Ohadata D-07-13
LA PRATIQUE ARBITRALE EN COTE D’IVOIRE
Par Me Narcisse AKA,
Avocat à la Cour, Secrétaire Général de la Cour d’Arbitrage Côte d’Ivoire (CACI)
Pendant longtemps, l’arbitrage a connu un développement très embryonnaire en Afrique
du fait, d’une part, de l’absence de réglementation légale et, d’autre part, de la quasi-
inexistence de centres ou d’organismes d’arbitrage.
L’arbitrage n’était généralement prévu que dans les contrats internationaux qui
comportaient - sous la pression des partenaires extérieurs - des clauses CCI, CIRDI, LCIA...
En 1955 déjà, pour résoudre les contestations d’ordre commercial, il fut créé, auprès, de
la Chambre de Commerce de Côte d’Ivoire, une Chambre arbitrale ayant pour objet la
résolution rapide desdites contestations.
Après l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance, cette institution n’a pas été
reconstituée. Pourtant, la Côte d’Ivoire a signé et ratifié plusieurs Conventions internationales
relatives à l’arbitrage commercial :
* Convention de Washington du 18 mars 1965 instituant le CIRDI ;
* Convention de New-York du 10 Juin 1958 sur la reconnaissance et l’exécution des sentences
arbitrales étrangères;
* Convention de Lomé IV dont l’article 307 concerne le règlement des litiges relatifs aux
marchés financés par le Fonds Européen de Développement.
Par ailleurs, le code des investissements (loi n0 84-1230 du 08 novembre 1984), pose en
ses articles 10, 14 et 23, le principe du recours à l’arbitrage.
Avant 1993, seul l’article 631 alinéa 2 du code de commerce ivoirien validait la clause
compromissoire en ces termes
« Toutefois, les parties pourront au moment où elles contractent convenir de soumettre à
des arbitres les contestations ci-dessus énumérées lorsqu‘elles viendront à se produire ».
S’il résultait de cette disposition que le principe du recours à l’arbitrage était admis en
Côte d’Ivoire, l’arbitrage pouvait-il néanmoins avant 1993, être un mode de règlement des
différends commerciaux ?
Cette question a suscité des controverses jurisprudentielles.
La jurisprudence ivoirienne, du fait de l’insuffisance des dispositions législatives,
éprouva de sérieuses difficultés à répondre à cette interrogation.
Dans l’arrêt Wanson rendu par la Cour d’appel d’Abidjan le 15 juillet 1977, l’une des
parties, avait sollicité, en référé, la nomination d’un expert, en attendant l’exécution de la
clause compromissoire.
Les juges d’appel avaient accédé à cette demande au motif que celle-ci ne préjudiciait
pas au principal. La Cour a, ainsi, conclu que, lorsque les parties à un contrat ont prévu, dans
1
leur convention, l’arbitrage pour tout différend éventuel, le recours à la procédure de référé
n’est pas pour autant exclu s’il y a urgence. Il s’ensuit que, peut être sollicitée par cette voie,
la désignation d’un expert, « mesure de pure information qui ne préjudicie nullement au
principal ».
Pourtant l’appelant avait soulevé l’incompétence du juge des référés, en raison de
l’existence d’une clause compromissoire.
En accédant à la demande d’expertise sans répondre à l’objection d’incompétence, le
juge ivoirien admettait implicitement le principe du recours à l’arbitrage et à sa compatibilité
avec le recours au juge des référés en cas d’urgence.
Dans le 2ème arrêt Marbloc rendu par la Cour d’appel d’Abidjan le 23 Janvier 1981, l’un
des plaideurs avait soulevé l’incompétence du Tribunal de Première Instance, en raison de
l’existence d’une clause compromissoire. Son adversaire relevait l’illicéité de ladite clause.
Les juges du fond ont souligné le caractère illicite de la clause compromissoire, en
l’absence d’une réglementation légale de l’arbitrage.
