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Les Fiches

L'Afrique centrale, riche en ressources naturelles, fait face à des défis économiques liés à un commerce intra-régional limité, malgré des atouts comme un marché de 200 millions d'habitants. Les obstacles incluent des infrastructures dégradées, des barrières douanières et l'insécurité. La CEEAC et d'autres initiatives visent à promouvoir l'intégration économique et à améliorer les échanges commerciaux.
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L'Afrique centrale, riche en ressources naturelles, fait face à des défis économiques liés à un commerce intra-régional limité, malgré des atouts comme un marché de 200 millions d'habitants. Les obstacles incluent des infrastructures dégradées, des barrières douanières et l'insécurité. La CEEAC et d'autres initiatives visent à promouvoir l'intégration économique et à améliorer les échanges commerciaux.
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​4.

Afrique centrale et sous-région (10 fiches)

41. Pays de la CEEAC

42. Géographie de l’Afrique centrale

43. Coopération militaire régionale

44. Les lacs, fleuves, forêts de la sous-région

45. Les groupes rebelles dans la région

46. Le climat et les ressources naturelles

47. Commerce sous-régional

48. Les frontières et leurs enjeux

49. Crises politiques récentes (Gabon, Tchad…)

50. Problèmes migratoires

FICHE 41 — Les pays membres de la CEEAC (Communauté Économique des États de


l’Afrique Centrale)

Contexte historique :
La CEEAC a été créée en 1983, après une initiative de plusieurs États de la région
visant à renforcer la coopération économique et politique. Elle a été relancée dans
les années 2000 pour répondre aux défis d’intégration régionale, de sécurité et de
développement durable. Elle fait partie des communautés économiques régionales
reconnues par l’Union africaine.

Contenu principal :
La CEEAC regroupe 11 pays membres :

1. Angola

2. Burundi

3. Cameroun

4. République Centrafricaine (RCA)

5. République du Congo (Congo-Brazzaville)

6. République Démocratique du Congo (RDC)

7. Gabon

8. Guinée équatoriale

9. Rwanda

10. Sao Tomé-et-Principe

11. Tchad
Objectifs principaux :

Promouvoir l’intégration économique régionale.

Faciliter la libre circulation des personnes et des biens.

Coopérer en matière de paix, sécurité et gouvernance.

Développer les infrastructures et harmoniser les politiques nationales.

Institutions :

Secrétariat général basé à Libreville (Gabon).

Conseil des ministres et Conférence des chefs d’État comme organes de décision.

Partenariat avec la CEMAC (zone monétaire) sur certains projets.

Résumé à retenir :
La CEEAC compte 11 pays d’Afrique centrale, dont les plus vastes sont la RDC et
l’Angola. Son but est d’accélérer l’intégration économique, de stabiliser la région et
de favoriser la coopération politique.

Question type concours :


Citez les pays membres de la CEEAC et deux de ses objectifs principaux.

Réponse corrigée :
Les pays membres sont : Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo-
Brazzaville, RDC, Gabon, Guinée équatoriale, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe et
Tchad.
Deux de ses objectifs : favoriser l
’intégration économique régionale et renforcer la sécurité collective.
FICHE 42 — Géographie de l’Afrique centrale

Contexte historique :
L’Afrique centrale, cœur du continent africain, possède une géographie variée et
stratégique. Sa position au carrefour des bassins fluviaux, des zones forestières
denses et des savanes en fait un espace riche mais difficile à aménager. Cette
diversité géographique influence son développement économique, humain et
politique.

Contenu principal :

1. Pays concernés :
Les pays communément considérés comme faisant partie de l’Afrique centrale sont :

Angola

Burundi

Cameroun

République Centrafricaine

Congo-Brazzaville

République Démocratique du Congo (RDC)

Guinée équatoriale

Gabon

Rwanda

Sao Tomé-et-Principe

Tchad

2. Principales caractéristiques géographiques :


Reliefs : Plaines, plateaux, chaînes de montagnes (Monts Mitumba, Mont Cameroun).

Hydrographie : Le fleuve Congo (2e plus long d’Afrique), l’Oubangui, le Chari, le


Logone.

Forêts : La forêt du bassin du Congo, 2e plus grande forêt tropicale au monde.

Climat : Équatorial (chaud et humide) au centre, tropical au nord et sud.

Zones arides : Le nord du Tchad marque la transition vers le Sahel.

3. Enjeux géographiques :

Difficultés d’infrastructures dues aux forêts denses.

Isolement de certaines zones rurales.

Exploitation des ressources naturelles parfois anarchique (déforestation, mines


artisanales).

Vulnérabilité aux changements climatiques (inondations, sécheresse).

Résumé à retenir :
L’Afrique centrale présente une géographie riche mais contrastée, dominée par le
fleuve Congo, la forêt équatoriale et de vastes plateaux. Ces caractéristiques
influencent fortement les dynamiques économiques, sociales et politiques de la
région.

Question type concours :


Quels sont les grands traits géographiques de l’Afrique centrale ?

Réponse corrigée :
L’Afrique centrale est caractérisée par des plateaux, de grandes forêts équatoriales
(notamment le bassin du Congo), une forte hydrographie (fleuve Congo, Oubangui),
et un climat principalement équatorial. Ces éléments e
n font une région riche mais difficile d’accès et d’aménagement.
FICHE 43 — Coopération militaire régionale en Afrique centrale

Contexte historique :
Depuis les années 1990, l’Afrique centrale est confrontée à de nombreux conflits
(RDC, Centrafrique, Tchad, etc.). Pour répondre à ces crises et éviter leur
propagation, les États de la sous-région ont renforcé la coopération militaire
régionale, souvent sous l’égide de la CEEAC et avec le soutien de l’Union africaine.

Contenu principal :

1. Structures de coopération militaire :

FOMAC (Force Multinationale de l’Afrique Centrale)


Organe militaire de la CEEAC, chargé des opérations de paix et de sécurité.

COPAX (Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale)


Organe politique de prévention et de gestion des conflits, supervisant la FOMAC.

ECCAS Standby Force


Composante régionale de la Force africaine en attente (Union africaine).

2. Missions principales :

Maintien ou rétablissement de la paix (ex : RCA).

Lutte contre le terrorisme et les groupes armés.

Contrôle des frontières sensibles.

Assistance humanitaire et sécurisation des zones en crise.

3. Exemples d’interventions :

En Centrafrique, la FOMAC est intervenue avant d’être remplacée par la MISCA (UA),
puis par la MINUSCA (ONU).
Coopérations bilatérales : Cameroun–Tchad contre Boko Haram.

4. Limites de la coopération :

Manque de moyens logistiques.

Méfiances politiques entre certains États membres.

Dépendance envers les bailleurs internationaux.

Résumé à retenir :
L’Afrique centrale s’est dotée de structures de coopération militaire pour faire face
aux conflits régionaux. Malgré des limites matérielles, cette coopération progresse à
travers des mécanismes comme la FOMAC et la COPAX.

Question type concours :


Quelles sont les principales structures de coopération militaire en Afrique centrale et
leurs missions ?

Réponse corrigée :
Les principales structures sont la FOMAC, qui mène des opérations de maintien de la
paix, et la COPAX, organe politique de sécurité. Elles œuvrent à la prévention des
conflits, à la stabilisation de
s zones troublées et à la lutte contre le terrorisme.
FICHE 44 — Les lacs, fleuves et forêts de la sous-région d’Afrique centrale

Contexte historique :
La richesse naturelle de l’Afrique centrale repose en grande partie sur ses vastes
réseaux hydrographiques et ses forêts équatoriales. Ces éléments jouent un rôle
crucial dans l’économie, l’écologie, la culture et la géopolitique des pays de la sous-
région.

Contenu principal :

1. Les grands fleuves :


Le fleuve Congo : deuxième plus long fleuve d’Afrique, il traverse ou borde plusieurs
pays (RDC, Congo-Brazzaville, Angola, RCA). Il est vital pour le transport fluvial, la
pêche et l’énergie hydroélectrique.

L’Oubangui : affluent important du Congo, il marque la frontière entre la


Centrafrique et la RDC.

Le Chari et le Logone : situés au Tchad, ils alimentent le lac Tchad et sont essentiels à
l’agriculture.

Autres fleuves : le Nyong, la Sangha, la Sanaga, le Kouilou.

2. Les lacs majeurs :

Lac Tchad : partagé entre le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria ; il est en forte
régression à cause de la sécheresse et de l’irrigation.

Lac Tanganyika : l’un des plus profonds du monde, à la frontière de la RDC et du


Burundi.

Lac Kivu : situé entre la RDC et le Rwanda.

Autres lacs : lac Albert, lac Edouard, lac Mai-Ndombe.

3. Les forêts du bassin du Congo :

Deuxième plus grand massif forestier tropical au monde après l’Amazonie.

Présente dans la RDC, le Gabon, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la RCA et la


Guinée équatoriale.

Rôle majeur dans la régulation du climat, la biodiversité et la captation de carbone.

4. Enjeux écologiques et économiques :

L’exploitation forestière (souvent illégale) menace la biodiversité.


Les fleuves sont mal exploités pour le transport.

Les populations dépendent largement de ces ressources naturelles pour vivre.

Résumé à retenir :
Les fleuves comme le Congo et les forêts du bassin du Congo sont essentiels au mode
de vie, à l’économie et à l’environnement de l’Afrique centrale. Leurs préservations
et gestions sont des enjeux stratégiques pour la région et le monde.

Question type concours :


Citez trois grands fleuves et deux grands lacs d’Afrique centrale, puis expliquez
l’importance des forêts de la région.

Réponse corrigée :
Trois grands fleuves : Congo, Oubangui, Chari.
Deux grands lacs : lac Tchad, lac Tanganyika.
Les forêts du bassin du Congo jouent un rôle vital pour la biodiversité, la lutte contre
le réchauffement c
limatique et l’économie locale grâce à leurs ressources.

FICHE 45 — Les groupes rebelles dans la région d’Afrique centrale

Contexte historique :
L’Afrique centrale a été marquée par une instabilité chronique depuis les années
1990, avec la prolifération de groupes rebelles armés dans plusieurs pays. Ces
groupes trouvent leurs origines dans des conflits politiques, ethniques, économiques
ou territoriaux, et alimentent l’insécurité régionale.

Contenu principal :

1. Groupes rebelles majeurs par pays :

République Démocratique du Congo (RDC)

M23 : actif dans l’est de la RDC (Nord-Kivu), accusé d’être soutenu par le Rwanda.
ADF (Forces démocratiques alliées) : d’origine ougandaise, lié à des groupes
djihadistes.

Maï-Maï : groupes d’autodéfense locaux très fragmentés.

République Centrafricaine (RCA)

Séléka : coalition rebelle majoritairement musulmane, responsable du coup d’État de


2013.

Anti-Balaka : milices chrétiennes créées en réaction à la Séléka.

Coalition des patriotes pour le changement (CPC) : regroupe plusieurs mouvements


armés.

Tchad

FACT (Front pour l'alternance et la concorde au Tchad) : responsable de l’offensive


qui a coûté la vie au président Idriss Déby en 2021.

Autres groupes armés dans le Tibesti et le nord du pays.

Cameroun

Groupes séparatistes anglophones dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest (Ambazonie).

