
travail est à proscrire, lavage des mains fréquent avec moyens
adaptés, douche en fin de poste
Equipement spécifique
Yeux (lunettes)
63
-lors de la soudure travaux d'entretien
-lors de l'exposition au rayonnement laser -lors des soins au bloc
opératoire pour éviter la projection de sang
-lors de l'utilisation de certains produits d'entretien ou de
désinfection
Voies respiratoires: masques jetables, demi masques, masques
complets, anti-particulaires ou à cartouches filtrantes
-lors de l'utilisation de certains produits désinfectants
-lors de la soudure
-lors du risque infectieux : masque jetable
-risques toxiques : adaptés aux toxiques
Auditive à type de casque, d'arceaux ou de bouchon moulés portés
-par le personnel d'entretien lors des travaux dans les différents
locaux
-par le personnel du service de stérilisation
Mains
-Gants pour le personnel manipulant des produits anticancéreux
-Gants et manchettes pour le personnel utilisant les produits
d'entretien ou de décontamination
-Gants en latex ou vinyle pour le personnel soignant, pour le
personnel de la lingerie
-Gants spécifiques contre la chaleur pour le personnel de la
stérilisation manipulant le matériel à la sortie de l'autoclave, ou pour
le personnel de cuisine
-Gants pour le personnel d'entretien lors d'intervention spécifique
par exemple la soudure ou gants isolants contre le risque électrique...
Corps
-Blouse pour tout le personnel sauf le personnel administratif
-Tabliers plombés et cache thyroïde contre les radiations ionisantes
Pieds : chaussures stables et anti-dérapantes
Sécurité individuelle antichutes : lors du travail en hauteur du
personnel d'entretien
Les fiches de données de sécurité doivent être communiquées au service médical et disponibles aux
postes de travail.
MISE EN PRECONISEE
OEUVRE
Signalisation des zones à risque (RI, bruit...)
Consignes générales de sécurité (ne pas fumer, boire ou manger sur
les lieux de travail...)
Etablissement de fiches de postes (risques, FDS)
Etablissement de procédures
64
3.2.4.1. Mise en place de procédures d'hygiène : au niveau des locaux
• Tri des déchets : déchets hospitaliers : poubelles jaunes pour incinération, déchets ménagers,
déchets biologiques
65
3.3. Actions spécifiques conduites par le médecin du travail :
• Participation au CHSCT
• Eventuellement participation au CLIN
• Participation à la mise en place de la procédure lors de la survenue d'un AES
• Assure le suivi de la surveillance sérologique suite à un AES
• Contrôle les vaccinations
• Diffuse à la direction et aux salariés des informations concernant un risque (contamination
virale, bruit, radiations ionisantes)
• Délivre la carte de suivi médical lors de l'exposition aux rayonnements ionisants
3.3.2. Actions menées dans le cadre d'une convention conclue dans le cadre de l'article 13 (décret
n°88-1178 du 28 décembre 1988) :
3.4. Mesures particulières (prises dans le cadre d'un contrat de prévention passé en
application d'une convention d'objectifs (article L.442-5 du Code de la Sécurité
Sociale) :
• Moyens, modalités
4. ANNEXES
4.1. Documents propres à l'entreprise :
• Fiche administrative
• Liste des salariés ventilés en SMS/SMR
• Facteurs de risques et effectifs exposés
• Résultats des mesurages et prélèvements effectués
• Référence des courriers envoyés (ou copie des courriers)
• En cas d’accident
• Contenu standard de la trousse de secours
• Rappel réglementaire sur la surveillance médicale des salariés
• Fiches Conseils Express : Le travail sur écran (AST 67)
• Information sur la transmission du risque viral HIV, Hépatite C, Hépatite B
66
• Etablissement de protocole pour la surveillance d'AES
