INSTITUT DES HAUTES ETUDES
ÉCONOMIQUES ET
ENTREPRENEURIALES
Introduction à la Qualité
Hygiène Sécurité et
Environnement (QHSE)
Dr. MASSOUKOU PAMBA Renaud
PhD en sciences de l’environnement, Master 2 en QHSE
Ingénieur des Eaux et Forêts
1) Cours entièrement donné en présentiel
2) L’idéal est que tous soient présents en classe
3) Présentation du professeur et des étudiants
4) Attentes de tous et chacun
DUTS en Ingénieur des DEA en Sciences de PhD en Sciences de
Aménagement et Eaux et Forêts de l’environnement à l’environnement à
Gestion des l’IPR/IFRA au l’ESA de Lomé l’UQAT au Canada
Ressources Forestière Mali
et Halieutiques au
Mali
Thèmes de recherche :
Restauration des sols et Matière organique dans les horizons du sol,
Techniques de gestion de l’environnement, Qualité Hygiène Sécurité et
Environnement, Stockage du C et de l’N
Introduction à la notion de Qualité
La mondialisation des échanges et l'évolution croissante
des exigences des marchés interne et externe obligent les
entreprises à améliorer la qualité de leurs produits et
services, en vue de renforcer leur compétitivité. Afin de
fournir des produits et services conformes aux attentes
des clients, les entreprises doivent passer par un contrôle
final de conformité des produits et service en utilisant des
méthodes statistiques et par l'assurance qualité. Ainsi,
elles aboutiront aux méthodes de management de la
qualité et plus précisément à la qualité totale,
CONFORMITE : Satisfaction d'une exigence.
CERTIFICATION : Reconnaissance, par un organisme
indépendant, de la conformité d'un produit (service,
organisation ou personnel) à des exigences fixées dans un
référentiel.
CERTIFICATION ISO : Document contenant l'état de
conformité de produit et du process qualité mis aux
normes.
PROCESS : Ensemble des étapes ou transformations
nécessaires à la fabrication d'un produit.
AUDIT QUALITÉ : Examen méthodique d'un produit ou
processus en vue de vérifier sa conformité par rapport à
des dispositions et objectifs préétablis de qualité.
AUDITEUR : Personne ayant la compétence pour réaliser
un audit.
SOUS-TRAITANT : Organisme qui prend en charge une
partie d'une opération
CONDITIONNEMENT : Mise sous emballage d'un produit
(après ou en cours de fabrication) qui permettra sa
conservation.
MANUTENTION : Opération de transfert physique de
matières ou d'accessoires (de plus en plus des moyens
mécaniques remplacent les interventions humaines).
MESURES PREVENTIVES : Ensemble d'opérations à
effectuer sur les installations dans l'objectif qu'elles ne
tombent jamais en panne : contrôles, réglages,
rectifications, lubrification, etc.
PROCEDURE : Description des opérations à effectuer,
des précautions à prendre ou des mesures à prendre
dans un domaine en rapport avec la fabrication.
PROCESSUS : Ensemble d'activités qui transforme des
éléments d'entrée en éléments de sortie.
REVUE DE DIRECTION : Réunion planifiée pour faire le
point sur le système de management de qualité.
TRACABILITE : Possibilité de retrouver, pour un produit
donné, la trace de toutes les étapes de sa fabrication et
de la provenance de tous ses composants.
ENVIRONNEMENT : Milieu dans lequel un organisme
fonctionne, incluant l'air, l'eau, la terre, les ressources
naturelles, la flore, la faune et les êtres humains
MANAGEMENT : Ensemble des techniques
d'organisation, de direction et de gestion de
l'entreprise pour que l'entreprise atteigne ses
objectifs.
EXIGENCES : Besoin formulés, habituellement
implicites, ou imposés.
POLITIQUE QUALITE : Orientations et intentions
générales d'un organisme relatives à la qualité telles
qu'elles sont officiellement formulées par la direction.
MANUEL QUALITE : Document spécifiant le système
de management de la qualité d'un organisme.
Organisme: ensemble d’installation et de personnes avec des
responsabilités, des pouvoirs et des relations , établies pour
atteindre des objectifs biens définis.
Non-conformité: non satisfaction d’une exigence.
Client: Organisme ou personne qui demande un produit ou un service.
Il est au centre de toute la démarche qualité.
Fournisseur: Organisme ou personne qui offre un produit ou un
service.
Assurance qualité: Ensemble des activités préétablies et
systématiques mises en œuvre dans le cadre du système qualité et
démontrées en tant que besoin, pour donner la confiance appropriée
en ce qu’une entité satisfera aux exigences pour la qualité.
Processus: Ensemble d’activités et de ressources corrélés et
interactives qui transforment des éléments d’entrée en éléments de
sorties.
ISO: Organisation Internationale de Standardisation
Non Qualité: Inadéquation entre le besoin et l’offre. C’est
l’écart global entre la qualité visé et la qualité obtenue.
Les causes de la non-qualité peuvent être d’ordre
organisationnelles, humaines, technologiques…
Les coûts de la non-qualité sont : les matériaux de travail
non-conformes, le temps de production du service ou
produit rebuté, les coûts financiers direct, la non-
satisfaction du client / usager.
Un Produit : C’est un bien qui résulte d'un processus de
production. Par exemple, une voiture, un téléphone, un
verre, une pomme, une tomate
Un service : C’est une activité qui se caractérise
essentiellement par la mise à disposition d'une prestation
technique ou intellectuelle. Exemple un cours de QHSE, une
prestation d’hôtesse
Processus: Le processus est définie par certains éléments:
un nom,
un début et une fin,
ses données d’entrée et ses données de sortie,
les ressources utilisées (responsable, personnes impliquées, base
documentaire, moyens)
les fournisseurs et clients,
la finalité du processus.
