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Introduction Generale

Le document présente un cours sur la gestion de trésorerie, abordant des concepts clés tels que les flux de liquidité, la prévision de trésorerie, et les pratiques bancaires. Il vise à doter les étudiants de compétences en matière de gestion des excédents et déficits de trésorerie, ainsi qu'à leur enseigner à concevoir des budgets et plans de trésorerie. Les chapitres détaillent les flux de trésorerie, les moyens de paiement, et les financements à court terme.

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Introduction Generale

Le document présente un cours sur la gestion de trésorerie, abordant des concepts clés tels que les flux de liquidité, la prévision de trésorerie, et les pratiques bancaires. Il vise à doter les étudiants de compétences en matière de gestion des excédents et déficits de trésorerie, ainsi qu'à leur enseigner à concevoir des budgets et plans de trésorerie. Les chapitres détaillent les flux de trésorerie, les moyens de paiement, et les financements à court terme.

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UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY

UFR -SEG

ELEMENTS DE GESTION DE TRESORERIE

Dr ASSANDE Paul
[email protected]

Enseignant - Chercheur
2

Sommaire

SYLLABUS .........................................................................................................................................3
INTRODUCTION GENERALE..........................................................................................................5
CHAPITRE I : LES FLUX DE LIQUIDITE ET DE TRESORERIE ................................................6
I. Flux de trésorerie ..........................................................................................................................6
II. Analyse de la liquidité ............................................................................................................11
III. Tableau Descriptif des Flux de Trésorerie ............................................................................13
CHAPITRE II : LA PREVISION DE TRESORERIE .......................................................................15
I. Le budget de Trésorerie..............................................................................................................15
II. Le Plan de Trésorerie .............................................................................................................20
CHAPITRE III : PRATIQUES BANCAIRES EN MATIERE DE
GESTION DE TRESORERIE ...........................................................................................................22
I. Les Moyens de Paiement ............................................................................................................22
II. Coûts et Conditions du Crédit à Court Terme ........................................................................23
CHAPITRE IV : LES FINANCEMENTS ET PLACEMENTS ........................................................27
I. Les Financements à Court Terme ...............................................................................................27
II. Les Modes de Placement à Court Terme ...............................................................................29
3

SYLLABUS
PARCOURS : LICENCE FINANCE
SEMESTRE : 2
CODE ECUE :
INTITULE ECUE : Pratique de gestion de trésorerie
ENSEIGNANT : Dr ASSANDE Paul
RESPONSABLE DE L’UE : Dr ASSANDE CREDITS AFFECTES : ……CECT
Paul
Langue
Français
d’enseignement :

Pour mieux assimiler le cours, les étudiants doivent avoir des connaissances
Prérequis : suffisantes en comptabilité générale, en gestion budgétaire et avoir une bonne
maitrise des outils de prévision.

Le but de ce cours est de donner aux étudiants les compétences en matière de


prévision et de gestion des excédents et déficits de trésorerie.
Objectif de De façon spécifique, il s’agit d’expliquer aux étudiants :
l’ECUE : - le concept et l’importance de la gestion de trésorerie ;
- les techniques de prévision ;
- les moyens de financement des déficits et de placement des excédent

Chapitre I : LES FLUX DE LIQUIDITE ET DE TRESORERIE


1.1 Les flux de trésorerie
Thèmes abordés 1.2 L’analyse de la liquidité
dans ce cours : 1.3 Le Tableau Descriptif des Flux de Trésorerie

Chapitre II : LA PREVISION DE TRESORERIE


2.1 Le budget de Trésorerie
2.2. Le Plan de trésorerie

Chapitre III : PRATIQUES BANCAIRES EN MATIERE DE GESTION


DE TRESORERIE
3.1 Les Moyens de paiement
3.2 Le Coût et les conditions du crédit à court terme

Chapitre IV : FINANCEMENTS ET PLACEMENTS A COURT TERME


4.1 Les financements à court terme
4.2 Les placements à court terme

Acquis Au terme de cet enseignement, l'étudiant sera capable de :


d'apprentissage - concevoir un budget de trésorerie ;
- concevoir un plan de trésorerie ;
- gérer efficacement la trésorerie d’une entreprise.

Modes Les étudiants seront soumis à deux types d’évaluation : des contrôles continus
d'évaluation des et un examen final.
acquis des
étudiants :
4

La méthode d’enseignement retenue combine la présentation (magistrale) de


Dynamique et l’enseignant, des travaux de recherche des étudiants et des cas pratiques.
modalités Un mini cas est présenté au début de chaque leçon pour permettre aux étudiants
pédagogiques : de faire des recherches et ressortir les notions et formules essentielles avec
l’appui de l’enseignant.
André FARBER, Marie-Paule LAURENT, Kim OOSTERLINCK, Hugues
PIROTTE (2009), Finance, collection Synthex ;
Bibliographie :
HAMON Jacques (1995), Marché des actions, ECONOMICA ;

TOPSACALIAN Patrick et TEILIE Jacques (2013), Vuibert


5

INTRODUCTION GENERALE

La gestion de trésorerie est un élément plus qu’essentiel dans le système


d’information de l’entreprise. Elle a pour avantage de permettre au dirigeant de
disposer d’informations nécessaires pour apprécier la capacité de l’entreprise à
honorer ses engagements à court terme.
L’étude du fonds de roulement ; du besoin de financement d’exploitation
conduisent généralement à l’examen de la liquidité et de la trésorerie de
l’entreprise. La liquidité est une notion plus générale qui fait intervenir tous les
capitaux circulants quel que soit leur degré de liquidité alors que la trésorerie est
beaucoup plus restrictive en ce sens qu’elle ne fait appel qu’à la partie des
capitaux circulants transformables très prochainement en disponibilité.
Par ailleurs l’objet des plans d’investissements ; d’autofinancement et de
financement est d’assurer à l’entreprise une structure financière équilibrée dès le
début des plans et de maintenir cet équilibre pendant chacune des années des
plans, en adaptant les moyens de financement (les capitaux permanents) à la
nature, à la durée et au montant des investissements projetés par l’entreprise.
La prévision de cet équilibre s’accompagne de l’étude, au fur et à mesure des
années, de l’équilibre de la trésorerie c’est à dire du décalage entre les dépenses
et les recettes.
Dans la trésorerie convergent toutes les opérations financières qui résultent de
l’ensemble de la vie de l’entreprise. Elle est essentiellement constituée pour
l’année concernée :
Par les décaissements entraînés par les investissements et les
décaissements des capitaux permanents extérieurs ;
Par les dépenses et recettes d’exploitation ainsi que les opérations
bancaires liées à l’exploitation.
6

CHAPITRE I : LES FLUX DE LIQUIDITE ET DE TRESORERIE

I. Flux de trésorerie

Les flux de trésorerie naissent, immédiatement ou à terme, de toutes les


opérations que l’entreprise réalise avec son environnement.
Pour un exercice donné, la différence entre
ENCAISSEMENT – DECAISSEMENT représente l’excédent ou le déficit
global de trésorerie noté ΔT. De façon générale, l’excédent ou le déficit de
trésorerie est obtenue par la formule suivante : ΔT= ΔFR – ΔBFR.
La variation de la trésorerie provient de deux origines :
Les opérations de gestion (opérations affectant le compte de résultat, sauf
les cessions d’éléments d’actif) (ETOG)
Les opérations d’investissement et de financement (ETOIF)

Excédent de trésorerie + Excédent de trésorerie = ΔT= ΔFR – ΔBFR


sur opérations de gestion sur opérations d’investissement.
(ETOG) et de financement (ETOIF)

1 – l’excédent brut d’exploitation : EBE

Il mesure la trésorerie potentielle dégagée par les flux d’exploitation. Il indique


la capacité de l’entreprise à dégager un profit grâce à l’ensemble de son activité.
L’EBE mesure le résultat dégagé par l’activité normale.

