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Malam Ali Three1

Le roman 'Le Gone du Chaaba' d'Azouz Begag raconte l'histoire d'Azouz, un jeune garçon d'origine algérienne vivant dans un bidonville près de Lyon, confronté à la misère et aux défis de l'immigration. À travers son expérience, le livre aborde des thèmes tels que la souffrance des immigrants, la difficulté d'intégration et les conflits culturels. L'œuvre illustre la quête d'identité d'Azouz entre sa culture arabe et la société française, tout en mettant en lumière les réalités de la vie des immigrés en France.

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Malam Ali Three1

Le roman 'Le Gone du Chaaba' d'Azouz Begag raconte l'histoire d'Azouz, un jeune garçon d'origine algérienne vivant dans un bidonville près de Lyon, confronté à la misère et aux défis de l'immigration. À travers son expérience, le livre aborde des thèmes tels que la souffrance des immigrants, la difficulté d'intégration et les conflits culturels. L'œuvre illustre la quête d'identité d'Azouz entre sa culture arabe et la société française, tout en mettant en lumière les réalités de la vie des immigrés en France.

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ALI ABDULKADIR

DEPARTEMENT DE FRANÇAIS

UMAR SULEIMAN COLLEGE OF EDUCATION GASHUA

ÉTUDE THÉMATIQUE ET STYLISTIQUE DU ROMAN LE GONE DU CHAABA


D’AZOUZ BEGAG

1
Résumé de Gone du Chaaba

Dans le roman Le Gone du Chadbu il y a un personnage principal, qui est


un jeune garçon nommé Azouz. 11 est d'origine algérienne qui a mis à mu
ses propres expériences dans le bidonville le Chaiba près de Lyon. Azouz
habite au Chaába avec toute sa famille, Il vit dans une misérable
habitation, sans cau ni électricité, à côté d'autres familles arabes , Azouz
a un grand frère. Moustaf, et une grande sceur Zohra. Son père s'appelle
Bouzid (le chef du Chaába) et sa mère Massaouda. Même s'il travaille
bien à l'école, il est obligé de travailler dur au marché pour rapporter un
peu d'argent à sa famille.

2
Introduction

Le gone du Chalba d'Azouz Begag publié en 1986, est un roman de la migritude, le courant
lictéraire africain le plus récent avec les jeunes auteurs immigrants africains. La migritude est un
neologisme forgé par Jacques Chevrier, pour qualifier les écrivains itindrants de l'Afrique. Il la
définit "comme un neologisme qui renvoie à la fois à la thématique de l'immigration, qui se
trouve au cœur de récits africains contemporains, mais aussi au statut d'expatriés de la plupart de
leurs producteurs qui ont délaissé Dakar et Douala au profit de Paris, Caen ou Patin. Loin d'être
source d'ambigunés, ce statut semble avoir désinhibé les écrivains par rapport aux question (sic)
d'appartenance ... (Afrique (s) sur-Seine)". (New perspectives 151) En considérant l'espace
géographique, Onyemelukwe définit La migritude "comme un mouvement ou une doctrine
Littéraire caractérisé principalement par l'immigration et l'identité dans l'imaginaire des
écrivains, ressortissants non seulement des pays africains noires francophones subsaharienne
mais aussi en Afrique tout cours , qui s'installent en Occident et y exercent leur métier d'écrivains
en situation d'immigrés ou d'exilés ". (Même source). Une œuvre de la migritude se caractérisée
par l'errance, l'immigration , difficulté d'intégration, récits autobiographiques et la misère
quotidienne des personnages immigrés , c'est ce que nous constatens dans ce roman de Begag .
Notre étude vise à traiter les idées principales (thèmes) abordées dans ce roman et la manière
(style) dont l'auteur présent son message. Pour réaliser ce travail, nous allons survoler
brièvement sur la vie de l'auteur, ses travaux. le résumé du roman, les thèmes, le style de l'auteur,
et enfin notre opinion sur le roman.