Cartographie des processus : C’est un schéma qui représente
l’ensemble des processus, et les interactions entre eux.
Procédure: C’est un document qui décrit de façon formalisée les
tâches à accomplir pour mettre en œuvre le processus: c’est le
mode d’emploi opérationnel. Elle sert aussi de guide pour éviter les
erreurs.
Qualité totale: C’est l’implication et la participation de tous les
membres de l’organisme en vue de la réduction de la non qualité et
l’augmentation de la qualité.
Pour assurer une sortie sans défaut, il faut :
- S’assurer que les entrées sont sans défaut,
- Exécuter un processus sans défaut. Exécuter un
processus sans défaut sur des entrées non contrôlées
n’est pas suffisant.
La qualité ce n’est pas ce qui :
- Est beau,
- Est cher,
- Est luxueux,
- Est solide,
- Est lourd,
- Ne tombe jamais en panne,
- Quelque chose de non mesurable, d’intangible,
- La responsabilité du département contrôle de la qualité,
- La responsabilité exclusive des dirigeants,
- La responsabilité exclusive des usines…
Définitions de la qualité selon la norme ISO 9000
• Ensemble des caractéristiques d'une entité qui lui confère
l'aptitude à satisfaire des besoins exprimés et implicites
(ISO 9000 : 1994)
• Aptitude d'un ensemble de caractéristiques intrinsèques à
satisfaire des exigences (ISO 9000 : 2000) "
• La qualité, c'est faire la bonne chose, bien et la première
fois" (ODI Consulting)
• La qualité est l’aptitude d’un ensemble de caractéristiques
intrinsèques d’un produit, d’un processus ou d’un système à
satisfaire les exigences des clients et autres parties intéressées.
(ISO) 9000 Version 2000:
• La qualité d’un produit ou d’un service : Se définit comme
« l’ensemble des caractéristiques intrinsèques qui lui
confèrent son aptitude à satisfaire les besoins exprimés ou
implicites des utilisateurs ». (ISO 9000 : 2008)
La définition de la qualité peut varier d’un département ou
d’un individu à l’autre dans une même organisation.
Pour le responsable marketing la qualite d'un produit se
reflète dans sa capacite à se vendre.
Pour la production, la qualité est le respect des standards et
des normes de fabrications spécifiées.
Pour l’utilisateur du produit, la qualité est l'aptitude de ce
produit à satisfaire ses besoins.
Selon l’Association Française de Normalisation (AFNOR) : « La
qualité est l’aptitude d’un produit à satisfaire les besoins exprimés ou
potentiels des utilisateurs ».
AGANOR : Agence Gabonaise de Normalisation
Pour DEMING : « La qualité, c’est satisfaire les besoins du client-
consommateur ».
satifactio n offerte par le produit ou le service
Qualité 1
satisfacti on souhaitée par l ' utilisateu r
AMELIORATION CONTINUE
La roue de DEMING
PDCA
Réagir Préparer
Améliorer Planifier
Contrôler Réaliser
Surveiller
La qualité c’est :
faire bien du premier coup
à tous les coups (constante)
répondre au cahier des charges (performance)
être dans les temps (délai)
« on n’a jamais le temps de bien faire ;
mais on prend toujours le temps de refaire … »
La Qualité c’est : L’aptitude d’un produit ou d’un
service : à satisfaire les besoins du client, ni plus,
ni moins, et au moindre coût.
Pourquoi la Qualité est – elle si intéressante ?
1/ Les raisons commerciales
Pour bénéficier d’une bonne compétitivité, l’entreprise doit :
• Améliorer son rapport qualité/prix
• A prix de vente égal, elle doit augmenter le niveau de qualité
• A qualité égale, elle doit diminuer le prix de vente donc à :
• diminuer les coûts de non-qualité,
• améliorer ses méthodes de travail
• simplifier la conception de ses produits.
• Procéder à la certification d’un système d’assurance qualité afin
de rassurer le client potentiel sur le niveau de qualité de
l’entreprise
Pourquoi la Qualité est – elle si intéressante ?
2/ Les raisons financières
• Les défauts de qualité coûtent chers
• Une non-conformité est en effet un gaspillage non seulement de
matières premières mais également de temps de travail de la main
d’œuvre et d’énergie
3/ Les raisons techniques
• Meilleure maîtrise des techniques de production
• Amélioration des processus
• Diminuer les coûts de non-qualité (révision et une amélioration
des techniques et des méthodes)
• Les techniques et processus utilisés sont de plus en plus
complexes et difficiles à maîtriser.
4/ Les contraintes extérieures
• Consommateurs plus exigeants en matière de qualité
• Associations de consommateurs disposant d’un pouvoir important
sur les entreprises
• Pouvoirs publics ont une législation de plus en plus stricte
notamment en matière de sécurité du consommateur
• Dernières crises sanitaires et leurs répercussions sur les secteurs
concernés
• Préoccupations écologiques grandissantes à l’échelle individuelle
comme législative font également partie de facteurs indiquant la
voie de la qualité aux industriels.
5/ Le climat de l’entreprise
• Le développement d’un esprit qualité dans une entreprise
• L’amélioration de la communication entre les services
• L’amélioration du travail et les relations avec la clientèle
II. Démarche Qualité
Une démarche qualité est un outil de
changement créant une dynamique de progrès
continu dans le fonctionnement de l’entreprise
(qualité interne) et la satisfaction de ses
clients (qualité externe). Cela favorise la
pérennité et le développement de l’entreprise.
Une démarche qualité est avant tout un
véritable projet d’entreprise participatif qui
doit être porté par la direction et impliquer
tout le personnel.
• Pourquoi une démarche qualité?
On s’engage dans une démarche qualité pour améliorer ses
performances. La démarche qualité est un outil stratégique
destiné à atteindre les objectifs (internes et/ou externes)
fixés par la direction.