« Le premier juge s’est fondé sur les dispositions combinées des articles 5 et 9 du code de
procédure commerciale, qui donnent compétence aux tribunaux de Première Instance dans
toutes les affaires civiles et commerciales et qui déclarent nulle toute convention dérogatoire
à cette règle; en se prononçant ainsi le premier juge a bien jugé ».
L’affaire Talal/Omaïs peut être considérée comme constituant l’illustration la plus
éclatante des hésitations de la jurisprudence.
La cour d’appel d’Abidjan, saisie des incidents relatifs à l’exequatur d’une sentence
arbitrale, avait conclu à la régularité de cette décision par un arrêt en date du 17 mai 1985.
Elle déclarait notamment :
« Il est clair que l’article 631 du Code de Commerce autorise la clause compromissoire
voulue et acceptée par les parties en cause, celles-ci ont même expressément renoncé à tout
recours aux tribunaux pour connaître de leurs litiges éventuels (...). Il s’ensuit que la
sentence présentement attaquée est valable ».
Mais la Cour Suprême fut d’un avis différent. Par arrêt en date du 29 avril 1986, elle
cassa la décision de la Cour d’appel d’Abidjan au motif que :
«Les parties peuvent insérer dans l’acte qui les lie, une clause compromissoire visant à une
procédure d’arbitrage, il n ‘en reste pas moins vrai que les conditions et les modalités de cet
arbitrage doivent être prévues par le législateur»1
La Cour suprême reconnaissait la validité des clauses compromissoires. Elle estimait,
toutefois, qu’à défaut de réglementation étatique en la matière, la sentence arbitrale ne
pouvait être validée.
La Cour d’appel de Bouaké (Cour d’appel de renvoi), dans un arrêt rendu le 25
novembre 1987, refusait de se plier à cette interprétation. Elle soutenait que « la sentence
arbitrale ne contenant rien de contraire à l’ordre public, c’est à tort que l’ordonnance
accordant l’exequatur à ladite sentence à été rétractée» 2.
2
Face à cette résistance des juges du fond, la Cour suprême dut se réunir en assemblée
plénière pour adopter une position définitive.
Par arrêt du 4 avril 1989, la Cour suprême consacrait la licéité et la validité de la
sentence arbitrale. Elle s’est fondée sur les motifs suivants :
« Après avoir énuméré les contestations qui sont de la compétence des tribunaux de
commerce, l’article 631 du code du commerce dispose en son alinéa 2 que : toutefois, les
parties pourront au moment où elles contractent convenir de soumettre à des arbitres les
contestations ci-dessus énumérées lorsqu’elles viendront à se produire.
Qu’il s'induit de ce texte que le principe du recours à l’arbitrage est admis en Côte d’Ivoire;
Que s’il est constant que le code de procédure civile, commerciale et administrative n’a ni
prévu, ni organisé l’arbitrage, il est non moins constant que pour l’application dudit texte,
les juridictions ivoiriennes ont recours soit aux principes généraux du droit, soit aux
dispositions du livre III du code de procédure civile français à titre de raison écrite;
Qu’il s’ensuit que la Cour d’appel, en déclarant valables la clause compromissoire et la
sentence qui en résulte n ‘a aucunement violé les textes visés au moyen » 3.
Le décret 92-21 du 8 janvier 1992 créant et organisant la Chambre de Commerce et
d’industrie de Côte d’Ivoire va ouvrir une brèche dans la reconnaissance de l’arbitrage
comme mode de règlement des différends, en donnant la possibilité à cette chambre de créer
en son sein des chambres arbitraires et d’en assurer le fonctionnement.
Une année plus tard, le 9 août 1993, le Parlement ivoirien entérinait la réglementation
de l’arbitrage en adoptant la loi n° 93-671 relative à l’arbitrage largement inspirée - comme
c’est souvent le cas - de la législation française4.
Cette loi mettra définitivement fin aux nombreuses années d’hésitations
jurisprudentielles.
Peu après cependant, le 17 octobre 1993, la Côte d’Ivoire et 13 pays de la zone franc
signaient, à Port Louis (Ile Maurice), le Traité relatif à l’Harmonisation du Droit des Affaires
en Afrique.
