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Base de L Asepsie Operatoire

L'asepsie en chirurgie infantile est essentielle pour prévenir les infections dues à l'immaturité du système immunitaire des enfants. Elle repose sur des principes fondamentaux tels que le maintien d'un champ stérile, une hygiène rigoureuse des mains, et une organisation stricte du bloc opératoire. Des protocoles de stérilisation des instruments et des vérifications régulières sont nécessaires pour garantir la sécurité des interventions chirurgicales.

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L'asepsie en chirurgie infantile est essentielle pour prévenir les infections dues à l'immaturité du système immunitaire des enfants. Elle repose sur des principes fondamentaux tels que le maintien d'un champ stérile, une hygiène rigoureuse des mains, et une organisation stricte du bloc opératoire. Des protocoles de stérilisation des instruments et des vérifications régulières sont nécessaires pour garantir la sécurité des interventions chirurgicales.

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Les Bases de l’Asepsie au Bloc Opératoire –

Chirurgie
Infantile
Introduction à l’asepsie
L’asepsie est l’ensemble des mesures préventives mises en oeuvre pour empêcher tout apport de
micro-organismes dans un champ opératoire. Elle repose sur une rupture totale avec le monde
extérieur contaminé.
En chirurgie infantile, l’asepsie est cruciale en raison de l’immaturité du système immunitaire
de l’enfant, rendant les infections plus fréquentes et potentiellement plus graves.
Par exemple, une simple brèche aseptique lors d’une appendicectomie peut entraîner une péritonite
sévère chez un nourrisson.
L’objectif est donc de minimiser les risques en contrôlant à la fois l’environnement, les pratiques
humaines et le matériel utilisé.
L'asepsie se distingue de l'antisepsie qui agit sur la flore microbienne existante
Principes fondamentaux :

Les principes fondamentaux de l’asepsie incluent :

1)la création et le maintien d’un champ stérile autour de la zone opératoire.


2)Le port correct de gants stériles, de blouses à usage unique, de masques chirurgicaux à
trois plis, et de charlottes est obligatoire.
3)L’hygiène des mains est primordiale : elle comprend le lavage simple puis le lavage chirurgical
avec un antiseptique comme la povidone iodée ou la chlorhexidine
alcoolique.
4)Toute manipulation doit respecter les zones stériles pour éviter la contamination croisée.
Par exemple, un chirurgien ne doit jamais reposer un instrument sur une table non stérile. Les gestes
doivent être fluides, et toute rupture d’asepsie implique une réintervention immédiate : changement de
gants, de champ, voire report de l’intervention selon la gravité.

Organisation du bloc :

Le bloc opératoire est divisé en trois zones : la zone noire (sale), la zone grise (propre), et la zone
blanche (stérile).
Chaque zone a des exigences spécifiques en matière d’habillement et d’hygiène.
Par exemple, le passage d’un brancardier d’une zone grise à blanche sans désinfection préalable
constitue un risque majeur.
La ventilation à flux laminaire et à pression positive réduit les particules en suspension.
Le nombre de personnes dans la salle est limité, car chaque personne produit environ 10^6
particules/minute.
Des protocoles précis régissent la désinfection des surfaces entre chaque intervention, l’utilisation de
détecteurs microbiens, et la surveillance de la température et de l’humidité de la salle (22 °C max, 40-
60% HR).
Préparation préopératoire :

Avant toute intervention :


le chirurgien et l’équipe doivent effectuer un lavage chirurgical des mains de 3 à 5 minutes. La
technique inclut un brossage des ongles, paumes, et avant-bras jusqu’aux coudes, suivi d’un séchage
avec serviettes stériles.
Le patient, quant à lui, est préparé avec une antisepsie cutanée en deux temps :
nettoyage à l’antiseptique,
puis application large du produit désinfectant.
Chez l’enfant, la peau est plus fragile, et le choix du produit (ex. : chlorhexidine aqueuse chez le
nourrisson) doit être prudent.
#Le rasage du site opératoire est déconseillé, sauf en cas de nécessité, car il favorise les
microabrasionspropices à la colonisation bactérienne.
L’équipe opératoire doit également respecter un silence relatif pour limiter l’émission de gouttelettes.
Spécificités pédiatriques :

La chirurgie pédiatrique impose une vigilance particulière. Les nouveau-nés et nourrissons présentent
1) une flore cutanée spécifique et un système immunitaire immature, les exposant à des infections
sévères.
2) les surfaces corporelles exposées sont proportionnellement plus importantes, ce qui accroît le
risque de perte thermique. L’hypothermie, fréquente, réduit la réponse immunitaire et majore le risque
infectieux.
3) Les matériels utilisés (sondes, trocarts, cathéters) doivent être adaptés en taille et parfaitement
stériles.
4) La gestion des voies aériennes doit limiter les aérosols contaminés.
Des techniques comme les couvertures chauffantes stériles, l’utilisation minimale de personnel en
salle, et une rotation rapide du matériel sont fortement recommandées pour limiter les infections
nosocomiales.
Stérilisation et instruments :

1)Tous les instruments réutilisables doivent subir une stérilisation rigoureuse validée par des
indicateurs chimiques et biologiques. Les principales méthodes sont la stérilisation à la vapeur
(autoclave), au plasma ou à l’oxyde d’éthylène.
2) Chaque instrument doit être nettoyé, désinfecté, emballé et étiqueté avec un code
de traçabilité.
3) Les dispositifs à usage unique (DUU) doivent être éliminés après usage, toute tentative de
réutilisation étant formellement interdite.
#La non-conformité d’un cycle de stérilisation impose la mise en quarantaine de tout le lot
concerné. Des audits réguliers permettent de vérifier la conformité du processus de stérilisation et la
qualité des conditionnements utilisés.
Erreurs fréquentes :
Parmi les erreurs fréquentes figurent le non-respect du champ stérile, la manipulation croisée de
dispositifs propres et contaminés, et la présence excessive d’intervenants en salle
Par exemple, 1) le repositionnement d’un champ sans gants stériles rompt la barrière aseptique.
2) l’ouverture prématurée des instruments, ou leur exposition prolongée avant usage.
3) Des oublis comme l’absence de vérification du filtre de ventilation ou l’omission de désinfection des
roulettes de brancards sont également des vecteurs de contamination.
# Toute erreur d’asepsie identifiée doit être immédiatement signalée et corrigée. Une formation
continue permet de réduire significativement ces événements
indésirables.
Évaluation et indicateurs :

L’efficacité des pratiques d’asepsie se mesure via des indicateurs comme le taux d’infections du site
opératoire (ISO), la surveillance microbiologique environnementale, et les résultats d’audits internes.
# Un taux d’ISO inférieur à 1 % est généralement attendu dans une structure pédiatrique performante.
La mise en place de checklists préopératoires (type WHO Safe Surgery Checklist) permet de
standardiser les bonnes pratiques. Des prélèvements d’air et de surfaces sont réalisés
périodiquement pour détecter les contaminations. Des audits de conformité du lavage chirurgical ou
du port de gants permettent aussi d’évaluer les compétences de l’équipe.

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