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Institutions Juridictionnelles

Le document traite des institutions juridictionnelles en France, en soulignant leur évolution historique depuis la justice privée jusqu'à la justice étatique, ainsi que la distinction entre les ordres judiciaire et administratif. Il aborde également les réformes récentes, notamment la loi J21 de 2016, qui encourage les modes alternatifs de résolution des litiges pour rapprocher la justice des citoyens. Enfin, il mentionne le rôle du Conseil constitutionnel et des juridictions internationales dans le cadre du système juridictionnel français.

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Institutions Juridictionnelles

Le document traite des institutions juridictionnelles en France, en soulignant leur évolution historique depuis la justice privée jusqu'à la justice étatique, ainsi que la distinction entre les ordres judiciaire et administratif. Il aborde également les réformes récentes, notamment la loi J21 de 2016, qui encourage les modes alternatifs de résolution des litiges pour rapprocher la justice des citoyens. Enfin, il mentionne le rôle du Conseil constitutionnel et des juridictions internationales dans le cadre du système juridictionnel français.

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Institutions juridictionnelles

Institutions judiciaires au sens strict/ au sens étroit


Introduction : On appelle institutions juridictionnelles les organes mis en place par
l’état pour trancher les litiges nés de l’application des règles juridiques selon
certaines règles protectrice des intérêts en présence.
Selon les auteurs on désigne ces institutions sous l’expression ‘institutions
judiciaires’, dans ce cas, cela désigne au sens large toutes les juridictions chargées
de trancher des litiges qu’elles soient judiciaires ou administratives <— Depuis 1789
SCHÉMA numéro 1
On appelle un ordre juridictionnel un ensemble de juridictions statuant dans un
même domaine ; ordre judiciaire tranche les litiges de droit privé / ordre administratif
—> litiges de droit public.

Section 1 : Contexte historique —> l’évolution de notre système


juridictionnel
1ère réelle évolution lorsqu’on est passés d’une justice privée (vendetta) à une
justice étatique —> progrès du droit c’est d’interdire aux citoyens de se faire justice
soi-même du coup justice d’avantage proportionnée. Justice qui gagne en qualité en
s’éloignant des justiciables impliqués !

• Évolution avant la 5ème RP (av. 1958)

Paragraphe 1 : évolution du système juridictionnel avant la Vème


République
A/ Les institutions judiciaires sous l’ancien régime
Pays du nord système de droit coutumier : droits différents et juridictions différentes,
pays du Sud système de droit écrit —> grande diversité géographique
Il n’y a pas d’indépendance de la justice par rapport au Roi (suprématie), il était chef
du législatif et de l’exécutif. Dans la plupart des procès le but était de mettre fin à un
litige. —> système inégalitaire renversé
Il y avait des privilèges au niveau du droit et des juridictions pour certains citoyens.

B/ Après la révolution
1ère période de mise en place des nouvelles règles (1789 à 1810)
2ème période stabilisation (1810 à 1958) :
- Premièrement les révolutionnaires vont mettre en place des principes qui vont
rester tel que l’abolition des privilèges et position du principe de séparation
des pouvoirs (éclater ce qui était réuni entre les mains d’un monarque ;
pouvoir exécutif charger de faire exécuter les lois, législatif indépendant de
l’exécutif, judiciaire). Mise en place d’autres principes comme la règle du
double degré de l’instance (suppression des parlements = celui qui rendait la
justice au nom du Roi) et abolition des lois le 4 août pour en écrire de
nouvelles.
N. Bonaparte va avoir de plus en plus de pouvoir et finalement être Empereur
—> va permettre aux lois et au système révolutionnaire de se mettre en place
(projet de Code Civil adopté 1804) —> système juridictionnel devient uniforme
grâce à l’aide de vrais juristes, plus équitable car il s’applique sur tous les
territoires et plus de différence entre les Nords et les Sud. Quand les
juridictions rendaient une décision dont on n'était pas content, on pouvait
faire appel et aller vers des juristes plus expérimentés mais l’appel était une
voix de recours ordinaire, on ne pouvait pas aller au-dessus. —> SYSTÈME
ADOPTE EN 1810, plus protecteur des intérêts du justiciable
Maintenance de l’opposition entre l’administratif si c’est un problème avec
une administration et le judiciaire. 20 avril 1810 permet de confirmer la
structure pyramidale à la base des tribunaux
- Deuxièmement de 1810 à 1958 nos institutions ne vont quasiment plus
bouger.
• Rénovation apportée par la Constitution du 4 octobre 1956

Paragraphe 2 : Sous la Vème République


A/ Les apports majeurs

L’apport majeur de la Constitution est d’avoir fait apparaître en plus des ordres
administratifs et judiciaires, un ordre constitutionnel —> Le Conseil Constitutionnel :
- Une juridiction dotée d’un monopole qui va être chargé de contrôler le travail
des parlementaires pour voir si les lois votées ne sont pas contraires à la
Constitution, or dans la Constitution on a toutes les règles qui régissent le
fonctionnement de l’Etat.
Le CC a beaucoup de fois été très libéral, il se prononce par ex sur les lois de
nationalisation d’entreprise (pour permettre à l’Etat d’être propriétaire
d’entreprise), les gérants d’entreprises ont donc attaqué pour
inconstitutionnalité, le CC a bien proclamé le caractère constitutionnel du
droit de propriété mais a confirmé exceptionnellement l’apport de dérogations
en faveur de l’Etat qui devient alors propriétaire d’entreprises.
Autre exemple, on a une loi récente qui a été validée par le CC : la loi du 5 août
2021 relative à la gestion de la crise sanitaire —> vaccination obligatoire
contre la Covid 19 à l’égard de certaines professions : beaucoup de
discriminations. Mais malgré les conflits autour de cette loi, il est impossible
de faire recours car le Conseil constitutionnel estime qu’elle n’est pas
contraire à la Constitution et qu’elle est conforme au nom de la crise sanitaire.
- Le CC a donc le pouvoir de valider les lois plus que le peuple. Parlementaires
sont les élus du peuple qui représentent la volonté des électeurs.

B/ Les nombreuses réformes qui ont suivi sous la Vème


République (RP)

Les plus récentes sont à partir des années 2010 et notamment entre 2016 et
aujourd’hui, les réformes n’ont plus arrêté de réformer notre système juridictionnel.
La loi J21 du 18 novembre 2016 entre en vigueur le lendemain de la publication, càd
le 20 novembre à 0heure, elle se donnait plusieurs objectifs et notamment
rapprocher la justice du citoyen en l’éloignant un petit peu du juge pour régler les
différends. La loi s’appuie alors sur le décret du 26 avril 2016 relatif à l’organisation
judiciaire au mode alternatif de résolution des litiges.
On peut décider de ne pas recourir au juge judiciaire/ public et de s’en remettre à un
arbitre pour ne pas passer par le système juridictionnel comme dans le cas des
contrats. Ce recours est très utilisé en matière commerciale car il est rapide mais
cher. Et depuis la loi J21 on incite à recourir à des modes alternatifs relativement
nouveaux et plus doux pour aller plus vite car on déplore l’encombrement des
juridictions : Il y a trois modes alternatifs :
- La conciliation NON judiciaire mise en place par le décret du 26 avril 2016 qui
consiste à essayer de trouver un terrain d’entente entre les parties en litige
avec des conciliateurs bénévoles donc c’est gratuit. Mais, le point faible se
trouve dans le fait que ce qui est décidé avec le conciliateur n’aura pas de
force obligatoire sauf si c’est suivi à la suite par un juge.
- La transaction (très conseillée par les avocats pour éviter le procès car elle
met fin aux problèmes), c’est une hypothèse dans laquelle les parties vont
essayer de « couper la poire en deux » /de s’arranger ; son avantage c’est la
gratuité mais bien sûr lorsque les avocats respectifs des parties travaillent
entre eux leurs honoraires sont payantes (la procédure est gratuite mais le
travail des avocats est payant). L’autre avantage c’est que cette transaction
va avoir un caractère obligatoire sur le terrain contractuel (à partir du moment
où les parties ont signés cette transaction c’est un contrat). Cependant il y a
une fragilité de cette valeur contradictoire car le contrat doit être respecté des
deux côtés.
Problème : ¡ Il n’y aura pas de procès mais la justice dans cette transaction n’est
peut-être pas rendue car une des deux parties peut être faible et peut accepter
l’arrangement contre son gré !
- La médiation qui contrairement aux deux autres modes alternatifs est
payante (car le métier de médiateur est rémunéré —> leur formation consiste
à maîtriser les outils de communication) mais ça reste moins cher que des
frais d’avocats.
Dans cette procédure des personnes sont fâchées, le travail du médiateur va
être de les guider pour que les personnes s’entendent de nouveau sans
recourir au juge. Ce médiateur qui est rémunéré offre une expertise dans la
communication mais les médiateurs ont aussi une formation juridique donc
les médiateurs doivent se garder de la tentation du rôle d’avocat. De plus, il ne
rend pas la justice mais essaie de faire en sorte que les parties se mettent
d’accord sur une solution telle qu’une transaction. La partie adverse ne doit
pas être considéré comme un adversaire mais comme un partenaire.
En cas d’accord avec l’intervention du médiateur, on a besoin d’une
homologation judiciaire pour donner force obligatoire à l’entendement entre
les personnes.
Par exemple lorsque le juge des affaires familiales désigne un médiateur pour
un divorce, il va y avoir une intervention du juge pour homologuer cette
médiation familiale.

° Donc bien souvent aujourd’hui la justice moderne veut rapprocher la justice


du justiciable en disant subtilement : « faites le vous-même ».

Dans la loi J21 de 2016 il est prévu que dorénavant pour pouvoir saisir le Tribunal
d’instance (petits litiges civils) on devrait pouvoir établir : « la saisine du TI doit être
précédé d’une tentative de conciliation menée par un conciliateur sauf :
1. Si l’une des parties sollicite l’homologation d’un accord.
2. Si les parties justifient d’autres diligences.
3. Si l’absence de conciliation est justifiée par un motif valable (ex : violence dans un
couple).
° Il existe la possibilité de condamner pour abus du droit mais très peu utilisé.

Le mieux reste de prévenir un procès par des alternatives plutôt que de faire un
procès.
Le danger est qu’à certains moments on aurait dû sanctionner des gens mais on fait
de ces alternatives une façon générale de « juger ». Alors lorsque les gens
demandent justice sur des litiges importants, on perd en protection des justiciables
les plus faibles qui sont surtout les enfants.

Section 2 : Contexte juridictionnel

Paragraphe 1 : Les juridictions judiciaires dans le contexte


international

Notion de souveraineté des États ; les États indépendants sont dits « souverains », ils
ont une autonomie juridique et ils sont indépendants des autres États souverains
quel que soit leur taille et leur richesse. Ce souverain ne peut pas se voir imposer les
décisions prises par les juridictions d’un autre État.
Par exemple aux EU c’est un système fédéral avec un Etat fédéral et des petits États
fédérés. Or en France, nous avons des départements et territoires d’outre-mer qui
dépendent de nos juridictions car il ne s’agit pas d’Etats indépendants, mais en
dehors des métropoles chaque fois qu’un État est indépendant il n’a et ne dépend
que de ses juridictions étatiques.

Un règlement qui contredirait la loi prise par le Parlement serait illégal et pas valable.
Nos règlements d’application des lois sont en dessous des lois internes et au-
dessus il y a les Traités internationaux ¡ à condition des normes imposés par la
Constitution.
En vertu d’un État souverain, il va mettre en place des juridictions conçues pour être
indépendantes des autres pouvoirs. Le plus souvent pour les conflits internationaux
(qui ont un élément d’extranéité), seront compétentes les juridictions internationales.

A/ Les juridictions internationales

Les juridictions internationales relèvent du droit public car elles vont avoir une
compétence qui va dépasser les frontières étatiques des États ; 3 exemples :
- La Cour pénale internationale (pour les crimes internationaux), a un domaine
d’application limité.
- La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) pour les pays européens
signataires et uniquement en matière de règlements de litiges relatifs aux
droits fondamentaux reconnus par la CEDH.
- La Cour de Justice de l’Union Européenne qui a vocation à régir tous les
litiges qui naissent au sein de l’UE à propos des Traités communautaires.

