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Integration

Ce document présente un cours sur l'intégration des fonctions continues par morceaux sur un segment, en se concentrant sur les définitions, propriétés et méthodes de calcul des intégrales. Il aborde des concepts tels que les primitives, l'intégration par parties, le changement de variable, ainsi que des techniques numériques comme les sommes de Riemann. Enfin, il traite des inégalités et des formules de Taylor liées à l'intégration.

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Ce document présente un cours sur l'intégration des fonctions continues par morceaux sur un segment, en se concentrant sur les définitions, propriétés et méthodes de calcul des intégrales. Il aborde des concepts tels que les primitives, l'intégration par parties, le changement de variable, ainsi que des techniques numériques comme les sommes de Riemann. Enfin, il traite des inégalités et des formules de Taylor liées à l'intégration.

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©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2020-2021 1

Résumé de cours sur l’intégration

Le programme de première année se limite à l’intégration des fonctions continues par mor-
ceaux sur un segment, donc pas d’intégrales impropres.

I- Intégrale d’une fonction continue par morceaux sur


un segment

I.1 - Notion de fonction continue par morceaux


Définition 1 Une fonction f : [a, b] → R est dite continue par morceaux s’il existe une
subdivision σ = (x0 , . . . , xn ) de [a, b] telle que pour tout k ∈ J0, n − 1K, f est continue sur
]xk , xk−1 [ et admet une limite finie à droite en xk−1 et une limite finie à gauche en xk .
1
CEX : la fonction g définie par g(x) = x
si x ∈]0, 1] et g(0) = 1 n’est pas Cpm.
Une fonction continue par morceaux sur un segment est bornée. Une combinaison linéaire
de fonctions Cpm est encore Cpm.

I.2 - Définition et propriétés d’une intégrale


On admet (on utilise pour cela la notion de continuité uniforme que l’on voit en fin de
chapitre)
R
que l’on peut définir sur un segment [a, b] l’intégrale d’une fonction f Cpm. On la
note [a,b] f . Ainsi pour justifier l’existence de l’intégrale d’une fonction f sur un segment, il
suffit de montrer que f est CpmR sur [a, b]. Dans la pratique, on montre que la fonction est
prolongeable par continuité. Ex : 01 sinx x dx existe car sinx x ∼ 1.
0

1. Propriétés de l’intégrale
R R R
(a) Linéarité : [a,b] (λf + g) = λ [a,b] f+ [a,b] g
R
(b) positivité : si f > 0 sur [a, b], alors [a,b] f >0
R R
(c) croissance : si f > g sur [a, b], alors [a,b] f> [a,b] g
Z Z
(d) l’inégalité triangulaire : | f| 6 |f |
[a,b] [a,b]

(e) Relation de Chasles.


R1
Exemple : déterminer la limite de In = 0 sin(xn )ex dx.
2. Extension de la définition
Rb
(a) Notation a f (t) dt avec a et b dans un ordre quelconque.
(b) Intégrale d’une fonction f : [a, b] → C continue par morceaux. On pose
Z b Z b Z b
f= Re(f ) + i Im(f ).
a a a

R π R1 dx
Exemples : 2
0 eit dt et 0 x−(1+i)
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II - Comment calculer l’intégrale d’une fonction conti-


nue ?
I désigne un intervalle et K désigne R ou C.

II.1 - Avec des primitives selon le théorème fondamental de l’ana-


lyse
Définition-Proposition 2 (Primitive et unicité à une constante additive près) Soit f :
I → K.

• On dit que F : I → K est une primitive de f si F est dérivable sur I et F ′ = f .

• Si f admet une primitive F , alors toutes les primitives de f sont de la forme F + λ,


λ ∈ K.

Exemples :

1
• x 7→ arctan x est une primitive de x 7→ 1+x2
et arcsin une primitive sur ] − 1, 1[ de
x 7→ √x12 −1 .
u′
• Si u est une fonction dérivable ne s’annulant pas, une primitive de u
est ln |u|.