Vie de l'auteur

Azouz Begag est né à Lyon Rhône le 5 février 1957 de parents algériens émigrés en France en
1949. Sa famille habite alors dans un bidonville (le Chaiba) jusqu'au moment de leur
emménagement dans une cité de Lyon, la Cité de la Duchère. Il est chercheur au Centre
National de Recherche Scientifique (CNRS) et à la Maison des Sciences Sociales et Humaines de
Lyon depuis 1980, il est spécialiste en socio-economic urbaine: son travail porte largement sur la
mobilité des populations immigrées dans les espaces urbains. Il obtient un doctorat en économie
sur le thème "L'Immigré et sa ville". Azouz Bégag sait sans doute mieux que tout autre les
problèmes de l'immigration, de l'intégration, de la violence ou de la pauvreté des immigrants
africains. Il est un homme politique, écrivain migritude et chercheur français en économie et

3
sociologie. Aujourd'hui, Azouz Bégag travaille en tant que spécialiste en socio-économie
urbaine pour la Maison des Sciences Sociales de Lyon.

Ses œuvres

 Le Gone du Chadba: Seuil (1986);


 Béni ou le Paradis privé: Points virgule (1989);
 L'llet aux vents: Paints virgule (1992);
 Les Chiens aussi: Seuil (1995);
 Zenzela: Seuil (1997);
 Dis Oualla: Fayard (1997);
 Le Marteau pique-cau Seuil (2004).
 La guerre des moutons: Fayard (2008)
 Dites - moi bonjour: Fayard (2009)
 Le copiste de Beaumarchais: Naive (2010).
 La force du berger: La joie de Lire, Fibouk (2012)

A l'école, Azouz se met au premier rang et est attentif à toutes les remarques de son maltre.
Malgré les coups répétitifs de son père, il a la deuxième meilleure note de la classe lors de la
remise d'une composition. Il est très heureux, mais bientôt, certains arabes de sa classe qui se
moquent de lui à l'école le rejettent en ne le considérant plus comme un arabe. Azouz se trouve
pris au piège entre culture arabe et culture occidentale en essayant de s'intégrer à la société,
Contrairement à ses amis, son père est très fier de lui et lui répète sans cesse qu'il doit bien
travailler à récole pour qu' il puisse avoir un bon travail "comme les français", contrairement à
lui, un maçon.

Plus tard, son oncle Sald, maudit par le père d'Azouz, qui vit également au Chadha, va se faire
arrêter par la police car il est le responsable d'un trafic de viande de mouton. En fait, c'est Azouz
qui le dénonce, croyant aider sa famille. A cause de cet incident, plusieurs familles vont partir
du Chaába à Lyon mais le père d'Azouz, Bouzid, refuse de partir. Pourtant, un matin, les
Bouchaoui , une ancienne famille du Chaiba qui habite maintenant dans un appartement à Lyon
revient au Chadba en expliquant au père d'Azouz que la vie dans un appartement est bien
meilleure qu'au Chalba. Bouchaoui a même trouvé un appartement pour la familie d'Azouz, pour

4
les remercier de tout ce que Bouzid avait fait pour eux. Finalement, après les "Je veux
déménager" promit à Azouz, le père accepte et les Begag emménagent dans leur appartement à
Lyon. Azouz est émerveillé par l'eau courante, les toilettes propres , félectricité , et même une
télévision! Au début, il n'a pas trop d'amis mais il rencontre ensuite un autre enfant du Chalba .
Azouz passe une mauvaise année de CM2 car sa maitresse ne l'aime pas. Après le CM2, il entre
en 6 " au lycée Saint-Exupéry. Son professeur de français , M. Loubon , est un pied - noir qui a
vécu en Algérie. Il va l'aider à travailler et une grande amitié va se créer entre eux, ils parlent
ensemble de TAlgérie, et s'apprennent Fun à l'autre des mots arabes. 11 lui a même offert un
livre ! Pourtant, Azouz n'a jamais lu le livre en question.

Thèmes abordés dans Le Gone du Chaaba

Introduction

Le thème est définie comme sujet, idée sur lesquels portent une réflexion , un discours , une
œuvre , ou autour desquels s'organise une action. (Larousse). Begag a développé plusieurs
thèmes dans son œuvre mais nous allons essayer de traiter les thèmes principaux que nous
pouvons identifier à ce moment.

