Celtes A
Celtes A
Étymologie* 1
Celtes se dit en Latin Celtae et en grec Keltoï (ou Galatoï).
En général, ont dit ne pas trouver d’étymologie classique (c’est à dire gréco-la-
tine) à leur nom, or Hérodote nous apprend que les Grecs appellent la Danube2
Keltos : les Keltaï sont donc des “danubiens”, ce qui ne nous en dit pas plus sauf si
l’on remarque que le Danube se disait Ister et que hyster signifie en grec “matrice” :
1
N. B. : Les mots avec astérisques* sont des titres d’articles consultables aussi dans le Livre CD de
l’association et ils correspondent au deuxième volume de notre étude sur Les Origines de l’Arbre
de Mai comme étant issu d’une Atlantide boréenne pré cataclysmique du XIIIème s. AEC.
Les articles de ce 2° tome “Les Sources” sont chargés progressivement sur le site et ils sont mis
à jour en fonction de vos interventions par courriel ([Link]) @…
Visitez nous donc régulièrement puisque :
“Il y a toujours du nouveau” sur < [Link] > !
2
Danube : rappelons à nos concitoyens qui sont parait-il fâchés avec la géographie, que les sources
du Danube ne sont qu’à quarante kilomètres de Colmar, en pleine Forêt Noire.
Quand à Keltos, le personnage de la Mythologie, il était le fils d’Héraklès et de Keltiné, une fille de
Bretannos. C’est en revenant des Hespérides (du Couchant/ Occident) et conduisant les troupeaux de
Géryon que le héros séduisit Keltiné.
Les Grecs considéraient Keltos comme le Héros éponyme des Keltoï (comme Héraklès était celui
des Héraclides ou Doriens qui “tournèrent en rond” avant de se fixer dans la Méditerranée orientale).
2
ce serait donc une” matrice de peuples”, matrice qu’on retrouve dans le sens du nom
du Dauphin delphus. Mais, comme par ailleurs ils appellent cet Istros “Keltos”, ce
fleuve serait simplement le “celtique” : ce qui est proprement “l’art de tourner en
rond” !
Cette gentille plaisanterie n’avait pour but que d’appeler à notre secours la ra-
cine indo-européenne *Kwel “tourner, cercle” qui a donné – en vrac – quenouille,
culte, culture, cultiver, Celte/ Kelt : sont-ils donc “Ceux qui ont tourné en rond”?
C’est à dire “Ceux qui reviennent” ou bien aussi “les Cultivateurs” ? L’un n’empê-
chant pas l’autre, bien au contraire !
À moins qu’il ne s’agisse là des adorateurs de “celui qui tourne autour”, c’est
à dire… le Soleil : « Tout culte solaire provient du Nord, de l’Hyperborée, là où le so-
leil joue un rôle ressenti comme primordial pour la survie des hommes. » Jean Marka-
le, Le druidisme.
Or, si les Celtes sont en allemand des Kelten, nous remarquerons qu’un peu
plus au Nord, en Finlandais keltos signifie… ambre*: ils seraient donc “ceux de l’am-
bre” et l’Ister/ Keltos étant manifestement la route (fluviale) de l’ambre cela se pour-
rait, un autre pôle, plus danubien, étant la Salzkammergut des Coriosoles…
Voyons donc maintenant du côté d’une autre racine indo-européenne* qui s’en
rapproche le plus : *Kel signifie “rapide”, d’où l’allemand Kerl, “gaillard à l’esprit
vif” (de nos jours, nous dirions : “c’est un rapide!”), ainsi que le nom Karl, “homme”
– qui est proche de Jarl, “noble”, mais aussi “issu” (Rune* Ing “◊”, par le “J” indo-
européen °Y-a 3 “surgir”). Or, dans l’anthropogonie nordique, Karl est le fils d’Amma
la grand-mère et de Rig-Heimdal lors de la création des trois grand’races mythiques
qui sont à l’origine de la trifonctionnalité* dumézilienne.
Mais il ne faut pas oublier que pour les Celtes, leur nom signifie “les Braves” !
Les Sources :
« La nature très diverse des sources dont nous disposons et qui conduisent à
définir les Celtes à partir de critères aussi différents que la langue, les indications des
auteurs antiques ou l’appartenance à une culture archéologique, rend le recoupement
et la superposition des données d’autant plus difficile qu’ils ne sont immuables ni
dans le temps ni dans l’espace, il ne faut donc surtout pas céder à l’illusion que
l’emploi du nom “Celtes” ou de l’adjectif “celtique” engendre automatiquement des
catégories identiques et interchangeables. Il n’en n’est rien et il faudrait en fait se poser
chaque fois la question « quels Celtes ? » ou « celtique à partir de quel critère
d’appréciation ? » Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, Laffont
2000.