° Ces trois exemples montrent deux choses : D'un, elles ont vocation à rendre
des décisions qui devront être respectés par deux États donc c’est une dérogation
au principe de souveraineté d’un État (mais des fois il y a résistance des États qui ne
veulent pas se plier).
De deux ces juridictions ont un rôle limité dans le règlement des conflits
internationaux parce que leurs compétences sont limitées géographiquement aux
seuls pays qui ont accepté de signer les Traités et sont limitées au domaine de
compétences prévu par le Traité car sinon il y a des ingérences dans les États
souverains.

B/ Les juridictions internes amenées à trancher des litiges de


juridictions internationales
En cas d’accident quelle sera la juridiction compétente ? La juridiction compétente
sera là où l’accident a eu lieu.
Prenons l’exemple d’un belge marié en France avec une française mais ils veulent
divorcer —> le divorce sera tranché par les juridictions françaises mais pas
uniquement selon la loi française, également selon la loi belge pour voir selon
quelles conditions elle autorise le divorce.
Pour éviter ces conflits, dans les pays proches qui échangent beaucoup de relations,
il y a des règlements pris pour éviter ces problèmes dans le respect des règles de
conflits de lois et de juridictions.

Paragraphe 2 : Les juridictions judiciaires au sein de l’ensemble


du système juridictionnel interne
Avec la constitution de 1958 ordre supplémentaire : l’ordre constitutionnel

A/ La place à part de l’ordre constitutionnel

Cet ordre n’est pas une juridiction, il ne tranche pas de litige mais va contrôler le
travail du législateur. Le Conseil constitutionnel va mettre en cause notre
fonctionnement public de nos institutions. Très souvent au cours d’une procédure il
peut arriver suite à une réforme postérieure à 1958 qu’on puisse saisir le CC pour lui
poser une question prioritaire de constitutionnalité. Le CC dans ce cas ne tranche
pas le litige mais répond à la question en se demandant si cette loi est contraire aux
principes constitutionnels. Il va renvoyer à la Cour de Cassation qui elle va renvoyer
à une juridiction du deuxième degré qui va ainsi trancher.

B/ La dualité des ordres administratifs et judiciaires


Cette distinction remonte à l’ancien droit, la distinction est l’implication dans le
procès d’une administration. Toutes personnes publiques vont entrainer l’application
de la règle spéciale selon laquelle les juridictions administratives sont compétentes.
Les juges administratifs sont donc compétents mais également un particulier en
litige avec une administration. Parfois, on peut hésiter si on a un doute, le tribunal
des conflits va permettre de donner compétence à l’un ou l’autre des ordres
juridictionnels.
Ce tribunal des conflits est ce qu’on appelle la parité. Le tribunal de parité va être
composé pour moitié de conseillers d’Etat et pour autre moitié de conseillers à la
cour de cassation.
Une juridiction paritaire : juridiction instituée pour trancher certains litiges opposant
des personnes appartenant à des catégories socio professionnelles aux intérêts
potentiellement divergents.
Le conseil des prud’hommes est un tribunal paritaire.
La jurid pari va statuer (rendre sa d) en formation collégiale (décision rendue par
plusieurs juges qui statuent en collège). Ce c à la particularité d’e composé
paritairement cad en nombre égal de juges représentant respectivement à chacune
des deux catégories.
Dans la ju pari en cas de partage on doit faire intervenir un tiers personne qui aura le
rôle de juge départiteur. Pour le tribunal des conflits est tenu par le ministère de la
justice, le garde des sceaux.
Le tribunal des conflits va devoir gérer deux types de conflits :
- Les conflits d’attribution : on ne sait pas à qui attribuer le litige (judiciaire ou
administratif)
- Conflit d’attribution négatif = lorsque deux personnes vont saisir 2 juridictions
différentes. C’est l’hypothèse où une personne saisi le juge administratif, et
une autre personne saisie
- Conflit d’attribution positif : le juge judiciaire / conflit de décision

1) L’ordre administratif
Il statut surtout les litiges mettant en cause une administration, que ce soit une
administration locale (localité) ou l’Etat, et que cette administration soit en conflit
avec une autre administration ou même avec un citoyen.
Jusqu’en 1953, le conseil d’Etat était une juridiction unique bénéficiant d’un quasi-
monopole en matière de procès administratif. Les tribunaux vont être introduits en
fin 1953, pendant un temps ordre à deux étages.
Loi de décembre 1987 : cours administratif d’appel.

2) L’ordre judiciaire
Ce sont tous les autres procès.
L’ordre de droit commun c’est l’ordre judiciaire car il est compétent à chaque fois
qu’une administration n’est pas mise en cause. Ce sont des procès variés qui sont
variés.
Le procès pénal est encore présenté par les privatistes.
C’est privé car ce sont les mêmes juridictions, les mêmes juges, ils vont passer du
civil au pénal. Pendant très longtemps, ça n’a pas bougé où on avait pour la grande
masse des litiges. Quand c’était des tous petits litiges il y avait le juge de paix, il
trouvait une décision juste pour mettre fin, c’était l’équivalent du tribunal d’instance.
Le tribunal de police : tribunal d’instance qui statut en matière pénale
Le tribunal correctionnel était souvent …. du TGI.
Les plus petites contraventions c’était le juge de proximité, les contraventions
normales c’était le tribunal d’instance.
Quand on sanctionne pour un vol, celui qui s’est fait voler va pouvoir demander
réparation de son préjudice matériel ou physique. C’est public car il peut y avoir un
procès pénal même s’il n’y a pas de victime, car la chose est tellement grave qu’il y
aurait pu avoir des victimes. Donc même s’il n’y a pas de victime, il peut y avoir
procès pénal.
Tout défend l’intérêt général. Le droit doit toujours chercher à défendre l’intérêt
général.

Section 3 : Contexte procédurale


Deux types de procédures coexistent

Paragraphe 1 : La distinction des types de procédure


A – La procédure inquisitoire
Elle est utilisée devant les juridictions juridiques et également devant les juridictions
pénales. Ce modèle accorde un rôle majeur aux juges. Le rôle des partis est
secondaire au regard du rôle du juge. En procédure pénal, il peut y avoir un procès
alors qu’il n’y a aucune victime.
Prenons l’exemple d’un SDF qui est assassiné dans un coin de rue, le SDF étant mort
ne peut pas demander réparation de justice et pourtant le juge va chercher qui l’a
tué. Dans la procédure pénale, le rôle du juge est beaucoup plus important que dans
la procédure civile.
Le rôle du juge est import en procédure inquisitoire en matière de preuve, il est en
charge de faire sortir des éléments de preuves. Dès lors qu’il y a toutes ces
immixtions dans la vie privée.

B – La procédure accusatoire
Elle privilégie le rôle des partis, ils vont avoir un rôle majeur à jouer.
Le juge civil ne peut pas se saisir d’office, le rôle du juge est secondaire, en principe
pas de procès si pas de plainte et il faut surtout des preuves contrairement à
l’inquisitoire qui engage un procès même s'il n’y a pas de victimes.
En matière probatoire, les parties doivent apporter la preuve des faits qu’elles disent.
En Appel on peut donner de nouveaux arguments mais si mauvais dossier au 1er
degré, difficile de gagner en Appel.
Les partis ont le rôle majeur du juge en arrière-plan dans les procédures inquisitoire,
ils n’interviennent pas dans la vie privée.
(Alléguer un fait = je le soutiens et je suis en mesure de le prouver)

Paragraphe 2 : Les principes directeurs du procès dans le cadre


de la procédure accusatoire
On appelle principe directeur du procès l’ensemble des reloges de procédure qui ont
pour objet essentiel de déterminer le rôle respectif des partis et du juge dans le
procès et d’établir certaines garanties fondamentales comme le respect du
contradictoire.

A – Le principe dispositif
Le principe dispositif signifie en matière de procès accusatoire que le procès est à la
disposition des partis. Ce sont les partis qui vont avoir le rôle majeur. Il décrit la
répartition des rôles entre les juges et les partis dans l’organisation du procès.
C’est les partis qui vont avoir un rôle majeur
Le déclenchement du procès : l’institution de la saisine
La saisine est l’action par laquelle une justiciable saisie une juridiction pour lui
demander de statuer sur sa prétention (= ce qu’on prétend).
La saisine relève d’un droit

1) – L'attribution du droit d’agir en justice


Agir en justice c’est le droit d’obtenir du juge qu’il dise que sa prétention est mal
fondée, donne raison ou tort. Selon le code de procédure civile, on définit l’action
comme le droit pour l’auteur d’une prétention d’être entendue sur le fond de celle-ci
afin que le juge la dise bien ou mal fondée.
Le droit d’agir en justice est en principe attribué pour une action dite banale à tout
justiciable pouvant prouver qu’il a un intérêt à agir remplissant des conditions
cumulatives. Trois conditions :
- Actuelle : le demandeur doit avoir dès le moment où il agit, un intérêt concret
à faire statuer le juge
- Intérêt personnel : à contrario que si tout le monde souffre de la même
manière, on ne peut pas agir en justice
- Intérêt légitime = légal
Ces trois conditions sont suffisantes. Pour les actions banales il faut prouver que
l’on a un intérêt à agir.
On va devoir prouver une condition supplémentaire : un titre
Action attitrée : action au propriétaire, exemple le voisin qui empiète sur notre
terrain. Seul le propriétaire peut agir pour défendre ses droits de propriété.
Quand on a ce droit d’agir on va pouvoir saisir le juge et lui demander de statuer.
Le rôle du juge
Le rôle du juge est double :
- Premier rôle : examiner la recevabilité de la demande. Seulement s’il estime
que la demande est recevable qu’il va ensuite statuer sur la demande.
- Deuxième rôle : rôle majeur du juge et accusatoire rôle du juge secondaire par
rapport aux parties mais il va pouvoir soulever un argument de droit.

2) La détermination de l’objet du procès


Le juge ne peut statuer ultra petita (= au-delà des choses qui sont demandés). Si on
ne demande pas quelque chose/ réparation, on ne l’aura pas.
Les partis maîtrisent l’objet du procès. Ils vont devoir prouver ce qu’elles allèguent.

B – Le principe du contradictoire
On l’appelle aussi le principe de la contradiction. C’est le principe de procédure selon
lequel chacune des parties au procès doit avoir eu la possibilité de discuter les
arguments de l’autre partie. Obligation de communiquer à l’autre les
Dans un procès, le plus souvent il y a une personne qui attaque une autre personne.
Le demandeur doit pouvoir se défendre
Défendeur / défenseur

Section 4 : La mise en œuvre des principes directeurs tout au long


du déroulement du procès civil
Paragraphe 1 : La mise en œuvre des principes directeurs
pendant toute la première instance
La saisine se traduit par une assignation, le demandeur envoie une assignation au
défendeur à comparaitre devant un juge, elle se complète par la prise d’un avocat.
La saisine du tribunal : copie de cette assignation puis déposé au greffe du tribunal
que je veux saisir.
Défendeur a deux possibilités : soit il fait une défense
Dès ce premier niveau, on va retrouver le principe dispositif et principe du
contradictoire
Déroulement du procès :
1ère étape :
- L’assignation : acte juridique fait par le demandeur, il va envoyer à son
adversaire, le défenseur, une assignation à comparaitre devant le juge,
souvent accompagnée de constitution d’avocat.
2ème étape :
- La saisine du juge : le juge va être prévenu par une copie de cette assignation
3ème étape : Le défendeur a différentes possibilités :
- Soit ce n’est pas recevable
- Il peut se défendre : défense au fond (nier ce qu’on nous reproche), défense
avec demande reconventionnelle (nier + demander quelque chose de
nouveau)
4ème étape : L’échange des conclusions, chacun des avocats fait savoir à l’autre
leurs arguments
5ème étape : La préparation de l’audience : le juge peut intervenir, il peut mettre une
date de clôture au-delà de laquelle on arrête l’échange de conclusions et il peut
rendre une ordonnance de clôture quand il estime que les éléments sont
suffisamment clairs.
6ème étape : L’audience : l’agenda la juridiction, quand on peut programmer
l’audience pour ce dossier. Les conclusions ont été communiqués aux juges, je juge
ne découvre pas le procès le jour de l’audience mais il ne faut pas minimiser le rôle
de l’audience. Rôle dispositif : le juge doit rendre sa décision.
La chose jugée doit être tenue pour vrai, c’est une préemption simple de vérité cad
qu’on peut la contester en faisant appel. La décision ne va concerner que le procès
sur lequel il statut.
Les juges peuvent se tromper, mais une personne peut faire revoir son dossier, elle
peut faire appel à la Cour d’appel.