Les principales raisons d’une démarche qualité sont:
l’augmentation des exigences des clients
phénomène culturel constaté partout
les clients internes et externes ( vous, moi…) supportent
de moins en moins la non qualité
de plus en plus d’entreprises exigent une certification
iso de leurs fournisseurs
Objectifs Internes
• Réduire les dysfonctionnements.
• Réduire les coûts de non qualité et augmenter les marges.
• Fiabiliser les contrôles et les processus.
• Améliorer les méthodes de travail.
• Pérenniser le savoir-faire.
• Faciliter l'intégration des nouveaux collaborateurs.
• Définir des méthodes de travail communes.
• Mettre en place une organisation efficace orientée résultats.
• Motiver le personnel autour d’un projet d’entreprise.
• Mieux piloter les processus et responsabiliser les équipes.
• Accompagner et maîtriser la croissance de l’entreprise.
• Disposer d'une base solide pour une démarche QSE.
Objectifs Externes
- Améliorer la qualité des produits et services.
- Placer le client au cœur de l’entreprise.
- Mieux identifier et anticiper les besoins des clients.
- Améliorer la satisfaction et de la fidélisation des clients.
- Conquérir de nouveaux marchés.
- Améliorer et Valoriser son savoir-faire et son image.
- Instaurer un climat de confiance avec les clients.
- Se démarquer de la concurrence.
- Obtenir une reconnaissance externe : certification iso 9001
:2015, ISO 13485… accréditation iso 17025, iso 15185.
Chaque démarche qualité est unique
Chaque démarche qualité est unique car même deux
entreprises avec un objectif identique (par exemple une
certification ISO 9001) ne partiront sans doute pas du
même niveau (différence de management, de métier,
d'organisation, d'exigences clients, de formation du
personnel ...) et par conséquent prendront des stratégies
différentes. Un consultant ne devrait donc pas reproduire à
l'identique ce qu'il a déjà fait dans d'autres organismes car
les solutions précédentes ne colleront pas exactement à
votre situation.
III. Les enjeux de la qualité
2.1 Définitions
Enjeux sociaux : La qualité est à l'évidence un déterminant
majeur, et de la qualité de vie individuelle, et de la cohésion
globale d'une société. Des valeurs fondamentales comme la
paix civile, la cohésion sociale, le niveau sanitaire, etc., en
dépendent directement.
Enjeux économiques : L’attraction des investisseurs étrangers ,
ainsi que la compétitivité et la productivité de l’économies
d’un pays sont une part importante tributaires de la qualité
des services publics.
Enjeux administratifs : Ils sont considérables, car l’approche
qualité est l’un des meilleurs angles d’attaque du projet de la
réforme de l’Etat.
Enjeux démocratiques : la confiance des citoyens en l’Etat
dépend de la satisfaction de ses besoins par les services
d’Etats;
Faire des usagers non pas seulement des consommateurs
passifs, mais aussi des partenaires actifs.
LA PROBLEMATIQUE COUT/QUALITE
• La non qualité coûte très cher, jusqu’à 15 ou 20
% du Chiffre d’Affaire
• La fidélisation des Clients est devenue un enjeu
majeur, sur des marchés saturés et de plus en
plus concurrentiels
• En interne, un mauvais recrutement peut
représenter plus de 1,5 Million de perte
LA COMPETITIVITE FACE AUX CONCURRENTS
• Une démarche Qualité peut être un atout de
différenciation face à la concurrence
• Certains Clients (Entreprises, Institutionnels)
annoncent ne vouloir travailler qu’avec des «
Prestataires engagés dans une démarche Qualité
avérée ». C’est la conséquence de leur propre
Engagement Qualité vis-à-vis de leurs Fournisseurs.
Les enjeux précédemment cités impliquent donc:
L’amélioration de l’image de l’organisme;
L’écoute et l’orientation des clients (usagers);
La fidélisation des clients (usagers);
La satisfaction clients (usagers);
L’opportunité d’amélioration des processus;
L’efficacité des processus
L’efficacité de l’organisme dans ses réalisations…
Les enjeux de la qualité
- Mondialisation des marchés : Compétition accrue /
Innovation accrue
- Complexité des produits / services : Durée de vie
décroissante ; Complexité technico –
administrative,
- Élévation socio culture : Formation permanente ;
recherche de valorisation (taylorisme dépassé),
- Le problème n’est pas celui du niveau de qualité
mais celui de son amélioration.
Les méthodes de travail sont de plus en plus complexes,
les conditions de travail en pleine évolution, et on assiste
à l’apparition de nouveaux types de technologies. Il est
donc devenu nécessaire d’avoir une approche nouvelle
de la qualité des produits/services.
Des méthodologies sont à établir, permettant aux
entreprises de mettre en place une organisation interne
structurée pour gérer efficacement la qualité des biens,
en d’autres termes de construire des mesures de
prévention adaptées à leurs activités.
2.2 Quelques citations
« Si nos fabriques imposent à force de soin la qualité
supérieure de nos produits, les étrangers trouveront
avantage à se fournir en France et leur argent affluera
dans le royaume » Colbert, 3 août 1664
« Les vrais objectifs d’une entreprise sont qualitatifs.
Volume et profits ne sont que la conséquence d’une
position de qualité » Shoishi TANARE
« la qualité c’est zéro défaut, zéro panne, zéro stock, zéro
délais, zéro papier, zéro accident, zéro mépris. » H.
SERIEYX
« Si vous prenez soin de la qualité, les profits prendront
soin d’eux-mêmes. Ce qu’il faut privilégier, ce n’est pas la
recherche des résultats mais les processus qui y
conduisent » Masaaki IMAI
« Le point de départ de la quantité, c’est la qualité »
QUALITE = conformité aux besoins
ASSURANCE = probabilité élevée
Conformité = mesure/norme
Le client a, vis-à-vis du produit et de l’entreprise, un certain
nombre de besoins et d’attentes : c’est la qualité attendue.
