GRILLE NATIONALE D’EVALUATION DE L’EPREUVE DES SVT
BACCALAUREAT SESSION 2024
Série : C
I-RESTITUTION ORGANISEE DES CONNAISSANCES (7 points)
Thème : Cycle de reproduction des diploïdes et des haploïdes
Connaissances déclaratives Niveaux évalués Opérations cognitives exigées Echelle descriptive Valeur
NA PA A
CD1 : Cycle de reproduction des diploïdes /cycle de Connaissance Définir 0.5
développement des diploïdes 3,5
CD2 : Méiose Connaissance Définir 0,5
CD3 : Fécondation Connaissance Définir 0,5
CD4 : Phase haploïde / mécanisme de l’haplophase Compréhension Expliquer 1
CD5 : Phase diploïde / mécanisme de la diplophase Compréhension Expliquer 1
Connaissances Critères de réussite Echelle descriptive Valeur
pratiques NA PA A
Introduction CP1 : Pertinence, cohérence, complétude.
Contexte : Autour du cycle de reproduction sexuée des diploïdes 0.25 0.50 3,5
Exemple : Le cycle de reproduction (CD1) est l’enchaînement des événements
biologiques (méiose et fécondation) qui permettent le passage d’une génération à la
suivante au cours de la reproduction sexuée. Il se caractérise chez les diploïdes par
l’alternance d’une phase haploïde et d’une phase diploïde.
Problème : Comment se déroule le cycle de reproduction des espèces diploïdes ? / 0.25 0.50
Comment s’alternent ces deux phases chez les êtres vivants diploïdes ?
Plan 0.25 0.50
1) La phase haploïde
2) La phase diploïde
Un plan inverse sera également accepté. 0.50
CP 2 : Respect du plan
CP3 : Exactitude, pertinence, cohérence et complétude des connaissances 0,5 1
Développement I/ Phase haploïde / mécanisme de l’haplophase.
Toutes les cellules d’un organisme diploïde sont des cellules à 2n chromosomes. La
phase haploïde est caractérisée par la gamétogenèse où intervient la méiose. C’est au
cours de la méiose que les chromosomes homologues des cellules souches à 2n
chromosomes se séparent lors de la division réductionnelle qui aboutit à deux cellules
filles à n chromosomes à 2 chromatides. Ensuite, les chromosomes de chaque
chromatide se séparent lors de la division équationnelle, conduisant ainsi à 4 cellules à
n chromosomes à une chromatide (CD2).
Chez les diploïdes, la phase haploïde est donc réduite aux cellules sexuelles à n
chromosomes (CD4).
II/ Phase diploïde / mécanisme de la diplophase.
La phase diploïde débutent avec une cellule-œuf à 2n chromosomes. Elle est le résultat
de la fécondation, c’est-à-dire la rencontre des gamètes haploïdes mâles et femelles à n
chromosomes qui fusionnent pour donner comme résultat des paires de chromosomes
(CD3).
Ainsi au cours de la phase diploïde on a un rétablissement du nombre de chromosomes
de l’espèce à 2n chromosomes (CD5).
CP4 : Pertinence, cohérence, complétude.
En définitive, chez les diploïdes le cycle de reproduction est marqué par l’alternance
de la phase diploïde qui s’étend de la fécondation à la méiose et de la phase haploïde 0.25 0.5
qui s’étend de la méiose à la fécondation. La phase diploïde domine sur la phase
Conclusion haploïde. Cette alternance est possible grâce à la méiose qui permet le passage de l’état
diploïde à l’état haploïde et de la fécondation qui rétablit le stock chromosomique de
l’espèce. Ainsi la méiose précède la fécondation.
II- EXPLOITATION DE DOCUMENTS (8 points)
Thème : Mémoire immunitaire
Connaissances déclaratives Niveau évalué Opération cognitive Echelle descriptive Valeur
CD1 : Lymphocytes B Connaissance Citer 0,5
CD2: Plasmocytes Connaissance Indiquer 0,5
CD3 : RIMH Connaissance Indiquer 0,5
CD4 : Mémoire immunitaire Connaissance Caractériser 0,5 4
CD5 : Réponse primaire Compréhension Expliquer 1
CD6 : Réponse secondaire Compréhension Expliquer 1
Connaissances Echelle descriptive
Critères de réussite Valeur
pratiques NA PA A
Analyse CP1 : Exactitude et complétude de la présentation (Type et titre de 0,5
document, objet d’étude)
Présentation du document Le document est un graphique qui présente l’évolution de la quantité
d’anticorps après la première semaine d’injection (si le candidat ne
s’en tient qu’au titre du document proposé).
Autres propositions acceptées :
Le document est un graphique qui présente l’évolution du taux
d'anticorps dans le sérum d’un rat après deux injections de flagelles de
salmonelles à intervalle de 6 semaines d’injection / Le document est
4
un graphique qui présente l’évolution du taux d'anticorps après une
première et une seconde injection de flagelles de salmonelles à
intervalle de 6 semaines d’injection.
CP2 : Exactitude et complétude de l’analyse du document
Corps de l’analyse 1
Suite à la première injection de flagelles de Salmonelles, on relève au
cours d’une semaine et demi, l’augmentation de la concentration
d’anticorps anti-flagelle de 0 à environ 800 UA. Au-delà de la première
semaine jusqu’à la 6ème semaine, la concentration d’anticorps anti-
flagelles produite se stabilise au tour de 1000 UA.