La souffrance

La souffrance est le fait de souffrir, douleur morale ou physique. Souffrir c'est supporter quelque
chose de pénible; endurer, subir. (Larousse). Begag dans son roman le gone du Chadba traite
effectivement le thème de la souffrance des immigrants algériens en France, ceux qui vivent au
Chaába. Begag mis à nu quelques défis confrontés par les immigrants. Ils vivent dans une
misérable habitation, sans cau ni électricité comme l'auteur nous décrit: "Le Chaába ? Un
bidonville près de Lyon ... Un amas de baraques en bois, trop vite bâties par ces immigrants qui
ont fui la misère algérienne ..." (Begag : couverture) Il ajoute: "Elle sait bien qu'au Chaába il n'y
a qu'un seul puits ...." (7). Quelle vie misérable ! Il existe un seul puits- une seule source d'eau
dans le village entier . Il ajoute "le point d'eau est toujours unique dans l'oasis " (10). C'est
unique, il n'y a pas une autre source d'eau. Au Chaába, il n'y a pas aussi électricité, donc les
habitants doivent utiliser les lampes pour illuminer les baraques. Voici ce qu'Azouz dit " A 6
heures, le Chaaba est déjà noyé dans l'obscurité. Dans les baraques, les gens ont allumé les

5
lampes à pétrole". (13) Il ajoute la lampe électrique ? Où est la lampe électrique ?". (14) la
souffrance au Chaâba se manifeste aussi dans l'aspect de la toilette:

Et je sens progressivement que, si j'allais aux WC, ça ne me ferait pas de mal.


Mais il faut résister, il le faut. Retiens ton soufflé. Allez, un effort! Ça passe.
Non, ça revient. Késiste. Il le faut. Pourquoi ? Lorsqu'il fait noir, je sais qu'il ne
faut pas aller aux toilettes, ça port malheur, et puis c'est là que l'on trouve les
djnoun, les esprits malins. Ma mère m'a dit qu'ils adorent les endroits sales. Il ne
faut pas que j'aille là-bas maintenant. Non, je n'ai pas peur, mais on ne joue pas
avec des croyances, (13)

On ne peut pas se mettre à l'aise quand on a besoin de le faire, parce que les toilettes publiques
sont vraiment sales, un endroit où les esprits malins peuvent vivre. Il n'y a pas les toilettes dans
les baraques.

La misère des familles est criante: les pères travaillent sur des chantiers lointains ou en usine, et
les enfants essaient de rapporter quelques sous en travaillant sur le marché voisin le samedi
matin. Voici ce que le père d'Azouz dit:

Je préfère que vous travailliez à l'école. Moi je vais à l'usine pour vous, je me
crèverai s'il le faut, mais je ne veux pas que vous soyez ce que je suis, un pauvre
travailleur. Si vous manquez d'argent , je vous en donnerai , mais je ne veux pas
entendre parler de marché. (21)

Le père d'Azouz doit travailler dur à l'usine pour prendre soiigne de sa famille.

"Au marché de Villeurbanne, où il allait souvent fläner ces derniers temps , Rabah
a trouvé du travail chez un patron. (20) "... tous les autres ont trouvé du travail .
Je me retrouve seul au milieu de la place.... (25) d'accord, m'dame ! Lui dis - je de
ma voix la plus douce, trop heureux de trouver un emploi (28)" maintenant, nous
sommes travailleurs indépendants. Nous vendons la nature au marché de Croix-
Luize ..." (70) "... Ce petit étranger est obligé d'aller travailler sur les marchés
pour aider ses parents à s'en sortir ! Quelle misère et quel courage !"

6
Même les enfants doivent travailler dur au marché pour aider leurs mères qui travaillent dur aussi
à la maison. Chaqu'un (e) doit faire quelque chose pour survivre.

