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Mod Elisation FR Equentielle de Dip Oles: I. - Etude D'un Circuit 'A Amplificateur Op Erationnel

Le document présente le sujet de la seconde épreuve de physique pour le concours d'admission 2009 des écoles nationales supérieures. Il aborde l'étude d'un circuit à amplificateur opérationnel et la modélisation fréquentielle d'une bobine à air, en se concentrant sur la stabilité des points de fonctionnement et les oscillations. Les candidats sont invités à signaler toute erreur d'énoncé et à justifier leurs initiatives dans leurs réponses.

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Mod Elisation FR Equentielle de Dip Oles: I. - Etude D'un Circuit 'A Amplificateur Op Erationnel

Le document présente le sujet de la seconde épreuve de physique pour le concours d'admission 2009 des écoles nationales supérieures. Il aborde l'étude d'un circuit à amplificateur opérationnel et la modélisation fréquentielle d'une bobine à air, en se concentrant sur la stabilité des points de fonctionnement et les oscillations. Les candidats sont invités à signaler toute erreur d'énoncé et à justifier leurs initiatives dans leurs réponses.

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ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES.

ÉCOLES NATIONALES SUPÉRIEURES DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE,


DE TECHNIQUES AVANCÉES, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS,
DES MINES DE PARIS, DES MINES DE SAINT–ÉTIENNE, DES MINES DE NANCY,
DES TÉLÉCOMMUNICATIONS DE BRETAGNE,
ÉCOLE POLYTECHNIQUE (FILIÈRE TSI)
CONCOURS D’ADMISSION 2009
SECONDE ÉPREUVE DE PHYSIQUE
Filière PSI
(Durée de l’épreuve: 4 heures)
L’usage de la calculatrice est autorisé
Sujet mis à disposition des concours : ENSAE (Statistique), ENSTIM, INT, TPE–EIVP, Cycle
international
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie :
PHYSIQUE II — PSI.
L’énoncé de cette épreuve comporte 6 pages.

– Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il est invité à le
signaler sur sa copie et à poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il aura été
amené à prendre.
– Il ne faudra pas hésiter à formuler les commentaires (incluant des considérations numériques) qui vous
sembleront pertinents, même lorsque l’énoncé ne le demande pas explicitement. Le barème tiendra compte
de ces initiatives ainsi que des qualités de rédaction de la copie.

MODÉLISATION FRÉQUENTIELLE DE DIPÔLES


Dans tout ce problème, les vecteurs sont surmontés d’un chapeau ab s’ils sont unitaires ou d’une flèche

−a sinon. Les nombres complexes sont soulignés : z ∈ C. On notera j2 = −1.
Ce problème se propose tout d’abord d’étudier un circuit à amplificateur opérationnel et son appli-
cation à l’étude d’une bobine à air, puis de fournir une interprétation du comportement fréquentiel
de cette bobine. Plus précisément, il se compose deux parties très largement indépendantes : la
première concerne l’existence et la stabilité des points de fonctionnement du circuit à amplificateur
opérationnel, l’oscillation auto-entretenue du circuit, la modélisation électrocinétique de la bobine ;
la seconde va justifier que dans un domaine de basses et moyennes pulsations, la résistance d’un fil
rectiligne est une fonction quadratique de la pulsation du courant qui l’alimente.

I. — Étude d’un circuit à amplificateur opérationnel


Dans tout le problème, on suppose que la seule cause de fonctionnement en régime non-linéaire d’un
amplificateur opérationnel est la saturation de sa tension de sortie : les tensions de saturation sont
supposées opposées et notées Vsat et −Vsat .
On rappelle qu’un amplificateur opérationnel idéal est tel que les courants d’entrée i+ et i− sont
toujours nuls et que dans la zone de linéarité V+ −V− = 0.
Modélisation fréquentielle de dipôles

I.A. — Étude d’un dipôle

On considére le circuit de la figure 1 dans lequel l’amplifi-


cateur opérationnel est supposé idéal.
1 — Dans l’hypothèse d’un fonctionnement idéal de
l’amplificateur opérationnel en régime linéaire, déterminer
l’impédance d’entrée Ze = Ve /Ie du circuit de la figure 1.
Tracer la partie de la caractéristique Ve = f (Ie ) en régime
linéaire : on exprimera les limites du domaine de validité de
Ve en fonction de Vsat , R2 et R3

