0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
42 vues35 pages

Fiscalite Directe Ir Master II Ess

Le document présente un cours de fiscalité directe pour les étudiants de Master II en Economie Sociale et Solidaire, axé sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques et l'impôt sur les sociétés. Il définit des concepts clés tels que l'impôt, la taxe et la redevance, et aborde les principes d'universalité et de territorialité de l'imposition au Sénégal. Le cours vise à aider les étudiants à comprendre les obligations fiscales et à préparer leurs examens de fin de formation.

Transféré par

4c45yxxtqg
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
42 vues35 pages

Fiscalite Directe Ir Master II Ess

Le document présente un cours de fiscalité directe pour les étudiants de Master II en Economie Sociale et Solidaire, axé sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques et l'impôt sur les sociétés. Il définit des concepts clés tels que l'impôt, la taxe et la redevance, et aborde les principes d'universalité et de territorialité de l'imposition au Sénégal. Le cours vise à aider les étudiants à comprendre les obligations fiscales et à préparer leurs examens de fin de formation.

Transféré par

4c45yxxtqg
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)

Master II Economie Sociale et Solidaire

MODULE DE FISCALITE DIRECTE :


IMPOTS SUR LE REVENU DES
PERSONNES PHYSIQUES & IMPOT
SUR LES SOCIETES
Volume horaire : 20Heures
Sources : Code Général des impôts &Extraits, cours Gorgui Cissé inspecteur des impôts

COURS DE M. ABDOU KHADRE SYLAME


aboukhadre@[Link]
Année académique : 2024-2025

« Ce cours a pour objectif d’aider les étudiants de la classe


MASTER II Economie Sociale et Solidaire et aux étudiants de la
Licence 2 option Comptabilité & Gestion a mieux comprendre la
fiscalité directe notamment l’impôt sur le revenu des personnes
physiques et l’impôt sur les sociétés afin de bien maitriser les
obligations déclaratives des VRS-BRS -L’IR et l’IS mais aussi les
aider à mieux préparer les examens de fin de formation »
VRS : Versement de retenue à la source : L’IR-TRIMF-CFCE
BRS : Bordereau de retenue à la source : Loyers - Prestation de service

1
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire

Introduction Générale :

La fiscalité peut être définie comme l’ensemble des techniques


basées sur des normes fiscales afin de permettre à un Etat
d’alimenter son budget avec des recettes fiscales. Au Sénégal
la fiscalité est administrée par la Direction Générale des impôts
et domaines (DGID) rattaché au Ministère de l’économie et des
finances.

PARTIE I : Notion d’imposition

I. DEFINITION DES CONCEPTS


A)Définition de l’impôt :

« L’impôt peut être défini comme une prestation


pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité
sans contrepartie et à titre définitif afin de couvrir les
charges publiques »

B)Définition de la taxe :

« La taxe est perçue en contrepartie d’une prestation de


service public ou en contrepartie de la possibilité d’utiliser un
ouvrage public »

C)Définition de la redevance :

Elle constitue la contrepartie de l’utilisation d’un service


public

II. LES FONDEMENTS DE L’IMPOSITION :

2
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
On peut retenir deux fondements de l’impôt : le principe
d’universalité et le principe de territorialité

a) Le principe d’universalité de l’impôt : de ce principe


découle de l’applicabilité de l’impôt à tous les citoyens
sénégalais résidant comme non résidants
b) Principe de territorialité : de ce principe découle de
l’applicabilité de l’impôt aux personnes de nationalité
étrangère résidant au Sénégal

NB : l’application de ces deux principes par la quasi-totalité


des pays peut entrainer la double imposition.

III. LES CRITERES D’UN SYSTEME FISCAL OPTIMAL

Un bon système fiscal doit répondre à certain critère

1) Les critères d’équité fiscale :

Ce critère suppose que le système doit s’appuyer


essentiellement sur la capacité contributive de chaque citoyen

2) Les critères de neutralité fiscale

Un bon système fiscal ne doit pas créer d’excèdent


budgétaire (la loi fiscale n’a pas pour but de permettre à
l’Etat de dégager un bénéfice) ni de distorsion économique
(la fiscalité n’a pas pour but de créer des équilibres en
favorisant certaines opérations au détriment des autres)

3) Les critères d’efficacité fiscale :

Un bon système fiscal doit être rentable : cette rentabilité doit


être appréciée à deux niveaux

3
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
 Au niveau microéconomique : l’efficacité est alors
appréciée ou mesurée en considérant la rentabilité de
chaque impôt. En effet chaque impôt doit générer assez de
marge pour alimenter le budget de l’Etat
 Au niveau macroéconomique : la rentabilité est appréciée
au plan général ou d’ensemble. Cette rentabilité est alors
mesurée à travers un taux de pression fiscale qui se
mesure comme suit :
TPF=Recettes brutes fiscales x 100

P.I.B

Autant le taux est élevé, autant le système est inefficace. Un


bon système fiscal en termes d’efficacité doit générer un taux
de pression fiscal raisonnable

4) La liberté de gestion :

