Optimum: La Culture Générale
Optimum: La Culture Générale
La Culture
livrer ces clés de la réussite, tout en souhaitant donner le goût de
poursuivre sur le chemin de la connaissance.
Boîte à outils pédagogique, l’ouvrage propose une méthodologie
détaillée qui explique sans détour les présupposés de l’épreuve
de culture générale, les qualités à réunir et la démarche à suivre.
générale
Douze thèmes centraux, qui vont, entre autres, des nouvelles
formes de démocratie à la crise de la notion d’intellectuel en
passant par l’analyse des médias et l’évolution du modèle
français, sont ensuite explicités sous une forme problématisée. Ils
intègrent les derniers développements de l’actualité et sont suivis
d’une bibliographie sélective. De nombreux extraits d’œuvres
aux concours
et focus thématiques illustrent le propos. Enfin, des dissertations
et commentaires de texte, ainsi que des plans détaillés, aident
à mieux cerner la nature exacte de l’épreuve de « culture g. ».
Le tout permet au lecteur de se familiariser avec les œuvres
classiques d’histoire des idées et de philosophie politique, mais
aussi de mobiliser les données les plus essentielles du droit, de la
science administrative, de l’économie et de la sociologie. ✓ Méthodologie
✓ 12 thèmes traités
✓ Sujets types corrigés
E. Auber
A. Blanc-Jeanjean
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PTIMUM
Collection dirigée par Fabien Fichaux
La Culture générale
aux concours
Emmanuel Auber
Administrateur territorial
Maître de conférences à Sciences Po
Alexandra Blanc-Jeanjean
Administratrice civile
Membre de jurys de concours
www.editions-ellipses.fr
La culture générale est une matière très française qui renvoie aux humanités clas-
siques. Jusqu’aux Lumières, les bases en étaient la littérature, le grec et le latin. Les
Encyclopédistes y ont ajouté les sciences et la technologie. Pour Cicéron dans De
Oratore, cette culture humaniste aide les enfants à devenir des hommes capables de
lire le monde en portant sur lui un regard critique et distancié. En d’autres termes, la
culture générale permet d’atteindre le statut d’« honnête homme », pour reprendre
une expression du XVIIe siècle. Plus que jamais, l’honnête homme du XXIe siècle doit
parvenir à s’orienter dans un savoir devenu gigantesque et un monde en perpétuelle
mutation.
La culture générale suscite la polémique. Certains la voient comme un paradis perdu,
d’autres comme un marqueur de la reproduction sociale des élites, d’autres encore
comme une terre promise.
Pour les nostalgiques, comme le philosophe américain Allan Bloom dans L’âme
désarmée. Essai sur le déclin de la culture générale (1987), l’égalité moderne est porteuse
d’une grave crise de l’autorité, en particulier de l’autorité pédagogique jadis incarnée
par la figure tutélaire du « hussard noir », cet instituteur qui « institue » précisément
l’humanité en l’homme par son enseignement. La lame de fond démocratique aurait
fait disparaître l’indispensable hiérarchie entre les connaissances, la haute culture
classique étant rabaissée au niveau de la culture de masse. Sous un abord quelque
peu méprisant, cette approche a été exposée sans ambages par George Steiner dans
Barbarie de l’ignorance : « La culture est une chose très élitaire. Goethe dit : “La vérité
appartient à très peu”. Il s’avère que sur cette planète, 99 % des êtres humains, et
c’est leur plein droit, préfèrent la télévision la plus idiote, la loterie, le Tour de France,
le football, le bingo à Eschyle et à Platon […]. L’animal humain est très paresseux,
probablement très primitif dans ses goûts et, la culture, elle est exigeante, elle est
cruelle par le travail qu’elle demande : apprendre une langue, apprendre à résoudre
une fonction non elliptique, ce n’est pas drôle du tout, c’est à la sueur de l’âme que
ces choses-là s’apprennent, et la plupart des gens disent : “Mais pourquoi ? Qu’est-ce
que ça m’apporte ?” ».