Risques physiques
N° Tableau Intitulé
6 Affections provoquées par les rayonnements ionisants
42 Atteinte auditive provoquée par les bruits lésionnels
Risques biologiques
N° Tableau Intitulé
40 Maladies dues aux bacilles tuberculeux et à certaines mycobactéries atypiques :
Mycobacterium avium/intracellulaire, Mycobacterium kansasii, Mycobacterium
xenopi, Mycobacterium marinum, Mycobacterium fortuitum
45 nfections d'origine professionnelle par les virus des hépatites A, B, C, D et E
46 Mycoses cutanées
55 Affections professionnelles dues aux amibes
76 Maladies liées à des agents infectieux ou parasitaires contractées en milieu
d'hospitalisation et d'hospitalisation à domicile
80 Kératoconjonctivites virales
96 Fièvres hémorragiques avec syndrome rénal dues aux agents infectieux du
groupe hantavirus
Risques chimiques
N° Tableau Intitulé
31 Maladies professionnelles engendrées par les aminoglycosides, notamment la
streptomycine, par la néomycine et ses sels
38 Maladies professionnelles engendrées par la chlorpromazine (Largactyl)
41 Maladies engendrées par les bétalactamines (notamment pénicillines et leurs
sels) et les céphalosporines
43, 43 bis Affections provoquées par l'aldéhyde formique et ses polymères
49 Affections cutanées provoquées par les amines aliphatiques, alicycliques ou les
éthanolamines
49 bis Affections respiratoires provoquées par les amines aliphatiques, les
éthanolamines ou l'isophoronediamine
65 Lésions eczématiformes de mécanisme allergique
66 Rhinite et asthmes professionnels
82 Affections provoquées par le méthacrylate de méthyle
95 Affections professionnelles de mécanisme allergique provoquées par les
protéines du latex (ou caoutchouc naturel)
67
Autres risques
N° Tableau Intitulé
57 Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail
98 Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention
manuelle de charges lourdes
• Décret n°2004-635 du 30 juin 2004 relatif à la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG et
modifiant les articles R. 3112-2 et R. 3112-4 du code de la santé publique (deuxième partie :
Décrets en Conseil d'Etat)
• Décret n°2003-296 du 31 mars 2003 relatif à la protection des travailleurs contre les dangers
des rayonnements ionisants.
• Avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France du 15 novembre 2002 relatif à la
revaccination par le BCG et aux modalités de surveillances des professionnels exposés à la
tuberculose
• Décret n°94-352 du 4 mai 1994 relatif à la protection des travailleurs contre les risques résultant
de leur exposition à des agents biologiques
• Articles L3111-1 à L3111-5 et L3112-1 du Code de la santé publique : obligations vaccinales
AUTEURS :
68
MODELE DE FICHE INDIVIDUELLE D’EXPOSITION
ENTREPRISE :
Nom :
Adresse :
IDENTITE DU SALARIE :
Nom : Nom de jeune fille :
Prénom :
Date de naissance :
PROTECTION COLLECTIVE
EXPOSITION(S) ACCIDENTELLE(S)
Dates :
Durée :
Intensité :
Autres risques aux postes de travail (biologiques, physiques, chimiques) :
69
FICHE INDIVIDUELLE D'EXPOSITION AUX CMR
(art. R.4412-41 du Code du Travail)
à renouveler régulièrement
ENTREPRISE :
Nom :
Adresse :
IDENTITE DU SALARIE :
Nom : Nom de jeune fille :
Prénom :
Date de naissance :
PROTECTION COLLECTIVE
EXPOSITION(S) ACCIDENTELLE(S)
Dates :
Durée :
Intensité :
Autres risques aux postes de travail (biologiques, physiques, chimiques) :
70
ATTESTATION D'EXPOSITION AUX CMR
Décret 2001-97 du 1er février 2001
Art R 4412-58
VOLET EXPOSITION
N° de Sécurité Sociale :
Poste de travail :
Niveau d'exposition :
Mesure de prévention
Les données médicales sont transmises sous pli confidentiel au médecin choisi par
l'interessé.
