Dr Abdallahi El wely cheikh
Cours d’infirmiers d’état
OBJECTIFS
❑ Définir la déshydratation
❑ Décrire les signes cliniques de DSH
❑ Savoir classer les déshydratations
❑ Citer les différentes causes de DSH
❑ Enoncer le principe du PEC de la DSH
I. Généralités
Définition
Intérêts
I. Diagnostic
Diagnostic positif
Diagnostic de rétentissement
Diagnostic étiologique
II.Traitement
Conclusion
I. GENERALITES
1) DEFINITION
Ensemble de troubles cliniques et biologiques liés soit à une
déperdition excessive d’eau et d’électrolytes, soit à un défaut
d’apport, soit à la création d’un troisième secteur survenant de
façon aigue, non compensée
. GENERALITES
2) INTERETI
Epidémiologique :
Problème majeur de santé publique
Diagnostique :
Urgence médicale pédiatrique majeure
Diagnostic clinique
Thérapeutique :
Révolution du traitement SRO à osmolarité réduite+++
II. A. DIAGNOSTIC POSITIF
1- Clinique:
La déshydratation est facilement reconnue devant la présence de signes
cliniques évidents
➢ Perte de poids:
- Poids antérieur
- Sinon estimer les pertes:
Pertes = poids antérieur – poids actuel
Poids antérieur = 100 x poids actuel
100 -% de déshydratation
II. DIAGNOSTIC POSITIF
1- Clinique:
➢ Signes de déshydratation extra cellulaire:
• Pli cutané abdominal plus ou moins persistant(recherché au niveau de la
paroi latérale de l’abdomen)
• Enfoncement des globes oculaires(yeux creux), absence de larmes
• Dépression de la fontanelle antérieure
• Collapsus cardiovasculaire
II. DIAGNOSTIC POSITIF
1- Clinique:
➢ Signes de déshydratation intracellulaire:
• Soif vive Sécheresse des muqueuses (lèvres, intérieur des joues…)
• Fièvre en dehors de toute infection
• Troubles neurologiques : convulsion, coma , torpeur
II. Diagnostic positif
Classification selon le type de déshydration
Signes déshydratation Signes déshydratation
extracellulaire intracellulaire
Pli cutané
Soif
Yeux creux
Sécheresse des muqueuses (langue)
Dépression de la fontanelle antérieure
Hypotonie des globes oculaires
Oligurie
Hyperthermie
Troubles hémodynamiques
Troubles de la conscience et du tonus
périphériques
II. DIAGNOSTIC POSITIF
2 - Interrogatoire:
Notion de diarrhée : aspect, fréquence, mode évolutif
Régime alimentaire
Notion de perte pondérale
Heure d’émission des dernières urines/ diurèse abondante?
II. DIAGNOSTIC POSITIF
3 - Examen physique
- Etat général: pâleur, cyanose des extrémités TRC >3s, froideur
extrémités teint pale
- Constantes TA, pouls, diurèse
- Signes respiratoires: polypnée, détresse respiratoire, râles pulmonaires
- Signes hémodynamiques
- Signes neurologiques: coma, convulsions.
II. DIAGNOSTIC POSITIF
4 - Examens biologiques:
ne sont utiles qu’au diagnostic de retentissement
• Ionogramme sanguin et urinaire
• Gaz du sang → acidose métabolique
• Azotémie, Créatininémie → IRA fonctionnelle ou organique
• Glycémie, Calcémie,
• NFS et Gsrh
II. B- Diagnostic différentiel
➢ Pli cutané: pli de dénutrition (pli fin par effondrement du tissu adipeux sous-
cutané)
➢ Signes de choc: états de choc d’autres origines (cardiogénique, septique, et
anaphylactique)
Yeux
enfoncés
Pli cutané
IV. DIAGNOSTIC DE
RETENTISSEMENT
Classification selon la perte pondérale
➢Déshydratation légère :
• perte de poids ≤ 5%
• pas de signes cliniques ou très discrets
• Pression artérielle et fréquence cardiaque normales
IV. DIAGNOSTIC DE RETENTISSEMENT
Classification selon la perte pondérale
➢ Déshydratation modérée :
• perte pondérale : 5-10 %
• soif ,sécheresse des muqueuses
• pli cutané fugace
• hypotonie GO, cernes oculaires
• dépression FA
• Oligurie
• PA normale, FC accélérée
IV. DIAGNOSTIC DE RETENTISSEMENT
Classification selon la perte pondérale
➢ Déshydratation sévère :
• perte de poids ˃ 10%
• pli cutané persistant
• fièvre
• léthargie ,trouble de conscience
• TRC allongé
• FC accélérée
• PA basse ou effondrée
IV. DIAGNOSTIC DE RETENTISSEMENT
CAT en urgence( formes sévères)
Hospitalisation
Oxygénation
Une ou deux VV de bon calibre ou une VIO (si échec VV) si
signes de choc, d’une SNG
Monitorage cardio-vasculaire
IV. DIAGNOSTIC DE RETENTISSEMENT
CAT en urgence( formes sévères)
Diurèse: poche à urine, péniflot ou sonde urinaire si besoin