Présence de Boko Haram dans l’Extrême-Nord, bien qu’en recul.

2. Conséquences régionales :

Déplacements massifs de populations (réfugiés, déplacés internes).

Instabilité des frontières.


Fragilisation des États et des institutions.

Multiplication des interventions militaires régionales et internationales.

3. Réponses régionales :

Coopérations militaires (CEEAC, G5 Sahel, alliances bilatérales).

Négociations et accords de paix (souvent fragiles).

Missions de maintien de la paix (MINUSCA, MONUSCO…).

Résumé à retenir :
Les groupes rebelles en Afrique centrale sont nombreux et actifs, particulièrement
en RDC, RCA, Tchad et Cameroun. Ils sont à l’origine de graves crises humanitaires et
sécuritaires, rendant indispensable une coopération régionale renforcée.

Question type concours :


Donnez deux exemples de groupes rebelles actifs en Afrique centrale et décrivez leur
impact sur la stabilité régionale.

Réponse corrigée :
Exemples : M23 en RDC, Séléka en RCA.
Leurs activités provoquent des déplacements de population, affaiblissent les gouver
nements et rendent la coopération sécuritaire régionale indispensable.

FICHE 46 — Le climat et les ressources naturelles en Afrique centrale

Contexte historique :
L’Afrique centrale possède une diversité climatique qui influe directement sur la
richesse de ses ressources naturelles. Cette abondance attire de nombreux acteurs
économiques mais pose aussi des problèmes environnementaux et de gouvernance.

Contenu principal :

1. Les grands types de climat :


Climat équatorial :

Présent dans la RDC, le Gabon, le Congo, la Guinée équatoriale, le sud du Cameroun.

Caractéristiques : chaleur constante, forte humidité, pluies abondantes presque toute


l’année.

Conséquence : forêt dense et biodiversité exceptionnelle.

Climat tropical :

Présent au nord du Cameroun, en RCA, au Tchad.

Alternance saison sèche/saison des pluies.

Propice à la savane, à l’agriculture saisonnière.

Climat sahélien et désertique :

Extrême nord du Tchad.

Faible pluviométrie, végétation rare, grande aridité.

2. Ressources naturelles majeures :

Forestières : bois tropicaux (okoumé, moabi), plantes médicinales.

Minières : cuivre, cobalt, or, diamant, uranium, manganèse (RDC, Gabon, Tchad…).

Énergétiques : pétrole (Angola, Tchad, Congo, Guinée équatoriale), gaz naturel.

Hydriques : fleuves (Congo, Oubangui), lacs, importantes réserves hydroélectriques.


Fauniques : grande diversité animale, y compris des espèces protégées (gorilles,
éléphants…).

3. Enjeux et défis :

Surexploitation : coupe illégale du bois, exploitation minière artisanale non


réglementée.

Pollution et dégradation : marées noires, déforestation, perte de biodiversité.

Conflits liés aux ressources : accaparement de terres, zones minières disputées.

Climat et vulnérabilité : zones sensibles aux changements climatiques (sécheresse,


inondations).

Résumé à retenir :
L’Afrique centrale bénéficie d’un climat principalement équatorial et tropical,
favorable à une grande richesse en ressources naturelles. Leur exploitation
représente à la fois une opportunité de développement et un risque de conflits ou de
dégradation environnementale.

Question type concours :


Quels types de climats trouve-t-on en Afrique centrale et quelles sont les principales
ressources naturelles associées ?

Réponse corrigée :
On trouve un climat équatorial (chaud et humide), tropical (alternance saisons), et
sahélien (aride au nord du Tchad). Les ressources incluent bois tropicaux, pétrol
e, minerais (cuivre, diamant), eau douce, et biodiversité animale.

FICHE 47 — Commerce sous-régional en Afrique centrale

Contexte historique :
Malgré une forte richesse en ressources naturelles, les échanges commerciaux entre
les pays d’Afrique centrale restent limités. Pour améliorer l’intégration économique,
la CEEAC a été relancée en 1998 avec pour objectif la promotion du commerce intra-
régional.
Contenu principal :

1. Les atouts du commerce sous-régional :

Présence de matières premières (pétrole, bois, minerais).

Position géographique stratégique pour l’accès aux ports (ex : Pointe-Noire, Douala).

Marché potentiel de plus de 200 millions d’habitants.

Réseaux de fleuves navigables et routes transnationales.

2. Obstacles majeurs au commerce régional :

Mauvais état des infrastructures : routes, chemins de fer et ponts souvent dégradés.

Barrières douanières persistantes : lourdeurs administratives, corruption.

Insécurité transfrontalière : conflits armés, groupes rebelles, terrorisme.

Faible industrialisation : peu de transformation locale, dépendance à l’export brut.

Monnaies différentes : certains pays utilisent le franc CFA, d'autres des monnaies
nationales.

3. Initiatives pour améliorer le commerce :

ZLEC (Zone de Libre-Échange Continentale) : projet continental pour lever les


barrières commerciales.

Programmes de facilitation du commerce : réformes douanières, corridors


économiques (Douala-Bangui, Pointe-Noire-Brazzaville).

Marchés communs au sein de la CEEAC et de la CEMAC.


4. Exemples de flux commerciaux :

Cameroun exporte du ciment et du sucre vers la RCA.

RDC exporte du courant hydroélectrique vers le Congo-Brazzaville.

Gabon et Congo exportent du bois vers leurs voisins.

Résumé à retenir :
Le commerce sous-régional en Afrique centrale reste faible mais essentiel pour le
développement économique. L’amélioration des infrastructures, la levée des
barrières douanières et la coopération économique sont les clés d’une meilleure
intégration.

Question type concours :


Quelles sont les principales difficultés du commerce sous-régional en Afrique
centrale et quelles solutions sont envisagées ?

Réponse corrigée :
Les principales difficultés sont : mauvais état des routes, barrières douanières,
insécurité et faible transformation locale. Les solutions incluent la ZLEC, la
modernisation des douanes
, les corridors logistiques et la coopération régionale.

FICHE 48 — Les frontières et leurs enjeux en Afrique centrale

Contexte historique :
Les frontières en Afrique centrale, comme dans le reste du continent, ont été tracées
en grande partie par les puissances coloniales au XIXe siècle sans tenir compte des
réalités ethniques, culturelles ou géographiques. Ces délimitations arbitraires sont
aujourd’hui à l’origine de nombreux enjeux géopolitiques, économiques et
sécuritaires.

Contenu principal :

1. Nature des frontières en Afrique centrale :

La région compte de nombreuses frontières terrestres peu surveillées.


Certaines frontières sont naturelles (fleuves, forêts), d'autres artificielles (lignes
droites sans justification géographique).

Faible présence administrative et militaire dans les zones frontalières.

2. Enjeux sécuritaires :

Infiltration de groupes armés à travers des frontières poreuses (ex : entre RDC, RCA
et Soudan du Sud).

Contrebande (armes, carburant, minerais).

Zones frontalières souvent hors du contrôle effectif des États.

3. Enjeux économiques :

Trafic transfrontalier informel important : vivres, produits de première nécessité.

Marchés frontaliers dynamiques mais peu régulés.

Difficultés pour harmoniser les politiques douanières entre pays.

4. Enjeux diplomatiques et territoriaux :

Litiges frontaliers persistants, parfois violents (ex : Bakassi entre le Cameroun et le


Nigeria).

Problèmes de démarcation encore non résolus (ex : frontières Tchad-Soudan, RDC-


Ouganda…).

5. Initiatives régionales :

Programmes de sécurisation des frontières avec l’appui de l’Union africaine et des


Nations unies.
Coopération bilatérale et multilatérale pour le contrôle conjoint des zones sensibles.

Projets de démarcation pacifique et de développement des zones frontalières.

Résumé à retenir :
Les frontières en Afrique centrale sont à la fois des lignes de séparation et des points
de contact, mais elles posent de nombreux défis en termes de sécurité, d’économie et
de relations entre États. Une gestion concertée et pacifique est essentielle.

Question type concours :


Quels sont les principaux enjeux liés aux frontières en Afrique centrale ? Donnez un
exemple.

Réponse corrigée :
Les enjeux sont sécuritaires (groupes armés, contrebande), économiques (trafic
informel) et diplomatiques (litiges territoriaux). Exemple
: le conflit de Bakassi entre le Cameroun et le Nigeria.

FICHE 49 — Crises politiques récentes en Afrique centrale (Gabon, Tchad, etc.)

Contexte historique :
L’Afrique centrale a été marquée ces dernières années par une série de crises
politiques, souvent liées à des successions dynastiques, des contestations électorales
ou des conflits armés. Ces événements traduisent une instabilité politique chronique,
affectant la gouvernance, la paix et le développement.

Contenu principal :

1. Le Gabon (2023) : Coup d'État militaire

Le 30 août 2023, un coup d'État militaire renverse le président Ali Bongo Ondimba,
au pouvoir depuis 2009, juste après l’annonce contestée de sa réélection.

Le général Brice Oligui Nguema prend le pouvoir.

Justifications : fraudes électorales, mauvaise gouvernance, fatigue du régime


dynastique (pouvoir des Bongo depuis 1967).
Réactions : soutien populaire, suspension du pays par la CEEAC et l’Union africaine.

2. Le Tchad (2021) : transition militaire

En avril 2021, le président Idriss Déby Itno meurt au front face aux rebelles du FACT.

Son fils, Mahamat Idriss Déby, prend la tête d’un Conseil militaire de transition,
suspendant la Constitution.

La transition, censée durer 18 mois, suscite des critiques internationales.

Manifestations réprimées, tensions entre opposition et pouvoir.

3. La République centrafricaine (RCA) : instabilité chronique

Depuis 2013, la RCA fait face à une guerre civile opposant forces gouvernementales
et groupes armés.

En 2020, le président Faustin-Archange Touadéra est réélu dans un contexte


d’insécurité.

L’intervention de mercenaires étrangers (notamment russes du groupe Wagner)


suscite débat.

4. Autres pays :

RDC : tensions électorales persistantes, insécurité dans l’est.

Cameroun : crise anglophone toujours non résolue.

Congo-Brazzaville : stabilité relative mais gouvernance contestée.

Résumé à retenir :
Les crises politiques récentes en Afrique centrale montrent une instabilité liée aux
successions autoritaires, aux réformes mal engagées et à l’insécurité. Les transitions
militaires au Gabon et au Tchad ont relancé le débat sur la démocratie dans la
région.

Question type concours :


Citez deux crises politiques récentes en Afrique centrale et expliquez les causes
principales.

Réponse corrigée :
Exemples :

Gabon (2023) : coup d’État après une élection contestée.

Tchad (2021) : transition militaire après la mort d’Idriss Déby.


Causes : successio
n dynastique, mauvaise gouvernance, contestation populaire.

FICHE 50 — Problèmes migratoires en Afrique centrale

Contexte historique :
L’Afrique centrale connaît depuis des décennies des mouvements migratoires
importants, à la fois internes et transfrontaliers. Ces migrations sont souvent causées
par les conflits, la pauvreté, les changements climatiques ou la recherche
d’opportunités économiques. Elles posent de nombreux défis politiques, sociaux et
humanitaires.

