[1]
INTRODUCTION
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE
La compétitivité de la performance engage toute entreprise à
poursuivre les actions fixées sur la maximisation du profit qui s’entent
d’une démarche stratégique permettant à l’entreprise de se maintenir et de
se développer dans un environnement économique.
L’économie du marché dicte la vision de l’entreprise de
s’intéresser principalement à la rentabilité et la performance où les défis
sont nombreux et variés, l’analyse renvoi à mesurer l’efficacité des
stratégies financières mises en place, d’évaluer la rentabilité et identifier les
leviers permettant d’améliorer la performance financière qui intéressent
les actionnaires et les parties prenantes de l’entreprise. La logique qui sous-
entend le raisonnement financier pour appréhender les décisions
financières est articulée autour des notions de la création de valeur.1
En effet, la notion de la performance des entreprises fait, depuis
lors, l’objet des discussions importantes, un fondamental objectif assigné
dans la gestion financière, celui d’assurer la maximisation des richesses de
ses propriétaires et parties prenantes. En Afrique en générale et République
Démocratique du Congo en particulier, des beaucoup d’entreprises, ne
mettent pas au centre l’importance de la gestion de suivi de l’évolution des
processus d’activités et de rentabilité financière, ou ne savent pas son
impact à créer de valeur, alors que les deux concepts sont tributaire à la
gestion financière cz dernière consiste à l’ensemble de méthodes d’analyse
et d’outils opératoires qui permettent aux entreprises et aux organisations
de s’assurer une insertion efficace dans l’environnement financier.2
Cette observation démontre que l’application d’une gestion
financière efficace permette rentre l’entreprise performante financièrement
qui, entraine la création de valeur. Cependant, l’enjeu majeur de l’entreprise
étant la maximisation du profit, alors pour éviter la situation de
contreperformance, le gestionnaire utilise l’analyse financière.
1
ASSOUS Nassima., l’impact des décisions financières sur la création de valeur au sien
des entreprises publiques Algérienne cotées à la bourse d’Alger, Cas de SAIDAL et
l’E.G.H-AURASSI. Thèse de doctorat juin 2015, P, 2, UMMITO.
2
ELIE Cohen., Gestion financière de l’entreprise et développement financier, Edicef, 1991,
p 11.
[2]
Il apparait donc nécessaire aux entreprises et en particulier la
Régie de Distribution d’eau (REGIDESO) d’optimiser ses ressources pour
consolider sa performance financière et créer de la valeur qui soutient la
capacité à croitre et à être plus compétitive sur le long terme.
Tenant compte de la performance financière et la création de
valeur dans la gestion financière de l’entreprise, des nombreux chercheurs
ont abordé ce thème notamment Abdi et Selmani qui ont travaillé sur
l’impact de la politique de financement sur la création de valeur. Ces
recherches ont démontré que la création de valeur est considérée comme
un outil d’évaluation de la performance financière. Pour créer la valeur,
l’entreprise doit dégager une rentabilité supérieure au coût de financement
des apporteurs des capitaux.3
Il y a notamment EL INANI et DOUARI Aziz qui ont travaillé sur
analyse des ratios financiers et valeurs : évaluation globale de la
performance financière. Sa cherche a démontré que la performance
financière fait référence à la manière dont une entreprise utilise ses
ressources pour générer des bénéfices, tandis que la création de valeur fait
référence à des ressources pour les actionnaires. La création de valeur ne se
limite à la maximisation des profits à court terme, mais inclut une vision à
long terme ou les entreprises doivent innover, optimiser leurs ressources et
satisfaire les parties prenantes.4
Nous avons également consulté les recherches effectuées par
jean Gervais. M A son thèse « contribution à la mesure de la performance
financière de l’entreprise et à son lien avec la création de valeur boursière»
il ressort de ses recherches que la rentabilité est non seulement une source
de création de valeur pour l’entreprise, mais aussi, une information
pertinente nécessaire pour une allocation efficace des ressources par les
investisseurs.5
3
ABDI, M & SELMANI, M., l’impact de la politique de financement sur la création de
valeur, cas de BIOPHARM, Université de mouloud Mammeri, 2014
4
AFRICAN SCIENCE JOURNAL, Analyse des ratios financiers et création de valeur :
évaluation globale de la performance financière, p 116
5
JEAN GERVAIS, M., contribution à la mesure de performance financière de l’entreprise et
son lien avec la création de valeur boursière, thèse de doctorat, université paris 10, 2008,
P,9
[3]
De ce qui précède, il convient de comprendre que le
performance financière constitue un critère fondamental permettant au
gestionnaire d’évaluer l’efficacité de la gestion d’une entreprise dans la
création de valeur, laquelle peut rémunérer les apporteurs de capitaux et
les parties prenantes, afin d’assurer l’optimisation des processus pour
garantir une rentabilité durable.
2. PROBLEMATIQUE
Actuellement, la concurrence des entreprises nécessite gestion
financière efficace capable de créer la richesse, qui depuis des années
semblaient être ignorée. Les entreprises publiques en RDC appliquaient une
approche de gestion dépassée ne tenant compte de l’évolution du système
de l’économie du marché qui se base plus sur la rentabilité et performance,
Sur le plan économique, la contribution de l’entreprise joue un rôle crucial
du fait que sa performance influence directement la croissance économique
du pays.6
Ce contexte actuel dans lequel évolue l’entreprise, exige les
gestionnaires de doter une politique de gestion moderne maximisant le
profit, qui rend ainsi plus compétitive l’entreprise.
Certes, la performance financière présente un intérêt crucial au
sein d’une entité. En effet, la rentabilité fait référence aux objectifs
poursuivis par l’entreprise, aux ressources utilisées et aux résultats
obtenus. Ce concept comporte de multiples facettes dont chacune est
relative à un objectif bien précis dans la contribution de la valeur créée.7 De
ce fait, la rentabilité constitue un élément privilégié de l’évaluation de la
performance des entités.
Toutefois, la rentabilité étant l’indicateur clé pour évaluer la
performance d’une entreprise, il est essentiel de déterminer le niveau de
maturité de la gestion des activités en termes de performance économique
et financière. Cela doit être effectué en prenant compte les ressources
disponibles et les objectifs assignés. L’objectif est d’obtenir des résultats à la
6
Gérard, C., Finance d’entreprise, 2ème édition EMS, Paris, 2000, P 38.
7
http://fr.wikipedia.org/wiki/finance d’entreprise, la date de la consultation le 01 février
2025
[4]
fois efficace et efficience, afin de générer de la valeur à partir des capitaux
investis, tout en garantissant la pérennité de l’entreprise.
A cet effet, la performance dépend notamment de la rentabilité
financière qui désigne la capacité des capitaux investis par les apporteurs
de capitaux à dégager un certain niveau de profit indiquant le niveau de la
performance atteint, au niveau de l’analyse financière, ce dernier suscite un
indicateur clé de la rentabilité garantissant le facteur de création de valeur.
La finalité d’objectif de l’entreprise consiste à générer un profit
qui par conséquent crée la valeur pour rémunérer les actionnaires et
assurer la productivité. Dès lors, la création de valeur est une notion qui est
au cœur des attentes des investisseurs, exprimant la création ou
l’accroissement de la valeur que l’entité apporte aux biens et services en
provenance des tiers, et ce, dans le cadre de ses activités professionnelles
normales et courantes.
La création de valeur, est un concept central dans les attentes
des apporteurs de capitaux et parties prenantes de l’entreprise. Sa mesure
dépend des outils et critères utilisées. Pour évaluer la valeur générée
pendant le processus de production décrivant le supplément de valeur de
résultat de cette production, multiple paramètres doivent être pris en
compte notamment : la ROE, ROCE, le taux de rendement de capitaux
investis et la productivité, permettant d’éclaircir la valeur créée par
l’entreprise à partir de valeur ajoutée (VA) qui consiste à assurer la
rémunérer les différents ayant droit concernés par son activité (les
salariés, les créanciers, les associés, le fisc).8
Pour ce faire, une gestion financière efficace repose sur la
maitrise de ces paramètres, qui permettent d’atteindre une performance
optimale, d’augmenter les profits et préserver les acquis. Evaluer la
performance financière, c’est de pouvoir jauger le niveau de la valeur créée
par la gestion des activités de l’entreprise.
C’est ainsi que dans le cadre de ce travail, il sera question
d’évaluer la performance financière de la REGIDESO et la valeur créée à
travers ses résultats. Ainsi, la question principale de cette recherche est la
suivante : la REGIDESO a-t-elle créé de la valeur pour son actionnaire au
cours du période allant de 2019-2023 ?
8
Elie Cohen et André saure. Analyse Financière, 4ème éd Economica, 1997, P 448.
[5]
De cette question principale résultent les questions secondaires
suivantes :
o La REGIDESO était-elle performante au cours de cette période ?
o La richesse créée a-t-elle permis de rémunérer tous les facteurs de
production ?
3. HYPOTHESES
H1. Bien que la gestion des entreprises publiques en RDC soit souvent
inefficace et dépourvue de direction claire, nous estimons que la REGIDESO
a été performante pendant la période sous-étude, en raison de sa position
de monopole dans le secteur de distribution d’eau potable.
H2. En raison de sa pérennité, nous soutenons que la REGIDESO parvient à
rémunérer adéquatement ses facteurs de production. Cela implique que la
richesse générée assure une trésorerie positive, permettant à l’entreprise
de réinvestir dans ses infrastructures, tout en assurant une rémunération
équitable pour les parties prenantes ayant contribué à la création la
création.