L'intégration

L'intégration est I' "action d'intégrer quelqu'un ou quelque chose; fait de s'intégrer ". Intégrer
c'est " faire entrer dans un ensemble plus vaste; incorporer, inclure ". (Larousse) Au cours de
notre étude, nous constatons que les immigrants algériens trouvent difficile de s'intégrer avec les
Français à cause de là où ils se trouvent et de leur pauvreté. Nous voyons ça chez les étudiants
arabes à à travers le témoignage et l'expérience d'Azouz :

Ce matin, leçon de morale, annonce-t-il...il se met à parler de morale comme tous


les matins depuis que je fréquente la grande école ... je rougis à l'écoute de ses
propos ... je suis indigne de la bonne moral. Une discussion entre les élèves
français et le maître... Nous les Arabes de la classe, on a rien à dire. Les yeux ,
les oreilles grandes ouvertes , j'écoute le débat ... Je sais bien que j'habite dans un
bidonville de baraques en planches et en tôles ondulées, et que ce sont les pauvres
qui vivent de cette manière. (Begag 56,57)

C'est très difficile pour Azouz et les autres Arabes de faire partie de la discussion en classe .
C'est honteux même pour Azouz de dire où il habite à son ami (Alain) "Moi j'ai honte de lui dire
où j'habite. C'est pour ça qu'Alain n'est jamais venu au Chalba ". (Begag 57) Mais Azouz
découvre que c'est obligatoire de s'intégrer avec les Français, donc il est déterminé de changer
parce qu'il découvre en lui la capacité d'être comme les Français. "J'ai honte de mon ignorance.
Depuis quelques mois , j'ai décidé de changer de peau ... je suis capable d'être comme eux ,
mieux qu'eux . Même si j'habite au Chalba ". (Begag 58) Il ne permet pas sa situation
environnementale et son origine de le décourager de s'intégrer avec les autres.

En essayant de s'intégrer avec les Français, cela devient un grand problème chez les Arabes. Ils
ne volent plus Azoaz comme un Arabe: dit Moussaoui en me fixant d'un ceil malicieux et plein
de reproches...T'es pas un Arabe, toi !... J'te dis que t'es pas comme nous ! ... Eh ben, c'est un
con. » (Begag 91) il ajoute « Et en plus , t'es un fayot ... pourquoi tu restes toujours avec les
Français ?" (92) "T'es pas un Arabe ! C'est un Français! Faux frère ! Fayot! " (103)

7
Les Arabes sont jaloux d'Zouz à cause de son rapport avec les Français, ils l'isolent et l'insultent
de ne pas être un vrai arabe. Pour aux, Azouz trahi sa propre culture . Donc, Azouz es: face à un
dilemme parce qu'il se trouve entre la culture arabe et la culture française car les Français le
voient comme un Arabe et les Arabes le voient comme un Français doit. reconsidérer sa
décision à cause de cette opposition pour éviter d'être rejeté des Arabes, il dit : " C'est vrai que je
ne sais pas comme eux " ( 90 ) Il ajoute: "J'ai peur. car je crois qu'ils ont raison » (92). Mais
aussi, il doit s'intégrer avec les Français , donc , il doit faire face au déli .

L'immigration

L'immigration c'est "entrée dans un pays étranger pour s'y installer". (Larousse) L'immigration
est une des caractéristiques de tous les écrivains et les œuvres de la migritude. Ils sont les
africains qui ont immigrés en Occident ou qui sont nés en Occident par les parents immigrés, qui
y s'installent et écrit en situation d'immigrés ou d'exilés. Tel est le cas de la famille d'Azouz,
ainsi que de tous les autres arabes qui vivent au Chalba comme décrit Begag dans son couvre .
Ils ont quitté leur Algérie natale pour venir s'installer en France, dans un bidonville. La plupart
des familles se sont enfuies de la pauvreté, de la misère et de la guerre pour trouver en France la
prospérité, la liberté. Leurs parents souffrent de cette séparation avec leurs concitoyens mais ils
sont décidés de rester, vivre en situation d'immigrants africains en quête d'intégration et
meilleure vie dans ce pays d'accueil . C'est ce que l'auteur nous décrit dans la couverture du
roman:

Le Chaaba? Un bidonville près de Lyon... Un amas de baraques en bois, trop vite


bâties par ces immigrants qui ont fui la misère algérienne. Les éclats de rire des
enfants résonnent dès le lever du soleil. Les "gones " se lavent à l'eau du puits et
font leurs devoirs à même la terre . Mais chaque matin, ils enfilent leurs souliers
pour se rendre à l'école avec les autres ... Là, de nouveaux horizons apparaissent:
un monde de connaissance, de rêves et d'espoirs.