D’autres perçoivent la culture générale comme un des éléments de la stratégie de
reproduction sociale des élites. Cette critique est née dès la Révolution française, les
plus radicaux estimant que les humanités faisaient le jeu de l’Ancien Régime. Pour
le sociologue Pierre Bourdieu, la culture générale, comme les langues étrangères
SUR LE FOND
On peut estimer que la culture à mobiliser pour l’épreuve de culture générale est
la « culture occidentale » de l’après XVIIIe siècle, mais sans négliger les références à
l’Antiquité, voire à l’héritage biblique.
Le mouvement général des idées et l’histoire raisonnée sont à la base de cette épreuve
qui est, par excellence, l’épreuve pluridisciplinaire. Elle demande de mobiliser les
données essentielles de la philosophie politique, de la littérature, des beaux-arts, du
droit, de la sociologie, de l’économie, etc. En s’appuyant sur ces disciplines, l’objectif
est de parvenir à mettre en perspective les débats contemporains auxquels doivent
être rendues leurs justes proportions, de dégager les ressorts profonds de la question
soulevée par l’intitulé du sujet en dépassant les querelles du moment. Pour ce faire,
il importe de se mettre, non pas en position de photographe, mais de cinéaste dans
l’action. Pour autant, il n’est pas demandé au candidat d’apporter une réponse à
une question qui, souvent, se pose depuis les siècles des siècles. Il lui est demandé
d’analyser le problème le plus clairement possible par un raisonnement robuste
et logique, sans faire preuve d’originalité – il est beaucoup plus « payant » d’être
politiquement correct qu’iconoclaste, quitte à rappeler des choses évidentes.
La copie doit être une démonstration convaincante s’appuyant sur une argumen-
tation actualisée. Autrement dit, la copie ne doit pas pouvoir avoir été rédigée il y
a dix ans… Il ne faut surtout pas se contenter d’« affirmer ». Il faut être capable de
saisir le sujet dans toute son ampleur, tout en montrant que vous en percevez
les limites. Pour pouvoir démontrer et présenter un raisonnement clair, rien ne
sert de juxtaposer des analyses ; il convient plutôt de les articuler en formulant, si
nécessaire, un jugement en réponse au sujet. Le correcteur doit voir immédiate-
ment que le candidat a saisi la profondeur du sujet posé et sait raisonner. La copie
doit faire transparaître vos choix à travers une réflexion personnelle. En d’autres
termes, le candidat doit être capable de s’engager et d’« apparaître » dans la copie.
Il ne s’agit pas de rester spectateur du problème, mais de faire des choix explicites
et argumentés en disant, par exemple, que le sujet pose « tel ou tel problème » et
qu’« il existe telle ou telle solution » mais que, « pour telle ou telle raison », on préfère
« choisir telle ou telle piste », « conclure de telle ou telle manière »…
Un autre pré-requis est de répondre au sujet tel qu’il est posé, non à un sujet proche
que vous maîtriseriez mieux. Il faut donc accepter de se soumettre au sujet, sans
aménager la question. Par ailleurs, le sujet doit être entièrement traité : tous les aspects
SUR LA FORME
L’objectif est d’écrire une copie démontrant un point de vue tout en étant claire
dans sa construction, simple dans l’expression et nourrie de références précises.
Pour éviter l’ennui du correcteur et parce que son temps de correction est limité, la
copie ne doit pas être trop longue : cinq à six pages selon l’écriture.
Comme tout ce que vous avancez doit être étayé pour ne pas paraître péremptoire
I. Méthodologie
– notamment les citations, qui devront être courtes – il ne faut jamais être allusif
mais « expliciter l’implicite », car le lecteur n’est pas supposé avoir exactement les
mêmes références que vous, ni partager a priori votre point de vue.
La capacité à hiérarchiser les enjeux est l’un des critères de sélection aux concours.