Paragraphe 2 : Les voies de recourt


A – Les voies de recourt ordinaires
1) Parmi les voies de recourt ordinaires, la plus ordinaire est l’appel devant la cour
d’appel : recourt ordinaire exercé par un justiciable mécontent de la décision rendue
en premier ressort à son encontre. C’est le principe du double degré de juridiction
(faire juger son affaire deux fois). En principe, on ne peut pas la refuser. L’appel se
manifeste par 3 caractéristiques cumulatives :
- Recourt de droit commun ouvert largement à tout justiciable insatisfait par la
première décision rendue.
- Sous réserve qu’on ne soit pas en dessous du taux du ressort de la Cour
d’Appel = correspond à une somme d’argent régulièrement réévalué (5 000
euros). Donc litige a une valeur essentiellement patrimoniale. Enjeu
économique.
- L’appel à un effet suspensif, pendant l’appel, la première décision ne peut pas
être exécuté.
La décision rendue par la Cour d’appel = décision à force de chose jugé, cad qu’elle
est immédiatement exécutoire sans délai.
2) Le système d’opposition (on y a le droit) est une voie de recours ordinaire
dérogatoire du droit commun car elle joue lorsque le jugement du premier degré a
été rendu par défaut.
Le jugement est dit rendu par défaut quand il a été rendu en l’absence du défendeur
(pas comparu ni représenté par un avocat).
Cette opposition va être ouverte aux défendeurs absents à un jugement rendu et qui
lui cause un préjudice dont il n’est pas content sous réserve que ce soit prouvé.
Par dérogation au principe hiérarchique, l’opposition va se faire devant le même
tribunal qui a statué la première fois et le défendeur va pouvoir faire valoir ses droits.
C’est jugé par la même juridiction car cela permet un apport de nouveaux éléments
et cela permet également aux juges de compléter les éléments qu’ils n’avaient pas.

B – Les voies de recourt extraordinaires


Ces voies sont à la disposition des parties mais ces parties ne sont pas tenues
d’y recourir, c’est exceptionnel. Dans ces voies il y a surtout le pourvoi en
Cassation et il y a d’autres voies plus rares.
• Le pourvoi en Cassation (Cour de Cassation contrôle si les juges du fond
ont bien travaillé/ bien utilisé la loi) est une voie de recours extraordinaire
comme le manifeste ses trois caractéristiques majeures :
- I) Le recours ne peut être formé que dans des cas d’ouvertures
limitativement spécifiées par la loi —> se ramènent à une violation du droit
qui se décline sous 4 cas d’ouvertures à Cassation :
• 1. Violation directe de la loi
• 2. Défaut de motif auquel on rattache le défaut de réponse à conclusion et
également la contradiction de motif ; le défaut de motif est un cas de
violation de la loi car le code de procédure impose au juge de motiver sa
décision donc si la Cour d’Appel dit oui ou non mais ne dis pas
pourquoi/ne motive pas son arrêt c’est bien un défaut de motif.
Contradiction de motifs —> deux motifs contradictoires ; défaut de
réponse à conclusion (arguments évoqués par les avocats) —> un des
arguments n’a pas eu de réponse donc cela justifie la Cassation.
• 3. Manque de base légale ; il y a des cas où l’on va saisir la Cour de
Cassation pour voir si les juges du fond ont bien travaillé et/ou ont bien
motivé leur décision.
• 4. Dénaturation d’une clause claire et précise —> contester la violation d’un
contrat par le juge
La Cour de Cassation est saisit que si on estime que la décision rendue
méconnaît le droit, si on n'est pas d’accord avec l’analyse des juges d’Appel c’est
terminé/fin du litige entre les parties sauf s'il y’a un moyen de droit. La Cour de
Cassation casse et annule un arrêt donc elle renvoie le dossier devant une Cour
d’Appel de renvoie qui va de nouveau statuer sur la totalité du dossier de droit et
de faits ou elle valide l’utilisation du droit par les juges du fond du deuxième
degré (Appel).
- II) Le recours n’a pas d’effet suspensif, sauf exceptions la décision
s’applique immédiatement ; si pendant 2 mois pas de pourvoi en Cassation
cela va s’exécuter.
- III) Pas d’effet dévolutif —> le dossier n’est pas transmis dans la totalité à
la Cour de cassation, on transmet seulement la décision d’Appel, en
cassation les arguments seront juridiques.

• Le recours extraordinaire n’aura pas lieu voire très peu car c’est cher et
souvent on n'y a pas le droit, on est obligés d’accepter la décision.

• Deuxièmement, la tierce opposition et le recours en révision (très rare)

Tierce opposition : voie de recours extraordinaire ouverte exceptionnellement à


une personne qui n’a pas été partie à un procès mais dans la mesure seulement
où la décision rendue lui cause un préjudice. Par ex un litige entre une personne
propriétaire et une autre, la décision rendue va empiéter sur une chose
appartenant à quelqu’un/cause un préjudice à une tierce personne —> ce n’est
pas une autre juridiction, c’est la même qui va statuer où la tierce personne va
pouvoir faire valoir ses droits.
Le recours en révision va être ouvert devant la Cour de Cassation dans des cas très
particuliers : possibilité de revenir sur une décision normalement irrévocable.
La Cour de Cassation va statuer en Assemblée plénière et l’autre seconde Cour
d’Appel de renvoi (3ème fois qu’on est en cours d’Appel) est tenue de se plier à la
décision de la Cour de Cassation donc ça se termine là.

PARTIE 1 : Les juridictions judiciaires


Chapitre préliminaire : Principes de base régissant la répartition
des litiges (privé) entre les diverses juridictions (judiciaires)
Ces principes vont tourner autour de deux idées

Section 1 : Les règles de compétence


On va représenter le contenu de ces règles
Paragraphe 1 : Distinction des compétences d’attribution
matérielle et territoriales
A – La compétence d’attribution
Cette compétence matérielle va déterminer la juridiction à saisir.

1 - La compétence matérielle ordinaire de la juridiction


a) Méthode de détermination de cette compétence matérielle
- Détermination spéciale : détermination positive de la compétence qui va être définit par la
loi. Le tribunal de commerce juge les litiges entre commerçants relativement à leur activité
commerciale = définition de la compétence.
- On l’oppose à la détermination générale : détermination négative de la compétence :
utilisée pour définir la compétence de juridiction des droits communs. Le tribunal judiciaire
est la juridiction de droit commun au 1er degré. Détermination négative de la compétence :
tribunal compétent pour statuer sur tous les litiges privés au 1er degré qui ne sont pas
confiés à une autre juridiction spécialisée.
- Compétence résiduelle : générale de droit commun. Il a une compétence exclusive pour
certains litiges.

L’un ne va pas sans l’autre, compétence résiduelle. Pour le tribunal de droit commun
on va définir un côté positif.
b) Les critères de détermination de cette compétence matérielle ordinaire des
juridictions
Les critères sont au nombre de trois :

• Le principal, le critère matériel : la matière du litige c’est la nature du litige. Par


ex si le litige concerne un pb entre un employeur et son employé, cette
matière particulière va faire qu’il y a compétence du conseil des
prud’hommes. Il est le critère majeur.
• Rare : critère de la qualité des parties au procès. Attaquer une personne pour
ses fonctions, devant des juridictions spécialisées. Infraction pénale par des
mineurs. N’est pas exclusif du critère matériel.
• Critère de la valeur du litige : au premier degré. Pour les petits litiges ce n’était
pas la peine de mobiliser trois juges.
Ces trois critères ne sont pas exclusifs les uns des autres

2 - Histoire de la compétence élargie


La compétence des juridictions est parfois élargie au regarde de sa compétence
ordinaire normale. En matière pénale, selon la gravité de l’infraction, les juridictions ne
seront pas les mêmes

Tribunal correctionnel : délit


Cour d’Assise : crime

B - La compétence territoriale
Problème : au 1er degré

Cour de Cassation : à Paris

Cour d’Appel : 1 à chaque région

La compétence est définie par le 1er degré, pour le tribunal de commerce de Toulon,
on peut faire appel à la Cours d’Appel d’Aix en Provence. Pour savoir qu’elle est la
compétence territoriale (ou soit compétence rationnée), le siège de la juridiction à
saisir, on va avoir des principes directeurs.

a) Les facteurs de déterminations

Deux sortes :

• Intérêt privé : question de la commodité des plaideurs, et s’ils ne sont pas aux
mêmes endroits, ne doivent pas aller trop loin
• Intérêt général : en matière l’administration de la preuve : amener à favoriser la
proximité entre le juge et le litige

b) Les solutions jurisprudentielles

Au civil : intérêt privé = le principe est de donner compétence au tribunal dans le


ressort duquel demeure le défendeur, l’idée est que le demandeur vient perturber
quelqu’un qui n’a rien à se reprocher. Au demandeur de se déplacer. Celui qui
demande n’est pas forcément quelqu’un qu’il faut protéger.

Pénal : intérêt général = le principe majeur, compétence est donnée au tribunal du lieu
de réalisation de l’infraction. Possibilité d’avoir des dérogations inverses.

A ces principes il faut ajouter de compétences exceptionnelles.

Paragraphe 2 : les sanctions de ces règles


A - Saisine d’une juridiction incompétente
Saisir une juridiction incompétente est une erreur de droit. Lorsque la juridiction saisit
est incompétent, la question de droit peut être levée par une partie et relevée d’office
par le juge.

1 - Incompétence soulevée par une partie


Hypothèse où le demandeur envoie une assignation à comparaitre par un huissier au
défendeur.

Le droit impose au plaideur d’invoquer cette incompétence au début des litiges.


Invoquer cette incompétence dès le début du litige sinon c’est de l’abus de pouvoir de
la part du demandeur= en matière civil.
Matière pénale : la compétence d’un tribunal peut être relevée en tout état de cause =
il faut aller en Cour d’appel.

2 - Incompétence relevée d’office par le juge


La partie doit motiver la jurisprudence, le juge va aussi devoir motiver, il relève d’office.
Mais il doit informer les parties et motiver, dire pourquoi. Ex : je ne suis pas compétant
mais ce qui est compétant c’est le tribunal de commerce.

Il faut savoir que on a aussi une distinction entre le fait que ce soit un procès civil (le
juge peut relever d’office le fait qu’il soit incompétent car c’est de l’ordre civil = il n’a
pas l’obligation) = code civil s’applique, soit un procès pénal (il doit relever son
incompétence = il a l’obligation) = code pénal et procédure pénal s’appliquent. Il doit
dire pourquoi et qui est la juridiction compétente.

Doit désigner le juge qu’il estime compétant à sa place s’il est incompétent.

B) Les conflits de juridictions


1 - Conflits en les 2 ordres de juridictions
Conflit entre procès civil et pénal par le tribunal de conflits : juger compétent ou
incompétent.

2 - Conflit au sein de l’ordre judiciaire


Conflit entre juridiction civil, pénal, civil et pénal

a) Conflit entre juridiction civil

Ces conflits sont a priori exclus par l’obligation vu précédemment par le juge
incompétent de désigner la juridiction compétente qui engendre pour le juge désigné
d’accepter ce renvoi, cette compétence comme prévu par le code de procédure civil.