Mais ces besoins sont de deux niveaux :
1) les uns sont exprimés,
2) les autres sont implicites.
Exemple :
Le client exprime le besoin d’une chambre d’hôtel pour
deux nuits et deux personnes (besoin explicite),
Mais il veut aussi que cette chambre soit propre et non
bruyante (besoin implicite : tellement évident qu’il ne pense
même pas à l’exprimer).
Hygiène
Introduction : Hygiène au travail
• Le respect des règles d'hygiène est essentiel dans la vie
courante mais plus encore dans le travail ou l’exposition aux
toxiques chimiques et contaminants biologiques est plus
intense et prolongée : les mesures d’hygiène au travail sont
assez simples à mettre en œuvre, permettent de limiter les
risques d'apparition de maladies professionnelles et
doivent précéder et accompagner les recours aux
équipements de protection individuelle et aux installations
de protection collective.
• De plus, l’hygiène au travail, la propreté des locaux reflètent
l’image de marque de l'établissement.
• L’hygiène au travail repose à la fois sur des obligations de l’employeur
(mise à disposition d’installations sanitaires, vestiaires, local de
restauration, nettoyage et aération des lieux de travail...), et sur des
comportements individuels (lavage des mains, port des vêtements de
travail, nutrition ...).
•
De façon à intégrer l’hygiène aux comportements quotidiens des
travailleurs, l’information et la formation aux bonnes pratiques d'hygiène
personnelle au travail sont indispensables, notamment dans les métiers
salissants (chantiers du BTP, assainissement ...) et/ou fortement exposés
aux risques chimiques et biologiques (industries agro-alimentaires,
agriculture et élevage, établissements de soins ...).
Généralités sur les risques liés à la mauvaise hygiène au travail
L'hygiène au travail concerne les éléments de
l’environnement dans lesquels les travailleurs vivent : air
inhalé, eau et aliments consommés, surfaces touchées. Ce
sont des sources de contacts toxiques ou contaminantes
insidieuses, car souvent invisibles : les défaillances dans
les mesures d’hygiène individuelle maximisent le contact
du travailleur avec ces agents chimiques et biologiques,
éventuellement radioactifs.
inhalation par voie respiratoire jusqu’aux alvéoles
pulmonaires,
contact cutané et pénétration plus ou moins profonde à
travers l’épiderme et le derme,
ingestion par voie orale et déglutition.
Inhalation
L’inhalation de fumées et poussières minérales (silice,
composés de plomb et d’autres métaux, fibres ...) ou
organiques ou d'endotoxines présentes dans l'atmosphère,
provoque l’apparition de pathologies respiratoires aigües ou
chroniques et de cancers pulmonaires avérée depuis
longtemps dans les usines et sur les chantiers, dans les
mines et autres travaux souterrains ou dans les
établissements agricoles
Le contact cutané
Le contact cutané ou projection oculaire avec des agents toxiques
entraine principalement des irritations, des démangeaisons, des
sensations de brûlure, des fissures, lésions plus au moins
importantes de l'épiderme et des réactions inflammatoires des
dermatites de contact allergique dues aux substances allergènes
présentes sur les plans ou équipements de travail et les vêtements.
HYGIENE CORPORELLE
• L'hygiène du corps représente l'ensemble des mesures destinées à
préserver la propreté des téguments par le nettoyage avec de l'eau
et des produits nettoyants.
• L'hygiène corporelle passe par le lavage des mains à l'eau et au
savon plusieurs fois par jour pour éviter le développement et la
transmission des virus et bactéries, avant et après les repas, avant
et après chaque passage aux WC, après avoir pris les transports en
commun, c'est fondamental !
L’Hygiène sanitaire
• Les toilettes doivent
toujours être propres
afin d’éviter la
propagation des
microbes
• Se laver les mains
chaque fois que vous
sortez des toilettes
L’Hygiène Alimentaire
Viandes, volailles,
poissons, crustacés,
légumes et fruits
doivent être frais, bien
cuit et bien conservés !
Généralités sur les risques liés à la mauvaise hygiène
au travail
La propreté des effets personnels, l’habitation, le lieu de travail ( Atelier,
bureau , chantier , outils )
L’eau potable
L'eau potable est une eau
consommable sans risque pour la
santé. Pour encadrer cette définition
de l'eau potable, des normes strictes
existent. Elles fixent les teneurs
limites qu'une eau potable ne doit
pas dépasser. Ces limites concernent
des substances considérées comme
nocives pour la santé à certaines
doses.
Sécurité
La Sécurité est un paramètre fondamental de l’activité industrielle,
Nos actions ont une forte influence sur notre environnement de
travail .
L’activité pétrolière c’est toutes les activités liées aux gisements
pétroliers sous-marins, y compris l'exploration, le forage
d'exploration, la production, le transport, l'utilisation et le
déclassement , y compris la planification de ces activités, mais
n'incluant pas, toutefois, le transport de pétrole en vrac par navire.
Terminologie
• Accident du travail : accident survenu, quelle qu'en soit la cause, par le
fait ou à l'occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à
quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs
ou chefs d'entreprise.
• Action corrective : action visant à éliminer la cause d’une non-conformité
• Amélioration continue : processus de mise en valeur du système de
management de la santé et de la sécurité permettant d'améliorer les
performances globales concernant la santé et la sécurité au travail, en
accord avec la politique de santé et de sécurité au travail de l'organisme
ISO 45000.