4. OBJECTIF DE L’ETUDE
L’objectif général de ce travail est d’évaluer la performance
financière et la valeur créée de la REGIDESO de 2019 à 2023. Au-delà de
c’est objectif général, nous avons dégagé des objectifs spécifiques de notre
étude consistant à :
o Analyser la performance financière de la REGIDESO durant cette
période
o Evaluer dans quelle mesure la richesse créée a permis de rémunérer
suffisamment tous les facteurs de production.
5. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Le scientifique nous renvoie de porter notre curiosité des faits
ayant trait aux domaines d’analyse financière que nous cherchions
absolument d’en porter connaissance, c’est dans ce cadre que nous menons
[6]
une étude sur ce sujet primant au cœur de nos intérêts. De ce fait, le choix
de cette étude se justifie dans un sens de la pertinence de performance
financière et création de valeur de l’entreprise.
L’intérêt poursuivit dans cette analyse est de prime à bord
combiner la théorie de performance financière et création de valeur à la
pratique au sein de la REGIDESO. Sous l’angle scientifique, ce travail servira
d’outil de référence aux futurs chercheurs voulant avoir des connaissances
sur la performance financière et création de valeur d’une entreprise. Ce
travail permettra aussi aux gestionnaires de la REGIDESO de mieux prêter
l’attention sur leur performance financière de cette entreprise.
6. METHODOLOGIE DU TRAVAIL
La méthode demeure essentiellement une opération
intellectuelle de traitement des données relatives à une réalité sociale
étudiée en fonction d’un objectif bien précis ; opération qui, pour être
véritablement scientifique et efficace doit tout au long de ce traitement
tenir constamment compte de double essence du fait et de l’objectif
poursuivi9.
Ainsi, dans le cadre de notre étude, nous avons utilisé les
méthodes déductive et analytique. La première méthode a permis d’étudier
les notions générales sur la performance financière et la création de valeur
dans l’objectif d’aboutir au cas particulier de la REGIDESO et la seconde
nous a été utile pour traiter les données de ladite entreprise mises à notre
disposition pour faciliter la faisabilité de cette œuvre.
En plus de ces méthodes, nous avons fait recours à la technique
documentaire et celle d’interview. La première nous a servi à collecter des
informations par la lecture des ouvrages, travaux de fin de cycle, mémoire,
notes de cours, à l’internet et autres sources des informations intéressantes
dans notre recherche et la seconde nous a permis d’entrer en contact avec
quelques agents et cadre de la REGIDESO en vue d’obtenir des informations
dont nous avions besoin dans le cadre de notre travail.
9
LUNGANGO, F, initiation à la recherche scientifique, G2 Sciences Commerciales & Financières, ISC-Matadi, 2021-2022. Inedit.
[7]
7. DELIMITATION DU SUJET
Notre travail est délimité dans l’espace et dans le temps. Dans
l’espace, il porte la REGIDESO qui est une entreprise de distribution d’eau
potable en République Démocratique du Congo, alors que dans le temps, ce
travail exploite les données allant de 2019 à 2023.
8. CANEVAS DU TRAVAIL
Hormis l’introduction et la conclusion, ce travail comporte trois
chapitres, le premier est basé sur les généralités conceptuelles, le deuxième
présente La REGIDESO, et le troisième enfin porte sur performance
financière et création de la REGIDESO.
[8]
Chapitre Premier : GENERALITES CONCEPTUELLES
Dans ce chapitre, nous aborderons les notions théoriques liées à
notre sujet afin de clarifier les concepts de base de notre étude. Il est
subdivisé en trois sections : la première traite de l’entreprise, la deuxième
de la performance financier et la troisième des notions relatives à la
création de valeur.
SECTION 1 : ENTREPRISE
Définition
L’entreprise possède de nombreuses définitions en fonctions en
des domaines et des perspectives de ceux qui la décrivent. C’est dans ce
contexte que nous allons présenter certaines définitions qui s’harmonisent
avec notre domaine.
Selon LAUZEL, l’entreprise est un regroupement hiérarchisé qui
met en œuvre des moyens instinctuels, physique et financier pour extraire,
transformer, transporter, distribuer des richesses ou produire des services
conformément à des objectifs fixés par une direction personnelle ou
collégiale en faisant intervenir à des degrés divers des motivations de profit
ou d’utilité publique .10
Selon S.DOLHI, l’entreprise est définie comme combinaison
d’outil de production et ressources humains afin d’assurer la production de
biens ou la prestation de services.11
Selon BRESSY et KONKUYT, l’entreprise est organisation
économique autonome disposant des moyens humains et matériels qu’elle
combine envie de produire des biens et services destinés à la vente12
Selon DIFIGOURP, une entreprise peut être définie comme une
combinaison des facteurs matériels, financiers et humaine agencés en vue
de produire les et services et les échanger avec d’autres biens
économiques13
10
LAUZEL, P., Contrôle de gestion et budgets, Ed. Sirey, Paris, 1990, p, 3
11
SOLHI. S, Analyse financière, inédit, L2 Management PME/PMI, Université Mohammed V-
AGDAL, 2020
12
BLESSY, G & KONKU, C., Economie d’entreprise, Sirey, Paris, 2000, p, 1
13
DIFIGOURP. Acte GAZENGELE. Introduction à la finance, Bordas, Paris, p, 33
[9]
Toutes ces définitions, nous renvoient de dire que l’entreprise
est une structure financièrement autonome qui combine les capacités
humaines (intellectuelle et physique), les ressources naturelle, matérielle et
financière à la production des biens et services pour le marché sous un
objectif fixé par la hiérarchie afin de profiter de bénéfice qui en résulte.
Rôle économique et sociale
Dans l’ensemble, l’entreprise joue un rôle primordial pour une
nation car ses œuvres priment à l’intérêt sociaux-économiques d’où elle
œuvre pour la satisfaction de besoins de la population ; l’adaptation de la
société aux exigences modernes, base du développement durable et créer
l’équilibre social par la distribution des revenus. Ceci se conçoit par la
rémunération des facteurs de production.
Rôle économique
L’entreprise joue un rôle important dans l’économie et participe
au développement d’un pays. Elle est le moteur de la stabilité et de la
croissance économique en fournissant des services, des produits et recettes
fiscales de grande valeur qui contribuent directement à la santé de la
communauté. Elle fournit également des emplois, renforçant ainsi la santé
économique de chaque communauté où elle est basée.
Rôle sociale
L’entreprise joue un rôle important dans la société. Elle est
responsable de la création des emplois, de la production des biens et
services, de la fourniture de revenus et de la création de valeur mais
également elle est impliquée dans la protection de l’environnement, la
promotion de la santé et de la sécurité, la lutte contre la pauvreté et
l’inégalité, et la promotion de la prospérité.
Classification
Les entreprises peuvent être classées selon plusieurs critères.
Mais dans ce travail, nous en retenons cinq, à savoir la nature juridique, la
taille, la situation géographique et le secteur d’activités.
[10]
Selon la nature juridique
Selon ce critère, on distingue les entreprises privées, les
entreprises publiques et les entreprises semi publiques. Les entreprises
privées sont celles dont entièreté de capital appartient à un ou plusieurs
individus, ces entreprises se subdivisent en deux types à savoir les
entreprises individuelles et les entreprises sociétaires.
Les entreprises individuelles sont celles dont la totalité ou
majorité de patrimoine de l’entreprise appartient à un seul individu appelé
entrepreneur, celle qui détient le pouvoir suprême dans l’ensemble décision
dans l’entreprise et le seul représentant physique, dans cette type
d’entreprise il n’a pas un représentant morale.
Les entreprises sociétaires sont instituées par deux ou
plusieurs personnes qui conviennent d’affecter leurs parts sociales en
commun formant le capital social enfin de se partager le lucre qui en
résulte, elles comprennent la forme des sociétés des personnes et des
capitaux.
Sociétés des personnes sont celles dont dans lesquelles les
associés se réunissent en considération de leur personne et ont une
responsabilité limité ainsi leurs apports sont représentés par les parts
sociales, et les sociétés des capitaux sont celles dont les membres sont
indistinctement groupés en considération des capitaux Engagés et ont une
responsabilité illimité, leurs apports aux capitaux sont matérialisés par les
actions14.
Les entreprises publiques sont celles dans lesquelles le pouvoir
public exerce une influence dominante et totale dans sa gestion, exécutant
la politique publique dont l’Etat est l’actionnaire principal et majoritaire.
Les entreprises semi publiques, appelé autrement société mixte
sont celles dans lesquelles l’Etat est l’actionnaire principal, détenteur de
majorité des actions du capital social et les restes des actions provenant
par les parts des actionnaires privés. Elle est le résultat d’une collaboration
entre l’initiative prive et l’Etat, soit au point de vue de la constitution du
capital, soit à celui de la gestion, soit aux deux.
14
WWW.lecoindesentrepreneurs.fr, la date de consultation le 24 mars 2025
[11]
Selon la taille
La taille des entreprises se différent à partir de nombre des
employés et le chiffre d’affaire réalisé. Ainsi, nous les classifions en deux
groupes. En premier groupe, il y a les entreprises de la grande taille ayant
un droit commun et les entreprises de taille moyenne. Et au second, il y a
les entreprises les petites et moyenne entreprise (PME) ce sont des
établissements dans lesquelles les décisions importantes portant sur
l’administration, la gestion, la production et les techniques à mettre en
place, sont prises par une seule personne, le chef d’entreprise 15. Qui se
subdivisent également en deux types d’entreprises, les petites entreprises
(PE) et les moyennes entreprises (ME).
Les critères de taille des entreprises se rapportent
essentiellement à l’effectif des salariés, le chiffre d’affaire et surtout le total
du bilan de firme.