EBE = Valeur ajoutée – charge de personnel

2 - La Capacité d’Autofinancement Globale : CAFG

Elle exprime la capacité de l’entreprise à financer :


• La rémunération des apporteurs de capitaux
• Les investissements d’expansion (pour la partie du résultat qui n’est pas
distribuée)
• Les investissements de renouvellement
La CAFG correspond à l’ensemble des ressources propres dégagées par
l’entreprise représentant :
un excédent des produits de l’entreprise (correspondant à un
encaissement effectif ou futur) sur les charges (correspondant à un
décaissement effectif ou futur)
un cumul des bénéfices avec les charges ne correspondant pas à un
décaissement effectif ou futur nettes des produits ne correspondant
pas à un encaissement effectif ou futur.
7

CAFG = Résultat Net


+ Dotation aux Amortissements
+ Dotation aux provisions à caractère de réserve
+ Valeur comptable des éléments cédés
- Produit de cession des éléments d’actif
- Reprise de provision à caractère de réserve
- Quote part de subvention

CAFG = EBE - Charges Décaissables + Produits Encaissables


restantes restants (sauf cessions)

La CAFG est un simple potentiel de financement des investissements sur fonds


propres ; elle ne signifie pas forcément liquidité en raison des stocks et des
créances. La partie liquide de la CAFG est donnée par la formule suivante :

Partie liquide de la CAFG = CAFG - ΔBFR

L’autofinancement indique mieux la capacité de l’entreprise à financer sur


fonds propres ses investissements.

A F = CAFG - DIVIDENDES

Les analyses de la capacité de l’entreprise à se financer impliquent à la fois une


étude du bénéfice ; de l’autofinancement et des flux de liquidité d’exploitation.
Le résultat correspond aux flux de fonds générés par l’entreprise. Il traduit son
enrichissement, mais trop entaché de fiscalité, il est dépourvu de signification
économique.
La CAFG correspond aux flux de liquidité potentiels dégagés par les opérations
de gestion courante. Mais, étant sujette à des fluctuations liées aux pratiques
comptables et fiscales et à la politique de financement de l’entreprise, elle ne
constitue pas un indicateur structurel. En revanche l’EBE constitue une
ressource potentielle de trésorerie qu’une entreprise titre de son activité
cyclique.
L’EBE retraité des décalages entre les engagements d’exploitation et leurs
règlements définitifs, permettrait de connaître l’ETE (excédent de trésorerie
d’exploitation) correspondant aux flux de trésorerie générés par l’entreprise.
8

3 – L’excédent de trésorerie d’exploitation : ETE


Il représente les liquidités générées par les opérations d’exploitation
exclusivement au cours d’un exercice.

+ Encaissement sur vente


- Décaissement sur achat
ETE = - Décaissement sur autres charges d’exploitation
- Règlements de la TVA à décaisser

ETE = EBE – ΔBFR – PRODUCTION IMMOBILISEE

L’ETE peut être calculé à partir de l’excédent sur opérations (ESO)


L’ESO représente l’EBE hors variation de stocks

ESO = EBE – Δstocks

ETE = ESO – Δen-cours commercial

ΔEn-cours commercial = Δcréances d’exploitation - Δdettes d’exploitation

L’ETE représente la trésorerie gagnée ou perdue par l’entreprise au cours d’un


exercice du seul fait de ses opérations d’exploitation.
L’ETE négatif signifie que les encaissements sont inférieurs aux décaissements ;
l’entreprise consomme la trésorerie au lieu d’en dégager. Il est donc nécessaire
de contrôler l’ETE par le biais de la relation
ETE = ESO - ΔEn-cours commercial ; qui dispense de
l’évaluation des stocks.

Application :
Le compte de résultat d’une entreprise se présente comme suit

Compte de résultat du 01 / 11 AU 31 /12 (en milliers de francs)


Achats Ventes : selon hypothèses
Δstock selon hypothèses
Salaire 50
Frais financiers 50
Dotations aux amortissements 200
Impôt
Résultat net
Impôt BIC =35%
Stock initial = 0
Créances d’exploitation initiales = 0
9

Dettes d’exploitation initiales = 0


Hypothèse 1 :
Achat en novembre d’un stock de marchandises pour 1 000 000 f
(au comptant)
vente en décembre de la moitié de ces marchandises à 900 000 f ; règlement
dans 6 mois

Hypothèse 2 :
Achat à crédit en novembre du même stock de marchandises pour
1 000 000 f ; règlement dans 6 mois
vente en décembre de la totalité de ces marchandises à 1 200 000 f ;
règlement au comptant.

Quelle est l’incidence de ces opérations sur le résultat ; l’autofinancement et la


trésorerie d’exploitation ?

4 – Excédent de trésorerie sur opérations de gestion : ETOG

IL représente les liquidités dégagées au niveau des opérations de gestion (se


rattachant ou non à l’exercice au cours duquel il est calculé) ; c’est la différence
entre les produits de gestion encaissés au cours d’un exercice et les charges de
gestion décaissées au cours du même exercice.

ETOG = produits de gestion encaissés – charges de gestion décaissées

Les opérations de gestion sont celles retenues dans le calcul de la CAFG.


Par produits et charges de gestion, il faut entendre produits et charges
d’exploitation, financiers et exceptionnels (sauf PCEA).

L’ETOG peut être calculé à partir de la CAFG.

ETOG = CAFG – ΔBFR (partie liquide de la CAFG)

Justifications :
La CAFG contient des stocks et des créances ainsi que des dettes qui ne
représentent pas de la liquidité ; il faut donc déduire de la CAFG les variations
de stocks, les variations de créances et de dettes pour connaître la partie liquide :

ETOG = CAFG – Δstocks - Δcréances +Δdettes


= CAFG – (stocks + créances - dettes)
= CAFG – ΔBFR
10

L’ETOG permet de savoir si les opérations de gestion améliorent ou détériorent


la trésorerie. Une entreprise dont les opérations de gestion réduiraient la
trésorerie (ETOG < 0) ; risquerait d’être confrontée dans un bref délai au
problème de non liquidité ; si ETOG >0 au contraire l’entreprise dispose d’un
potentiel d’autofinancement et présente le signe d’une bonne rentabilité.
L’ETOG dépend de l’importance de la CAFG et de la variation du BFR.

ETOG = ΔETE + Δtrésorerie sur autres opérations

5 – Excédent de Trésorerie sur Opérations


d’Investissement et de Financement : ETOIF

Excédent de trésorerie sur opérations = ressources durables - emplois stables


D’investissement et de financement (sans la CAFG)

= ressources durables - CAFG - emplois stables

= ressources durables – emplois stables – CAFG

= ΔFR - CAFG

ETOI (excédent de trésorerie sur opérations d’investissement)

- acquisitions d’immobilisation
ETOI = + cessions d’éléments d’actif immob.
+ Subventions d’investissement

ETOF (excédent de trésorerie sur opérations de financement)

+ Augmentation de capital
ETOF= + augmentation des dettes financière
- remboursement de dettes financières
- distribution de dividendes

Il faut tenir compte du décalage qui pourrait exister entre la réalisation de


l’opération et les règlements.

Résumé :
11

Variation globale de trésorerie = ΔFR - ΔBFR

ETOG = CAFG - ΔBFR


ETOG + ETOIF = CAFG – ΔBFR + ΔFR -
CAFG
ETOIF = ΔFR - CAFG = ΔFR - ΔBFR

Conclusion :

Variation de la Trésorerie Globale = ETOG + ETOIF

L’ETOG est l’excédent de trésorerie résiduel après règlement


des échéances courantes telles : achats ; charges de personnel ;
charges financières ; impôts…..

II. Analyse de la liquidité

1 – Définition
Une entreprise est liquide quand les ressources dégagées par ses opérations
courantes lui fournissent les disponibilités suffisantes pour faire face à ses
échéances à court terme.

2 – L’approche patrimoniale de la liquidité (bilan financier)

Les principes du bilan financier :


• les postes de l’actif sont considérés pour leur valeur réelle
• les actifs fictifs sont éliminés de l’actif et retranchés des capitaux
propres (pour leur montant net)
• séparation des montants à moins d’un an des montants à plus d’un an
à l’actif comme au passif.

