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F10.correction Exo Spectro Ir

Le document traite de la spectroscopie UV-visible en chimie organique, abordant des exercices sur la détermination de concentrations de diiode, l'extraction d'arômes, et l'analyse de colorants dans un sirop. Il présente des méthodes d'étalonnage et des calculs de concentrations massiques, ainsi que des comparaisons avec des normes de qualité de l'eau. Les résultats expérimentaux sont confrontés à des valeurs théoriques et des seuils réglementaires.

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Partie 2/ Chimie organique Séquence 10 : Spectroscopie UV-visible

Spectroscopie UV-visible

Exercice 1

1) Longueur d’onde choisie


La longueur d’onde à utiliser pour les mesures d’absorbance, est
celle de la lumière la plus absorbée : on doit donc choisir une lon-
gueur d’onde proche de 475 nm
2) A l’aide de la courbe d’étalonnage on détermine la concentra-
tion molaire de la solution diluée en diiode
Lorsque A = 0,78, on a [I2] = 870 µmol.L-1

La solution commerciale avait été diluée


200 fois ; donc sa concentration en diiode
est :
C = 200 × 870.10 −6 = 0,17 mol.L-1

Concentration massique en diiode dans la solution pharmaceutique : C m = C × M = 0,17 × 254 = 43 g.L-1

3) La teinture d'iode officinale est étiquetée à 5,0 % en masse de diiode. Sa masse volumique est ρ = 900
g/L : 1 L de solution a une masse de 900 g et contient une masse de diiode :
5
m diiode = × 900 = 45 g  La concentration massique théorique est donc de 45 g.L-1
100
Ecart relatif entre la valeur expérimentale et la valeur attendue :
45 − 43
ecart relatif = × 100 = 4,4 %
45

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Partie 2/ Chimie organique Séquence 10 : Spectroscopie UV-visible

Exercice 2

1ère partie : Extraction de l’arôme naturel de menthe

1.1. Il s’agit d’une extraction par hydrodistillation.

1.2. La légende (1) correspond à la sortie de l’eau.


Le réfrigérant permet de condenser les vapeurs formées au cours de l’ébullition.
Au contact de la paroi froide du réfrigérant, les vapeurs se condensent : des gouttelettes coulent alors
dans le réfrigérant et tombent dans l’erlenmeyer.

2.1. L’huile essentielle de menthe est moins soluble dans l’eau salée que dans l’eau.
Ainsi, les deux phases du distillat (huile essentielle de menthe et eau salée) seront nettement séparées.
Remarque : Cette opération est appelée relargage.

2.2. Le solvant extracteur doit être non miscible avec l’eau salée.
D’autre part, l’huile essentielle de menthe doit être très soluble dans
le solvant extracteur.
Le dichlorométhane, comme solvant extracteur, vérifie ces deux pro-
priétés.
Remarque : Le dichlorométhane possède une température d’ébullition
peu élevée, ce qui permet de l’évaporer facilement.

2.3. Le sulfate de magnésium anhydre permet d’asécher la phase organique


2.4. Le dichlorométhane a une densité supérieure à celle de l’eau salée (1,3 contre 1,1). Ainsi la phase
organique, constituée de l’huile essentielle de menthe solubilisée dans le dichlorométhane, constitue la
phase inférieure du distillat.

2nde partie : Analyses qualitative et quantitative des colorants contenus dans le sirop

1) Chromatographie des colorants

1.1. Les taches obtenues étant colorées, une révélation du chromato-


gramme est inutile.

1.2. Le centre de la tache jaune est à la même hauteur que le centre de


la tache jaune du colorant E102 (jaune tartrazine).
Or pour une même phase fixe et pour un même éluant, deux espèces
identiques migrent à la même hauteur.
Ainsi la solution verte S contient le colorant E102.
Le même raisonnement pour la tache bleue indique que la solution verte
S contient aussi le colorant bleu E131 (bleu patenté).
Le chromatogramme est en accord avec les indications de l’étiquette.