Époque :
Traditionnellement la présence des Celtes est signalée dès 1.600 à 1.300 AEC
dans leur “patrie primitive” autour de la Bohème : depuis les Pays Nordiques et Baltes
jusqu’à la Macédoine et à la Grèce. Certains auteurs les prétendent Pré-celtes et réser-
vent le nom de Celtes aux hallstatiens et laténiens de 600 AEC, car il est bien connu
que certains archéologues ignorent les peuples par peur de verser dans un pseudo-
racisme 4 (véritable mythe incapacitant) et ne décrivent donc que des “industries”5 …
Historique succinct :
« La première des cinq périodes qui constituent l’histoire des civilisations celti-
ques, de 1800 à 1200 AEC, voit se mettre en place une civilisation protoceltique qui,
venant de l’Allemagne du Sud, gagna rapidement une partie de l’Europe centrale oc-
cidentale.
« Après 1200, et ce jusqu’au milieu du VIIIème siècle AEC, plusieurs vagues
d’invasions étendirent leur influence jusqu’au sud de la Gaule et en Espagne. La civili-
sation qui témoigne de cette deuxième grande période vit le développement des
oppida ; c’est à la découverte des traces d’une pratique de l’incinération et de tombes
plates en pleine terre que l’on doit le nom de civilisation des champs d’urnes.
« De 725 à 480 AEC, période du premier âge du fer 6 qui voit aussi l’organisa-
tion de la société gauloise 7 , la civilisation celte rayonne en Europe occidentale, gagne
4
Racisme : et pourtant nous pouvons lire cette définition dans le Dictionnaire Larousse : « Théorie
qui tend à préserver l’unité de la race dans une nation. » 76° édition, 1950!
5
Les archéologues trouvent des crânes aussi et s’ils font des mesures craniologiques, s’il y a des
comparaisons, des rapprochements, il n’y a pas de publications de masse : l’archéo-anthropologie
contemporaine risquerait-elle, elle aussi, d’être taxée de raciste. Triste époque qui nous empêche de
nous figurer la tête qu’avaient Nos propres ancêtres. Mais la “génétique” va probablement donner un
coup de pied dans cette fourmilière : belles empoignades en perspectives…
6
Cet Âge du Fer est une convention ! Il est question du fer dans l’Odyssée. Et l’on a pu lire d’au-
tre part : « les Celtes ont apporté le fer chez les Romains et les Grecs qui n’utilisaient que le
bronze. »
7
Gaulois : « Nos ancêtres n’avaient aucune idée de ce que pouvait être l’identité nationale puisqu’il
n’y avait pas de nation, abstraction moderne issue du Moyen Âge et de la Révolution française…
(Chaque Teuta ou Clan) se voyait comme le centre du monde d’où la multiplicité de (noms contenant
la racine) médio (…) [Il en était de mêmer en Grèce sauf fédérations défensives provisoires].
« Leur territoire portait parfois de manière globale le nom de Litauia “l’étendue” mais, comme
l’idée d’empire leur était étrangère, il n’y avait pas de différence entre le territoire occupé par les Cel-
tes et celui où l’on parlait la langue celtique (…) Tout au plus se reconnaissaient-ils une certaine pa-
renté (historique, culturelle, linguistique, religieuse*) avec d’autres Celtes dans la mesure où ceux-ci
étaient issus de la même vague d’invasion indo-européenne*, qu’ils avaient à peu près les mê-
mes coutumes et les mêmes croyances païennes* et polythéistes. Mais c’est tout.
Nos ancêtres ne s’appelaient pas Gaulois entre eux mais, conscients d’être tous des Celtes, ils se
différentiaient par le nom de leur Teuta/ Tribu, de leur peuple. Ce sont les “ennemis” puis les
“occupants” romains qui nous nommèrent ainsi… « Devant ces farouches combattants qui ne crai-
gnaient pas la mort, les Romains ne pouvaient qu’être admiratifs au point de les surnommer les Galli,
ce qui signifie “les furieux”, (pluriel de gallus)… d’où l’inanité du rapprochement entre deux mots la-
tins homonymes signifiant l’un “Gaulois” et l’autre “coq”, et expliquant que le coq “gaulois” soit de-
venu l’emblème de la France » Uiriduocamulos, Message 55.
Les cantons contenaient douze villas ou villages, douze cantonsd formant une tribu. De nos jours,
le mot occitan canton (cantoun) signifie “quartier”, mais aussi… “parking”.
4
Aire d’occupation :
« Les objets en bronze, le répertoire de leur décor et l’univers religieux qu’ils
reflètent, mais également l’orientation de la céramique, aussi bien que certains aspects
des usages funéraires, présentaient jusque (à la fin du VIIIème siècle AEC) de telles si-
militudes qu’il n’est pas exagéré de parler d’une vaste koiné de la fin du IIème millé-
naire AEC et du début du millénaire suivant, d’une communauté* culturelle qui se se-
rait étendue de l’Italie du Nord jusqu’au pays scandinaves. Son support principal était
probablement constitué par les populations issues de la désagrégation du complexe
8
Neuchâtel : Contrairement à ce que certains ministres vagabonds pourrait laisser supposer, la Cul-
ture s’enracine toujours très profondément sur un même lieu : ici à Neuchâtel, on vient de découvrir
cinq mégalithes datés de 7.000 ans, sculptés 1.000 à 2.000 ans plus tard ! Il en est de même entre le
Magdalénien et l’Écriture de Glozel faisant suite aux grottes peintes !
