Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
MODULE DE FISCALITE DIRECTE :
IMPOTS SUR LE REVENU DES
PERSONNES PHYSIQUES & IMPOT
SUR LES SOCIETES
Volume horaire : 20Heures
Sources : Code Général des impôts &Extraits, cours Gorgui Cissé inspecteur des impôts
COURS DE M. ABDOU KHADRE SYLAME
aboukhadre@[Link]
Année académique : 2024-2025
« Ce cours a pour objectif d’aider les étudiants de la classe
MASTER II Economie Sociale et Solidaire et aux étudiants de la
Licence 2 option Comptabilité & Gestion a mieux comprendre la
fiscalité directe notamment l’impôt sur le revenu des personnes
physiques et l’impôt sur les sociétés afin de bien maitriser les
obligations déclaratives des VRS-BRS -L’IR et l’IS mais aussi les
aider à mieux préparer les examens de fin de formation »
VRS : Versement de retenue à la source : L’IR-TRIMF-CFCE
BRS : Bordereau de retenue à la source : Loyers - Prestation de service
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Introduction Générale :
La fiscalité peut être définie comme l’ensemble des techniques
basées sur des normes fiscales afin de permettre à un Etat
d’alimenter son budget avec des recettes fiscales. Au Sénégal
la fiscalité est administrée par la Direction Générale des impôts
et domaines (DGID) rattaché au Ministère de l’économie et des
finances.
PARTIE I : Notion d’imposition
I. DEFINITION DES CONCEPTS
A)Définition de l’impôt :
« L’impôt peut être défini comme une prestation
pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité
sans contrepartie et à titre définitif afin de couvrir les
charges publiques »
B)Définition de la taxe :
« La taxe est perçue en contrepartie d’une prestation de
service public ou en contrepartie de la possibilité d’utiliser un
ouvrage public »
C)Définition de la redevance :
Elle constitue la contrepartie de l’utilisation d’un service
public
II. LES FONDEMENTS DE L’IMPOSITION :
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On peut retenir deux fondements de l’impôt : le principe
d’universalité et le principe de territorialité
a) Le principe d’universalité de l’impôt : de ce principe
découle de l’applicabilité de l’impôt à tous les citoyens
sénégalais résidant comme non résidants
b) Principe de territorialité : de ce principe découle de
l’applicabilité de l’impôt aux personnes de nationalité
étrangère résidant au Sénégal
NB : l’application de ces deux principes par la quasi-totalité
des pays peut entrainer la double imposition.
III. LES CRITERES D’UN SYSTEME FISCAL OPTIMAL
Un bon système fiscal doit répondre à certain critère
1) Les critères d’équité fiscale :
Ce critère suppose que le système doit s’appuyer
essentiellement sur la capacité contributive de chaque citoyen
2) Les critères de neutralité fiscale
Un bon système fiscal ne doit pas créer d’excèdent
budgétaire (la loi fiscale n’a pas pour but de permettre à
l’Etat de dégager un bénéfice) ni de distorsion économique
(la fiscalité n’a pas pour but de créer des équilibres en
favorisant certaines opérations au détriment des autres)
3) Les critères d’efficacité fiscale :
Un bon système fiscal doit être rentable : cette rentabilité doit
être appréciée à deux niveaux
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Au niveau microéconomique : l’efficacité est alors
appréciée ou mesurée en considérant la rentabilité de
chaque impôt. En effet chaque impôt doit générer assez de
marge pour alimenter le budget de l’Etat
Au niveau macroéconomique : la rentabilité est appréciée
au plan général ou d’ensemble. Cette rentabilité est alors
mesurée à travers un taux de pression fiscale qui se
mesure comme suit :
TPF=Recettes brutes fiscales x 100
P.I.B
Autant le taux est élevé, autant le système est inefficace. Un
bon système fiscal en termes d’efficacité doit générer un taux
de pression fiscal raisonnable
4) La liberté de gestion :
Les chefs d’entreprise et dirigeants des sociétés sont libre de
gérer comme ils entendent leurs structures. L’administration
fiscale n’a pas le droit en principe de s’immiscer dans la gestion
des entreprises sauf en cas d’acte anormal de gestion ou
d’abus de droit
IV. LES SOURCES DU DROIT FISCAL
On distingue les sources nationales et les sources
conventionnelles (supranationales)
A)Les sources nationales :
Il s’agit de la loi, des règlements, la doctrine administrative et
de la jurisprudence
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1) La loi
Elle est générale, impersonnelle, obligatoire et coercitive. Les
lois fiscales Sénégalaises sont compilées depuis 1990 dans un
document appelé Code Général des impôts. La légalité du droit
fiscal a été consacrée par la constitution du Sénégal
2) Les Règlements :
Ils ont un caractère explicatif et applicatif des lois. Ils peuvent
être sous la forme de décret (Président) ou d’arrêtés (Ministre)
3) La doctrine administrative :
C’est l’ensemble des commentaires, opinions, faits,
interprétations faites par l’administration fiscale. Elle prend la
forme de réponse administrative (elle fait suite à une question
posée par le contribuable) de circulaire (ce sont des
explications spontanées faites par l’administration fiscale sur
des textes fiscaux) voir des notes (il s’agit de notes de service
qui font beaucoup plus usage interne)
4) La jurisprudence :
Il s’agit de l’ensemble des décisions prises par les instances
juridictionnelles compétentes
B)Les sources conventionnelles (supranationales)
Il s’agit des conventions et des décisions communautaires
1) Les sources conventionnelles
Ce sont les accords signés par le Sénégal avec un ou plusieurs
pays et qui sont ensuite ratifiés par les institutions compétentes
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des pays concernés. Il devient ainsi des conventions fiscales
internationales qui soient bilatérales ou multilatéral. Elles
servent ainsi à éviter la double imposition ou la fraude fiscale et
l’invasion fiscale.