Les chefs d’entreprise et dirigeants des sociétés sont libre de


gérer comme ils entendent leurs structures. L’administration
fiscale n’a pas le droit en principe de s’immiscer dans la gestion
des entreprises sauf en cas d’acte anormal de gestion ou
d’abus de droit

IV. LES SOURCES DU DROIT FISCAL

On distingue les sources nationales et les sources


conventionnelles (supranationales)

A)Les sources nationales :

Il s’agit de la loi, des règlements, la doctrine administrative et


de la jurisprudence

4
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
1) La loi

Elle est générale, impersonnelle, obligatoire et coercitive. Les


lois fiscales Sénégalaises sont compilées depuis 1990 dans un
document appelé Code Général des impôts. La légalité du droit
fiscal a été consacrée par la constitution du Sénégal

2) Les Règlements :

Ils ont un caractère explicatif et applicatif des lois. Ils peuvent


être sous la forme de décret (Président) ou d’arrêtés (Ministre)

3) La doctrine administrative :

C’est l’ensemble des commentaires, opinions, faits,


interprétations faites par l’administration fiscale. Elle prend la
forme de réponse administrative (elle fait suite à une question
posée par le contribuable) de circulaire (ce sont des
explications spontanées faites par l’administration fiscale sur
des textes fiscaux) voir des notes (il s’agit de notes de service
qui font beaucoup plus usage interne)

4) La jurisprudence :

Il s’agit de l’ensemble des décisions prises par les instances


juridictionnelles compétentes

B)Les sources conventionnelles (supranationales)

Il s’agit des conventions et des décisions communautaires

1) Les sources conventionnelles

Ce sont les accords signés par le Sénégal avec un ou plusieurs


pays et qui sont ensuite ratifiés par les institutions compétentes

5
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
des pays concernés. Il devient ainsi des conventions fiscales
internationales qui soient bilatérales ou multilatéral. Elles
servent ainsi à éviter la double imposition ou la fraude fiscale et
l’invasion fiscale.

2) Les sources communautaires

Le Sénégal étant membre de L’UEMAO, il est dans l’obligation


alors de respecter les normes de cette dernière. Ces dites
normes prennent la forme de directive, règlement, circulaire

V. LA CLASSIFICATION DES IMPOTS

Il existe plusieurs classifications des impôts mais nous allons


retenir que quelques-unes

A) La classification administrative :

Elle distingue les impôts directs et les impôts indirects :

 Les impôts directs : ce sont des impôts qui s’appliquent sur


des éléments permanent, réguliers au regard de leur
recouvrement il existe un rôle

Exemple : L’impôt sur le revenu (IR)

L’impôt sur les sociétés (IS)

 Les impôts indirects : ils s’appliquent au regard de


l’assiette, sur des éléments intermittents au regard de leur
recouvrement ils ne nécessitent pas de rôle

Exemple : La taxe sur la valeur ajoutée (TVA), La taxe sur les


activités financières (TAF), la taxe spécifique (TS) ou droit
d’accise :

6
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
B) La classification économique :

Elle distingue les impôts sur les revenus, des impôts sur la
consommation ou dépenses et les impôts sur le capital :

 Les impôts sur les revenus : ce sont les impôts qui


s’appliquent au moment de l’acquisition du revenu (IR-IS)
 Les impôts sur la consommation ou la dépense : ce sont
les impôts qui s’appliquent au moment de l’utilisation des
revenus à des fins de consommation (TVA-TAF)
 Les impôts sur le capital : ce sont les impôts qui
s’appliquent au moment de l’utilisation du revenu à des
fins d’investissement ou de capitalisation (Droit
d’enregistrement)
C) Classification distinguant les impôts d’Etat et les impôts
locaux
 Les impôts d’Etat : ce sont les impôts qui alimentent le
budget de l’Etat et inscrit dans les lignes du trésor public
(IS-TVA-TAF-IR)
 Les impôts locaux : ce sont les impôts qui alimentent le
budget des collectivités locales et inscrit dans les lignes
budgétaires de perception municipales (CEL : contribution
économique locale ou ex patente)
D) Classification distinguant les impôts réels et les impôts
personnels
 Les impôts réels : ce sont les impôts qui sont basées
essentiellement sur des critères objectifs. Ils ne tiennent
pas compte de la situation personnelle du contribuable
(TVA-TAF)

7
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
 Les impôts personnels : Ils sont essentiellement basés sur
des critères subjectifs et tiennent compte de la situation
de la personne (IR-TRIMF)

VI. LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE L’IMPOT

Il s’agit des éléments qui permettent de maitriser l’imposition

1) La matière imposable : c’est l’élément, l’opération,


l’évènement qui permet d’identifier l’impôt applicable
2) La base imposable : c’est l’élément chiffré sur lequel on
applique le taux ou le tarif de l’impôt, elle est aussi
appelée assiette imposable
3) Le taux ou le tarif : le taux s’exprime en pourcentage,
certains impôts ont un seul taux et d’autres en ont
plusieurs qui peuvent être progressif alors que le tarif est
exprimé en valeur absolu
4) La liquidation : liquider l’impôt c’est calculer l’impôt c’est-
à-dire appliquer le taux ou les tarifs sur la base imposable
5) Le recouvrement de l’impôt
Il procède de deux moments :
 Le fait générateur : c’est l’évènement qui donne naissance
à la créance fiscale. Certains impôts ont plusieurs faits
générateurs