Nous constatons que, même si Begag est d'origine algérienne, il est né en France , par ses parents
qui ont immigrés des années avant sa naissance , plus précisément en 1949 , Azouz nait huit ans
plus tard en 1857. Donc. Le gone du Chaaba est rédigé par un immigrant algérien en France et

8
en situation des immigrants algériens en France. On peut dit qu'immigration est le base de ce
roman.

Le racisme

Le racisme est une idéologie postulant une hiérarchie des races. Hostilité systématique contre un
groupe social". (Larousse). C'est une manière de montre par les blancs qu'ils sont supérieurs aux
noirs. Le racisme existe toujours chaque fois que les Blanes rencontrent les Noirs. Les Blancs à
cause de leur mentalité de supériorité, ils méprisent les immigrants noirs et les maltraitent
toujours à cause de leur peau noire. C'est ce que Begag nous montre dans son œuvre à travers la
conversation entre le maître et Moussaoui un étudiant arabe. Nous notons que le maître a conclu
que les Aarabes sont sales, donc, il a l'habitude de demander tous les étudiants d'enlever leurs
chaussettes pour montrer la saleté des arabes en classe pour les humilier. Mais nous voyons que
Moussaui refus d 'enlever les siens. Il résisté cette forme de racisme: "Mes chaussettes, je les
enlève pas , moi . Pourquoi que je les enlèverais , d'abord ? C'est pas le service d'hygiène
ici ? ... " (97) Il ajoute " Vous être des raciste! Hurle-t-il. C'est parce qu'on est des Arabes que
vous pouvez pas nous sentir ! " (99) 11 insisté de prouver que le maître est raciste : " Il était sur
le point de riposter encore une fois , de prouver au maître qu'il était raciste .... " (100) "Tu vois
pas que le maître , c'est un raciste ? Il aime pas les Arabes, je te dit ..." (102)

Moussaoui nous montre sans doute qu'il y a la manifestation du racisme dans ce roman de Begag
comme dans les autres romans de la migritude, où les immigrants africains sont toujours
confrontés pas l'art, à cause de la couleur de leur peau et leur origine. Peut être, c'est cette
couleur qui rend de maître de conclure que les Arabes sont sale, qui le provoque de les demander
enlever leurs chaussettes en classe. Le racisme existe toujours même avant le courant de la
migritude, nous noyons son manifestation au courant de la négritude, comme ce que s'est passé
dans l'œuvre de Bernard Dadié Un nègre à Paris , où un jeune homme africain nous raconte ses
propre expériences chez les Blancs:

Je suis le seul nègre parmi tant de voyageurs blancs. Je prends place près d'un
hublot. Personne ne veut s'assoir près de moi. Tous les voyageurs passent en
regardant le siège vide près du mien. Par affinité, ils vont s'assoir près des autres
passagers, afin qu'il y ait ton sur ton. (Dadić 21) Il ajoute, ... Comme nous, les

9
anges sont divisés; il y a les bons et les mauvais. Les bons sont blancs et les
mauvais, noirs comme nous. On les appelle démons. Et me demande si le
parisien est un ange, et moi un démon . Je pense à une classification un peu
sommaire qui ne cesse d'influencer les jugements des hommes ... (Dadić 64).