2) Les sources communautaires
Le Sénégal étant membre de L’UEMAO, il est dans l’obligation
alors de respecter les normes de cette dernière. Ces dites
normes prennent la forme de directive, règlement, circulaire
V. LA CLASSIFICATION DES IMPOTS
Il existe plusieurs classifications des impôts mais nous allons
retenir que quelques-unes
A) La classification administrative :
Elle distingue les impôts directs et les impôts indirects :
Les impôts directs : ce sont des impôts qui s’appliquent sur
des éléments permanent, réguliers au regard de leur
recouvrement il existe un rôle
Exemple : L’impôt sur le revenu (IR)
L’impôt sur les sociétés (IS)
Les impôts indirects : ils s’appliquent au regard de
l’assiette, sur des éléments intermittents au regard de leur
recouvrement ils ne nécessitent pas de rôle
Exemple : La taxe sur la valeur ajoutée (TVA), La taxe sur les
activités financières (TAF), la taxe spécifique (TS) ou droit
d’accise :
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B) La classification économique :
Elle distingue les impôts sur les revenus, des impôts sur la
consommation ou dépenses et les impôts sur le capital :
Les impôts sur les revenus : ce sont les impôts qui
s’appliquent au moment de l’acquisition du revenu (IR-IS)
Les impôts sur la consommation ou la dépense : ce sont
les impôts qui s’appliquent au moment de l’utilisation des
revenus à des fins de consommation (TVA-TAF)
Les impôts sur le capital : ce sont les impôts qui
s’appliquent au moment de l’utilisation du revenu à des
fins d’investissement ou de capitalisation (Droit
d’enregistrement)
C) Classification distinguant les impôts d’Etat et les impôts
locaux
Les impôts d’Etat : ce sont les impôts qui alimentent le
budget de l’Etat et inscrit dans les lignes du trésor public
(IS-TVA-TAF-IR)
Les impôts locaux : ce sont les impôts qui alimentent le
budget des collectivités locales et inscrit dans les lignes
budgétaires de perception municipales (CEL : contribution
économique locale ou ex patente)
D) Classification distinguant les impôts réels et les impôts
personnels
Les impôts réels : ce sont les impôts qui sont basées
essentiellement sur des critères objectifs. Ils ne tiennent
pas compte de la situation personnelle du contribuable
(TVA-TAF)
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Les impôts personnels : Ils sont essentiellement basés sur
des critères subjectifs et tiennent compte de la situation
de la personne (IR-TRIMF)
VI. LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE L’IMPOT
Il s’agit des éléments qui permettent de maitriser l’imposition
1) La matière imposable : c’est l’élément, l’opération,
l’évènement qui permet d’identifier l’impôt applicable
2) La base imposable : c’est l’élément chiffré sur lequel on
applique le taux ou le tarif de l’impôt, elle est aussi
appelée assiette imposable
3) Le taux ou le tarif : le taux s’exprime en pourcentage,
certains impôts ont un seul taux et d’autres en ont
plusieurs qui peuvent être progressif alors que le tarif est
exprimé en valeur absolu
4) La liquidation : liquider l’impôt c’est calculer l’impôt c’est-
à-dire appliquer le taux ou les tarifs sur la base imposable
5) Le recouvrement de l’impôt
Il procède de deux moments :
Le fait générateur : c’est l’évènement qui donne naissance
à la créance fiscale. Certains impôts ont plusieurs faits
générateurs
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L’exigibilité : c’est le moment à partir duquel l’Etat peut
réclamer son impôt et au- delà duquel il peut appliquer
des sanctions
VII. NOTION DE PERSONNE IMPOSABLE
Pour distinguer la personne imposable on utilise trois vocables :
Le contribuable : il désigne la personne qui a l’obligation
de payer l’impôt. Ce vocable est souvent utilisé en matière
d’impôt direct
Le redevable : il désigne la personne qui a l’obligation de
collecter et de reverser l’impôt, il est souvent utilisé en
matière d’impôt indirecte
L’assujetti : il désigne la personne qui est soumise à un
impôt donné c’est un vocable général
PARTIE II : L’IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES
PHYSIQUES
L’impôt du par les personnes physiques sur leurs revenus est
appelé « impôt sur le revenu ». Il faut étudier son champ
d’application, sa base d’imposition et ses modalités de
liquidation et de recouvrement.