Théorème 3 (Théorème fondamental Rx


de l’analyse) Si f est une fonction continue sur
I et a ∈ I, la fonction Fa : x 7→ a f (t) dt est l’unique primitive de f s’annulant en a, en
particulier c’est une fonction de classe C 1 sur I et Fa′ (x) = f (x).

On en déduit que pour calculer une intégrale, il suffit de chercher des primitives !
Rb
Corollaire 4 Pour toute primitive F de f , si b ∈ I, on a a f (t) dt = F (b) − F (a).
R1 1
Exemple : 0 1+x2 dx = arctan 1 − arctan 0 = π4 .
R v(x)
Application à l’étude de fonctions du type φ : x 7→ u(x) f (t) dt
On utilise pour cela le corollaire suivant du théorème fondamental de l’analyse :

Corollaire 5 (*) Si f est continue sur I, et si u et v sont des fonctions dérivables sur un
Z v(x)
intervalle J à valeurs dans I, alors la fonction φ : x 7→ f (t) dt est dérivable sur J et
u(x)

∀x ∈ J, φ′ (x) = f (v(x))v ′ (x) − f (u(x))u′ (x).


R 3x e−t
Exemple : étude sur ]0, +∞[ de φ : x 7→ x t
dt.
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II.2 - Deux outils fondamentaux : l’intégration par parties et le


changement de variable
Proposition 6 (Intégration par parties) Soit u : I → K et v : I → K de classe C 1 . Alors
pour tout a et b dans I
Z b Z b

u (t)v(t) dt = [u(u)v(t)]ba − u(t)v ′ (t) dt.
a a

Applications :

• calcul de primitives comme ln, arctan ou x 7→ x2 ex (double IPP).

• obtention de relation de récurrence pour des suites définies par des intégrales comme celles
de Wallis par exemple.

• RCas où le caractère
R
C 1 n’est pas établi sur une borne de [a, b[ : exemple montrer que
2π 1−cos x
0 x2
dx = 02π sinx x dx.

• Exemple du lemme de Lebesgue

Proposition 7 (Changement de variable) Soit f : J → K continue et φ : I → J de classe


C 1 . Alors pour tout a et b dans I
Z b Z φ(b)
f (φ(t))φ′ (t) dt = f (x) dx.
a φ(a)

Corollaire 8 (Intégrale d’une fonction paire/impaire/périodique)

• Soit f : [−a, a] → K continue. On a


Z a Z a Z a
f =2 f si f est paire et f = 0 si f est impaire.
−a 0 −a

• Si f : R → K est continue et T -périodique, alors


Z b Z b+T Z a+T Z T
f= f et f= f.
a a+T a 0

R nπ |sin t|
Exemple : limite de In = π t
dt.

II.3 - Calculs numériques d’intégrales : méthode des rectangles, sommes


de Riemann
On subdivise [a, b], et sur chaque intervalle de la subdivision, on approxime f par une fonc-
tion constante. L’intégrale cherchée est ainsi approximée par une somme Rd’aires de rectangles,
que l’on appelle sommes de Riemann, par exemple pour pour estimer 01 e−t dt.
2

Proposition 9 Soit f : [a, b] → R continue par morceaux.


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1. On a
b − a n−1
X b−a n
b−a X b−a Z b
lim f (a + k ) = lim f (a + k )= f.
n→+∞ n k=0 n n→+∞ n k=1 n a
| {z }
Rn

Rb M1 (b−a)2
2. Si de plus f est de classe C 1 , alors l’erreur | a f − Rn | est majorée par 2n

M1 = sup[a,b] |f ′ |.