• Audit : procédure systématique, indépendante et consignée qui vise à
réunir et à évaluer objectivement des éléments pour déterminer dans quelle
mesure les critères définis sont remplis. Ce terme ne désigne pas
nécessairement un audit externe indépendant, c'est-à-dire effectué par
une ou des personne(s) extérieure(s) à l’organisation
• Certification : reconnaissance, par un organisme indépendant du fabricant
ou du prestataire de service, de la conformité d'un produit, service,
organisation ou personnel à des exigences fixées dans un référentiel.
• Danger : propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement, d’une
substance ou d’une méthode de travail, de causer un dommage pour la
santé des travailleurs (ISO 45001).
• Document : Information et son support. Le support peut être papier,
électronique, photographique ou combinaison de ceux-ci.
• Evaluation des risques : étude qui consiste à identifier et classer
les risques auxquels sont soumis les salariés d'un établissement, en
vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes (site
internet : [Link]
• Employeur : toute personne physique ou morale qui emploie un ou
plusieurs travailleurs. Il peut donc se distinguer du :
Chef d’entreprise, qui est une personne physique exerçant en son nom
ses prérogatives.
Chef d'établissement, qui est le responsable d'une unité économique
et sociale au sein d’une entreprise.
• Incident : évènement dangereux, lié au travail ou survenu au cours
du travail, n'ayant pas entraîné de lésions sur une personne
• Lésions, dégradations de la santé et maladies liées au travail :
effets nocifs sur la santé découlant de l'exposition, pendant le
travail, à des facteurs chimiques, biologiques, physiques et
psychosociaux ainsi qu'à des facteurs liés à l'organisation du travail.
• Lieu de travail : lieu physique où les travailleurs doivent être ou
doivent se rendre en raison de leur travail, et qui est sous le
contrôle d'un employeur.
• Maladie professionnelle : conséquence négative sur la santé de
l’exposition plus ou moins prolongée à un risque qui existe lors de
l’exercice habituel de la profession.
• Organisme : compagnie, société, entreprise, autorité, institution,
partie ou combinaison de celles-ci, à responsabilité limitée ou d’un
autre statut, de droit public ou privé, qui à sa propre structure
fonctionnelle et administrative.
Pour assurer la sécurité dans l'ingénierie industrielle, le nettoyage et le
rangement des équipements doivent devenir une habitude. Ces mesures
préventives sont essentielles pour prévenir les maladies, maintenir l'intégrité
des équipements et garantir la sécurité lors de l'utilisation des machines et des
outils.
Les 10 règles d’or de la sécurité au travail à respecter
1) Utilisez correctement vos outils de travail
Une bonne utilisation des outils, des équipements et des machines peut prévenir les blessures
au travail. Si vous souhaitez avoir une journée sécurité au travail, évitez d’utiliser les
machines ou les équipements pour lesquels vous n’êtes pas formés ou certifiés. C’est
pourquoi il est recommandé de suivre une formation HSE à distance ou en présentiel si votre
entreprise en propose.
2) Signalez toute condition dangereuse
Apportez une rectification des conditions dangereuses ou des dangers sur le lieu de travail
dès que vous les remarquez. Si vous ne pouvez pas éliminer le risque, informez-en votre
superviseur le plus rapidement possible.
• 3) Portez tout l'équipement de sécurité nécessaire
• L'équipement de sécurité approprié sur votre lieu de travail peut être :
• un équipement réfléchissant ;
• un masque respiratoire ;
• des vêtements ignifuges ;
• des vêtements de travail industriels ;
• des chaussures antidérapantes.
• 4) Gardez votre lieu de travail propre
• Avoir un espace de travail propre aura un impact positif sur votre
satisfaction, votre productivité au travail et vous protégera, vous et
vos collègues, d’un éventuel danger.
• 5) Hydratez-vous régulièrement
• Buvez suffisamment d'eau pour rester vigilant et éviter la
déshydratation. Même en hiver, il est essentiel de rester hydraté avec de
l'eau et des liquides chauds pour éviter les étourdissements et
le manque de concentration.
6) Adoptez une bonne posture lorsque vous êtes assis ou
soulevez une charge lourde
• Utilisez des bureaux et des claviers ergonomiques pour éviter de vous fatiguer
les poignets et les bras. Asseyez-vous droit, gardez vos épaules alignées avec
vos hanches. Lorsque vous soulevez et déplacez des objets lourds, assurez-
vous de :
• être bien stable sur vos jambes ;
• vous mettre face à l’objet à soulever ;
• fléchir vos genoux ;
• saisir la charge de manière ferme ;
• soulever tout en gardant votre dos bien droit.
7) Prenez régulièrement des pauses
• Détournez-vous régulièrement de l'écran de votre ordinateur pour éviter la
fatigue oculaire. Prendre des pauses régulières permet à votre corps de se
reposer des tâches que vous faites. À votre retour, vous serez plus concentré.
8) Soyez conscient de votre environnement
• Être conscient de votre environnement est primordial pour éviter les blessures
au travail. Vous pourrez, par exemple, garder les issues de secours bien
accessibles, connaître toutes les procédures d’urgence en cas d’incident, etc.
9) Evitez de prendre des raccourcis
• Des procédures existent pour assurer la sécurité des travailleurs. Bien que
sauter une étape ou ne pas porter d'équipement de sécurité puisse vous faire
gagner du temps, cela ne vaut pas la peine de vous blesser. Utilisez chaque outil
et machine conformément aux instructions.
10) Restez à l’affût des nouvelles procédures de sécurité
• Même s’il est de la responsabilité de l'entreprise de sensibiliser le personnel aux
nouvelles procédures de sécurité, vous devez aussi vous assurer de bien les
comprendre. N’hésitez pas à poser des questions si jamais quelque chose n’est
pas clair.