A partir du bilan financier on calcule les soldes financiers :

FR = Ressources à plus d’un an – Emplois nets à plus d’un an


BFR = actifs à moins d’un an – passifs à moins d’un an
Trésorerie nette = FR – BFR
= trésorerie actif - trésorerie passif
Les ratios de liquidité :
Actif circulant net (à moins d’un an)
12

ratio de liquidité générale =


Dettes à moins d’un an et CBC

Créances a moins d’un an + disponibilités


ratio de liquidité réduite =
Dettes à moins d’un an et CBC

Disponibilités
ratio de liquidité immédiate =
Dettes à moins d’un an et CBC

3 - Approche de la liquidité par les flux

Le but est d’évaluer l’aptitude de l’entreprise à générer des ressources


suffisantes grâce à ses opérations courantes (ou grâce à ses opérations
d’exploitation).
L’évaluation de la liquidité se fait à différents niveaux :

au niveau des opérations courantes :

ETOG = CAFG – ΔBFR ; si pour un exercice donné on a CAFG > ΔBFR ;


l’entreprise est en mesure de faire face aux échéances relatives à la gestion
courante et obtient de plus un supplément de trésorerie ; dans le cas contraire,
l’entreprise ne dégage pas de ressources nécessaires pour faire face à ses
échéances courantes.
La liquidité de l’entreprise est assurée si
CAFG – ΔBFR – Remb. de dettes Financières > 0

au niveau des opérations d’exploitation au sens strict

En prenant en compte de façon exclusive les opérations d’exploitation ; on peut


dire que la liquidité de l’entreprise est assurée dans les conditions suivantes :

ETE – charges d’intérêt – Remb. de dettes Financières – impôt BIC > 0

au niveau des flux internes de trésorerie d’exploitation (FITREX)

CAFG – ΔBFR – DIVIDENDES > 0


La condition la plus stricte de liquidité peut s’écrire :

CAFG – ΔBFR - DIVIDENDES - REMBOURSEMENT > 0


13

La CAFG ou l’EBE sont les enveloppes potentielles de ressources dont dispose


l’entreprise du fait de son activité.
La ΔBFR est la ponction liée au cycle d’exploitation sur les ressources
potentielles.
Charges d’intérêt ; remboursement de dettes financières, impôt BIC sont les
ponctions liées au choix de financement et au régime fiscal.
Un suivi régulier de l’ETE peut permettre de détecter d’éventuelles faiblesses ou
anomalies dans la trésorerie.
Les ratios comportent un aspect statique et ponctuel, ils présentent de ce fait des
limites en termes d’analyse de la liquidité ; on leur préfère un suivi de la
liquidité à partir des flux et notamment grâce à l’ETE.

III. Tableau Descriptif des Flux de Trésorerie

1 – Tableau d’analyse de la variation de la trésorerie

N N-1
Opérations liées à l’activité
Résultat de l’exercice
+ Amort. et provision (dotations nettes de reprises)
- Augmentation des frais d’établissement
- Transfert de charges au compte charges à repartir
- VCN des éléments d’actifs cédés
- Produits de cession d’éléments d’actif
- Quote-part de subvention d’invest. virée au CR
= marge brute d’autofinancement
- Variation du BFR lié à l’activité
= Flux net de trésorerie généré par l’activité (A)

Opérations d’Investissement
+ Cessions d’immobilisation (incorpo ; corpo ;finan.)
- Acquisition d’immob. (incorpo; corpo;finan.)
+ Variation des dettes sur immobilisations
= Flux net de trésorerie lié aux opérat. d’invest. (B)
Opérations de Financement
+ Augmentation de capital
- Réduction de capital
- Dividendes versés
+ Augmentation des dettes financières
- Remboursement de dettes financières
+ Avances reçues de tiers
14

- Avances remboursées aux tiers


+ Subvention d’investissement reçue
- variation du capital souscrit non appelé
- variation du capital souscrit, appelé, non versé
= Flux net de trésorerie lié aux opérations de fin. (C)
Variation de Trésorerie = A + B + C
Trésorerie à l’ouverture (D)
Trésorerie à la clôture A + B + C +D

2 – Tableau descriptif des flux de trésorerie

Emplois Ressources
• Flux de fonds générés par les • EBE > 0
opérations d’exploitation • ΔBFR < 0
(EBE < 0)
• ΔBFR > 0
Excédent ou Insuffisance de Trésorerie d’Exploitation (ETE)
(A)
• Acquisitions d’immobilisations • Cessions ou réductions
d’immobilisations
Soldes des flux d’investissements
(B)

• Réduction de capitaux propres • Augmentation de capitaux propres


• Remboursement d’emprunts • Augmentation d’emprunts
Solde des flux de financement
(C)
• Impôts
• Participations • Produits financiers
• Charges financières
• Dividendes
Soldes des flux de répartition
(D)
• Autres Charges • Autres Produits
• ΔBFR HAO > 0 • ΔBFR HAO < 0
Soldes des autres flux
(E)
Variation de la Trésorerie = A + B+ C + D + E
15

CHAPITRE II : LA PREVISION DE TRESORERIE

La gestion de trésorerie d’une entreprise repose sur de nombreux


principes. On peut citer entre autres :
• Assurer la sécurité des disponibilités par la prévision de
plusieurs sources de financements ;
• Tirer un rendement maximal des disponibilités, en ne les laissant
pas inutilisées ;
• Réduire les disponibilités au minimum ;
• Eviter les découverts (en faisant la chasse aux chèques, en
contrôlant les dates de valeur,…)
• Motiver, intéresser, informer tous les responsables de la gestion
de trésorerie,
• Contrôler la trésorerie en raccourcissant le crédit clients par
l’accélération des appels de trésorerie (versement
d’acompte…) et en allongeant le crédit fournisseur,…
• Négocier le plus longtemps à l’avance les éventuels placements
d’excédents de trésorerie et/ou crédits pour faire face aux
insuffisances de trésorerie
• Saisir les opportunités de rendements élevés (emprunts,
placements, ventes ou achat de devises, reports d’achat ou
d’investissement…)

La gestion des flux de trésorerie s’effectue à différents horizons :


quelques mois à l’avance ;
quelques jours à l’avance

I. Le budget de Trésorerie
C’est un document qui donne une idée des différents flux de trésorerie à venir
sur un court terme.
Les prévisions sont effectuées mois par mois pour une durée de 1 an.
16

1 – la démarche d’élaboration

L’élaboration du budget de trésorerie respecte les étapes suivantes :

établir le tableau des encaissements qui comprend :


- les encaissements sur vente (calculés à partir des prévisions
mensuelles des ventes et des modalités de règlement des
clients ; intégrer les créances clients figurants au bilan)
- les autres encaissements ;

établir le tableau des décaissements sur achats (calculés à partir des


prévisions mensuelles des achats et des modalités de règlement aux
fournisseurs ; intégrer les dettes fournisseurs figurants au bilan).

établir le tableau de la TVA.

Etablir le tableau général des décaissements (décaissements sur achat +


décaissements TVA + autres décaissements)

Encaissements Décaissements Décaissement Autres


sur achats TVA Décaissement
s

Tableau général des


Décaissements

Budget de
Trésorerie
17

2 – structure des tableaux


Tableau des encaissements sur ventes et autres encaissements

Montant Janv. Fév. …… Nov. Déc.


TTC n n n n
Créances clients
au bilan (n-1)
Ventes de Janv. n
Ventes de Fév. n

Ventes de Nov. n
Ventes de Déc. n
Totaux encaissements
sur ventes
Autres encaissements
Encaissements totaux

Tableau de décaissements sur achats

Montant Janv. Fév. ….. Nov. Déc.