Les Blancs ne veulent pas s'associer avec le nègre (Noir). Ils l'appellent indirectement 'un
démon'

L'analphabétisme

L'analphabétisme est l'état d'une personne ou d'une population analphabète. L'analphabète est
quelqu'un qui n'a jamais appris à lire ni à écrire (Larousse). Ce thème se manifeste dès le début
du roman jusqu'à la fin, nous constatons que presque tout les algériens, sauf les enfants comme
Azouz , ne peuvent pas lire, écrire ni parler le français. Ils sont analphabètes. Un vrai exemple
est lorsque l'inspecteur visite le Chaaba pour investiguer les abattoirs clandestins:

Deux femmes , dont ma mère , arrivent devant le portail ... L'inspecteur formule le
but de sa visite: - Vous avez des abattoirs clandestins ici. Où ils sont ? Les
femmes restent muettes . Elles lèvent leurs mains ouvertes vers le ciel pour
montrer leur ignorance. -Moutons... boucherie ... couik ... couik... , fait
l'inspecteur en mimant le passage du couteau sur la gorge de l'animal. Cette fois,
ma mère a compris. -Si pas. Moi bâs barli roumi. Bas couprant... (118-119)

Ces femmes ne peuvent pas comprendre ce qui l'inspecteur dit à cause de l'analphabétisme.
Même quand l'inspecteur illustre ce qu'il dit en utilisant le couteau et l'animal , la mère d'Azouz
comprit ce qu'il dit mais elle ne peut pas parler le français, donc, elle répond dans une langue ni
française ni arabe. Azouz ajoute que "ma mère ne comprend pas le français. Elle lève les bras,
comme si elle se sentit menacée, elle se rendait. L'inspecteur se tourne alors vers moi " (121).

Nous pouvons voir aussi l'analphabétisme chez le père d'Azouz quand il reçu le journal de
l'inspecteur. Il ne peut pas lire ni comprendre:

"Lis-moi tout ça, vite !"

10
-Mais si je lis en français, tu ne vas rien comprendre, réplique Zohra en proposant à mon
père de traduire en arabe les idées essentielles de l'article du journal local qui parle de
nous
-e comprends mieux que toi le français. Tu me prends pour un ana où quoi ? Lis tous, je
te dis, mot par mot. Et n'oublie rien, surtout! Zohra s'exécute. Elle sait bien qu'il ne
comprendra rien. (127)

Après avoir lu le journal en français le père ne peut pas comprendre, même s'il dit qu'il comprend
bien le français , Zohra doit traduire en arabe " traduis - moi ce qu'ils racontent dans ce journal !
Il traduit tant bien que mal les mots importants de l'article " (129). Tous les adultes du Chaâba
sont analphabètes.

La détermination et la confiance en soi

La détermination est l'action de déterminer, de définir, de préciser quelque chose et la confiance


est le sentiment de sécurité d'une personne qui se fie à quelqu'un , à quelque chose (Larousse).
Ce thème se manifeste dans ce roman à travers le personnage principal et le narrateur de l'histoire
lui-même. Malgré qu'Azouz est de parents algériens analphabètes et de la communauté locale
analphabète, il réussi à l'école comme les enfants français à cause de sa détermination et
confiance sur lui-même. Notez la détermination d'Azouz:

J'ai honte de mon ignorance. Depuis quelques mois, j'ai décidé de changer de
peau. Je n'aime pas être avec les pauvres, les faibles de la classe. Je veux être
dans les premières places du classement, comme les français.... Je veux prouver
que je suis capable d'être comme eux. Mieux qu'eux. Même si j'habite au
Chaába... Il faut que je traite d'égal à égal avec les Français. (58,59) il ajoute ,
Dès que nous avons pénétré dans la salle , je me suis installé au premier rang,
juste sous le nez du maître ... Même lorsque le maître ne posait pas de question, je
voulais répondre ... Je suis persuadé que le maître à commencé à comprendre
mon orientation. J'ai bien fait de me placer au premier rang. (60,61)

Azouz déterminé d'être différent, de ne permettre pas à la situation de pauvreté familiale de


déterminer son avenir. Il travaille dur pour réaliser son rêve. Il lit lorsque les autres jouent : " A
la maison , tous les soirs , j'ai résisté à l'envie d'aller jouer avec les autres et j'ai travaillé mes

11
devoirs . Zohra m'a aidé à lire, à calculer , à réciter les poèmes . Mon père surveillé de loin " ( 73
)

Il réalise son rêve et devient le deuxième en classe: "... Azouz Begag avant-dernier. Laville"
(85). « Une joie infinie d'avoir été désignée par le destin m'envahit. » (89). Azouz est content,
après avoir réussi à être déterminé et réaliser son rêve.