Contenu principal :

1. Types de migrations :

Migrations internes : exode rural vers les grandes villes (Kinshasa, Douala,
Libreville…).

Migrations transfrontalières : populations fuyant les conflits (RCA, RDC, Tchad…).

Migrations économiques : recherche d’emplois dans les pays pétroliers (Gabon,


Guinée équatoriale…).

Réfugiés et déplacés internes : plus de 7 millions dans la région selon l’ONU.


2. Causes des migrations :

Conflits armés : RCA, RDC, nord du Cameroun.

Instabilité politique : coups d’État, transitions prolongées (Tchad, Gabon).

Conditions de vie précaires : pauvreté, chômage, manque d’accès aux services de


base.

Changements climatiques : désertification, inondations, pression sur les ressources


naturelles.

3. Conséquences :

Pression sur les pays d’accueil : logements, emploi, santé, éducation.

Tensions sociales : xénophobie, stigmatisation, concurrence sur les ressources.

Problèmes d’intégration : absence de politiques claires, statut juridique incertain.

Risques sécuritaires : infiltration de groupes armés parmi les migrants.

4. Réponses nationales et régionales :

Création de camps de réfugiés (HCR, ONG).

Tentatives de rapatriement volontaire (souvent difficiles).

Renforcement de la coopération régionale en matière migratoire (CEEAC, Union


africaine).

Plans de développement pour stabiliser les zones d’origine.

Résumé à retenir :
Les problèmes migratoires en Afrique centrale sont causés par les conflits, la
pauvreté et les crises climatiques. Ils entraînent des tensions dans les pays d’accueil
et nécessitent une réponse concertée des États et des partenaires internationaux.

Question type concours :


Quelles sont les principales causes des migrations en Afrique centrale et quelles en
sont les conséquences ?

Réponse corrigée :
Causes : conflits, pauvreté, instabilité politique, climat.
Conséquences : pression sur les services, tensio
ns sociales, problèmes d’intégration, risques sécuritaires.

5. Défense, armée, sécurité (10 fiches)

51. Rôle stratégique des forces armées

52. Missions de la gendarmerie

53. Terrorisme au Sahel

54. Piraterie maritime dans le Golfe de Guinée

55. Coopérations militaires Congo – France / Chine / Russie

56. Les casques bleus congolais

57. Bases militaires en Afrique

58. Cyberdéfense et sécurité numérique


59. Sécurité intérieure et criminalité

60. Équipements et réformes militaires

FICHE 51 — Rôle stratégique des forces armées

Contexte historique :
Depuis l’indépendance en 1960, les forces armées du Congo-Brazzaville ont joué un
rôle central dans la stabilité du pays. Après des périodes de tensions internes et de
conflits armés (notamment dans les années 1990), leur mission s’est recentrée sur la
défense nationale, la sécurité intérieure et la participation aux opérations
internationales.

---

Contenu principal :

1. Missions fondamentales :

Défendre l’intégrité du territoire national contre toute agression extérieure.

Protéger les institutions de la République, garantir l’ordre constitutionnel.

Appuyer la sécurité intérieure, notamment en cas de crise grave (catastrophes,


insurrections).

Participer à la coopération régionale et aux missions de maintien de la paix (ONU,


UA).

2. Composition des forces armées congolaises :

Armée de terre : la plus importante, responsable de la défense terrestre.

Armée de l’air : plus réduite, chargée de la surveillance et du soutien aérien.


Marine nationale : contrôle fluvial et maritime, lutte contre la piraterie.

Garde républicaine : unité d’élite chargée de la sécurité présidentielle.

3. Enjeux stratégiques actuels :

Stabilisation intérieure dans un contexte de fragilité sociale.

Lutte contre les menaces transfrontalières : trafics, rébellions, terrorisme.

Protection des ressources naturelles (forêts, pétrole, eaux territoriales).

Participation aux exercices multinationaux pour renforcer l’interopérabilité


régionale.

Image internationale : renforcer la crédibilité du Congo dans les missions de paix.

4. Défis à relever :

Modernisation des équipements et infrastructures.

Amélioration de la formation des soldats.

Respect des droits de l’homme dans les opérations.

Intégration dans une stratégie globale de sécurité nationale.

---

Résumé à retenir :
Les forces armées congolaises jouent un rôle stratégique dans la défense, la stabilité
et l'influence du pays. Elles sont un outil essentiel pour faire face aux menaces
internes et externes, protéger les ressources nationales et contribuer à la paix
régionale.
---

Question type concours :


Quelles sont les trois grandes missions stratégiques des forces armées congolaises ?

Réponse corrigée :

1. Défense du territoire national.

2. Protection des institutions et de


la population.

3. Participation aux opérations internationales de paix.

FICHE 52 — Missions de la gendarmerie

Contexte historique :
La gendarmerie nationale congolaise, héritée du modèle français, est une force
militaire chargée de missions de police et de maintien de l’ordre, particulièrement
dans les zones rurales. Elle a toujours joué un rôle central dans la sécurité intérieure,
aux côtés de la police nationale.

---

Contenu principal :

1. Nature de la gendarmerie :

Force militaire dépendant du ministère de la Défense.

Fonctionne en temps de paix comme force de sécurité publique, et en temps de crise


comme soutien aux forces armées.
Présente sur tout le territoire national, notamment en zones rurales et frontalières.

2. Missions principales :

Maintien de l’ordre public : prévention et répression des troubles.

Sécurité des personnes et des biens, notamment en milieu rural.

Police judiciaire : enquêtes, arrestations, exécutions de mandats judiciaires.

Surveillance du territoire : contrôles, renseignement, veille sécuritaire.

Lutte contre la criminalité : vols, violences, trafics divers.

Encadrement des populations lors de crises : inondations, conflits locaux.

3. Organisation :

Commandement centralisé à Brazzaville.

Divisée en compagnies et brigades réparties par départements.

Dispose de sections spécialisées : brigade mobile, recherche, anti-terrorisme, etc.

4. Coopération et formation :

Participe à des exercices conjoints avec la police, l’armée et les forces étrangères.

Formations dispensées par l’École de gendarmerie (à Dolisie).

Coopération avec des pays partenaires (France, Chine, etc.).

5. Défis actuels :
Matériel obsolète, manque de moyens logistiques.

Effectifs insuffisants face à la montée de la criminalité.

Besoin d’une meilleure formation continue.

Lutte contre les abus et pour le respect des droits des citoyens.

---

Résumé à retenir :
La gendarmerie nationale est une force militaire à vocation civile, chargée de la
sécurité intérieure, surtout en zones rurales. Elle combine des missions de police
administrative, judiciaire et militaire, tout en participant à la stabilité nationale.

---

Question type concours :


Citez trois missions principales de la gendarmerie nationale congolaise.

Réponse corrigée :

1. Maintie
n de l’ordre public.

2. Police judiciaire.

3. Sécurité des zones rurales.

FICHE 53 — Terrorisme au Sahel

Contexte historique :
Depuis le début des années 2000, la région du Sahel est devenue un épicentre du
terrorisme islamiste en Afrique. Après la guerre en Libye (2011), des groupes
djihadistes se sont installés durablement dans des pays fragilisés comme le Mali, le
Niger et le Burkina Faso. Cette situation déstabilise toute l’Afrique de l’Ouest et
menace la sécurité régionale.

---

Contenu principal :

1. Groupes terroristes présents au Sahel :

AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique)

JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans)

État islamique au Grand Sahara (EIGS)

Groupes affiliés à Boko Haram, notamment vers le lac Tchad.

2. Zones les plus touchées :

Mali, Burkina Faso, Niger, nord du Bénin et Nigeria.

Zones frontalières et rurales peu contrôlées par les États.

Multiplication des attaques contre les forces de sécurité, les populations civiles et les
ONG.

3. Conséquences pour la région :

Crises humanitaires : déplacés internes, famines, violences.

Effondrement des systèmes éducatifs et sanitaires.

Instabilité politique (coups d’État, gouvernements militaires).


Risque d’extension vers l’Afrique centrale.

4. Réponses régionales et internationales :

G5 Sahel : coopération militaire entre 5 pays (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad,


Burkina Faso).

Missions internationales : Barkhane (France), MINUSMA (ONU), EUTM Mali (UE).

Retrait progressif de certaines forces étrangères (France, ONU), laissant un vide


sécuritaire.

5. Enjeux pour l’Afrique centrale :

Risque de contagion par le sud du Tchad, Cameroun, nord RDC.

Nécessité de renforcer la coopération sécuritaire régionale.

Importance du renseignement, de la prévention de la radicalisation et du


développement local.

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Résumé à retenir :
Le Sahel est devenu une zone critique pour la sécurité du continent africain, en proie
au terrorisme islamiste. La réponse nécessite une coordination militaire, politique et
humanitaire à l’échelle régionale et internationale.

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Question type concours :


Citez deux conséquences du terrorisme au Sahel pour la stabilité régionale.
Réponse corrigée :

1. Déplacement massif des p


opulations.

2. Instabilité politique et renversements de gouvernements.

FICHE 54 — Piraterie maritime dans le Golfe de Guinée

Contexte historique :
Depuis les années 2010, le Golfe de Guinée est devenu l’une des zones les plus
dangereuses au monde pour la navigation maritime. La piraterie y a pris de
l’ampleur, notamment au large du Nigéria, du Bénin, du Togo, du Cameroun et du
Congo-Brazzaville. Elle menace la sécurité économique et la stabilité des États
côtiers.

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Contenu principal :

1. Nature de la piraterie dans la région :

Attaques armées de navires marchands (cargos, pétroliers).

Prises d’otages contre rançon.

Vols de cargaisons, surtout de pétrole.

Menaces sur les plateformes pétrolières offshore.

2. Causes principales :

Pauvreté et chômage massif dans les zones côtières.

Présence de groupes armés organisés.


Faiblesse des moyens navals des États concernés.

Corruption et absence de surveillance dans les eaux territoriales.

3. Conséquences régionales :

Insécurité maritime : hausse du coût des assurances et des marchandises.

Réduction des investissements dans le secteur pétrolier et maritime.

Menace sur la liberté de navigation et les routes commerciales.

Renforcement des forces navales par certains pays pour protéger leur zone
économique exclusive (ZEE).

4. Réponses nationales et internationales :

Mise en place de patrouilles maritimes conjointes (Nigeria, Bénin, Togo).

Opérations de surveillance renforcées (ex : Opération Obangame Express,


impliquant les États-Unis et plusieurs marines africaines).

Appui de l’Union africaine et des organisations régionales (CEEAC, CEDEAO).

Construction de bases navales, achat de radars et de bateaux modernes (ex : au


Congo-Brazzaville).

5. Situation actuelle :

Diminution relative du nombre d’attaques depuis 2022 grâce à la coordination


régionale.

Risques toujours élevés à cause de l’instabilité politique et de la précarité sociale.


Nécessité d’une stratégie régionale de sécurité maritime durable.

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Résumé à retenir :
Le Golfe de Guinée est une zone stratégique touchée par la piraterie maritime. Cette
menace pèse sur les économies des pays côtiers et appelle à une coopération
régionale renforcée pour sécuriser les eaux africaines.

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Question type concours :


Citez deux conséquences de la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée.