9
Espagne : Voulez-vous lire maintenant un article vu le 23 fév. 04 sur <[Link]> : Pays celtes
ou atlantiques, traduit par note ami slan’a gaël@ ? Cliquez alors sur [
5
proto-vénète, mais son impact semble les dépasser largement et atteindre la plupart des
régions situées entre l’Atlantique et l’aire des grandes plaines de l’Europe extra karpa-
tique. » Venceslas Kruta, op. cit.
Teuta/ Familles
L’Espace européen était appelée Litauia par les Gaulois et cela nous amène à
remarquer que la Lettonie se nomme Lietuvia et à rapprocher cela du nom d’une des
quatre ethnies lettones, les Letgalles. La Lettonie se nomme Latvia (Carioli)…
Au 1er siècle AEC, l’historien grec Timagènes, évoquant les habitants de l’an-
cienne Gaule, rapporte qu’ils disaient avoir été jadis envahis par les habitants
d’une île engloutie. Il affirme d’autre part que certains Gaulois se croyaient
eux-mêmes originaires d’une terre lointaine située en plein océan.
Selon Amien Marcellin, les Druides racontaient qu’une partie du peuple gaulois
était originaire des rives des mers nordiques et avaient fui les inondations et les guer-
res. De fait, on vit les Doriens, originaires de ces régions, déferler sur la Grèce et ren-
verser les vieux royaumes achéens… (Bouyer)
Les Galates, Gaulois – de Gal, gala, “grave, fort” – sont des brittoniques alors
que les Irlandais et les Gallois ou kymry en cornique (les Cambriens du Pays de Galles),
sont des Celtes goïdéliques.
Màj proposée par < fdes1@[Link] > : Dans L'or des Druides (Veyrier 1989,
l’Æncre 1996), J.P. Bourre nous parle de « Ces mystérieuses tribus venant de la forêt
sacrée* de Kufstein (A) au sud du Danube. Haut-lieu des peuplades celtiques, Kufstein
signifie “Cuves de Pierre” et ce n’est pas un hasard si les chamans* et les Sorciers*,
pères spirituels des tribus, creusèrent dans la roche du Velay “la Terre des Vaillants”,
ces ‘pierres à bassin qui intriguent tant les archéologues. Ces pierres creusées, avec ri-
gole d’écoulement, semblent faites pour recevoir un corps humain, en vue d’une pré-
paration magique. Deux de ces cuves creuses sont visibles (entre autres) en Velay, à
l’est de Tombarel, en bordure de la rivière Veyradeyre. » (cf. art. Pierres* à Cupules)
6
La division artificielle
entre les Celtes et les Germains* :
La division fut crée par les Romains à des fins politiques ! Ils enrôlaient les uns
pour lutter contre les autres et ainsi, abattre la résistance nord-européenne à leur impé-
rialisme12 sans limite. La création de cette division psychologique leur a permis de ré-
gner sur les uns avec sur les autres et vice-versa : “C’est du vice !” (Euphronios Del-
phyné). Cependant, leur pénétration en Germanie ne fut effective qu’avec l’appui du
10
La hache à lancer est l’attribut héraldique de nos sapeurs-pompiers…
11
Wals : cf. aussi les divers sens de Wal in art. Narval*.
12
Impérialisme : on voit que les Américains (ou leurs financiers) ont eu de bons maîtres !…
7
christianisme… romain (impérial), qui reprit ensuite cette technique à son compte en
aidant les Francs contre les Saxons, les Bretons contre les Francs, les Francs contre les
Wisigoths de Toulouse (…et les Albigeois) :
Màj 15 juin04, vu sur la revue Huginn und Muninn : « Les Celtes et les Vikings ainsi
que les Germains de l'Ouest et les Germains orientaux (récemment nommés "Slaves"
par erreur) sont les descendants du milieu culturel Nordique qui s’était éteint 3.200 ans
plus tôt par suite de catastrophes naturelles (cf. art. r.t Déluges*). » Dagmund/ H&M.
Autres noms tribaux : les Boïens, “les Terribles”. Les Éduens , “les Ardents”. Les
Insubres, “les Farouches”. Les Lingons, “les Bondissants” (cf. les Sauteurs salyens,
prêtres romains). Les Sénons, “les Anciens”. Les Coriosoles qui peuplent le nord de
l’Armorique et le bas du Cotentin mais, aussi, un autre pôle, la Salzkammergut (A).