TTC n n n n
Dettes fournisseurs
au bilan (n-1)
Achats de Janv. n
Achats de Fév. n

Achats de Nov. n
Achats de Déc. n
Totaux décaissements
sur achats
18

Tableau de la TVA

Janv. Fév. ….. Nov. Déc.


n n n n
TVA collectée 100 120
TVA déductible 80 95
TVA à décaisser 20 25
Règlement TVA à 50(1) 20
décaisser
(1) : TVA à décaisser figurant au bilan n-1

Tableau Général des décaissements

Janv. Fév. …… Nov. Déc.


n n n n
Décaissements sur achats
Règlement TVA à
décaisser
Salaires
Charges sociales
…..
Décaissements totaux

Budget de Trésorerie

Janv. Fév. … Nov. Déc.


n n n n
Trésorerie au début du 20 55 113
mois
Encaissements 200 288
Décaissements 165 230
Trésorerie en fin de mois 55 113
19

3 – l’utilité du budget de trésorerie


Le budget de trésorerie permet de vérifier, globalement, s’il y a cohérence entre
le fonds de roulement et le besoin en fonds en fonds de roulement. Un budget de
trésorerie constamment déficitaire exprime une inadéquation du fonds de
roulement au BFR ; toute situation qui doit conduire à la révision des hypothèses
sur lesquelles ont été établies les budgets en amont notamment les budgets de
ventes, des achats, des investissements…
Le budget de trésorerie permet de déterminer les dates optimales aux quelles
doivent avoir lieu certaines opérations exceptionnelles.

Application 1 :
Les prévisions d’activité d’une entreprise pour les trois premiers mois de
l’exercice 2005 sont les suivantes :

janvier février mars


CAHT 100000 90000 120000
Achats HT 40000 60000 50000
Salaires 50000 50000 53000
Charges sociales 20000 20000 21200
Autres charges HT soumises à la TVA 2000 2000 2000
Autres charges HT non soumises à la TVA 1000 1000 1200
Investissements HT - 20000 -
Cessions d’éléments d’actif HT 500 - -

ANNEXES :
Les autres charges sont réglées au comptant
Les clients règlent à 30 jours fin de mois
Les fournisseurs sont réglés 50% au comptant, 50% à 30 jours fin de mois
TVA : 18 %, réglable le mois suivant
Poste du bilan au 31/12/2004 :
- créances clients : 144720
- dettes fournisseurs : 30150
- dettes fiscales et sociales : 30300
- trésorerie (disponibilité) : 1230
TAF :
Présenter le budget de trésorerie relatif au 1er trimestre 2005.
20

Application 2 :
Vous êtes chargé d’établir le budget de trésorerie de la société commerciale
ESICOM pour une durée de 6 mois.
Renseignements extraits des divers budgets (montants HT)
- CA prévisionnel annuel (uniformément réparti dans le temps) :
-- en côte d’ivoire : 2 400 000 (crédit : 30 j fin de mois)
-- à l’étranger : 900 000 (crédit : 60 j)
- achats de marchandises :
-- 100 000 tous les deux mois (1ère livraison : 01/01)
-- crédit fournisseurs : 60 j
- charges annuelles de fonctionnement (réparties uniformément dans le temps) :
-- frais de personnel : 810 000 dont 1/3 de charges sociales ; les salaires
sont réglés en fin de mois et les charges sociales le 10 du mois suivant
-- services extérieurs : 360 000 (la moitié supporte la TVA)
-- frais financiers : 90 000
-- impôts et taxes : 66 000
-- amortissement : 120 000
TVA : 18% ; règlement : le 22 de chaque mois ;

Extrait du dernier bilan :


Clients : 180 000 ; disponibilités : 3 000 ; résultat : 96 000 ;
dettes financières : 80 000 ; fournisseurs : 52 000 ; TVA à payer : 16 000 ;
comptes de régularisation : 24 000

NB : les créances comprennent 300 de créances sur clients étrangers


Les emprunts sont remboursés par fraction annuelle de 10 000 (en mars)
Les comptes de régularisation sont les charges à payer en janvier.

II. Le Plan de Trésorerie

Le plan de trésorerie est la version du budget de trésorerie obtenue après


intervention des opérations d’escompte et de placement qui peuvent être déduits
du budget de trésorerie. L’objectif est d’avoir une trésorerie (disponibilité)
voisine de 0 (règle de l’orthodoxie financière).
Le plan de trésorerie donne une idée globale des problèmes éventuels qui seront
à résoudre et permet de prendre des dispositions en temps opportun.
21

Application 3 :
Considérer dans l’exemple précédent que les créances sur clients ivoiriens sont
formalisées par des effets. L’entreprise à choisi de recourir à l’escompte pour
combler ses déficits prévisionnels de trésorerie ; coût : 12% par an.
Les excédents de trésorerie (au-delà de 10 000) feront l’objet d’un placement
rémunéré, en moyenne, au taux de 8%.

TAF : présenter le plan de trésorerie

Les budget et plan de trésorerie tels que présentés fournissent des informations
trop globales qui ne permettent pas une gestion optimale de la trésorerie en
raison de la prévision sur un temps relativement long.
Il convient pour gérer de façon optimale la trésorerie ; de faire des prévisions à
très court terme (journalier…) ; portant sur de courtes périodes (quelques
semaines…) afin de permettre au trésorier de prendre les meilleures décisions.
22

CHAPITRE III : PRATIQUES BANCAIRES EN MATIERE DE


GESTION DE TRESORERIE

Une meilleure gestion de trésorerie est conditionnée par les techniques et


pratiques bancaires.
• Quels sont les moyens de paiement dont disposent les entreprises ?
• Comment les banques apprécient- elles le risque présenté par une
entreprise et comment le répercutent-elles ?
• Quels sont les paramètres à retenir pour mesurer le coût d’un
financement à court terme ?
• Comment choisir entre plusieurs formules de placement ?

I. Les Moyens de Paiement

Les moyens de règlement, en dehors des espèces, connaissent un décalage entre


le moment de l’émission et celui de la remise à la banque pour encaissement. Ce
décalage est dû, entre autres, au temps de transmission ; de traitement comptable
et administratif ; aux temps morts ; …
La durée du décalage varie selon le type de règlement, le mode de transmission,
les partenaires…
A côté de ces éléments, les pratiques bancaires introduisent des décalages
supplémentaires, notamment par le biais des dates de valeur généralement
différentes des dates d’opération.

1 – Terminologie

Date de valeur : c’est la date à laquelle le compte bancaire de l’entreprise


est modifié ; date réelle de débit ou de crédit d’un compte bancaire. Elle
détermine la durée sur laquelle sont calculés les intérêts. Elle est
antérieure ou postérieure à la date d’opération selon qu’il s’agit d’un
crédit ou d’un dédit.
Jour de banque : jour ajouté par la banque à la durée du crédit résultant de
l’application des dates de valeur
Heure de caisse : heure au de-là de laquelle les opérations bancaires sont
réputées faites le lendemain.
Jours ouvrés : jours effectivement travaillés par la banque
Domiciliation : établissement bancaire où un titre de paiement est
payable.
23

2 – Le Chèque

C’est un moyen de règlement par voie bancaire. Il met en relation un débiteur


(celui qui émet le chèque), un créancier (celui qui reçoit le chèque).
Lors de l’encaissement, les chèques remis en banque après l’heure de caisse sont
enregistrés la journée comptable suivante.
Lors de l’encaissement, les chèques sont débités en date de valeur, l’avant veille
de règlement entre les banques.
Ces décalages temporels doivent être pris en compte dans les prévisions au jour
le jour afin d’avoir une gestion optimale de la trésorerie.

Compensation lundi mardi mercredi jeudi vendredi


Règlement de la mardi mercredi jeudi vendredi lundi
compensation
Date de débit du dimanche lundi mardi mercredi samedi
compte

3 – La Traite

Un fournisseur (tireur) donne l’ordre à un client (tiré) de payer à l’ordre d’un


tiers (bénéficiaire) une certaine somme ; c’est la lettre de change.
Lorsque l’initiative vient du client le document prend le nom de billet à ordre.
La remise de la traite en banque doit être faite 10 jours avant la date d’échéance.
L’encaissement intervient 4 jours calendaires après l’échéance ou 14 jours
calendaires après la remise.
Lors de l’encaissement, les traites sont débitées en date de valeur, la veille du
règlement de la compensation.