CHAPITRE I : Le champ d’application de l’impôt sur le
revenu (IR OU IRPP)
En principe, seules les personnes physiques sont soumises à
l’IR. Une société qui n’est pas soumise à l’IS n’en est pour
autant soumise à l’IR. Ce sont les associés qui sont imposés sur
le résultat fiscal déterminé suivant les règles de l’IR.
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Sauf celles qui sont exonérées, les personnes physiques sont
imposables dès qu’elles sont liées territorialement au Sénégal.
Section 1 : Les personnes physiques imposables au
Sénégal (article 48 CGI)
L’imposition au Sénégal dépend de deux critères alternatifs : le
domicile fiscal et l’origine Sénégalaise du revenu
Les personnes fiscalement domiciliées au Sénégal
(art 48 CGI)
Le CGI considère comme ayant leur domicile fiscal au Sénégal
(entre autres)
Les personnes habitant permanemment ou séjournant
principalement au Sénégal,
Les personnes exerçant, au Sénégal, une activité
professionnelle à titre principal
Les agents de l’Etat exerçant leurs fonctions ou chargés de
mission hors du Sénégal, s’ils ne sont pas soumis dans ce
pays à un impôt sur leurs revenus.
Les personnes domiciliées au Sénégal sont imposables, au
Sénégal, sur la totalité de leurs revenu, peu importe leur
provenance. Mais le domicile n’est pas nécessaire
Les personnes ayant des revenus de sources
Sénégalaise (art 49 CGI)
Sans être fiscalement domiciliée au Sénégal, une personne
physique y est imposable en raison de ses revenus de sources
Sénégalaise.
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Les revenus de sources Sénégalaises sont ceux générés par des
opérations ou des biens situés au Sénégal dont le débiteur y est
établi ou fiscalement domicilié.
Les personnes physiques exonérées d’IR (art 52
CGI)
1) Les personnes dont le revenu net global imposable
n’excède pas 630 000F
2) Les agents diplomatiques et consulaires de nationalité
étrangère, sous réserve de la réciprocité et exclusivement
pour les revenus tirés de leur fonction.
Aussi, certains encaissements ne constituent pas un revenu car
ils ne sont pas censés se renouveler. C’est le cas des dons,
héritages, gains de jeux, indemnités d’assurance
CHAPITRE II : La détermination de la base imposable
L’impôt de l’année N est assis sur le revenu net global de
l’année N-1 obtenu à partir du revenu brut global de l’année N-
1
a) Le revenu brut global : Somme des revenus nets
catégoriels
Le revenu brut global est constitué du total des revenus nets
des six catégories :
Bénéfice industriel commerciaux (BIC) ;
Bénéfice agricole (BA) ;
Bénéfice non commerciaux (BNC) ;
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Revenus foncier (RF),
Traitements-salaires-pensions-rentes viagères (TSPRV) ;
revenus des capitaux mobiliers (RCM).
Il faut délimiter chaque catégorie avant de voir la détermination
de son revenu net.
LES REVENUS FONCIERS (RF)
1. Les revenus imposables dans la catégorie des revenus
fonciers
Par leur nature, les revenus de droits immobiliers doivent être
classés dans la catégorie des revenus fonciers, mais, certains
sont imposables dans d’autres catégories, d’autres ne sont pas
imposables à l’IR.
1. Les revenus immobiliers imposables dans d’autres
catégories :
Il s’agit des revenus d’immeubles affectés au bilan d’une
entreprise (BIC-BNC-BA), des revenus des locaux loués en
meublés ou d’une sous location. Quand le montant brut locatif
annuel n’excède pas 30 000 000 de francs, la personne peut
opter pour son imposition à la contribution global foncière (CGF)
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.Dans ce cas, elle n’est pas imposable dans la catégorie des
revenus fonciers.
Tarif de la contribution Globale Foncière
L’impôt du correspond à une fraction du loyer brut annuel
prévisionnel déterminé comme suit conformément à l’article 78
CGI
Niveau de revenu Fraction Montant impôt
brut annuel correspondante équivalent
1 à 12 000 000 1/12 1 mois de loyer
12 000 000 à 18 000 1,5/12 1 mois et demi de loyer
000
A partir de 18 000 000 2/12 2 mois de loyer
NB : en aucun cas, le montant de la contribution globale
foncière ne peut être inférieur à 30 000f
2. Les revenus immobiliers non imposables à l’impôt sur le
revenu
Sont exonérés les revenus en nature correspondant à
l’occupation du propriétaire à titre de logement ou à sa mise à
disposition gratuit et non obligatoire. Sont aussi exonérées
d’impôt sur le revenu, les plus-values immobilières réalisées par
les personnes physiques dans le cadre de la gestion de leur
patrimoine privé.