1.3. La tache bleue a migré plus haut que la tache jaune sur le papier filtre. La disposition des taches est
due à la différence de solubilité des colorants avec l’éluant.
En effet, plus un colorant est soluble dans l’éluant (ici la solution de chlorure de sodium) plus il est en-
trainé par l’éluant et plus il migre haut.
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Partie 2/ Chimie organique Séquence 10 : Spectroscopie UV-visible
2) Détermination de la concentration de chaque
colorant dans le sirop

2.1. Pour réaliser le dosage par étalonnage de la tar-


trazine dans le mélange, il faut se placer à une lon-
gueur d’onde λ qui soit proche du maximum d’ab-
sorbance pour le colorant jaune, et pour laquelle
l’absorbance du colorant bleu soit nulle.
La longueur d’onde λ1 = 450 nm vérifie ces deux con-
ditions contrairement à la longueur d’onde λ = 420
nm (absorbance du bleu patenté non nulle).

2.2. Dans le sirop dilué on a


cmB = 6,5 mg.L-1
cmT = 23,0 mg.L-1

2.3. Le sirop de menthe ayant été dilué 10 fois on a


finalement :
cmB = 10 × 6,5 = 65 mg.L-1
cmT = 10 × 23,0 = 230 mg.L-1

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Partie 2/ Chimie organique Séquence 10 : Spectroscopie UV-visible

Exercice 3

Il s’agit de déterminer la concentration massique en PNP de l’eau à l’aide d’une étude spectrophotomé-
trique, puis de la comparer à la valeur maximale autorisée par l’agence américaine EPA.

(1) Forme du PNP dans les solutions


Les étudiants ont effectué des dilutions en ajoutant une solution tampon de pH = 10,4.
Or le pKa du PNP vaut 7,2.
Dans ces conditions expérimentales, pH > pKa alors le PNP est essentiellement sous forme de sa base
conjuguée C6H4NO3–.

(2) Choix de la longueur d’onde


Sur le document 3, on constate que l’absorbance maximale du PNP sous forme acide (spectre 1) est infé-
rieure à celle du PNP sous forme basique (spectre 2).
Or l’erreur relative sur la mesure de l’absorbance est d’autant plus faible que la valeur de A est élevée.
Il est donc préférable de travailler en solution basique, comme l’ont fait les étudiants.
La longueur d’onde λmax correspondant à l’absorbance maximale pour la forme basique est légèrement
supérieure à 400 nm, ce qui justifie le choix d’une radiation visible pour les mesures de l’absorbance.

(3) Préparation des solutions étalons


Les étudiants ont préparé une gamme de solutions étalons afin de mettre en œuvre la loi de Beer-Lam-
bert.
Concentrations massiques de ces solutions obtenues par dilution :
Solution S1 S2 S3 S4 S5
Vi (mL) 1,0 2,0 3,0 5,0 7,5
Concentration de la solution mère Ci = 100 mg.L -1

Volume final Vf = 100 mL


𝐶𝐶𝑖𝑖 × 𝑉𝑉𝑖𝑖
𝐶𝐶𝑓𝑓 = 1,0 mg.L-1 2,0 mg.L-1 3,0 mg.L-1 5,0 mg.L-1 7,5 mg.L-1
𝑉𝑉𝑓𝑓

(4) Courbe d’étalonnage


Solution S1 S2 S3 S4 S5
Cf (mg.L-1) 1,0 2,0 3,0 5,0 7,5
A 0,128 0,255 0,386 0,637 0,955

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Partie 2/ Chimie organique Séquence 10 : Spectroscopie UV-visible

Cette courbe est une droite pas-


sant par l’origine, ce qui est con-
forme à la loi de Beer-Lambert.

(5) Concentration de la solution S’


en PNP :
Pour déterminer la concentration massique C’ en PNP de la solution S’, on lit l’abscisse du point d’ordon-
née A’ = 0,570. On lit C’ = 4,5 mg.L-1.