71
VOLET MEDICAL
Nom, prénom :
Salarié de l'entreprise :
Divers
Date et signature du
Médecin du Travail
72
EXEMPLE de TRACABILITE COLLECTIVE REGLEMENTAIRE
CIRCULAIRE DHOS/RH3/2009/397 DU 21 DECEMBRE 2009 RELATIVE
A L'ACTUALISATION DU DENOMBREMENT DES AGENTS DE LA FPH PRESENTANT UNE
MP CONSECUTIVE A UNE EXPOSTION AUX POUSSIERES D'AMIANTE
Un des indicateurs à renseigner est en rapport avec la traçabilité des expositions collectives
DEPARTEMENT :
ETABLISSEMENT :
OUI NON
Les personnels de l'établissement intervenant sur des matériaux amiantés sont
identifiés
1) avant la prise de poste
un examen médical a été réalisé par la médecine du travail avant la prise de poste
une fiche d'aptitude établie par la médecine du travail a été remise à l'agent à l'issue de
l'examen médical
2) pour les personnels en poste
des fiches individuelles d'exposition sont établies
la médecine du travail a reçu copie de ces fiches
chaque agent a été informé de l'existence de cette fiche et a eu accès aux informations
l'intéressant
un suivi médical spécifique existe pour ces personnels
Pour les personnes ayant quitté l'établissement
des attestations d'exposition sont établies
ces attestations d'exposition sont remises à l'agent lorsqu'il quitte l'établissement
73
La Fiche de Données de Sécurité (FDS) au format REACH
L'annexe II du règlement 1907/2006 (REACH) définit les lignes directrices pour l'élaboration
des Fiches de Données de Sécurité (FDS).
La FDS permet de déterminer si des produits (substances ou préparations) dangereux sont
présents sur un lieu de travail et d'évaluer tout risque pour la santé et la sécurité des
travailleurs.
Les sections 2 et 3 des anciennes directives sont inversées afin que la FDS est la structure
actuelle.
Deux nouveaux types de test toxicologiques apparaissent en section 8:
DNEL : le niveau dérivé sans effet est le niveau maximum d'exposition à la substance
auquel l'être humain peut être soumis.
PNEC : la concentration prédite sans effet est la concentration de la substance au-
dessous de laquelle il ne devrait pas y avoir d'effets nocifs dans le milieu environnemental
74
NOM : Prénom :
Date de naissance
Entreprise : Poste de travail :
Mois :
ACTIVITES CONTRÔLE
ESTIMATIO d’EXPOSITION
N DE DOSE
Dosimétrie externe Dosimétrie interne
Radio- Activité
EXPOSITION
ACCIDENTELLE (date,
selles
isotope : manipu- Anthro-
P32 P33 Forme lée en durée, importance,
urinaire
S35 C14 chimique une seule
Dosimétrie
Type de manipulation description)
H3 Ni63 (S, L,G) fois
operationnelle
Durée d’exposition
I125 Cr51 (curie ou
pogammamétrie
Radiotoxico-logie
Radiotoxico-logie
Dosimetrie passive
autres Bq)
cumulée (heures/mois)
Dose reçue (mSv/mois)
Partied u corps exposée
75
Générateur de rayons X : oui non Sources radioactives scellées : oui non Type : Catégorie proposée : A B
La personne compétente date établissement de la fiche Le salarié
Arrêté du 30 décembre 2004 relatif à la carte individuelle de suivi médical et aux
informations individuelles de dosimétrie des travailleurs exposés aux
rayonnements ionisants.
TITRE Ier : CONTENU ET MODALITÉS DE DÉLIVRANCE DE LA CARTE
INDIVIDUELLE DE SUIVI MÉDICAL.
Article 1
La carte individuelle de suivi médical mentionnée à l’article R. 231-102 du code du travail,
délivrée par le médecin du travail à chaque travailleur de catégorie A ou B au sens de
l’article R. 231-88 du code du travail, comporte deux volets sur chacun desquels figurent :
a) Le numéro d’enregistrement attribué par l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire pour toute la vie professionnelle comportant une exposition du travailleur aux
rayonnements ionisants ;
b) Le nom, le prénom, l’activité professionnelle et le numéro d’enregistrement du
travailleur au registre national d’identification des personnes physiques ;
c) La désignation de l’établissement, de l’entreprise extérieure ou de l’entreprise de
travail temporaire, notamment le nom et l’adresse ;
d) Le nom, le prénom et l’adresse du médecin du travail dont relève le travailleur.
Le premier volet de la carte est destiné à l’intéressé ; le second volet est adressé par le
médecin du travail à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, qui assure la
gestion des cartes.
En cas de perte, de vol ou de détérioration de la carte, le médecin du travail délivre une
nouvelle carte, dans les mêmes conditions que la carte initiale.
Article 2
La carte de suivi médical est présentée par le travailleur au médecin du travail à chaque
examen médical mentionné à l’article R. 231-100 du code du travail.
