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Reflexion Film

Le document aborde les effets néfastes des indiscrétions au sein des relations familiales, soulignant comment des remarques innocentes peuvent nuire à l'harmonie familiale. À travers des exemples, il illustre comment les dynamiques de pouvoir et les rôles stéréotypés peuvent engendrer des injustices et de l'amertume. En conclusion, il appelle à une structuration constitutionnelle des relations familiales, où chaque membre doit reconnaître ses obligations et ses droits.

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Le document aborde les effets néfastes des indiscrétions au sein des relations familiales, soulignant comment des remarques innocentes peuvent nuire à l'harmonie familiale. À travers des exemples, il illustre comment les dynamiques de pouvoir et les rôles stéréotypés peuvent engendrer des injustices et de l'amertume. En conclusion, il appelle à une structuration constitutionnelle des relations familiales, où chaque membre doit reconnaître ses obligations et ses droits.

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Réflexions du 4 août 2024

Mohammed Amine KAFIL


Sujet : Les indiscrétions des proches membres de la famille et leurs effets sur l'harmonie
familiale

Introduction

La famille constitue le fondement même de la société. En effet, les relations familiales sont
les premières connexions qui nous initient au monde. Et à l'image de ce monde, ces relations
familiales se déclinent en une multitude de types et de catégories. De même que le monde peut se
révéler cruel, sordide et injuste, il arrive que ces dynamiques se manifestent au sein de la cellule
familiale. Cependant, cette réalité peut sembler paradoxale. Comment se fait-il que les membres de
notre propre famille puissent se révéler néfastes pour notre épanouissement ? Comme le dit l'adage
populaire, "l'enfer est pavé de bonnes intentions". Il est donc préférable, pour préserver notre
intégrité, d'attribuer des intentions bienveillantes à nos proches indiscrets, car il serait moralement
répréhensible de condamner un être cher en le considérant comme machiavélique et futile, alors
que, bien souvent, leurs actes ne sont que le fruit de l'ignorance, de l'entêtement, ou simplement de
la paresse : une paresse intellectuelle qui les empêche de réfléchir et de méditer sur leur véritable
position. À travers ces réflexions, je tenterai d'explorer, avec mes modestes capacités intellectuelles,
les cadres dans lesquels ces indiscrétions innocentes peuvent s'avérer préjudiciables.

Premier Paragraphe

Dans ce premier paragraphe, nous allons examiner comment les indiscrétions émanant d'un membre
de la famille partageant un lien de parenté peuvent affecter l'enfant. Prenons l'exemple du triangle
familial formé par une femme, mère et sœur de deux hommes entretenant des relations tendues.
L'oncle, heureux de retrouver sa sœur et son neveu, décide, las de la monotonie de ce plaisir, de
pimenter la réunion. Mais, en raison d'un manque de créativité et de finesse, il ne trouve rien d'autre
que de critiquer la progéniture de sa sœur et l'héritier de son beau-frère, et ce, publiquement. À ses
yeux, il ne s'agit que d'une simple remarque que son neveu devrait accepter. Cependant, ce que son
esprit limité ne parvient pas à comprendre, c'est qu'il heurte des relations de pouvoir établies qui lui
échappent. En effet, ce neveu peut se trouver dans une situation où son père est un homme
d'exception. Cet enfant, de manière naturelle, grandira en cherchant à surpasser son père, et nulle
arène n'est plus révélatrice de la valeur d'un homme que la manière dont il est traité au sein de sa
famille. La mère de ce jeune homme, en proie à cette faiblesse féminine qu'est l'amour, ne trouve
pas de moyen plus sage de prouver son affection à son frère qu'en critiquant son fils. Elle justifie
cela par la dépendance de son fils, une situation méprisée chez les hommes. Son frère, quant à lui,
doit être satisfait, car si elle cherche à protéger les droits naturels de son fils, il l'accuserait
d'arrogance, au regard de la position de sa famille. Le calcul de la mère est en effet correct : son
frère peut refuser de lui pardonner, mais son fils reviendra toujours vers elle. Pourtant, en critiquant
son fils, elle exerce une autorité légitime de manière illégitime. L'amertume engendrée par cette
injustice devra nécessairement s'exprimer.