On a parfois des cas dans lesquels les conflits sont possibles en cas de connexité
entre deux litiges distincts. Ex : demandeur envoie son assignation à comparaitre
devant le tribunal judiciaire du lieu où réside le défendeur, et inversement.

b) Conflit entre juridiction pénal

En pénal : pas de risque de juridiction. Risque de conflits avec des juridictions civiles.

L’adage : « le criminel tient le civil en état » = certains plaideurs ont eu le mauvais


réflexe en ralentissant la procédure civile de se porter en tant que civil dans un procès
pénal = très peu sanctionné mais réforme de notre système pénal par des lois
successives, en 2000 et en 2007 et mettre entre parenthèse l’adage. Mettre un terme
sur le principe que le criminel tient le civil en l’état.

Article 4-1 : on n'appliquera pas ce principe lorsqu’il s’agit d’une faute pénale non
intentionnelle.
Article 4 code de procédure pénal :

Alinéa 1 : le droit d’agir devant le civil

Alinéa 2 : le principe du criminel qui tient le civil en état qui est maintenu

Alinéa 3 : soit se porter civil soit porter une action civile indépendante = pas
obligatoire, obtenir une décision sans suspension du jugement avec des indemnités
complémentaires si la responsabilité pénale est maintenue.

Section 2 : principe du double degré de juridiction


Les juridictions seront toujours des juridictions du premier degré lorsque l’on
commence le procès. Une juridiction d’Appel si une décision a déjà été donné.

Paragraphe 1 : présentation du principe


A) Le fondement
L’adage : « nul, n’est censé ignorer la loi » = principe adage majeur qui se décline par
les juges, ils connaissent la loi « la Cour connait les choses juridiques » = on ne peut
donc pas contester cette décision, on ne peut pas refaire le procès jusqu’à avoir gain
de cause, il y a des limites. Même si les juges sont de bonne foi et connaissent la loi
= ne doivent pas avantager un plaideur. Mais ce sont des êtres humains, ils peuvent
se tromper, donc on peut faire juger 2 fois notre affaire par une juridiction du second
degré : Cour d’Appel. Ce principe a ses limites

B) Limites
Exception pour les affaires à valeur patrimonial : on peut se heurter au taux du ressort
qui est de <5000 euros.

Paragraphe 2 : Manifestations
Chargé de trancher un litige entre des justiciables et de rendre une décision pour
mettre fin à un litige (autant au premier degré que devant la Cour d’Appel), la Cour de
Cassation n’est juge que du droit : elle va juste vérifier si les juges du fond ont bien
travaillé en respectant les règles de droit qui leur sont imposés dans la séparation des
pouvoirs. Elle ne tranche pas de litiges. Elle reçoit l’Arrêt rendu par la Cour d’Appel.
Elle statue sur une décision de justice. S’ils estiment qu’ils ont bien travaillé, ils
rejettent le pourvoi et la décision de la Cour d’Appel va être appliquée (normalement
déjà appliqué pendant le pourvoi en Cassation). Ou alors elle casse : comme elle n’est
pas au 3e degré, si elle casse, on décide du haut de la Cour de Cassation de renvoyer
devant une autre Cour d’Appel pour qu’elle travaille mieux, pour réévaluer la décision.

Titre 1 : Les juridictions du fond


Chapitre 1 : Les juridictions (du fond) du premier degré
Toutes les juridictions sauf une : juridiction unique
- Juridiction du fond dit jugé avec des “Vrais juges”
- Opposé à la Cour de cassation
- La Cour de cassation n’est juge que le droit, son travail est e contrôler si ses
juges du fond/ Cour d’appel ont bien travaillé et respecté le droit de son point
de vue.

Section 1 : Les juridictions civiles du premier degré


- Diversité : tribunal de commerces etc. (plusieurs tribunal).
- Principe d’unité des juridictions civiles et pénal
- La distinction a une valeur pédagogique, les règles de fonctionnement ne sont
pas les mêmes si pénal ou civile
- Pour éviter des vides juridiques, on recourt à une technique à une distinction
générale, une catégorie de droit commun et des catégories spécialisées.
Dans notre système juridictionnel, le tribunal est représenté par le tribunal judiciaire
qui a une compétence générale, visuel, si un litige privé 1er degré il n'est pas sans
juge, il relève du tribunal judiciaire.
- Aucun tribunal de conflit donc il faut avoir une juridiction de droit commun
pour éviter les vides juridiques

Sous-section 1 : La juridiction “de droit commun” : Le tribunal Judiciaire


On va voir que cette juridiction est le tribunal judiciaire, ce tribunal a été créé à juste
titre par la loi de Belloubet (23 mars 2019 avec effet au 1er janvier 2020) il procède
de la fusion des anciens TCI (tribunal Cour d’instance) et TI (tribunal d’instance).

Paragraphe 1 : Les règles communes (qui s’appliquent en


principe à ce tribunal) de ces juridictions
(Le tribunal compétent au 1er degré c’est le tribunal judiciaire)
Les règles communes, certaines fixent la compétence de ce tribunal et les règles
communes relatives au fonctionnement de ces juridictions.

A - Compétences
1) Compétence globale du tribunal judiciaire dans son ensemble
Cette compétence peut être définie négativement et positivement :

• a) - Négativement
Le TJ à une compétence de droit commun, cad une compétence résiduelle pour tous
les litiges privés que la loi n’attribue pas à d’autres juridictions de premier degré. Se
manifeste par exemple par le fait que lorsqu’il y a une région circonscription
dépourvu de Tribunal de commerce, le contentieux sera attribué au tribunal judiciaire
compétent.
• b) - Positivement
En référence à des domaines où ils reçoivent des compétences exclusives, le TJ à
une compétence pour tous les litiges relatifs à l’état des personnes (tout ce qui
touche à la famille, aux personnes : subjection...).
Tribunal Cour Judiciaire en charge tout le contentieux ordinaire
Tribunal Judiciaire se voir reconnaître un certain nombre de compétence qui
relèverait normalement du Tribunal Commerce, il s’agit des litiges relatifs au bon
commerciaux.
Le commerçant fidélise une clientèle donc endroit important pour son commerce
donc législation renforce les droits des commerçants (bail plus long, loyer...), tous
les litiges des commerciaux relèvent d’une compétence exclusive du Tribunal
Judiciaire.

2) La compétence globale de certains juges spécialisés du tribunal


judiciaire
Certains juges reçoivent des compétences particulières

• a) - Les attributions du Président


Président rôle particulier, se voit reconnaître des prérogatives pour pouvoir être juge
unique.
Peut prendre des ordonnances sur requêtes et des ordonnances de référé.
Ordonnance = un jugement qui est rendu à un juge unique
Jugement = décision de justice rendue par une juridiction du premier degré
Ordonnance sur requête = apporte une réponse juridique à une demande présentée
par un avocat d’une des parties sans débat contradictoire
Exemple :
- Affaire contrefaçon, recours ordonnance sur requête donc tel et tel éléments
donc demandé au Président du tribunal de commettre un huissier pour
constater les choses
- Le président du tribunal peut missionner un huissier pour un constat
d’adultère
Les droits de la défense ne sont pas violés.
Aucune hiérarchie rigide, la seule chose que lit le juge à la Cour de cassation c’est le
droit.
Ordonnance de référé = lui permet de prendre des décisions après débat
contradictoire mais lorsqu’il y a urgence pouvant être un trouble manifestement
illicite ou de comportement contentieux sérieux. Dans ce cas, le président saisi en
référé et va pouvoir des mesures qui sont provisoires.
Reçoit des compétences exclusives dans certains domaines : ex : en matière de
litige relatif au bon commerciaux (loyers commerciaux...), c’est le président du
Tribunal Judiciaire (localement compétent) qui va avoir compétences exclusives.
Le président du TJ est aussi juge d’exécution des décisions rendues par son TJ.
Le plus souvent, le président du tribunal délègue le rôle d’exécution à un juge
spécialisé.

• b) - Les rôles des juges spécialisés autres présidents

- 1) Juge de l’exécution (JEX)

Cela peut être le président mais très souvent le président délègue à un juge qui sera
le JEX, du coup c’est ce juge qui recevra compétence exclusive pour connaître
toutes les difficultés relatives à l’exécution des décisions (saisi immobilière…), il va
pouvoir autoriser toutes les mesures qui vont être permises.
- 2) Juge des affaires familiales (JAF)

Le juge qui va statuer sur toutes les affaires relatives aux litiges concernant les
familles. Dans chaque TJ, un ou plusieurs magistrats juge du tj, sont délégués dans
les fonctions de juge aux affaires familiales. Comme le JEX, un seul juge donc cela
facilite la communication à la connaissance du dossier.
- 3) Juge des contentieux de la protection (JCP)

Nouveauté de la loi bilobé (23 mars 2019), c’est une création relative parce qu’on
peut dire que les JCP sont en quelque sorte les continuateurs de l’ex juge d’instance
qui statue dans les contentieux ordinaires, dans les petits litiges. Aujourd’hui plus de
TI, donc donne compétence à un juge unique pour les JCP, ils vont traiter les petits
litiges, gèrent tous les contentieux.
Exemple : juge tutelle majeur, protection des consommations

B – Règles relatives au fonctionnement de cette juridiction


Il s’agit d’une juridiction qui en principe en mode ordinaire est une juridiction
collégiale homogène qui statue en principe en audience publique.
Tribunal judiciaire = juridiction collégiale, on appelle juridiction collégiale une
juridiction dont les décisions sont en principe rendues par plusieurs juges (un
collège de juges, en principe un nombre impair qui permet de dégager une majorité).
Le juge collégial est opposé au juge unique.
Une juridiction est en principe une juridiction qui doit être collégiale, on va alors lui
opposer la juridiction à juge unique (JAF, JAX, JCP) pour pouvoir désengorger.
Juridiction collégiale homogène = on dit qu’une juridiction est homogène lorsque le
collège de juge est composé de personne appartenant toutes à la même catégorie
socio-professionnel et qu’ils ont recrutés de la même manière.
En principe, c’est des juges qui sortent de l’ENM, donc ce sont des juristes.
Juge de proximité non-licencier, ils ont été maintenus dans leurs fonction qui
peuvent jouer le rôle de juge au TJ, le rôle d’assesseur, lorsqu’une juridiction est
collégiale, le collège va être dirigé par un président collégial. Ce président va être
entouré d’ascenseur, ils sont des gens de la voie délibérante (juger, siège à côté du
président, ils ont une faculté d’avoir une voie). On les recrute pour leurs
compétences en droit.
Les trois juges : ils vont rendre une décision concertée, chacun à une voie
Pour assurer la protection des justiciables, l’audience est publique
Audience publique : garantir que les règles procédurales sont respectées
Huis clos : fermé à toute personne ne faisant pas partie du procès
L’exception est de droit en matière gracieuse
Un procès est en principe contentieux
Certains procès gracieux (deux demandeurs demandent la même chose) peuvent
demander à ce que l’audience soit à huis clos. Quand ils demandent, cette demande
est de droit, c’est à dire que le juge est tenu d’accepter, il n’a pas de pouvoir
d’appréciation.
De pleins droit = pas besoin de demander au juge
Fonctionnement normal : audience publique, si gracieux (elle peut être à huis clos).
Quand contentieux, la demande d’audience à huis clos peut être faite mais elle est
facultative (le juge n’est pas obligé de dire que cela va être à huis clos, sauf si la loi
le dit. Matière de divorce quand devant le juge se fait à huis clos).
Des principes de collégialité mais de plus en plus souvent, développement des
domaines dans lesquels des décisions sont à juge unique. Autorisation du TJ à
prendre l’initiative qu’il y aurait un juge unique, dans des domaines où ce n’est pas
expressément prévu par la loi. L’avocat de la partie peut demander un retour à la
collégialité.
Audience collégiale publique en principe, sauf exception.
Reste à voir les règles particulières.