3. L’établissement du revenu net imposable ou déficit
imposable
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Le revenu net est la somme des résultats des propriétaires. Le
résultat par propriété est la différence entre le revenu brut et
les charges. Il doit être déclaré.
1. Le revenu brut
Le revenu brut est, d’abord, constitué des recettes (loyers,
redevances, indemnité) encaissées. Il comprend aussi le revenu
en nature imposable. Celui-ci équivaut à la valeur locative
évaluée en comparaison avec les immeubles similaires. Il faut y
ajouter le montant des dépenses incombant au propriétaire
(impôt foncier, grosse réparation, assurance etc…..) et qui sont
mises à la charge du locataire. Il faut en soustraire le montant
des dépenses incombant au locataire (frais d’éclairage, d’eau,
TEOM, etc…) et qui sont mises à la charge du propriétaire
2. Les charges de propriété déterminées par la loi
Pour être déductibles, les charges doivent être payées par le
propriétaire, concourir à la réalisation de revenus imposable
dans la catégorie des revenus fonciers et faire partie des
charges énumérées par l’article 68 du CGI comme suit :
1. La déduction forfaitaire de 30% du revenu brut et
représentant les dépenses d’entretien et de réparation, les
frais de gestion, l’assurance et l’amortissement
2. La déduction réelle représentant les frais de gérance, la
rémunération des gardiens et concierges, les intérêts des
dettes pour l’acquisition et la réparation des propriétés, la
contribution foncière des patrimoines bâties et non bâties
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Le déficit foncier est reporté sur le revenu net foncier des trois
exercices suivants
3. Les obligations déclaratives des titulaires des revenus
fonciers
La déclaration du revenu net ou du déficit doit être souscrite, au
plus tard le 30 AVRIL de l’année suivant la réalisation
TRAITEMENTS-SALAIRES-PENSIONS-
RENTES VIAGERES (TSPRV)
1. Les revenus imposables dans la catégorie des TSPRV
En principe, tous les traitements, salaires, pensions et rentes
viagères imposables. Mais certains sont exonérés. C’est le
cas des revenus suivants :
1. Les salaires des diplomates étrangers sous réserve de la
réciprocité
2. Les sommes versées en considération de la situation de la
famille
3. Les indemnités censées couvrir le remboursement des frais
de fonction justifiées
4. Les indemnités légales de licenciement, décès et de départ à
la retraite
5. Les rentes et indemnités temporaires attribués aux victimes
d’accidents du travail
6. La retraite du commandant
7. Les indemnités de départ négocié suite à un plan social ou
une restructuration
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8. Les abondements et primes d’assurance dans la limite des
montants déductibles (10%SBI). Sont aussi exonérés les
primes de panier attribué aux employés
9. L’établissement du revenu net imposable
La base imposable des pensions et rentes est égale à leur
montant brut diminué d’un abattement de 40% du brut.
L’abattement ne peut être inférieur à 1 800 [Link] revenu net
des salaires est la différence entre
Exemple : madame perçoit une pension brute de 8 000 000 au
courant de l’exercice 2023 en sa qualité d’ancienne
fonctionnaire
TAF : calculer son revenu net catégoriel
Solution :
Pension brute = 8 000 000
Abattement = 8 000 000 x 40% = 3 200 000 Donc 3 200 000
sup à 1 800 000
Abattement définitif = 3 200 000
RNC = 8 000 000- 3200 000 = 4 800 000
Le revenu brut imposable et les déductions légales. En principe,
ce revenu n’est pas déclaré par le salarié.
1. Le revenu brut imposable
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En principe, les éléments de rémunération sont imposés
totalement. Mais, certains sont imposés partiellement et
d’autres sont imposés au forfait
1. Les primes et indemnités imposées partiellement
1. La prime de transport
La prime de transport est imposable au montant excédant
26 000 par mois.