La fierté

La fierté La fierté est une qualité, caractère d'une personne fière . C'est un sentiment d'orgueil,
de satisfaction légitime de soi. (Larousse). Le thème de la fierté se manifeste dans ce roman à
travers quelques personnages. Nous constatons cette qualité chez la mère d'Azouz par le
témoignage d'Azouz lorsque son frère Moustaf le réveille pour aller au marché travailler: " Ma
mère nous a déjà préparé du café au lait et des grains de couscous que je verse machinalement
dans mon bol . Je n'ai guère le temps d'apprécier mon petit déjeuner favori. Elle est fière de nous
et nous encourage " (22,23). Massaouda est fière de ses enfants, elle se manifeste dans leur petit
déjeuner. Elle en prépare même avant que ses enfants se réveillent.

Nous constatons aussi cette satisfaction chez M Grand le maître d'Azouz. Il est content du
succès d'Azouz à cause de sa réussite en classe. "Je suis très content de votre travail. Continuez
comme ça et tout ira bien ... le maître a inscrit dans une colonne deuxième sur vingt - sept; et
dans une autre très bon travail . Elève intelligent et travailleur " (86). Le maître exprime sa
satisfaction pour la réussite de son élève.

Azouz aussi est fier de lui-même:

Je me sentais fier de mes droits. J'étais enfin intelligent. La meilleure note de


toute la classe, à moi , Azouz Begag , le seul arabe de la classe . Devant tous les
Français ! J'étais ivre de fierté. J'allais dire à mon père que j'étais plus fort que
tous les Français de la classe. Il allait jubiler ... Je me sentais fort comme un
baffle ... Le prof pied - noir m'avait donné la meilleure note de la classe, devant
tous les Français ( 216 ) . Il célébré fièrement son succès.

Bouzid le père d'Azouz est aussi tres fier de ses enfants d'être meilleurs que lui " Travaillez à
l'école, je travaille à l'usine ... Il est fier . Ses enfants ne seront pas manœuvres comme lui. Un

12
jour , ils porteront la blouse blanche de médecin ou d'ingénieur et retourneront à Sétif . Riches .
Ils bâtiront une maison." (220) Bouzid n'est pas fier seulement de la réussite de ses enfants
aujourd'hui mais de leur avenir aussi.

Le style de l'auteur

Introduction

Le style est définie comme manière particulière d'exprimer sa pensée, ses émotions, ses
sentiments. (Larousse) le style est aussi une forme de langue propre à une activité, à un milieu
ou à un groupe social (même source). Dans cette partie nous allons essayer d'identifier le style
d'Azouz à travers le roman.

Narratif

Nous constatons qu'Azouz a adapté le style narratif dans son œuvre. Au cours de cette étude
nous voyons le personnage principal Azouz (le gone) raconte l'histoire de sa vie et ses
expériences personnel au Chaaba un bidonville à côté de Lyne.

Autobiographie

Nous pouvons dire que le roman est un roman autobiographique parce que le narrateur raconte
son propre histoire au public et il utilise son not nom propre pour nommer le personnage
principal (le narrateur ) : "Azouz Begag " (85) " ... moi Azouz Begag " (216) ça nous donne la
confiance de qualifier ce roman comme un roman d'autobiographie .

L'éponyme

On dit qu'un roman est un roman éponyme lors que ce roman porte le nom du personnage
principal comme le titre. Nous constatons que les enfants sont adressés comme les gones ' dans
ce roman: " Je peux continuer a marcher sur le chemin de l'école, avec les gones du Chaaba "
(17) " Bravo ! bravo les gones. Vous avez tous mérité un grand café au lait. " (53) "le gone a dû
insister sur son rictus habituel .... " (112) " Le taxi arrive ! Crient les gones " (133) "... nous
rencontrons un gone assis sur le trottoir, .... Nous avons parlé ensemble comme des amis de
longue date et d'autres gones sont venus ... J'était le vrai gone à présent." (180) "Le gone du
Chaaba ' qui est le titre roman , réfère à Zouz qui signifie ' L'enfant du Chaâba '.