Compensation lundi mardi mercredi jeudi vendredi


Règlement de la mardi mercredi jeudi vendredi lundi
compensation
Date de débit du lundi mardi mercredi jeudi dimanche
compte

II. Coûts et Conditions du Crédit à Court Terme

1 – les composantes du coût du crédit

Le coût du crédit est composé d’un taux apparent (taux nominal) et de divers
éléments dont l’impact est primordial : jours de banque ; net d’escompte ;
commissions…
24

Le coût de l’emprunt : c’est le taux d’actualisation permettant d’obtenir


une équivalence entre les sommes reçues et les sommes remboursées,
après prise en compte des incidences fiscales.

Application : soit un emprunt de 100 000 remboursable par annuités constantes


sur 5 ans avec un différé d’un an (pendant lequel aucun intérêt n’est versé)
Taux d’intérêt : 12% ; impôt : 35%
TAF : déterminer le coût de l’emprunt.

Taux actuariel ou équivalent : (cours de finance de marché)


Les jours de banque : l’intérêt des crédits est calculé au prorata des jours
d’utilisation. A ce nombre, les banques rajoutent un ou deux jours appelés
« jours de banque ».
n+k
Coût réel du crédit = t x
n

n : nombre de jours d’utilisation du crédit


t : taux nominal du crédit
k : nombre de jours de banque

Exemple : n = 30 jours ; t = 14%

Taux proportionnel Taux actuariel


Taux 14% x 30 / 360 = 1,1667% (1+14%) 30 / 360 – 1 = 1,0979%
apparent
Taux réel 14% x (30+2) / 360 = 1,1444% (1+14%) (30+2) / 360 – 1 = 1,1715%

Selon l’usage professionnel, c’est le taux proportionnel qui est appliqué.

Le net d’escompte : c’est une pratique qui consiste à payer les intérêts à
l’avance (intérêts précomptés), il permet de calculer le taux réel
d’escompte.
Les commissions : les banques appliquent diverses commissions sur les
différentes opérations de règlement et de placement ;
Les commissions varient d’une banque à une autre mais quelque soit la
banque, l’escompte et la commission d’endos sont calculés en prenant en
compte le jour de banque.

L’échelle d’intérêt trimestrielle et le décompte d’agios : c’est un


document sur lequel sont récapitulées les opérations de l’entreprise avec
sa banque et comporte le calcul des intérêts débiteurs et des différentes
25

commissions. C’est un ticket d’agios représentant la facture d’agios pour


un trimestre. Il y figure :
les intérêts débiteurs,
les commissions de compte,
les commissions de plus fort découvert de chaque mois,
les frais postaux de tenue d’échelle,
la TVA sur les commissions

Sur l’échelle d’intérêt figurent, par date de valeur, les opérations enregistrées sur
les relevés. Pour chaque date de valeur, apparaissent généralement :
- les mouvements débiteurs et créditeurs,
- les soldes en valeur,
- le nombre de jours durant lesquels le solde est resté
inchangé,
- les nombres débiteurs et créditeurs

Nombre débiteurs solde débiteur


ou = ou x nombre de jours x coefficient
créditeurs créditeur

coefficient = 1 ou 1/ 100 ou 1 / 360

Les intérêts débiteurs sont calculés à partir des nombres débiteurs du trimestre

Coefficient Intérêts débiteurs


1 Nombre débiteurs x taux
360 x 100
1 / 100 Nombre débiteurs x taux
360
1 / 360 Nombre débiteurs x taux
100
Les nombres créditeurs ne sont pas rémunérés.
L’échelle d’intérêt permet à une entreprise de vérifier que les conditions
négociées avec la banque sont satisfaites et en tenir compte dans la gestion
quotidienne de trésorerie.
On appelle « nombre » le produit d’un capital par le nombre de jours pendant
lequel ce capital est resté placé.
La commission du plus fort découvert est en général égale à 0,05% du plus fort
découvert de chaque mois ; elle est plafonnée à la moitié des intérêts débiteurs
du trimestre. Le taux peut varier d’une banque à une autre.
26

Exemple :
Date Mouvements Soldes en valeur Nombre Nombre
de débiteurs créditeurs débiteurs créditeurs De débiteurs créditeurs
valeur jours
1/10 1725420 425400 1300020 1 1300020
31/10 427800 678400 250600 2 501200
30/11 1110030 2357030 1246710 1 1246710
31/12 427800 263400 164400 1 164400

9427430 1352410 92 77426 127460


Découvert du 17/10 : 2 745 360
Découvert du 25/11 : 3 455 520
Découvert du 15/12 : 1 817 480

Application 1 :
L’extrait de l’échelle d’intérêt trimestrielle de l’entreprise ASSEMIAN pour le
2ème trimestre de l’exercice 2004 transmise par ECOBANK est le suivant :
Date Sommes Soldes Date Nombre
des Libellés dédit crédit dédit crédit de Nombre dédit crédit
opérat. valeur de jours
1 - 4 Solde 100 1 – 4 11 1100
10 – 4 Remise de 500 400 12 – 4 7 2800
chèque
20 – 4 Domiciliation 1000 600 19 – 4 16 15600
15 - 5 Virement 700 100 15 – 5 10 1000
25 – 5 Retrait 800 700 25 – 5 11 7700
espèces
3–6 Remise 400 300 5 – 6 12 3600
chèques
18 –6 Paiement 200 500 17 - 6 14 7000
chèques
30 - 6 TOTAUX 2000 1600 2200 500 35000 3800
TAF : 1) calculer le montant des intérêts débiteurs ; taux : 10%
2) calculer la commission du plus fort découvert ; taux 0,05%
3) calculer la commission de mouvement ; taux : 0,025%
27

CHAPITRE IV : LES FINANCEMENTS ET PLACEMENTS


A COURT TERME

De façon générale les besoins en fonds de roulement non couverts par le fonds
de roulement doivent être financés par des ressources de trésorerie.
Les dégagements de fonds de roulement font l’objet de placement en trésorerie.

I. Les Financements à Court Terme

L’éventail des crédits à court terme est très large ; à côté des crédits couverts par
un actif de l’entreprise, existent des crédits à caractère global garantis par la
seule qualité du bénéficiaire.

1 – Les Crédits Bancaires fondés sur les Créances


Commerciales
La banque remet à l’entreprise des fonds correspondant à des recettes et en
retour l’entreprise remet à la banque, en échange, des créances en propriété ou
en gage. Ces crédits prennent le nom de crédit par mobilisation de créance.

1-1 Escompte d’effets de commerce

C’est la forme de crédit à court terme la plus répandue.


L’escompte d’un effet de commerce est l’opération par laquelle l’entreprise cède
cet effet, avant son échéance, à sa banque. Cette opération permet à l’entreprise
de disposer du montant de la créance représentée par l’effet (diminué des agios)
avant sa date d’échéance ; elle s’assimile donc à un crédit un crédit accordé par
la banque à l’entreprise.
Les possibilités d’escompte sont généralement plafonnées à un certain montant
par la banque ; par ailleurs le banquier qui dispose d’informations sur les tirés
peut refuser d’escompter les effets jugés trop risqués.

1-2 Le crédit de mobilisation des créances


commerciales
L’entreprise souscrit à un billet à ordre correspondant à des créances, dont les
échéances s’échelonnent sur une dizaine de jours, à l’ordre de la banque et le
présente à l’escompte. Le banquier ne dispose pas des créances qui seront
recouvrées, comme prévues par l’entreprise.
Le montant du crédit est déterminé en fonction du volume moyen des créances
détenues par l’entreprise ; il n’y a pas nécessairement création d’effet.
28

2 – Crédits de Trésorerie

Les crédits de trésorerie sont fonction des besoins globaux de l’entreprise et de


l’appréciation de sa solvabilité. Ils fonctionnent selon deux modalités :
• Crédits par effet matérialisé par un billet à ordre de la banque souscrit par
l’entreprise ; généralement le délai de ces billets à ordre n’excède pas 90
jours ;
• Crédits de trésorerie en compte matérialiser par un solde débiteur du
compte bancaire à la banque à concurrence d’un plafond déterminé. Cette
forme de crédit de trésorerie se caractérise par sa souplesse.
2 -1 Facilité de Caisse

C’est un crédit qui permet de faire face à un décalage de très courte durée entre
les recettes et les dépenses ; c’est une autorisation de rester débiteur jusqu’à une
certaine somme.