2. L’indemnité kilométrique (arrêté 12911 du 31 Juillet
2013)
Servie aux employés utilisant leur véhicule pour les besoins de
l’entreprise, l’indemnité kilométrique est imposable sur la partie
excédant 50 000F par mois (ou 100 000F par mois pour les
commerciaux effectuant au moins 500Km par semaine)
3. Les avantages en nature imposés suivant une valeur
forfaitaire
Certains avantages en nature sont imposés aux valeurs
forfaitaires suivantes :
1. Logement par pièce d’habitation principale
1. Région de Dakar 33 500
2. Chef-lieu de région autre que Dakar 20 000
3. Reste du Sénégal 13 500
4. Domestiques :
1. Gardien ou jardinier 61 700
2. Cuisinier ou maitre d’hôtel 92 500
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3. Autres gens de maison 35 600
4. Eau 10 500
5. Electricité 30 200
6. Véhicule de fonction
1. Puissance fiscale inférieur ou égale à 11CV 26 000
2. Puissance fiscale supérieur à 11CV 77 500
3. Téléphone 67 000
4. Nourriture valeur réelle
Il faut préciser que ces forfaits ne valent que pour les avantages
en nature qui consistent à mettre gratuitement à la disposition
d’un employé un bien ou un service. Toute somme versée au
salarié, même pour compenser, est imposée intégralement.
Aussi, les retenues opérées par l’employeur en contrepartie
d’avantages en nature sont soustraites de la valeur forfaitaire.
C’est la différence qui est imposée.
5. Les déductions admises :
1. Un abattement spécial aux agents de l’Etat dans les
représentations diplomatiques et consulaires. Il est de 10%
(pays en zone CFA) et de 20% (autres pays),
2. Un abattement commun représentant les cotisations
obligatoirement de retraite et les frais inhérents à l’emploi.
Il est de 30% du brut plafonné à 900 000FCFA.
3. Le principe de l’exemption de déclaration
Les salaires, pensions et rentes viagères sont soumis à une
retenue à la source qui, en principe, est libératoire. Ce qui
dispense le bénéficiaire de déclaration.
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Mais, l’article 196 du CGI oblige le salarié à la déclaration
dans les cas où les retenues opérées sont inférieures à l’IR
du. Et dans le cas où elles sont supérieures à l’IR du, l’article
197 permet au salarié de déclarer son revenu afin d’être
remboursé.
LES REVENUS DE CAPITAUX
MOBILIER (RCM)
Les revenus de capitaux mobiliers sont constitués des revenus
des valeurs mobilières et des revenus des créances, dépôts et
cautionnement
1. Les revenus des valeurs mobilières
Il s’agit des revenus distribués, des indemnités et des jetons de
présence versés par les sociétés soumises à l’IS et des revenus
d’obligation
1. Les revenus distribués par les sociétés soumises à l’IS
Officiellement, les revenus distribués sont constitués des
dividendes. Mais, la loi assimile à des distributions certaines
opé[Link] s’agit de :
Rémunération et distributions occultes lorsque la société
ne révèle pas à l’administration fiscale l’identité de leurs
bénéficiaires
Prêts, avances et acomptes accordés par la société a ses
associe mais, l’impôt est restitue si les sommes sont
remboursées dans un délai inferieur a cinq ans
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Charges non fiscalement déductibles, sauf les impôts,
taxes, amendes, pénalités, amortissements, provisions et
les excédents des loyers sur la limite déductible
2. Les revenus versés aux membres des CA et à
l’occasion des AG
IL s’agit des indemnités et jetons de présence rémunérant la
présence aux réunions du conseil d’administration et des
assemblées des sociétés soumises à l’IS.
3. Les revenus d’emprunt obligatoire
Les revenus d’obligation constituent des revenus de valeurs
mobilières imposables sauf ceux exonérés par l’article 91. Il
s’agit des revenus d’obligations émises par :
L’Etat, les communes, les établissements publics sans but
lucratif
La banque de l’Habitat du Sénégal (BHS)
La caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCA)
L’agence Française de développement (AFD)
4. Les revenus des créances, dépôts et cautionnement
Sont rangés dans cette sous-catégorie les intérêts, arrérages et
tous produits :
De créances à l’exclusion des opérations commerciales ne
constituant pas un prêt
Des dépôts de sommes d’argent à vue ou à échéance fixe
Des cautionnements en numéraire
Des bons de caisse et autres emprunts non obligatoires
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Sont toutefois exonérés les revenus cités par l’article 105 du
CGI. Le fait générateur des revenus de capitaux mobiliers est
situé à la date de leur disponibilité. Toutefois, leur base
imposable est constituée par le montant brut.
Les revenus de capitaux mobiliers sont soumis à une retenue
libératoire pour les personnes physiques bénéficiaire. Celles-
ci sont, donc, dispensées de les déclarer. Après avoir
constitué le revenu brut global, il faut déduire les charges
communes.
LES BENEFICES INDUSTRIELS ET
COMMERCIAUX (BIC)
I. La délimitation du domaine des BIC (art 117 à 121
du CGI)
Les BIC sont délimités par la nature de l’activité et le chiffre
d’affaires.
A. Le caractère industriel, commercial ou artisanal de
la profession :
Sont classés dans les BIC les revenus tirés de l’exercice
indépendant et habituel d’une activité consistant en
l’accomplissement d’actes de commerce. On peut citer la
revente, services marchand, artisans, location et sous-locations
de locaux meublés.