Les Rédones qui avaient Redon pour capitale. Les Leuques de Lug, peuplent la région
de Toul/Tollum, du Toullois…
13
Maj / courriel Slan@ : « Bro “Pays” en Breton ! Mais aussi PAYS en ancien égyptien bor !
Comme Tabor “le pays haut” soit, la montagne ! Donc, ne pas chercher au loin ce qui ne t’as jamais
quitté : bor e hall le pays des Halles ou la Gande Gaulle ! » ;o)
8
Chez les Irlandais : Morgane (Mori Gena) “Née de l’Océan” (comme Aphrodite, ≈)
règne sur l’île d’Avallon avec ses sept soeurs… Pour les Bretons, les Mari Morgan ha-
bitent des palais sous-marins : Ys14 . Morgane est d’autre part parente de Morrigane,
Morge, Mourgue, de l’allemand Morgen, “matin, aurore”, de la racine Merg qui à
donné Mercure l’étoile du matin (Matutinus), la célèbre Morgenstern…
La mythologie irlandaise est une tardive transcription des plus anciens textes
connus qui datent du Vème siècle EC et sont rédigés en ogamique vieil-irlandais.
Elle fut compilée entre le XIIème et le XVème siècle par des moines irlandais. Cette
tradition médiévale irlandaise (post-évangélique donc) est la seule source de documen-
14
Ys nous fait penser à "isser", surgir –› Atlantis ! Dans le mythe d’Ys, la reine des sirènes s’appe-
lait Ahès. C’est son nom déformé qui se retrouve dans celui des monts d’Arrée, les seuls sommets
d’Armorique à avoir échappé à la Grande Transgression Marine. Ce nom rappelle bien sûr Aéa, Aée-
tès, « l’île Atlantide* des aèdes Arions chantant des aria… » E-D.
9
tation interne (?) au Celtes qui puisse être soumise à l'interprétation des amateurs et
des chercheurs…
« Il s’en faut cependant de beaucoup que l’étude des légendes irlandaises soit
simple, indépendamment de la difficulté d’accès et de compréhension d’une langue
souvent archaïque. Car les transcripteurs, bons chrétiens † s’il en fut, ont vu dans les
récits qu’ils sauvaient ainsi de l’oubli non pas des légendes15 païennes, mais des frag-
ments de l’histoire d’Irlande 16 [[Link]] <– clic! Et cette histoire, comme
celle de toute l’humanité, commence avec Adam (!) et un peu plus tard le déluge* (…)
15
Légendes païennes : nous préférerions écrire, des mythes* païens !
16
Irande : si vous voulez lire maintenant le supplément “L’histoire légendaire de l’Irlande” de Julius
Evola (transmis par <fdes1@[Link] >) Cliquez sur le [[Link]] en bleu dans le texte…
10
« Je voudrais que les pays druidiques comprissent que leur mystère à eux ré-
side dans le gui (cf. art. Arbres* des Dieux) et qu’ils sont eux-mêmes les Tuatha de
Danaan, vivants quoique submergés. » D. H. Lawrence, le Serpent à plumes.
« Ils firent tous sortir les bateaux et après trois jours, trois nuits et trois ans,
Ils abordèrent à la grande et large grève le lundi
De la semaine du début du mois de mai.
Puis ils brûlèrent leur navires et, après ce feu de joie,
Ils s’enveloppèrent d’un nuage pour ne pas être découverts. »
Nous ne citerons pas ici ces “invasions” – qui ne sont peut-être que symboli-
ques*, si ce n’est les deux, ou trois à la fois : mythiques, symboliques et historicisées
(“évhémérisées”)– invasions que l’on verra par ailleurs, si ce n’est pour préciser le
sens du patronyme des mythiques Fir Bolg arrivés avant les Goïdels (900 AEC) et qui
sont bizarrement – et très souvent – appelés "hommes sacs" car Bolg signifie “blague,
petit sac de cuir” et Fir signifie “vrai” (breton gwir et allemand War). Cependant une
autre traduction en ferait les “hommes foudre” (Vertemont), on verra à ce propos le
symbole* de la foudre, de l’intuition, dans l’article de même nom. En effet, dans cette
racine Fir il semble y avoir une parenté de concept avec le feu, en anglais fire, ce qui
ne serait pas étonnant car il y a une parenté des vocables “feu” et “parole” en celto-
germanique et en sanscrit (i.e. en indo-européen*). Remarquons ici que ceci pourrait
expliquer ce rite* de l’Ordalie qui consiste à mettre sa main dans le feu pour montrer
qu'on dit la vérité :
17
Mise à jour du 15 juin. 04 proposée par fds1@ : « Les Thuatha dé Danann sont les pères
fondateurs de la civilisation celtique, les fameux rois à tête de dragon. On les décrit comme des êtres
de haute stature, la peau légèrement bleutée ˆ sans doute pour évoquer leur patrie d'origine, le pur
paysage du pôle, avec ses glaces, ses brouillards et sa lumière. » Jean-Paul Bourre, Secrets et magie
de l'histoire de France, 1995.