Glycémie en urgence: corriger hypoglycémie 5ml/Kg de G10%
Bolus de SSI si état de choc: 20 cc/kg a renouveler au besoin
Débuter la réhydratation intraveineuse
IV. DIAGNOSTIC DE RETENTISSEMENT
complications
S’observent en cas de retard de PEC ou réhydratation trop rapide
NEUROLOGIQUE RENALES HEMODYNAMIQ Métaboliques :
S UES
Troubles de la -Insuffisancerénale Choc hypovolémie Acidose
conscience fonctionnelle par métabolique:
hypo perfusion rénale Dyspnée de type
Convulsions et - Insuffisance rénale kussmaul
coma organique par
nécrose corticale
Thrombose des
veines rénales
VII- Rechercher l’étiologie
1- Démarche étiologique
1.1. Interrogatoire
Notion et caractères de la diarrhée
Les caractères des vomissements
les symptômes associés : Fièvre, anorexie, refus
alimentaire, douleurs abdominales, Toux
les habitudes alimentaires : notion d’allaitement maternel
et/ou artificiel, la diversification alimentaire, le sevrage,
l’introduction de nouveaux aliments
VII- Recherche étiologique
Volume des urines( diurèse persistante ou non)
Notion d’expositions à la chaleur
VII- Recherche étiologique
1.2. Examens paracliniques
- Iono sanguins et urinaires
- glycémie
- Coproculture
- Bilan infectieux
VII- Recherche étiologique
2- Etiologies:
a- Pertes rénales:
- Tubulopathies congénitales
- Diabète sucré (polyurie osmotique)
- Insuffisance surrénalienne aiguë (Hyperplasie congénitale des
surrénales)
- Diurétiques
VII- Recherche étiologique
b- Pertes extra rénales:
➢ Digestives:
Diarrhées aiguës(gastro entérites+++),
Vomissements(gastroentérite, neurologique(HTIC))
3ème secteur
Péritonites
Occlusions digestives
Pancréatites aigues
VII- Recherche étiologique
b- Causes extra rénales:
➢ Pertes cutanées:
- Coup de chaleur
- Hypersudation
- Brûlures étendues (syndrome de Lyell)
-Toxidermies
- Fièvre
VIII. TRAITEMENT
A. CURATIF :
1. BUTS :
Corriger les pertes hydro-électrolytiques.
Eviter les complications ou les traiter le cas échéant.
Traiter la cause.
VIII. TRAITEMENT
2. MOYENS :
-consommables: Seringues, cathéters, g SNG.
-Solutés IV : Sérum salé 9‰, SG 5%, Ringer Lactate.
-électrolytes :
Chlorure de sodium 10% et 20%.
Chlorure de potassium 10% et 7,5%.
Gluconate de calcium 10%.
Bicarbonates de sodium 42‰.
VIII- Traitement
Solutés de réhydratation orale+ Zinc :
→Solution standard OMS – UNICEF :
1 litre d’eau + 20g glucose + 3‚5g Nacl + 2‚5g Kcl.
Osmolarité : 311 à 331 mosm/l.
→Soluté à Osmolarité réduite (actuellement recommandée)
1 litre d’eau + 13‚5g glucose + 2‚9g Nacl + 1‚5g Kcl.
Osmolarité : 245 mmol/l.
→RéSoMal
Solution de réhydratation pour malnutris
Osmolarité de la solution : 294 mEq / litre
VIII. TRAITEMENT
3. INDICATIONS :
Déshydratation légère : SRO (plan A de l’OMS)
➢ Les quatre règles de traitement à domicile
Donner davantage de liquides (autant que l'enfant veut bien prendre)
Continuer l'alimentation
Donner du zinc pendant 10 jours(si diarrhée)
Dire quand revenir
Et donner après chaque selle liquide :
.avant 2ans : 50 à 100 ml.
.après 2 ans : 100 à 200 ml.
III. TRAITEMENT
3. INDICATIONS :
Déshydratation modérée : SRO (plan B de l’OMS)
75 à 100 ml/kg dans les 4 premières heures.
Puis 150 à 200 ml/kg sur les 20 heures restantes.
NB : En cas d’échec de la réhydratation par voie orale ou de
vomissements, utiliser une SNG ou passer à la voie IV
III. TRAITEMENT
3. INDICATIONS :
-Déshydratation sévère : Réhydratation IV
plan C de l’OMS
Avant 01 an : 100 ml/kg en 06 heures (30 ml/kg à la première heure et
70 ml/kg pendant les 05 heures restantes).
Après 01 an : 100 ml/kg en 03 heures (30 ml/kg pendant les 30
premières minutes et 70 ml/kg pendant les 02 heures 30 minutes
restantes).
III. TRAITEMENT
3. INDICATIONS :
Alternative au plan C de l’OMS : Perfuser pertes et BB en 24
h
½ pertes en 4 à 6 heures.
+½ pertes + BB en 18 à 20 heures.
NB : solution base utilisée, SG 5% 500 ml+ 2g de NaCl +
0,75g de KCl
III. TRAITEMENT
III. TRAITEMENT
B. PREVENTIF :
-Hygiène alimentaire, corporelle, hydrique.
- Lutte contre le péril fécal,
-Vaccination contre le rotavirus
CONCLUSION
La déshydratation est une urgence diagnostique et thérapeutique
majeure.
Les étiologies sont diverses et variées.
Le meilleur traitement reste la prévention.