F IG . 1 – Montage à amplificateur

2 — Compléter la caractéristique Ve = f (Ie ) du circuit de la figure 1 dans les régions qui corres-
pondent à un fonctionnement non-linéaire de l’amplificateur opérationnel : on donnera les expressions
Ve = f (Ie ) correspondantes en justifiant précisément les domaines de Ve sur lesquels elles sont valides.
On précisera les points remarquables.
I.B. — Visualisation expérimentale de la caractéristique du dipôle

On considére à présent le montage de la figure 2.


Ce dernier est celui de la figure 1 auquel on a ra-
jouté une résistance Rg et un générateur de fonction
idéal qui délivre une tension E(t).
Lorsque la tension du générateur est continue
E(t) = E0 = cste, le couple (Ve , Ie ) prend la valeur
(Ve0 , Ie0 ). Ce point de la caractéristique Ve = f (Ie )
est appelé point de fonctionnement du circuit.
L’amplificateur opérationnel est encore supposé
idéal. F IG . 2 – Montage avec entrée

3 — Indiquer comment le montage de la figure 2 permet une visualisation à l’oscilloscope de la


caractéristique Ve = f (Ie ) : on précisera les branchements à effectuer et les éventuelles précautions
matérielles à prendre.
4 — Étudier en fonction de la valeur de Rg , les différentes possibilités pour le point de fonctionne-
ment du circuit dans le cas E0 = 0V.
I.C. — Stabilité du point de fonctionnement
Lorsque l’on réalise expérimentalement le montage de la figure 2 avec E = 0V et Rg < R1 R3 /R2 ,
on constate que le point de fonctionnement du montage se trouve arbitrairement soit en un point
M(Ie01 ,Ve01 ) associé à un courant Ie01 négatif, soit en un point P(Ie02 ,Ve02 ) associé à un courant Ie02
positif. Ces deux points sont distincts et présentent la propriété d’être symétriques l’un de l’autre par
rapport à l’origine O du plan (Ie , Ve ).
5 — Dans quel régime se trouve l’amplificateur opérationnel si le point de fonctionnement du
montage est situé en M ou en P ? On justifiera la réponse en précisant les coordonnées de ces points.

Page 2/6
Physique II, année 2009 — filière PSI

Pour expliquer que les seuls points de fonctionnement accessibles


soient les points M ou P lorsque Rg < R1 R3 /R2 et E = 0V, on ne
peut plus supposer que l’amplificateur opérationnel soit de gain
infini. Dans le régime linéaire, on peut le modéliser comme in-
diqué sur la figure 3 : les courants d’entrée i+ et i− sont toujours
nuls, mais ε (t) = V+ −V− 6= 0. Dans ce régime et pour des signaux
sinusoı̈daux, on peut modéliser l’amplificateur opérationnel par
une relation entre les représentations complexes de ε (t) et VS (t) :