Réponse corrigée :

1. Insécurité des routes commercial


es et maritimes.

2. Réduction des investissements étrangers dans la région.

FICHE 55 — Coopérations militaires Congo – France / Chine / Russie

Contexte historique :
Depuis son indépendance en 1960, la République du Congo a noué des partenariats
militaires avec plusieurs grandes puissances. La France, ancienne puissance
coloniale, a longtemps été l’alliée militaire principale. Plus récemment, la Chine et la
Russie ont accru leur influence dans le cadre d’une diversification des coopérations
sécuritaires.

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Contenu principal :
1. Coopération avec la France :

Formations militaires des officiers et sous-officiers congolais (Écoles françaises et


missions françaises au Congo).

Dons de matériel militaire, équipements logistiques et assistance technique.

Conseils en matière de réforme de la défense et modernisation des forces.

Exercice conjoints, soutien à la gendarmerie nationale.

Coopération dans la lutte contre le terrorisme et la piraterie.

2. Coopération avec la Chine :

Construction d’infrastructures militaires (casernes, hôpitaux militaires).

Dons d’équipements militaires, camions, uniformes, systèmes de communication.

Formations techniques dans des écoles militaires chinoises.

Influence croissante dans l’appui logistique et la modernisation des forces.

Moins d'ingérence politique, mais présence stratégique.

3. Coopération avec la Russie :

Renforcement des liens depuis les années 2010.

Envois de conseillers militaires et participation à des missions de formation.

Discussions sur la livraison d’armes et de matériels de surveillance.

Positionnement géopolitique contrebalance l'influence occidentale.


Volonté russe de renforcer sa présence en Afrique centrale.

4. Objectifs communs de ces coopérations :

Modernisation des forces armées congolaises.

Lutte contre l’insécurité intérieure et les menaces transfrontalières.

Formation des militaires à de nouvelles technologies de défense.

Maintien de la stabilité régionale dans un contexte de tensions croissantes (Sahel,


Centrafrique, RDC).

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Résumé à retenir :
Le Congo entretient une coopération militaire active avec la France, la Chine et la
Russie. Ces partenariats visent à moderniser l’armée, améliorer la sécurité nationale
et renforcer l’influence stratégique du pays dans la sous-région.

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Question type concours :


Citez deux pays partenaires du Congo en matière de coopération militaire et donnez
un domaine d’appui pour chacun.

Réponse corrigée :

France : formation
et réforme militaire.

Chine : infrastructures et équipements militaires.


FICHE 56 — Les casques bleus congolais

Contexte historique :
Depuis plusieurs décennies, la République du Congo participe aux opérations de
maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies (ONU). Ces missions,
appelées opérations des Casques bleus, visent à stabiliser des pays en crise.
L’engagement congolais s’inscrit dans une volonté de solidarité internationale et de
renforcement de l’image du pays sur la scène mondiale.

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Contenu principal :

1. Missions principales des Casques bleus :

Protection des civils dans les zones de conflit.

Désarmement et réinsertion des anciens combattants.

Appui aux élections et à la consolidation de l’État de droit.

Sécurisation humanitaire (accès aux populations déplacées).

2. Engagement du Congo dans les missions de l’ONU :

Participation à la MONUSCO (République Démocratique du Congo).

Engagements passés en Côte d’Ivoire, Centrafrique et au Soudan.

Déploiement de personnels militaires et policiers congolais.

Souvent salués pour leur discipline et professionnalisme.

3. Avantages pour le Congo :


Renforcement de l’expérience militaire des troupes.

Crédibilité internationale sur les questions de paix et sécurité.

Indemnités financières versées par l’ONU pour chaque soldat engagé.

Accès à des formations spécialisées (droit humanitaire, négociation, logistique…).

4. Enjeux et défis :

Maintenir un haut niveau de discipline pour éviter les scandales.

Garantir la préparation logistique avant les déploiements.

Encourager une représentation équilibrée (hommes et femmes).

Promouvoir l’éthique et les valeurs républicaines en mission.

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Résumé à retenir :
Le Congo participe activement aux opérations de paix de l’ONU à travers l’envoi de
casques bleus. Cet engagement reflète son implication dans la stabilité régionale et
renforce son image de pays contributeur à la paix internationale.

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Question type concours :


Citez deux avantages pour le Congo à participer aux missions de Casques bleus de
l’ONU.

Réponse corrigée :

1. Renforcement de l’expérience des militaires.


2. Crédibilité internationale du pays en matière de paix et sécurité.

FICHE 57 — Bases militaires en Afrique

Contexte historique :
Depuis la Guerre froide, l’Afrique est un espace stratégique pour les grandes
puissances militaires. Plusieurs pays y ont installé des bases afin de protéger leurs
intérêts géopolitiques, assurer la sécurité maritime, ou lutter contre le terrorisme.
Ces installations sont souvent justifiées par la coopération sécuritaire avec les pays
africains.

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Contenu principal :

1. Présence de bases étrangères en Afrique :

France : bases à Djibouti, au Tchad (N'Djamena), en Côte d’Ivoire (Abidjan), au Gabon


(Libreville).

États-Unis : base de Camp Lemonnier à Djibouti, drones et forces spéciales dans le


Sahel.

Chine : base navale à Djibouti (première base militaire chinoise à l’étranger).

Russie : accords militaires en cours pour des implantations (ex : Centrafrique,


Soudan).

Turquie : base militaire en Somalie, coopération en Libye.

2. Objectifs des puissances étrangères :

Contrôle stratégique des routes maritimes et commerciales.


Lutte contre le terrorisme et la piraterie.

Soutien logistique aux opérations militaires régionales.

Influence diplomatique et économique croissante sur le continent.

3. Avantages pour les pays hôtes :

Appui logistique et formation des forces armées locales.

Aide au renseignement et à la surveillance du territoire.

Création d’emplois locaux dans les zones de déploiement.

Aide financière ou infrastructurelle en contrepartie de la présence.

4. Critiques et risques :

Atteinte à la souveraineté nationale.

Risques de dépendance militaire ou de conflits d’intérêts.

Présence parfois contestée par la population.

Utilisation de l’Afrique comme terrain d’affrontement indirect entre puissances.

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Résumé à retenir :
Les bases militaires en Afrique traduisent l’intérêt stratégique des puissances
mondiales pour le continent. Si elles apportent un appui sécuritaire, elles soulèvent
aussi des questions de souveraineté et de rapports de domination.
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Question type concours :


Donnez deux pays africains qui accueillent des bases militaires étrangères, et
précisez la puissance concernée.

Réponse corrigée :

Djibouti : base française,


américaine et chinoise.

Tchad : base militaire française à N'Djamena.

FICHE 58 — Cyberdéfense et sécurité numérique

Contexte historique :
À l’ère du numérique, les menaces informatiques se multiplient : cyberattaques,
piratage de données, propagande numérique, etc. Les États, y compris en Afrique
centrale, doivent renforcer leur cybersécurité pour protéger leurs infrastructures
sensibles, leurs institutions et leurs citoyens. Le Congo et ses partenaires prennent
progressivement conscience des enjeux de la cyberdéfense.

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Contenu principal :

1. Définition et enjeux de la cyberdéfense :

Ensemble des moyens destinés à protéger les systèmes informatiques des institutions
étatiques, militaires et civiles.

Vise à prévenir, détecter, répondre et se relever après des attaques numériques.

Enjeu de souveraineté nationale dans un monde interconnecté.

2. Types de menaces :
Piratage de données sensibles (diplomatie, armée, banques).

Attaques par rançongiciels (ransomware).

Propagande, désinformation, manipulation sur les réseaux sociaux.

Cyberespionnage par des puissances ou groupes hostiles.

Sabotage de services publics (électricité, télécommunications…).

3. Situation en Afrique centrale :

Faible niveau de préparation dans plusieurs pays.

Croissance rapide de l’accès à Internet sans mécanismes de protection adéquats.

Vulnérabilité des institutions et faible culture numérique.

Dépendance à des technologies étrangères peu maîtrisées localement.

4. Initiatives en cours :

Création de centres nationaux de cybersécurité (ex : Cameroun, Congo en cours).

Coopérations avec l’Union africaine, l’ONU, la France et la Chine.

Formations militaires et civiles en cybersécurité.

Législations émergentes sur la cybercriminalité et la protection des données.

5. Rôle des armées :

Mise en place d’unités spécialisées dans la cyberdéfense.


Surveillance des réseaux militaires et stratégiques.

Lutte contre les cyberattaques terroristes ou étrangères.

Collaboration avec les forces de police pour les enquêtes numériques.

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Résumé à retenir :
La cyberdéfense est un pilier essentiel de la sécurité moderne. En Afrique centrale,
les États, dont le Congo, doivent rattraper leur retard en matière de cybersécurité
pour garantir leur souveraineté numérique face aux menaces croissantes.

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Question type concours :


Citez deux menaces principales dans le domaine de la cybersécurité pour un État
africain.

Réponse corrigée :

1. Piratage d
e données sensibles.

2. Propagande et désinformation sur les réseaux sociaux.

FICHE 58 — Cyberdéfense et sécurité numérique

Contexte historique :
À l’ère du numérique, les menaces informatiques se multiplient : cyberattaques,
piratage de données, propagande numérique, etc. Les États, y compris en Afrique
centrale, doivent renforcer leur cybersécurité pour protéger leurs infrastructures
sensibles, leurs institutions et leurs citoyens. Le Congo et ses partenaires prennent
progressivement conscience des enjeux de la cyberdéfense.
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Contenu principal :

1. Définition et enjeux de la cyberdéfense :

Ensemble des moyens destinés à protéger les systèmes informatiques des institutions
étatiques, militaires et civiles.

Vise à prévenir, détecter, répondre et se relever après des attaques numériques.

Enjeu de souveraineté nationale dans un monde interconnecté.

2. Types de menaces :

Piratage de données sensibles (diplomatie, armée, banques).

Attaques par rançongiciels (ransomware).

Propagande, désinformation, manipulation sur les réseaux sociaux.

Cyberespionnage par des puissances ou groupes hostiles.

Sabotage de services publics (électricité, télécommunications…).

3. Situation en Afrique centrale :

Faible niveau de préparation dans plusieurs pays.

Croissance rapide de l’accès à Internet sans mécanismes de protection adéquats.

Vulnérabilité des institutions et faible culture numérique.

Dépendance à des technologies étrangères peu maîtrisées localement.


4. Initiatives en cours :

Création de centres nationaux de cybersécurité (ex : Cameroun, Congo en cours).

Coopérations avec l’Union africaine, l’ONU, la France et la Chine.

Formations militaires et civiles en cybersécurité.

Législations émergentes sur la cybercriminalité et la protection des données.

5. Rôle des armées :

Mise en place d’unités spécialisées dans la cyberdéfense.

Surveillance des réseaux militaires et stratégiques.

Lutte contre les cyberattaques terroristes ou étrangères.

Collaboration avec les forces de police pour les enquêtes numériques.

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Résumé à retenir :
La cyberdéfense est un pilier essentiel de la sécurité moderne. En Afrique centrale,
les États, dont le Congo, doivent rattraper leur retard en matière de cybersécurité
pour garantir leur souveraineté numérique face aux menaces croissantes.