11
Les fils de Milé sont les Gaëls (Markale). Oengus “choix unique” est Angus
mac Oc, “le jeune fils”, le Dieu-Fils ou Apollon/ Balder.
Kymry : le pays de Galles. Les Gallois sont pour les Brittoniques anglais des Welsh.
Kymry (C( )immériens) signifie (évidemment) “compatriotes” pour les Gallois/ Welsh
mais, pour eux seuls !
“Les Manx habitent l’Île de Man et parlent le manxois”… ce que les Écossais tradui-
sent en français par : “les Mannois parlent le mannois” : Allez vous y reconnaître !
*********
Màj 15 juin 04 : …Car, sans doute conviendait-il mieux de parler de zones de lan-
gues celtiques, ce que précise cette carte issue du site écossais <Fàilte> le 29 janv 04 :
Le tableau ci-dessous illustre les différences et les similarités entre les 2 groupes
Q Celtic & P Celtic
Gaèlic écos - Gaeilge irland -Mannois - Gall - Cornouaill - Breton - Français
ceann ceann kione pen pen penn tête
Càisg Caisc Caisht Pasg Pask Pask Pâques
bàrd bard bardagh bardd barth barzh poète
trì tri tree tri, tair try, tyr tri, teir trois
En dépit de ces variations linguistiques, les six nations celtes éprouvent un inté-
rêt grandissant les unes pour les autres et elles sont en contact permanent pour
s’échanger leurs idées. La musique a été une ‘langue commune’ particulièrement puis-
sante et la musique celtique a fait son entrée sur la scène mondiale.
*********
Màj 18 juin 04 : «Les langues celtiques font partie des langues indo-européennes*.
Elles sont apparues aux environ de 2300 av JC, quelque part entre les Balkans et la
mer Noire. Vers 300 av JC, elles étaient parlées en Gaule, en Irlande, en Espagne, en
Italie du Nord, en Europe centrale et dans les Balkans. Il y existe trois grandes bran-
ches dans la langue celtique :
- La troisième langue est le picte, langue qui reste énigmatique et qui n'est pas celtique
pour certains. Nous connaissons cette langue surtout grâce à des inscriptions sur les
pierres où l'on reconnaît des éléments celtiques. Les Pictes occupèrent l'Ecosse au
nord de l'isthme Forth-Clyde. Cette langue n'est plus parlée.
Il existe aussi le cornique (Cornouaille) et le manxois (île de Man) qui sont aujourd'hui
pratiquement éteints, même si certains essaient de leur redonner vie.
Toutes ces langues connaissent la mutation consonantique : certaines consonnes
initiales de mots peuvent se transformer sous l'action du mot qui précède, par exemple,
un b ou un m peuvent se transformer en v, ainsi "mille" devient "vil" dans "daou vil"
(deux mille).
L'écriture : On a l'habitude de dire que les Gaulois n'avaient pas d'écriture car les
druides en auraient interdit l'usage. Il est exact que les Celtes ne développèrent pas
d'alphabet mais ils utilisèrent quand même l'écriture en transcrivant leur langue à l'aide
d'alphabets étrangers. Les druides eux-mêmes utilisèrent l'écriture dans le domaine
profane (il n'était pas permis de transcrire les textes sacrés). On possède cependant peu
de textes écrits par les Gaulois, les tablettes de cire (périssables) ont disparu et il ne
nous reste que les supports non périssables : le métal, la céramique, la pierre. Sur le
continent, seules quelques régions ont connu une épigraphie (inscriptions sur des pier-
res) indigène en langue celtique. Ce sont la Gaule cisalpine et transalpine (gaulois), la
Castille (celtibère), et la région des Lacs en Italie du Nord (lépontique). Les inscrip-
tions celtiques ont utilisé un alphabet d’emprunt, plus ou moins adapté: l’alphabet ibère
en Celtibérie (à partir de 300 av JC env), l’alphabet étrusque pour le lépontique (au
même moment) et les alphabets grec et latin pour le gaulois (du IIIème s av JC. au
IIIème s ap JC). Peu de textes possèdent des phrases entières, il s'agit le plus souvent
de noms de personnes, de dieux ou de peuples. Mais nous ne pouvons interpréter de
façon sûre les documents exceptionnellement longs, comme le Bronze celtibère de Bo-
torrita (trouvé en 1971), la Tablette gauloise de Chamalières ou celle de L’Hospitalet
du Larzac. L’interprétation de ces documents repose largement sur des hypothèses
comparatives, appuyées soit sur les autres dialectes indo-européens, soit sur les langues
celtiques insulaires qui, elles, sont beaucoup mieux connues.