A0 F IG . 3 – Amplificateur opérationnel
Vs (jω ) = ω ε (jω ) réel
1+j
ω0
6 — Rappeler les ordres de grandeurs des constantes A0 et f0 = ω0 /2π pour un amplificateur
opérationnel usuel. En utilisant la modélisation de l’amplificateur opérationnel définie par la figure 3,
établir l’équation différentielle vérifiée en régime linéaire par le courant Ie (t) du montage de la figure
2 dans le cas où E(t) = 0V. On utilisera les paramètres A0 , ω0 , Rg , R1 et A = R3 /(R2 + R3 ).
7 — En prenant en compte le fait que AA0 ≫ 1, montrer que, l’équation différentielle de la question
6 permet de justifier l’observation expérimentale relative aux points de fonctionnement. Expliquer
qualitativement, comment s’établit le basculement vers M ou P.
I.D. — Réalisation d’un oscillateur
L’amplificateur opérationnel est à nouveau supposé idéal.
On adjoint maintenant au circuit de la figure 1 une
résistance R, un condensateur C et une bobine idéale d’in-
ductance L pour obtenir le montage de la figure 4.
8 — Écrire l’équation différentielle régissant le courant
Ie traversant la résistance R en supposant que le circuit de la
figure 1 soit modélisable en première approximation par un
dipôle d’impédance Ze calculée à la question 1.
9 — À quelle condition le montage de la figure 4
est-il le siège d’une oscillation purement sinusoı̈dale ?
Que vaut alors la fréquence fc d’oscillation ? La condi-
tion précédente n’étant jamais rigoureusement réalisable F IG . 4 – Oscillateur à amplificateur
expérimentalement, indiquer à quelle condition on constate opérationnel
effectivement le démarrage d’une oscillation.
10 — En fait, la bobine présente dans le montage de la figure 4 est une bobine à air de résistance
rb et d’inductance L. Quelle est l’origine physique du terme de résistance rb ?
On constate expérimentalement que la valeur de la résistance rb de la bobine à air dépend de la
pulsation ω du courant sinusoı̈dal qui la parcourt. Dans un domaine de basse et moyenne pulsation,
la dépendance fréquentielle de rb s’écrit : 
rb (ω ) = r0 1 + α ω 2 (1)
Typiquement, pour une bobine à air d’inductance égale à 100 mH comprenant 1000 spires réparties
sur plusieurs couches, la loi précédente est très bien vérifiée pour ω < 2, 00 × 104 rad.s−1 ; on trouve
expérimentalement r0 = 92, 0 Ω et α = 5, 00 × 10−10 s2 .
11 — Comment pourrait-on, à l’aide du montage de la figure 4, valider la dépendance quadratique
en la pulsation de rb (ω ) ? On décrira avec soin le protocole expérimental proposé. Estimer la variation
relative de la résistance rb de la bobine à air précédente composée de 1000 spires pour des pulsations
variant de 0 à 2, 00 × 104 rad.s−1 .

Page 3/6 Tournez la page S.V.P.


Modélisation fréquentielle de dipôles

I.E. — Modélisation électrocinétique de la bobine

On souhaite traduire le comportement fréquentiel de la bo-


bine de la figure 4 par la modélisation électrocinétique de
la figure 5. On fixe r0 = 92, 0 Ω, L = 100 mH, le paramètre
de cette modélisation étant l’expression et la valeur de la
résistance R p .
F IG . 5 – Bobine réelle

12 — Montrer que, sous les hypothèses r0 ≪ R p et L2 ω 2 ≪ R2p , la loi expérimentale de l’équation


(1) est compatible avec l’impédance complexe Z(ω ) du dipôle de la figure 5. On exprimera R p en
fonction de α , r0 et L et on calculera sa valeur numérique. Vérifier a posteriori les hypothèses de
calcul pour des pulsations variant de 0 à 2, 00 × 104 rad.s−1 .
13 — On considère le montage de la figure 4. Écrire l’équation différentielle régissant le courant
Ie en supposant toujours que le circuit de la figure 1 soit modélisable en première approximation
par un dipôle d’impédance Ze calculée à la question 1 mais en remplaçant la bobine idéale par sa
modélisation électrocinétique définie à la figure 5. Cette équation différentielle sera établie sans faire
les hypothèses de la question 12.
14 — Simplifier l’équation différentielle de la question 13 en considérant que simultanément
r0 ≪ R p et (R + Ze ) ≪ R p . On présentera l’équation simplifiée sous la forme

d 2 Ie dIe 1
L 2
+ RT + Ie = 0 (2)
dt dt C
dans laquelle on exprimera RT en fonction de R, Ze , r0 , R p , L et C. Donner l’expression du coefficient
de qualité Q et de la pulsation propre ω0 du circuit RT L C série équivalent à celui de la figure 4.
15 — Dans le cas RT < 0 et R2T < 4L/C, exprimer la solution générale de l’équation différentielle
(2) en fonction de Q et ω0 . Tracer l’allure de Ie (t) correspondante. Que se passe-t-il lorsque RT → 0− ?
Interpréter alors l’expression de RT à l’aide de l’équation (1).