8
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
 L’exigibilité : c’est le moment à partir duquel l’Etat peut
réclamer son impôt et au- delà duquel il peut appliquer
des sanctions
VII. NOTION DE PERSONNE IMPOSABLE

Pour distinguer la personne imposable on utilise trois vocables :

 Le contribuable : il désigne la personne qui a l’obligation


de payer l’impôt. Ce vocable est souvent utilisé en matière
d’impôt direct
 Le redevable : il désigne la personne qui a l’obligation de
collecter et de reverser l’impôt, il est souvent utilisé en
matière d’impôt indirecte
 L’assujetti : il désigne la personne qui est soumise à un
impôt donné c’est un vocable général

PARTIE II : L’IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES


PHYSIQUES

L’impôt du par les personnes physiques sur leurs revenus est


appelé « impôt sur le revenu ». Il faut étudier son champ
d’application, sa base d’imposition et ses modalités de
liquidation et de recouvrement.

CHAPITRE I : Le champ d’application de l’impôt sur le


revenu (IR OU IRPP)

En principe, seules les personnes physiques sont soumises à


l’IR. Une société qui n’est pas soumise à l’IS n’en est pour
autant soumise à l’IR. Ce sont les associés qui sont imposés sur
le résultat fiscal déterminé suivant les règles de l’IR.

9
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Sauf celles qui sont exonérées, les personnes physiques sont
imposables dès qu’elles sont liées territorialement au Sénégal.

Section 1 : Les personnes physiques imposables au


Sénégal (article 48 CGI)

L’imposition au Sénégal dépend de deux critères alternatifs : le


domicile fiscal et l’origine Sénégalaise du revenu

 Les personnes fiscalement domiciliées au Sénégal


(art 48 CGI)

Le CGI considère comme ayant leur domicile fiscal au Sénégal


(entre autres)

 Les personnes habitant permanemment ou séjournant


principalement au Sénégal,
 Les personnes exerçant, au Sénégal, une activité
professionnelle à titre principal
 Les agents de l’Etat exerçant leurs fonctions ou chargés de
mission hors du Sénégal, s’ils ne sont pas soumis dans ce
pays à un impôt sur leurs revenus.

Les personnes domiciliées au Sénégal sont imposables, au


Sénégal, sur la totalité de leurs revenu, peu importe leur
provenance. Mais le domicile n’est pas nécessaire

 Les personnes ayant des revenus de sources


Sénégalaise (art 49 CGI)

Sans être fiscalement domiciliée au Sénégal, une personne


physique y est imposable en raison de ses revenus de sources
Sénégalaise.

10
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Les revenus de sources Sénégalaises sont ceux générés par des
opérations ou des biens situés au Sénégal dont le débiteur y est
établi ou fiscalement domicilié.

 Les personnes physiques exonérées d’IR (art 52


CGI)
1) Les personnes dont le revenu net global imposable
n’excède pas 630 000F
2) Les agents diplomatiques et consulaires de nationalité
étrangère, sous réserve de la réciprocité et exclusivement
pour les revenus tirés de leur fonction.

Aussi, certains encaissements ne constituent pas un revenu car


ils ne sont pas censés se renouveler. C’est le cas des dons,
héritages, gains de jeux, indemnités d’assurance

CHAPITRE II : La détermination de la base imposable


L’impôt de l’année N est assis sur le revenu net global de
l’année N-1 obtenu à partir du revenu brut global de l’année N-
1

a) Le revenu brut global : Somme des revenus nets


catégoriels

Le revenu brut global est constitué du total des revenus nets


des six catégories :

 Bénéfice industriel commerciaux (BIC) ;


 Bénéfice agricole (BA) ;
 Bénéfice non commerciaux (BNC) ;

11
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire

 Revenus foncier (RF),


 Traitements-salaires-pensions-rentes viagères (TSPRV) ;
 revenus des capitaux mobiliers (RCM).
Il faut délimiter chaque catégorie avant de voir la détermination
de son revenu net.

LES REVENUS FONCIERS (RF)

1. Les revenus imposables dans la catégorie des revenus


fonciers

Par leur nature, les revenus de droits immobiliers doivent être


classés dans la catégorie des revenus fonciers, mais, certains
sont imposables dans d’autres catégories, d’autres ne sont pas
imposables à l’IR.

1. Les revenus immobiliers imposables dans d’autres


catégories :

Il s’agit des revenus d’immeubles affectés au bilan d’une


entreprise (BIC-BNC-BA), des revenus des locaux loués en
meublés ou d’une sous location. Quand le montant brut locatif
annuel n’excède pas 30 000 000 de francs, la personne peut
opter pour son imposition à la contribution global foncière (CGF)

12
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
.Dans ce cas, elle n’est pas imposable dans la catégorie des
revenus fonciers.