Les raisons pour lesquelles les entreprises privilégient
l'apprentissage immersif pour la formation à la sécurité
1) 100% d'engagement avec la formation
• L'apprentissage immersif basé sur la réalité virtuelle engage pleinement les
apprenants, ce qui améliore la rétention des connaissances et les performances
globales. En effet, en mettant le casque, la réalité virtuelle capte toute l'attention de
l'utilisateur alors qu'elle est immergée dans l'environnement virtuel et qu'elle enseigne
le protocole de sécurité.
2) Pour vivre des situations dangereuses en toute sécurité
• Les apprenants, les stagiaires peuvent s'entraîner sur des situations virtuelles autant
de fois que nécessaire pour se sentir préparés et confiants. En utilisant des techniques
de formation interactives à la place des manuels et des vidéos, les employés peuvent
expérimenter, faire des erreurs et apprendre par la répétition des actions simulées, ce
qui est souvent impossible dans le monde réel lorsque cela met l'entreprise en danger.
3) Adaptation à l'ensemble de la main-d'œuvre
• La réalité virtuelle offre un apprentissage efficace à grande échelle permettant de
former des milliers d'employés sur le protocole de sécurité.
L’importance de former vos salariés aux règles
de sécurité et prévention d’éventuels dangers
1) Elle améliore les compétences et les connaissances
• Ces améliorations auront un effet positif sur la productivité des travailleurs, ce
qui peut augmenter les profits et l'efficacité de votre entreprise. Certaines des
choses que les employés peuvent apprendre grâce à la formation comprennent
l'éthique du travail, les relations humaines et la sécurité.
2) Elle satisfait aux recommandations des évaluations de performance
• Lorsque les évaluations des performances des employés d'une entreprise
suggèrent la nécessité d'une amélioration sur un sujet ou une compétence
particulière, des programmes de formation peuvent être organisés pour
les membres du personnel pour répondre à cette exigence. La formation peut
donc aborder un domaine problématique identifié et travailler vers une
solution.
Elle prépare les employés à des responsabilités plus élevées
• Les programmes de formation peuvent également aider à préparer
les employés qui évoluent vers des rôles plus élevés et assument plus de
responsabilités dans une entreprise. Ces programmes les aideront à acquérir
les compétences nécessaires pour fonctionner efficacement dans leurs
nouveaux postes. Par exemple, ils peuvent être formés aux compétences
en leadership ou à un logiciel spécifique qu'ils utiliseront dans leur
nouveau rôle.
Cela montre aux employés qu'ils sont valorisés
• La mise en œuvre de programmes de formation sur le lieu de travail aide les
employés à sentir que l'entreprise s'investit en eux. En continuant à
enseigner à vos employés de nouvelles compétences, ils ne deviendront pas
seulement de meilleurs travailleurs, ils se sentiront comme des membres plus
productifs de l’entreprise.
Elle teste l'efficacité d'un nouveau système de gestion de la
performance
• Les programmes de formation des employés aident une entreprise à tester
l'efficience et l'efficacité d'un nouveau système de gestion de la
performance, ce qui aidera les ressources humaines à établir des attentes de
performance plus claires.
Elle améliore les compétences informatiques
• Les programmes de formation aident les employés à acquérir des compétences
informatiques spécifiques, tels que l'utilisation de systèmes logiciels.
Les E.P.I : Équipements de Protection Individuelle
Complémentaires aux moyens de protection collective, les EPI regroupent un
large éventail d'équipements.
Les équipements de protection individuelle vont du casque aux chaussures de
sécurité, en passant par les lunettes, les masques de protection respiratoire,
les bouchons d'oreille, les gants, les vêtements de protection, etc. Ils sont
destinés à protéger du ou des risques à un poste de travail : exposition
cutanée ou respiratoire à un agent chimique ou biologique, chaleur,
rayonnements, bruit, écrasement, choc, électrocution..
Les E.P.I : Équipements de Protection Individuelle
On distingue :
E.P.I. pour la tête
E.P.I pour les oreilles
E.P.I. pour les yeux et le visage
E.P.I. pour les voies respiratoires
E.P.I. pour le corps
E.P.I. pour les membres supérieurs
E.P.I. pour les membres inférieurs
Les EPI : Les yeux
Le port de protection oculaire est obligatoire dès
qu’il y a projection de particules solides (meulage,
tronçonnage, soudure, poussière) ou liquides
(produits chimiques corrosifs, irritants, toxiques)
Les EPI : Les visières
La visière de protection est un équipement essentiel pour
assurer la sécurité et la protection de votre visage dans divers
environnements contre des projections, des éclaboussures ou
des particules en suspension, la visière offre une barrière
efficace tout en permettant une vision claire.
Les EPI : Les oreilles
Pour les opérations en atmosphère bruyante, lorsque le
niveau sonore d’un poste de travail est supérieur à 85
décibels, il y a risque de surdité. Le travailleur doit se
protéger à l’aide de bouchons d’oreilles.
Les EPI : La tête
Le port du casque assure
la protection de la tête dès
que la situation l’exige,
observez la situation et
évaluer les risques des
fractures ou blessures
Les EPI : Les mains
Les mains sont très essentielles dans la pratique de l’activité
humaine. L’opérateur doit toujours avoir ses gants de protection sur
un chantier ou un site.
L'équipement de protection comprend des gants, des protège-doigts
et des protège-bras. Le choix doit être basé sur les caractéristiques
de performance du gant par rapport aux tâches à effectuer.
Les EPI : Les chaussures de sécurité
Les blessures aux pieds représentent environ 7 % des
accidents. Pour éviter des plaies, des blessures musculaires, des
fractures ou des lacérations, le port de ces chaussures de sécurité
est indispensable, Les chaussures de sécurité amortissent les
chocs. Elles doivent être dotés de semelles antidérapante.