76
Article 4
I. - Les organismes de dosimétrie en charge respectivement de la dosimétrie
passive et de la dosimétrie interne transmettent tous les résultats individuels de la
dosimétrie et des mesures de l’exposition interne à l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire.
L’organisme de dosimétrie en charge de la dosimétrie interne transmet tous les résultats
individuels des mesures de l’exposition interne au médecin du travail qui a prescrit ces
mesures, afin que celui-ci détermine la dose interne reçue par le travailleur si les
conditions de l’exposition le permettent. Le médecin du travail transmet les résultats
individuels de la dosimétrie interne et, le cas échéant, les éléments de calcul de ceux-ci, à
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Les délais de transmission des informations mentionnées aux deux alinéas précédents ne
doivent pas être supérieurs à un mois.
II. - La personne compétente en radioprotection, désignée par le chef
d’établissement en application de l’article R. 231-106 du code du travail, exploite les
résultats des dosimètres opérationnels mis en oeuvre dans l’établissement et transmet, au
moins hebdomadairement, tous les résultats individuels de la dosimétrie opérationnelle à
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
III. - Le chef d’établissement s’assure du respect des dispositions de la loi du 6
janvier 1978 susvisée, si la conservation des résultats individuels de la dosimétrie
opérationnelle fait appel à un traitement automatisé des informations.
Article 5
Sans préjudice des dispositions prévues à l’article R. 231-97 du code du travail, une
enquête est diligentée par le médecin du travail en cas de résultat jugé anormal, avec le
concours, le cas échéant, de la personne compétente en radioprotection.
Le médecin du travail informe l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire du
déclenchement et des conclusions de l’enquête.
77
III. - Le médecin du travail de l’entreprise utilisatrice, de l’entreprise extérieure et, le
cas échéant, de l’entreprise de travail temporaire échangent tous les renseignements
nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.
Article 7
La personne compétente en radioprotection qui met en oeuvre la dosimétrie opérationnelle
dans l’établissement communique tous les résultats au travailleur concerné.
Elle communique tous les résultats, au moins mensuellement, au médecin du travail dont
relève le travailleur et au chef d’établissement.
Le chef d’établissement préserve la confidentialité de l’ensemble des informations
recueillies dans son établissement ou transmises au sens du présent article.
Article 8
I. - L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire organise l’exercice du droit
d’accès du travailleur à toutes les informations individuelles le concernant, conformément
aux dispositions du chapitre V de la loi du 6 janvier 1978 susvisée.
A la demande du travailleur ou, en cas de décès ou d’incapacité, de ses ayants droit. Il
communique, sous pli confidentiel, à l’intéressé, à ses ayants droit et au médecin qu’il a
désigné, tous les résultats des mesures individuelles de l’exposition mentionnés aux
articles R. 231-93 et R. 231-94 ;
II. - L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire organise l’accès du médecin
du travail, conformément aux articles R. 231-93 et R. 231-94, à tous les résultats
individuels de la dosimétrie des travailleurs dont il exerce la surveillance médicale.
Il organise l’accès de la personne compétente en radioprotection à la dose efficace reçue
par les travailleurs et aux résultats de la dosimétrie opérationnelle de ceux-ci, sur une
période n’excédant pas les douze derniers mois.
Il délivre au médecin du travail et à la personne compétente en radioprotection une clé qui
donne accès aux informations relatives aux travailleurs des entreprises, ou
établissements, ou parties de ceux-ci pour lesquels le médecin du travail exerce la
surveillance médicale ou pour lesquels la personne compétente en radioprotection a été
désignée.
III. - A la demande de l’inspecteur ou du contrôleur du travail, l’Institut de
radioprotection et de sûreté nucléaire leur communique, sous pli confidentiel, les doses
efficaces reçues par les travailleurs et les résultats de la dosimétrie opérationnelle de
ceux-ci. Cette communication peut concerner un travailleur ou un groupe de travailleurs.
Article 9
L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire établit des protocoles en vue de :
- l’attribution du numéro d’enregistrement mentionnés au a)de l’article1 du présent arrêté ;
- l’échange d’informations mentionné à l’article 4 du présent arrêté entre les organismes
de dosimétrie et l’institut ;
- l’échange d’informations mentionné à l’article 4 du présent arrêté entre les personnes
compétentes en radioprotection et l’institut ;
- l’organisation de l’accès aux résultats de dosimétrie mentionné à l’article 8 du présent
arrêté, pour les médecins du travail et les personnes compétentes en radioprotection.