Deuxième Paragraphe

Examinons à présent l'effet des mêmes indiscrétions en présence du père du neveu et de son oncle.
Bien que ces remarques insidieuses soient proférées dans le même esprit, elles se révèlent bien plus
néfastes. Dans cette situation, la réaction immédiate du père est de gronder son fils, quelle que soit
la raison. Il se sent redevable envers son beau-frère de maintenir le statu quo. En tant qu'homme
traditionnel, il ne connaît que la tradition. Un neveu doit respect à son oncle. Cependant, ce même
neveu ne désirait que partager un moment avec son oncle et son père. Or, le voilà victime de l'ennui
infernal qui accable son oncle. L'injure en est d'autant plus douloureuse, puisque le jugement émane
du seul arbitre qui lui est suprême. Je repose la question : où doit s'exprimer l'amertume laissée par
cette expérience ?

Troisième Paragraphe

Quelles peuvent être les causes ou les justifications de ces mécanismes néfastes ? Des justifications,
il n'en existe aucune. Des causes, en revanche, sont multiples. Parfois, ce ne sont que des rôles
stéréotypés que certaines personnes endossent. En effet, les personnes dépourvues de tact n'ont
jamais été rares. Cependant, parfois, les raisons peuvent être plus profondes. Pourquoi un proche
entreprendrait-il ce genre d'actions machiavéliques au sein d'une famille ? Et plus encore, pourquoi
se sentirait-il offensé lorsqu'on tente de l'en empêcher, et jugerait-il légitime d'étouffer toute opinion
contraire à ces actions méprisables, même si elles émanent des êtres qui lui sont les plus chers ? Je
dirais que plusieurs causes peuvent exister, indépendamment ou en coexistence.

Premièrement, il pourrait croire que c'est son droit naturel en tant qu'oncle. Bien que le mauvais
fondement de cette croyance soit manifeste, je pourrais l'accepter si elle était cohérente. Cependant,
elle ne l'est pas. Nous pouvons l'observer dans son comportement envers sa fille. Cette même
hiérarchie lui donnerait le droit d'opprimer, mais lorsqu'il s'agit de sa fille, il faudrait soudainement
adopter des valeurs égalitaires.

Deuxièmement, peut-être que des circonstances passées lui ont laissé croire qu'il pouvait diminuer
le respect du fils de certaines personnes en raison de l'aide qu'il leur a apportée. Peut-être bien.
Cependant, comme dit dans l'introduction, la famille est l'atome familial où nous sommes nés.
L'entraide et la solidarité sont des obligations naturelles. En opposition au droit naturel, droits et
devoirs s'opposent. Outrager quelqu'un pour l'aide offerte à ses parents, une aide qui, dans un
monde parfait, ne serait qu'un devoir. Est-ce une manière civilisée de vivre ?

Troisièmement, il pourrait s'agir d'une simple paresse intellectuelle. Une manière d'être en
opposition à tous, sauf à ceux qui refusent. Et ceux qui refusent doivent soit être polarisés, soit
polariser l'agresseur. Qui sait ?

Conclusion

Les relations familiales doivent être structurées de manière constitutionnelle. En effet, chaque
membre de la famille a des obligations et des devoirs qui lui sont conférés par son titre, sa
naissance, son droit de naissance. L'homme sage, dans son humilité, comprend cela, pense à ses
devoirs, puis, ensuite, considère ses droits. L'idiot, quant à lui, ne pense ni à ses droits ni à ses
devoirs. Il s'assoit, séduit par le son de sa propre voix, puis commence à opprimer. Prisonnier de
l'illusion que lui renvoient sa sœur et son beau-frère, il pense que ses actions sont perçues comme
vertueuses. Ce qu'il ne réalise pas, c'est que tous ses neveux le perçoivent pour ce qu'il est. Et que le
lionceau avec qui il a tant joué a grandi, doté de griffes et de dents. Et bien qu'il soit retenu par la
tradition, il peut à tout moment décider de commencer à griffer.

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