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Question type concours :


Citez deux menaces principales dans le domaine de la cybersécurité pour un État
africain.
Réponse corrigée :

1. Piratage d
e données sensibles.

2. Propagande et désinformation sur les réseaux sociaux.

FICHE 59 — Sécurité intérieure et criminalité

Contexte historique :
La sécurité intérieure désigne l’ensemble des actions mises en œuvre par l’État pour
préserver l’ordre public, protéger les citoyens et garantir la stabilité nationale. En
Afrique centrale, et notamment au Congo, les défis sont nombreux : banditisme,
insécurité urbaine, trafic d’armes, violence communautaire, etc.

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Contenu principal :

1. Composantes de la sécurité intérieure :

Police nationale : maintien de l’ordre, enquête criminelle, protection des biens et des
personnes.

Gendarmerie : missions mixtes civiles et militaires, surtout en zones rurales.

Renseignements intérieurs : détection des menaces terroristes ou criminelles.

Protection civile : secours et interventions en cas de catastrophe.

2. Formes de criminalité fréquentes :

Criminalité urbaine : vols, braquages, agressions.


Délinquance juvénile : enfants des rues, gangs de jeunes.

Trafic de drogue et d’armes.

Criminalité transfrontalière : contrebande, immigration clandestine.

Corruption dans les services de sécurité eux-mêmes.

3. Causes principales de l’insécurité :

Pauvreté et chômage, surtout chez les jeunes.

Faiblesse de l’appareil judiciaire et impunité.

Manque de moyens logistiques pour les forces de l’ordre.

Urbanisation rapide et désorganisée.

Présence de groupes armés dans certaines zones.

4. Réponses de l’État :

Renforcement des effectifs et des équipements des forces de sécurité.

Réformes judiciaires pour accélérer les procédures.

Sensibilisation communautaire à la prévention de la criminalité.

Lutte contre la corruption au sein des services de sécurité.

Coopération régionale pour la surveillance des frontières.


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Résumé à retenir :
La sécurité intérieure est indispensable à la stabilité d’un État. Le Congo fait face à
des défis multiples, mais engage des efforts pour renforcer ses forces de sécurité,
améliorer la justice et impliquer la population dans la prévention de la criminalité.

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Question type concours :


Citez deux causes de l’insécurité intérieure en Afrique centrale.

Réponse corrigée :

1. Pauvret
é et chômage des jeunes.

2. Manque de moyens pour les forces de l’ordre.

FICHE 60 — Équipements et réformes militaires

Contexte historique :
Depuis les années 2000, de nombreux États africains, dont le Congo, ont engagé des
réformes militaires pour moderniser leurs armées. Ces réformes concernent aussi
bien l’organisation, la formation, que les équipements militaires, dans un contexte
marqué par des menaces régionales et internationales : terrorisme, insécurité,
piraterie, conflits internes.

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Contenu principal :

1. Équipements militaires :

Véhicules blindés, hélicoptères, armes légères, radars, etc.


Acquisition de matériel par achats directs, dons ou coopérations militaires (France,
Chine, Russie…).

Modernisation des systèmes de communication et du renseignement.

Problèmes fréquents : matériel vétuste, maintenance insuffisante, dépendance


extérieure.

2. Réformes structurelles :

Réorganisation des forces armées : création de nouveaux corps ou unités spécialisées


(forces spéciales, cyberdéfense…).

Réformes de la formation : modernisation des écoles militaires (académies, centres


d’instruction).

Lutte contre les doublons, les effectifs fictifs et la mauvaise gestion.

3. Objectifs des réformes :

Professionnaliser l’armée et renforcer son efficacité.

Adapter l’armée aux nouvelles formes de menaces (terrorisme, insurrection,


cybermenaces).

Améliorer la discipline, la loyauté et le moral des troupes.

Renforcer la crédibilité de l’État sur le plan national et international.

4. Défis persistants :

Financement limité face aux coûts élevés de la modernisation.

Corruption dans les marchés d’équipements.

Formation insuffisante dans certains domaines techniques.


Besoin d’une vision stratégique claire et durable.

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Résumé à retenir :
Les réformes militaires visent à rendre les armées africaines plus modernes,
efficaces et adaptées aux menaces contemporaines. Cela passe par la modernisation
des équipements, une meilleure organisation et une formation de qualité, malgré de
nombreux défis à relever.

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Question type concours :


Donnez deux objectifs des réformes militaires engagées par les pays africains.

Réponse corrigée :

1. Professionnaliser l’armée et améliorer son efficacité.

2. Adapter les forces armées aux nouvelles menaces sécuritaires.

6. Monde – Relations internationales (10 fiches)

61. Organisation des Nations unies (ONU)

62. Union Européenne : rôle et politique africaine

63. Francophonie
64. Le Commonwealth

65. Chine – Afrique : coopération stratégique

66. France – Afrique : rôle historique

67. Russie – Afrique : nouveaux partenariats

68. USA – Afrique : diplomatie et sécurité

69. Organisation mondiale du commerce (OMC)

70. FMI, Banque mondiale et aides au développement

FICHE 61 — Organisation des Nations unies (ONU)

Contexte historique :
L’Organisation des Nations unies (ONU) a été créée en 1945, après la Seconde Guerre
mondiale, afin de maintenir la paix, de promouvoir les droits humains, le
développement et la coopération internationale. Le Congo (Brazzaville) en est
membre depuis 1960, année de son indépendance.

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Contenu principal :

1. Missions principales de l’ONU :

Maintenir la paix et la sécurité internationales (casques bleus, médiations…).

Défendre les droits de l’homme.


Aider au développement économique et social.

Encourager la coopération entre les nations.

Favoriser le respect du droit international.

2. Organes principaux :

Assemblée générale : forum de discussion, tous les pays y sont représentés.

Conseil de sécurité : 15 membres (dont 5 permanents avec droit de veto : États-Unis,


Russie, Chine, France, Royaume-Uni), prend les décisions sur la paix.

Secrétariat : organe administratif, dirigé par un Secrétaire général.

Cour internationale de justice (CIJ) : règle les différends entre États.

ECOSOC : Conseil économique et social, pour les questions de développement.

Conseil des droits de l’homme : surveille les violations des droits humains.

3. Rôle en Afrique :

Opérations de maintien de la paix (RDC, Centrafrique, Mali…).

Programmes de lutte contre la pauvreté, l’analphabétisme et les maladies (OMS,


UNICEF, PAM…).

Soutien aux élections et à la gouvernance démocratique.

Appui dans la résolution des conflits armés.

4. Limites et critiques :
Lenteurs et bureaucratie.

Critiques sur le déséquilibre des pouvoirs (poids excessif des grandes puissances).

Difficultés de financement.

Parfois inefficace face aux grandes crises (ex : guerre en Syrie, conflits en Afrique).

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Résumé à retenir :
L’ONU est l’institution internationale la plus importante du monde. Elle œuvre pour
la paix, les droits de l’homme et le développement. Malgré ses limites, elle joue un
rôle clé en Afrique centrale et dans le monde.

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Question type concours :


Citez deux missions principales de l’Organisation des Nations unies.

Réponse corrigée :

1. Maintenir la paix et la sécurité i


nternationales.

2. Promouvoir les droits de l’homme et le développement.

FICHE 62 — Union Européenne : rôle et politique africaine

Contexte historique :
L’Union européenne (UE), créée en 1993 avec le traité de Maastricht, regroupe 27
États membres. Héritière de la Communauté économique européenne (CEE), elle
entretient des relations anciennes avec l’Afrique, marquées par la colonisation, puis
la coopération au développement.
---

Contenu principal :

1. Principaux objectifs de l’UE en Afrique :

Soutenir la paix, la stabilité et la démocratie.

Encourager le développement économique et social.

Lutter contre les migrations illégales, le terrorisme et l’insécurité.

Favoriser les échanges commerciaux et les investissements.

2. Instruments de coopération :

Accords de Cotonou (2000–2020) : coopération avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes,
Pacifique).

Accord de Samoa (signé en 2023) : successeur de Cotonou, visant une coopération


renouvelée.

Fonds européen de développement (FED) : financement de projets dans les domaines


de la santé, l’éducation, l’agriculture, etc.

Programmes humanitaires et de sécurité : notamment au Sahel, en RDC, ou en


Centrafrique.

3. Coopération économique :

Accords de partenariat économique (APE) pour favoriser les échanges commerciaux.

Soutien à l’intégration régionale (ex : CEEAC, ZLECAF).

Investissements dans les infrastructures, les énergies renouvelables, les PME


africaines.
4. Critiques et limites :

L’UE est parfois accusée de paternalisme ou d’imposer ses intérêts.

Lenteur administrative des projets.

Manque de coordination avec les besoins réels des populations locales.

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Résumé à retenir :
L’Union européenne est un partenaire majeur de l’Afrique. Son action vise à soutenir
la stabilité, le développement et les échanges économiques, même si certaines
critiques soulignent des déséquilibres dans la relation.

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Question type concours :


Citez deux objectifs de la politique africaine de l’Union européenne.

Réponse corrigée :

1. Favoriser la paix et la
stabilité.

2. Soutenir le développement économique et social.

FICHE 63 — La Francophonie

Contexte historique :
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été fondée en 1970 à
Niamey. Elle regroupe aujourd’hui 88 États et gouvernements ayant en commun
l’usage du français ou des valeurs partagées. Le Congo-Brazzaville, pays
francophone, en est membre fondateur et actif.

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Contenu principal :

1. Objectifs de la Francophonie :

Promouvoir la langue française et la diversité culturelle.

Favoriser la paix, la démocratie et les droits de l’homme.

Soutenir l’éducation, la formation et la recherche.

Encourager le développement économique et durable.

Renforcer la coopération entre les pays francophones.

2. Actions concrètes :

Soutien aux médias, à l’éducation et à la jeunesse.

Organisation de sommet de la Francophonie tous les deux ans.

Interventions dans la prévention des crises politiques ou la médiation (ex : Mali,


Madagascar).

Programmes en faveur de la formation professionnelle, de l’innovation et de la


culture.

3. Importance pour l’Afrique :

L’Afrique est le continent le plus francophone du monde.


Plus de la moitié des membres de l’OIF sont africains.

Plateforme pour défendre les intérêts communs au sein des instances


internationales.

Renforcement des liens culturels, éducatifs et économiques entre pays africains.

4. Limites et défis :

Manque de visibilité ou d’impact concret dans certains domaines.

Critiques sur la politisation de l’organisation.

Besoin de plus de financement et d’autonomie locale dans les projets.

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Résumé à retenir :
La Francophonie est une organisation internationale qui valorise la langue française
et promeut la coopération entre ses membres, notamment en Afrique, sur les plans
culturel, politique et économique.

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Question type concours :


Citez deux objectifs de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Réponse corrigée :

1. Promouvoir la langue française et la diversit


é culturelle.
2. Favoriser la démocratie et les droits de l’homme.

FICHE 64 — Le Commonwealth

Contexte historique :
Le Commonwealth est une organisation intergouvernementale née de l’Empire
britannique. Il regroupe des pays ayant été colonisés par le Royaume-Uni, mais aussi
d'autres qui ont rejoint pour des raisons stratégiques. Il comprend 56 pays, dont
plusieurs en Afrique (Nigeria, Ghana, Cameroun, Rwanda…).