B. Le plancher de chiffre d’affaires :
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Sauf quand elle réalise des opérations de vente, location ou
gestion d’immeuble, une personne n’est imposable dans la
catégorie des BIC que si le chiffre d’affaires de toutes ses
activités commerciales et industrielles excède 50 millions. A
défaut, elle est soumise à la contribution globale unique (CGU),
sauf option pour les BIC.
II. La détermination du bénéfice net imposable
Ce sont les mêmes règles que l’IS sauf pour certains produits et
charges
A. Particularités quant aux produits imposables :
1. La liberté d’affectation des revenus fonciers
dans les BIC
Les revenus d’immeubles sont, en principe, classés dans les
revenus fonciers. Mais, ils sont compris dans les BIC si le
propriétaire inscrit l’immeuble au bilan de son entreprise. Dans
ce cas, les charges de l’immeuble sont déductibles du bénéfice.
2. Le traitement particulier des plus-values en fin
d’exploitation
Les plus-values en fin d’exploitation sont imposables au tiers de
leur montant. Quand cette fin est consécutive au décès de
l’exploitant, quelle que soit sa durée.
B. Particularité quant aux frais et charges :
1) Rémunération de l’exploitation (ou de l’associé) et
son conjoint :
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Le CGI (art 119 et 123) exclut des charges déductibles la
rémunération du travail personnel de l’exploitant (individuel ou
associé d’une société non soumise à l’IS)
2) Intérêts versés par une société non soumise à l’IS à
ses associés :
Les intérêts servis par une société non soumise assujettie à l’IS
à ses associés ne sont soumis qu’à la limitation de taux. Les
limitations au capital et au RAO sont exclues.
LES BENEFICES DE L’EXPLOITATION
AGRICOLE (BA)
I. La délimitation du domaine des bénéfices
agricoles (BA)
Les BA sont tirés des exploitations agricoles, forestières,
d’élevages et de pêches avec le plancher du chiffre d’affaires
vu en BIC. Mais, les cultivateurs sont exemptés.
II. L’établissement du bénéfice imposable :
L’établissement du bénéfice est soumis aux mêmes règles
qu’en matière de BIC.
LES BENEFICES DES PROFESSIONS NON
COMMERCIALES (BNC)
I. La délimitation du domaine des BNC :
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Les BNC, comprend les bénéfices des professions libérales, des
charges et offices et des activités lucratives ne révélant pas des
autres catégories
A. Les bénéfices des professions libérales :
Est dite libérale une profession indépendante exercée sur la
base de qualifications appropriée, en offrant des services
intellectuel (exemple des professions médicales, juridiques,
comptables, d’architectes, d’enseignants, d’artistes, de
conseils)
B. Les bénéfices des charges et offices :
Il s’agit des revenus des notaires, huissiers, avocats,
commissaires-priseurs.
C. Les revenus non rattachables aux autres catégories
de revenus
C’est le cas des revenus de sous-locations nu, des sportifs,
d’artistes, de masseurs.
II. La détermination du bénéfice imposable :
Le bénéfice est soumis au principe de caisse. Mais, le titulaire
peut opter pour le système de l’engagement. Les obligations
déclaratives sont spécifiques.
A. Le principe du bénéfice de caisse : excèdent de
recettes sur les dépenses :
1) Les recettes imposables :
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Sont imposables les sommes encaissées au titre de la
profession.
Mais, les dégrèvements accordés sur des impôts déductibles
sont imposables à la réception de la décision de dégrèvement.
On applique les régimes de la liberté d’affectation comptable et
de la taxation réduite des plus-values en fin d’exploitation vus
en BIC. Mais, le régime d’exonération des plus-values en cours
d’exploitation ne s’applique pas en BNC.
2) Les dépenses déductibles :
Pour être déductibles, les paiements doivent être nécessites par
l’exercice de la profession. Comme en BIC, les rémunérations
de l’exploitant ne sont pas déductibles. Mais, les dons versés
aux organismes reconnus, d’utilité publique et cités par l’arrêté
12915/MEF/DGID sont déductibles dans la limite de 0,5% des
recettes brutes. Certaines charges sont déductibles sans faire
l’objet de décaissement. Ce sont :
Les amortissements effectués selon les règles applicables
en matière de BIC
Les impôts professionnels mis en recouvrement,
l’exception de l’IR
Hormis ces cas, les charges et pertes non décaissées ne sont
pas déductibles. C’est le cas des provisions et des pertes de
créances, sauf option à l’engagement.
B. L’option du bénéfice d’engagement : l’excédent de
créances sur dettes
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Les titulaires de BNC peuvent opter pour l’application des règles
de l’engagement. L’option doit être exercée avant le 1 er février
de l’année au cours de laquelle l’impôt est établi. Et elle est
valable jusqu’ à la dénonciation dans les mêmes conditions.