Paragraphe 2 : Les règles particulières de fonctionnement et de compétence

Certaines règles permettent d’aménager le fonctionnement normal du tribunal


judiciaire
A. Les règles particulières de fonctionnement
Dans plusieurs domaines de sa large compétence le fonctionnement du Tribunal
judiciaire obéit à des règles dérogatoires au règle commune / ordinaire. Il y a un
fonctionnement particulier en ce qui concerne le contentieux de la sécurité sociale.

1) Fonctionnement particulier des chambres de proximité


Ses Chambres de proximités sont appelées des tribunaux de proximité toutefois
l'expression de tribunal de proximité donne l’impression trompeuse que ses
tribunaux seraient indépendants alors qu’en réalité ils sont sous l'autorité dans
l'indépendance du tribunal judiciaire dont ils vont être en quelque sorte détachés.
Le fait de fusionner au sein d’une seule et unique juridiction les tribunaux d’instance
et les juridictions d’instances ont permis de faire un peu d’économies, c’est-à-dire
qu’on va chauffer un seul local au lieu de chauffer tous les locaux. Au lieu d’avoir
deux juridictions qui existent donc qu’un tribunal judiciaire sauf qu’il y a autant de
tribunal grande instance que de département, de la même manière le tribunal
judiciaire qui les remplacent au même endroit que les anciens tribunaux judiciaires.
Parfois on se retrouve avec le tribunal judiciaire un peu loin, pour éviter ce désert
juridique il est prévu que des décrets peuvent fixer la compétence des chambres de
proximités implanté hors du siège du tribunal judiciaire dont il dépend. Certains
tribunaux judiciaires se voit adjoindre des chambres de proximités qui vont pouvoir
permettre d'avoir une juridiction disponible dans des territoire sans juridiction
proche. Exemple : Lille, ex tribunal d’instance de Roubaix et ex tribunal d’instance de
Tourcoing ont disparu, ils vont permettre d'accueillir les chambres de proximités
détachées.
Pour qu’une juridiction puisse fonctionner en autonomie, ces chambres détachées
vont avoir un greffe détaché établi auprès de chaque chambre de proximité, selon
l’importance du tribunal judiciaire une ou plusieurs chambres détachées.

2) Aménagement fonctionnement pour le contentieux de la sécurité sociale


Pendant longtemps le contentieux de la sécurité sociale dépendait de juridiction
spécialisée. Contentieux de la sécurité sociale dépend de juridiction tribunaux des
affaires de sécurité sociales (TASS).
Sauf si litige concernant un contentieux de l’incapacité (handicape etc.), ce
contentieux était traité par une juridiction particulière le TCI (tribunal de la capacité
et de l’incapacité), supprimé récemment le 1 er janvier 2019, ne décidant que ce
contentieux serait confié à la juridiction de droit commun.
Avant 1 er janvier 2019 TASS et TCI, pour contentieux de la sécurité sociale.
Contentieux sécurité sociale compétence Tribunal Grande Instance à partir 1 er
janvier 2019, alors que 23 mars 2019 loi Belloubet (rentre en vigueur 1 er janvier
2020), décide de faire disparaître ses Tribunal Grande Instance, donc au 1 er janvier
2020 basculer dans la compétence du nouveau tribunal judiciaire. Par dérogation au
fonctionnement normal de cette juridiction lorsque le tribunal judiciaire statue sur les
dossiers concertant sur des contentieux de la sécurité sociale va statuer comme une
juridiction collégiale hétérogène qui va être paritaire et échevinale (pratique les
échevinage).

Définition : Juridiction échevinale : Lorsqu'il s‘agit d’une juridiction collégiale, dans


laquelle le collège de juges est composé à la fois de magistrats professionnels, à la
fois de juges non professionnels choisis pour leurs compétences professionnelles
particulières. Dans ce domaine de compétence le tribunal judiciaire va statuer en
formation collégiale de 3 juges donc le président du collège est un juge
professionnel et plus précisément c'est le président du tribunal judiciaire ou le juge
de ce tribunal que le président à délégué. Les deux assesseurs ne sont pas des
juges professionnels, ils représentent à égalité le collège des salariés d'une part et le
collège des employeurs d’autre part ainsi que les travailleurs indépendants. Ils
(assesseurs) sont désignés pour 3 ans renouvelable par le premier président de la
Cour d’appel à partir de liste dressée sur présentation des organisations
professionnels et des syndicats professionnels jugé les plus représentatifs.

Mélange le regard d 'un juge professionnel et les compétences du professionnel


impliqué. Mélange le regard des juges professionnels (président) et d’autres juges
(élus pour assurer les fonctions de juges).
Procureur → juge du parquet
Ainsi que d’être échevinale est aussi paritaire parce qu’on voit qu’il y a autant de
représentants des salariés que de représentants des employeurs. Juridiction
paritaire c’est une juridiction collégiale dans laquelle le collège de juge est composé
paritairement (en même nombre) de juges appartenant à des catégories
socioprofessionnelles aux intérêts potentiellement divergeant / potentiellement
opposé. Ici les employeurs sont plus sensibilisés aux intérêts de l’entreprise, les
salariés sont plus sensibilisés à la protection du salarié.
Dans les juridictions paritaires (toujours juges pair). Echevinage et paritaire →
nombre paire de juge + le président qui fait basculer dans l’imparité Dans juridiction
échevinage et paritaire, le juge va avoir un rôle qui va prévenir tout risque de partage
parce que comme il est ajouté aux deux équipes donc jamais partage possible des
voix.
Légitimité de la décision rendue. Pour que cette bonne représentation soit bien
assurée lorsque le litige éclate au sein d’une concession agricole les assesseurs
sont désigné parmi les professions agricoles, hypothèse dans laquelle plus de deux
assesseurs et un collège de 5 juges lorsque le litige portent sur la soumission d’une
personne dépend d’un régime de sécurité sociale agricole ou non agricole, donc 4
assesseurs → 2 profession agricole, 2 profession non agricole → donc parité entre
les milieux sociaux professionnel, représentation équitable.
Le fonctionnement du Tribunal judiciaire dans ce type de contentieux dérogatoire
aux règles vues précédemment par collège homogène.

B. Règles particulières en matière de compétence


Deux sortes de compétences spécialisées : règle légale spéciale et compétence
spécialisé régionale

1) Compétence spécialisée légale


On va voir que la loi va réserver certaines matières à certains tribunaux judiciaires.
Les différents tribunaux judiciaires qu’on a dans une région donnée dépendent d’une
Cour d’appel. En principe selon la localisation du litige, de là où réside le défendeur,
avoir un tribunal judiciaire plutôt que l’autre, parfois utile. Or, pour certains
contentieux spécialisés, il vaut mieux éviter que ces contentieux spécialisés ne
soient dispersés au sein de divers tribunaux judiciaires.

Deux exemples :
- La compétence spéciale du tribunal judiciaire de Paris se voit reconnaître une
compétence particulière dans certains domaines, notamment reçoit par la loi
une compétence exclusive pour toutes les affaires de terrorisme, notamment
lorsque les victimes demandent réparation contre le FGT (fond de garantit
contre les actes de terrorise). Ce contentieux est très spécialisé.
Trois arguments pour que ce soit tribunal spécialisé :
• Premier argument : intérêt à avoir des juges qui se sont spécialement formés
pour connaître toutes les particularités de ce contentieux.
• Deuxième argument : doter ce tribunal judiciaire d’un personnel particulier qui
va être utile en matière de repérage, de données.
• Troisième argument : permet d’avoir une jurisprudence particulièrement
sensible.
Le Tribunal judiciaire de Paris n'est pas compétent que pour indemnisation
des victimes mais aussi pour d’autres domaines de compétences. Juge du
parquet → ne tranche pas. Tribunal Judiciaire de Paris est doté aussi de
parquet spécialisé (juges préparent les affaires), un procureur de la
République spécialisé antiterroriste, un procureur de la République financier.
Compétence reçue pas qu’à Paris.
Parfois, la loi va donner compétence à d'autres tribunaux et notamment
certains tribunaux judiciaires spécialement désignés peuvent se voir attribuer
une compétence spécialisée qui va leur être reconnue et vont être listés par la
loi, réparti dans différent tribunaux judiciaires. Matière de déplacement
nationale illicite d’enfants → Tribunal Judiciaire les plus proches qui s’en
occupe, permet de doter ces tribunaux choisis de personnel supplémentaire
pour mener à bien leurs tâches (démarche auprès de différents pays,
interprètes, pas les moyens économiques pour tous les Tribunal Judiciaire,
...).
Contentieux de contestations relatives à l'admission à l’aide sociale.

B. Des compétences spécialisées régionales


Certaines matières vont être régionalement réservées à certains tribunaux
judiciaires. Ses matières régionalement réservés à certains tribunaux répondent à
l'idée générale d'éviter un éparpillement contentieux technique un peu spécialisé
lorsqu’on peut l’éviter.
Exemple : Beaucoup de contentieux dans le Nord de la France, plusieurs Tribunaux
Judiciaires, certaines Cour d’appel qui ont dans leur ressort beaucoup de tribunaux
judiciaires, serait dommage d'éparpiller le contentieux et les rassembler au sein d’un
tribunal judiciaire désigné. Souvent utiliser en matière de responsabilité médical, le
contentieux est très technique souvent besoin de faire appel à des experts, dans un
tribunal judiciaire spécialement désigné permettra de doter des personnes habituées
donc bonne expertise ainsi qu'augmenter les experts qui ont l’habitude de travailler
dessus et d’éviter que les juridictions n’est pas la même approche sur le dossier.
Dans ses dossier sensibles bonne chose qu’un seul tribunal, la décision est plus
cohérente.
Modalités → Cette attribution de compétence n’est possible que par décret, font un
test administratif, ce décret ne peut intervenir que sur proposition du 1er président
de la Cour d’Appel et du procureur général précepte après avis des chefs de
juridictions et consultation des conseils de juridiction concernés.
Leur proposition va être complété après avis des chefs de juridiction et
consultations de juridiction (va demander l’avis des Tribunaux Judiciaires et des
conseils de juridiction concerné) donc Tribunal Judiciaire se voit enlever leurs
“compétences”.
Normalement en matière de compétence des juridictions la constitution estime que
ça relève de la compétence des Parlements, or dans le cadre des compétences
spécialisées régionales module la compétence normale d’un Tribunal Judiciaire qui
devrait pouvoir être compétent. Cette compétence a été enlevée non pas en vertu
d’une loi mais par l’administration sur avis du juge.
C’est pourquoi il a été prévu par décret du 30 août 2019 que les matières civiles sur
lequel les compétences pouvaient être réalisées sans recours à une loi spéciale sont
limitativement listées et comprennent notamment la responsabilité médicale et
aussi les baux commerciaux. Par ce décret déposséder plusieurs présidents tribunal
judiciaire si Cour d’appel et administration estime qu'il faut le confier à certains
tribunaux judiciaires.
Cette loi a fait l’objet d’un recours en annulation.
Traditionnellement la procédure applicable devant le tribunal judiciaire est une
procédure écrite qui sera requise aussi au niveau de la Cour d’appel et a de plus forte
raison ou devant la Cour de cassation, c’est-à-dire une constitution obligatoire d’un
avocat, obligatoirement représenté par un avocat avec des arguments écrits, donc
arguments réunis au sein de la conclusion écrites de l’avocat donc plus claire, mais
c’est un coût, devant les juridiction spécialisée peut se défendre nous-mêmes sans
passer par la constitution obligatoire d’un avocat, donc coûte moins cher, quand on
se défend nous même pas de conclusion écrite.
Procédure orale → Comparution des parties obligatoire et donc présenté leurs
observations, demandeur présente ses observations et le défendeur présente ses
observations, répond et peut ajouter de nouveaux arguments.

Années 2010, inciter de + en + les plaideurs à essayer d’opter pour une défense
écrite, lorsque quelqu'un dépose conclusion écrite doivent être prise en compte.
La juridiction de droit commune et juridiction spécialisée pour l’un procédure écrite
et représentée par un avocat obligatoire et l’autre peut se représenter nous-même et
pas procédure écrite non obligatoire.