Ce traité réserve une place importante à l’arbitrage comme mode de règlement des
différends contractuels et confie à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage une fonction
de centre d’arbitrage.
Enfin, l’adoption d’un Acte Uniforme particulièrement libéral portant sur l’arbitrage, à
Ouagadougou, constitue le dernier palier important franchi pour la promotion de l’arbitrage.
Il résulte, de tout ce qui précède, que la pratique arbitrale est relativement récente en
Côte d’Ivoire et que les institutions ont un rôle prépondérant à jouer dans la vulgarisation de
l’arbitrage (J). Toutefois, certaines pesanteurs sont susceptibles de bloquer le développement
de l’arbitrage en Côte d’Ivoire (Il).
I - CACI ET VULGARISATION DE L’ARBITRAGE
3
Créée le 9 mai 1997 au sein de la Chambre de commerce et d’industrie, la Cour
d’Arbitrage de Côte d’Ivoire (CACI) a effectivement démarré ses activités début 1998.
Obligée de faire face à la quasi-ignorance des opérateurs économiques (A), elle peut
toutefois tirer profit de l’extension du champ d’application de l’arbitrage par l’Acte Uniforme
(B) et des défaillances du système judiciaire étatique (C).
A- LA MECONNALSSANCE DE L’ARBITRAGE
Il a été constaté, au démarrage des activités de la CACI, que beaucoup d’opérateurs
économiques et même un certain nombre de juristes ignoraient les rudiments de l’arbitrage.
De nombreux hommes d’affaires interrogés croyaient en toute bonne foi que l’arbitrage
était un mode amiable de règlement de différends et qu’il se confondait ainsi avec la
médiation ou la conciliation.
Face à ce déficit d’information, il est apparu nécessaire d’organiser des séminaires de
formation sur l’arbitrage, avec l’appui des experts internationaux et des campagnes de
promotion.
La sensibilisation des hommes d’affaires est une œuvre d’autant plus délicate qu’il faut
établir une certaine confiance alors que toute nouvelle institution suscite parfois une certaine
suspicion.
Les rencontres directes avec les chefs d’entreprises, les organisations patronales... ont
contribué à faire tomber ce mur de méfiance.
Il a fallu également rencontrer les magistrats afin de dissiper certains malentendus
concernant l’arbitrage, perçu, malheureusement, comme un concurrent dangereux et
traduisant une certaine défiance vis-à-vis de l’institution judiciaire étatique.
Notre mission de promotion et de sensibilisation, y entreprise depuis août 1997, semble
à présent porter ses fruits puisqu’il est régulièrement porté à notre connaissance que plusieurs
dizaines de contrats conclu comportent les clauses d’arbitrage CACI.
Par ailleurs, certains opérateurs économiques manifestent une certaine préférence pour
l’arbitrage ad hoc. Dans certains de leurs contrats, la CACI a été choisie comme autorité de
nomination.
L’expérience des centres d’arbitrage des pays du Nord révèle qu’il s’écoule
généralement quelques trois à cinq ans avant que les organismes d’arbitrages ne soient saisis
de leurs premiers dossiers.
Deux requêtes en arbitrage introduites au Secrétariat Général de la CACI, ont donné
lieu à deux sentences arbitrales.
En outre, la CACI a reçu une vingtaine de requêtes en arbitrage auxquelles elle n’a pu
donner suite, soit parce qu’il s’agissait d’un arbitrage adhoc, soit parce que la clause
d’arbitrage, plus ou moins pathologiques, ne visait pas expressément notre organisme.
4
Si le déficit d’informations rend notre tâche ardue, l’extension du champ d’application
de l’arbitrage par l’Acte Uniforme du il mars 1999, ouvre de nouvelles perspectives à la
CACJ.
B- EXTENSION DU CHAMP D’APPLICATION DE L’ARBITRAGE
L’Acte Uniforme étend aussi bien la notion d’arbitrabilité objective que celle
d’arbitrabilité subjectives 5.
