Définition :
I.introduction
1.le développement :
Le développement est l'ensemble des transformations structurelles
(démographiques, économiques, sociales, mentales, politiques, etc.) qui
rendent possibles et accompagnent la croissance économique et l'élévation
du niveau de vie.
2.l’économie :
englobe toutes les activités liées à la production, à la consommation et au
commerce de biens et de services dans une entité , que l’entité soit une
nation ou une petite ville.
1.2.définition selon Adam smith :
Adam Smith (1723-1790), Recherches sur la nature et les causes de la
richesse des nations (1776). « L'économie politique enseigne comment se
forment, se distribuent et se consomment les richesses qui satisfont aux
besoins des sociétés.
Lionel Robbins, dans son Essai sur la nature et la signification de la science
économique (1932), écrit que « l'économieest la science qui étudie le
comportement humain comme une relation entre des fins et des moyens
rares à usages alternatifs »
3.le développement économique :
Le développement économique désigne la transformation active du milieu de
vie et concerne l'ensemble de l'écosystème de l'organisation
Le développement économique de la République Démocratique du Congo
(RDC) est un sujet complexe, influencé par de nombreux facteurs,
notamment ses vastes ressources naturelles, son histoire politique, et
les défis liés aux infrastructures et à la gouvernance
Développement Économique de la République Démocratique du Congo :
Entre Ressources Colossales et Défis Structurels
La République Démocratique du Congo (RDC), dotée d’un potentiel
économique exceptionnel, incarne le paradoxe d’une nation riche en
ressources naturelles mais confrontée à des défis structurels persistants.
Avec un taux de croissance oscillant entre 6,2 %1 et 7,5 %2 en 2023, le pays
se positionne comme l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique
subsaharienne. Cette performance, largement portée par le secteur minier –
premier producteur mondial de cobalt et leader africain du cuivre6 –,
masque toutefois une vulnérabilité intrinsèque aux fluctuations des marchés
internationaux. La chute des cours du cobalt, combinée à une inflation
galopante atteignant 19,9 % en 20232, révèle les limites d’un modèle
économique encore trop dépendant des industries extractives, qui
représentent 20 % du PIB et un tiers des recettes publiques6.
L’histoire économique de la RDC, marquée par des cycles de croissance et
de crises profondes, reflète cette dualité. Après une période de stagnation
post-indépendance (1959-1973) caractérisée par une croissance modérée
de 2,7 %5, le pays a subi un effondrement économique entre 1974 et 1997,
avec une hyperinflation atteignant 9 800 % en 19945. Le tournant des
années 2000, sous l’impulsion de réformes structurelles et d’un programme
du FMI, a permis une renaissance économique : le PIB réel a crû à un rythme
moyen de 7,9 % entre 2010 et 2015, culminant à 9,5 % en
201435. Néanmoins, ce redressement fragile a été ébranlé par la chute des
prix des matières premières en 2016, ramenant la croissance à 2,4 %5, puis
par la pandémie de COVID-19 qui l’a limitée à 1,7 % en 20204.
Les déséquilibres macroéconomiques actuels – dépréciation du franc
congolais (-21,8 % face au dollar en 2023)2, déficit budgétaire chronique et
pression démographique – soulignent l’urgence d’une diversification
économique. Bien que l’agriculture occupe 66 % de la population active3, sa
contribution au PIB reste sous-optimisée en raison d’infrastructures
défaillantes et d’un accès limité aux technologies. Le gouvernement, appuyé
par des partenaires internationaux comme la GIZ, mise désormais sur
des parcs agro-industriels et des zones économiques spéciales pour
valoriser les filières agricoles et manufacturières56. Parallèlement, le
programme FCFA du FMI, renouvelé en décembre 2023, vise à stabiliser les
finances publiques tout en soutenant des réformes clés dans la gouvernance
minière et la transparence fiscale
II.Développement