I.F. — Stabilisation de l’amplitude des oscillations


16 — On considère encore le montage de la figure 4. Dans le cas où la bobine à air est une
inductance idéale L, comment se réécrit l’équation différentielle (2) ? Que vaut alors RT ? Dans quel
type d’oscillations se trouve l’amplitude du courant Ie si RT < 0 ?
17 — On constate expérimentalement que sous la condition RT < 0, une oscillation d’amplitude
constante apparaı̂t après un régime transitoire. Quelle est l’origine physique de la limitation de l’am-
plitude des oscillations ? Cette limitation apparaı̂t-elle dans l’équation différentielle de la question
16 ?
18 — Afin de mieux comprendre le mécanisme de stabilisation de l’amplitude des oscillations,
on se propose de tenir compte du caractère non-linéaire de la caractéristique Ve = f (Ie ) établie dans
la question 2. Pour ce faire, on modélise cette caractéristique par un polynôme du troisième degré
passant par les zéros de la caractéristique et ayant même pente à l’origine : déterminer dans ces
conditions l’expression de Ve en fonction de Ie .
19 — Réécrire l’équation différentielle régissant le courant Ie (t) en incorporant l’expression de la
caractéristique déterminée dans la question précédente. Interpréter qualitativement la stabilisation de
l’amplitude de Ie (t).
FIN DE LA PARTIE I

Page 4/6
Physique II, année 2009 — filière PSI

II. — Comportement fréquentiel d’un fil conducteur


Pour expliquer le comportement fréquentiel de la bobine à air,
on se propose de modéliser le comportement fréquentiel du fil de
cuivre avec lequel elle est réalisée : on supposera dans cette partie
que le fil n’est pas enroulé autour d’un cylindre pour former la bo-
bine, mais étendu en ligne droite. Pour ce faire, considérons (cf.
figure 6) un conducteur ohmique cylindrique de conductivité σ ,
de rayon a, illimité suivant son axe de révolution Oz. On adopte
un système de coordonnées cylindriques d’axe Oz de base ortho-
θ , ubz ) : un point M est repéré par ses co-
normée directe (ubr , uc
ordonnées cylindriques (r, θ , z). Ce conducteur est parcouru par
un courant I(t) = I0 cos(ω t) orienté positivement dans le sens Oz
croissant. La distribution de courant correspondante est décrite


par le vecteur densité volumique de courant J (r, θ , z,t) dont la

− F IG . 6 – Le fil conducteur
représentation complexe s’écrit J (r, θ , z,t).


Dans le système de coordonnées cylindriques, le rotationnel d’un champ de vecteurs V = Vr ubr +
Vθ ucθ +Vz ubz s’écrit
−−−→→  1 ∂ Vz ∂ V 


∂ Vr ∂ Vz
 
1 ∂ (rVθ ) ∂ Vr

θ
rot V = − ubr + − θ+
uc − ubz ,
r ∂θ ∂z ∂z ∂r r ∂r ∂θ


le laplacien vectoriel d’un champ de vecteurs W = Wz ubz n’ayant qu’une composante selon ubz s’écrit
→  ∂ 2Wz 1 ∂ Wz 1 ∂ 2Wz ∂ 2Wz 
−−→

∆W = + + 2 + ubz .
∂ r2 r ∂r r ∂θ2 ∂ z2


Par ailleurs, on rappelle que pour tout champ de vecteurs X :
−−− −− −−−→−→
 −−−− −−−→−→
−− →
− −  −−→ →

rot rot X = grad div X − ∆ X

Pour les applications numériques, on utilisera les valeurs suivantes :


a = 2, 50×10−4 m, σ = 5, 80×107 Ω−1 .m−1 , µ0 = 4π ×10−7 H.m−1 , εo = (36π )−1 ×10−9 F.m−1 .

− →

Finalement, on notera E (r, θ , z,t) le champ électrique, et E (r, θ , z,t) sa représentation complexe,

− →

ainsi que B (r, θ , z,t) le champ magnétique et B (r, θ , z,t) sa représentation complexe.