Selon la situation géographique
Nous distinguons les entreprises locales, des entreprises
nationales, des entreprises internationales et multinationales ou
transnationales.
Selon les secteurs
Les entreprises se situent en trois secteurs dans l’économie. Il
s’agit de secteur primaire, secondaire et tertiaire. Le secteur primaire qui
englobe les entreprises de l’extraction minière, les entreprises agricoles et
celui de pèches. Le secteur secondaire est essentiellement destiné pour les
entreprises de transformation ou l’industrie transformatrice et le secteur
tertiaire regroupe les entreprises commerciales et des services.
Caractéristiques des entreprises
Une entreprise est caractérisé par la finalité de ses activités,
elle a pour vocation pour la société , création des biens pour la satisfaction
des besoins de la population, participer à l’équilibre social par la
redistribution de revenus, adaptation de la société aux exigences moderne
et pour l’entreprise la fin de ses activités à un but lucratif ou d’intérêt
15
EKWA, M, Vade-mecum du gestionnaire de la PME, édition, CADICEC, Kinshasa-Gombe,
2004, p, 88
[12]
général, la production des biens et services. Ces éléments illustrés ci-haut
permettent de caractériser une entreprise.
Les fonctions dans l’entreprise
Les fonctions dans l’entreprise sont des départements
réunissant d’expertises, des métiers, des spécialités de personnes exécutant
le plan stratégique et opérationnel dans une entreprise. De ce fait, les
fonctions principale de l’entreprise sont au totale à huit fonctions. Il s’agit
de fonction administrative, financière, comptabilité, commercial, technique,
de sécurité, de la gestion de ressources humaines et marketing.
La fonction administratives consiste à définir les objectifs,
prévoir et choisir les actions à accomplir, contrôler leur réalisation, prendre
d’éventuelles mesures correctives.
La fonction financière permet à l’entreprise l’évaluer les fons
nécessaire à son développement, d’intervenir lors de la prise des décisions
en faisons part de ses recommandations pour le meilleur financement des
activités de l’entreprise.
La fonction comptabilité qu’à lui s’occupe de traitement les
informations des flux financiers les produits et charges du jour au jour afin
de donner la situation financière de l’entreprise et des partenaires
extérieurs. Elle s’intéresse plus de la rentabilité d’où repose sa vision au fin
de ses activités16.
La fonction commerciale d’une entreprise est en charge de trois
grandes missions, augmenter le chiffre d’affaires et les marges, développer
la productivité commerciale et accroitre les compétences des équipes17,Elle
regarde à la loupe en interface entre le client et l’entreprise , gère une
politique pertinente de compromis entre les impératifs de la directions
générale qui s’attend des résultat, maitrise les exigences et l’infidélité des
clients.
La pression du résultat y est plus forte qu’ailleurs, puisque c’est
direction commerciale que se concrétisent les efforts de toute l’entreprise
16
http//., www.economie.gouv.fr, la date de consultation le 3 avril 2025
17
AGNES BLANC, M & PAULE GALL, M., Toute la fonction commerciale, 4ème édition,
Dunod, Paris, 2006, p.2.
[13]
pour exister et développer sur son marché.18 Ceci implique qu’elle occupe
une place importante au sein de l’entreprise.
La fonction technique elle regroupe les activités ayant trait à la
fabrication du produit ou service que l’entreprise choisi de mettre sur le
marché.
La fonction de sécurité s’occupe de la protection des biens et
personnels de l’entreprise contre les acteurs malveillants afin de réduire
les risques internes et externes. Elle sert essentiellement pour gérer et
veiller sur les personnels dans la réussite et le développement de
l’organisation. Elle représente une force motrice dans la mise place et le
pilotage de sa stratégie globale, pour rester performante et accomplir ses
objectif.
La fonction marketing s’intéresse aux marchés et définit en
conséquence les offres qui correspondent aux besoins, en relation avec les
points forts de l’entreprise. Elle est une fonction unique, créatrice d’une
forte valeur pour l’entreprise car orientée client comme la fonction de
recherche et développement dans une économie de plus en plus
concurrentielle. Elle met en œuvre ses plans d’actions à partir de marketing
stratégique qui rejoint en effet la stratégie de l’entreprise et vise à définir le
portefeuille d’activités souhaitables pour répondre à la mission de
l’organisation. Et le marketing opérationnel sert à mettre des actions en
direction des clients intermédiaire ou finaux. Celle-ci constituant les piliers
de fonction marketing et participant à l’amélioration de la rentabilité.19
SECTION 2. PERFORMANCE FINANCIERE
Pour garantir la rémunération des acteurs (actionnaires et
employés) ayant participés à la production et consolider la croissance,
l’entreprise a nécessairement besoin d’atteindre les objectifs assignés. La
finalité de cette démarche permet de mesurer la performance de
l’entreprise tant financière qu’économique.
18
Idem, p.3.
19
Ibidem, p,79
[14]
Définition
La performance financière d’une entreprise est liée à sa capacité à
maintenir ses ressources dans l’objectif de créer de la valeur pour ses
apporteurs des capitaux et parties prenantes. Elle est mesuré à travers des
indicateurs financiers comme la rentabilité, la solvabilité, la liquidité.
Objectif
La performance financière a pour l’objectif à créer de la valeur pour les
actionnaires à travers des indicateurs comme le retour sur investissement
(ROI), la rentabilité des capitaux propres (ROE), et la croissance du chiffre
d’affaires.20 En dépit de cela, elle inclut notamment les facteurs de gestion
des risques et l’avantage sur la compétitivité visant à maintenir la
rentabilité tout en augmentant la part de marché de façon durable.
2.3. Importance de la performance financière
La performance financière doit être vue comme un indicateur de l’efficacité
de la stratégie adopté. Les résultats financiers ne sont pas uniquement un
but en soi, mais un moyen de mesurer le succès stratégie. La performance
financière peut être classée selon plusieurs optiques qui permettent de
comprendre son impact sous différents angles :
1.1.1.2.3.1. Optique rentabilité
L’une de premières raisons de suivre la performance financière est de
garantir la rentabilité de l’entreprise. La performance financière permet
d’évaluer la capacité de l’entreprise à générer des profits à partir de ses
ressources, tout en maitrisant ses couts. Une rentabilité durable est
essentielle pour la pérennité de l’entreprise et pour assurer une
rémunération satisfaisante des actionnaires.
1.1.2.2.3.2. Optique stratégie
La performance financière est souvent utilisée pour mesurer l’efficacité
d’une stratégie mise en place. Elle permet de savoir si les objectifs
stratégiques sont atteints, et si les investissements réalisés dans la stratégie
(expansion, innovation, acquisitions…) génèrent des retours financiers
suffisant.
20
Pierre-louis, D., La Gestion financière de l’entreprise, 6eme Edition, 2016, p, 132
[15]
1.1.3.2.3.3. Optique gestion des risques
1.1.4.Une performance financière solide permet à une entreprise
de mieux gérer les risques. Elle garantit que l’entreprise
dispose des ressources nécessaires pour faire face à des crises
économiques, des baisses de revenus ou des imprévues,
maintenir une certaines résilience face à des périodes
incertaines, tout en garantissant une liquidité suffisante pour
les opérations quotidiennes.
1.1.5.2.3.4. Optique de compétitivité
Une entreprise qui présente une performance financière élevé dispose des
ressources nécessaires pour invertir dans l’innovation, le développement
de nouveaux produits, l’amélioration de ses processus internes, la
diversification. Cela renforce sa position concurrentielle sur le marché. Elle
soutient également les efforts de marketing et de distribution, et aide à
maintenir ou augmentation la part de marché.
1.1.6.2.3.5. Optique de partie prenante
La performance financière est également importante pour les différentes
parties prenantes de l’employé, les clients et les créanciers. Une solide
performance financière peut attirer les investisseurs, motiver les employés
par des primes ou des augmentations, et renforcer la relation avec les
créanciers en garantissant des remboursements de dettes.
1.1.7.2.3.6. Optique création de valeur
L’une de majeures d’évaluer la performance financière est de mesurer la
création de valeur pour l’entreprise et ses actionnaires. Une performance
financière positive indique qu’une entreprise génère de la valeur au-delà de
ses couts et de ses investissements, ce qui est essentiel pour sa croissance
et son développement.
2.4. Notion de la rentabilité
Le concept de rentabilité comporte de multiples facettes dont chacune est
relative à un objectif bien précis dans la contribution de la valeur créée21. Ainsi
cette concept joue un rôle clé dans la maximisation du produit d’une
entreprise, une gestion financière efficace de la rentabilité permet non
seulement de d’optimiser les revenus, mais également d’optimiser les couts et
les ressources.
21
http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance_d'entreprise, la date de la dernière consultation le 28 mars
2025
[16]
2.5. Définition
La rentabilité est un indicateur essentiel de la performance économique et
financière de l’entreprise, car elle permet de mesurer l’efficacité avec
laquelle l’entreprise utilise ses ressources pour générer des profits. Elle
reflète également la capacité d’une entreprise à maximiser la valeur créée
pour ses actionnaires, tout en maintenant un équilibre financier durable.
La rentabilité est la mesure de l’efficacité d’une entreprise à générer des
profits au regard de l’ensemble des ressources qu’elle a mobilisées, qu’il
s’agisse de ses actifs, de ses capitaux ou chiffres d’affaires. Elle est un
indicateur fondamental pour évaluer la performance financière d’une
entreprise et sa capacité à créer de la valeur pour ses actionnaires tout en
assurant une croissance durable.22
La rentabilité représente le rapport entre les revenus d’une société et les
sommes qu’elle a mobilisées pour les obtenir. Elle constitue un élément
privilégié pour évaluer la performance des entreprises.