2-2 Crédit de Campagne

Il est accordé aux entreprises ayant des activités saisonnières. C’est un crédit de
trésorerie par caisse ou par billet à ordre.

2 -3 Découvert

C’est un concours temporaire de la banque sur présentation d’un plan de


trésorerie ou un concours permanent accordé à des entreprises présentant une
solide surface financière. Il peut prendre la forme d’une avance en compte
courant ou d’un crédit de trésorerie mobilisable. C’est le crédit à court terme le
plus onéreux.

3 – Crédits de trésorerie hors circuit bancaire

3 -1 Affacturage ou factoring

C’est une technique qui consiste pour une entreprise, à céder ses créances à une
structure spécialisée (factor) contre des espèces. Elle permet à l’entreprise de
transférer le risque de non – paiement au factor. C’est une technique très
onéreuse.
3 – 2 Crédit fournisseurs
C’est un crédit interentreprises. Par un accord amiable, un client et son
fournisseur peuvent s’entendre sur la prolongation d’un crédit fournisseur
moyennant un taux d’intérêt convenu. C’est une solution envisageable lorsque
l’accès au crédit bancaire s’avère coûteux et difficile.
29

3- 3 Crédit « groupe »

C’est un crédit octroyé par une entreprise à une autre société du même groupe.
Le taux d’intérêt est généralement inférieur à celui des crédits bancaires.

3 - 4 Billets de trésorerie

L’entreprise peut émettre sur le marché monétaire (marché des TCN) des billets
à ordre pour une durée comprise entre 1 jour et 1 an. Ces billets sont
négociables. Ce sont des titres de créance émis par une entreprise pour financer
ses besoins de trésorerie ; sans passer par le système bancaire.

3 – 5 MOF (Crédits à Options Multiples ou


Multiple Option Facilities)

C’est un accord conclu avec une banque ou un groupe de banques pour


bénéficier de facilités de crédit. Plusieurs solutions de financement sont
possibles :
crédits classiques à moyen terme en monnaie nationale
crédit classique à moyen terme en devises
avances à court terme en monnaie nationale et/ou en devises.
C’est un moyen de financement très souple offrant de nombreuses options
(court ; moyen terme ; devises ;…).

II. Les Modes de Placement à Court Terme

Le placement de l’excédent de trésorerie peut prendre plusieurs formes :


• placement sur une période convenue et à un taux déterminé
• achat de titres directement sur le marché financier
• détenir des titres de créances négociables sur le marché monétaire
• placer des fonds auprès d’une autre entreprise

1 – Placements de fonds sur une période convenue


et à un taux déterminé

1 – 1 Dépôts à Terme (DAT)


C’est un placement de fonds auprès d’une banque sur un compte spécial pour
une durée au mois égale à un taux d’intérêt convenu.
30

1 – 2 Bons de Caisse

Ils obéissent au même principe que le DAT. Du point de vu comptable, ils sont
assimilés à des valeurs mobilières alors que les DAT sont considérés comme des
créances.

2 – Placements de fonds sur le marché financier

2 – 1 Actions

L’entreprise peut acquérir des actions sur le marché financier. Cependant il


s’agit là d’un placement trop spéculatif et souvent long pour la trésorerie qui
doit être disponible sur le court terme.

2 – 2 Obligations

L’entreprise peut acquérir des obligations sur le marché financier. La liquidité


des obligations est généralement supérieure à celle des actions cotées ; leur
rémunération est supérieure au taux du marché monétaire. Il existe plusieurs
types d’obligations : obligation à taux fixe, variable, convertible en actions…

3 – Placements sur le marché monétaire

Plusieurs formes de placements existent sur le marché monétaire :

Bons de Trésor négociables : ce sont des titres représentatifs d’une


créance sur le trésor public (sur l’Etat) ; il existe généralement une valeur
nominale minimale (1.000.000) et la durée varie de 10 jours à 7 ans. Il en
existe deux types :
Bons à taux fixe et à intérêt précompté
Bons à taux fixe et à intérêt annuel
Certificats de Dépôts négociables : ce sont des titres représentatifs d’une
créance sur certains établissements financiers.
Billets de Trésorerie : titres représentatifs de créances sur des entreprises
non bancaires
Bons des institutions financières et des sociétés financières
31

4 - Crédit interentreprises

Crédit fournisseurs : anticipation du paiement ou paiement comptant du


fournisseur moyennant l’application d’escompte.
Crédit client : report d’échéance sur crédit clients moyennant produits
financiers ; c’est une opération comportant beaucoup de risque

Conclusion :
La liste des modes de placement à court terme n’est pas exhaustive ; les critères
les plus importants qui doivent guider le choix du trésorier sont : le rendement ;
la durée du placement ; le risque en capital ; la liquidité ; la compétence du
personnel dans la gestion des placements…
32

CAS PRATIQUES DE GESTION TRESORERIE

Exercice 1
Le compte de résultat d’une entreprise se présente comme suit

Compte de résultat du 01 / 11 AU 31 /12 (en milliers de francs)


Achats Ventes : selon hypothèses
Δstock selon hypothèses
Salaire 50
Frais financiers 50
Dotations aux amortissements 200
Impôt
Résultat net
Impôt BIC =35%
Stock initial = 0
Créances d’exploitation initiales = 0
Dettes d’exploitation initiales = 0

Hypothèse 1 :
Achat en novembre d’un stock de marchandises pour 1 000 000 f (au comptant)
Vente en décembre de la moitié de ces marchandises à 900 000 f ; règlement dans 6 mois
Hypothèse 2 :
Achat à crédit en novembre du même stock de marchandises pour 1 000 000 f ;
règlement
dans 6 mois
Vente en décembre de la totalité de ces marchandises à 1 200 000 f ; règlement au
comptant.
Quelle est l’incidence de ces opérations sur le résultat ; l’autofinancement et la trésorerie
d’exploitation ?
Exercice 2
Du Tableau de Financement de l’entreprise DICIMA II de l’exercice 2006, on a extrait les
informations suivantes :
- Distribution de dividendes au cours de l’exercice : 290 000
- Capacité d’Autofinancement Global (CAFG) : 1 858 500
- Acquisitions : Immob. Incorporelles 200 000 ; Immob. Corporelles 2 440 000 :
Immob. Financières 235 000
- Augmentation de capital : 1 800 000
- Augmentation de dettes Financières : 1 818 000
- Cessions : Immob. Corporelles 340 000 ; Immob. Financière 35 000
- Remboursement de dettes financières 850 000
- Le Besoin en Fonds de Roulement d’exploitation a augmenté de 1 642 000
- Le Besoin en Fonds de Roulement hors exploitation a diminué de 24 500
- La variation du Fonds de Roulement (augmentation) est de 1 836 500
TAF :
1) Calculer les indicateurs suivants : l’ETOG ; l’ETOI et l’ETOF
2) Déterminer, de deux manières différentes, la variation globale de trésorerie au cours de
l’exercice 2006
3) Commenter les résultats des questions précédentes
33

Exercice 3
Les prévisions d’activité d’une entreprise pour les trois premiers mois de l’exercice 2006 sont
les suivantes
janvier février mars
CAHT 100000 90000 120000
Achats HT 40000 60000 50000
Salaires 50000 50000 53000
Charges sociales 20000 20000 21200
Autres charges HT soumises à la TVA 2000 2000 2000
Autres charges HT non soumises à la TVA 1000 1000 1200
Investissements HT - 20000 -
Cessions d’éléments d’actif HT 5000 - -
Annexes :
Les autres charges sont réglées au comptant
Les clients règlent à 30 jours fin de mois
Les fournisseurs sont réglés 50% au comptant, 50% à 30 jours fin de mois
TVA : 18 %, réglable le mois suivant

Poste du bilan au 31/12/2004 :


- créances clients : 144720
- dettes fournisseurs : 30150
- dettes fiscales et sociales : 30300 dont TVA à payer 10 300
- trésorerie (disponibilité) : 1230
TAF :
Présenter le budget de trésorerie relatif au 1er trimestre 2005.