D’autre part, aux termes de l’article 2 alinéa 1er "toute personne physique ou morale
peut recourir à l’arbitrage sur les droits dont elle a la libre disposition"
Alors que la loi ivoirienne de 1993 indiquait que la clause compromissoire n ‘était
valable en matière interne qu’entre commerçants, l’Acte Uniforme ne contient aucune
restriction liée au caractère civil ou commercial du litige.
Il s’ensuit que tous les litiges commerciaux, civils ou mixtes pourront être soumis à
l’arbitrage dès lors qu’il s’agit de droits dont les parties ont la libre disposition.
D’autre part, l’alinéa 2 de l’article précité énonce le principe général de l’aptitude à
compromettre de l’Etat, des collectivités publiques territoriales et des établissements publics
qui ne peuvent "invoquer leur propre droit pour contester l’arbitrabilité d’un litige, leur
capacité à compromettre ou la validité de la convention".
Ces dispositions sont d’autant plus libérales qu’elles concernent aussi bien l’arbitrage
interne que l’arbitrage international.
L’extension de l’arbitrabilité par l’Acte Uniforme offrant de nouvelles opportunités, la
CACI a dû enclencher un processus de révision de son règlement pour l’adapter aux
différents principes consacrés par le nouveau droit de l’arbitrage de l’espace OHADA.
Les modifications concernent également le barème des frais et honoraires, frais que
plusieurs opérateurs économiques ont jugé prohibitifs.
Le nouveau règlement d’arbitrage de la CACI est en vigueur depuis le 2 avril 2000.
A l’instar de la CACI, les centres d’arbitrage devraient accorder une importance
particulière aux tarifs pratiqués qui devraient être en adéquation avec le pouvoir d’achat des
opérateurs économiques. Dans le cas contraire, ces derniers seraient contraints de recourir à
la justice étatique dont les défaillances constituent le terreau susceptible de permettre à la
CACI de se développer.
C- DEFAILLANCES DE LA JUSTICE ETATIQUE ET DEVELOPPEMENT DE
L’ARBITRAGE
Les perspectives de l’arbitrage en Côte d’Ivoire paraissent d’autant plus intéressantes
que les opérateurs économiques s’accordent à reconnaître que la justice étatique est
particulièrement sinistrée (équipements désuets et insuffisants, conditions de travail
déplorables, personnel insuffisant ...
5
A cette situation critique s’ajoute un engorgement lié au volume du contentieux qui
entraîne l’allongement des délais de traitement de dossier même dans le cas de procédures qui
requièrent une certaine célérité.
Compte tenu de ces défaillances avérées de la justice étatique, de plus en plus
d’hommes d’affaires s’intéressent à l’arbitrage CACI et n’hésitent pas à nous solliciter dans
le cadre de la rédaction des conventions d’arbitrage.
Il nous semble que l’arbitrage est appelé à devenir, à moyen terme, un mode usuel de
règlement des différends nonobstant les pesanteurs susceptibles de freiner son
développement.
Il - LES PESANTEURS SUSCEPTIBLES DE FREINER LE DEVELOPPEMENT DE
L’ARBITRAGE CACI
L’arbitrage CACI pourrait connaître quelques difficultés du fait de la confusion entre la
Cour Commune de Justice et d’Arbitrage et la CACI, des recours ouverts contre les sentences
arbitrales et de l’absence d’une loi d’application de l’Acte Uniforme.
A- CONFUSION ENTRE CCJA ET CACI
Contrairement aux autres centres d’arbitrages qui naissent çà et là dans l’espace
OHADA, la CACI est appelée à subir la concurrence directe de la Cour Commune de Justice
et d’Arbitrage.
Les deux organismes, ayant leur siège à Abidjan, beaucoup d’opérateurs économiques
et même des juristes croient qu’il s’agit de la même structure. Il nous arrive souvent de
recevoir des correspondances adressées à la CCJA. De même, la CCJA reçoit parfois des
documents destinés à la CACI.