L’évaluation de la performance financière nécessite qu’un définisse au
préalable les objectifs visés, ainsi que les critères et les indicateurs
pertinents pour mesurer la rentabilité de l’entreprise. En effet, les critères
de performance servent de base pour sélectionner les indicateurs utilisés
pour apprécier la rentabilité d’une organisation. Ces critères sont
directement liés aux objectifs stratégiques de l’entreprise, aux ressources
mobilisées et aux résultats obtenus. Ainsi, l’analyse de la performance
financière repose sur une évaluation détaillée des éléments qui influencent
la performance, afin de s’assurer que la rentabilité soit mesurée de manière
précise et conforme aux attentes de l’entreprise.
2.6. Critères de la rentabilité
Il existe plusieurs critères de performance. Cependant, quel que
soit le concept de la performance que l’on adopte et qui est nécessairement
multicritère, l’analyse consistera à assurer de ce que les ressources sont
obtenus et utilisées, avec efficience, efficacité et pertinence, pour réaliser les
objectifs de l’organisation.
22
Fréderic, V., Gestion financière et stratégie de l’entreprise, 2eme édition, dunon, 2011, p
211
[17]
a. Critère de pertinence
Il exige que l’on analyse les moyens dont on dispose et la façon dont ceux-ci
seront utilisés pour atteindre les objectifs retenus, ce qui implique la prise en
compte de l’adéquation entre objectifs et moyens.il peut s’agir du respect des
normes, des choix de projet par rapport aux moyens disponibles, etc…
b. Critère d’efficacité
Il est relatif à la production. Ce critère représente un enjeu considérable
pour toute entreprise qui se veut performante. Il consiste en la confrontation
des résultats obtenus aux objectifs préalablement définis. Cependant, si
l’objectif de production est prioritaire, il ne peut être défini indépendamment
des moyens requis pour le réaliser : le critère de l’efficacité - atteindre un
objectif donné en l’occurrence, un niveau élevé de production – se double d’un
critère d’efficience.
c. Le critère d’efficience
L’efficience signifie qu’on doit atteindre l’objectif e maximisant la
consommation des moyens de production, c’est-à-dire l’obtenir au moindre
coût, sans gaspillage des ressources. Pour le mesurer, on confrontera las
moyens utilisés aux résultats obtenus.
Les deux critères (efficacité et efficience) sont essentiels pour la
réalisation de l’objectif de production. Pour dissiper toute confusion, nous
dirons donc que l’efficience concerne l’emploi des ressources et l’efficacité le
degré de réalisation des objectifs définis. On peut être efficace, sans être
efficient. Les deux concepts sont donc utiles pour appréhender la performance
Ainsi donc, si une entreprise efficace est aussi efficiente, cela
signifie qu’elle atteint son objectif et opère au coût le plus bas. Dans une
approche financière restrictive, pour mesurer la performance d’une
entreprise, on doit disposer au minimum du compte de résultat et du bilan
comptable de trois dernières années au moins.
Globalement, la rentabilité peut être définie comme « l'aptitude de
l'entreprise à secréter un résultat exprimé en unité monétaire» 23. La
rentabilité est donc un critère de ce qui est rentable, c'est-à-dire soit qu'il
23
COLAISSE B., La gestion financière de l’entreprise, PUF, Paris, P.299.
[18]
produit une rente et par expansion donne un bénéfice suffisant, soit qu'il
donne des bons résultats. Etudier la rentabilité d'une entreprise, c'est «
apprécier le résultat dégagé à chacun des niveaux reconnus comme
significatif. Il est ainsi possible de porter un jugement sur l'efficacité de la
gestion courante par les dirigeants de l'entreprise et de prévoir le montant
des capitaux propres auxquels la société pourra avoir recours pour son
fonctionnement et son développement»24.
MOISSON définit le résultat comme « étant ce qui reste à
l'entreprise lorsque les produits sont vendus et que sont payés toutes les
charges de fabrication, de vente, de gestion, de structure et de l'impôt sur les
sociétés»25.
2.7. Types des rentabilités
Ainsi, la rentabilité s'appréhende à trois niveaux selon les objectifs
de l'analyse : « il s'agit de la rentabilité commerciale, de la rentabilité
économique et de la rentabilité financière»26.
La rentabilité économique ou ROA (Return On Assets)
Ici, qu’importe si l’entreprise est surendettée. On mesure ici sa
capacité à transformer en résultat ses capitaux, d’où qu’ils proviennent.
L’argent n’a pas d’odeur.
Celui-ci est parfois appelé capital économique, ce second nom
évoquant une notion ambiguë, à la fois active et passive… Il est vrai que ce
« actif » se définit aussi bien comme la somme des actifs immobilisés nets
(quoique certains analystes préfèrent utiliser le brut), du besoin en fonds de
roulement(BFR) et des disponibilités (et moins les provisions pour risques et
charges), que comme la somme des capitaux propres hors dividendes versés
et des dettes financières. Bien que l’approche soit patrimoniale, donc non-
valeurs exclues, le BFR est retraité, notamment par l'intégration du crédit-bail.
Par facilité, on procède souvent aux calculs à partir du bilan de fin
d'exercice mais il est plus rigoureux de revenir en début de l'exercice ou
mieux, de faire une moyenne.
24
FARBER A., Eléments d’analyse financière, ULB, Janvier 2002, P.24.
25
MOISSON, M., Etude de rentabilité des entreprises, éd. D’organisation, Paris, 1962, P.28.
26
SOLNIK B., Gestion financière, 6ème édition. Dunod, Paris, 2001, P.16.
[19]
Le résultat économique est le résultat dégagé par l'actif
économique. La notion est proche de celle de résultat d'exploitation mais on
prend en compte
Les charges et produits financiers dans la mesure où ils sont
générés par l'actif économique. Ce n'est pas le cas des charges d’intérêt.
En général, elle s’apprécie comme le ratio du résultat économique
sur l’actif économique. Toutefois, d’autres définitions forcément assez proches
existent (excédent brut d'exploitation (EBE) remplaçant le résultat
économique, par exemple…).
Ce ratio intéresse particulièrement les banques qui souhaitent
savoir dans quelle mesure l’argent prêté dégagera un résultat.
Il se décompose en taux de marge économique (résultat
économique par rapport au chiffre d’affaires) et rotation de l’actif (CA / actif
économique). En d’autres termes, l’amélioration de la rentabilité économique
passe par de meilleures marges et/ou par un appareil de production qui
« tourne plus vite ».
La rentabilité économique est une mesure de la performance
économique de l'entreprise dans l'utilisation de l'ensemble de son capital
économique, c'est-à-dire des immobilisations, du besoin en fonds de
roulement et de la trésorerie nette.
Le revenu généré est mesuré par l'indicateur financier que
constitue le résultat d'exploitation (RE), auquel on soustrait les impôts sur les
bénéfices (Imp). L'ensemble des capitaux « employés » est égal à la somme
des fonds propres (KP), apportés par les apporteurs de capitaux, plus les
capitaux acquis grâce à l'endettement (DF, pour dette financière). La somme
des capitaux nets d'exploitation est donc égale à CPNE=KP+DF.
La rentabilité économique est égale à :
[20]
Ce ratio correspond à la rentabilité des capitaux investis (Return
on capital employed ou ROCE dans la comptabilité anglo-saxonne). La
rentabilité économique est donc indépendante du type de financement des
capitaux et exprime la capacité des capitaux investis à créer un certain niveau
de bénéfice avant paiement des éventuels intérêts sur la dette. Elle est donc
une mesure de la performance économique de l'entreprise dans l'utilisation
de son actif : elle détermine quel revenu l'entreprise parvient à générer en
fonction de ce qu'elle a. C'est donc un ratio utile pour comparer les
entreprises d'un même secteur économique.
Il n'y pas de consensus concernant son mode de calcul, ainsi
certains calculent la rentabilité économique en prenant en compte le
résultat .d’exploitation (RE) divisé par la somme des emplois stables (ES) plus
le BFR :
Ou bien encore l’excédent brut d’exploitation (EBE) divisé par
capitaux investis (CI) autrement dit immobilisations corporelles et
incorporelles, plus le besoin en fonds de roulement d’exploitation (BFRE)
Par opposition à la rentabilité financière, qui intéresse plus les
Associés, la rentabilité économique intéresse plus les investisseurs financiers
tels que les banques.
1.1.8.2.7.1. La rentabilité financière ou ROE (Return On Equity)
A moins d’être prêts à investir dans n’importe quoi,
les actionnaires s’intéressent au taux de rendement des capitaux propres.
Celui-ci est d’ailleurs lié à la rentabilité économique par l’effet de levier.
[21]
On utilise souvent le résultat courant après impôts (c’est-à-dire le
« profit » hors exceptionnel). Il est rapporté aux capitaux propres après
répartition.
La décomposition de ce ratio fait intervenir le taux de marge
bénéficiaire ainsi que le coefficient d’endettement. Ce dernier est un
indicateur de structure financière. C’est l’actif économique rapporté aux
capitaux propres.
La rentabilité économique n'est toutefois pas significative pour les
apporteurs de capitaux : ce qui est pertinent pour eux est la rentabilité non
pas de l'ensemble des capitaux (CPNE=KP+DF) mais des seuls capitaux
propres (KP).