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Contenu principal :

1. Objectifs du Commonwealth :

Promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit.

Encourager la coopération économique et le développement durable.

Favoriser les échanges éducatifs, culturels et sportifs.

Maintenir les liens historiques et linguistiques entre les pays membres.

2. Fonctionnement :

Le Commonwealth est dirigé symboliquement par le monarque britannique


(actuellement Charles III).

Réunions régulières : Conférence des chefs de gouvernement (CHOGM).

Pas de constitution ou d’autorité contraignante, mais des engagements communs.

3. Présence en Afrique :
L’Afrique représente une part importante des membres.

Programmes de soutien à l’éducation, à la gouvernance démocratique et à la


jeunesse.

Missions d’observation électorale dans certains pays membres.

Appui au développement durable et à la lutte contre la corruption.

4. Limites :

Peu de moyens financiers concrets.

Influence surtout symbolique et diplomatique.

L'absence de pouvoir contraignant réduit son impact réel.

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Résumé à retenir :
Le Commonwealth est une organisation basée sur des valeurs partagées héritées de
l’histoire coloniale britannique. Il promeut la démocratie, le développement et la
coopération, notamment en Afrique anglophone.

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Question type concours :


Quel est l’un des objectifs principaux du Commonwealth ?

Réponse corrigée :
Promouvoir la démocra
tie, les droits de l’homme et la coopération entre ses membres.

FICHE 65 — Chine – Afrique : coopération stratégique


Contexte historique :
Depuis les années 2000, la Chine a considérablement renforcé ses liens avec
l’Afrique. Cette coopération s’inscrit dans une logique de partenariat Sud-Sud, mais
aussi d’intérêts économiques et géopolitiques. Le Forum sur la coopération sino-
africaine (FOCAC), lancé en 2000, est l’un des piliers de cette relation.

---

Contenu principal :

1. Objectifs de la Chine en Afrique :

Accéder aux ressources naturelles (pétrole, minerais, bois…).

Développer de nouveaux marchés pour ses produits.

Renforcer son influence géopolitique face aux puissances occidentales.

Obtenir le soutien diplomatique de l’Afrique dans les instances internationales.

2. Principaux domaines de coopération :

Infrastructures : routes, ponts, chemins de fer, hôpitaux, stades…

Énergie : barrages, centrales, projets d’électrification.

Prêts et investissements directs dans les grandes entreprises.

Formation et bourses pour les étudiants africains en Chine.

Coopération militaire et technologique dans certains pays.

3. Avantages pour l’Afrique :


Accès à des financements rapides et souples.

Réalisation de projets concrets et visibles.

Diversification des partenaires internationaux.

Transfert de technologies et compétences.

4. Critiques et limites :

Endettement croissant de certains États africains.

Qualité inégale des infrastructures.

Déséquilibre commercial (importations massives de produits chinois).

Faible intégration des entreprises locales dans les projets.

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Résumé à retenir :
La Chine est devenue un partenaire stratégique majeur de l’Afrique, en particulier
dans les domaines économiques et infrastructurels. Si cette coopération présente des
avantages, elle soulève aussi des interrogations sur l’endettement et la souveraineté.

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Question type concours :


Citez deux domaines dans lesquels la Chine coopère avec l’Afrique.

Réponse corrigée :

1. Les infrastructures (routes, barrages, hôpi


taux).
2. L’énergie (électrification, barrages, projets pétroliers).

FICHE 66 — France – Afrique : rôle historique

Contexte historique :
La relation entre la France et l’Afrique est ancienne, marquée par la colonisation à
partir du XIXe siècle. Après les indépendances dans les années 1960, la France a
maintenu une forte influence sur ses anciennes colonies, dans un cadre souvent
qualifié de "Françafrique". Ce terme désigne un réseau complexe de liens politiques,
économiques et militaires.

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Contenu principal :

1. Présence militaire et sécuritaire :

Base de coopération militaire et accords de défense avec plusieurs pays (Côte


d’Ivoire, Tchad, Gabon…).

Interventions militaires (ex : Opération Serval au Mali en 2013, Barkhane au Sahel).

Formation des armées locales.

2. Coopération économique :

Aide publique au développement via l’AFD (Agence française de développement).

Nombreuses entreprises françaises implantées (TotalEnergies, Bolloré, Orange…).

Utilisation du franc CFA, critiqué pour son lien avec le Trésor français.

3. Relations culturelles et linguistiques :


Promotion de la langue française et de la culture francophone.

Nombreuses bourses d’études et partenariats universitaires.

Réseaux d’instituts français et d’écoles françaises.

4. Remises en question récentes :

Recul de l’influence française dans certains pays.

Montée de sentiments anti-français, notamment dans les anciennes colonies.

Concurrence accrue avec la Chine, la Russie et la Turquie.

Évolution vers des relations plus équilibrées et transparentes.

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Résumé à retenir :
La France a longtemps été un partenaire privilégié de l’Afrique francophone, avec
une influence politique, économique, militaire et culturelle. Aujourd’hui, ce lien
historique est réévalué dans un contexte de repositionnement stratégique.

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Question type concours :


Qu’est-ce que la “Françafrique” ?

Réponse corrigée :
La Françafrique désigne la relation étroite, souvent opaque, entre la France et ses
anciennes colonies afric
aines, mêlant coopération politique, économique et militaire.

FICHE 67 — Russie – Afrique : nouveaux partenariats


Contexte historique :
Après une faible présence en Afrique post-guerre froide, la Russie est revenue sur le
continent depuis les années 2010 avec une stratégie de reconquête diplomatique et
sécuritaire. Cette politique s'est intensifiée notamment après les tensions croissantes
avec l’Occident. Le Sommet Russie-Afrique de 2019 à Sotchi a marqué une étape
majeure.

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Contenu principal :

1. Objectifs de la Russie en Afrique :

Gagner du soutien politique à l’ONU et dans les instances internationales.

Obtenir un accès aux ressources naturelles (or, uranium, pétrole…).

Élargir ses marchés d’armement et de technologies.

Réduire l’influence occidentale, en particulier française et américaine.

2. Domaines de coopération :

Sécurité et défense : fourniture d’armes, formation militaire, accords bilatéraux.

Soutien politique aux régimes partenaires.

Mines et énergie : investissements russes dans l’extraction de ressources.

Coopération dans l’éducation, la santé et l’agriculture.

3. Acteurs clés :

Le gouvernement russe via ses ministères et ambassades.


Des entreprises d’État ou privées russes (Rosatom, Gazprom, etc.).

Des structures de sécurité privées comme Wagner (notamment en Centrafrique,


Mali, Soudan).

4. Perceptions et enjeux :

Image d’un partenaire alternatif non-colonial.

Crainte d’ingérence via des groupes paramilitaires.

Accusations d’exploitation opaque des ressources.

Impact sur les équilibres géopolitiques en Afrique.

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Résumé à retenir :
La Russie tisse de nouveaux liens stratégiques avec plusieurs pays africains,
notamment en matière de sécurité, d’énergie et de diplomatie. Son influence
croissante représente un défi pour les puissances traditionnelles présentes sur le
continent.

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Question type concours :


Quel groupe privé russe est actif dans certains pays africains ?

Réponse corrigée
:
Le groupe Wagner, actif notamment en Centrafrique et au Mali.

FICHE 68 — USA – Afrique : diplomatie et sécurité


Contexte historique :
Les relations entre les États-Unis et l’Afrique se sont intensifiées depuis la fin de la
guerre froide. Les priorités américaines ont varié selon les présidents, mais les
objectifs constants ont été la sécurité, le développement économique et la lutte
contre le terrorisme. L’Afrique reste un enjeu stratégique pour Washington,
notamment face à la montée des influences chinoise et russe.

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Contenu principal :

1. Objectifs des États-Unis en Afrique :

Sécuriser la région face au terrorisme (Sahel, Corne de l’Afrique).

Protéger les intérêts économiques américains (ressources, marchés).

Promouvoir la démocratie et les droits de l’homme.

Contrer les influences étrangères (notamment Chine et Russie).

2. Moyens d’action :

AFRICOM (United States Africa Command) : coordination militaire des opérations en


Afrique.

Programmes d’aide : PEPFAR (lutte contre le VIH/SIDA), USAID, initiatives en


agriculture et éducation.

Partenariats militaires : formation, renseignement, lutte anti-terroriste.

Soft power : soutien aux ONG, bourses d’études (programme Mandela Washington
Fellowship).

3. Zones d’intérêt majeures :


Sahel : lutte contre Al-Qaïda et l’État islamique.

Corne de l’Afrique : présence à Djibouti, sécurité maritime.

Afrique centrale et des Grands Lacs : stabilité politique, droits humains.

4. Limites et critiques :

Présence parfois perçue comme trop sécuritaire et militarisée.

Soutien à certains régimes critiqués pour leur gouvernance.

Moindre implication économique directe comparée à la Chine.

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Résumé à retenir :
Les États-Unis interviennent en Afrique pour des raisons sécuritaires, économiques
et géopolitiques. À travers AFRICOM, les aides au développement et les partenariats
militaires, Washington cherche à renforcer la stabilité tout en défendant ses intérêts.

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Question type concours :


Quel est le nom du commandement militaire américain chargé de l’Afrique ?

Réponse corrigée :
AFRICOM (United States Africa Command).

FICHE 69 — Organisation mondiale du commerce (OMC)


Contexte historique :
L’OMC a été créée en 1995, succédant à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le
commerce (GATT). Son objectif est de réguler et de faciliter le commerce
international en assurant un cadre équitable pour tous les membres. Elle compte
aujourd’hui plus de 160 membres, dont la majorité des pays africains.

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Contenu principal :

1. Missions principales de l’OMC :

Négocier les accords commerciaux entre les États membres.

Surveiller les politiques commerciales nationales.

Régler les différends commerciaux entre pays.

Favoriser un commerce ouvert, prévisible et équitable.

2. Fonctionnement :

Les décisions se prennent en consensus entre les membres.

L’organe de règlement des différends peut imposer des sanctions.

L’OMC tient des cycles de négociation, dont le plus connu est le cycle de Doha, dédié
au développement.

3. L’Afrique et l’OMC :

Les pays africains sont souvent demandeurs de règles plus justes, notamment sur
l’agriculture et les produits de base.

Besoin d’assistance technique pour mieux défendre leurs intérêts.


L’OMC peut soutenir les intégrations régionales africaines, comme la ZLECAF.

Critiques de l’Afrique : déséquilibres dans les règles commerciales mondiales,


domination des pays riches.

4. Enjeux actuels :

Réforme de l’OMC pour plus d’équité.

Négociations sur le commerce numérique et l’environnement.

Rôle crucial de l’OMC après les crises mondiales (COVID-19, guerre en Ukraine).

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Résumé à retenir :
L’OMC est une institution clé du commerce mondial. Si elle offre des opportunités, les
pays africains y rencontrent aussi des désavantages structurels. Ils militent pour un
système commercial plus équitable.

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Question type concours :


Quelle est la principale mission de l’OMC ?

Réponse corrigée :
La principale mission de l’OMC est de réguler le commerce international en
négociant
des règles et en réglant les différends entre les pays membres.