Article ANNEXE
78
II. - La dosimétrie interne consiste en l’évaluation de la dose interne à partir,
notamment, de la mesure directe (examen anthroporadiamétrique) ou indirecte (analyse
radiotoxicologique) de la contamination interne de l’organisme. Elle est mise en oeuvre
après une prescription du médecin du travail, par l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire, par un service de santé au travail accrédité ou par un laboratoire d’analyses de
biologie médicale agréé. Le médecin du travail ou l’Institut de radioprotection et de sûreté
nucléaire détermine, à partir de ces mesures, si les conditions de l’exposition sont
connues et permettent le calcul, la dose interne engagée par le travailleur.
III. - La dosimétrie opérationnelle consiste en une mesure en temps réel de
l’exposition externe à l’aide d’un dosimètre individuel opérationnel. Elle est mise en oeuvre
par la personne compétente en radioprotection, sous la responsabilité du chef
d’établissement.
IV. - Les modalités de calcul de la dose efficace sont définies par l’arrêté pris en
application de l’article R. 231-80 du code du travail.
1. Dosimétrie passive
1.1. Conditions d’exposition
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie passive est mise en oeuvre par
le chef d’établissement dès lors que le travailleur opère dans une zone surveillée ou
contrôlée. Elle repose sur l’analyse des postes de travail qui comprend la caractérisation
des rayonnements ionisants susceptibles d’être émis, ainsi que leur énergie et leur
intensité.
L’exposition externe des travailleurs est due à l’émission d’un rayonnement X émis par un
générateur fonctionnant sous une tension supérieure à 30 kV, d’un rayonnement gamma
d’énergie supérieure à 15 keV émis par un radionucléide, d’un rayonnement bêta
d’énergie moyenne supérieure à 100 keV ou d’un rayonnement neutronique.
1.2. Choix des méthodes de dosimétrie
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie passive est effectuée par
l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire ou par un organisme agréé, en
application de l’article R. 231-109 du code du travail. Il convient à cet effet de s’assurer
que l’organisme retenu est en capacité de mesurer les rayonnements ionisants révélés par
l’analyse des postes de travail et que les dosimètres utilisés sont compatibles avec les
conditions de travail envisagées.
1.3. Modalités de port du dosimètre
Le dosimètre passif est individuel et nominatif. L’identification du porteur doit exclure toute
équivoque.
Le dosimètre est obligatoirement porté à la poitrine ou, en cas d’impossibilité, à la ceinture
et, le cas échéant, sous les équipements individuels de protection. L’équivalent de dose
individuel ainsi mesuré est assimilé à la dose reçue par le corps entier.
Le travailleur ne doit être doté que d’un seul type de dosimètre passif par type de
rayonnement mesuré et par période de port. La mesure de rayonnements de nature
différente peut rendre nécessaire le port simultané de plusieurs dosimètres qui peuvent,
lorsque c’est techniquement possible, être rassemblés dans un même conditionnement.
Selon les circonstances de l’exposition, et notamment lorsque que celle-ci est
inhomogène, le port de dosimètres supplémentaires (tête, poignet, main, pied, doigt,
abdomen, etc.) permet d’évaluer les doses équivalant à certains organes ou tissus et de
contrôler le respect des valeurs limites de doses équivalentes fixées aux articles R. 231-76
et R. 231-77 du code du travail.
Hors du temps d’exposition, le dosimètre est rangé dans un emplacement soigneusement
placé à l’abri, notamment de toute source de rayonnement, de chaleur et d’humidité. Dans
un établissement, chaque emplacement comporte en permanence un dosimètre témoin,
identifié comme tel, non destiné aux travailleurs et qui fait l’objet de la même procédure
d’exploitation que les autres dosimètres.
79
1.4. Périodicité de port du dosimètre
La période durant laquelle le dosimètre doit être porté est fonction de la nature et de
l’intensité de l’exposition.
Elle ne doit pas être supérieure à un mois pour les travailleurs de catégorie A et à trois
mois pour les travailleurs de catégorie B.
1.5. Expression des résultats
Les mesures et la restitution des résultats sont individuelles et nominatives.