Tarif de la contribution Globale Foncière

L’impôt du correspond à une fraction du loyer brut annuel


prévisionnel déterminé comme suit conformément à l’article 78
CGI

Niveau de revenu Fraction Montant impôt


brut annuel correspondante équivalent
1 à 12 000 000 1/12 1 mois de loyer
12 000 000 à 18 000 1,5/12 1 mois et demi de loyer
000
A partir de 18 000 000 2/12 2 mois de loyer
NB : en aucun cas, le montant de la contribution globale
foncière ne peut être inférieur à 30 000f

2. Les revenus immobiliers non imposables à l’impôt sur le


revenu

Sont exonérés les revenus en nature correspondant à


l’occupation du propriétaire à titre de logement ou à sa mise à
disposition gratuit et non obligatoire. Sont aussi exonérées
d’impôt sur le revenu, les plus-values immobilières réalisées par
les personnes physiques dans le cadre de la gestion de leur
patrimoine privé.

3. L’établissement du revenu net imposable ou déficit


imposable

13
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Le revenu net est la somme des résultats des propriétaires. Le
résultat par propriété est la différence entre le revenu brut et
les charges. Il doit être déclaré.

1. Le revenu brut

Le revenu brut est, d’abord, constitué des recettes (loyers,


redevances, indemnité) encaissées. Il comprend aussi le revenu
en nature imposable. Celui-ci équivaut à la valeur locative
évaluée en comparaison avec les immeubles similaires. Il faut y
ajouter le montant des dépenses incombant au propriétaire
(impôt foncier, grosse réparation, assurance etc…..) et qui sont
mises à la charge du locataire. Il faut en soustraire le montant
des dépenses incombant au locataire (frais d’éclairage, d’eau,
TEOM, etc…) et qui sont mises à la charge du propriétaire

2. Les charges de propriété déterminées par la loi

Pour être déductibles, les charges doivent être payées par le


propriétaire, concourir à la réalisation de revenus imposable
dans la catégorie des revenus fonciers et faire partie des
charges énumérées par l’article 68 du CGI comme suit :

1. La déduction forfaitaire de 30% du revenu brut et


représentant les dépenses d’entretien et de réparation, les
frais de gestion, l’assurance et l’amortissement
2. La déduction réelle représentant les frais de gérance, la
rémunération des gardiens et concierges, les intérêts des
dettes pour l’acquisition et la réparation des propriétés, la
contribution foncière des patrimoines bâties et non bâties

14
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Le déficit foncier est reporté sur le revenu net foncier des trois
exercices suivants

3. Les obligations déclaratives des titulaires des revenus


fonciers

La déclaration du revenu net ou du déficit doit être souscrite, au


plus tard le 30 AVRIL de l’année suivant la réalisation

TRAITEMENTS-SALAIRES-PENSIONS-
RENTES VIAGERES (TSPRV)
1. Les revenus imposables dans la catégorie des TSPRV

En principe, tous les traitements, salaires, pensions et rentes


viagères imposables. Mais certains sont exonérés. C’est le
cas des revenus suivants :

1. Les salaires des diplomates étrangers sous réserve de la


réciprocité
2. Les sommes versées en considération de la situation de la
famille
3. Les indemnités censées couvrir le remboursement des frais
de fonction justifiées
4. Les indemnités légales de licenciement, décès et de départ à
la retraite
5. Les rentes et indemnités temporaires attribués aux victimes
d’accidents du travail
6. La retraite du commandant
7. Les indemnités de départ négocié suite à un plan social ou
une restructuration

15
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
8. Les abondements et primes d’assurance dans la limite des
montants déductibles (10%SBI). Sont aussi exonérés les
primes de panier attribué aux employés
9. L’établissement du revenu net imposable

La base imposable des pensions et rentes est égale à leur


montant brut diminué d’un abattement de 40% du brut.
L’abattement ne peut être inférieur à 1 800 [Link] revenu net
des salaires est la différence entre

Exemple : madame perçoit une pension brute de 8 000 000 au


courant de l’exercice 2023 en sa qualité d’ancienne
fonctionnaire

TAF : calculer son revenu net catégoriel

Solution :

Pension brute = 8 000 000

Abattement = 8 000 000 x 40% = 3 200 000 Donc 3 200 000


sup à 1 800 000

Abattement définitif = 3 200 000

RNC = 8 000 000- 3200 000 = 4 800 000

Le revenu brut imposable et les déductions légales. En principe,


ce revenu n’est pas déclaré par le salarié.

1. Le revenu brut imposable

16
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
En principe, les éléments de rémunération sont imposés
totalement. Mais, certains sont imposés partiellement et
d’autres sont imposés au forfait

1. Les primes et indemnités imposées partiellement


1. La prime de transport

La prime de transport est imposable au montant excédant


26 000 par mois.