Si vous souhaitez développer plusieurs idées, faites des typologies (non des listes),
qui donnent le sentiment d’une pensée structurée. Il ne faut pas hésiter à opérer
des rapprochements, parfois hardis mais cohérents, entre les notions. Tentez aussi
8
d’utiliser les « expressions clés » reliées au sujet. Sur le sujet : « Les idées ont-elles
des frontières ? », il est par exemple approprié d’utiliser l’expression « libre circulation
des idées »…
Le but de la copie n’étant pas de rechercher l’exhaustivité ou la vérité mais de
convaincre, le style doit donner le tempo. On doit bannir la sophistication, ne pas
être familier, ampoulé ou jargonneux, c’est-à-dire utiliser des expressions réservées à
des spécialistes (« déconstruire », « néo-libéral »…), ni « journalistique » (ne pas dire
« Paris » au lieu de « la France », ne pas qualifier les individus sur un mode familier du
type : « l’excellent ministre de l’éducation nationale… »). Autant la réflexion doit être
« personnelle », autant le style doit être alerte tout en restant impersonnel, neutre,
sérieux, objectif et direct pour ne pas égarer le correcteur. Les phrases doivent être
courtes pour que la copie soit aérée et fluide. Le correcteur valorise plus la clarté
que la complexité des idées exposées, ce qui n’empêche que le vocabulaire doit
demeurer relativement riche, car c’est aussi sur votre maîtrise de la langue fran-
çaise que vous êtes jugé. Le « créneau » stylistique est plus Mauriac ou Hemingway
que Proust ou Chateaubriand. C’est aussi dire que le style doit être proche du style
« administratif » des rapports du Conseil d’État ou de la Cour des comptes ou, mieux,
du Code civil. Il ne faut donc pas multiplier les parenthèses, points-virgules, « etc. »
1. Conseils généraux
ce livre ne vient pas d’une fiche de lecture survolée à la hâte quelques heures plus
tôt. Pour cela, il est bon de rappeler le titre, la date de publication de l’œuvre, voire
de reprendre certaines expressions de l’auteur. Il est aussi bon de faire alterner les
références factuelles et théoriques, d’opérer un juste dosage entre les éléments
concrets et les considérations conceptuelles.
LE TRAVAIL AU BROUILLON 9
Pour répondre de façon structurée au sujet, un plan détaillé doit être rédigé au
brouillon. Plus le plan élaboré sera détaillé, plus le traitement du sujet sera rapide
et aisé. Le plan doit être une démonstration qui progresse entre les points cardinaux
du sujet. Dans la quasi-totalité des sujets posés, choisir de bâtir un plan selon une
logique historique est une bonne option.
Pour construire le plan au brouillon, il faut réussir à dégager les grands enjeux ou
axes du sujet. Pour ce faire, vous devez au préalable bien lire le sujet pour pouvoir
donner un sens à chacun de ses termes. Par exemple : le « fait religieux », ce n’est pas
« la religion ». Les termes du sujet devront, si possible, figurer dans l’introduction
et dans les titres. Pour la construction du plan puis dans la rédaction, il faut partir
des termes du sujet et avoir le souci de rester dans le périmètre du sujet (ne pas
patrouiller aux frontières) en adaptant votre réponse au sujet exact. En d’autres
termes, le « plan-type » est à bannir. Par exemple, le sujet « Les femmes en France »
est différent de « La condition féminine aujourd’hui ». Il convient, pour ce faire, de
bien identifier la question sous-jacente et le centre de gravité du sujet : un sujet
qui porte sur la démocratie représentative n’est pas un sujet sur la notion de « démo-
I. Identification du problème
Sur le sujet : « La famille aujourd’hui », on peut par exemple rédiger ces sous-parties :
Dans les sociétés industrialisées, la famille est conçue comme la première des insti-
tutions sociales qui rend possible la vie en société en assurant la survie des enfants
et en leur permettant de faire l’apprentissage de l’autorité (I-A) ; La famille, l’individu
et la société entretiennent des rapports plus complexes et ambigus que ce qui vient
d’être dit : si la famille détermine la société, l’inverse est aussi vrai (I-B) / Ce qui précède
1. Conseils généraux
explique la tentation des autorités publiques (Églises puis États) à intervenir dans
l’organisation et le fonctionnement des familles avec une tendance croissante : la
concentration des familles autour du couple et des enfants (II-A) ; L’éclatement et la
diversité des familles obligent à repenser les rapports entre la famille, l’individu et la
société afin de combler l’écart entre une représentation encore marquée par l’idée
d’un modèle unique et une réalité désormais multiple (II-B).