Les résultats sont exprimés conformément aux dispositions prises en application de
l’article R. 231-80 du code du travail, en mSv, dans la grandeur opérationnelle appropriée
Hp (10) ou Hp (0.07). La plus petite dose non nulle enregistrée ne peut être supérieure à
0,10 mSv et le pas d’enregistrement ne peut être supérieur à 0,05 mSv.
A compter de la date d’entrée en vigueur du présent arrêté, pendant une période de trois
ans, la plus petite dose non nulle enregistrée par le dosimètre passif ne peut être
supérieure à 0,20 mSv.
La restitution du résultat de mesure précise l’identification du travailleur, la nature de la
surveillance (corps entier, tissu ou organe), la période d’intégration de la dose, l’équivalent
de dose individuel.
Tous les paramètres de lecture et de calcul de dose doivent être conservés au moins
douze mois par l’organisme de dosimétrie en charge de la dosimétrie passive.
2. Dosimétrie interne
2.1. Conditions d’exposition
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie interne est mise en oeuvre par le
chef d’établissement dès lors que le travailleur opère dans une zone surveillée ou
contrôlée où il existe un risque de contamination. Elle repose sur l’analyse des postes de
travail qui comprend la caractérisation des radioéléments susceptibles d’affecter les
travailleurs, notamment leur forme physico-chimique, leur période radioactive et leur
période biologique ainsi que leur énergie, leur intensité et les voies d’atteinte.
L’exposition interne des travailleurs est due au risque d’inhalation, d’ingestion ou de toute
autre forme de transfert de radioéléments vers l’organisme.
La surveillance fait l’objet de prescriptions du médecin du travail, qui se réfère aux
recommandations et aux instructions techniques définies en application de l’article R. 231-
100 du code du travail.
2.2. Choix des méthodes de dosimétrie
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie interne est effectuée par le
service médical du travail ou un laboratoire d’analyses de biologie médicale agréé, en
application de l’article R. 231-109 du code du travail. Il convient à cet effet de s’assurer
que l’organisme retenu est en capacité de mesurer les radioéléments révélés par l’analyse
des postes de travail et que les méthodes de conservation et de transmission des
échantillons ne risquent pas d’affecter la qualité des mesures.
2.3. Périodicité des mesures et analyses
La périodicité des mesures par anthroporadiamétrie et des analyses radio-toxicologiques
est déterminée par le médecin du travail, en fonction de la nature de l’exposition, de son
intensité et des périodes radioactive et biologique du ou des radioéléments en cause.
A cet effet, le médecin du travail se réfère aux recommandations et aux instructions
techniques définies en application de l’article R. 231-100 du code du travail.
2.4. Expression des résultats
Les mesures et la restitution des résultats sont individuelles et nominatives.
Les résultats de la mesure de rétention d’activité sont exprimés en Bq et les résultats de la
mesure d’excrétion d’activité en Bq.L-1 ou Bq.j-1.
Le médecin du travail détermine la dose reçue par le travailleur, lorsque les paramètres de
l’exposition peuvent être précisés, en ayant recours, si nécessaire, à l’appui technique et
méthodologique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
80
Tous les paramètres de lecture et de calcul de dose doivent être conservés au moins
douze mois par l’organisme de dosimétrie en charge de la dosimétrie interne.
3. Dosimétrie opérationnelle
3.1. Conditions d’exposition
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie opérationnelle est mise en
oeuvre par le chef d’établissement, en particulier dès lors que le travailleur opère dans une
zone contrôlée. Elle repose sur l’analyse des postes de travail qui comprend la
caractérisation des rayonnements ionisants susceptibles d’être émis, ainsi que leur
énergie et leur intensité.
L’exposition externe des travailleurs est due à l’émission d’un rayonnement X émis par un
générateur fonctionnant sous une tension supérieure à 30 kV, d’un rayonnement gamma
d’énergie supérieure à 15 keV émis par un radionucléide, d’un rayonnement bêta
d’énergie moyenne supérieure à 100 keV ou d’un rayonnement neutronique.
3.2. Choix des méthodes de dosimétrie
La surveillance individuelle de l’exposition par dosimétrie opérationnelle est mise en
oeuvre, sous la responsabilité du chef d’établissement, par la personne compétente en
radioprotection, désignée en application de l’article R. 231-106 du code du travail.