2. L’indemnité kilométrique (arrêté 12911 du 31 Juillet


2013)

Servie aux employés utilisant leur véhicule pour les besoins de


l’entreprise, l’indemnité kilométrique est imposable sur la partie
excédant 50 000F par mois (ou 100 000F par mois pour les
commerciaux effectuant au moins 500Km par semaine)

3. Les avantages en nature imposés suivant une valeur


forfaitaire

Certains avantages en nature sont imposés aux valeurs


forfaitaires suivantes :

1. Logement par pièce d’habitation principale


1. Région de Dakar 33 500
2. Chef-lieu de région autre que Dakar 20 000
3. Reste du Sénégal 13 500

4. Domestiques :
1. Gardien ou jardinier 61 700
2. Cuisinier ou maitre d’hôtel 92 500

17
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
3. Autres gens de maison 35 600
4. Eau 10 500
5. Electricité 30 200
6. Véhicule de fonction
1. Puissance fiscale inférieur ou égale à 11CV 26 000
2. Puissance fiscale supérieur à 11CV 77 500
3. Téléphone 67 000
4. Nourriture valeur réelle

Il faut préciser que ces forfaits ne valent que pour les avantages
en nature qui consistent à mettre gratuitement à la disposition
d’un employé un bien ou un service. Toute somme versée au
salarié, même pour compenser, est imposée intégralement.

Aussi, les retenues opérées par l’employeur en contrepartie


d’avantages en nature sont soustraites de la valeur forfaitaire.
C’est la différence qui est imposée.

5. Les déductions admises :


1. Un abattement spécial aux agents de l’Etat dans les
représentations diplomatiques et consulaires. Il est de 10%
(pays en zone CFA) et de 20% (autres pays),
2. Un abattement commun représentant les cotisations
obligatoirement de retraite et les frais inhérents à l’emploi.
Il est de 30% du brut plafonné à 900 000FCFA.
3. Le principe de l’exemption de déclaration

Les salaires, pensions et rentes viagères sont soumis à une


retenue à la source qui, en principe, est libératoire. Ce qui
dispense le bénéficiaire de déclaration.

18
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Mais, l’article 196 du CGI oblige le salarié à la déclaration
dans les cas où les retenues opérées sont inférieures à l’IR
du. Et dans le cas où elles sont supérieures à l’IR du, l’article
197 permet au salarié de déclarer son revenu afin d’être
remboursé.

LES REVENUS DE CAPITAUX


MOBILIER (RCM)

Les revenus de capitaux mobiliers sont constitués des revenus


des valeurs mobilières et des revenus des créances, dépôts et
cautionnement

1. Les revenus des valeurs mobilières

Il s’agit des revenus distribués, des indemnités et des jetons de


présence versés par les sociétés soumises à l’IS et des revenus
d’obligation

1. Les revenus distribués par les sociétés soumises à l’IS

Officiellement, les revenus distribués sont constitués des


dividendes. Mais, la loi assimile à des distributions certaines
opé[Link] s’agit de :

 Rémunération et distributions occultes lorsque la société


ne révèle pas à l’administration fiscale l’identité de leurs
bénéficiaires
 Prêts, avances et acomptes accordés par la société a ses
associe mais, l’impôt est restitue si les sommes sont
remboursées dans un délai inferieur a cinq ans

19
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
 Charges non fiscalement déductibles, sauf les impôts,
taxes, amendes, pénalités, amortissements, provisions et
les excédents des loyers sur la limite déductible
2. Les revenus versés aux membres des CA et à
l’occasion des AG

IL s’agit des indemnités et jetons de présence rémunérant la


présence aux réunions du conseil d’administration et des
assemblées des sociétés soumises à l’IS.

3. Les revenus d’emprunt obligatoire

Les revenus d’obligation constituent des revenus de valeurs


mobilières imposables sauf ceux exonérés par l’article 91. Il
s’agit des revenus d’obligations émises par :

 L’Etat, les communes, les établissements publics sans but


lucratif
 La banque de l’Habitat du Sénégal (BHS)
 La caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCA)
 L’agence Française de développement (AFD)
4. Les revenus des créances, dépôts et cautionnement

Sont rangés dans cette sous-catégorie les intérêts, arrérages et


tous produits :

 De créances à l’exclusion des opérations commerciales ne


constituant pas un prêt
 Des dépôts de sommes d’argent à vue ou à échéance fixe
 Des cautionnements en numéraire
 Des bons de caisse et autres emprunts non obligatoires

20
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Sont toutefois exonérés les revenus cités par l’article 105 du
CGI. Le fait générateur des revenus de capitaux mobiliers est
situé à la date de leur disponibilité. Toutefois, leur base
imposable est constituée par le montant brut.

Les revenus de capitaux mobiliers sont soumis à une retenue


libératoire pour les personnes physiques bénéficiaire. Celles-
ci sont, donc, dispensées de les déclarer. Après avoir
constitué le revenu brut global, il faut déduire les charges
communes.

LES BENEFICES INDUSTRIELS ET


COMMERCIAUX (BIC)

I. La délimitation du domaine des BIC (art 117 à 121


du CGI)

Les BIC sont délimités par la nature de l’activité et le chiffre


d’affaires.