Travail en hauteur
Le travail en hauteur désigne soit un emplacement de
travail (toitures, charpentes, passerelles…), soit l’utilisation
de certains équipements (échelles, échafaudages, plates-
formes de travail…). Ce risque est présent dans de
nombreuses activités réalisées dans les collectivités:
élagage, peinture, entretien des locaux, pose de guirlandes,
etc.
Un harnais antichute est composé de sangles ajustables,
de 2 à 5 points d'attache, de bretelles et de boucles fixées
au corps qui retiennent le travailleur en cas de chute. Ce
matériel de travail en hauteur est une protection efficace
qui permet de travailler en sécurité sur un toit ou un pylône.
Les engins poids lourds
Les engins poids lourds se définissent
comme des équipements permettant de
soulever, transporter et déplacer
des charges lourdes et de la
marchandise de toute natures,
La manutention : Les gestes de commandement
Le langage gestuel est très souvent utilisé en sécurité industrielle.
En cas de danger, il est impératif de :
Attirer l’attention d’un travailleur ou un groupe travailleur sur une situation
de danger ou un risque .
Ordonner une action immédiate afin d’éviter cette situation de danger ou
d’en sortir
• ( Voir Module sur le langage gestuel pour la sécurité de votre entreprise )
Toute manœuvre : - commence par le geste "Prise de commandement", - se
termine par le geste "Fin de commandement". Un poing sur la hanche, l'autre
bras tendu verticalement paume de la main ouverte. Un poing sur la hanche,
l'autre bras à demi-tendu vers le haut, au-dessus des épaules, faites tourner
l'avant-bras.
La manutention manuelle
Les manutentions manuelles comportent des risques, notamment dorso-
lombaires, qui doivent être evités. Le travailleur doit prendre les mesures
appropriées ou utiliser les moyens adequats, notamment les equipements
mecanique .
La manutention manuelle : gestes et postures
Le geste se définit comme l'exécution d'un mouvement réalisé par
une personne dans un but de manipulation. La posture comprend
l'ensemble des positions physiques adoptées lorsqu'un travailleur
exerce son activité.
La manutention manuelle : gestes et postures
1. Placez-vous au dessus de la charge.
2. Gardez la colonne vertebrale droite. Pliez les jambes
La trousse de 1er secours
En cas d’accident sur site les premiers soins sont effectués à l’aide
d’une trousse appelée trousse de secours
• La trousse de secours contient :
Un flacon d’alcool
Un flacon d’eau oxygénée
des compresses imprégnées mercurescéines
des bandes extensibles
un rouleau de sparadra
Une paire de ciseaux
Des épingles
Des médicaments de base
Environnement
I. Pourquoi gérer les déchets en entreprise ?
La gestion des déchets en entreprise ne se limite pas à une
simple obligation légale ; elle est une composante cruciale
de la responsabilité sociale et environnementale d’une
entreprise. Pourquoi trier ses déchets en entreprise ? Voici
quelques raisons fondamentales justifiant l’importance de
cette gestion.
• La première raison de gérer efficacement les déchets est
environnementale.
• Les entreprises, en tant qu’acteurs économiques, ont une
part de responsabilité dans la production de déchets qui
peut affecter les écosystèmes.
I. Pourquoi gérer les déchets en entreprise
1) Gérer les déchets en entreprise pour l’environnement
• Une gestion des déchets en entreprise adéquate permet de limiter
les pollutions des sols, de l’air et de l’eau.
2) Améliorer sa gestion des déchets pour être en conformité
• Ensuite, la gestion des déchets assure la conformité avec les
réglementations en vigueur, évitant ainsi des sanctions financières
et nuire à la réputation de l’entreprise.
3) Réduire ses coûts a la gestion des déchets
• Une gestion optimisée peut en outre également signifier
une réduction des coûts à long terme. En minimisant les déchets
produits et en valorisant les déchets recyclables, les entreprises
peuvent réduire leurs frais de traitement des déchets et parfois
même générer des revenus supplémentaires grâce au recyclage.
I. Pourquoi gérer les déchets en
4) Améliorer l’image de son entreprise par une gestion des déchets
optimisée
• Les consommateurs et les partenaires commerciaux sont de plus en plus
conscients des enjeux environnementaux et privilégient les entreprises
responsables. Une bonne gestion des déchets améliore l’image de
marque et peut devenir un avantage concurrentiel significatif.
5) Accroître son efficacité opérationnelle
• En analysant et en optimisant la gestion des déchets, les entreprises
peuvent identifier des inefficacités dans leurs processus opérationnels.
Cela peut conduire à des améliorations qui non seulement réduisent les
déchets mais également augmentent la productivité.
6) Renforcer l’engagement des collaborateurs
• Une entreprise qui s’engage dans la gestion durable des déchets montre un
exemple positif, renforçant l’engagement des employés. Cela encourage
une culture d’entreprise axée sur des valeurs de durabilité et de respect
environnemental.
II. Quels sont les 5 types de déchets en entreprise
• 1) Les déchets ménagers
• Ces déchets sont similaires à ceux produits par les ménages. Ils
incluent le papier, le carton, les emballages, les restes
alimentaires et autres objets usagés.
• Dans les entreprises, ils proviennent souvent des espaces de repos,
des cantines et des bureaux. Leur tri et leur recyclage sont cruciaux
pour réduire l’impact environnemental et peuvent être facilités par des
poubelles de tri sélectif et des initiatives de compostage.
2) Les déchets d’activités économiques (DAE)
• Spécifiques aux processus de production de l’entreprise, les DAE
peuvent inclure des débris de fabrication, des matériaux usés et des
restes de matières premières.
• La gestion de ces déchets peut nécessiter des solutions sur mesure,
notamment en termes de collecte, de tri et de valorisation.
3) Les déchets dangereux
• Cette catégorie inclut les déchets qui présentent un risque pour la
santé ou l’environnement, tels que les produits chimiques, les
batteries, les huiles usagées, et certains équipements électroniques.