Les dosimètres opérationnels utilisés doivent permettre de mesurer en temps réel les
rayonnements ionisants révélés par l’analyse des postes de travail et doivent être
compatibles avec les conditions de travail envisagées.
Les caractéristiques des dosimètres à prendre en compte sont notamment :
- la performance de mesure des différents types de rayonnements ionisants ;
- la performance aux variations dues à l’environnement ;
- les éventuelles interférences et leur influence sur les résultats dosimétriques ;
- la taille, le poids et la résistance mécanique du dosimètre.
Le dosimètre opérationnel doit être muni de dispositifs d’alarme, par exemple visuels et/ou
sonores, permettant d’alerter le travailleur sur le débit de dose et sur la dose cumulée
reçue depuis le début de l’opération.
Le dosimètre opérationnel affiche normalement en continu les doses reçues par le
travailleur ou, à défaut, à chaque sortie de la zone de travail.
Le travailleur ne doit être doté que d’un seul type de dosimètre par type de rayonnement
mesuré et par période de port. La mesure de rayonnements de nature différente peut
rendre nécessaire le port simultané de plusieurs dosimètres.
3.3. Identification du travailleur
L’identification du travailleur et des conditions d’exposition sont identiques à celles
prévues à l’article 3 du présent arrêté.
3.4. Période de port du dosimètre
La période durant laquelle le dosimètre opérationnel doit être porté est le temps durant
lequel le travailleur est susceptible d’être exposé aux rayonnements ionisants, notamment
lorsqu’il se trouve dans une zone contrôlée.
La dose est gérée ou supervisée, par la personne compétente en radioprotection, à
chacune des sorties de zone.
3.5. Expression des résultats
Les mesures et la restitution des résultats sont individuelles et nominatives.
Les résultats sont exprimés conformément aux dispositions prises en application de
l’article R. 231-80 du code du travail, en mSv, dans la grandeur opérationnelle appropriée
Hp (10) ou Hp (0.07). La plus petite dose non nulle enregistrée ne peut être supérieure à
0,01 mSv et le pas d’enregistrement ne peut être supérieur à 0,001 mSv.
La restitution du résultat de mesure précise l’identification du travailleur, la nature de la
surveillance (corps entier, tissu ou organe), la période d’intégration de la dose, l’équivalent
de dose individuel.
81
FICHE de POSTE de TRAVAIL
Pour mener à bien ses missions exclusivement préventives, le médecin du travail conduit
des actions de nature différente mais complémentaire afin d'éviter toute altération de la
santé des salariés.
Visite des lieux de travail (art R. 4624-1 CT)
La surveillance médicale du personnel ne peut s'exercer d'une manière efficace sans une
connaissance parfaite l’établissement : tout établissement doit être visité par le médecin
du travail, qui a libre accès aux lieux de travail. Il effectue ces visites soit à son initiative,
soit à la demande de la Direction, du CHSCT ou des personnels.
Etude des postes de travail (art R. 4624-7 CT)
L'étude de poste est le moyen pour le médecin du travail de connaître les conditions de
travail et les risques professionnels auxquels est exposé le salarié. De cette
connaissance, le médecin du travail peut, en fonction de l'état de santé de ce salarié, juger
de son aptitude à occuper le poste étudié. Il peut également formuler des remarques à
l'employeur sur la nécessité de réaliser des corrections ou des aménagements sur ce
poste de façon à améliorer la sécurité et les conditions de travail. L'étude de poste de
travail fait suite à des difficultés rencontrées par le salarié ou à des projets de modification
du poste.
Cette étude va concerner suivant les besoins :
- la métrologie du poste (bruit, éclairage, atmosphère de travail, chaleur) ;
- l'ergonomie du poste (adaptation du travail à l’homme), les activités réellement
réalisées en tenant compte de la contrainte temps (et non pas les seules tâches
prescrites figurant sur le profil de poste), les postures et les gestes de travail
imposés par le poste (gestes répétitifs), etc… ;
- la charge physique (nature des gestes professionnels, amplitude, fréquence, gestes
répétitifs, manutentions manuelles, poids des charges transportées, distance
parcourue, etc…) ;
- la charge mentale sensorielle (niveau de vigilance par rapport aux signaux sonores
ou visuels) et la charge mentale cognitive (hiérarchisation des interventions, niveau
de responsabilité, etc …)
- la charge psychologique (prise en comptes des risques psycho-sociaux, relationnel
hiérarchique ou horizontal, composante affective du travail, valorisation du salarié;
- l'exposition aux nuisances de produits ACD ou CMR, l’exposition aux R.I., etc…
L'observation du poste de travail doit également présenter des avis d'aménagements afin
d'améliorer les conditions de travail et la sécurité.