A. Le caractère industriel, commercial ou artisanal de


la profession :

Sont classés dans les BIC les revenus tirés de l’exercice


indépendant et habituel d’une activité consistant en
l’accomplissement d’actes de commerce. On peut citer la
revente, services marchand, artisans, location et sous-locations
de locaux meublés.

B. Le plancher de chiffre d’affaires :

21
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Sauf quand elle réalise des opérations de vente, location ou
gestion d’immeuble, une personne n’est imposable dans la
catégorie des BIC que si le chiffre d’affaires de toutes ses
activités commerciales et industrielles excède 50 millions. A
défaut, elle est soumise à la contribution globale unique (CGU),
sauf option pour les BIC.

II. La détermination du bénéfice net imposable

Ce sont les mêmes règles que l’IS sauf pour certains produits et
charges

A. Particularités quant aux produits imposables :


1. La liberté d’affectation des revenus fonciers
dans les BIC

Les revenus d’immeubles sont, en principe, classés dans les


revenus fonciers. Mais, ils sont compris dans les BIC si le
propriétaire inscrit l’immeuble au bilan de son entreprise. Dans
ce cas, les charges de l’immeuble sont déductibles du bénéfice.

2. Le traitement particulier des plus-values en fin


d’exploitation

Les plus-values en fin d’exploitation sont imposables au tiers de


leur montant. Quand cette fin est consécutive au décès de
l’exploitant, quelle que soit sa durée.

B. Particularité quant aux frais et charges :


1) Rémunération de l’exploitation (ou de l’associé) et
son conjoint :

22
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Le CGI (art 119 et 123) exclut des charges déductibles la
rémunération du travail personnel de l’exploitant (individuel ou
associé d’une société non soumise à l’IS)

2) Intérêts versés par une société non soumise à l’IS à


ses associés :

Les intérêts servis par une société non soumise assujettie à l’IS
à ses associés ne sont soumis qu’à la limitation de taux. Les
limitations au capital et au RAO sont exclues.

LES BENEFICES DE L’EXPLOITATION


AGRICOLE (BA)

I. La délimitation du domaine des bénéfices


agricoles (BA)

Les BA sont tirés des exploitations agricoles, forestières,


d’élevages et de pêches avec le plancher du chiffre d’affaires
vu en BIC. Mais, les cultivateurs sont exemptés.

II. L’établissement du bénéfice imposable :

L’établissement du bénéfice est soumis aux mêmes règles


qu’en matière de BIC.

LES BENEFICES DES PROFESSIONS NON


COMMERCIALES (BNC)

I. La délimitation du domaine des BNC :

23
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Les BNC, comprend les bénéfices des professions libérales, des
charges et offices et des activités lucratives ne révélant pas des
autres catégories

A. Les bénéfices des professions libérales :

Est dite libérale une profession indépendante exercée sur la


base de qualifications appropriée, en offrant des services
intellectuel (exemple des professions médicales, juridiques,
comptables, d’architectes, d’enseignants, d’artistes, de
conseils)

B. Les bénéfices des charges et offices :

Il s’agit des revenus des notaires, huissiers, avocats,


commissaires-priseurs.

C. Les revenus non rattachables aux autres catégories


de revenus

C’est le cas des revenus de sous-locations nu, des sportifs,


d’artistes, de masseurs.

II. La détermination du bénéfice imposable :

Le bénéfice est soumis au principe de caisse. Mais, le titulaire


peut opter pour le système de l’engagement. Les obligations
déclaratives sont spécifiques.

A. Le principe du bénéfice de caisse : excèdent de


recettes sur les dépenses :
1) Les recettes imposables :

24
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Sont imposables les sommes encaissées au titre de la
profession.

Mais, les dégrèvements accordés sur des impôts déductibles


sont imposables à la réception de la décision de dégrèvement.

On applique les régimes de la liberté d’affectation comptable et


de la taxation réduite des plus-values en fin d’exploitation vus
en BIC. Mais, le régime d’exonération des plus-values en cours
d’exploitation ne s’applique pas en BNC.

2) Les dépenses déductibles :

Pour être déductibles, les paiements doivent être nécessites par


l’exercice de la profession. Comme en BIC, les rémunérations
de l’exploitant ne sont pas déductibles. Mais, les dons versés
aux organismes reconnus, d’utilité publique et cités par l’arrêté
12915/MEF/DGID sont déductibles dans la limite de 0,5% des
recettes brutes. Certaines charges sont déductibles sans faire
l’objet de décaissement. Ce sont :

 Les amortissements effectués selon les règles applicables


en matière de BIC
 Les impôts professionnels mis en recouvrement,
l’exception de l’IR

Hormis ces cas, les charges et pertes non décaissées ne sont


pas déductibles. C’est le cas des provisions et des pertes de
créances, sauf option à l’engagement.

B. L’option du bénéfice d’engagement : l’excédent de


créances sur dettes

25
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Les titulaires de BNC peuvent opter pour l’application des règles
de l’engagement. L’option doit être exercée avant le 1 er février
de l’année au cours de laquelle l’impôt est établi. Et elle est
valable jusqu’ à la dénonciation dans les mêmes conditions.