Qu’il s’agisse du régime de la caisse ou de l’engagement, le
déficit fiscal d’un exercice est reporté dans les mêmes
conditions qu’en matière d’IS.
LE REVENU NET GLOBAL IMPOSABLE : Revenu brut global
- les charges communes
Pour être déductibles, les charges doivent être payées par le
contribuable (sauf les déficits), ne pas avoir déduites à la
détermination des revenus nets catégoriels, et être citer par
l’article 55 du CGI, en l’occurrence :
1) Les pensions et arrérages de rentes :
Pour être déductible, ils doivent être versés à titre gratuit et
obligatoire. Ils sont déductibles dans la limite de 5% du revenu
brut global et de 300 000F. La déduction est totale si le
montant est justifié ou résulte d’une décision judiciaire.
2) Les déficits en cas de cession ou de cessation
d’entreprise :
Le déficit d’une catégorie est seulement imputable sur le
revenu net de la même catégorie. Mais en cas de cessation
d’entreprise, le déficit de l’exercice de liquidation et les pertes
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des trois années précédentes sont déductibles du revenu brut
global
3) les versements volontaires pour la constitution de
retraite
Ces versements sont déductibles dans la limite de 10% du
revenu brut salarial
4) Les primes d’assurance sur la vie :
Elles sont déductibles dans la limite de 5% du revenu brut
global et de 200 000F augmenté de 20 000F par enfant en
charge.
5) Les dons et subventions à des œuvres ou
organismes d’intérêt général.
Les versements aux organismes et œuvres figurant sur la
liste de l’arrêté 09389 du 1er juillet 2016 suivante :
- Fondation Nationale d’Action Sociale du Sénégal (FNASS),
- CHOM (centre hospitalier de l’ordre de Malt)
- Caritas Sénégal,
- Croix Rouge Sénégalaise,
- Union Nationale des Aveugles du Sénégal (UNAS),
- Association Sénégalaise pour les Nations Unies (ASNU),
- Fondation Marie-Louise MIMRAN
- Fondation servir le Sénégal.
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- Association « SOS Village d’enfants » Sénégal
- Association Sénégalaise pour la protection des enfants
déficients mentaux (ASEDEME)
- Ligue Sénégalaise contre le cancer (LISCA)
- Le Waqf public, le Waqf d’intérêt public ayant une
reconnaissance d’utilité publique ou le Waqf mixte avec
composante Waqf public
- Fondation Lonase
Les montants sont déductibles dans la limite de 0,5% du revenu
brut global
6) Les versements effectués à titre de zakat :
Les versements, à titre de zakat, à un organisme agréé par
l’Etat sont déductibles selon les limites fixées par décision du
Ministre chargé des finances.
7) Les intérêts des emprunts concernant l’habitation
principale :
Ils sont déductibles à la condition que l’emprunt soit destiné
à son habitation principale située au Sénégal et que le
tableau d’amortissement du prêt soit produit. A la suite du
revenu net global, il faut liquider et payer l’impôt sur le
revenu.
CHAPITRE 3 : LA LIQUIDATION ET LE
RECOUVREMENT DE L’IMPOT SUR LE REVENU :
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La liquidation consiste à calculer l’impôt du, et l’impôt à
payer et le recouvrement détermine les modalités de
paiement de l’impôt.
I. Le calcul de l’impôt sur le revenu du :
L’impôt est liquidé progressivement, puis réduit des charges de
famille.
a) L’impôt liquidé progressivement :
Le revenu net global, arrondi au millier inférieur, est soumis au
barème suivant :
De 0 à 630 0000 0%
De 630 001 à 1 500 000 20%
De 1 500 001 à 4 000 000 30%
De 4 000 0001 à 8 000 000 35%
De 8 000 0001 à 13 500 000 37%
De 13 500 000 à 50 000 000 40%
Au-delà de 50 000 000 43%
Chaque tranche de revenu est multipliée par le taux
correspondant. Le total des droits obtenus constitue l’impôt
progressif auquel on applique la réduction d’impôt.
II. La réduction d’impôt pour charges de famille :
Le montant de la réduction d’impôt est déterminé en fonction
du nombre de parts lui-même déterminé en fonction de la
situation maritale et des enfants en charges.
A. L’identification des enfants à charges :
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Sont considérés comme à charge quand ils n’ont pas de
revenus imposables :
Les enfants du contribuable qui sont mineurs, ou infirmes,
ou majeurs de moins de 25ans poursuivant leurs études.
Les mêmes enfants dont la puissance paternelle est
déléguée au contribuable.
B. La fixation du nombre de parts :
Chaque contribuable a de facto une part. Etre marié donne droit
à une demi-part. Quand un seul des conjoints a un revenu
imposable, une demi-part supplémentaire lui est allouée. Et
chaque enfant à charge donne droit à une demi-part au profit
de chacun des époux. Mais, le nombre total de parts est
plafonné à 5.