Musée de Clermont-Ferrand : La tablette de Chamalières (6 cm x 4 cm) : ins-
criptions gauloises en cursive latine, provenant du sanctuaire de Chamalières (Puy-de-
Dôme). Elle est après le calendrier de Coligny (cf. infra), le texte gaulois le plus long
que nous connaissions (336 lettres sur 12 lignes). Le texte concerne sans doute une
opération magique, des invocations. Début du Ier siècle ap JC.
Le calendrier gaulois provenant de Coligny (Ain) est gravé en capitales latines
sur une plaque de bronze de 13 cm sur 20 cm, il date du IIème siècle ap JC et com-
portait initialement 2000 lignes. Ce texte rédigé en langue gauloise résiste encore à
toute traduction intégrale. Le calendrier est divisé en mois lunaires comportant alterna-
tivement 29 et 30 jours (le mois lunaire est de 29 jours et demi). La correspondance
14
avec le calendrier solaire était assurée par l'ajout de deux mois revenant à des périodes
différentes afin que les 2 calendriers se rejoignent au bout de 30 ans. Un mot revient
souvent "Atenoux", il semble désigner la pleine lune. Des indications journalières
"Matu" et "Anmatu" indiquent les jours fastes et néfastes. Ce calendrier témoigne des
connaissances astrologiques des druides, sa complexité suppose une élaboration pluri-
séculaire, il prouve aussi le maintien des traditions gauloises après la conquête romaine.
*********
Le breton aujourd'hui : L'actuel breton est apporté en Bretagne par des populations
venues d'Angleterre entre le Vème et le Xème siècle ap JC. Au IXème siècle, il est par-
lé jusqu'à Rennes ; mais il est ensuite repoussé vers l'ouest, sur une ligne allant de
Paimpol à Vannes. Au XIXème siècle, le romantisme suscite un mouvement de renou-
veau auquel le Recueil de poèmes bretons Barzaz-Breiz (1849) du vicomte de La Ville-
marqué (1815-1895) donne une impulsion décisive.
Le breton est parlé aujourd'hui par deux groupes de locuteurs : les personnes
âgées des zones rurales, et une minorité instruite de quelques dizaines de milliers de
personnes qui lutte pour son maintien et sa normalisation. Au total, il est compris par
environ 650 000 personnes et parlé par 250 000. On distingue traditionnellement qua-
tre variétés de breton, qui correspondent aux divisions ecclésiastiques et féodales de la
15
basse Bretagne : le cornouaillais, dans le sud du Finistère, une partie des Côtes-
d'Armor et du Morbihan ; le trégorrois, dans les Côtes-d'Armor ; le léonard, au nord
du Finistère ; le vannetais, autour de Vannes. Le vannetais se distingue des trois pre-
miers par sa prononciation (l'accent porte sur la dernière syllabe et non sur l'avant-
dernière), sa grammaire et son vocabulaire. Cette fragmentation linguistique est l'un
des principaux obstacles à l'adoption d'une orthographe commune. »» Bradu.
Sur le site de Mr Bradu vous pourrez aussi lire un article sur les Indo-Euro-
péens*, Les Celtes, L'histoire des Celtes, La religion des Celtes, La religion gallo-ro-
maine, La mythologie, L'art celte, L'art gallo-romain, La femme celte…
*********
Màj 18 juin 04 : Voulez vous lire maintenant l’intéressant article de J-L Brunaux :
Les religions gauloises (Éd. Errance, 2000) vu sur les Nouvelles de Clio ?
Ciquez sur le bouton [[Link]] et retour dans notre article…
*********
Totems
Ces Brittoniques (-500) et ces Goïdéliques18 se singularisent par leurs “totems”,
les Nord-Européens descendant de nymphes-arbres et les méditerranéens descendant
d’animaux. Mais, bien souvent, le nom est le même et l’on peut donc se poser des
18
Brittoniques : Peuples atlant(iqu)es du Nord (Maglemosiens, Frisons et Arhmani de la Forêt,
Baltes, Gothiques du Gotland) qui associent leurs connaissances astronomiques d’observation prati-
que et leurs connaissances symboliques, “spirituelles”. Ces grandes structures ont peut-être subsisté
dans les subdivisions relatives et assez tardives chez nous des langues d’Oc et d’Oïl, qui reproduisi-
rent les subdivisions linguistiques du “Gaulois” proprement dit et du “Belgique”…
Goïdels : Peuples atlant(iqu)es du Sud (Bretons, Saintons, Languedociens-Basques).
« Érémon, “esprit noble”, était le premier roi mythique des Goïdels après leur arrivée en Irlande. Ce
nom est apparenté à Irmin et à l’indo-iranien Aryaman. » Jean Vertemont, Dictionnaire des mytholo-
gies indo-européennes, Faits et Documents 1997.
Départager les Brittons des Goïdels ne semble donc pas facile : soit les Goïdels venaient du Pont,
soit ils en re-venaient après “la scission spirituelle de Rama en Irlande” !