Sous-section 2 : Les (principes) juridictions (collégiales) “d’exception” ou


“spécialisé”
Oppose juridiction des droits communs à la juridiction d’exception.
Les juridictions simples au sens large et au sens stricte

• Sens large → institution judiciaire, sont utilisés comme juridiction d’exception,


compétence spéciale,
• Sens stricte → désigne les juridictions d’exception qui traitent du contentieux
spécialisé
Depuis, toutes les juridictions d’exception (pas de droit commun) sont des
juridictions spécialisées (droit commun)
Cette seconde distinction est relative à la technicité de certains procès pour lesquels
une expérience particulière de terrain est particulièrement utile pour rendre la
Justice.
Les juridictions spécialisées sont contraires au tribunal judiciaire qui celui-ci
s’occupe des contentieux ordinaires. Cette distinction théorique perd de son enjeu
pratique dans la mesure ou le contentieux ordinaire se voit attribué au trib judiciaire
qui est la seule juridiction de droit commun
Il va y avoir un collège hétérogène qui va représenter les mondes divers, la
juridiction spécialisée ne pourra être homogène que lorsque les litiges pourront être
qualifiés d’homogène, les litiges entre commerçants sont traités par des
commerçants

Paragraphe 1 – Exemple de juridiction d’exception collégiale à composition


homogène : le tribunal de commerce
Le tribunal de commerce est une des rares juridictions à avoir été épargné par la
révolution en raison de leur composition élective

A - Droit positif
1) Compétences
a) La compétence matérielle du tribunal de commerce

Le tribunal de commerce est la juridiction spécialisée dans le règlement des litiges


commerciaux, il traite le contentieux commercial ou des établissements de sociétés
de financement on y ajoute les procédures collectives (faillite). Les litiges entre toute
personne à propos des actes de commerce (achat revente)
b) Les attributions des juges
Attribution du président qui peut se délier
Vice-président désigné par le président entre les juges du même tribunal
Il sera chargé de le suppléer en cas d’absence
S’ajoute le rôle du juge commissaire qui va être dans chaque procédure collective
pour veiller à ce que l’audience se déroule rapidement et dans les règles.

2) Fonctionnement
a) La composition du tribunal de commerce
Le tribunal de commerce est composé de commerçants élus par leur pair voire petit
alpha à statut particulier
Mode de désignation par élection des juges consulaires (durant 4ans) sauf premier
mandat de 2 ans à concurrence de 5 mandats successifs au maximum 18 ans dans
le même tribunal sans dépasser l’âge max de 75ans.
L’élection se fait à 2 degrés, les commerçants vont élire les membres des chambres
de commerce et d’industrie et les délégués consulaires vont être appelés à élire à
leur tour les juges consulaires.
Sont éligibles les commerçants âgés au minimum de 30ans, il faut avoir 5ans
d’immatriculation au RCS
Les juges consulaires élisent à leur tour le président du tribunal de commerce, pour
être éligible il doit avoir été juge consulaire pendant au moins 6ans
b) Statut juridique des juges consulaires
Ils exercent leurs fonctions bénévolement car c’est valorisant pour eux
Ils sont assermentés
Puis réforme après réforme leurs obligations ont été alourdis notamment la loi J21
a alourdi leurs obligations dans bien des domaines elle leur impose des obligations
déontologiques similaires à celles des juges judiciaires on va leur demander de faire
une déclaration de conflit d’intérêt elle soit être exhaustive, on leur donne des
exigences d’indépendance, d’impartialité, de probité...
Au cours de la semaine suivant l’élection d’un nouveau juge consulaire il doit aller
passer serment au siège de la cour d’appel dans le ressort où s’inscrit le siège de la
cour d’appel

Formation échevinale en effet cette commission nationale de discipline est


composée d’autant de juges judiciaires et consulaires (4 chacun) pour les 4
magistrats pro 1 vient de la cour de cassation (président) 2 de la cour d’appel et 1
juge judiciaire
Voix prépondérante du président du tribunal de commerce s’il y a besoin de trancher
mais elle a été supprimée avec une loi de 1996
Cette juridiction statue en audience publique
Les tribunaux de commerce peuvent être divisés en chambre spécialisée
Il est prévu dans cette réforme récente que le procureur du TJ du ressort peut
intervenir à l’audience dans certains procès limitativement énumérés par la loi -
fonctionnement en formation collégiale homogène - sauf si c’est des domaines à
juge unique, spécialisé en matière de procédure collective
1 – Les doubles controverses
La controverse double est technique et politique
Technique :
Politique : elle est double, la juridiction n’est pas à l’abri d’impartialité, elle manque
d’objectivité et est archaïque
2 – La solution de compromis
Abandon de la piste échevinale, modification de la composition du tribunal de
commerce qu’on va resserrer au sein de tribunaux de commerces moins nombreux.
Le contentieux des faillites est réservé aux plus grandes entreprises.
Les tribunaux de commerces restent sur les petites entreprises.
Rebaptiser le tribunal de commerce en tribunal des affaires économiques pour
englober les litiges entre commerçants mais aussi toutes les difficultés qui touchent
les commerces artisanaux et indépendants.
Les juridictions spé hétérogènes
On parle de juridictions mixtes, le collège de ces juridictions n’est pas homogène.
Juridiction hétérogène implique forcément une formation collégiale.
Ces collèges vont être hétérogènes, composés de juges issus de milieux sociaux
professionnels différents.
Lorsqu’il y a des juridictions spé hétérogènes : sont le plus souvent paritaires à
chaque fois. Le problème pratique des juridictions paritaires, comme on veut
représenter des intérêts divergents, les juges doivent être composé de nombres
pairs de juges, ainsi, parfois, quand il y a un nombre égal de voix, c’est un problème.
Juge départiteur / juridiction échevinage
Juge judiciaire = désintéressé ; son intervention fait basculer le collège dans un
nombre impair, alors pas de risque d’égalité des voix.

1) Le conseil des prud’hommes (CPH)


1806 : CPH ; juridiction depuis 1806 a fonctionné d’une façon inchangée et a subi
plus de modifications que le TC.

A) La compétence d’attribution du CPH


Est la juridiction qui a la compétence exclusive pour tous les litiges individuels de
travail dans le secteur privé (libéral). Si fonctionnaires = tribunal administratif
(public). CPH : indépendamment du montant ; litige entre employeur/employé, et
litiges entre salariés d’une même entreprise, lorsqu’il s'agit de litiges intervenus au
cours du travail. Compétences territoriales : compétences impératives : en principe,
le CPH compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le lieu de
l’établissement dans lequel le travail est effectué.
Que faire lorsque le travail est effectué à domicile ?
La règle spéciale est que le principe est le lieu du domicile du salarié, en principe.
Sauf si le salarié opte pour un autre lieu à choisir parmi d’une part le lieu où
l’employeur est établi, ou dans certains cas, le lieu de son engagement (là où il a été
engagé).

B) Le fonctionnement au sens large de cette juridiction


L’organisation de la juridiction, composition, fonctionnement juridictionnel.
a) Organisation
Pareil que pour le TC, à peu près 1 par département. A peu près autant que pour le
TJ. Ces CPH sont divisés systématiquement en section. Il y en a 5 :
- Section encadrement
- Section commerce
- Industrie
- Agriculture
- Activités diverses (catégorie résiduelle).
Il y a une section commerce, pourtant ce n’est pas le TC.

Litige qui intervient dans le milieu professionnel privé du commerce, comment savoir
si c’est le TC ou CPH ?
Nature du litige ; Si le litige n'intervient pas entre deux commerçants indépendants ;
mais un litige dans lequel, même si quelqu’un fait du business = pas le TC
Il faut qu’il y ait un lien de subordination entre les deux = revient à un litige du travail
= même si les parties impliquées travaillent dans le commerce, s’il y a litige entre
salarié et employeur, si le litige éclate au sein de l’entreprise, cela ne relève pas du
TC, mais du CPH, car cela relève du monde du travail, bien que cela se passe dans le
monde du commerce. Cela marche aussi entre deux salariés qui travaillent dans la
même entreprise, dans le commerce.
Lorsqu’il y a un litige entre deux salariés (même commerçant) le litige éclate au sein
du travail = pas de lien de subordination, mais lié au secteur du travail, donc cela
concerne le CPH.

b) La composition
Juges = choisis dans le milieu professionnel de l’entreprenariat ; pas des juges
professionnels sortis de l’ENM.
Conseiller prud’hommes employeurs ; conseiller prud’hommes salarié = vocabulaire.
Les conseillers sont choisis selon les patrons et les salariés, jusqu’en janvier 2018,
ils étaient élus par leurs pairs, conseillers prud’hommes employeurs élus par les
employeurs, avec une élection à 2° = élus comme les juges consulaires ; maintenant,
nommés par 2 ministres : la justice, et le ministre du travail.
Comment vont-ils choisir ? Les 2 ministres choisissent sur les listes de potentiels
conseillers prud’hommes employés/salariés ; Liste pour les salariés : proposés par
les organisations syndicales.
Conseillers nommés pour 4 ans, et étudient s’ils répondent aux règles pour être
élus.
Dans chaque section, par exemple milieu agricole : salariés et patrons issus du
monde agricole.
CPH : Président et assesseurs = X échevinal ; on ne peut pas mettre un Président,
patron ou salarié, sans porter une inflexion : Président et vice-président.
Président et vice-président : salarié et patron ; si patron = président, l’année
suivante, il sera vice-président, et inversement.
X juge professionnel = mais ils ont voix délibérante, lors de l’exercice de leurs
fonctions. Statut particulier et obligations déontologiques ; Comme pour les juges
consulaires, leurs obligations déontologiques ont été réaffirmées par la loi du 6 août
2015.
S’ils ne suivent pas bien la formation CPH, ils seront réputés démissionnaires.
Ce sont des juges à statut particulier, ils font ça à côté de leur métier ;
Vous êtes salarié = qui a la fonction de conseiller PH salarié à un statut dérogatoire
protecteur + poussé, pour le protéger contre le licenciement abusif.
Similaire à ceux qui sont des représentants syndicaux, qui ont des responsabilités
syndicales.
Lorsque le salarié est conseiller, il est payé, et n’est pas compté comme absent. Pour
le patron : l’Etat rembourse partiellement l’employeur.

Pour les conseillers employeurs : droit à une indemnisation versée par l’Etat.

- Fonctionnement

Systématiquement collégial ; la parité est essentielle, on veut représenter les


salariés et les patrons, dans toutes les formations.
1ère mission CPH : essaie de concilier les parties, bureau de conciliation va statuer
dans une formation réduite composée de seulement 2 juges.
Bureau de conciliation et d’orientation.

Quand la conciliation n’a pas marché : passe en formation de jugement ; 4 juges : 2


employeurs/2 salariés ; même en référé.
Référé : chaque conseiller est élu pour une année. 1 employeur et 1 salarié élu pour
une année par l’assemblée du CPH.
Limite parité : intervention du juge départiteur = ne faisant pas partie de la
juridiction.

Parité et l’importance donnée à la conciliation ; loi Macron : augmenter l'importance


de la conciliation et rebaptise le bureau de la conciliation.
Le préalable de la conciliation est devenu obligatoire et le bureau de conciliation
doit, s’il ne peut concilier, orienter les parties vers la formation de jugement
classique (2 conseillers employeurs/salariés).
Soit la formation restreinte paritaire, comme en référé, un juge conseiller employeur
et 1 juge conseiller employé.
Si opte formation restreinte : 1 + 1 juge et offre une décision plus rapide ;
3e optique : peut inviter les parties à s’orienter vers la formation de jugement qui
pourrait s’apparenter à une formation échevinale = formation à 5 + 5 juges
employeurs/salariés + 1 juge départiteur.
Reste une formation paritaire.

Le juge départiteur va pouvoir statuer après avoir entendu l’avis des conseillers
prud’hommes = s’il y a égalité des voix.