11
EA
INTRODUCTION
DÉVELOPPEMENT
de se forger des « briques de base » toutes prêtes, mobilisables sur plusieurs sujets
connexes. Les typologies sont utiles pour la construction des paragraphes au niveau le
plus fin du plan (I-A-1-a). L’utilisation de typologies est moins recommandée pour les
parties ou sous-parties. En particulier, il convient de bannir les distinctions du genre
I) Pour les colonisateurs, la colonisation a eu des avantages… ; II) Pour les colonisés,
la colonisation a eu des inconvénients. Il faut plutôt englober cette distinction pour
la dépasser : I) La colonisation, expression de la suprématie européenne, a conduit
14 à une interdépendance croissante au sein des Empires coloniaux ; II) La rupture née
du désir d’indépendance a laissé subsister une communauté d’intérêt qui n’est pas
dénuée d’ambiguïté. Pour ajouter de la clarté à la rédaction, utilisez, en les variant,
des mots-pivots : Tout d’abord, ensuite, enfin / D’une part, d’autre part / En premier
lieu, en second lieu / Toutefois…
Les titres des différentes sections (parties, sous-parties, sous-sous-parties) doivent
apparaître clairement dans la copie sans le numéro de la partie et sans souligner.
Pour montrer une césure, il convient donc de sauter une ou deux lignes entre les
titres, qui doivent être rédigés sous forme de phrase avec un verbe pour ne pas
hacher la copie. Entre l’introduction, le développement, la conclusion (voire entre
les I. et II. du développement), de petites étoiles peuvent être utilisées (cf. disserta-
tions corrigées). Pour donner du relief à la copie, il est recommandé, en déroulant
les titres, de moduler leur rédaction en fonction de leur niveau (I ; A ; 1), par exemple
de la façon suivante sur le sujet « Trahir le Prince » :
Tandis que, dans les sociétés holistes, trahir le Prince débouchait sur la punition
arbitraire, la modernité a fait de cette trahison un impératif de dernier ressort (I).
Dans les sociétés antiques, la rupture de l’allégeance prioritaire exigée par le
Prince entraînait la punition automatique du contrevenant ou son exclusion
du groupe social (I.A). La modernité a opéré un changement de paradigme : en
Si le sujet est une question qui appelle une réponse, il ne faut pas se défiler : la copie
devra répondre à la question après une argumentation circonstanciée. Répondre
signifie faire un bilan positif ou négatif : quel facteur l’emporte, quelle partie a gagné
aujourd’hui… ? Si vous choisissez de faire des propositions en dernière partie,
expliquez ce qui s’est déjà fait en la matière pour ensuite dire s’il convient d’aller plus
CONCLUSION
La conclusion, qui doit être brève (dix à quinze lignes), est la reprise des éléments
du développement sous la forme d’un bilan qui doit témoigner d’un gain net par
rapport à l’introduction. Si le correcteur ne lisait que l’introduction et la conclusion, 15
il devrait avoir l’impression que vous avez correctement répondu au sujet.
La conclusion comprend trois étapes : un résumé de la principale argumentation de
la copie, l’insistance sur une nuance capitale, l’ouverture sur l’avenir à partir d’un
lieu commun suffisamment admis (la nécessité d’un retour du politique, l’importance
de la capacité à créer du nouveau…). Pour entamer la conclusion, il peut être utile
de partir du II-A, qui est déjà un début de réponse conclusive.
■■■
EA
Lancée avec fracas par Charles Perrault au XVIIe siècle, la « querelle des Anciens et des
Modernes » remet en cause l’autorité des modèles hérités de l’Antiquité. La modernité,
dont se revendiquent ceux qui souhaitent rompre avec la tradition dans les domaines de
l’art, de la science et de la politique, ouvre un âge à la fois critique et créatif. On explore
alors diverses pistes de salut pour l’humanité, à la fois dans des théories du bonheur
(industrialisme, utopie, matérialisme marxiste) et du malheur (anarchisme, tragédie
nietzschéenne), sous la vigilance permanente de la pensée libérale.
Au XVIIe siècle, la « querelle des Anciens et des Modernes » agita fortement les cercles
de l’art et de la littérature. D’un côté, les Anciens, menés par Boileau, prônaient
l’imitation des canons de l’art antique gréco-romain considéré comme un aboutis-
sement. De l’autre côté, les Modernes, menés par Perrault, défendaient l’innovation
artistique et un art adapté à l’époque.