13
L'hétérolinguisme

"L'hétérolinguisme est un texte littéraire où deux, trois ou quatre langues sont en contact dont
l'une au moins, est étrangère et les autres sont autochtones". (Onyemelukwe sémiotique 3).
Nous qualifions le gone du Chaaba comme un roman hétérolinguiste car nous constatons qu'il y a
plus d'une langue que l'auteur utilise au cours de sa rédaction. Il utilise d'autres langues qui ne
sont pas le français. Par exemple: « Tan a rizou, Louisa. Fou li fire digage di là, zi zalouprix. Li
bitaines zi ba bou bour li zafas! » (48). Aussi « Si pas. Moi bås barli roumi. Bas couprant ... »
(119) Ces sont les phraséologies bouzidiennes, une langue arabe indigène. Il y a aussi un
dialecte particulier qu'on peut assimiler aisément lorsque l'oreille est suffisamment entraînée
comme dit Azouz. Une forme de manipuler le français en arabe. Exemple: ils disent ' li zilimite
' au lieur des allumettes. 'La taumobile ' au lieu d'une automobile. 'Le chiffoun ' au lieu d'un
chiffon. 'El - marroc 'au lieu du Maroc. (205) ça c'est l'arabe de la Mecque comme dit Azouz a
M. Loubon

Le dialogue

Le dialogue est "une conversation entre deux individus. Ou deux acteurs ou actrices dans une
pièce de théâtre " (Onyemelukwe: French language 163). C'est aussi l'ensemble des paroles
qu'échangent les personnages d'une pièce de théâtre, d'un film ou d'un récit. Dans ce roman, de
Begag il y a des dialogues entre les personnages. Exemple la conversation entre Hacène et
Saïda, Hacène et Azouz, Azouz et Saïda. (115-117) La conversation entre l'inspecteur et Azouz,
l'inspecteur et les deux femme. (118-119) Entre Azouz et M. Loubon son professeur à l'école.
(204-205) Ainsi de suites.

La langue

Begag utilise le français simple à comprendre mais il aussi utilise le français oral dans la
rédaction. Exemple: << vous voulez pas les savoir ? » au lieu de vous ne voulez pas savoir.
(18). Ben au lieu de bien, j ' vais au lieu de j'avais ainsi de suites. Il soute ou change quelque
lettres.

La figure du style: la personnification

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Balogun dit "on parle de personnification lorsque les attributs d'un être humain sont donnés à un
animal ou une chose. "(40) Onyemelukwe la définie comme "l'action de représenter une chose
abstraite sous les traits d'une personne" (French language 152) L'auteur attribue les
caractéristiques d'être humaine à ce qui n'est pas humain. Exemple « ... depuis que le Chaaba est
mort » (142) c'est un être humain qui peut mourir, ce n'est pas un village. Mais il utilise ça pour
qualifier l'état du village lorsque les habitants ont déménagés à Lyon. << ... la maison ... installé
à la place de mort ... >> ( 158). Même les maisons sont gâtées. Etc.

Conclusion

En conclusion nous ne pouvons pas dire que nous avons traité tous les thèmes abordés par Begag
dans son œuvre ni le style qu'il utilise , mais nous pouvons dire que nous avons réussir à traiter
plusieurs d'entre eux . Nous trouvons ce roman très intéressant. Begag a réussi à révéler
quelques défis des immigrants africains en Occident et ses propres expériences comme un
immigrant qui doit s'intégrer avec les occidentaux.

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Références

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Agora Publicity Company , 2005 : 40

Begag . Azouz Le gone du Chaába . France : Seuil , 1986 .

Dadić , Binlin Bernard . Un negre a Paris . Paris : Présence Africaine . 1959

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