Si l’on approxime f sur chaque intervalle de la subdivision par une fonction affine (resp.
une fonction polynomiale de degré 2), on obtient la méthode des trapèzes (resp. méthode de
Simpson), méthodes plus précises, l’erreur est en O( n12 ) (resp. O( n14 )).
Cette proposition peut aussi s’utiliser dans l’autre sens et permet de calculer des limites de
suites qui sont des sommes de Riemann. On a alors souvent [a, b] = [0, 1]. Exemple : la suite
1 1 1
un = n+1 + n+2 + · · · + 2n converge vers ln 2.

III - Techniques et/ou outils supplémentaires

III.1 - Intégration des fractions rationnelles


On utilise leur décomposition en éléments simples.
R dx
Exemple : calcul de x3 −1
.

III.2 - Fonctions positives dont l’intégrale est nulle


R
Proposition 10 Soit f : [a, b] → R positive et continue. Si [a,b] f = 0, alors f = 0.

Attention ce résultat est faux si f n’estRpas continue (prendre f définie sur [0, 1] par f (x) = 0
pour x ∈]0, 1] et f (0) = 1, on a f > 0 et [0,1] f = 0 mais f 6= 0).
R1
Exemple : si P ∈ R[X] vérifie 0 tP 2 (t) = 0, alors P = 0.
OnR utilise aussi cette proposition ainsi : si f : [a, b] → R est continue, positive et non nulle,
alors [a,b] f > 0.
R
Exemple : [0,π/2] sinn x dx > 0.

III.3 - La comparaison série intégrale


Si f est une fonction continue positive et monotone, il faut savoir dans le cadre d’exercice
comparer la nature des suites
n
X Z n
sn = f (k) Vs In = f (t) dt.
k=1 1

On montre ainsi n Z
X 1 n dt
Hn = ∼ = ln n.
k=1 n 1 t
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III.4 - Inégalité de Cauchy-Schwarz


Cette inégalité est d’origine géométrique : si −

u et −

v sont des vecteurs, alors

|−

u ·−

v | 6 k−

u kk−

v k.
Rb
Ici le produit scalaire des fonctions f et g est l’intégrale < f, g >= a f (t)g(t) dt et la norme
√ qR
b 2
de f est kf k = < f, f > = a f (t) dt.

Proposition 11 Soit f et g deux fonctions continues sur [a, b]. Alors


s s
Z b Z b Z b
fg 6 f2 g2.
a a a

De plus, il y a égalité ssi f et g sont proportionnelles.

III.5 - Formule de Taylor avec reste intégral


Théorème 12 (Formule de Taylor avec reste intégral) : si f est de classe C n+1 sur un
intervalle I et a ∈ I, alors :
n
X f (k) (a)(x − a)k Z x (x − t)n f (n+1) (t)
∀x ∈ I, f (x) = + dt.
k=0 k! a n!

Remarque : cette formule est globale, elle permet d’approcher la fonction f par une fonction
polynomiale de degré n. Le reste représente l’erreur commise dans cette approximation.
Il est impératif de retenir que le cas n = 0 redonne le théorème fondamental de l’analyse.
Si l’on sait borner les dérivées n-ièmes, alors on a un contrôle du reste, c’est l’objet de la
proposition suivante :

Théorème 13 (Inégalité de Taylor-Lagrange) : soit f de classe C n+1 sur un intervalle I,


a et x deux points de I. Si f (n+1) est bornée par Mn+1 entre a et x, alors :
n
X f (k) (a)(x − a)k Mn+1 |x − a|n+1
f (x) − 6 .
k=0 k! (n + 1)!

Autre formulation : il existe un réel Kax borné par Mn+1 tel que :
n
X f (k) (a)(x − a)k (x − a)n+1 x
f (x) = + K .
k=0 k! (n + 1)! a

Quelques applications :

• des développements en série entière :


+∞
X xk
∀x ∈ R, ex = .
k=0 k!

x3 x4
• obtenir des inégalités globales : par exemple, on a ∀x ∈ R+ , | sin x − x + 6
| 6 24
.

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