Le bénéfice analysé est le résultat net courant (RN), c'est-à-dire le
résultat d'exploitation (RE) auquel on a soustrait l'impôt sur les bénéfices
(Imp) et les intérêts versés aux dettes financières (iDF avec i le taux d'intérêt
moyen sur les dettes financières de l'entreprise). On divise ce résultat net
courant par le montant des capitaux propres de l'entreprise.
La rentabilité financière sera donc égale à :
La rentabilité économique est égale à :
Ce ratio correspond à la rentabilité des capitaux investis (Return
on capital employed ou ROCE dans la comptabilité anglo-saxonne). La
[22]
rentabilité économique est donc indépendante du type de financement des
capitaux et exprime la capacité des capitaux investis à créer un certain niveau
de bénéfice avant paiement des éventuels intérêts sur la dette. Elle est donc
une mesure de la performance économique de l'entreprise dans l'utilisation
de son actif : elle détermine quel revenu l'entreprise parvient à générer en
fonction de ce qu'elle a. C'est donc un ratio utile pour comparer les
entreprises d'un même secteur économique.
Il n'y pas de consensus concernant son mode de calcul, ainsi
certains calculent la rentabilité économique en prenant en compte le résultat
d’exploitation (RE) divisé par la somme des emplois stables (ES) plus le BFR :
Ou bien encore l’excédent brut d’exploitation (EBE) divisé par
capitaux investis (CI) autrement dit immobilisations corporelles et
incorporelles, plus le besoin en fonds de roulement d’exploitation (BFRE)
1.1.9. Par opposition à la rentabilité financière, qui
intéresse plus les Associés, la rentabilité économique
intéresse plus les investisseurs financiers tels que les
banques.
2.7.2. La rentabilité financière ou ROE (Return On Equity)
A moins d’être prêts à investir dans n’importe quoi,
les actionnaires s’intéressent au taux de rendement des capitaux propres.
Celui-ci est d’ailleurs lié à la rentabilité économique par l’effet de levier.
On utilise souvent le résultat courant après impôts (c’est-à-dire le
« profit » hors exceptionnel). Il est rapporté aux capitaux propres après
répartition.
La décomposition de ce ratio fait intervenir le taux de marge
bénéficiaire ainsi que le coefficient d’endettement. Ce dernier est un
[23]
indicateur de structure financière. C’est l’actif économique rapporté aux
capitaux propres.
La rentabilité économique n'est toutefois pas significative pour les
apporteurs de capitaux : ce qui est pertinent pour eux est la rentabilité non
pas de l'ensemble des capitaux (CPNE=KP+DF) mais des seuls capitaux
propres (KP).
Le bénéfice analysé est le résultat net courant (RN), c'est-à-dire le
résultat d'exploitation (RE) auquel on a soustrait l'impôt sur les bénéfices
(Imp) et les intérêts versés aux dettes financières (iDF avec i le taux d'intérêt
moyen sur les dettes financières de l'entreprise). On divise ce résultat net
courant par le montant des capitaux propres de l'entreprise.
La rentabilité financière sera donc égale à
Ce ratio correspond à la rentabilité des capitaux propres (Return
on Equity ou ROE dans la comptabilité anglo-saxonne). Il exprime la capacité
des capitaux investis par les actionnaires et associés à dégager un certain
niveau de profit.
Il est par ailleurs possible de calculer un seuil de rentabilité
financier. Sous réserve d'une possible subtilité dans la définition des résultats
(EBE ou résultat économique...), les deux rentabilités sont identiques lorsque
l'endettement est nul.
[24]
1.1.10. 2.7.3. LA RENTABILITE COMMERCIALE
Elle mesure la capacité de la société à générer les résultats en
fonction des volumes des ventes qu’elle réalise et permet ainsi d’estimer ses
résultats futurs en fonction des volumes des ventes prévues (chiffre
d’affaires). La rentabilité commerciale est déterminée par rapport du chiffre
d’affaires (la vente pour l’entreprise commerciale ou la production vendue
pour l’entreprise industrielle ou l’entreprise de service).
On distingue ainsi deux ratios de rentabilité commerciale :
Marge brute sur chiffre d’affaires (gros profit marginal) ;
Marge nette sur le chiffre d’affaires (profit marginal).
2.7.3.1. Rentabilité commerciale brute
Ce ratio est très intéressant lorsqu’il est utilisé pour comparer
plusieurs entreprises appartenant au même secteur.
Marge Brut sur Chiffre d’affaires =
resultat d ' axploitation
chiffre d ' affaires
Ce ratio mesure la marge brute d’exploitation, c’est-à-dire avant que les
dotations (reprises) d’amortissement au sens large soient prise en compte. Il
donne une idée de la rentabilité commerciale brute de l’entreprise.
2.7.3.2. Rentabilité commerciale nette
Marge Nette sur chiffre d’affaires =
resultat d ' exploitation
chiffre d ' affaire
Par rapport au ratio précédent, celui prend en compte les charges
non décaissées et les produits non encaissés.
La confrontation de la rentabilité commerciale brute et la
rentabilité commerciale nette fait ressortir la politique d’amortissement et
l’évolution des investissements.
[25]
2.8. Solvabilité
La solvabilité mesure la capacité d’une entreprise à rembourse ses
dettes à l’échéance, montre la part des actifs financée par les fonds propres,
plus ce ratio est élevé, meilleur est la solvabilité.
Solvabilité =
capitaux propres
endettement total
Ce ratio indique l’importance des sommes prêtées à l’entreprise eu égard à
celles qui appartiennent en propre. Il doit être supérieur à 1 pour que
l’entreprise ait la possibilité de rembourser ses capitaux crédits.27
SECTION 3 : LA CREATION DE VALEUR D’UNE ENTREPRISE
Cette troisième section présente les notions fondamentales de valeur, de
création de valeur ainsi que les modalités de répartition de cette valeur
créée entre les différents facteurs de production.
Définition de la valeur
La valeur est un concept polysémique, omniprésent en sciences
de gestion, ainsi que le notent Bréchet et Desreumaux, étant la notion
régulièrement mobilisé en science de gestion, et l’objet d’une pluralité de
regards disciplinaire sans réelle lecture fédératrice approfondie28
Définition économique de la valeur
La valeur d’un bien économique est ce qui détermine le rapport
d’échange de ce bien avec un autre bien. Pour les économistes de l’école
classique, il convient de distinguer la valeur d’usage et la valeur d’échange29.
Cette dernière détermine uniquement les relations d'échange et
trouve son origine au travail (parler de travail de valeur). Ainsi, les
économistes classiques partagent une théorie objective de la valeur.
27
WALEMBO VIMBU, D., Analyse des états financiers, ISC/Matadi,2023.
28
C.Hoarau, R.Teller, Création de valeur et management de l’entreprise, éd Vuibert, Paris,
2001, P 08-09
29
Dictionnaire de sciences économique
[26]
Définition financière de la valeur
En finance le problème de la valeur n’a jamais été soulevé,
presque au paravent les financiers estimaient la valeur de l’entreprise à
partir des documents comptables. Cependant, en termes de valeur, la
distinction entre la finance et la comptabilité est nécessaire car elle reflète
deux perspectives différentes:
La première c’est l’optique comptable : qui insiste sur l’estimation des
actifs, suivie par la détermination de la dette, pour obtenir par la
différence la valeur des capitaux propres.
La deuxième c’est l’optique financière: c’est une appréciation directe
de la valeur de capitaux propres et des dettes, ou l’estimation des
actifs n’est plus nécessaire.
Définition comptable de la valeur
La valeur comptable ou la richesse qui peut être déduite du
bilan est basée sur des estimations hautement approximatives
(subjectives), y compris des réductions d'actifs, qui sont basées sur des
intentions plus ou moins importantes des gestionnaires des comptes. Les
capitaux propres comptables ne donnent pas la « vraie » valeur créée ou
valeur économique. L’obtention d’une valeur proche de celle-ci nécessite un
retraitement.
On peut dire que la valeur peut s’envisager sous deux angles :
Pour le consommateur, elle est fondée sur le concept économique de
demande. Les produits sont considérés comme un ensemble
d’attributs. Ils ont donc des configurations différentes pour satisfaire
des segments de consommateurs, caractérisés par des fonctions de
demandes distinctes.
Pour l’entreprise la valeur s’analyse sur chaque activité accomplie (au
sens de la chaine de valeur) en demandant si, dans l’absolu, cette
activité est vendable aux clients.
Notions et définitions de la création de valeur
L'entreprise vend des produits qu'elle a fabriqué grâce à un
certain nombre de biens et de services qu'elle a acquis (matières premières,
[27]
énergie, produits semi-finis, prestations de services...). La valeur de ces
produits finis est toujours supérieure à celle des moyens mis en œuvre pour
les fabriquer. Le gain qui se dégage est appelé « valeur ajoutée ». Cette
valeur permet de mesurer la contribution exacte d’une unité de production
à la création de richesses d’une entreprise.30
La création de valeur est le processus par lequel la valeur est
créée. Il s'agit par exemple d'accroître l'offre de services ou de biens dans
une économie, ou augmenter des rémunérations (d'investisseurs,
d'actionnaires, de créanciers, etc.).31
La création de valeur est devenue depuis quelques années un
slogan des grandes entreprises sans pour autant oublier l’importance
croissante qu’elle suscite dans différents domaines des sciences de gestion,
marketing, management stratégique, finance d’entreprise.
En finance, la création de valeur désigne l'objectif financier des
entreprises pour leurs actionnaires. La valeur est créée lorsque les
investissements dont le taux de rentabilité est supérieur au taux de
rentabilité exigé par rapport aux risques qui sont effectués. À défaut de
respecter cette condition, la valeur de l'action diminuera.