Qu’il s’agisse du régime de la caisse ou de l’engagement, le


déficit fiscal d’un exercice est reporté dans les mêmes
conditions qu’en matière d’IS.

LE REVENU NET GLOBAL IMPOSABLE : Revenu brut global


- les charges communes

Pour être déductibles, les charges doivent être payées par le


contribuable (sauf les déficits), ne pas avoir déduites à la
détermination des revenus nets catégoriels, et être citer par
l’article 55 du CGI, en l’occurrence :

1) Les pensions et arrérages de rentes :

Pour être déductible, ils doivent être versés à titre gratuit et


obligatoire. Ils sont déductibles dans la limite de 5% du revenu
brut global et de 300 000F. La déduction est totale si le
montant est justifié ou résulte d’une décision judiciaire.

2) Les déficits en cas de cession ou de cessation


d’entreprise :

Le déficit d’une catégorie est seulement imputable sur le


revenu net de la même catégorie. Mais en cas de cessation
d’entreprise, le déficit de l’exercice de liquidation et les pertes

26
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
des trois années précédentes sont déductibles du revenu brut
global

3) les versements volontaires pour la constitution de


retraite

Ces versements sont déductibles dans la limite de 10% du


revenu brut salarial

4) Les primes d’assurance sur la vie :

Elles sont déductibles dans la limite de 5% du revenu brut


global et de 200 000F augmenté de 20 000F par enfant en
charge.

5) Les dons et subventions à des œuvres ou


organismes d’intérêt général.

Les versements aux organismes et œuvres figurant sur la


liste de l’arrêté 09389 du 1er juillet 2016 suivante :

- Fondation Nationale d’Action Sociale du Sénégal (FNASS),

- CHOM (centre hospitalier de l’ordre de Malt)

- Caritas Sénégal,

- Croix Rouge Sénégalaise,

- Union Nationale des Aveugles du Sénégal (UNAS),

- Association Sénégalaise pour les Nations Unies (ASNU),

- Fondation Marie-Louise MIMRAN

- Fondation servir le Sénégal.

27
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
- Association « SOS Village d’enfants » Sénégal

- Association Sénégalaise pour la protection des enfants


déficients mentaux (ASEDEME)

- Ligue Sénégalaise contre le cancer (LISCA)

- Le Waqf public, le Waqf d’intérêt public ayant une


reconnaissance d’utilité publique ou le Waqf mixte avec
composante Waqf public

- Fondation Lonase

Les montants sont déductibles dans la limite de 0,5% du revenu


brut global

6) Les versements effectués à titre de zakat :

Les versements, à titre de zakat, à un organisme agréé par


l’Etat sont déductibles selon les limites fixées par décision du
Ministre chargé des finances.

7) Les intérêts des emprunts concernant l’habitation


principale :

Ils sont déductibles à la condition que l’emprunt soit destiné


à son habitation principale située au Sénégal et que le
tableau d’amortissement du prêt soit produit. A la suite du
revenu net global, il faut liquider et payer l’impôt sur le
revenu.

CHAPITRE 3 : LA LIQUIDATION ET LE
RECOUVREMENT DE L’IMPOT SUR LE REVENU :

28
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
La liquidation consiste à calculer l’impôt du, et l’impôt à
payer et le recouvrement détermine les modalités de
paiement de l’impôt.

I. Le calcul de l’impôt sur le revenu du :

L’impôt est liquidé progressivement, puis réduit des charges de


famille.

a) L’impôt liquidé progressivement :

Le revenu net global, arrondi au millier inférieur, est soumis au


barème suivant :

De 0 à 630 0000 0%
De 630 001 à 1 500 000 20%
De 1 500 001 à 4 000 000 30%
De 4 000 0001 à 8 000 000 35%
De 8 000 0001 à 13 500 000 37%
De 13 500 000 à 50 000 000 40%
Au-delà de 50 000 000 43%

Chaque tranche de revenu est multipliée par le taux


correspondant. Le total des droits obtenus constitue l’impôt
progressif auquel on applique la réduction d’impôt.

II. La réduction d’impôt pour charges de famille :

Le montant de la réduction d’impôt est déterminé en fonction


du nombre de parts lui-même déterminé en fonction de la
situation maritale et des enfants en charges.

A. L’identification des enfants à charges :

29
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Sont considérés comme à charge quand ils n’ont pas de
revenus imposables :

 Les enfants du contribuable qui sont mineurs, ou infirmes,


ou majeurs de moins de 25ans poursuivant leurs études.
 Les mêmes enfants dont la puissance paternelle est
déléguée au contribuable.
B. La fixation du nombre de parts :

Chaque contribuable a de facto une part. Etre marié donne droit


à une demi-part. Quand un seul des conjoints a un revenu
imposable, une demi-part supplémentaire lui est allouée. Et
chaque enfant à charge donne droit à une demi-part au profit
de chacun des époux. Mais, le nombre total de parts est
plafonné à 5.