Exercice 4
Vous êtes chargé d’établir le budget de trésorerie de la société commerciale DIFC pour une
durée de 6 mois.
Renseignements extraits des divers budgets (montants HT)
- CA prévisionnel annuel (uniformément réparti dans le temps) :
-- en côte d’ivoire : 2 400 000 (crédit : 30 j fin de mois)
-- à l’étranger : 900 000 (crédit : 60 j)
- achats de marchandises :
-- 100 000 tous les deux mois (1ère livraison : 01/01)
-- crédit fournisseurs : 60 j
- charges annuelles de fonctionnement (réparties uniformément dans le temps) :
-- frais de personnel : 810 000 dont 1/3 de charges sociales ; les salaires sont réglés en
fin de mois et les charges sociales le 10 du mois suivant
-- services extérieurs : 360 000 (la moitié supporte la TVA)
-- frais financiers : 90 000
-- impôts et taxes : 66 000
-- amortissement : 120 000
TVA : 18% ; règlement : le 22 de chaque mois ;
34

Extrait du dernier bilan :


Clients : 180 000 ; disponibilités : 3 000 ; résultat : 96 000 ;
dettes financières : 80 000 ; fournisseurs : 52 000 ; TVA à payer : 16 000 ; comptes de
régularisation : 24 000
NB : Les créances comprennent 30 000 de créances sur clients étrangers
Les emprunts sont remboursés par fraction annuelle de 10 000 (en mars)
Les comptes de régularisation sont les charges à payer en janvier.
Les créances sur clients ivoiriens sont formalisées par des effets. L’entreprise à choisi de
recourir à l’escompte pour combler ses déficits prévisionnels de trésorerie ; coût : 12% par an.
Les excédents de trésorerie (au-delà de 10 000) feront l’objet d’un placement rémunéré, en
moyenne, au taux de 8%.
TAF : Présenter le plan de trésorerie

Exercice 5
L’extrait de l’échelle d’intérêt trimestrielle de l’entreprise ASS pour le 2ème trimestre de
l’exercice 2004 transmise par ECOBANK se présente comme suit :
Date sommes soldes Date nombre
des libellés dédit crédi dédit crédit de Nombre dédit crédit
opérat. t valeur de jours
1 - 4 Solde 100 1–4 11 1100
10 – 4 Remise dechèque 500 400 12 – 4 7 2800
20 – 4 Domiciliation 1000 600 19 – 4 26 15600
15 - 5 Virement 700 100 15 – 5 10 1000
25 – 5 Retrait espèces 800 700 25 – 5 11 7700
3–6 Remise chèques 400 300 5–6 12 3600
18 – 6 Paiement chèques 200 500 17 - 6 12 7000
30 - 6 TOTAUX 2000 1600 2200 500 35000 3800
TAF : 1) calculer le montant des intérêts débiteurs ; taux : 10%
2) calculer la commission du plus fort découvert ; taux 0,05%
3) calculer la commission de mouvement ; taux : 0,025%
Exercice 6
Pour le troisième trimestre de l’année 2007, les prévisions de trésorerie de l’entreprise DIFC
sont les suivantes :
- du 1er (inclus) au 20 Juillet (inclus) : déficit de 980 000 F
- du 21 au 31 juillet : solde voisin de zéro
pour combler ce déficit, le trésorier a à sa disposition les moyens suivants :
- Billet de trésorerie, taux 5,5% (intérêt précompté) montant
minimum 1000 000
- Escompte, taux 7,5% ; Commission d’endos 0,6% ; jour de banque 1 ;
Commission fixe 300 F par effet ;
effets escomptables : échéant le 20 Juillet (5 effets) pour un montant
total de 3 00 000 ; échéant le 31 Juillet (12 effets) pour un montant
total de 620 000
- Découvert, taux 8,5% ; CPFD 0,05%
TAF : 1) Quel moyen le trésorier doit – il choisir ?
2) Déterminer le coût réel sous forme de taux de chaque moyen de financement
35

Exercice 7
L’entreprise INP prévoit pour le mois de Juin 2007, un excédent de trésorerie de 2 000 000
pendant 20 jours suivi d’un solde voisin de Zéro au cours des semaines qui suivent.
Le trésorier hésite entre les modes de placements suivants :
- Compte à terme, taux 5% pour une durée de 1 mois
- Bon de trésor : rendement prévu 4,25%
- Billet de trésorerie : il est possible d’acquérir un billet de trésorerie de
2 000 000 sur 20 jours au taux de 5%
- Certificat de dépôt : il est possible d’acquérir un certificat de dépôt de
2 000 000 sur 30 jours au taux de 5,25%. Le taux de négociation du
certificat de 5,5%
NB : Le taux de découvert est de 7%
TAF : Quel placement le trésorier doit – il retenir ?

EXERCICE 8:
Vous êtes chargé d’élaborer pour le contrôleur de gestion de la société CODEL les
documents prévisionnels du prochain trimestre. Vous disposez des informations
suivantes :

Bilan au 31.12.19A.
ACTIF PASSIF
Eléments Brut A/D Net Eléments Montant
Fond commercial 145400 - 145400 Capital 1240434
Terrains 153300 - 153300 Réserve légale 120000
Constructions 930000 440000 490000 Résultat de l’exercice 251116
Installations 448000 213500 234500 Emprunt 300000
techniques
Autres 64200 18900 45300
immobilisations
Stocks de 910000 - 910000
marchandises
Créances clients 455000 455000 Fournisseurs 355000
Autres créances 48800 48800 Dette fiscale 150750
Charges constatées 42600 42600 Autres dettes 100000
d’avance
Placements 82400 82400 Echéances à moins d’un 100000
an sur emprunt non
courant
Caisse 10000 10000
TOTAL 3289700 2617300 TOTAL 2617300

RENSEIGNEMENTS DIVERS :
1- Le poste « autres créances » est encaissable en janvier.
2- Le poste « dettes fiscales » représente :
-la TVA due au titre du décembre, à décaisser en janvier.
36

-56700 au titre du solde (acomptes provisionnels déduits) de l’impôt sur le


bénéfice de l’exercice clos le 31 /12/19A.Ce solde est payé le 20/3/19A+1.

3-Le plan d’amortissement de l’emprunt figurant au passif du bilan est le suivant :


Echéances Capital restant du en Intérêts Amortissements Annuités
début de période
1/2/A 500000 50000 100000 150000
1/2/A+1 400000 40000 100000 140000
1/2/A+2 300000 30000 100000 130000
1/2/A+3 200000 20000 100000 120000
1/2/A+3 100000 10000 100000 110000

4-Les « Autres dettes » figurant au passif du bilan ne donneront lieu à aucun


remboursement au premier trimestre A+1.
5- Les assurances dont les primes annuelles s’élèvent à 42600 ont été réglées d’avance le
1.12.19A.
6-Les immobilisations sont amortissables selon le mode linéaire. Aucune n’arrivera
en fin d’amortissement au cours de la période. Aucune n’est totalement amortie. On
n’envisage ni acquisition, ni cession. Les taux d’amortissements pratiqués sont les
suivants :
- constructions 5%.
- installations techniques, matériel et outillage industriel 10%.
- autres immobilisations corporelles 15%.
7-Chiffre d’affaires prévisionnel : Janvier 1150500 TTC.
Février 967600 TTC.
Mars 1321600 TTC.
8-Marge sur prix d’achat : 30% en moyenne du prix de vente HT.
9-Habitudes de paiement de la clientèle : 50% règlent au comptant ; 50% à 30 jours
fin de mois.
10-Prévisions d’achat : Janvier 944000 TTC.
Février 944000 TTC.
Mars 802400 TTC.
(Tous les achats sont passibles de la TVA au taux normal)
11-Prévisions des achats et des charges diverses (en dehors des intérêts
assurances et amortissements) : 80000 TTC (dont 5000 de TVA déductible) par
mois
12-Règlement des achats et des charges diverses :
- achats : 40% au comptant et 60% à 30 jours fin de mois.
- Charges diverses : on les supposera toutes réglées au comptant.
13-La TVA est réglée à l’administration fiscale le 15 de chaque mois. Le crédit de
TVA éventuel s’impute sur la TVA à payer du mois suivant.
14-Le taux de l’impôt sur les bénéfices est de 35%. 15- Une encaisse minimale de 10000
est jugée nécessaire.
37

T.A.F:
1) Le budget de trésorerie du prochain trimestre avec les budgets
intermédiaires (encaissements, TVA et décaissements)
2) L’état de résultat prévisionnel avec le bilan prévisionnel en fin de trimestre.