16
questions : eburo, l’if des goïdéliques est ébur le sanglier19 chez les Germains (lequel
est aper chez les Latins). Ces populations parentes s’étaient séparé un millénaire aupa-
ravant devant la Grande Transgression Marine de l’Europe du nord du XIIIe s.
semble-t-il, et ne se sont retrouvés qu’après de grands mouvements tournants…
sans compter la séparation antérieure lors de l’inondation maritime de la Mer Noire
(cf. notre art. Déluges*)…
Valeurs* :
« Il est impossible, dans tous les textes d’origine celtique prouvés, de décou-
vrir une référence à la logique binaire (dualiste) et, partant, au manichéisme latent
chez les Méditerranéens. Les Celtes n’avait pas la notion classique du bien et du
mal, de la nuit et du jour, du haut et du bas. Chez eux tout était, non pas confondu,
mais indifférencié (un tout !)n . Le mal n’existait pas en tant que tel, ni le bien :
c’était les hommes qui faisaient incliner la vie vers le bien et le mal. Il n’y avait
donc pas d’absolu… leur but n’était pas le Vrai mais le Réel… Chaque être, cha-
que chose est un paradoxe. Sans contradiction il ne peut y avoir d’existence… Il
ne peut y avoir de péché au sens manichéen du terme, et par conséquent au sens
chrétien. d’où l’opposition du moine breton Pélage (!)n et de saint Augustin au sujet
du libre arbitre : l’homme par sa simple volonté pouvait choisir le bien ou le
mal… C’est toute la philosophie celtique qui est en cause ici… Il n’y a ni vérité ni
mensonge dans l’île d’Avallon : c’est parce qu’à partir d’un certain niveau de pen-
sée, on se rend compte que la vérité* et le mensonge ne sont que le résultat d’un so-
phisme… Les Celtes ont vu leurs dieux, ils ne les ont pas expliqués. » Jean Markale,
in L’Europe Païenne, Seghers.
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Ébur : on ne peut donc qu’être surpris par la haine que manifestent les Ébro/ Hébreux (cf. infra)
envers le sanglier Ébur de la vallée de l’Hébron, totem dun tiers (au moins) de leurs propres ancêtres.
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Aquitaine : « Couvrant l’ensemble du bassin de la Garonne, la région que gouverne Eudes est
connue des Romains sous le nom d’Aquitaine (Aquitania ou pays des eaux, en raison de ses nom-
breuses rivières descendant des Pyrénées). Sa population est plus proche des Basques* ou des Ibères
d’Espagne que des Gaulois - ou Celtes - du nord de la Loire. Le géographe romain Strabon, contem-
porain d’Auguste, écrit des Aquitains qu’ils «constituent un peuple totalement à part, non seulement
du fait de la langue mais aussi de l’apparence physique, et ressemblent plutôt aux Ibères qu’aux
Gaulois. » Clio ? Màj 15 juin 04.
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« La sagesse des druides* sut rendre nos ancêtres insouciants, libres et joyeux.
Le bien et le mal, selon les normes humaines, étant des concepts étrangers à la
nature, les Celtes ignoraient toute notion de péché, de karma, de punition ou de ré-
compense à recevoir dans l’Autre Monde. Malgré l’absence de ces freins théologiques,
ils se conduisaient d’une manière qui suscitait l’admiration de leurs contemporains.
Leurs défauts caractéristiques, vantardise, indiscipline, intempérance, semblaient véniels
en comparaison de leurs incontestables qualités morales : honnêteté, loyauté, sens de
l’honneur. » Raimonde Reznikov, Les Celtes et le Druidisme, Dangles, 1994.
Ainsi donc, chez les Celtes, l’absence de dualité se conjugue avec l’absence de
supériorité des sexes. “Les femmes y pouvaient accéder à la royauté à défaut de lignée
mâle“. Les Romains avaient bien remarqué ce trait d’égalité des sexes chez les Celtes
de même, d’ailleurs, que chez leurs cousins… germains* ! Ils avaient remarqué leurs
vertus aussi : “Chez les Celtes, le péché de chair n’existe pas !”, c’est à dire le concept
de péché appliqué à l’amour !…
Un symbole* qui semble avoir de l’importance pour eux figure sur un Rhyton
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Monisme : « Doctrine druidique qui n’induit pas la séparation entre le corps et l’esprit, donc ap-
posée au dualisme d’Aristote ; les Druides ne conçoivent pas cette distinction entre le Réel et
l’Imaginaire. » J.-P. Persigout.
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Holisme. Étymologie : du grec holôn, “tout”. Les mots anglais holy, saint ; hale, robuste ; whole
entier ; et allemand heillig d’où Héligoland “le Pays sacré” (l’Atlantide* boréenne) dérivent tous de la
même racine indo-européenne *kailo “entier, intact, de bon augure”. Il est intéressant de remarquer
que le concept germanique de sacré* (cf.) est identique à celui contenu dans le terme holiste, c’est à
dire l’intégrité, l’intégralité et l’unité de tout domaine, en vue d’accéder au bien-être.