Après la deuxième injection des mêmes flagelles de salmonelles 6
semaines plus tard, la production d’anticorps anti-flagelles augmente
plus rapidement de 1000 UA à plus de 10.000 UA pour se stabiliser
vers la neuvième semaine.
Autre proposition acceptée :
Lors de la première injection des flagelles de Salmonelles, on observe
une augmentation progressive du taux d’anticorps anti-flagelle passant
de 0 UA à environ 1000 UA. Six semaines après, lors de la seconde
injection, la production d’anticorps augmente de 1000 à environ
10.000 UA.
Information saisie
CP3 : Exactitude des informations saisies 1
La production d’anticorps est plus importante à la deuxième injection
de flagelles de salmonelles.
1
CP4 : Qualité (cohérence/logique, pertinence, complétude) de la
mise en relation des informations saisies avec les connaissances
Mise en relation relatives à la partie du programme concerné
La 1ère et la 2ème injection déclenchent une réaction immunitaire à
médiation humorale aboutissant à la production d’anticorps anti-
flagelle (CD3).
Lors de la première injection des flagelles de salmonelles (premier
contact) dans l’organisme du rat, certains lymphocytes B (CD1) qui
reconnaissent directement les flagelles (antigène) sont sélectionnés et
se fixent sur ces derniers grâce à des récepteurs spécifiques (la
sélection clonale). Les LB sélectionnés se multiplient par mitoses
successives grâce à l’action des interleukines sécrétées par les Helpers
(LT auxiliaires) (phase d’amplification). Certains LB se transforment
en plasmocytes (CD2) (phase de différentiation) sécréteurs d’anticorps
anti-flagelles. D’autres LB deviennent des LB mémoires ou LB à vie
longue, constituant la mémoire immunitaire : c’est la réponse primaire
(CD5).
Lors de la seconde injection des flagelles de salmonelles (second
contact) dans l’organisme de ce rat, ce sont ces LB mémoires qui
rentrent tout de suite dans le processus de production d’anticorps, d’où
la rapidité de la réaction. Le fait que le nombre de LB capable de réagir
contre les flagelles de salmonelle mémorisé ait considérablement
augmenté et que ceux-ci sont à longue durée de vie, explique le fort
taux d’anticorps sécrété après le second contact et la durabilité de la
production d’anticorps anti flagelles : c’est la réponse secondaire
Conclusion (CD6)
0,5
CP5 : Pertinence des explications relatives à la réponse au
problème posé
Le principe de la mémoire immunitaire mis en évidence par ce
document est la production des anticorps anti-flagelles et la formation
des LB mémoires au premier contact avec les flagelles d’une part, la
réaction rapide et efficace des LB mémoires au second contact avec les
mêmes flagelles de salmonelles d’autre part (CD4).
III-ELABORATION D’UNE SYNTHESE (5 points)
Thème : Régulation du taux de l’hormone sexuelle mâle.
Connaissances pratiques Critères de réussite Echelle descriptive Valeur
NA PA A 5 pts
Document 1
Présentation du CP1 : Exactitude et complétude de la présentation 0,5
document 1 Le document 1 est un ensemble de deux schémas d’interprétation d’observations
microscopiques des testicules de Yoyo, Tala et d’un garçon normal du même âge.
Corps de l’analyse 1 CP2 : Exactitude et complétude de l’analyse du document 1 0,75
La figure 1a présente la paroi du tube séminifère d’un testicule normal. A la périphérie
du tube, elle est constituée de nombreuses cellules de Leydig et dans le centre se trouvent
les cellules de Sertoli et des spermatozoïdes à différents stades de développement, par
contre la figure 1b présente la paroi du tube séminifère de Yoyo et Tala. A la périphérie
de celle-ci, on observe peu des cellules de Leydig et un nombre des cellules de Sertoli
insuffisant. On relève également une absence des spermatozoïdes et une paroi peu
développée.
Conclusion partielle CP3 : Rigueur du raisonnement qui permet de tirer les conclusions du document 1 0,75
Les tubes séminifères des 2 jeunes garçons présentent des anomalies
Document 2 CP4 : Exactitude et complétude de la présentation
Présentation du Le document 2 est un ensemble de deux graphiques présentant les résultats du dosage 0, 5
document 2 du taux de testostérone chez Yoyo, Tala et d’un garçon pubère normal.
Corps de l’analyse 2 CP5 : Exactitude et complétude de l’analyse du document 2
0,75
Chez un garçon normal, le taux de testostérone oscille entre 300 et 600 ng/dL, alors
que chez Yoyo et Tala ce taux est inférieur à 100 ng/dL.
Conclusion partielle CP6 : Rigueur du raisonnement qui permet de tirer les conclusions du document 2 0,75
Les taux de testostérone produits par Yoyo et Tala sont anormalement bas / Les
Conclusion générale testicules de Tala et Yoyo ne produisent pas assez de testostérone.
CP7 : La qualité de la synthèse des conclusions
Les troubles observés chez Yoyo et Tala ont pour origine l’insuffisance de production
de la testostérone due à l’anomalie que présentent leurs tubes séminifères, ce qui 1
justifierait l’absence des caractères sexuels secondaires chez les deux garçons. / En
somme, les troubles observés chez Tala et Yoyo sont la conséquence d’un
dysfonctionnement de leurs testicules.