20 — Montrer que J (r, θ , z,t) ne dépend spatialement que de la variable r. Expliquer qualitati-
vement pourquoi l’on recherche une distribution de courant non uniforme. Dans la suite, on écrira


J (r, θ , z,t) = J(r)ejω t ubz .
21 — La pulsation ω du courant sinusoı̈dal I(t) alimentant le conducteur étant inférieure à
2, 00 × 104 rad.s−1 , justifier l’utilisation de l’approximation des régimes quasi-stationnaires dans
la suite des questions de cette partie.
22 — En précisant clairement les étapes de votre raisonnement, établir l’équation différentielle du
second ordre vérifiée par J(r). En posant
s
2 r a
δ= , λr = , et λa = ,
µ0 σ ω δ δ

établir l’équation différentielle vérifiée par la fonction G = J/J(0) de la variable λr . Calculer la valeur
maximale de λa2 pour des pulsations variant de 0 à 2, 00 × 104 rad.s−1 . Dans la suite du problème, sur
l’intervalle de pulsations considérées, on suppose que λr2 ≪ 1 dès que r 6 a.

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Modélisation fréquentielle de dipôles

23 — On fait l’hypothèse que G(λr ) est une fonction paire. On admet que la solution cherchée de
l’équation différentielle de la question précédente se met sous la forme
+∞
G(λr ) = ∑ gn λrn
n=0

Donner la relation liant gn et gn−2 pour tout n > 2. En déduire que


  
j 2 1 4 j 6
J(λr ) = J(0) · 1 + λr − λr − λ + o λr6
2 16 288 r

24 — En supposant dans toute la suite du problème que J(0) soit en fait une quantité J0 réelle,
déduire de la question précédente l’expression à l’ordre 4 en λr du champ électrique complexe

− →

E (r, θ , z,t) à l’intérieur du conducteur. On donnera également l’expression réelle de E (r, θ , z,t).
25 — Montrer que la valeur moyenne temporelle de I 2 (t) s’écrit

1 2  
< I 2 (t) >= J0 π a2 1 + κλa4 + o λa4
2
où κ est un facteur numérique que l’on précisera.
26 — Préciser, en la justifiant, la direction et la dépendance vis à vis des variables d’espace du


champ magnétique B (r, θ , z,t). Déterminer, à l’intérieur du conducteur, l’expression de la quantité
2 → −
B (r, θ , z,t) à l’ordre 4 en λr (on pourra supposer que le module du champ magnétique reste
µ0 J0 r

− →

borné en r = 0). En déduire celles de B (r, θ , z,t) et de B (r, θ , z,t).

− → −
27 — Que représente la quantité J · E ? Quelle est son unité ? Définir par une intégrale (que l’on
ne cherchera pas à calculer) la puissance Pℓ (t) cédée par le champ électromagnétique à une portion
de longueur ℓ selon Oz du conducteur ohmique.
Pour la suite du problème, on admet que la valeur moyenne temporelle de Pℓ (t) s’écrit
 
1 π a2 ℓJ02 1 4 4

< Pℓ (t) >= 1 + λa + o λa
2 σ 24

28 — On définit la résistance Rℓ d’une portion de longueur ℓ selon Oz du conducteur ohmique par :

< Pℓ (t) >


Rℓ =
< I 2 (t) >

Justifier la définition choisie. Calculer à l’ordre 4 en λa l’expression de Rℓ . Donner l’expression Rℓ (ω )


de Rℓ en fonction de la pulsation ω du courant I(t) parcourant le conducteur ohmique. Commenter le
résultat et le comparer précisément à l’expression de rb (ω ) définie dans l’équation (1). Proposer une
interprétation.
29 — Calculer à l’ordre 4 en λa la valeur moyenne temporelle < Φ > du flux du vecteur de
Poynting à travers une portion de longueur l de la surface latérale du conducteur orientée localement
selon −ubr : on exprimera le résultat en fonction de J0 , a, ℓ, σ et δ . En déduire à l’ordre 4 en λa , une
expression de la quantité < Φ > / < I 2 (t) >. Interpréter avec soin le résultat obtenu.
FIN DE LA PARTIE II

FIN DE L’ÉPREUVE

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