Et en marketing management, c'est l'augmentation de la valeur
psychologique d'une expérience, d'un service ou d'un produit aux yeux du
client et, donc, la possibilité de vendre plus cher.
La création de valeur s’impose comme l’impératif catégorique
de toute gestion d’entreprise. Aujourd’hui, on licencie pour la valeur, on
fusionne pour la valeur, on innove pour la valeur, et toute action contraire à
cela se serait au nom de la valeur. Ainsi la valeur s’est imposée comme une
sorte de mot fétiche, légitimateur universel et définitif de toutes les
pratiques managériales.32
30
https://www.lefrancaisdesaffaires.fr/wp-content/uploads/2016/05/valeur_ajoutee.pdf
consulté le 28 mars 2025.
31
TANZI T. & ARGENLIEU P., Gestion des risques et création de valeur, éd. Lavoisier, Paris,
er
1 octobre 2013, p.47.
32
CABY J. & HIRIGOYEN G. La création de valeur de l’entreprise, 3e édition Economica,
2005, Paris, p.25.
[28]
Certaines entreprises sont toujours à la recherche de
l’amélioration. Elles veulent créer de la valeur pour satisfaire leurs clients,
pour les combler. Elles veulent être unique, à la pointe des dernières
technologies, … Elles veulent apporter plus à leurs clients que ne le font leur
concurrent.
C’est dans cette perspective que l’objectif de création de valeur
apparaît comme un objectif ultime que l’équipe dirigeante se doit
d’atteindre sur le long terme. Car, c’est un élément central de la vie
économique en ce qu'elle guide les décisions des différentes catégories
d'agents économiques. Elle évoque l'idée que l’entreprise, par son activité,
s'enrichit, c'est-à-dire enrichit ses actionnaires et les employés qui en sont
propriétaires.
On distingue principalement deux grandes approches : création
de valeur pour l’actionnaire (Shareholders) et création de valeur pour les
parties prenantes (stakeholders).
Création de valeur pour l’actionnaire (Shareholders value)
Dans cette approche, l’objectif est simple : maximiser la
rentabilité des capitaux investis par les actionnaires. Ils sont les
propriétaires, ainsi la gestion de l’entreprise doit garantir la maximisation
de la valeur pour ces derniers. Pour l’actionnaire, la valeur représente avant
tout un espoir de gain supplémentaire, un « surdividende » en quelque
sorte. La valeur actionnariale, qui est aujourd’hui d’actualité sur les
marchés financiers, est en fait l’excédent de résultat obtenu par la firme sur
la rémunération des capitaux investis.
Selon A. BLACK La valeur actionnariale est la valeur
économique d’une entreprise après déduction de ses dettes33. Il considère
aussi que, lorsque la rentabilité des capitaux investis dépasse leur coût,
l’entreprise prend de la valeur pour ses actionnaires.
Création de valeur pour les parties prenantes (Stakeholders value)
La création de valeur pour les « parties prenantes » s’inscrit
dans une optique de gestion dite « pluraliste » où créanciers, clients,
33
BLACK .A, WRIGHT.P, BALCHMAN.J, Gestion de la valeur actionnariale, Dunod,Paris,
1999,pages 98.
[29]
fournisseurs, employés, managers et actionnaires ont tous une part dans la
valeur créée.
Les partisans de la firme pluraliste considèrent qu’il est erroné
de privilégier les intérêts d’un partenaire en particulier et de faire passer
ceux des autres au second plan. L’entreprise doit s’assurer de la satisfaction
de toutes les parties prenantes dans la mesure où ces dernières participent
à son fonctionnement.
La notion de création de valeur repose sur un cheminement
contractuel, selon lequel les dirigeants sont mandatés par les actionnaires
pour gérer les capitaux investis et détenus par ces derniers dans
l’entreprise.
L’objectif étant la maximisation de la valeur de l’entreprise par
les managers, soit la valeur des capitaux investis par les actionnaires.
Autrement dit, c’est une mise en pratique de cet objectif qui constitue une
référence managériale en matière de performance.
Nous verrons par la suite qu’il existe les mécanismes et les
différentes méthodes de mesure de la création de valeur.
La mesure de création de la valeur
On admet généralement que la création de valeur peut être
mesurée à partir de divers indicateurs qualitatifs et quantitatifs : ceux-ci
peuvent être directement issus des comptes de l’entreprise, mais ils sont
plus souvent déterminés à partir d’une combinaison d’éléments comptables
et extra-comptables.34
Les différents modèles de création de valeur sont fondés sur le
même cadre théorique, celui de la microéconomie financière. Ils utilisent
une variable commune, le coût du capital investi qui sert de référentiel pour
la mesure de la performance d’une entreprise. Les hypothèses sont celles
des modèles financiers classiques basés sur la rationalité des acteurs qui
sont maximisateurs et opportunistes.
34
https://www.aef.asso.fr/publications/revue-d-economie-financiere/106-systeme-
financier-et-creation-de-valeur/99-normes-comptables-et-creation-de-valeur consulté le
29 mars 2025.
[30]
La place prise par le thème de la création de valeur en finance a
conduit au développement d'une batterie d'indicateurs qui tentent de la
mesurer : TSR, MVA, EVA. Ce foisonnement n'est pas sans avantage : la
concurrence est saine et doit normalement permettre au meilleur
indicateur d'émerger. Plus prosaïquement, certaines entreprises profitent
du flou actuel et de l'absence de normalisation des calculs pour choisir
l'indicateur qui sert le mieux leurs intérêts du moment, quitte à en changer
l'année suivante.
Ces indicateurs peuvent être de trois natures : économique,
comptable et boursière.35
1.1.11. Les indicateurs de nature économique36
D'abord, les indicateurs de nature économique sont apparus
avec la prise de conscience que la rentabilité dégagée est, en tant telle un
critère insuffisant en matière de valeur puisqu'elle ne prend pas en compte
la notion de risque. La rentabilité dégagée reste à comparer au coût des
capitaux employés, c'est- à- dire au coût moyen pondéré du capital pour
mesurer si de la valeur a été créée ou détruite.
Ainsi, la valeur actuelle nette (VAN) traduit la création ou la
destruction de valeur dégagée par l'allocation des ressources de
l'entreprise.
Une création de valeur signifie donc que les investisseurs
anticipent l'existence d'une certaine rente sur une certaine durée dont la
valeur actuelle permet à l'actif économique de l'entreprise de valoir plus
que son montant comptable. Tout comme pour le choix de l'allocation des
ressources, il faut pour le choix d'une source de financement se refuser à
utiliser le coût comptable, mais déterminer la valeur du titre de
financement émis et en déduire le taux de rentabilité exigé. On passe de ce
fait du coût explicite ou coût comptable au coût financier : le taux de
rentabilité exigé pour cette catégorie de titres. Minimiser le coût d'une
source de financement revient donc à minimiser son coût financier.
35
BRITO C. & al, L' Investissement Socialement Responsable, éd. Economica, Paris, 2005,
P.263.
36
https://www.memoireonline.com/10/06/215/creation-valeur-entreprise-gouvernance-
leviers-financiers.html consulté le 29 mars 2025.
[31]
De même, l'Economic Value Added (EVA) critère appelé aussi
profit économique mesure l'enrichissement de l'entreprise sur un exercice
et tient compte, non seulement du coût de la dette mais aussi du coût des
capitaux propres. L'innovation de l'approche de l'EVA consiste à dégager un
niveau de résultat à partir duquel de la valeur est créée puisqu'il est calculé
après rémunération des créanciers et celle des actionnaires sur les fonds
qu'ils ont apportés à l'entreprise. Le profit économique mesure d'abord
quel a été le taux de rentabilité économique en surplus du coût moyen
pondéré du capital. Cet écart est ensuite multiplié par le montant comptable
de l'actif économique de début de période pour la création de valeur de la
période, soit :
Profit économique = Actif
économique * ( Re - k )
Où Re est le taux de rentabilité économique comptable après
impôt et k le coût moyen pondéré du capital.
Ainsi, une entreprise qui dispose en début d'année d'un actif
économique d'une valeur comptable de 100, rapportant un taux de
rentabilité économique (après impôt) de 12% alors que le coût moyen
pondéré du capital n'est que de 10% aura donc gagné 2% de plus que le
taux requis. Sur le fonds des 100, elle aura donc créé de la valeur pour 2 sur
l'exercice.
1.1.12. Les indicateurs de nature comptable37
Grâce à l’objectif de rentabilité, c'est-à-dire d'efficacité, qui
rapporte les résultats dégagés aux capitaux mobilisés pour les atteindre, on
peut envisager trois indicateurs de création de valeur : le bénéfice par
action, les taux de rentabilité comptables et les capitaux propres par action.
Le bénéfice par action (BPA) reste le favori de beaucoup de
financiers d'entreprise : malgré ses limites, c'est le critère le plus utilisé
aujourd'hui en raison du lien direct qui l'unit à la valeur de l'action par le
multiple du résultat net (PER). L'utilisation du bénéfice par action est
cependant fondée sur trois méprises, notamment :
37
CABY J. & HIRIGOYEN G., op.cit, p.41-42.
[32]
croire que le bénéfice par action prend en compte le coût des capitaux
et donc le risque ;
croire que les données comptables ont une influence sur la valeur de
l'entreprise ;
croire que toute décision financière qui tend à faire croître le bénéfice
par action fait croître la valeur.
En fait, le critère de BPA ne peut être un indicateur pertinent de création de
valeur que si trois conditions sont respectées, à savoir :
le risque de l'actif économique doit être le même d'un exercice sur
l'autre, ou avant et après une opération (fusion, augmentation de
capital, investissement, ...) ;
le taux de croissance des résultats doit être le même avant et après
une opération donnée ;
la structure financière de l'entreprise doit être la même d'un exercice
sur l'autre, ou avant et après une opération donnée.