(6) Concentration de la solution S en PNP :


La solution S’ a été obtenue en mélangeant 50,0 mL de solution S et 50,0 mL de solution tampon : la
solution S a donc été diluée 2 fois  C = 9 mg.L-1.

(7) Concentration de l’eau en PNP :


La solution S est 100 fois plus concentrée en PNP que l’eau avant évaporation donc
 CE = 0,09 mg.L-1 = 90 µg.L-1
Le seuil fixé par l’agence américaine de protection environnemental EPA est 60 µg.L-1. La valeur obtenue
expérimentalement pour l’eau étudiée est supérieure à ce seuil, elle n’est donc pas potable sur le conti-
nent américain.
Mais cette eau serait déclarée potable au Brésil, et enfin non potable en Europe

Exercice 4

1ère partie : Une première méthode de dosage

1.1. Les ions iodure doivent être en excès afin que tous les ions cuivre II soient consommés.
1.2. Il s’agit d’un dosage indirect, on ne dose pas Cu2+ mais le diiode formé lors de la réaction (1).
2.1. D’après l’équation de la réaction (2) support du titrage, à l’équivalence les quantités de matière des
n S O 2−
réactifs ayant réagi sont liées par la relation n I2 = 2 3
2
n 2+
2.2. D’après l’équation de la réaction (1), n I2 formée = Cu consommée
2
n S O 2− n 2+
2.3. n I2 = 2 3 = Cu soit n Cu 2+ = n S O2−
2 2 2 3

n Cu 2+ n S O 2− S2 O32− (aq)  .VE 0, 40 ×12, 4


[Cu2+(aq)] = = 2 3
= = = 0,25 mol.L–1 dans la solution S1.
V1 V1 V1 20, 0

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Partie 2/ Chimie organique Séquence 10 : Spectroscopie UV-visible
2ème partie : Une deuxième méthode de dosage

1. Pour passer d’une solution de concentration 0,5 mol.L-1 à ne solution de concentration 0,5 mol.L-1, on
effectue une dilution par 2,5.
Le volume initial doit donc être 2,5 fois plus petit que le volume final de 50 mL : il faut donc prélever 20
mL de la solution concentrée
A l’aide d’une pipette jaugée propre, rincée avec la solution mère, on prélève 20 mL de la solution con-
centrée. On verse ce volume dans une fiole jaugée de 50 mL. On complète en plusieurs fois jusqu’au
trait de jauge en prenant soin d’agiter à chaque fois.
2.1. Le spectrophotomètre ne doit pas tenir compte de l’absorbance du solvant (l’eau).
2.2. La courbe obtenue est une droite passant par l’origine ce qui est en accord avec la loi de Beer-Lam-
bert A = k. [ Cu2+(aq) ].

3. Pour A = 1,5, on lit [Cu2+]S2 = 0,125 mol.L–1

La solution S2 a été obtenue par dilution de la solution S1 : on a effectué une dilution par 2
La solution S1 est donc 2 fois plus concentrée en ions cuivre que la solution S2
[Cu2+]S1 = = 0,25 mol.L–1
4. La méthode employée est un dosage par étalonnage, on a mesuré l’absorbance de solutions de con-
centrations connues afin de réaliser une droite d’étalonnage.
Lors d’un dosage par titrage, l’espèce titrée est consommée. Ici les ions cuivre II n’ont pas réagi.

3ème partie : Validité des dosages

1. Concentration de la solution en soluté apporté


𝑚𝑚𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠é 15,6
𝐶𝐶 = = = 0,25 mol.L-1
𝑀𝑀𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠é ×𝑉𝑉𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 249,6×0,25

La formule de la solution de sulfate de cuivre est (Cu2+, SO42-)


On a alors [Cu2+] = C = 0,25 mol.L-1

2. Les deux méthodes donnent des résultats en accord avec la préparation de la solution.

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