C’est la période de la Renaissance qui fixe le vocable « ancien », lequel désigne alors
la culture gréco-latine païenne. La Renaissance privilégie cette culture et l’érige en
modèle. Le moderne n’est valorisé qu’à la stricte condition d’imiter son antonyme,
l’ancien. Vivant dans un univers contemplatif, les Anciens pensaient un monde
ordonné, objectivement agencé par le créateur. Dans le schéma platonicien, l’homme
ne découvre le monde que par la déduction et l’approfondissement de ses connais-
sances. Pour Aristote, le « monde sublunaire », espace des péchés, cohabite avec le
« monde des fixes », espace de la perfection intangible.
Selon Hegel, les temps modernes ont trois scansions : la découverte de l’Amérique
(le « nouveau monde ») par Christophe Colomb en 1492, la Renaissance du XIVe
au XVIe siècles, la Réforme protestante au XVIe siècle. En tout état de cause, c’est au
XVIIe siècle que la bataille des Modernes débute, à l’initiative de l’homme de lettres
Charles Perrault qui accorde aux Modernes le bénéfice de l’accumulation historique
des connaissances et des expériences. Perrault commence par rompre avec la tradi-
tion en s’essayant à un genre littéraire nouveau, le conte, et annonce son entreprise
par ces vers : « Je vois les Anciens sans plier les genoux / Ils sont grands, il est vrai,
mais hommes comme nous ». Plus tard, les Modernes feront du respect des droits
de l’individu leur revendication première. Comme le synthétise Benjamin Constant
dans son discours de 1819 prononcé à l’Athénée à Paris, De la liberté des Anciens
comparée à celle des Modernes, la liberté pour les Modernes consiste à pouvoir jouir
des libertés publiques, en particulier des libertés individuelles (« J’ai défendu quarante
« Les lois, dans la signification la plus étendue, sont les rapports nécessaires qui
dérivent de la nature des choses ; et, dans ce sens, tous les êtres ont leurs lois,
la divinité a ses lois, le monde matériel a ses lois, les intelligences supérieures
à l’homme ont leurs lois, les bêtes ont leurs lois, l’homme a ses lois.
Ceux qui ont dit qu’une fatalité aveugle a produit tous les effets que nous
voyons dans le monde, ont dit une grande absurdité : car quelle plus grande
absurdité qu’une fatalité aveugle qui aurait produit des êtres intelligents ?
Il y a donc une raison primitive ; et les lois sont les rapports qui se trouvent
entre elle et les différents êtres, et les rapports de ces divers êtres entre eux. […]
L’homme, comme être physique, est, ainsi que les autres corps, gouverné par
des lois invariables. Comme être intelligent, il viole sans cesse les lois que Dieu
a établies, et change celles qu’il établit lui-même. Il faut qu’il se conduise ; et
cependant il est un être borné : il est sujet à l’ignorance et à l’erreur, comme
toutes les intelligences finies ; les faibles connaissances qu’il a, il les perd
encore. Comme créature sensible, il devient sujet à mille passions. Un tel être
pouvait à tous les instants oublier son créateur ; Dieu l’a rappelé à lui par les
lois de la religion. Un tel être pouvait à tous les instants s’oublier lui-même ; les
La Culture
livrer ces clés de la réussite, tout en souhaitant donner le goût de
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Boîte à outils pédagogique, l’ouvrage propose une méthodologie
détaillée qui explique sans détour les présupposés de l’épreuve
de culture générale, les qualités à réunir et la démarche à suivre.
générale
Douze thèmes centraux, qui vont, entre autres, des nouvelles
formes de démocratie à la crise de la notion d’intellectuel en
passant par l’analyse des médias et l’évolution du modèle
français, sont ensuite explicités sous une forme problématisée. Ils
intègrent les derniers développements de l’actualité et sont suivis
d’une bibliographie sélective. De nombreux extraits d’œuvres
aux concours
et focus thématiques illustrent le propos. Enfin, des dissertations
et commentaires de texte, ainsi que des plans détaillés, aident
à mieux cerner la nature exacte de l’épreuve de « culture g. ».
Le tout permet au lecteur de se familiariser avec les œuvres
classiques d’histoire des idées et de philosophie politique, mais
aussi de mobiliser les données les plus essentielles du droit, de la
science administrative, de l’économie et de la sociologie. ✓ Méthodologie
✓ 12 thèmes traités
✓ Sujets types corrigés
E. Auber
A. Blanc-Jeanjean
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