Si ces trois conditions sont respectées, alors on pourra assimiler
la croissance du BPA et création de valeur. Par contre, si l'une d'entre elles
au moins n'est pas respectée, il n'est absolument pas possible de comparer
les BPA et de dire que la croissance témoigne d'une création de valeur et
leur baisse d'une destruction de valeur.
Les taux de rentabilité comptables regroupent quant à eux le
taux de rentabilité des capitaux propres ou Return On Equity (ROE), le taux
de rentabilité économique Return On Capital Employed (ROCE) et Return
On Assets (ROA) et le Cash-Flow Return on Investment (CFROI) qui, dans sa
version simplifiée rapporte l'excédent brut d'exploitation à l'actif
économique pris en valeur brute.
Pour l'entreprise cotée, la création de valeur boursière (MVA)
correspond à :
Création de valeur boursière = capitalisation boursière +
valeur de l'endettement net - montant
comptable de l'actif économique.
[33]
Cependant, dans la plupart des cas, en l'absence d'information
la création de valeur boursière est approximée par la différence entre la
capitalisation boursière et le montant comptable des capitaux propres
(PBR).
Quant au Total Shareholder Return (TSR), il se calcule comme le
taux de rentabilité de l'actionnaire qui a acheté l'action en début de période,
a touché des dividendes que le plus on suppose réinvestis dans l'achat de
nouvelles actions, et qui valorise en fin de période son portefeuille sur la
base du dernier cours de l'action. Il s'agit en réalité d'un taux de rendement
actuariel dont le calcul doit s'effectuer sur une assez longue période (5 à 10
ans) afin de lisser l'impact des variations boursières erratiques.
Toutefois, et c'est là leur principale faiblesse, ces deux
indicateurs peuvent faire apparaître une destruction de valeur alors même
que l'entreprise a dégagé sur son actif économique une rentabilité
supérieure au coût du capital. C'est d'ailleurs pour cette raison que
l'ancienne autorité de régulation des marchés (COB) avait préconisé
l'établissement d'une distinction claire entre indicateurs de performance
économique et indicateurs de valeur boursière.
Théorie partenariale et création de la valeur
1.1.13. L’entreprise et ses parties prenantes
Les parties prenantes ou les partenaires d’une entreprise sont
nombreux et peuvent être définis comme tout groupe ou individu
susceptible d’être affecté par la réalisation des objectifs de l’entreprise.
D’où d’après M.B.E. Clackson38 comme les parties qui encourent un risque
par rapport aux produits des activités de la firme. On distingue les
stakeholders volontaires (les actionnaires, les clients, les créanciers, les
fournisseurs, les salariés, etc.,…) et involontaires (la communauté,
l’environnement, la société, etc.,…).
Chaque Stakeholder a des attentes vis-à-vis de l’entreprise et
donc chacun contribue à créer de la valeur.
38
G. CHARREAUX, P. WRITZ, op cit, p 53
[34]
Pour les clients : Il y a création de valeur au prix qu'ils paient pour
un bien ou un service acheté inférieur au coût d'opportunité (à
l'exception des biens pour lesquels l'entreprise dispose d'un réel
avantage concurrentiel).
Pour les fournisseurs : La création de valeur survient lorsqu'une
entreprise vend des biens et des services à un prix supérieur au coût
d'opportunité.
Pour les actionnaires : Un transfert de richesse est créé lorsqu'ils
perçoivent une rémunération supérieure à celle à laquelle ils ont
droit, compte tenu des risques encourus pour la création d'autres
possibilités d'investissement.
Pour les salariés : Il y a création de valeur dans leur intérêt lorsque
les salaires perçus sont supérieurs au coût d'opportunité, c'est-à-dire
s'ils sont payés pour leur salaire d'efficacité.
Pour les dirigeants : Ils devraient veiller à maximiser la valeur du
partenariat, pas seulement celle des actionnaires.
1.1.2.Contribution des différentes parties prenantes à la création
de valeur
Si dans un premier temps les recherches se sont surtout
intéressées au concept de création de valeur pour les actionnaires, on s’est
rendu compte qu’on ne doit pas se focaliser uniquement sur les
actionnaires mais également sur les autres parties prenantes
Les parties prenantes de l’entreprise englobe tous les acteurs
internes et externes qui sont touchés directement ou indirectement par les
différentes activités menées au sein de l’entreprise. Leur nombre s’est
multiplié de façon exponentielle ces dernières années et la performance de
l’entreprise n’est plus appréhendée sur sa capacité à générer des profits et
des bénéfices financiers pour les actionnaires, mais sur sa capacité à
assumer ses responsabilités sociétales.
Dans un contexte d’optimisation de la responsabilité sociétale
de l’entreprise, la gouvernance de l’entreprise n’est plus faite par les seuls
dirigeants mais par l’ensemble de partenaires. Dans ce cadre, l’entreprise
constitue une entité dans laquelle divergent les intérêts coopératifs et
compétitifs. Désormais, les interactions sont optimisées et accélérées pour
[35]
ne laisser entrevoir les frontières entre l’entreprise et ses acteurs
environnants.
Ainsi, le tableau ci-après nous précise la contribution et
l’incitation de chaque partie prenante dans la création de valeur dans une
entreprise :
Tableau n°1 : Contribution des différentes parties prenantes à la
création de valeur
Parties prenantes Contribution à la création Incitation pour
de valeur contribuer
Les actionnaires ou Capitaux ; endettement ; Dividendes et plus-
employeurs réduction du risque, du values
coût de financement ou
d’emprunt
Les salariés ou Développement d’un Salaires, bonus, emploi
employés capital humain spécifique, stable et promotions…
innovation, collaboration, Incitation, motivation et
engagement, travail en sanctions pour agir sur
équipe, attitudes… les performances
Syndicats Stabilité de l’emploi, Stabilité de l’emploi,
résolution de conflits résolution de conflits
Clients Loyauté à la marque, Qualité, prix des biens
réputation, fréquence et des services, Estime
d’achat
Les banques ou Endettement à long, Intérêt ou charges
prêteurs moyen et court terme financières
L’État Support macroéconomique Concurrence équitable
et politique et licite, règlement des
impôts…
Autorisation de travailler, Prestige national,
Communauté conquête de marché, respect des institutions
option de développement légales, normatives et
futur cognitives
Source : Georges YAHCHOUCHI, la revue des sciences de gestion, valeur ajoutée
par les parties prenantes et Création de valeur de l’entreprise, Paris, 2007,
p .85.
[36]
analyse de la valeur créée par une entreprise ou valeur ajoutée
1.1.3.Notion et définitions
La valeur ajoutée est une grandeur économique, un agrégat
macro-économique exprimant la création ou l’accroissement de la valeur
que l’entité apporte aux biens et services en provenance des tiers, et ce,
dans le cadre de ses activités professionnelles normales et courantes.39
Sur le plan économique, la valeur ajoutée est une valeur qui
permet de mesurer la richesse réalisée par l’entreprise grâce à son travail et
son activité. Elle est la différence entre la production et les consommations
intermédiaires. Du point de vue comptable, la valeur ajoutée est la
différence entre la production de l’exercice, à laquelle s’ajoute la marge
commerciale réalisée d’une part t les consommations de l’exercice en
provenant des tiers, d’autre part la valeur ajoutée exprime donc la
survaleur apportée par l’entreprise.
1.1.4.Importance de la valeur ajoutée
La valeur ajoutée est un instrument de mesure plurivalent car
elle permet d’apprécier la dimension de l’entreprise de sa taille
économique. Si le chiffre d’affaires exprime la capacité de l’entreprise à
vendre, la valeur ajoutée exprime l’apport économique, le surplus de
production crée par son propre effort. La valeur ajoutée exprime mieux que
n’importe quel autre indicateur, l’efficacité de la combinaison des facteurs
de production.
1.1.5.Différence entre VA et EVA
La notion de valeur ajoutée traduit en anglais EVA, est un
indicateur financier. Elle désigne la création de valeur de l’entreprise, cette
notion est apparue avec vision moderne qui considère les capitaux propres
ont un coût, tout comme la dette. La valeur crée est le résidu après la
rémunération des créanciers (intérêts des emprunts) et rémunération
attendue des associés. La vision moderne considère qu’à partir du moment
où le résultat net, bien que positif, est inférieur à la rémunération attendue
des associés, alors il y a destruction de valeur. L’EVA est une partie du
39
KAMIANTAKO, Notes de cours de comptabilité nationale, première licence en Sciences
Commerciales et Financières, ISC/Matadi, 2024, inédit.
[37]
résultat alors que la valeur ajoutée est un solde intermédiaire de gestion
sous la marge brute.
1.1.6.Calcul de la valeur ajoutée.
On calcule la valeur ajoutée en utilisant deux chiffres :
Le chiffre d'affaires de l'entreprise : les quantités produites et
vendues multipliées par le prix de vente unitaire.
Les consommations intermédiaires : tous les achats faits par
l'entreprise pour réaliser sa production, sa consommation en biens et
services (matières premières, fournitures...).
Les consommations intermédiaires (CI) sont l'ensemble des
biens et services (généralement achetés à d'autres entreprises), qui sont
détruits ou transformés lors du processus de production ou incorporés au
produit1. Elles sont très souvent nécessaires à la production.