Pour le calcul des parts, il faut retenir la situation la plus


favorable entre :

- Celle existant au 1er janvier de l’année d’imposition


- Ou celle existant au 1er janvier de l’année de réalisation
des revenus

Article 176. Le nombre de parts à prendre en considération


pour le calcul de l'impôt ne peut en aucun cas dépasser 1,5
parts pour les personnes qui, quel que soit leur nationalité, ne
résident pas au Sénégal mais disposent de revenus imposables
dans ce pays.

C. Le calcul du montant de la réduction

30
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Ce montant est calculé en application à l’impôt progressif les
taux déterminés en fonction du nombre de parts et selon le
tableau suivant

Nombre de Taux Minimum Maximum


parts
1 0% 0 0
1,5 10% 100 000 300 000
2 15% 200 000 650 000
2,5 20% 300 000 1 100 000
3 25% 400 000 1 650 000
3,5 30% 500 000 2 030 000
4 35% 600 000 2 490 000
4,5 40% 700 000 2 755 000
5 45% 800 000 3 180 000

Le montant ainsi déterminé est diminué de l’impôt progressif


pour obtenir l’impôt sur le revenu du. Celui-ci ne correspond
pas automatiquement à l’impôt à payer.

III. Le calcul de l’impôt à payer

Sur l’impôt du, il faut imputer les crédits d’impôts


correspondants aux retenues à la source. Le système
Sénégalais consacre les cinq retenues suivantes :

1) Les retenues sur les salaires, pensions et rentes


viagères :

31
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Les salaires, pensions et rentes viagères sont soumis à la
retenue à la source d’un montant égal à l’impôt sur le revenu.
Aussi la retenue est-elle libératoire.

Toutefois, lorsque le bénéficiaire est soumis (ou se soumet) à la


déclaration de ces revenus, la retenue n’est pas libératoire. Elle
constitue alors un crédit d’impôt.

2) La retenue sur les sommes versées à des tiers

La retenue à la source porte sur les sommes à verser :

- D’un montant supérieur ou égal à 25000F par facture


- A une pension physique (ou une personne morale non
soumise à l’IS) exerçant une activité autre que foncière et
non soumise effectivement à un régime réel,
- En rémunération de prestations fournies ou utilisées au
Sénégal

La retenue est liquidée au taux de 5% sur le montant brut HT


des rémunérations.

3) La retenue à la source sur les redevances

La retenue à la source porte sur les sommes à payer :

- Par un débiteur établi au Sénégal


- A des personnes physiques et morales sans installation
professionnelle au Sénégal
- En rémunération de prestation fournies ou utilisées au
Sénégal. La retenue est liquidée au taux de 25%. La base
de liquidation est déterminée en appliquant un abattement
de 20% au montant brut du.

32
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
4) Les retenues sur les loyers

La retenue à la source porte sur les loyers à payer :

- A une personne physique ou une personne morale non


soumise à l’IS
- D’un montant supérieur ou égal à 150 000F HT par mois.

Mais, la personne physique qui paie des loyers à une agence


immobilière, un gérant de biens ou une société civile
immobilière est dispensée d’opérer la retenue à la source.
Celle-ci doit, alors, être effectuée par l’agence, le gérant ou la
société.

La retenue est liquidée au taux de 5% sur le montant du loyer


brut.

5) Les retenues sur les revenus des capitaux


mobiliers :

Les revenus des capitaux mobiliers imposables sont soumis à


la retenue à la source telle que vue en matière d’impôt sur
les sociétés

Il devient claire que les retenues sur les redevances et celles


sur les revenus de capitaux mobiliers ne peuvent constituer
des crédits d’impôts.

Après avoir déterminé l’impôt à payer, il faut le recouvrer

IV. Le recouvrement de l’impôt sur le revenu

Le paiement de l’impôt sur le revenu passe par la déclaration

A. L’Obligation de déclarer l’ensemble des revenus

33
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire
Nous avons vu que les assujettis à l’impôt sur le revenu sont
soumis à des obligations déclaratives spécifiques à chaque
catégorie de revenu.

En outre, ils sont soumis, avant le 1er mai, à la déclaration


générale de l’ensemble des revenus de l’année précédente.
Cette déclaration porte sur un résumé des revenus catégoriels
et doit indiquer les éléments du train de vie et les charges de
famille.

B. Le paiement de l’impôt sur le revenu

Dans les mêmes conditions que l’impôt sur les sociétés, l’impôt
sur le revenu donne lieu au versement d’acomptes
provisionnels et d’acomptes sur les importations

Mais, les personnes physiques n’étant pas soumises à l’IMF,


chaque acompte provisionnel est égal au tiers de l’impôt du
l’année précédente

Et, les personnes physiques n’ayant que des revenus soumis à


la retenue sont dispensées des acomptes.

34
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises
Ecole Supérieure d’économie Appliquée (ESEA)
Master II Economie Sociale et Solidaire

35
[Link]é Professeur de fiscalité & financement des entreprises

Vous aimerez peut-être aussi