• Leur élimination requiert des méthodes spécifiques et rigoureuses pour
éviter toute contamination.
• 4) Les déchets inertes
Ils sont générés par les travaux de construction ou de démolition, comme le
béton, les briques, les tuiles et la céramique. On parle ici de la gestion des
déchets industriels ou dans le bâtiment par exemple. Ces déchets ne se
décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune réaction physique ou
chimique dangereuse.
Bien que moins problématiques en termes de toxicité, leur volume peut être
considérable et nécessite une gestion adaptée, souvent sous forme de
recyclage ou de réutilisation.
• 5) Les autres catégories de déchets
Cette classification englobe tous les autres types de déchets qui ne rentrent pas
dans les catégories précédentes. Cela inclut les déchets végétaux, les
déchets électroniques non dangereux et les encombrants.
Chaque type requiert une méthode de traitement spécifique, allant du
compostage pour les déchets organiques à des filières de recyclage ou de
destruction spécialisées pour certains profils d’équipements électroniques ou de
matériaux.
III. 7 étapes clés pour organiser la gestion des déchets en
entreprise
Organiser la gestion des déchets en entreprise est un processus qui requiert
une planification stratégique et un engagement collectif.
Nous avons listé pour vous les 7 étapes clés pour structurer efficacement ce
système.
La gestion des déchets en entreprise suit une hiérarchie qui privilégie certaines
actions sur d’autres : la prévention des déchets est prioritaire, suivie par
la réutilisation, le recyclage, la récupération d’énergie et, en dernier recours,
l’élimination.
Cette hiérarchie vise à maximiser les bénéfices environnementaux, sociaux et
économiques, tout en minimisant les coûts et les impacts négatifs.
Ces étapes vous aident à définir votre procédure de gestion des déchets en
entreprise.
1) L’évaluation et le diagnostic des déchets
Votre premier objectif : obtenir une cartographie précise de la production des
déchets dans votre entreprise. Commencez par réaliser un audit des déchets.
Cela implique d’identifier les types de déchets générés, leurs volumes, et
les processus actuels de manipulation et d’élimination. Cet état des lieux
est essentiel pour comprendre l’ampleur du défi et planifier les actions à mettre
en œuvre.
Débutez votre action en identifiant l’ensemble des déchets générés par votre
organisation.
• Listez ensuite les différentes informations qui vous seront nécessaires pour
gérer les déchets.
• Les sources : bureau, atelier de production, archives, transport, logistique
• Les types de déchets : papier, plastique, carton, alimentaires
• Les volumes de déchets générés
• La dangerosité des déchets
• La recyclabilité des déchets
Enfin, évaluez la quantité de déchets émise et le volume de chaque type de
déchet. Repérez les gaspillages dans les procédés de production et dans
l’organisation des ateliers
2) La politique de gestion des déchets
• Élaborez une politique claire de gestion des déchets qui reflète les objectifs de
l’entreprise en matière de durabilité.
• Grâce à la cartographie réalisée, la politique doit définir des directives pour la
réduction, le réemploi, le recyclage et la valorisation de tous les déchets que vous
avez identifiés.
• Déterminez alors avec les équipes concernées les actions et le processus qui
convient à tous pour gérer les déchets
• Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas ! Attaquez-vous à l’origine du sujet.
Travaillez avec vos équipes pour réduire la production de déchets dans
l’entreprise.
3) La formation et la sensibilisation des équipes
• Impliquez l’ensemble du personnel en les formant aux bonnes pratiques de
gestion et tri des déchets en entreprise.
• La sensibilisation peut se faire à travers des ateliers, des campagnes d’information
et la mise en place de signalétiques claires pour faciliter le tri des déchets.
• Assurez la signalétique, organisez des campagnes, des événements et des
journées de sensibilisation pour vos employés : voilà d’excellents moyens pour
apprendre à trier les déchets en entreprise. Profitez des journées mondiales pour
créer l’émulation collective
4) Les infrastructures et équipements
• Investissez dans les infrastructures nécessaires telles que des bacs de
tri sélectif, des composteurs pour les déchets organiques.
• Dites non au jetable ! Exit les couverts et gobelets à usage unique,
réduisez les emballages au minimum en favorisant la consigne, les
réutilisables, le lavable !
• Certaines entreprises s’équipent de composteurs pour réduire le
volume des déchets. Assurez-vous que ces équipements soient
facilement accessibles par tous les employés.
5) Les partenariats avec des prestataires de services
• Identifiez et collaborez avec des partenaires de confiance pour le
traitement et la valorisation des déchets
• Il est important de choisir des prestataires qui peuvent garantir des
pratiques écologiquement responsables et surtout vous assurer la
traçabilité sur la collecte de vos déchets et leur gestion (recyclage,
valorisation énergétique, réemploi, incinération, enfouissement etc.).
• Leur expertise et conseils en tant que spécialistes vont être d’une
grande utilité dans la mise en place de votre politique interne de
gestion des déchets.
6) Le suivi et l’amélioration continue
• Mettez en place des indicateurs de performance pour suivre l’efficacité de
votre gestion des déchets
• Utilisez ces données pour améliorer continuellement les processus. La mise
en œuvre d’un système de gestion environnementale peut aussi aider à
structurer cette démarche d’amélioration continue.
• La réalisation d’un rapport annuel sur les actions mises en place et leur
résultat est intéressante pour montrer l’intérêt de la démarche auprès des
équipes de direction et des équipes sur le terrain.
7) La communication interne et externe
• Communiquez régulièrement sur les actions mises en place et les résultats
obtenus
• Vous demandez aux collaborateurs de s’engager, il est temps de leur partager
les résultats de cette action collective à impact.
• Cela renforce l’engagement des employés et valorise l’image de l’entreprise
auprès des clients, fournisseurs et autres parties prenantes.