Bien plus, dans certains contrats, il est prévu, par exemple, le recours à la “Cour
d’arbitrage d’Abidjan”, sans autres précisions. Il nous est régulièrement demandé d’indiquer
les différences entre les deux institutions.
Par ailleurs, la CCJA, assurant à la fois les fonctions de centre d’arbitrage, ainsi que de
juge d’appui, de juge de l’exequatur et de juridiction de recours contre les sentences
arbitrales, les parties pourraient la préférer à la CACI d’autant que l’exequatur accordé par la
CCJA est valable dans tous les Etats signataires du Traité OHADA. La CACI est dès lors
condamnée à se battre si elle veut obtenir des parts de marché intéressantes.
C’est pourquoi, le nouveau règlement d’arbitrage de la CACI, qui est en vigueur depuis
avril 2000, a prévu des procédures particulières telles que celles relatives au recouvrement de
créances certaines, liquides et exigibles afin de pouvoir répondre aux attentes d’un certain
nombre d’opérateurs économiques, notamment les petites et moyennes entreprises (P.M.E.).
Si la CCJA statue elle-même sur les différents recours contre les sentences arbitrales
rendues sous son égide, ce n’est évidemment pas le cas des autres institutions d’arbitrage
telles que la CACI.
B - L’EXECUTION FORCEE ET LES RECOURS CONTRE LA SENTENCE
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ARBITRALE
Les hommes d’affaires qui nous saisissent sont souvent déçus par le fait que l’exécution
forcée des sentences arbitrales rendues sous notre égide fasse l’objet d’une autre procédure
devant les juridictions étatiques. Ils déplorent également l’existence du recours en annulation
qui permet à une partie de contester la validité d’une sentence arbitrale et de la faire annuler
par un juge étatique.
C’est ainsi que la première sentence arbitrale CACI fait actuellement l’objet d’un
recours en annulation devant les juridictions étatiques ivoiriennes.
Il paraît, dès lors, impérieux de poursuivre la sensibilisation et la formation des
magistrats afin qu’ils puissent apporter leur appui au développement de l’arbitrage.
Dans ce cadre, nous avons sollicité et obtenu depuis quelques années, qu’un cours sur le
droit de l’arbitrage puisse être dispensé aux élèves de l’Ecole de la Magistrature et des
Professions Judiciaires.
Mais la coopération du juge étatique ne pourra être efficace que si une loi d’application
de l’Acte Uniforme est adoptée dans les meilleurs délais.
C- L’ABSENCE D’UNE LOI D’APPLICATION DE L’ACTE UNIFORME
L’article 35 de l’Acte Uniforme portant droit de l’arbitrage dispose qu’il « tient lieu de
loi relative à l’arbitrage dans les Etats parties ».
Il en résulte, que, la loi ivoirienne du 9 août 1993, se trouve automatiquement abrogée
du fait de l’entrée en vigueur de l’Acte Uniforme. Or cet acte prévoit que "le juge compétent”
de chaque Etat partie est habilité à trancher certaines difficultés et à connaître d’un certain
nombre de recours.
Mais aucune loi n’a été adoptée en ce sens par le parlement ivoirien.
Compte tenu de l’importance de l’appui judiciaire, l’absence d’un tel cadre législatif
risque de paralyser le développement de l’arbitrage CACI et de rendre inefficace l’application
de l’Acte Uniforme.
Les autorités du Ministère de la Justice ayant été saisies de ces préoccupations, il est
fort probable qu’une loi soit rapidement votée.
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NOTES
1. Rev. Arb., 1989.530, 1ère décision, note L. IDOT.
2. Rev. Arb., 1989.530, 2ème décision, note L. IDOT
3. Rev. Arb., 1989.530, 3ème décision, note L. IDOT
4. Sur cette loi, V. L. IDOT, Rev. Arb. 1994.783.
5. Maître Philippe LEBOULANGER, « L’arbitrage et l’harmonisation du droit des
affaires en Afrique » Rev. Arh 199. 541, spéc. 556.