Pour le calcul des parts, il faut retenir la situation la plus
favorable entre :
- Celle existant au 1er janvier de l’année d’imposition
- Ou celle existant au 1er janvier de l’année de réalisation
des revenus
Article 176. Le nombre de parts à prendre en considération
pour le calcul de l'impôt ne peut en aucun cas dépasser 1,5
parts pour les personnes qui, quel que soit leur nationalité, ne
résident pas au Sénégal mais disposent de revenus imposables
dans ce pays.
C. Le calcul du montant de la réduction
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Ce montant est calculé en application à l’impôt progressif les
taux déterminés en fonction du nombre de parts et selon le
tableau suivant
Nombre de Taux Minimum Maximum
parts
1 0% 0 0
1,5 10% 100 000 300 000
2 15% 200 000 650 000
2,5 20% 300 000 1 100 000
3 25% 400 000 1 650 000
3,5 30% 500 000 2 030 000
4 35% 600 000 2 490 000
4,5 40% 700 000 2 755 000
5 45% 800 000 3 180 000
Le montant ainsi déterminé est diminué de l’impôt progressif
pour obtenir l’impôt sur le revenu du. Celui-ci ne correspond
pas automatiquement à l’impôt à payer.
III. Le calcul de l’impôt à payer
Sur l’impôt du, il faut imputer les crédits d’impôts
correspondants aux retenues à la source. Le système
Sénégalais consacre les cinq retenues suivantes :
1) Les retenues sur les salaires, pensions et rentes
viagères :
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Les salaires, pensions et rentes viagères sont soumis à la
retenue à la source d’un montant égal à l’impôt sur le revenu.
Aussi la retenue est-elle libératoire.
Toutefois, lorsque le bénéficiaire est soumis (ou se soumet) à la
déclaration de ces revenus, la retenue n’est pas libératoire. Elle
constitue alors un crédit d’impôt.
2) La retenue sur les sommes versées à des tiers
La retenue à la source porte sur les sommes à verser :
- D’un montant supérieur ou égal à 25000F par facture
- A une pension physique (ou une personne morale non
soumise à l’IS) exerçant une activité autre que foncière et
non soumise effectivement à un régime réel,
- En rémunération de prestations fournies ou utilisées au
Sénégal
La retenue est liquidée au taux de 5% sur le montant brut HT
des rémunérations.
3) La retenue à la source sur les redevances
La retenue à la source porte sur les sommes à payer :
- Par un débiteur établi au Sénégal
- A des personnes physiques et morales sans installation
professionnelle au Sénégal
- En rémunération de prestation fournies ou utilisées au
Sénégal. La retenue est liquidée au taux de 25%. La base
de liquidation est déterminée en appliquant un abattement
de 20% au montant brut du.
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4) Les retenues sur les loyers
La retenue à la source porte sur les loyers à payer :
- A une personne physique ou une personne morale non
soumise à l’IS
- D’un montant supérieur ou égal à 150 000F HT par mois.
Mais, la personne physique qui paie des loyers à une agence
immobilière, un gérant de biens ou une société civile
immobilière est dispensée d’opérer la retenue à la source.
Celle-ci doit, alors, être effectuée par l’agence, le gérant ou la
société.
La retenue est liquidée au taux de 5% sur le montant du loyer
brut.
5) Les retenues sur les revenus des capitaux
mobiliers :
Les revenus des capitaux mobiliers imposables sont soumis à
la retenue à la source telle que vue en matière d’impôt sur
les sociétés
Il devient claire que les retenues sur les redevances et celles
sur les revenus de capitaux mobiliers ne peuvent constituer
des crédits d’impôts.
Après avoir déterminé l’impôt à payer, il faut le recouvrer
IV. Le recouvrement de l’impôt sur le revenu
Le paiement de l’impôt sur le revenu passe par la déclaration
A. L’Obligation de déclarer l’ensemble des revenus
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Nous avons vu que les assujettis à l’impôt sur le revenu sont
soumis à des obligations déclaratives spécifiques à chaque
catégorie de revenu.
En outre, ils sont soumis, avant le 1er mai, à la déclaration
générale de l’ensemble des revenus de l’année précédente.
Cette déclaration porte sur un résumé des revenus catégoriels
et doit indiquer les éléments du train de vie et les charges de
famille.
B. Le paiement de l’impôt sur le revenu
Dans les mêmes conditions que l’impôt sur les sociétés, l’impôt
sur le revenu donne lieu au versement d’acomptes
provisionnels et d’acomptes sur les importations
Mais, les personnes physiques n’étant pas soumises à l’IMF,
chaque acompte provisionnel est égal au tiers de l’impôt du
l’année précédente
Et, les personnes physiques n’ayant que des revenus soumis à
la retenue sont dispensées des acomptes.
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