Pour faire très court, disons que ce concept pose que la vie, le monde, est un tout dans sa diversité,
chaque partie étant liée aux autres. Cela nous impose d’être méfiant devant les méthodes dichotomi-
ques qui entraînent immanquablement un réductionnisme conceptuel. Ce holisme implique le droit à
– et le respect de – la différence et c’est bien le contraire d’un unicisme forcément réducteur. et en fin
de compte, totalitaire (cf. aussi art. Multivers*)…
On comprend mieux alors le nom de Wotan* : Alfadir, Alfödr “Tout, père de Tout”. Chez les Celtes
c’est Ol, Ollérus proche du Nordique Ullr/ Ollerus, et chez les Basque Olenzaro… (cf. aussi la racine
Alu in art. Sacré*). L’adjectif gaulois olios signifie “tout” et le pronom correspondant est ollos .
Cependant, pour L. Dumont (Essai sur l’individualisme, Seuil, 1983) c’est : « une idéologie qui
valorise la totalité sociale et néglige ou subordonne l’individu humain. » Ce qui me semble fort ré-
ducteur par rapport à l’énoncé précédent. C’est d’ailleurs toujours le même problème : un mot vaut
toujours plus, il est toujours plus “ouvert” que le réductionnisme issu du “système” (…isme) qui pré-
tend s’en inspirer !…
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L’harmonie est un équilibre plus ou moins fragile, sans cesse remis en cause mais sans cesse re-
construit… volontairement. Il n’y a pas d’harmonie dans un chaos de pierre ou une forêt vierge, mais
elle apparaît dans la terre jardinée, aménagée. L’harmonie est un besoin de l’homme qui trouve son
plaisir dans le visage de l’aimée ou d’un enfant, dans la palette de l’arc en ciel Bifrost, dans le glou-
glou de la fontaine Font, dans le goût du fruit Pièris et l’odeur des fleurs de pommiers… C’est pour
cela qu’il “euphémise” la nature chaotique et qu’il “projette” sans cesse ses désirs d’où le “progrès” !
Sans son action permanente, la nature – et la société – retournent au chaos. D’où la sensation de
malheur ressentie par les gens “bien-nés” qui, comme Balder “ne peuvent vivre dans un monde
imparfait !”…
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Enseignement :
Les druides (cf. infra) pratiquaient dans leur enseignement initiatique* une écri-
ture* sacrée*, de type runique donc astronomique et philosophique puis, après son in-
terdiction par les Romains et ensuite par l’Église*, une graphie secrète sur bâtonnets,
l’Ogham (dérivant probablement du système des Runes* liées).
Pour leurs généalogies, leurs poèmes épiques, leurs lois, ils apprenaient tout par
cœur. C’est une des raisons de l’absence de documents écrits, l’autre étant les destruc-
tions massives de documents par les Romains, puis les Chrétiens leurs dignes héritiers
en auto da fé…
« Les Celtes, profondément religieux, venaient s’instruire en grand nombre au-
près de leur druides. Ceux-ci, des savants, leur déconseillaient formellement l’édifica-
tion de temples* et la représentation anthropomorphique des Dieux*, véritable blas-
phème, outrage à la divinité, susceptible de surcroît de conduire à l’idolâtrie.
« C’est pourquoi aucune statuaire religieuse celtique vit le jour avant la con-
quête romaine. Un tabou, comparable à celui de l’écriture, a interdit de suggérer, par
une image forcément impropre ou grotesque, un aspect quelconque de notions pure-
ment abstraites.
« On sait, par un témoignage d’Hérodote, que dans un même esprit les Pélas-
ges n’invoquaient primitivement les Dieux que collectivement, “sans désigner aucun
d’entre eux par un qualificatif ou un nom personnel ; car ils n’avaient encore rien en-
tendu de pareil. » Raimonde Reznikov, op. cit.
La peur de la chute du ciel ? Maj 15 juin 04, vu sur La Terre bombardée 98,
§ 19, l’excellent livre de M-A Combes (en ligne) : « L'impact de Köfels est l'un des ja-
lons les plus reculés qui permettaient aux auteurs de l'Antiquité d'affirmer que la chute
du ciel est cyclique. Cette collision probable remonte à –6500, et bien que la vallée de
l'Ötztal n'ait sans doute été qu'assez peu peuplée à cette époque, il est probable qu'elle
a été observée dans toute l'Europe centrale. La boule de feu avant l'impact a dû être
formidablement brillante, aveuglante même, et les populations ont dû croire que le So-
leil (ou un soleil) tombait sur la Terre. On peut donc penser que ce cataclysme a eu,
avec d'autres non identifiés encore avec précision, des répercussions sur la mise en
place de concepts religieux, sur la croyance en l'effondrement de la voûte céleste, et
sur cette peur panique qu'avaient les Anciens que le ciel leur tombe sur la tête. »
LES CELTES
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LES DRUIDES
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