FICHE 70 — FMI, Banque mondiale et aides au développement

Contexte historique :
Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale sont deux institutions
financières internationales créées en 1944 à la conférence de Bretton Woods. Leur
objectif initial était de stabiliser l’économie mondiale après la Seconde Guerre
mondiale. Elles jouent aujourd’hui un rôle central dans le soutien aux pays en
développement, notamment en Afrique.

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Contenu principal :

1. Le rôle du FMI :

Fournir une aide financière d’urgence aux pays en crise.

Veiller à la stabilité macroéconomique (inflation, dette, monnaie).

Imposer des réformes économiques en échange de prêts (conditionnalité).

Surveiller les politiques économiques des États membres.

2. Le rôle de la Banque mondiale :

Financer des projets de développement (éducation, infrastructures, santé…).

Accorder des prêts à long terme à taux réduit.

Fournir de l’assistance technique et des conseils.

Lutter contre la pauvreté et promouvoir un développement durable.

3. Impact en Afrique :

Présence active à travers des programmes comme l’IDA (Association internationale


de développement).

Financement de projets d’énergie, de routes, d’écoles…


Critiques : certaines réformes imposées (privatisations, réductions budgétaires) ont
parfois aggravé la pauvreté.

4. Aides au développement :

L’Afrique reçoit l’une des plus grandes parts de l’aide publique au développement.

Provenance : FMI, Banque mondiale, pays donateurs, ONG, institutions régionales.

Défis : efficacité de l’aide, corruption, dépendance.

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Résumé à retenir :
Le FMI et la Banque mondiale sont deux piliers de la finance internationale. Ils
apportent un soutien crucial à l’Afrique mais sont parfois critiqués pour les
conditions strictes accompagnant leurs aides. L’enjeu est de rendre ce soutien plus
équitable et durable.

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Question type concours :


Quelle est la principale mission de la Banque mondiale ?

Réponse corrigée :
La principale mission de la Banque mondiale est de financer des projets de
développemen
t pour réduire la pauvreté et promouvoir la croissance durable.

7. Enjeux économiques et sociaux (10 fiches)

71. Le pétrole en Afrique


72. Agriculture et autosuffisance alimentaire

73. Inflation et monnaie en Afrique centrale

74. Chômage des jeunes

75. Entrepreneuriat en Afrique

76. ZLECAF : marché commun africain

77. Endettement des pays africains

78. Brics : rôle pour l’Afrique

79. L’économie informelle

80. Microf
inance et développement local

FICHE 71 — Le pétrole en Afrique

Contexte historique :
Découvert à grande échelle au XXe siècle, le pétrole est devenu un ressource
stratégique pour de nombreux pays africains comme le Nigeria, l’Angola, le Congo-
Brazzaville, le Gabon ou encore la Libye. Il constitue souvent la principale source de
revenus d’exportation, mais soulève aussi des enjeux économiques, sociaux et
environnementaux majeurs.

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Contenu principal :

1. Principaux pays producteurs :

Nigeria : premier producteur d’Afrique, membre de l’OPEP.

Angola, Algérie, Libye, Congo-Brazzaville, Gabon, Égypte.

Découvertes récentes en Ouganda, au Sénégal, au Ghana…

2. Avantages du pétrole :

Source majeure de revenus budgétaires pour les États.

Attire des investissements étrangers.

Création d’emplois directs et indirects (raffinage, transport, logistique).

Alimente la production d’électricité et le développement industriel.

3. Problèmes et limites :

Dépendance excessive à une seule ressource (économie de rente).

Volatilité des prix sur le marché mondial.

Corruption et mauvaise gestion des recettes pétrolières.

Pollution (marées noires, gaz torchés, destruction d’écosystèmes).

Inégalités sociales persistantes malgré la richesse pétrolière (paradoxe de


l’abondance).
4. Vers une meilleure gouvernance :

Initiatives comme l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries


Extractives).

Diversification des économies (agriculture, tourisme, numérique).

Investissements dans les énergies renouvelables.

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Résumé à retenir :
Le pétrole est une richesse stratégique pour plusieurs pays africains, mais son
exploitation mal gérée peut entraîner corruption, dépendance économique et
dégradation de l’environnement. La transparence et la diversification sont des
priorités.

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Question type concours :


Quel est le premier pays producteur de pétrole en Afrique ?

Réponse corrigée :

Le Nigeria est le premier pays producteur de pétrole en Afrique.

FICHE 72 — Agriculture et autosuffisance alimentaire

Contexte historique :
L’agriculture est le pilier économique traditionnel de nombreux pays africains,
employant une majorité de la population. Malgré ce potentiel, l’Afrique importe
encore une grande partie de sa nourriture, ce qui pose un défi majeur à
l’autosuffisance alimentaire, surtout en contexte de croissance démographique
rapide et de changements climatiques.
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Contenu principal :

1. Poids de l’agriculture en Afrique :

Secteur employant plus de 60 % de la population dans plusieurs pays.

Cultures vivrières : maïs, manioc, mil, riz, sorgho.

Cultures de rente : café, cacao, coton, arachide, palmier à huile.

Pratiques souvent traditionnelles, avec un faible rendement.

2. Enjeux de l’autosuffisance alimentaire :

Réduire les importations alimentaires coûteuses.

Nourrir la population en croissance rapide.

Limiter la dépendance aux marchés extérieurs et aux fluctuations de prix.

Favoriser la sécurité alimentaire en période de crise (climatique, géopolitique,


sanitaire).

3. Obstacles majeurs :

Sous-investissement dans le secteur agricole.

Manque d’infrastructures rurales (routes, stockage, irrigation).

Accès limité au crédit et aux intrants agricoles (engrais, semences).

Changements climatiques (sécheresse, inondations).


Dégradation des sols et conflits fonciers.

4. Solutions et politiques :

Mécanisation et modernisation des pratiques.

Soutien aux coopératives agricoles et à la petite paysannerie.

Promotion de la recherche agricole et de l’agroécologie.

Initiatives régionales comme le PDDAA (Programme Détaillé de Développement de


l’Agriculture Africaine).

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Résumé à retenir :
L’autosuffisance alimentaire est un objectif stratégique pour l’Afrique. Il faut investir
davantage dans une agriculture moderne, durable et inclusive afin d’assurer la
sécurité alimentaire du continent.

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Question type concours :


Citez deux cultures vivrières majeures en Afrique.

Réponse corrigée :
L
e maïs et le manioc sont deux cultures vivrières majeures en Afrique.

FICHE 73 — Inflation et monnaie en Afrique centrale

Contexte historique :
Les pays d’Afrique centrale membres de la Communauté Économique et Monétaire
de l’Afrique Centrale (CEMAC) utilisent une monnaie commune : le franc CFA, garanti
par le Trésor français. Cette union monétaire vise à stabiliser les économies de la
région, mais elle fait face à des défis récurrents liés à l’inflation, à la dépendance
extérieure et à la souveraineté monétaire.

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Contenu principal :

1. La CEMAC et le franc CFA :

Regroupe 6 pays : Cameroun, Centrafrique, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée


équatoriale, Tchad.

Le franc CFA (XAF) est émis par la BEAC (Banque des États de l’Afrique centrale).

Parité fixe avec l’euro : 1 euro = 655,957 F CFA.

Objectif : stabilité des prix et maîtrise de l’inflation.

2. Causes de l’inflation en Afrique centrale :

Chocs externes : hausse du prix des denrées, pétrole, crise internationale.

Faible production locale : forte dépendance aux importations.

Politiques budgétaires déficitaires.

Perturbations sécuritaires et climatiques (conflits, sécheresse).

Dévaluation des devises hors zone euro.

3. Conséquences de l’inflation :

Perte du pouvoir d’achat des ménages.

Difficultés pour les entreprises locales.


Tensions sociales.

Détérioration de la confiance dans la monnaie.

4. Politiques monétaires et réformes envisagées :

La BEAC utilise des instruments comme les taux d’intérêt directeurs.

Programmes de stabilisation avec le FMI.

Réformes pour plus d’intégration économique régionale.

Débats autour d’une monnaie unique africaine ou d’une réforme du franc CFA.

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Résumé à retenir :
L’inflation en Afrique centrale est un enjeu majeur de stabilité économique. Bien que
le franc CFA favorise une certaine stabilité, il est souvent critiqué pour son manque
de flexibilité et son ancrage extérieur.

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Question type concours :


Quelle est la monnaie utilisée par les pays de la CEMAC ?

Réponse corrigée :
Les pays de la CEMAC utilisent le
franc CFA, émis par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

FICHE 74 — Chômage des jeunes

Contexte historique :
Avec une population parmi les plus jeunes du monde, l’Afrique fait face à un défi
majeur : l’emploi des jeunes. Chaque année, des millions de jeunes arrivent sur le
marché du travail, mais les économies africaines peinent à créer suffisamment
d’emplois formels, surtout en Afrique centrale, aggravant le chômage et le sous-
emploi.

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Contenu principal :

1. Un problème structurel :

Croissance démographique élevée : près de 60 % de la population a moins de 25 ans.

Systèmes éducatifs souvent déconnectés du marché du travail.

Faible développement du secteur industriel.

Économie informelle dominante : précarité et instabilité.

Manque de politiques de formation professionnelle adaptées.

2. Conséquences sociales et économiques :

Frustration, exclusion sociale, sentiment d’abandon.

Migration massive vers les villes ou l’étranger.

Vulnérabilité face aux trafics, au terrorisme ou aux groupes rebelles.

Perte de potentiel économique si les jeunes restent inactifs.

3. Initiatives pour l’emploi des jeunes :

Création de fonds nationaux pour l’emploi et de programmes publics.


Développement de la formation technique et professionnelle (TVET).

Promotion de l’entrepreneuriat jeune avec microcrédit et incubateurs.

Partenariats public-privé pour créer des opportunités dans le numérique,


l’agriculture, l’artisanat.

4. L’importance de l’innovation :

Développement des start-ups africaines.

Exploitation des technologies mobiles pour la formation et l’accès à l’emploi.

Encouragement à l’économie verte et aux nouveaux métiers.

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Résumé à retenir :
Le chômage des jeunes est un défi central pour l’avenir de l’Afrique. Répondre à ce
problème nécessite des politiques actives d’emploi, de formation et de soutien à
l’entrepreneuriat.

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Question type concours :


Citez deux causes du chômage des jeunes en Afrique.

Réponse corrigée :
Le chômage des jeunes est dû à une croissance démographique
rapide et à un manque d’emplois formels adaptés aux qualifications.

FICHE 75 — Entrepreneuriat en Afrique


Contexte historique :
Face au chômage élevé, en particulier chez les jeunes, l’entrepreneuriat est devenu
une solution privilégiée pour stimuler la croissance économique et créer des emplois
durables en Afrique. Longtemps freiné par le manque de financement et de
formation, l’esprit entrepreneurial connaît un essor significatif, notamment avec
l’avènement du numérique et des innovations locales.

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Contenu principal :

1. Un dynamisme croissant :

Des milliers de startups émergent chaque année.

Forte présence dans les domaines du commerce, agriculture, TIC, énergies


renouvelables.

Des initiatives portées par des jeunes, souvent très innovants.

Rôle accru des femmes entrepreneures malgré les inégalités.