Dans l'exercice de ses fonctions le médecin du travail peut, aux frais de l'employeur,
effectuer ou faire effectuer des prélèvements et des mesures aux fins d'analyses. Il peut
aussi faire procéder à des analyses ou mesures qu'il estime nécessaires par un organisme
agréé choisi sur une liste établie par le ministre chargé du travail. En cas de désaccord
entre l'employeur et le médecin du travail, l'inspecteur du travail décide après avis du
médecin-inspecteur régional du travail et de la main-d'oeuvre.
L’étude de poste est réalisée selon les cas soit par le médecin du travail,
l'ergonome, l’IPRP, la PCR. Elle donne lieu à l’établissement d’une fiche de poste de
travail. Les fiches de postes sont des fiches individuelles à conserver dans le
dossier du salarié pour une « traçabilité » des expositions tout au long de sa
carrière. Nous reproduisons ci-après un modèle de fiche de poste.
82
Exemple de présentation de la
FICHE DE POSTE :
DATE :
NOM : Prénom :
ETABLISSEMENT:
DATE D’EMBAUCHE : DATE DE SORTIE : DUREE D’EXPOSITION :
ACTIVITES
Evaluation Evaluation
CONDITIONS DE TRAVAIL
83
PROTECTIONS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES :
84
LISTE ACTUALISEE des TRAVAILLEURS EXPOSES
Code du Travail :
• Partie réglementaire nouvelle
o QUATRIÈME PARTIE : SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL
LIVRE IV : PRÉVENTION DE CERTAINS RISQUES D'EXPOSITION
TITRE Ier : RISQUES CHIMIQUES
• Chapitre II : Mesures de prévention des risques
chimiques
Section 1 : Dispositions applicables aux agents
chimiques dangereux
Sous-section 8 : Suivi des travailleurs et
surveillance médicale
Paragraphe 1 :
Article R4412-40 :
L'employeur tient une liste actualisée des travailleurs exposés aux agents chimiques
dangereux très toxiques, toxiques, nocifs, corrosifs, irritants, sensibilisants, cancérogènes,
mutagènes et toxiques de catégorie 3 pour la reproduction ainsi qu'aux agents
cancérogènes mutagènes et toxiques pour la reproduction définis à l'article R. 4412-60.
Cette liste précise la nature de l'exposition, sa durée ainsi que son degré, tel qu'il est
connu par les résultats des contrôles réalisés.
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DOSSIER MEDICAL et FICHE MEDICALE d’APTITUDE
Code du Travail
Partie réglementaire nouvelle
o QUATRIÈME PARTIE : SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL
LIVRE VI : INSTITUTIONS ET ORGANISMES DE PRÉVENTION
TITRE II : SERVICES DE SANTÉ AU TRAVAIL
Chapitre IV : Actions du médecin du travail
Section 3 : Documents et rapports.
Article D4624-46 :
Article D4624-47 :
Article D4624-48 :
Article D4624-49 :
Le modèle de la fiche d'aptitude et des fiches médicales est fixé par arrêté du ministre
chargé du travail.
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BIBLIOGRAPHIE
- Le dossier médical en santé au travail, DMT de l’INRS n° 118, 2ème trimestre 2009
- C. Gayet, Le dossier médical du travail, DMT de l’INRS n° 107, 3ème trimestre 2006
- F.X. Ley : Le dossier médical en médecine du travail. Rapport adopté par le Conseil
national de l’Ordre des médecins lors de la session de janvier 2003 (mise à jour juin
2004),.
- Information du patient dans la loi du 4 mars 2002 ; accès aux informations de santé,
Conseil de l’Odre des médecins, 18 août 2003 (mise à jour 14 octobre 2005)
- Circulaire DRT n°12 du 24 mai 2006 relative aux règles générales de prévention du
risque chimique et aux règles particulières à prendre contre les risques d’exposition
aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction
87