Exercice 9

Le Bilan au 31/12/06 de DIFC est le suivant :


Actif Passif
Eléments Brut A/P Net Eléments Net

Actif immobilisé 200 000 120 000 80 000 Capitaux Propres. 118 890
Stock matières 1ère 38 000 38 000 Dettes Fin. 21 000
Stock produits finis 42 390 42 390 Fournisseurs (1) 15 000
Clients 30 000 30 000 Dettes fiscales (2) 10 000
Disponibilité 1 000 1 000 Impôt BIC 4 500
Dettes diverses (3) 1 000
Découvert (4) 21 000
Total 311 390 120 000 191 390 Total 191 390

(1) Dont 2/3 payables en Janvier et le 1/3 en Février


(2) TVA à décaisser
(3) Dividendes à payer en Juin
(4) Payables en Janvier
Les prévisions de ventes pour les 6 premiers mois de 2007 sont les suivantes :

Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin


Ventes HT 95 000 54 000 108 000 79 000 79 000 35 000

Les clients paient 50% au comptant et 50% à 30 jours fin de mois.


L’entreprise envisage de réaliser un emprunt au cours du mois de mars 2007 pour un montant
de 40 000.
Les achats prévus au cours du 1er semestre sont :
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Achat HT 21 200 30 700 25 450 26 300 18 650 17 280
Les fournisseurs sont réglés 50% à 30 jours et 50% à 60 jours fin de mois
Les autres dépenses sont les suivantes :
- Les charges de personnel :
Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin

Main d’oeuvre 20 620 18 440 22 800 21 420 21 420 17 280


La main d’œuvre comprend les salaires nets et les charges sociales ; les charges sociales
représentent 25% du salaire net. Le personnel est payé au cours du mois et les charges
sociales sont réglées le 15 du mois suivant le versement du salaire.
- Les charges issues du budget de production se présentent comme suit :
Charges fixes (hors amortissement) : 2 500 par mois
Charges variables :
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Janvier : 5 180 ; Février : 4 550 ; Mars : 5 650 ; Avril : 5 350 ; Mai : 5 350 ; Juin :
4 300
Les charges fixes et variables sont décaissées le mois même de leur engagement.
Les charges de distribution sont de 6 000 par mois et sont réglées au cours du mois de leur
engagement.
Les charges variables de production supportent la TVA à hauteur de 60% ; les charges fixes à
hauteur de 40% et les charges de distribution à hauteur de 30%.
L’entreprise envisage d’acquérir une immobilisation d’un montant de 100 000 en mars 2007.
Les fournisseurs d’immobilisation seront réglés à 30 jours. Il est prévu la distribution des
dividendes en Juin 2007 pour 1 000.
NB : Pour le financement des déficits, l’entreprise utilise l’escompte d’effets en priorité puis
le découvert le cas échéant ; le taux d’escompte est de 12% ; la commission d’endos 1% et la
commission fixe est de 1000. Le taux du découvert est de 14% et celui de la commission du
plus fort découvert est de 0,05%. Les excédents sont placés sous forme de dépôt à terme au
taux annuel de 5%.
TAF : 1) Présenter le Budget de trésorerie
2) Proposer un plan de trésorerie

Exercice 10
Le DG de DICIMA sollicite votre expertise en vue de l’aider à établir son budget de trésorerie
pour la période allant de Janvier à Juin 08. Pour ce faire, il vous a fournit les informations
suivantes :
I Informations Générales
- Capital de l’entreprise : 800 000 F réparti en 8 000 actions de 100 entièrement libérées
- Activité de l’entreprise : fabrication et commercialisation d’un produit X
- L’entreprise est assujettie à la TVA au taux de 18%

II Opérations d’Exploitation
1 Activité Commerciale
La prévision de vente annuelle est 66 000 unités à 150 F HT l’unité
Les coefficients saisonniers seraient :
Janvier à Mars : 0,9
Avril à Juin : 1,4
Juillet à Octobre : 0,9
Novembre à Décembre : 0,75
Les clients règlent en moyenne comme suit :
25% au comptant ; 50% à 30 jours ; 25% à 60 jours
Les représentants perçoivent une commission de 5% du chiffre d’affaires HT ; le règlement de
ces commissions s’effectue le mois suivant

2 Activité Industrielle
L’activité de production de l’entreprise est régulière sur l’ensemble de l’année et
s’étend sur 11 mois (fermeture annuelle en Août).
Les achats mensuels s’élèveraient à 240 000 F HT. Les règlements aux fournisseurs
s’effectuent ainsi : 40% au comptant et 60% à 60 jours
La rémunération du personnel s’élèverait annuellement à 3 000 000 F et les charges sociales à
1 200 000 F. Les salaires sont payés le même mois et les charges sociales sont réglées le mois
suivant. Toutes les autres charges s’élèveraient annuellement à 2 497 000 F (hors TVA) dont
297 000 F d’amortissement ; ces charges sont réglées au comptant
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III Opérations d’Investissement


L’entreprise envisage d’acquérir un nouveau matériel de production d’une valeur HT de
380 000 F ; le règlement se fera à concurrence de 90 680 F à la livraison et le solde en 6
versements égaux, tous les mois à partir de février

IV Opérations de Financement
Début Juin 2007, DICIMA avait obtenu de son banquier un emprunt à moyen de 600 000 F,
au taux de 12% remboursable sur 5 ans par amortissements constants le 31 Mai de chaque
année.
Le DG a fait savoir à sa Société qu’il souhaitait le remboursement d’une partie de ses avances
faites par lui : 300 000 F en février et 200 000 F en Novembre.
L’Assemblée Générale des actionnaires se réunit chaque année au mois de mars et les
dividendes sont mis en paiement le mois suivant ; on prévoit distribuer 120 000 F de
dividendes

V Informations Complémentaires
Taux du découvert : 18% ; CPFD 0,05%
Taux d’intérêt : 5,5%
Taux d’escompte : 11,5%

V BILAN au 31/12/2007
Immobilisations Corporelles 2 872 000 Capital 800 000
Stocks matières 1ère 143 835 Réserves 1 267 850
Stocks de produits finis 352 525 Résultat net (3) 188 000
Clients (1) 805 280 Provisions pour risques 23 670
Créances diverses (2) 56 320 Emprunts indivis 600 000
Titres de placement 81 000 Autres emprunts (4) 742 000
Disponibilités 242 600 Fournisseurs (5) 379 520
Dettes fiscales et sociales (6) 552 520

Total 4 553 560 Total 4 553 560

(1) Créances à 30 Jours 602 080 et Créances à 60 jours 203 200


(2) Encaissement prévu en Février
(3) Affectation probable : en Réserves 68 000 et dividendes 120 000
(4) Avances du DG 700 000 et intérêts non échus sur emprunts 42 000
(5) Dettes à 30 jours 192 130 et Dettes à 60 jours 187 390
(6) Impôt sur Bénéfice payable en Avril 40 280 ; Sécurité sociale (CNPS) 120 000 ; TVA
à décaisser pour le reste

TAF : Présenter le Budget de Trésorerie du premier semestre 2008 et Proposer un plan de


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