2. Enjeux et avantages de l’entrepreneuriat :

Réduction du chômage et du sous-emploi.

Valorisation des ressources locales.

Développement de solutions adaptées aux problèmes africains (e-santé, mobile


banking, éducation numérique).

Création de richesse au niveau local et régional.

3. Obstacles rencontrés :

Accès difficile au financement (banques, microcrédit, investisseurs).


Faible accompagnement (incubateurs, mentors).

Lourdeurs administratives et environnement réglementaire instable.

Manque de formation en gestion et innovation.

4. Initiatives d’accompagnement :

Programmes d’incubation : Tony Elumelu Foundation, Jokkolabs, Impact Hub…

Appui de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union africaine et des


ONG.

Croissance des plateformes de financement participatif (crowdfunding).

Intégration de modules d’entrepreneuriat dans les programmes scolaires.

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Résumé à retenir :
L’entrepreneuriat est une clé du développement en Afrique. Il doit être soutenu par
des politiques de financement, de formation et d’accompagnement pour libérer tout
son potentiel.

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Question type concours :


Donnez deux obstacles majeurs au développement de l’entrepreneuriat en Afrique.

Réponse corrigée :
Les deux principaux obstacles sont le manqu
e d’accès au financement et l’insuffisance de formation en gestion.
FICHE 76 — ZLECAF : marché commun africain

Contexte historique :
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) a été lancée officiellement
en 2019 par l’Union africaine. Elle vise à intégrer les économies africaines, stimuler
les échanges commerciaux intra-africains et réduire la dépendance aux marchés
extérieurs. C’est l’un des projets phares de l’Agenda 2063 pour une Afrique prospère
et unie.

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Contenu principal :

1. Objectifs de la ZLECAF :

Créer un marché unique de plus de 1,4 milliard de personnes.

Supprimer les droits de douane sur 90 % des produits échangés.

Faciliter la libre circulation des biens, des services et des capitaux.

Favoriser l’industrialisation du continent.

Renforcer la position de l’Afrique dans le commerce mondial.

2. Avantages attendus :

Hausse des échanges intra-africains, aujourd’hui inférieurs à 20 %.

Création de millions d’emplois.

Encouragement à la transformation locale des matières premières.

Réduction des coûts de production et amélioration de la compétitivité.


Meilleure intégration régionale.

3. Défis et obstacles :

Faiblesse des infrastructures de transport et logistique.

Diversité des réglementations nationales.

Risques de déséquilibres entre pays (petites économies vs grandes).

Nécessité d’harmoniser les politiques fiscales et douanières.

Tensions géopolitiques ou instabilités pouvant nuire aux échanges.

4. Mise en œuvre :

Le secrétariat général est basé à Accra (Ghana).

Progression par phases : libéralisation tarifaire, coopération douanière, politique


commerciale commune.

Participation de 54 pays sur 55 (hors Érythrée).

Rôle clé des communautés économiques régionales comme la CEEAC, CEDEAO, SADC,
etc.

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Résumé à retenir :
La ZLECAF est une initiative historique visant à transformer l’Afrique en un vaste
marché intégré, capable de stimuler le développement économique du continent.

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Question type concours :
Quel est l’objectif principal de la ZLECAF ?

Réponse corrigée :
L’objectif principal est de créer un marché commun africain pour favoriser les
échanges commerciaux intra-africains et l’industrialisation du continent.

FICHE 77 — Endettement des pays africains

Contexte historique :
Depuis les années 1980, de nombreux pays africains ont été confrontés à une crise de
la dette, conduisant à des programmes d’ajustement structurel imposés par le FMI et
la Banque mondiale. Aujourd’hui, malgré les initiatives d’allègement de la dette,
l’endettement repart à la hausse, aggravé par la pandémie de COVID-19, les conflits,
et la dépendance aux matières premières.

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Contenu principal :

1. Les causes de l’endettement :

Faibles recettes fiscales face à des besoins sociaux croissants.

Financement d’infrastructures coûteuses (routes, barrages, ports).

Mauvaise gestion budgétaire ou corruption.

Dépendance à l’aide extérieure et aux financements internationaux.

Fluctuation des prix des matières premières (pétrole, cuivre…).

Hausse des taux d’intérêt mondiaux.

2. Types de dettes :
Dette extérieure publique (créanciers multilatéraux ou bilatéraux comme la Chine,
FMI, Club de Paris).

Dette intérieure contractée auprès des banques nationales.

Dette cachée (emprunts non déclarés, garanties d’État mal encadrées).

3. Conséquences de l’endettement excessif :

Difficultés à financer les services publics essentiels (éducation, santé).

Hausse de la fiscalité ou baisse des investissements sociaux.

Dépendance accrue aux bailleurs internationaux.

Risques de défaut de paiement ou de surendettement.

Perte de souveraineté économique.

4. Solutions et stratégies :

Meilleure gestion de la dette : transparence, audits, renégociation.

Diversification des économies pour accroître les recettes intérieures.

Création de fonds souverains pour stabiliser les revenus.

Appels à l’annulation partielle ou totale de certaines dettes.

Coopération Sud-Sud pour des financements alternatifs.

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Résumé à retenir :
L’endettement des pays africains est un enjeu majeur de souveraineté et de
développement. Sa gestion demande rigueur, transparence et diversification
économique.

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Question type concours :


Citez deux conséquences négatives de l’endettement excessif pour un pays.

Réponse corrigée :
Il peut entraîner une baisse du financement des services publics essentiels et une
dépendance accrue aux bailleurs de fonds internationaux.

FICHE 78 — BRICS : rôle pour l’Afrique

Contexte historique :
Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) forment une coalition de
puissances émergentes créée dans les années 2000. Avec l’entrée de l’Afrique du Sud
en 2010, le groupe s’est ouvert au continent africain. Leur influence géopolitique et
économique croissante représente une alternative aux institutions occidentales et un
nouveau partenaire stratégique pour l’Afrique.

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Contenu principal :

1. Relations croissantes avec l’Afrique :

Investissements massifs dans les infrastructures (ports, chemins de fer, énergie).

Partenariats dans les domaines de la santé, éducation, agriculture.

Développement de zones économiques spéciales en Afrique.

Forums de coopération réguliers (BRICS–Africa Summit).


2. Institutions et instruments financiers :

Nouvelle Banque de Développement (NDB) lancée par les BRICS : financements sans
condition politique.

Objectif : réduire la dépendance à la Banque mondiale et au FMI.

Soutien à des projets africains à travers des prêts, dons et coopérations techniques.

3. Intérêts stratégiques des BRICS en Afrique :

Accès aux ressources naturelles (pétrole, minerais, terres agricoles).

Recherche de nouveaux marchés d’exportation.

Renforcement de leur influence géopolitique face aux puissances occidentales.

Appui au multilatéralisme et à une réforme de la gouvernance mondiale.

4. Critiques et enjeux :

Risque de nouvelle dépendance vis-à-vis de puissances émergentes.

Opacité de certains projets.

Déséquilibres dans les échanges commerciaux.

Nécessité pour les pays africains de négocier des partenariats équilibrés.

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Résumé à retenir :
Les BRICS offrent à l’Afrique des opportunités économiques et politiques, mais
exigent une stratégie claire pour éviter de nouvelles formes de dépendance.

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Question type concours :


Quel est l’avantage principal pour l’Afrique de coopérer avec les BRICS ?

Réponse corrigée :
Les BRICS proposent des financements alternatifs et des partenariats sans
conditions
politiques, renforçant ainsi l’autonomie économique de l’Afrique.

FICHE 79 — L’économie informelle

Contexte historique :
L’économie informelle désigne l’ensemble des activités économiques non
enregistrées, non réglementées par l’État, souvent exclues des statistiques officielles.
En Afrique, elle représente une part essentielle de l’économie, notamment dans les
pays à faible revenu, et constitue une source vitale de revenus pour des millions de
personnes.

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Contenu principal :

1. Caractéristiques de l’économie informelle :

Activités non déclarées : petits commerces, transport artisanal, agriculture vivrière,


métiers manuels.

Absence de contrats de travail, de protection sociale, d’impôts directs.

Prédominance des femmes et des jeunes.

Dynamique, souple, mais précaire.


2. Poids économique et social :

Représente jusqu’à 60 à 80 % des emplois dans certains pays africains.

Fournit des biens et services à prix abordables pour les populations.

Réduit le chômage mais maintient une précarité généralisée.

Échappe aux recettes fiscales, ce qui limite les capacités de l’État.

3. Enjeux pour les États :

Nécessité de formaliser progressivement ces activités.

Créer un cadre favorable (microcrédits, accompagnement, allègements fiscaux).

Protéger les travailleurs (sécurité, santé, retraite).

Reconnaître le rôle économique de ce secteur dans les politiques publiques.

4. Limites de la formalisation :

Méfiance envers l’administration.

Complexité des démarches.

Risque d’exclure les plus pauvres.

Besoin d’une approche progressive et adaptée.

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Résumé à retenir :
L’économie informelle est un pilier de la survie économique en Afrique. Sa
reconnaissance et sa formalisation sont des enjeux clés de développement inclusif.

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Question type concours :


Pourquoi l’économie informelle est-elle importante en Afrique ?

Réponse corrigée :
Parce qu’elle représente une grande part de l’emploi et permet à de no
mbreuses personnes de subvenir à leurs besoins malgré la précarité.

FICHE 80 — Microfinance et développement local

Contexte historique :
La microfinance est née pour répondre à l’exclusion bancaire des populations
pauvres. Elle s’est développée en Afrique à partir des années 1990 avec pour objectif
de favoriser l’accès au crédit et aux services financiers pour les petits entrepreneurs,
les femmes, les agriculteurs, et les communautés rurales.

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Contenu principal :

1. Qu’est-ce que la microfinance ?

Services financiers (microcrédit, épargne, assurances) destinés à ceux qui n’ont pas
accès aux banques traditionnelles.

Prêts de petits montants, souvent sans garanties.

Acteurs : institutions de microfinance (IMF), coopératives d’épargne, ONG, mutuelles.

Ciblent les micro-entrepreneurs, femmes, paysans, commerçants.


2. Rôle dans le développement local :

Permet de créer ou développer des activités génératrices de revenus.

Favorise l’autonomisation économique, surtout des femmes.

Encourage l’épargne locale et la solidarité communautaire.

Contribue à la lutte contre la pauvreté et à l’inclusion financière.

3. Limites et critiques :

Taux d’intérêt parfois élevés.

Risque de surendettement.

Manque de formation des emprunteurs.

Problèmes de gestion dans certaines IMF.

4. Exemples de réussite :

En Afrique de l’Ouest et centrale, de nombreuses femmes ont pu créer des petits


commerces rentables grâce au microcrédit.

Des villages ont pu financer des activités agricoles ou artisanales, soutenant ainsi
l’économie locale.

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Résumé à retenir :
La microfinance est un outil puissant de développement local qui aide les
populations exclues du système bancaire à entreprendre, épargner et sortir de la
pauvreté.

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Question type concours :


Citez deux avantages de la microfinance pour les populations rurales.

Réponse corrigée :
Elle permet d’accéder à des crédits pour créer des activi
tés économiques et favorise l’autonomisation des bénéficiaires.

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