Le tribunal paritaire des baux ruraux = échevinal ; litiges = impliquant milieux sociaux
pro différents ; parité = nombre paire de juge ; prévient tous risques de partage en
mettant 1 juge du TJ localement compétent qui va présider le tribunal paritaire des
baux ruraux.
Assesseurs : personnes issues du milieu concerné.
Echevinage : mélange de juges pro et juges profanes du droit.
Le TPBR est une juridiction + récente, remonte aux années 1940, à la libération.
A cette époque, on avait un tribunal paritaire cantonal.
Avant pour faire appel = système circulaire ; maintenant : cours d’appel classique.

a) la compétence du TPBR

Compétent pour les litiges entre les propriétaires d’immeubles rural, et son locataire
qui exerce une activité agricole, qui loue la terre.
Le TPBR est compétent aussi pour régler les litiges préalables portant sur la
qualification du contrat.
Un propriétaire terrien qui loue sa terre à une personne ;

Compétence territoriale : le lieu de l’exploitation agricole fait foi.


Environ 1/département.

Le fonctionnement est paritaire et échevinal ; 1 Pt TJ


5 juges, 4 assesseurs (pas magistrats professionnels) représentent les bailleurs et
représentent les preneurs. 2 représentent les bailleurs + 2 représentent les preneurs.
=> nommés pour 6 ans. Nommés par le 1er Pt de la Cour d’appel après avis du Pt du
tribunal concerné. Nommés sur une liste dressée par une autorité administrative.
Comment : double liste ; bailleurs = propositions des orga pro jugées représentatives
des bailleurs ;
Preneurs = propositions des orga pro les + représentatives des salariés.

Fonctionne par session selon les besoins = litiges peu fréquents.


Juridiction intermittente ;

b) La juridiction non paritaire


La CIVI = instituée le 8 juillet 1983

a) compétence de la CIVI

La CIVI est compétente pour régler les litiges et procès relatifs à l’octroi d’une
indemnité à certaines victimes d’infractions pénales.
X une juridiction pénale ; CIVI rôle marginale et précis ;
Compétente pour décider de l’indemnité de certaines victimes d'infractions pénales.
Ces infractions sont définies par la loi : doivent avoir entraîné soit la mort de la
personne, soit une incapacité permanente, soit au moins une simple incapacité
totale de travail pendant au moins 1 mois.
= à condition que ce soit très grave.
Il ne faut pas que cela soit déféré par d’autres lois ; victimes terrorismes, accidents
routes, victimes chasse...

Juridiction collégiale = 3 membres désignés pour 3 ans par l’Assemblée générale du


siège du TJ. Désigne parmi les 3, 2 magistrats du siège du TJ dont l’un assurera la
présidence du siège du tribunal.
Une personne majeure de nationalité française jouissant de ses droits civiques et
s’étant signalée par l’intérêt qu’elle porte à l’égard des victimes.
2 juges professionnels dont l’un est pro ; 2 assesseurs dont l’un est pro et l’autre
profane du droit => échevinal.
Volonté de mêler la population représentée par une personne intéressée par les
victimes.

Les juridictions spé hétérogènes


On parle de juridictions mixtes, le collège de ces juridictions n’est pas homogène.
Juridiction hétérogène implique forcément une formation collégiale.
Ces collèges vont être hétérogènes, composés de juges issus de milieux sociaux
professionnels différents.
Lorsqu’il y a des juridictions spé hétérogènes : sont le plus souvent paritaires à
chaque fois. Le problème pratique des juridictions paritaires, comme on veut
représenter des intérêts divergents, les juges doivent être composé de nombre pair
de juges, ainsi, parfois, quand il y a un nombre égal de voix, c’est un problème.
Juge départiteur / juridiction échevinage
Juge judiciaire = désintéressé ; son intervention fait basculer le collège dans un
nombre impair, alors pas de risque d’égalité des voix.

1) Le conseil des prud’hommes (CPH)

1806 : CPH ; juridiction depuis 1806 a fonctionné d’une façon inchangé, et a subi
plus de modifications que le TC

A) La compétence d’attribution du CPH


Est la juridiction qui a la compétence exclusive pour tous les litiges individuels de
travail dans le secteur privé (libéral) Si fonctionnaires = tribunal administratif
(public).
CPH : indépendamment du montant ; litige entre employeur/employé, et litiges entre
salariés d’une même entreprise, lorsqu’il s'agit de litiges intervenus au cours du
travail.
Compétences territoriales : compétences impératives : en principe, le CPH
compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le lieu de l’établissement dans
lequel le travail est effectué.
Que faire lorsque le travail est effectué à domicile ?
La règle spéciale est que le principe est le lieu du domicile du salarié, en principe.
Sauf si le salarié opte pour un autre lieu à choisir parmi d’une part le lieu où
l’employeur est établi, ou dans certains cas, le lieu de son engagement (là où il a été
engagé).

B) Le fonctionnement au sens large de cette juridiction


L’organisation de la juridiction, composition, fonctionnement juridictionnel

a ) Organisation

Pareil que pour le TC, à peu près 1 par département. A peu près autant que pour le
TJ. Ces CPH sont divisés systématiquement en section. Il y en a 5.
1 section encadrement, 1 section commerce, ensuite industrie, puis agriculture, et
enfin activités diverses (catégorie résiduelle).

Il y a une section commerce, pourtant ce n’est pas le TC.


Litige qui intervient dans le milieu professionnel privé du commerce, comment
savoir si c’est le TC ou CPH ?

Nature du litige ; Si le litige intervient pas entre deux commerçants indépendants ;


mais un litige dans lequel, même si quelqu’un fait du business = pas le TC

Il faut qu’il y ait un lien de subordination entre les deux = revient à un litige du travail
= même si les parties impliquées travaillent dans le commerce, s’il y a litige entre
salarié et employeur, si le litige éclate au sein de l’entreprise, cela ne relève pas du
TC, mais du CPH, car cela relève du monde du travail, bien que cela se passe dans le
monde du commerce. Cela marche aussi entre deux salariés qui travaillent dans la
même entreprise, dans le commerce.
Lorsqu’il y a un litige entre deux salariés (même commerçant) le litige éclate au sein
du travail = pas de lien de subordination, mais lié au secteur du travail, donc cela
concerne le CPH.

b) la composition

Juges = choisis dans le milieu professionnel de l’entreprenariat ; pas des juges


professionnels sortis de l’ENM.
Conseiller prud’hommes employeurs ; conseiller prud’hommes salarié = vocabulaire.
Les conseillers sont choisis selon les patrons et les salariés, jusqu’en janvier 2018,
ils étaient élus par leurs pairs, conseillers prud’hommes employeurs élus par les
employeurs, avec une élection à 2° = élus comme les juges consulaires ; maintenant,
nommés par 2 ministres : la justice, et le ministre du travail.
Comment vont-ils choisir ? Les 2 ministres choisissent sur les listes de potentiels
conseillers prud’hommes employés/salariés ; Liste pour les salariés : proposés par
les organisations syndicales.
Conseillers nommés pour 4 ans, et étudient s’ils répondent aux règles pour être
élus.
Dans chaque section, par exemple milieu agricole : salariés et patrons issus du
monde agricole.

CPH : Président et assesseurs = X échevinal ; on ne peut pas mettre un Président,


patron ou salarié, sans porter une inflexion : Président et vice-président.
Président et vice-président : salarié et patron ; si patron = président, l’année
suivante, il sera vice-président, et inversement.

X juge professionnel = mais ils ont voix délibérante, lors de l’exercice de leurs
fonctions. Statut particulier et obligations déontologiques ; Comme pour les juges
consulaires, leurs obligations déontologiques ont été réaffirmées par la loi du 6 août
2015.
S’ils ne suivent pas bien la formation CPH, ils seront réputés démissionnaires.
Ce sont des juges à statut particulier, ils font ça à côté de leur métier ;
Vous êtes salarié = qui a la fonction de conseiller PH salarié à un statut dérogatoire
protecteur + poussé, pour le protéger contre le licenciement abusif.
Similaire à ceux qui sont des représentants syndicaux, qui ont des responsabilités
syndicales.
Lorsque le salarié est conseiller, il est payé, et n’est pas compté comme absent.
Pour le patron : l’Etat rembourse partiellement l’employeur.

Pour les conseillers employeurs : droit à une indemnisation versée par l’Etat.

- fonctionnement

Systématiquement collégial ; la parité est essentielle, on veut représenter les salariés


et les patrons, dans toutes les formations.
1ère mission CPH : essaie de concilier les parties, bureau de conciliation va statuer
dans une formation réduite composée de seulement 2 juges.
Bureau de conciliation et d’orientation.

Quand la conciliation n’a pas marché : passe en formation de jugement ; 4 juges : 2


employeurs/2 salariés ; même en référé.
Référé : chaque conseiller est élu pour une année. 1 employeur et 1 salarié élu pour
une année par l’assemblée du CPH.
Limite parité : intervention du juge départiteur = ne faisant pas partie de la
juridiction.

Parité et l’importance donnée à la conciliation ; loi Macron : augmenter l'importance


de la conciliation, et rebaptise le bureau de la conciliation.
Le préalable de la conciliation est devenu obligatoire et le bureau de conciliation
doit, s’il ne peut concilier, orienter les parties vers la formation de jugement
classique (2 conseillers employeurs/salariés).
Soit la formation restreinte paritaire, comme en référé, un juge conseiller employeur
et 1 juge conseiller employé.
Si opte formation restreinte : 1 + 1 juge et offre une décision plus rapide ;
3e optique : peut inviter les parties à s’orienter vers la formation de jugement qui
pourrait s’apparenter à une formation échevinale = formation à 5 + 5 juges
employeurs/salariés + 1 juge départiteur.
Reste une formation paritaire.

Le juge départiteur va pouvoir statuer après avoir entendu l’avis des conseillers
prud’hommes = s’il y a égalité des voix.
Le tribunal paritaire des baux ruraux = échevinal ; litiges = impliquant milieux sociaux
pro différents ; parité = nombre paire de juge ; prévient tous risques de partage en
mettant 1 juge du TJ localement compétent qui va présider le tribunal paritaire des
baux ruraux.
Assesseurs : personnes issues du milieu concerné.
Echevinage : mélange de juges pro et juges profanes du droit.
Le TPBR est une juridiction + récente, remonte aux années 1940, à la libération.
A cette époque, on avait un tribunal paritaire cantonal.
Avant pour faire appel = système circulaire ; maintenant : cours d’appel classique.

a) la compétence du TPBR

Compétent pour les litiges entre les propriétaires d’immeubles rural, et son locataire
qui exerce une activité agricole, qui loue la terre.
Le TPBR est compétent aussi pour régler les litiges préalables portant sur la
qualification du contrat.
Un propriétaire terrien qui loue sa terre à une personne ;
Compétence territoriale : le lieu de l’exploitation agricole fait foi.
Environ 1/département.

Le fonctionnement est paritaire et échevinal ; 1 Pt TJ, 5 juges, 4 assesseurs (pas


magistrats professionnels) représentent les bailleurs et représentent les preneurs. 2
représentent les bailleurs + 2 représentent les preneurs.
=> nommés pour 6 ans. Nommés par le 1er Pt de la Cour d’appel après avis du Pt du
tribunal concerné. Nommés sur une liste dressée par une autorité administrative.
Comment : double liste ; bailleurs = propositions des orga pro jugées représentatives
des bailleurs ;
Preneurs = propositions des orga pro les + représentatives des salariés.

Fonctionne par session selon les besoins = litiges peu fréquents. Juridiction
intermittente ;

b) La juridiction non paritaire.

La CIVI = instituée le 8 juillet 1983 ;

a) compétence de la CIVI

La CIVI est compétente pour régler les litiges et procès relatifs à l’octroi d’une
indemnité à certaines victimes d’infractions pénales.
X une juridiction pénale ; CIVI rôle marginale et précis ;
Compétente pour décider de l’indemnité de certaines victimes d'infractions pénales.
Ces infractions sont définies par la loi : doivent avoir entraîné soit la mort de la
personne, soit une incapacité permanente, soit au moins une simple incapacité
totale de travail pendant au moins 1 mois.
= à condition que ce soit très grave.
Il ne faut pas que cela soit déféré par d’autres lois ; victimes terrorismes, accidents
routes, victimes chasse...