Valeur ajoutée = Chiffre d’affaires –
consommations intermédiaires
1.1.7.Modes de calcul de la valeur ajoutée
La valeur ajoutée se calcule de deux méthodes :
Valeur ajoutée par la méthode soustractive
Valeur ajoutée par la méthode additive
3.11.6.1. La méthode soustractive
a.1. Entreprise commerciale
Dans une entreprise commerciale, la valeur ajoutée est la
différence entre la marge commerciale (chiffre d’affaires – achat des
marchandises ± variation des stocks des marchandises) augmentée des
autres produits d’exploitation et les consommations des biens et services.
Valeur ajoutée = Marge commerciale + (AUTRES
PROD. D’EXPLOI) −¿ Consommations de
biens et services
[38]
Les consommations intermédiaires (consommation en
provenance des tiers) comprennent : les matières premières et les
matériaux, les composant, l'énergie, le combustible, l'eau et les services
externe (loyer, sous-traitance, publicité, en bref tout ce qui est facturée par
des fournisseurs à l'entreprise).4041
a.2. Entreprise Industrielle
Dans une entreprise industrielle, la valeur ajoutée est la
différence entre la production et la consommation des biens et services
Valeur ajoutée = Production - Consommation de
biens et services
Figure n°1 : Affectation de la valeur ajoutée par la méthode comptable
CHARGES D’EXPLOITATIONS PRODUITS D’EXPLOITATIONS
Consommations de Production de l’exercice
l’exercice 70, 71, 72, 73, 75
Valeur ajoutée
ADMINISTRATION ENTREPRISE ACTIONNAIRES
Impôts des
Amortissements DIVIDENDES
sociétés
, dépréciations 13
68 et 69
PERSONNELS PRETEURS
Intérêts
Salaires 67
66
VALEUR AJOUTEE = Sommes de rémunération de facteurs de
production
40
SAMBA ZAMAMBU L. & LOKO TUZOLANA B., Comptabilité Analytique, 2ème édition,
Mediaspaul, Kinshasa, 2013, p.48.
41
[39]
Source : D. ANTRAIGUE, Analyse de la valeur ajoutée
3.11.6.2. La méthode additive
La VA peut se calculer par l'addition de tous les postes qu'elle
rémunère : les salaires et charges sociales, les impôts et taxes les
amortissements, les intérêts, le résultat net. Dans l'entité commerciale tout
comme dans l'entité industrielle, la valeur ajoutée par addition égale :
VA = Consommations internes + Résultat Activité
Ordinaire + charges supplétives
VA = (66, 67, 68, 69) +
137 + 972
Pour analyser la VA on utilise aussi la méthode de ratio. Parmi
lequel nous avons le ratio de valeur ajoutée qui correspond au rapport de la
Valeur ajoutée
valeur ajoutée sur la production de l’exercice ' , le ratio
la productionde l exercice
de la valeur ajoutée, il permet des appréciations avec plan de précision
Le taux de valeur ajouté mesure le degré d'intégration
économique de l'entreprise exprimant sa capacité d'assurer elle-même un
certain nombre de phase du cycle d'exploitation.
Cet indicateur est l'expression de la productivité globale, de la
richesse créée pour un certain niveau d'activité. Le ratio de la valeur ajouté
dépend directement de la nature de l'activité de la durée du Cycle
d'exploitation, de la stratégie de l'entreprise, le taux est élevé dans
l'industrie. Il est beaucoup plus faible dans la grande distribution.
L'interprétation du ratio de VA doit être faite avec prudence. Il faut prendre
en considération la structure du portefeuille d'activités.
Les ratios de rémunération de la VA représentent le poids
détenus par chaque composante (c'est à dire la rémunération des différents
partenaires), dans la valeur.
Les ratios de la VA permettent des comparaisons sectorielles et
Inter- exercices. Ils offrent des informations sur la répartition de la VA entre
[40]
les acteurs se rapportant au travail (effort) et au capital (ressources
Financière), sur l'efficacité de l'activité et de logique commerciale.
Répartition de la valeur ajoutée par les différentes parties prenantes
Le modèle starkeholder de l’entreprise considère que les parties
prenantes sont au centre du processus de création de valeur, ils sont
comme étant les individus ou les constituantes, qui d’une façon volontaire
ou involontaire, contribuent à la création de richesse d’une entreprise et à
la réalisation de ses activités, et par conséquent, sont des potentiels
bénéficiaires et supporteurs de risques42.
Cependant, il est difficile d’identifier la part relative de chacune
des parties prenantes dans le processus de création de valeur, car chaque
partie prenante va tenter d’augmenter sa part dans la répartition de la
richesse créée. En effet, le choix des parties prenantes retenues est en
fonction de leur poids relatif dans le processus de création de valeur, dont
nous avons les actionnaires, les employés, créditeurs et l’Etat.
Le choix de cette répartition est un choix délicat car l’Etat une
part de valeur ajoutée qui ne relève pas de décisions de gestion de
l’entreprise, les décisions de gestion concernent donc le partage de la valeur
ajoutée entre les salaires et le bénéfice.
1.1.8.Conséquences de la répartition de la valeur ajoutée
Le partage de la valeur ajoutée a des conséquences positives ou
négatives sur la situation économique et sociale des différents bénéficiaires.
Les enjeux de son partage sont donc importants. Si la part de la valeur
ajoutée affectée aux salaires augmente, le pouvoir d’achat des salariés peut
s’accroître. Allouée à l’entreprise, la valeur ajoutée lui permet d’améliorer
sa capacité d’autofinancement de ses investissements.
Si cette part augmente, l’entreprise ne s’endettera pas auprès
des banques et sera plus compétitive. Les propriétaires de l’entreprise
42
YAHCHOUCHI G., La revue des sciences de gestion : Valeur ajoutée par les parties
prenantes et Création de valeur de l’entreprise, Paris, 2007, p.85.
[41]
peuvent recevoir davantage de dividendes si la valeur ajoutée créée
augmente. L’augmentation des richesses créées (plus de valeur ajoutée) par
les entreprises permet à l’État de percevoir davantage de taxes (ex : TVA
sur la consommation supplémentaire) et d’impôts (ex : impôt sur les
bénéfices ou impôt sur les sociétés augmente). Les banques collectent plus
d’épargne. Elles peuvent ainsi prêter plus facilement aux agents qui en ont
besoin pour se financer (baisse des taux d’intérêt).
Les salariés veulent que leurs salaires augmentent plus vite que
l'inflation. C'est l'objet des négociations annuelles de salaires.
Les actionnaires souhaitent que leurs investissements dans
l'entreprise soient rentables.
Les entreprises sont toujours face à un dilemme :
payer plus les actionnaires pour qu'ils continuent d'apporter des
capitaux dans l'entreprise ;
payer plus les salariés au risque de voir les actionnaires préférer
investir dans d'autres entreprises plus rentables.
Le tableau ci-dessous partage la valeur ajoutée selon la nature
des parties prenantes d’une entreprise.
Tableau n°2 : Répartition de la valeur ajoutée
[42]
Nature Formules Interprétation
Il mesure la part de
Partage de la Chargesde personnel richesse qui sert à
Valeur ajoutée
valeur rémunérer
ajoutée (facteur le travail des salariés.
travail)
Il mesure la part de
'
Excédent brut d exploitation richesse qui sert à
Partage de la Valeur ajoutée rémunérer
valeur les apporteurs de
ajoutée (facteur capitaux et à
capital renouveler le
capital investi
Il mesure la part de
Partage de la Charges financières richesse qui sert à
Valeur ajoutée
valeur rémunérer
ajoutée les capitaux
(fournisseurs de empruntés.
capitaux)
Il mesure la part de la
Partage de la Impôts des sociétés richesse qui sert à
Valeur ajoutée
valeur ajoutée rémunérer l’Etat
(Etat)
Source : Béatrice et Francis G. L’essentiel de l’analyse financière, 14e édition 2017,
p.47.
1.1.9.Valeur ajoutée par les parties prenantes (VAP)
La VAP représente alors la valeur ajoutée par les parties
prenantes par rapport à la moyenne du marché, appelée coût d’opportunité.
RI Σ RoSt
VAPi ¿ Ks ×( Ks − n )
Avec :
[43]
VAPi : valeur ajoutée par la partie prenante i
Ks : cout de la relation entreprise et partie prenante
RI : bénéfice anormal
RoSt : rendement de la partie prenante, RoSt = (RI/Ks)
n : nombre d’entreprise dans le même secteur.
La méthode de la valeur ajoutée par les parties prenantes a pour
avantage de pouvoir mesurer la création de valeur des parties prenantes du
point de vue de l’entreprise. En revanche, la méthode des indicateurs a pour
avantage de mesurer la qualité de la relation et la satisfaction des parties
prenantes à travers une variété d’indicateurs.
Cependant, en théorie au moins, une forte corrélation doit
exister entre la création de valeur par les parties prenantes et la qualité de
la relation entre l’entreprise et ses parties prenantes. Ainsi, ces deux
approches peuvent être considérées comme complémentaires dans la
compréhension de la création de valeur des entreprises.
Tableau n°3 : Parties prenantes et coûts
Parties prenantes VAP Coûts
Actionnaires VAP1 Coût des capitaux propres
Salaires VAP2 Charges globales du
personnel
Créditeurs VAP3 Totale charges financières
Etat VAP4 Impôts et taxes
Source : YAHCHOUCHI G., La revue des sciences de gestion : Valeur ajoutée par les
parties prenantes et Création de valeur de l’entreprise, Paris, 2007, p.89.
La valeur ajoutée par les parties prenantes proposée sera
introduite dans des modèles de régression qui nous permettent de mesurer
la relation entre la création de valeur par les parties prenantes et la
création de valeur de l’entreprise.
[44]