Juridiction collégiale = 3 membres désignés pour 3 ans par l’Assemblée générale du


siège du TJ. Désigne parmi les 3, 2 magistrats du siège du Tj dont l’un assurera la
présidence du siège du tribunal.
Une personne majeure de nationalité française jouissant de ses droits civiques et
s’étant signalée par l’intérêt qu’elle porte à l’égard des victimes.
2 juges professionnels dont l’un est pro ; 2 assesseurs dont l’un est pro et l’autre
profane du droit => échevinal.
Volonté de mêler la population représentée par une personne intéressée par les
victimes.

Juridiction pénale de droit commun

Le procès pénal va se scinder en 3 sortes de juridictions :

• Juridiction
• Jugement
• Exécution de la peine.

Cela s’explique par la procédure inquisitoire du procès pénal ;


Le procès démarre par une phase d’instruction ; le jugement n’est pas rendu par
ceux qui font l’instruction. Il faut un regard neutre.

Paragraphe 1 : Les juridictions d’instruction

Leur rôle est de concourir à la manifestation de la vérité, à l’établissement des


preuves. S’il n’y a pas de preuves suffisantes, il n’y aura pas d’affaire.

A) Le rôle majeur du juge d’instruction

Première remarque : les juges d’instruction sont désignés pour 3 ans renouvelables
par décret du président de la république parmi les juges du siège du tribunal
judiciaire, ce sont des juges du siège.
Juridiction à juge unique, donc homogène (monolithique).
Dans de grands tribunaux judiciaires, on peut avoir plusieurs juges d’instructions,
mais chaque juge est un juge unique, mais pas collégial.
Loi 5 mars 2007 avait prévu de transformer le rôle du juge d’instruction en
instaurant une collégialité de l’instruction. Au moins 3 juges plutôt qu’un.
Cela fait suite à l’affaire d’Outreau.
Mais ce projet a été définitivement abandonné en 2017 avec l’entrée en vigueur
d’une autre loi.
L’instruction est obligatoire pour les crimes. La saisine de l’instruction est
facultative pour les délits et les contraventions.
Peut être saisi après une plainte, la partie civile se constitue et porte plainte, cela
peut être sur réquisitoire introductif du parquet, donc sans plainte.
Si un sdf est tué, n’a pas de famille ni de papier, par exemple.

Que fait ce juge ?


Il trouve les preuves, fait émerger la vérité.
Il possède plusieurs missions.

Mission d’information/d’instruction. Il est informateur du procès. L’idée générale est


que, dans sa recherche de vérité, il doit toujours instruire à charge et à décharge.
Tous les éléments doivent être retenus. Il a des moyens d’investigation.
Il peut faire une descente sur les lieux, un interrogatoire, procéder à des saisies, des
confrontations. Il peut le faire lui-même, mais il peut le déléguer à des commissions
rogatoires, soit à des OPJ (officier de police judiciaire) ou à des collègues hors de
son ressort pour qu’ils accomplissent à sa place les actes d’investigations qu’il a le
droit de faire.

Peut décerner des mandats, c’est un ordre du juge d'instruction tendant à s’assurer
de la personne de l’inculpé. Cela signifie de s’assurer que le moment venu, s'il ne va
pas “disparaître”.

Mandat de comparution : l’ordre donné par le juge d’instruction à l’inculpé de


comparaître devant lui, à l’heure et au jour indiqué sur le mandat. Ordre donné
directement à l’inculpé.

Mandat d’amener : ordre donné par le juge, à la force publique, d’arrêter l’inculpé en
vue de le conduire immédiatement à son cabinet.

Mandat d’arrêt : ordre donné par le juge à la force publique d’arrêter voire de
rechercher un inculpé en vue de le conduire immédiatement à la maison d’arrêt
indiqué sur le mandat, où il sera détenu.
En plus de ses missions, il se voit reconnaître des missions juridictionnelles, il rend
des ordonnances, qu’il peut rendre pendant l’instruction, notamment lorsqu’il décide
d’un placement de la personne sous contrôle judiciaire.

En fin d’instruction, le juge va rendre de nouveau des ordonnances, soit de non-lieu,


ou une ordonnance de renvoi devant le tribunal de police, ou devant le tribunal
correctionnel. Ordonnance de mise en accusation : renvoi devant la cour d’assise.

B) Le JLD

Créer dans les années 2000 ; le JLD comme le juge d’instruction est un magistrat du
siège du TJ = il est inamovible ; on exige qu’il soit un juge du TJ, qu’il soit un “haut
gradé” du TJ (président, vice-président...)
Ce JLD va intervenir chaque fois qu’il s’agit de prononcer une mesure privative de
liberté. Peut ordonner un mandat de dépôt ; ordre donné par le JLD à un chef
d’établissement pénitentiaire de recevoir et détenir une personne mise en détention
provisoire. Ce mandat de dépôt peut être plus durable que le mandat d’arrêt.
Intervient le JLD en tout ce qui concerne la prolongation d’une détention. Il va
également statuer sur la remise en liberté.
Depuis 2017, le JLD est désigné par décret du Président de la République pendant
une période limitée à 10 ans.
Le JLD choisi parmi le TJ, ne pourra pas intervenir ensuite dans la formation
collégiale de jugement.

Paragraphe 2 : Juridiction de jugement

Trilogie traditionnelle ; Tribunal de police ; tribunal correctionnel ; cour d’assise.


Pour toutes les juridictions pénales, on voit intervenir des juges professionnels.

1) le tribunal de police : chargé de statuer sur les contraventions, juridiction


homogène : juge unique. 5 classes de contravention, toutes du ressort du TDP.

2) Tribunal correctionnel : en charge des infractions pénales/délits ; juridiction


collégiale ; collège homogène = 3 juges du siège du TJ mais peut rendre des
décisions à juge unique.

3) la cour d’assise : compétence pour les crimes, dans ces crimes il y a


des choses lourdes qui peuvent impliquer la société et se traduit par une juridiction
échevinale, juges professionnels et juges qui sont de simples citoyens tirés au sort.
Intervention des citoyens = jurés. La Cour d’assise est une juridiction intermittente
par dérogation au principe de continuité du service public judiciaire. Est une
juridiction qui ne statue qu’en fonction des besoins et par cessions “à la demande”.
Elle se compose d’une cour de 3 magistrats de carrière, le président de cette cour a
au moins rang de conseiller de Cour d’appel. Une voix donnée aussi aux jurés, le jury
populaire. A côté de la cour composée de 3 juges et d’un jury populaire composé de
6 jurés tirés au sort en 3 temps. On part des listes électorales au niveau des
départements, on tire au sort une liste départementale annuelle. 2) à partir de cette
liste annuelle départementale, on établit une liste de session. 3) à partir de cette liste
de cession, pour chaque affaire inscrite dans cette session, on tire au sort 6 jurés.
Devant les assises, on fait appel devant une autre Cour d’assise. Recours non pas
hiérarchique, mais circulaire. Pas six jurés en appel, mais 9. Le droit de récusation
est un droit discrétionnaire accordé à la défense. L’accusation au 1° peut récuser 3
jurés au maximum ; appel : peut récuser jusqu’à 4. Les jurés sont obligés d’assister
au procès. Reçoit par l'Etat une indemnité journalière. Les décisions prises par la
Cour d’assise sont prises à la majorité qualifiée, au 1° degré pour que la culpabilité
soit retenue, il faut au moins 6 voix sur les 9. Ensuite 9/12 en appel. On peut récuser
4 fois

4) La Cour criminelle est compétente pour statuer pour les crimes sauf s’il
s’agit de crimes passibles d’une peine de + de 20 ans d’emprisonnement, ou s’il
s’agit de cas de récidive. Cette cour criminelle est composée de 5 juges
professionnels, va statuer en formation collégiale homogène.

Paragraphe 3 : Juridiction d’exécution des sanctions

N’interviennent que si la juridiction de jugement a prononcé une peine dans la durée.


Il existe 2 juges, le JAP et le TAP.

a) le rôle du JAP

Lorsqu’une condamnation est prononcée, le JAP doit superviser la manière dont la


peine est appliquée. Son contrôle joue lorsqu’une peine de prison est prononcée,
mais également d’autres peines dans la durée, comme l’interdiction de séjour.
Lorsqu’il y a un suivi socio-judiciaire prononcé, le JAP est chargé de la supervision
de ce suivi.
Lorsqu’il y a une mesure de placement sous surveillance électronique.
Juge professionnel du tribunal judiciaire et lorsque le JAP veut prendre des
mesures, il va devoir le faire avec la TAP (tribunal d’application des peines).

b) le TAP
Composé de 3 JAP, compétent pour l’aménagement des peines, la surveillance
judiciaire...

- les juridictions pénales spécialisées

Pour mineurs : le droit pénal du mineur : objectif de sanction et de rééducation. 30


septembre 2021 : nouveau CJPM (Code de la justice pénal des mineurs). Il instaure
la PJJ, protection judiciaire de la jeunesse. Meilleure prise en charge des
délinquants.

Juge unique ; juge du siège du TJ = inamovible. Désigné pour 3 ans renouvelable


parmi les magistrats du siège du tribunal pour enfants, c’est un juge pénal,
compétent pour les délits commis par les mineurs et pour les contraventions de 5e
classe.
Particularité : le juge des enfants instruit l’affaire et rend la décision. Il a une
compétence civile également, le juge des enfants peut mettre en place des mesures
d’assistance éducative. Mesure de tutelle aux prestations sociales.
Ne peut pas prendre seul la décision de mettre le mineur en internat.

- le tribunal pour enfants

Même compétence que le juge pour enfants ; et également des crimes commis par
les mineurs de moins de 16 ans. Pour la compétence en matière de décision, il va
pouvoir prendre les mêmes mesures que le juge pour enfants. Il va pouvoir prendre
la décision de mettre l'enfant en détention en formation collégiale. Procédure
dérogatoire au droit commun. Le collège de 3 juges est échevinal. Le juge des
enfants va présider le tribunal pour enfants en formation collégiale, accompagné de
2 assesseurs qui ne sont pas des juges professionnels. L’audition des parents est
prévue, et peuvent être contraints à comparaître.

- la Cour d’assise des mineurs

Sa compétence se limite aux crimes commis par les mineurs de 16 à 18 ans.


Échevinal ; une cour composée de juges professionnels et un jury populaire.
Composition de la cour : juges pour enfants.

CHAPITRE 2 : LES JURIDICTIONS DU SECOND DEGRÉ

La Cour d’appel est en principe responsable de tous les recours chargés contre les
décisions rendues en premier ressort. En pénal, lorsqu’on veut faire un recours, je
vais saisir une chambre spécialisée, la chambre de l’instruction. Je conteste ma
peine.
Fonctionnement : en chambre spécialisée par matière, chambre de l'instruction,
chambre des appels correctionnels, chambre sociale.
Les décisions sont prises par un collège de juges professionnels qui statuent
toujours en formation collégiale homogène, en principe de 3 juges pour les affaires
ordinaires (inamovibles.)

- La Cour de cassation

Elle n’intervient pas, on la saisit que si l’on estime que les juges du fond n’ont pas
respecté le droit. Fonctionne en chambre, six chambres spécialisées : 3 chambres
civiles, 1 chambre sociale, 1 chambre commerciale, et une chambre criminelle = tout
le pénal.

Au sein de chaque chambre, les décisions sont rendues par un collège homogène,
que des juges professionnels, parfois, on peut mélanger les chambres ; on peut
parfois mixer les juges de deux chambres. Il y aussi l’Assemblée plénière, juges
issus des 6 chambres (pas l'intégralité des juges).
La Cour D'appel = arrêt confirmatif / infirmatif
Cassation : rejet, casse.

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